
Jacques Diouf : « La faim n'est pas un problème de pays pauvres »
Jacques Diouf, directeur général de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) depuis 1993, répond aux inquiétudes d'Ibrahima Diop, un paysan sénégalais de Thiès, près de Dakar, qui s'interroge sur les façons de résoudre de la crise alimentaire mondiale.
Selon le diplomate, qui a reçu madmundo à Bruxelles fin mai, peu avant le sommet qui s'est ouvert le 3 juin à Rome, son compatriote fait la même analyse de la crise alimentaire que la FAO. (Voir la vidéo)
Face à la crise actuelle -et au-delà de l'urgence et d'une réponse humanitaire- qu'est-ce qui ne va pas dans la manière dont le monde a géré son agriculture ? Comment expliquer que l'on ne puisse satisfaire les besoins vitaux des populations ? Et que peut-on attendre du sommet de la FAO ? (Voir la vidéo)
► Voir aussi :
- Jacques Diouf commente une carte mondiale de la crise alimentaire ;
- Déplorant l'impuissance de la FAO, il rappelle tous ses cris d'alarme ;
- Citant Xénophon, il dit comment il s'agit peut-être d »une crise civilisationnelle.
► Réagissez en vidéo
► Lire aussi le script complet de l'entretien exclusif.
► Ibrahima au Sénégal : premier volet de notre enquête sur la faim.
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De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 16H45 | 04/06/2008 |
Pour les multinationales la faim est une source de revenus car elle fait monter le prix des matières premières et les bénéfices sont bien plus importants que les victimes.
Il n'est donc pas question d'intervenir tant qu'il reste un peu d'argent à ramasser.
Ainsi va le monde capitaliste.
à Servais-Jean
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 13H47 | 05/06/2008 |
Et surtout en voyant ce gros monsieur assis dans son fauteuil, en arrière plan la carte du monde ricanant avec mépris ! La FAO fait parti d'une géopolitique conçue de toutes pièces… On comprend bien, combien il lui faut prendre du temps pour peindre sa chère carte ! Ces despotes !
à Servais-Jean
De zorbek
20H58 | 05/06/2008 |
Est-ce que vous avez écouté ce que dit la video ? Si les pays riches (USA, EU) depensent 1 milliard de $ par jour pour subventionner leur agriculture, comment voulez-vous que les paysans pauvres du tier-monde puissent survivre face à une telle concurrence ?
Ils n'ont plus qu'une solution : abandonner leur savoir-faire traditionnel et aller s'entasser dans les megalopoles du tiers-monde avec l'espoir de ramasser les miettes qu'on voudra bien leur donner…
A peu pres tous les représentants des pays pauvres disent la même chose :
« It is time to remove the trade-distorting measures that hurt poor people in developing countries, » said Eugenio Diaz-Bonilla, a researcher at the International Food Policy Research Institute (IFPRI) which calculated possible agricultural trade if there was complete liberalisation » .
In addition to the $24bn lost by poor countries, a further $40bn in agricultural exports could be generated by developing countries if protectionist policies were abandoned by developed nations, the Institute argues « (repris de la BBC).
Le problème de la faim dans le monde est du principalement au protectionnisme (europeen, US) et n'a rien à voir avec le capitalisme ou liberalisme economique, c'est meme exactement le contraire : on affame le tiers monde par souci electoral (car chez nous la repartition des elus donne une part disproportionnée au vote paysan, bien que ceux-ci ne représentent que quelques % de la population). J'ajouterai qu'en France, où les paysans votent comme ailleurs majoritairement à droite, la gauche est tellement aveuglée par sa tradition anti-libérale qu'elle n'arrive même pas à formuler une critique audible…
Si on veut vraiment aider le tiers-monde, que l'on commence par demanteler la PAC qui est non seulement un non-sens économique, mais aussi un scandale democratique : pourquoi subventionner l'agriculture par 50% du budget europeen (pour moins de 3% de sa population ! ) alors que celle-ci ne génère aucun emploi nouveau et de plus affame le tiers-monde ?
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
17H37 | 04/06/2008 |
Je suis un peu largué par rapport à la logique qui consiste à dire que les subventions pénalisent les agriculteurs locaux, et en même temps reconnaître que la crise est mondiale, et enfin demander des subventions appelées « aides » pour les « soutenir » dans l'achat des semences, des engrais, des intrants, d'irrigation et de petits matériels.
