27/10/2008 à 09h33

« Qui va nourrir le monde ? », se demande-t-on à Bruxelles

Madmundo.tv"
Madmundo | Madmundo

Cela remonte au 3 juillet dernier. Et, bien avant que la crise financière ne vienne placer la question de la régulation du marché au beau milieu du débat, on pouvait la voir poindre, à mots à peine couverts, autour de la crise alimentaire.

Nous sommes à Bruxelles, pour une réunion au siège du Parlement Européen mise sur pied par l'encore récente présidence française sous l'intitulé inquiet : « Qui va nourrir le monde ? ». Madmundo est là.

S'affrontent Mariann Fischer Boel, commissaire européenne en charge de l'Agriculture et du développement rural, et Michel Barnier, ministre français de l'Agriculture et de la Pêche. Connue pour son libéralisme, la commissaire danoise se cramponne au miracle du marché qui règlera tout si on le laisse en paix. Le second affiche son respect pour le rôle de l'Etat.

Mais à Bruxelles ce jour-là, comme le montre cet épisode de 4 minutes de l'enquête de madmundo.tv, on apprend surtout que les prix alimentaires devraient désormais rester élevés pour toujours. Et que la Banque mondiale parvient presque à se refaire une virginité en volant, pour de bon cette fois, aux secours des pays pauvres sans leur imposer une vision ultralibérale du monde et d'eux-mêmes :



► Réagissez en vidéo sur le site de Madmundo.

Rectifié le 27/10/2008 à 15h00. Mes excuses les plus humbles aux visiteurs de Rue89 et mes remerciements à l'internaute qui a relevé que Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne en charge de l'Agriculture et du Développement rural, était danoise et non allemande comme je l'ai cru et écrit, une erreur de nationalité donc.

Lorsque j'étais à Bruxelles le 3 juillet, il y a d'abord eu le matin une conférence de presse avec Michel Barnier, Mariann Fischer Boel et Louis Michel, l'autre commissaire européen présent ce jour-là (lui est Belge, j'en suis sûr, et en charge du Développement et de l'Aide Humanitaire). Puis, il y eût les débats au siège du Parlement toute la journée, débats auxquels prit part Mariann Fischer Boel. Pendant la conférence de presse, puis pendant les débats, j'ai entendu plusieurs personnes faire référence à la position de la commissaire allemande et je n'ai pas vérifié plus avant.

Pour mon malheur, j'ai souvent, par la suite, vérifié la fonction exacte et les positions de Mariann Fischer Boel sans jamais faire attention à sa nationalité. Je ne vais pas dire maintenant que cela ne change rien au débat, ce serait faux. De même, que tout le « chapô » (l'introduction) que j'avais écrit pour présenter cet épisode vidéo de Madmundo.tv devenait bancal. Je l'ai refait... Chapeau bas à l'internaute qui m'a corrigé justement...

Patrice Barrat

Publié initialement sur
Madmundo.tv
  • 11824 visites
  • 79 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • napakatbrax
    • Posté à 10h40 le 27/10/2008

    Me dites pas qu'on va être obligés de cultiver des OGM pour nourrir le monde... comme le préconisent les réunions secrètes de l'UE...

    Quel hasard bizarre...

    Lire : Lien

    Lien

    • Anne_Marie
      Anne_Marie répond à napakatbrax
      • Posté à 11h26 le 27/10/2008

      J'avais été invitée par Michel Barnier (j'ai payé mon voyage ! ) et j'ai trouvé son discours beaucoup plus diplomatique et plus ouvert que d'habitude, car il admet que l'agriculture intense, industrielle, n'est plus la priorité absolue. M. Barnier propose d'autres solutions (mais ce ne sont peut-être que des intentions...).

      Sinon, le rédacteur de l'article se trompe : il n'y avait aucune discordance du « couple franco-allemand ». La Commissaire européenne qu'il cite, Mariann Fischer Boel, n'est pas allemande mais danoise ! ! ! Elle était la seule ultra-libérale et très contestée par la majorité des auditeurs et intervenants. Elle était même plus radicale que la FNSEA ! Quelques députés européens m'ont dit que Mariann est un véritable problème pour tous les parlementaires.

