
Les méga food parks, « une forme de néocolonialisme »
Face à la crise alimentaire, les solutions mises en oeuvre par certains pays ou certaines entreprises de l'agro-alimentaire font peur jusqu'aux Nations unies. « Une forme de néocolonialisme ! » est allée jusqu'à dénoncer la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, au mois d'août dernier. Le Wall Street Journal lui-même s'est alarmé. De quoi s'agit-il ? Des « mega food parks ».
Cela consiste pour des Etats riches (Arabie Saoudite, Chine..) ou pour des entreprises de l'agroalimentaire à « sécuriser » l'importation de produits alimentaires en provenance de certains pays pauvres (Indonésie, Ethiopie, Soudan, Mongolie, Pakistan, Inde et même l'Ukraine) ouverts à un drôle de deal.
Alors que les populations locales alentour pourraient demeurer affamées, toute la production de ces « mega food parks » serait réservée à l'exportation. Et la terre même -parfois de la taille d'une province entière- deviendrait la propriété ou serait louée à ces investisseurs étrangers, publics ou privés.
Les correspondants en Inde de madmundo.tv, Neelima Mathur et Jaideep Hardikar, sont allés enquêter dans la province du Maharashtra, là où s'annonce un de ces mega food parks…
- 6884 visites
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 82557 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque











► Handicap
► Agriculture / Faim
► Corruption
► Droits des femmes
Sinesipho - Pourquoi dois-je mourir ?
Ellen - Quelle réponse au terrorisme ? 


















5
De dulconte 250
Rue89 addict | 18H21 | 10/11/2008 |
Ben ce n'est qu'une forme plus avancé de ce qui existe déjà.
Toujours un pas de plus vers la dehumanisation !
Pis n'oublions pas ce qui s'est passé en Irlande et en Ukraine il n'y a pas si longtemps que ça.
En Argentine le principe est l'exportation et ensuite la production interne. Ce qui fait que le pays se transforme peu à peu en monoculture de Soja.
De Houvaton nouveau compte
20H39 | 10/11/2008 |
Pourquoi incriminer les puissants ?
Le dernier mot appartient toujours au consommateur. C'est lui qui décide en fait, qui cautionne ou non ces iniquités.
N'achetez plus de produits fabriquées par les multinationales. Achetez aux petits producteurs près de chez vous pour l'alimentaire. Pour commencer.
Réduisez vos besoins. Evitez toute forme de crédits bancaires. Sortez du réseau EDF AREVA. Fabriquez vos propres éoliennes ou autres solutions non polluantes adaptées au terrain. Recyclez vos déchets (methanisation des déchets dans les communes plutôt qu'aller dépendre du gaz russe ou les brûler avec du pétrole ! , methanisation ça ne pollue pas, n'émet pas d'odeur, est source d'énergie et coûte bien moins cher).
Ce sont nos gouvernements, relayés par les medias, qui nous poussent à consommer pétrole, gaz et nucléaire pour satisfaire l'appétit d'une poignée de puissants. Qui nous poussent aussi à travailler plus pour mieux nous endormir. Qui nous programment des guerres comme choix inéluctables, soit-disant.
Bref, tout un programme. Dèjà ici en France. Les populations étrangères exploitées et polluées chez elles par NOS multinationales, meurtries par NOS guerres, ne s'en porteront que mieux. Et nous aussi.
De dulconte 250
Rue89 addict | 20H50 | 10/11/2008 |
Non quand même pas et loin s'en faut. Moins de 1000 familles possèdent 50% de terre d'argentine. Les plus grosses exploitations atteignent le millions d'hectare (Beneton 960 000 hectares).
Le fonctionnement de l'Argentine est un fonctionnement colonial, même pas neo-coloniale, puisque tout est produit pour l'extérieur. Les argentins ne consommant que les produits non exportables ou exportés.
Quand je parle de posséder la terre je ne parle pas des terres cultivables mais bien la moitié de la surface du pays ! soit plus d'un millions de km².
Une phrase récurrente me tue c'est : On doit exporter car on n'a pas de marché intérieur ! ! ! !
Un pays de 40 millions d'habitants n'aurait pas de marché intérieur ! ! ! c'est une blague de fort mauvais goût mais en laquelle croit de nombreux argentins. Cela permet aussi de laisser près de la moitié de la population au bord de la route.
Par défaut en Argentine la terre est privée. Il n'existe pas de forêts publiques, les accès à de nombreux lacs de Patagonie sont impossibles, alors qu'eux sont dans le domaine public etc. etc. etc.
pour bien comprendre jusqu'où va la propriété privée en Argentine, la télévision public jusqu'à l'année dernière n'avait pas le droit de s'installer sur une zone où existait une télé privée ! ! ! ! ! !
De antonh
curieux | 21H08 | 10/11/2008 |
produire ou auto-produire soit meme son energie ou ses legumes ou sa viande n'est pas si simple, meme en france. les regles ont été bien pensées pour protéger…les gros producteurs ! !
une éolienne ne peut depasser 12 metres de haut sans etude d'impact… et elle n'est pas neutre vis à vis de la faune (oiseaux, mais aussi et, semble-t-il surtout chauves-souris telles que les noctules qui sont de grandes migratrices).
élever ses animaux vous soumet à pas mal de règles de suivi telles que le bouclage, certains suivis… règles qui sont loin d'être idiotes mais qui vous sont bien plus chères en termes de couts lorsque vous etes un particulier. que dire de l'obligation d'abattre un animal en abattoir alors que tous ferment et qu'ils sont à plus de 60% propriété du groupe bigard. dans la manche, pays rural s'il en existe, cette hérésie peut conduire à faire plus d'une heure de route allé pour mettre un agneau à l'abattoir et certains abattoirs sont réservés « aux professionnels »…
les normes « sanitaires » se chargent aussi de l'opposition paysanne (un peu comme les fromages au lait cru, mais c'est une autre histoire…).
avoir un lopin de terre et produire ? oui mais voilà, la regle veut,via l'intermediaire des safer (sociétés d'aménagement foncier et rural) que les agriculteurs sont prioritaires. donc si vous voulez acheter un hectare pour mettre vos moutons et que votre voisin le veut pour arracher les haies (qui vous auraient donné votre bois de chauffage) pour y faire du mais (transgénique ? ), vous n'avez que vos yeux pour pleurer…
vivre en autonomie en france est loin d'etre simple et ressemble à un saccerdoce. ce qui se passe ailleurs sur la planete n'est que l'émanation de ce genre de pratiques : privatiser la terre au profit d'une minorité pour exploiter la majorité…
De ducatel
23H49 | 10/11/2008 |
au risque de faire mauvais esprit dans ce cortège de bon sentiments, je me pose la question : que faire ?
Sur le principe et tel que je l'ai compris, il s'agit d'exploitations privées, qui font pousser ce qu'elles souhaitent à cet endroit, et qui le vendent à qui elles souhaitent (le plus offrant certainement).
Remettre en cause la propriété privée me semble impensable (pour des raisons tant économiques que politiques). Une politique d'incitation des gouvernements de ces pays pourrait faire l'affaire mais gare aux accusations de subventions lors des prochains rounds de l'OMC. Plutôt que de dire « ya qu'à » j'essaie de trouver de véritables solutions mais là, je ne sais pas