Je voudrais que M. Diouf nous dise comment concilier le frein aux subventions, sur quels produits elles portent d'abord, et la générosité internationale des aides aux pays en voie de développement.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 19H35 | 04/06/2008 |
Je ne sais pas si je suis à côté de la plaque en vous répondant. Mais pour ce que j'en sais et ce que j'ai compris : Au Sénégal, vous trouvez des tomates européennes moins chères que celles du marché local. Au Cameroun, on trouve des poulets européens (issus de poules pondeuses, donc théoriquement impropres à la consommation…) également moitié moins chers que les poulets locaux. Quant au Mali, qui fournit probablement le meilleur coton du monde, il est dans l'impossibilité d'exporter son coton puisque l'américain est subventionné à mort. Finalement, le libre-échange, c'est bien, mais chez les autres.
Donc d'une certaine manière, la question, ce n'est même pas qu'« un autre monde est possible », mais bien que, si on veut du capitalisme, il faudrait à la limite aller jusqu'au bout… (je pousse les paradoxes un peu loin, ok).
Du coup, on aura beau tordre le problème dans tous les sens, tout ce qu'on pourra faire en termes d'aide aux pays les plus pauvres, ce ne sera que placebo sur jambe de bois tant que les pays riches ne s'appliqueront pas à eux-mêmes leurs propres règles. En fait, pour vraiment aider les pays pauvres, il faut financer leurs semences et leurs intrants, leur permettre une certaine autonomie (qu'on leur refuse, autre paradoxe…) et leur permettre de s'insérer sur leur marché local.
Je me permets également une petite réponse à JC de Malines : Merci bien, mais je n'aime pas qu'on nous compare, mes congénères et moi, à des rats. Le problème, ce n'est pas qu'on crève de faim sur la planète, le problème, c'est que certains étouffent dans leur graisse. Dont vous. Et moi. L'essentiel du problème est une question de répartition. Je reprends Jean Ziegler qui explique que, en gros, on est 6 milliards. On peut nourrir 12 milliards de personnes. Du coup, toute personne qui meurt de faim meurt en fait assassinée. Ce n'est pas le manque qui tue. C'est l'avidité.
à Hélène Quénot
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
21H06 | 04/06/2008 |
Merci de ces explications.
Il conviendrait en somme pour les pays dont les paysans et industriels locaux sont pénalisés par les importations subventionnées qu'ils fassent jouer le protectionnisme ? Mais ne sont ce pas ces mêmes pays qui sont demandeurs de l'aide alimentaire d'urgence dont parle M. Diouf et qui réclament en sus une aide monétaire, ce qui les met pieds et points liés face aux importateurs/donateurs. En clair, s'ils ne veulent pas subir et faire plus que survivre, ils doivent accepter de modifier leurs exigences de civilisation. Peut-être ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 22H20 | 04/06/2008 |
Non non ! Ils ne doivent pas accepter de modifier leurs exigences de civilisation ! J'y ai été un peu fort si vous avez compris ça. Ce que je dis, c'est que, dans les pays riches, nous devrions, si nous étions un peu moins faux-c**, aller jusqu'au bout du capitalisme et risquer de perdre des marchés plutôt que de subventionner nos exportations, qui inondent les marchés africains (je ne peux guère parler que de ça) et ruinent les économies locales. Le capitalisme sauvage n'est par ailleurs pas ma tasse de thé, qu'on soit d'accord : )
Le protectionnisme, c'est pas très facile à mettre en place en Afrique, parce que les pays africains sont dans un réseau de dépendances très complexe et très serré. Par exemple, en Afrique francophone, le fait que le Franc CFA soit indexé sur l'Euro limite en partie les velléités d'autonomisation de ces pays (je serais d'ailleurs très preneuse d'un article là-dessus). De plus, les exigences de paiement de la dette ont mené les pays à favoriser les cultures d'exportation (Mali).
En outre, quand des dirigeants africains ont essayé de jouer l'autonomie alimentaire et économique, comme Thomas Sankara au Burkina Faso dans les années 1980, ils ont dérangé et n'ont pas fait long feu (Sankara a été assassiné).