      • Arnaud Aubron
        • Posté à 15h31 le 27/10/2008

        Merci merci merci. Honte sur nous pour cette grossière erreur. Nous avons rectifié grâce à vous, Patrice Barrat s'en explique sous l'article. Merci encore d'avoir réagi.
        Par ailleurs, vous semblez bien renseignée sur ces affaires, pourriez-vous nous contacter si contribuer Rue89 peut vous intéresser ? (contact[at]rue89.com).

      • Désinscrit le 19 avril
        • Posté à 11h48 le 28/10/2008

        Il reste plus qu'à asperger le monde d'acide nitrique. Lien

  • lesuperdidou
    • Posté à 10h40 le 27/10/2008

    Faut pas réver : tous les gouvernants vous le diront : « Y A PAS DE FRIC ! »

    • kawouede
      kawouede répond à lesuperdidou
      • Posté à 11h39 le 27/10/2008

      c'est aussi le sentiment de Voynet sur son blog ce matin : Lien

    • pablico
      pablico répond à lesuperdidou
      Sudoku et Nord de face
      • Posté à 16h17 le 27/10/2008
      • Internaute
        Sudoku et Nord de face

      pour sauver des vies réelles = pas de fric
      pour sauver des banquiers,et la monnaie virtuelle = il y a du fric..

      paradoxal non ?

      Moralités :
      - personne ne doit aimer le réel, il doit être trop laid, malade,chiant, puant, bruyant, il ne fait pas rêver, berk...

      - tout le monde aime les banquiers bien gras, l'argent, le bling-bling, les peoples, les jets, la jet-set, le rêve...le virtuel quoi....

  • TARPON
    • Posté à 11h06 le 27/10/2008

    Le cannibalisme reste une voie à creuser.On se demande aujourd'hui si la disparition des neanderthaliens ne serait pas dûe à une grosse famine chez les sapiens.La question est : par qui commence t'on ?

    Ps : j'ai une idee assez precise de vos reponses.

  • sitoihien
    • Posté à 11h14 le 27/10/2008
    • Internaute

    « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité ». Gandhi

    Les pouvoirs de droite et de gauche de la planète trouvent des milliers de milliards de dollars, d'euros, pour sauver les capitalistes, mais n'ont pas assez d'argent pour empêcher les gens de mourir.

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 11h15 le 27/10/2008
    • Internaute
      patati et patata

    On commençera par les Américains et ont fira par les Arabes.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h40 le 27/10/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    il y a un raisonnement cynique désespérant que je n'ai jamais lu nulle part :
    « Si on nourrit tout le monde , sans une très sévère politique de contraception ( stérilisation ? )pas démocratique du tout , on ne résoudra le problème qu » a très court terme » .

    Je sais bien que grâce à l'éducation et à l » exode rural
    les mentalités changeront etc etc , mais bon .

    Y a t-il ici des commentateurs autres que trolls d'extrême droite racistes ou liberaux hyper confiants dans le progrès technique qui solutionne tout pour m'éclairer sur cette problématique ?

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 11h59 le 27/10/2008

      Salut neumbeur Six,

      début de réponse dans mon post. Si vous voulez en savoir plus :

      - Lien
      - Lien
      - Lien
      - Lien

      ils font un travail remarquable.

      Bonne journée

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 13h03 le 27/10/2008

      La « problématique » que vous évoquez concerne la population sur le globe terrestre, - ou je me trompe ?

      Le poids du nombre (de bouches à nourrir sur la planète) n'a rien de cynique, c'est un phénomène terrible dans les rapports Nord-Sud : les trolls dont vous parlez ne voient que le côté « immigration », mais comme la part du repas n'est finalement pas très extensible (la finitude des terres cultivables borne tout de même un peu les horizons les plus optimistes), il y aura de plus en plus de crève-la-faim à nos portes, et certainement d'affreux dégâts humains en perspective (et pas seulement dûs aux émeutes ou aux ravages de telle ou telle épidémie).