Enfin, tous les pays africains n'ont pas forcément besoin d'une aide d'urgence. Le continent est grand. La plupart (Sénégal, Cameroun, Kenya, région des Grands Lacs…) ont de très grandes capacités agricoles. Il faut juste leur donner les moyens (matériels et politiques) de les valoriser au mieux et de permettre à TOUTE leur population d'en profiter.
Finalement, tant que les populations (africaines) ne se révoltent pas trop, on (les Occidentaux) a tout intérêt à « les aider ». C'est bon pour l'ego et ça protège un équilibre politique fait de dons (en diamants : ) ) et de contre-dons (en comptes en Suisse). Je n'aime pas trop présenter les Occidentaux comme des méchants absolus et les Africains comme de pauvres petits êtres sans défense mais il va falloir effectivement que nous, nous travaillions sur nos « exigences de civilisation ».
à Hélène Quénot
De jacco
12H50 | 05/06/2008 |
Hélène,
Je suis tout a fait d'accord avec toi.
En gros lorsqu'un paysans Sénégalais produit du riz en Casamance, le coût de revient est à peu pres 200 fois supérieur au riz produit dans les pays industrialisés.
Conséquence, le producteur de Casamence arrive à Dakar pour vendre son riz, mais pour s'en sortir il devrait le vendre 50 fois plus cher que le riz venu d'ailleurs !
Du coup le FMI leur dit « Ecoutez, vous faites du riz, mais moins bien que nous, laissez on vous apportera du riz bien moins cher que ce que vous pouvez faire » ca s'appelle des politiques d'ajustement structurelles ou un truc comme ca.
du coup les jeunes paysans ne peuvent meme plus cultiver leur terres pour survirvre, evidemment pas d'usines ou ils peuvent travailler (pas assez qualifiés pour que peugeot decolalise labas) seule solution mourrir en mer en essayant d'aller illegalement en europe.
de l'autre coté quand les cours augment sur les marchés financiers, le riz double de prix, tout devient cher, ca apporte les emmeuttes de la faim qu'on a vu un peu partout ces derniers temps.
Le comble arrive quand vous vivez sur une terre fertile et que vous mourrez de faim parceque vous attendez des vivres qui viendront de plus de 100 mille km.
Solution :
1)l'agriculture des pays du nord uniquement pour les pays du nord, l'afrique se demerde a faire elle meme ses propres culture.
2) abolir l'OMC qui sert à rien (la FAO avec tant qu'on y est)
2) le FMI arrete d'intervenir à tout va pour obliger les pays à suivre des politiques desastreuses, par la meme occasion le FMI devient DEMOCRATIQUE ou alors aboli ! !
3) etc….
à Hélène Quénot
De JC de Malines
vieille planche | 19H08 | 05/06/2008 |
A Hélène Quénot
Désolé, loin de moi l'idée de comparer un humain quel qu'il soit à des rats, mais je reste persuadé que la régulation des populations reste la seule chose à faire pour sortir de la spirale infernale de la surpopulation. D'accord certain étouffent dans leur graisse, mais avant tout, le developpement d'une population ne peux dépasser ses ressources agricoles. De plus comme par malheur les pays pauvres sont parfois géré par des dictatures qui sont plus occupées à développer leur armées que leur agriculture
Encore mille excuses, pour mon mauvais exemple.
à Hélène Quénot
De lemuet
06H47 | 06/06/2008 |
réponse à H quénot : le grand savant Cosinus a dit : « on est 6 milliards là-dessus, on peut en nourrir 12 ; si un jour on est 12 milliards à se frotter les côtes ici-bas le même Cosinus dira on peut en nourrir 24, ad libitum …Le vrai problème est là. Mais comme c'est une question Taboue personne n'en parle, Mr Diouf pas plus que les autres. Allez “croissez-moins et multipliez vous peu” et Monsanto ne sera plus le roi du monde. sur les trois quarts de cette planète les femmes n'ont pas encore leur mot à dire sur sur la multiplication de l'espèce. Le voile, la virginité, voilà qui est plus important que des enfants affamés. Tant qu'on en sera là ! ! ! ! ….Eteignez-moi vite, j'ai osé “en parler”
De JC de Malines
vieille planche | 18H21 | 04/06/2008 |
Malheureusement pour beaucoup de pays pauvres et en particulier pour l'Afrique, certains dirigeants pensent plus à rester au pouvoir, se remplir les poches, voir le Zimbaboué par exemple. Pour le coût du sommet de la FAO on aurait pu nourrir du monde. Il n'y aura aucun résultat.
La seule chose à faire, mais aucun homme politique ne le dira, c'est de réduire la population mondiale de 50%, du coup moins de pollution, de besoin en nourriture, plus de réchauffement de la planéte et j'en passe. Pourquoi 70 millions de Français dans 10 ans, plus d'autoroute, de voiture, de nucléaire…La race humaine n'est pas en danger, sauf de disparaitre du fait de son expension démentielle.
Ce n'est pas du pessimisme, mais du réalisme. Même les rats arrêtent de ce reproduirent quand il n'y a plus à manger.
Bon exemple ? ? ?
à JC de Malines
De Martin D
09H19 | 05/06/2008 |
vous consommez trop de désinformations monsieur le retraité…vous ne réflechissez plus comme quand vous etiez plus jeune ? ou alors vous avez délaissé la lecture intelligente pour les emissions abrutissantes comme la nouvelle star ou cauet ?
bref, juste pour dire qu'il n'y a pas de surpopulation selon de grands economistes et scientifiques ! ! !
c'est la mal répartition des richesses et la dictature des puissants sur les faibles qui crée la famine…et si on rajoute en plus la speculation des puissants sur les denrées alimentaires, on ne s'en sort pas.
quand vous aurez compris ça, vous aurez compris comment fonctionne le monde…
reprenez la lecture du post de helene quenot ci-dessus, et mieux encore la lecture de livres de Jean ZIEGLER !
à JC de Malines
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 12H40 | 05/06/2008 |
@ JC de Malines
NON IL A RAISON ! ! ! Réfléchissons : il y a trop d'humains, cela épuise les ressources de la planète. j'ai la solution, rentable et efficace : nous devons éliminer toute personne de 55 ans et plus. regardez tous les avantages : la sécu ne sera plus en déficit, la surpopulation s'enrayera et il devient possible d'arrêter les cotisations pour les retraites = augmentation du fameux pouvoir d'achat !
allez, dites-le, qui c'est le meilleur ?
à JC de Malines
De Dom69
15H16 | 05/06/2008 |
JC de Malines, je ne vous suis pas. Le problème de la surpopulation est dépassé. C'était l'angoisse du siècle dernier, aujourd'hui cela ne se pose plus ainsi, la natalité mondiale a tendance à se réguler.
Je trouve votre solution égoïste. Soyons moins pour que nous puissions continuer de gaspiller !
Le problème est d'arrêter de gaspiller et de piller les richesses des pays pauvres (paradoxal non ? ), de s'engager sur un mode de vie respectueux de notre planète.
à Dom69
De JC de Malines
vieille planche | 20H36 | 06/06/2008 |
Bonsoir
J'ai donné quelques chiffres pour alimenter la reflexion sur la surpopulation et la natalité qui ne baisse pas.
Par ailleurs tout à fait d'accord sur la gaspillage quelque soit la quantité d'homme il faudra faire des économies dans tous les domaines. Les américains abandonnent leurs 4X4 c'est long mais ça viens, il ne faut pas désespérer.
J'ai un Modus avec le plus petit moteur et j'envisage le vélo, électrique quand même..
A plus tard
à JC de Malines
De Schtroumpf perplexe
physicien | 20H25 | 05/06/2008 |
Le premier candidat écolo aux présidentielles parlait de la surpopulation, et du besoin d'une régulation. C'était en 1974. Aujourd'hui, les propos sur une surpopulation qu'il faudrait craindre et éviter passent pour inacceptable… il n'empêche (cyniques) que certains d'entre nous sont bien content que les chinois (avec une politique d'enfant unique très dure) aient réussi à réduire leur expansion démographique.
Je vois un moyen de limiter la natalité, sans forcer les gens à quoi que ce soit : les enrichir, et développer des réseaux d'entraide sociale.