      Vous évoquez la contraception. La meilleure des contraceptions, c'est d'abord l'éducation, - en particulier l'éducation des filles. Problème : combien de temps faut-il pour obtenir ce résultat ? Plus longtemps que pour « faire » ou « avoir » un enfant, certes. Or, pendant ce temps, la prolifération continue...

      La régulation viendra-t-elle par des « politiques » drastiques de stérilisation ? Actuellement, il semblerait que l'augmentation de la stérilité dans le monde est moins le fait de « politique » délibérée que... de la pollution industrielle ! Les spermatozoïdes y sont apparemment sensibles.

      Ce n'est pas les mentalités qui changent encore ; c'est notre rapport (quasi physique) au monde, - ce radeau de la Méduse où l'on pourrait entendre un jour monter un irrémédiable tohu-bohu d'horreurs planétaires.

      • Unstern
        • Posté à 16h06 le 27/10/2008
        • Internaute

        @ Sexus Empiricus

        Suis totalement d'accord avec votre post. Et, bien sûr, l'éducation et l'alphabétisation sont, à long terme, les moyens les plus efficaces pour réduire la natalité.

        Seulement, il en va de la crise démographique comme du dérèglement climatique : chaque année perdue pour s'y attaquer sérieusement est une véritable catastrophe. Jusqu'à présent, un seul pays a su traiter drastiquement le problème : la Chine, avec sa politique de l'enfant unique — qui n'est d'ailleurs pas, on s'en doute, sans poser pas mal de problèmes collatéraux, mais bon…

        Il faut également remarquer qu'aujourd'hui, dès qu'on évoque ces problèmes, on se voir vite coller l'étiquette de « malthusianiste », autrement dit de super-ringard.

        Pourquoi cela ? C'est parce que l'on heurte de front deux énormes faits culturels profondément ancrés dans la culture du monde blanc :
        1º. Le bon vieux mot d'ordre judéo-chrétien du « Croissez et multipliez », qui est notamment responsable de l'expansion continue du SIDA en Afrique et dans d'autres régions du Sud (condamnation de l'emploi du préservatif) ;
        2º. Le mythe occidental de la Croissance ou, si l'on préfère, du « Progrès » (qui est d'abord progrès dans la consommation) Indéfini. Si ce mythe prospère, c'est grâce à un déni agressif d'une réalité élémentaire qui est la finitude de la planète. C'est aussi parce qu'il est un des fondements de la culture néo-libérale ambiente. Cette dernière commence à se fissurer, voire à s'écrouler ; mais combien de temps cela va-t-il prendre ?

         
        • setori
          setori répond à Unstern
          retraité
          • Posté à 17h15 le 27/10/2008
          • Internaute
            retraité

          Tout à fait d'accord.La surpopulation posera un jour ou l'autre un grave problème d'autant que l'on n'aura pas oser y penser.

        • Milarepa-voyageurdanslespace
          • Posté à 15h20 le 28/10/2008

          Si ce programme avait été appliqué, vous seriez certainement pas la a nous sortir vos anneries ; le finitude-mot a la mode, employé maintenat a tout va, comme tout a fait dans les années 90- bref, la finitude du couple c'est bien de se reproduire et de continuer a alimenter la vie sur cette planète, comme pour les animaux et autres petites bêtes ; le seul problème est de savoir combien doit on faire d'enfants et ou doit on les faire, n'est ce pas ? si c'est dans une famille européenne ou américaine riche a craquer, on peut en faire autant qu'on voudra, personne ne le reprochera ; par contre, si vous faites le même nombre d'enfants en asie ou en afrique, cela devient un problème ! Je pense que seule l'éducation des populations de ces pays pourra réguler les naissances avec, allant de pair bien entendu, un niveau de vie convenable.

        2 autres commentaires
      • Thucydide
        Thucydide répond à Sexus Empiricus
        Que survive la Démocratie en (...)
        • Posté à 20h04 le 27/10/2008
        • Internaute
          Que survive la Démocratie en (...)

        Un tel programme de régulation démographique pose la question dérangeante de savoir dans quelles populations il faudrait l'appliquer en priorité.