Quand vous êtes pauvres, et que la seule structure d'entraide est la famille, il est naturel de faire beaucoup d'enfants : dans le lot, il y en aura probablement un ou deux pour s'occuper des vieux jours de ses parents. Sinon, à moins d'avoir fait fortune, quand on est vieux on crève ou on mendie.
Quand la société développe des réseaux d'entraide plus larges, et s'il sont efficaces (assurances mutuelles, sécurité sociale, caisses de vieillesse), alors faire beaucoup d'enfants devient moins important à cet égard. On en fait moins. Je ne suis pas sûr, mais j'ai l'impression que ce schéma s'est produit pas mal de fois, dans de très nombreux pays.
Je ne sais pas si on peut vivre à 12 milliards sur Terre, mais j'ai quand même l'impression que plus on sera nombreux, plus on sera obligés de compter : la bouffe, l'eau, l'énergie, l'espace, l'air peut-être.
à Schtroumpf perplexe
De Docteur Panel
Sondologue | 23H13 | 05/06/2008 |
Pour ceux que ça intéresse, voir sur le sujet du schtroupf perplexe (l'autorégulation des naissances) le livre très intéressant de Paul Yonnet « le recul de la mort ».
à Schtroumpf perplexe
De JC de Malines
vieille planche | 20H46 | 06/06/2008 |
Merci d'avoir développés des arguments avec lesquels je suis complétement d'accord.
Je n'avais abordé que le côté surpopulation, j'en ai pris pour mon grade.
Alors je suis allé à la pêche aux infos sur google, on y trouve des informations édifiantes sur l'expansion humaine, nous sommes 270 000 de plus chaque jours ! ! !
Nos hommes politiques ont du travail s'ils veulent nourrir tous ces gens.
A plus tard
De ex-riverain
x | 20H40 | 04/06/2008 |
« La race humaine n'est pas en danger, sauf de disparaitre du fait de son expension démentielle. »
bah, ce n´est pas idiot de considérer la démographie humaine comme produit d´un mode de vie incompatible avec les ressources de la planete ! en ce sens la comparaison avec les rats est pertinente. pire : elle montre que les rats s´adaptent plus spontanément aux contraintes de leur environnement, au lieu de nier la réalité comme le font les humains.
ne votez pas « naze » sans avoir un peu réfléchi a la question.
à ex-riverain
De Servais-Jean
4591
Hi-Han | 16H36 | 05/06/2008 |
Ben j'ai voté naze bien que ce soit contraire à la règle des pastilles rouges, il fallait pas me provoquer.
Et pourtant j'ai réfléchi !
PS je viens de lire la remarque suivante d'alangaja et j'édite mon commentaire.
Au fond vous demandez une gestion de la population telle qu'elle est pratiquée par les société de chasse.
Au delà d'un certain nombre d'individus il faut éliminer. La pratique des bracelets.
Faudrait peut-être réfléchir, non ? Et là c'est moi qui pose la question.
à ex-riverain
De Martin D
09H20 | 05/06/2008 |
vous consommez trop de désinformations monsieur le retraité…vous ne réflechissez plus comme quand vous etiez plus jeune ? ou alors vous avez délaissé la lecture intelligente pour les emissions abrutissantes comme la nouvelle star ou cauet ?
bref, juste pour dire qu'il n'y a pas de surpopulation selon de grands economistes et scientifiques ! ! !
c'est la mal répartition des richesses et la dictature des puissants sur les faibles qui crée la famine…et si on rajoute en plus la speculation des puissants sur les denrées alimentaires, on ne s'en sort pas.
quand vous aurez compris ça, vous aurez compris comment fonctionne le monde…
reprenez la lecture du post de helene quenot ci-dessus, et mieux encore la lecture de livres de Jean ZIEGLER !
De ex-riverain
x | 20H58 | 04/06/2008 |
tiens ! quelqu´un y a réfléchi, mais il a pas voulu nous donner le produit de sa réflexion…quelle hypocrisie…
De ex-riverain
x | 23H24 | 04/06/2008 |
« Au delà d'un certain nombre d'individus il faut éliminer. La pratique des bracelets. »
je n´ai pas du tout parlé des méthodes ! ni même prétendu avoir une solution. merci de ne pas me prêter des idées génocidaires.