        Vous évoquez sans aucune arrière-pensée ni malice les « crève-la-faim à nos portes'.
        Exact, avec tout de même quelques aspects à ne pas négliger.

        D'abord, le fait incontestable que les surfaces arables dans nos pays sont drastiquement réduites (à grands coups de ZAC, ZUP, ZI, aéroports, voies ferrées et autres goudronnages routiers intensifs) de plusieurs centaines de milliers d'hectares chaque année.

        Ainsi, les réserves disponibles de terres arables fertiles les plus importantes se retrouvent dans la zone intertropicale. Et nous ne nous gênons pas pour aller sans vergogne y faire notre marché.

        Bien évidemment, en cas de nécessité, elles pourraient être considérablement augmentées en ajoutant les gigantesques plantations réservées à notre usage industriel ou à nos agréments gastronomiques.
        Hévéa, cacao, café, coton, biocarburants, soja, canne à sucre, fruits exotiques et même cultures maraîchères qui se retrouvent soustraites à la consommation locale pour filer à l'export dans NOS usines ou sur NOS étalages.

        En conséquence de quoi il n'est pas impossible de considérer que c'est NOUS qui sommes surnuméraires, donc potentiellement les crève-la-faim et qu'en dépit des apparences c'est chez NOUS que devrait s'appliquer les programmes de stérilisation ?

        Je me souviens qu'il y a une dizaine d'années au titre des accords de Lomé avec les pays du COLEACP (Comité de Liaison Europe-Afrique- Caraïbes-Pacifique), la CEE aidait l'agriculture en subventionnant via les exportateurs la production de NOTRE café ou de NOTRE cacao, quand les villageois suppliaient les larmes aux yeux qu'on leur donne simplement les moyens de produire des fruits et des légumes pour aller les vendre dans la ville voisine.

        Je me souviens encore de cet homme atteint de malaria incapable d'aller travailler ses champs, tout simplement parce que la mise au point (tout à fait possible) d'un vaccin anti-paludéen n'a jamais été jugée comme un objectif valable de Recherche pour motif inavouable de non rentabilité.

        Je me souviens aussi de la monstruosité des secours alimentaires consistant à secourir les populations du Rwanda non pas avec les abondantes ressources agricoles de l'Ouganda voisin, mais en distribuant gratuitement des provisions achetées au prix fort aux producteurs américains ou européens (subventions déguisées).
        Elles étaient acheminées sur des milliers de kilomètres et abondamment pillées avant d'être livrées par la corruption ambiante au trafic.
        On les retrouvait sur les marchés de la région à des prix ridicules qui condamnaient les producteurs locaux.

        La Haine de l'Occident, elle trouve ses racines là aussi, et il n'est plus question de Grand Satan et autres délires théologiques, mais de raison élémentaire, celle de la survie.

         
        • Sexus Empiricus
          • Posté à 09h03 le 28/10/2008

          J'ai bien apprécié vos remarques, Thucydide, et cette belle question relative aux surnuméraires : qui sont-ils ? Pourquoi « eux » ? Pourquoi pas « nous » autres ? Et qui sait si demain...
          (Cette question mériterait aussi une approche écologique en termes de territoire - population - alimentation : ici, « empreinte écologique » suffit.)

          Juste un détail, car quant au fond je crois me trouver sur la même longueur d'ondes que vous.
          Lorsque vous écrivez : « Les surfaces arables dans nos pays sont drastiquement réduites (à grands coups de ZAC, ZUP, ZI, aéroports, voies ferrées et autres goudronnages routiers intensifs) de plusieurs centaines de milliers d'hectares chaque année », j'aurais plutôt remplacé « voies ferrées » ( ? ) par « parkings et supermarchés » ou « bétonnage en long en large... - et en laideur ».

        • setori
          setori répond à Thucydide
          retraité
          • Posté à 14h29 le 28/10/2008
          • Internaute
            retraité

          Il me semble qu'avant la nourriture ce qui manquera le plus ce sera l'eau potable .Pratiquement ,depuis des milliards d'années ,cette eau est à peu prés la même en quantité ,la terre étant un milieu fermé .Difficile donc d'en « créer » pour satisfaire tout le monde.Or l'eau est on ne peu plus indispensable à la vie..

          • Sexus Empiricus
            Sexus Empiricus répond à setori
            • Posté à 19h15 le 28/10/2008

            Il me semble que vous avez raison d'insister sur cette ressource décisive : l'eau... potable. Car, qu'on soit dix ou dix milliards, « le boire et le manger », c'est essentiel et pas du luxe.
            Au-delà des mots, l'un et l'autre sont d'ailleurs liés. Une eau nitratée donne des végétaux nitratés. Une eau gorgée de métaux lourds donne de la viande chargée des mêmes métaux. Quant à aller faire pousser des champs de maïs en plein désert, c'est une nouvelle quadrature de cercle, vicieuse comme tout : il doit bien y avoir des agronomes bio-tech qui en rêvent, sous forme d'OGM hors sol, sans air et sans eau...
            Créer de l'eau ? Rien de secret : des experts auto-célébrés vous diront que leur démiurgie rend cette idée possible, puisque nul n'est plus censé ignorer que demain tout sera possible. À commencer par déssaler l'océan : une riche idée, non ?

        3 autres commentaires
    • Pouffpouff
      Pouffpouff répond à Numerosix
      En activité
      • Posté à 13h40 le 27/10/2008
      • Internaute
        En activité

      Entendu au printemps dernier au « Téléphone sonne » sur France Inter à un auditeur qui parlait de limitation des naissances un invité (était-ce un associatif ou un représentant onusien ? ) lui répondre : « vous voulez la solution finale ? »

      A partir d'une telle réponse le problème de la faim dans le monde est pour moi insoluble. Je me replie et regarde les responsables se dépatouiller sans moi.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Numerosix
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h01 le 27/10/2008
      • Internaute
        http://www.nouvellesociete.org

      Il y a longtemps que l'on sait que la solution ne peut-être qu'une limitation des naissances. Personne n« a le courage d'en faire une politique globale, personne n'a le pouvoir de l'appliquer. Chacun ne travaille que pour reporter les conséquences les plus terribles au-dela de son propre horizon de vie.

      Si les religions étaient des outils de progrès et non d'abêtissement, on ferait de la limitation des naissances un impératif moral. Le dire ne changera rien, mais donne une raison supplémentaires de haïr ces profiteurs de l'ignorance et de la naïveté humaine.

      Lien.

      Pierre JC Allard

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Numerosix
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h01 le 27/10/2008
      • Internaute
        http://www.nouvellesociete.org

      Il y a longtemps que l'on sait que la solution ne peut-être qu'une limitation des naissances. Personne n« a le courage d'en faire une politique globale, personne n'a le pouvoir de l'appliquer. Chacun ne travaille que pour reporter les conséquences les plus terribles au-dela de son propre horizon de vie.

      Si les religions étaient des outils de progrès et non d'abêtissement, on ferait de la limitation des naissances un impératif moral. Le dire ne changera rien, mais donne une raison supplémentaires de haïr ces profiteurs de l'ignorance et de la naïveté humaine.

      Lien.

      Pierre JC Allard

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 11h50 le 27/10/2008

    Le bon sens va nourrir le monde.

    La Révolution Verte est aujourd'hui un mécanisme teinté d'orange : cette logique est rouillée et il faut en revoir les fondements. Ce n'est plus possible d'imposer à la planète entière une douzaine de misérables petites graines quand on sait que le monde agraire en possède environ 100 00 fois plus.
    Il faut revoir les méthodes de bioprospection et, à l'image de ce que l'on veut faire pour le monde de la finance, il faut réglementer en profondeur les accords d'échanges. Première cible : la propriété intellectuelle sur les ressources génétiques. Système sui generis ou la même règle pour tous ? un peu des deux est possible. Les paysans doivent être maître de leur terre, de la semence à la vente, du choix de la graine à la méthode pour la faire pousser. Actuellement ça n'est pas le cas, c'est même l'inverse. Les multinationales pro-OGM, appuyée par des crypto-laboratoire pseudo-scientifique impose leur propre vue sous dictat du... libre marché. Cherchez l'erreur...