à ex-riverain
De Servais-Jean
4591
Hi-Han | 15H23 | 06/06/2008 |
Le nom de telles idées n'est pas « génocidaires ».
En limitant les naissances à un enfant par foyer la Chine ne commet pas de génocide, elle se contente de bafouer la liberté et la dignité humaine
De Justin Chaumeur
07H36 | 05/06/2008 |
Cette situation n'est pas une fatalité, c'est une action préméditée, menée par une poignée de mondialistes organisés en un club privé qui a la prétention d'être au dessus des états. Le but est de contrôler les besoins de l'homme, l'alimentation n'est que l'un de ses objectifs, la méthode : écrouler tous les marchés locaux, les moyens : créer les évennements qui permettent de placer les hommes de confiance aux postes clés et séduire les élus pour faire passer les lois qui permettent de mener à terme ce plan. Pour avoir une chance d'être un homme politique en Afrique, mieux vaut être en accord avec ce plan, être franc-maçon pour les bonnes relations, et savoir fermer les yeux sur les actvités des investisseurs étrangers. Il n'y a pas besoin d'être bien éveillé pour se rendre compte de l'asurdité de cette organisation, on vend des poulets européens en Afrique, moin cher qu'en Europe, et bientôt on vendra en Europe des fruits et légumes indiens moins cher que ceux produits sur place, ce qui aura pour effet de faire crouler les derniers maraîchers. Ce marché est faussé, puisque le coût indirect de ces transports reste à la charge des collectivités (pollution, entretient des réseaux routiers et autres, fonctionnariat necessaire police et douaniers, déreglement climatique et ses conséquences, kérosène non taxé…). Pour la France la transformation a commencé avec les 30 glorieuses, inutile de préciser que nous en payerons les conséquences au premier grippage dans ce rouage, nous ne savons pas d'où viennent nos produits de première necessité, nous avons cassé notre artisanat local, de même que notre agriculture locale, des difficultés majeures dans les transports peuvent nous amener la famine. Inutile dans ce cas d'aller, comme autrefois à la ferme du coin, chercher du lait pour les enfants, d'ailleurs on ne voit plus de vaches dans les près, consolons nous, il nous restera les céréales prévus pour les agrocarburants. Pour trouver des solutions cela ne nous empéchera pas de revoter pour les mêmes incapables, qui nous proposeront comme remède miracle de cultiver massivement les OGM, ben voyons, tant que soudoyeurs et soudoyés s'entendent. Le prix du carburant n'est il pas un levier dans ce système ? Sur un litre de gas-oil, l'augmentation de la part pétrole est négligeable, c'est la part compagnies pétrolières et taxes qui s'est enflée.
De breakfast
12H40 | 05/06/2008 |
Mr DIOUF combien a t-il été payé pour parler ainsi ?
Quelle crédibilité accorder à l'OMC,l'OMS,le FMI,L'ONU,la banque mondiale si ce n'est servir les intérêts des usa&compagnie ? .
Les pays qui crèvent de faim ne s'en sortiront que par eux même car les grosses puissances de ce monde se moque de ces gens là…Les dirigeants africains qu'ils placent à la tête des instances internationale ne sont que des vendus et lâches aux services de leurs maîtres financiers.
Depuis des décennies l'Afrique continue d'être pillée par les pseudos-francophiles !
http://demarchcitoyenne.skyrock.com/
(La France a prêté à des dirigeants corrompus, c'est la population qui rembourse,http://www.detteodieuse.org ! )
De richelieu94
09H03 | 05/06/2008 |
je vois mal comment arrêter de subventionner nos agricultures. Si on y touche, on se prend une vaste jacquerie dans les villes et campagnes et un lobbying énorme des groupes agro-alimentaire. De plus, si on touche à l'agriculture, pourquoi ne pas toucher à la pêche ? Limiter les flottes sous pavillon d'enseigne (Carrefour, Intermarche)qui ratissent les hauts fonds d'Afrique Occidentale ou de l'océan Indien ? En bout de chaine (nous) il faudra renoncer à beaucoup de chose (viande produite aux céréales ou à la farine de poisson), laminer des secteurs d'emploi (transformation, emploi secondaire et tertaire de l'agro-ali,etc.). je vois mal le Président (pote de Bolloré, actionnaire sous cape de nombreux acteurs agricoles africains)se pointer à Bruxelles, renoncer à la PAC telle quelle, je vois mal les Français (si fiers de leur Terrrrroirrrre) accepter que les producteurs agricoles se plantent (des paysans il n'y en a plus)… Enfin, je vois mal les financiers (noyautant les O.I) renoncaient à des profits mirobolants pour que se (re) développe la petite paysannerie africaine… l'enjeu est peut être ailleurs.. se répand le discours fallacieux (merci le relai des médias) : croissance démographique=pénurie alimentaire=besoin de développment agricole= recours trilogie OGM + pesticide + prêt. Cette grosse connerie, on s'arrange pour nous la faire gober, en parlant d'émeute de la faim (notamment). La faim n'est pas due à la production mais comme d'habitude (classique de la famine) à la distribution des productions et des produits… Dans le sahel : plus de poulet byciclette, poulet de la Sarthe. au Cap-Vert=riz made in USA, thon européen, etc…
Imaginons un système protectionniste pour les PMA-PVD : tout produit stratégique entrant est surtaxé pour financer un « shengen » régionale qui favorise les échanges entre pays de la même zone (sénégal/mali/burkina/cote d'ivoire /ghana). l'argent sert en outre à développer les infrastuctures (trains, ports, irrigation, etc)et à favoriser la polyculture appuyée par la petite mécanisation + redéveloppement des périmètres agricoles urbains… ça vaudrait le coup de réfléchir dessus.. mais je pense pas que le pourfendeur de la Françafrique et ses potes acceptent cela… on préfèrera vendre des OGM (oups, on dit poliment plantes à haut rendement)même si ça ne marche pas (exemple du Vidharba en Inde et de son putain de coton soi disant indestructible), que ça coute horriblement cher et que finalement ça n'a qu'un but : vendre des insecticides en favorisant le développement du crédit à la conssomation rurale (Re inde)… Mais l'essentiel n'est il pas que nos céréaliers beaucerons vivent, les pauvres ?
à richelieu94
De Martin D
09H28 | 05/06/2008 |
ce qu'il faudrait faire selon certains economistes et scientifiques c'est réduire la part de la mondialisation agressive…
exple : en HAITI, pays connaissant des emeutes de la faim, le prix du mais et du ble sont moins cher que le mais et ble haitien…c'est inadmissible !
en gros, grace aux subventions, les pays occidentaux ont reussit à s'imposer en Afrique et en Asie et en Amerique Latine..si certains gouvernements rechignent à suivre les ordres des occidentaux, ils sont éliminés ou bien leurs pays subit des coups d'états, oudes guerres civils, etc…
de plus, l'OMC et la banque monde et le FMI font tout pour que les pays pauvres tombent dans le surendettement, et acceptent de ce fait d'être humilié par differents moyens
De Job Lake Barzh
Chapiau rond | 09H49 | 05/06/2008 |
Voir ici une approche parmi d'autres, mercredi sor 4 juin chez Taddei sur FR3 :
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php ? page=emission&id_rubriq…
Et cette histoire entre un Chinois et un Américain :
Le Chinois : « J'ai faim »
L'Américain : « Tiens je te donne un poisson. »
Le lendemain
Le Chinois : « J'ai faim »
et ainsi de suite jusqu'au jour où le Chinois lui dit :
« Donne-moi une canne à pêche et je n'aurais plus faim »
Fin de l'histoire.
Ou comment faire pour rendre les populations dépendantes…
De Julien Potron
Salarié | 10H03 | 05/06/2008 |
Les débats vont bon train sur Rue89…
« Depuis des décennies l'Afrique continue d'être pillée par les pseudos-francophiles ! »
« Il faut juste leur donner les moyens… »
« il faut financer leurs semences et… “
‘Il faut juste leur donner les moyens (matériels et politiques…)’
‘Ainsi va le monde capitaliste.’
‘si nous étions un peu moins faux-c**’
‘Fin de l'histoire. Ou comment faire pour rendre les populations dépendantes…’
Bref rien de bien nouveau sous le soleil… Et pendant ce temps là…
Venez plutôt discutez avec les populations concernées et observer les solutions qu'ils proposent et qu'ils essayent dignement d'appliquer…
www.ecosentour.org
Merci pour eux !