    Que ce soit pour la recherche scientifique, la bioprospection, l'agropharmaceutique, l'agroalimentaire, il faut revoir TOUTES les règles. Car après l'apartheid bancaire dramatique que LEUR crise met en évidence, les crises alimentaires que subissent les populations pauvres découlent du même principe : apartheid alimentaire. « Votre graine millénaire, d'une, est à nous (planquée dans des frigo géant comme à Svalbard), et de deux, voici celle que vous devez exploiter, et qui sera à nous aussi ! “ : voici aujourd'hui la logique qui prime, et c'est ce que l'on appelle du vol.

    Rappel : Afrique 25% de la biodiversité mondiale. Combien leur appartienne : 0, nada, queud”, nic, rien, nichts, nothing !

    Honteux !
    Honte à nous l'Europe qui par nos lois récemment votées font perdurer ce système d'apartheid, honte à l'Amérique et à la puissance fachiste de ses multi, honte aux grands propriétaires du Sud qui avalisent un tel système, honte aux bourses mondiales qui spéculent sur le dos de ceux qui crèvent de faim.

    Une seule solution : lors de leur prochain sommet de la FAO, interdiction de la langue de bois et écoute médiatique pour les associations mondiales de paysans.

    • amilcar
      • Posté à 12h54 le 27/10/2008

      bon, il y a un gros monsieur dans la vidéo qui affirme que les prix des matières alimentaires ne baissera pas, il n'en sait rien, les économistes sont comme des météorologues qui n'auraient jamais vu comment se termine un orage, la question que vous vous posez tous est tout autre : le sens de la vie est-il le profit ? comment peut-on créer de la richesse dans le temps sur une boule fermée, importer de la richesse de l'espace c'était ça l'idée, la navette a ramené 30 tonne d'or, ou de diamants, donc nous nous enrichirions, et dans « enrichirions » il y a enri, donc qu'est-ce que je disait oui il aurait pu nous faire croire qu'il importait de la richesse de l'espace, rentabilisant enfin la recherche spatiale, imaginez des extra-terrestres qui paieraient nos déchets nucléaire en équivalent kilo de platine.

      je fais un paragraphe pour caro parce qu'elle m'a dit de vous couper ça en tranche, mes blagues, donc vous cherchez le sens de la vie, des fleurs, le sens des couchers de soleil, le sens de tomber amoureux, le sens de la tristesse, bah rassurez-vous, c'est le froid qui brûle.

  • ysengrimus
    • Posté à 11h53 le 27/10/2008
    • Internaute

    Il semble bien que le néo-liberalisme est au bout de sa course sordide...

    Lien

    On ne va pas pleurer.

    Paul Laurendeau

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 12h05 le 27/10/2008
    • Internaute
      oiseau

    Le titre de l'article pose une question (« qui va nourrir le monde »), mais l'article n'y répond pas. Il évoque juste une dissension entre deux personnalités sur cette thématique pour reposer ensuite le problème (sans y répondre).

    Alors quelle est la réponse (du moins, celle de Bruxelles) à « comment nourrir le Monde » ?

    Parce que, finalement, si les prix restent définitivement hauts (et ce n'est pas une surprise, hélas), le problème va rester : les plus pauvres ne pourront pas se nourrir avec une nourriture qui dépasse allègrement leur pouvoir d'achat.

    Enfin, que la Banque mondiale parvienne « presque à se refaire une virginité en volant, pour de bon cette fois, aux secours des pays pauvres », c'est sans doute bien gentil de sa part, quoi qu'il lui faille aussi légitimer son existence ; mais le pourra-t-elle indéfiniment, aussi indéfiniment que les prix sont hauts ? En effet, j'avais entendu dire que ses réserves n'étaient pas des plus hautes ...

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 12h20 le 27/10/2008

      Salut Tita,

      tout ceci sont des salmigondis.

      Ce n'est pas de pognon dont a besoin le paysan pauvre, mais de respect. Qu'on leur redonne le plein usage de leur terre et de leurs graines qu'ils connaissent mieux que quiconque. Que les multinationales arrêtent de confondre allègrement bioprospection et biopiraterie. Qu'elles jouent un rôle strictement d'aide financier pour une recherche scientifique (meilleur utilisation de la graine, de la terre, optimisation de son utilisation ajoutée à la connaissance ancestrale des paysans = bioprospection). Suppression des Accords de Libre Échange. Législation mondiale sur la propriété intellectuelle accolée aux ressources génétiques etc.
      Parcourez les liens que j'ai posté plus haut, en 3 heures de lecture vous aurez tout compris.

      • Tita
        Tita répond à A déménagé le 25 octobre
        oiseau
        • Posté à 12h59 le 27/10/2008
        • Internaute
          oiseau

        Bien le salut Blaise11,

        Les salmigondis m'ont toujours laissé un arrière goût amère car on nous les sert quand on ne peut pas nous servir autre chose.

        Je suis tout à fait d'accord avec vos propositions et explications auxquelles il faudrait encore ajouter la politique de certaines multinationales de l'alimentaire qui ont trouvé judicieux de faire des biocarburants (et de bénéficier des aides à ce niveaux) tout en faisant augmenter les prix de l'alimentaire (puisque il y a moins de céréales à but alimentaires).

        Cependant, de ce que je vois dans l'article ci-dessus, le parlement européen ne répond pas au problème systémique qui découle de ce que vous énoncez et la banque mondiale gère les symptômes immédiats du problème. Le problème est profond et ne saurait se satisfaire de réponses d'urgences ou idéologiques (défense à tout prix des lois du marché et patati et patata).

        Ainsi, les salmigondis de nos décideurs m'ont toujours laissé sur ma faim (et celles des plus pauvres, hélas).

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 15h37 le 27/10/2008

          Pour les biocarburants, je leur laisse le bénéfice du doute : on pouvait croire il y a encore quelques années en cette solution. C'est vrai qu'aujourd'hui, il est démontré preuve à l'appui, que c'est encore plus dangeureux que le pétrole et que, comme vous le dîtes, les spéculateurs en profitent pour faire joujou-monnaie. L'été dernier, le Canard Enchaîné a fait un très bon dossier, notemment sur l'huile de colza et l'absurdité de son exploitation intensive pour faire du carburant. Je ne me souviens plus des détails, mais il faut un tel nombre d'hectares de terre, une telle quantité de pesticide, que son exploitation en devient meurtrière pour tout le monde, du cultivateur au consommateur.

          Ce qu'il y a de terriblement frustrant est que la société civile a les solutions et les a écrites noire sur blanc via un paquet de lettres aux officiels. Ces solutions ne sont en rien idéologiques (qu'est-ce qu'un paysan en a traire du libéralisme ? ! ), sont d'un pragmatisme ultra efficace, et que ces mêmes officiels de la FAO envoyèrent leurs sbires sécuritaires faire taire les associations qui brandissaient pudiquement des bouts de cartons sur lesquels on pouvait lire « écoutez-nous ».

          Si à la prochaine réunion de la FAO, il en va de même, il n'y aura plus qu'une solution : la révolution. Et, surtout, aux grands médias nationaux de jouer enfin leur rôle.

          tenez ! une p'tite recherche et hop ! trouvé. Un bout, du moins :
          Lien

          • Tita
            Tita répond à A déménagé le 25 octobre
            oiseau
            • Posté à 16h35 le 27/10/2008
            • Internaute
              oiseau

            Merci pour le lien. J'y ai lu le document. Certaines choses m'étaient connues, mais beaucoup mettaient en avant mon ignorance technique sur ce chapitre.

            Pour répondre à votre commentaire, je serais beaucoup, beaucoup plus pessimiste que vous. En effet, l'idéologie sert aux gens de pouvoir à légitimer leur statut de dominant. L'histoire a montrer qu'en face d'une crise majeur, l'idéologie n'est pas remise en question, mais, au contraire, elle est défendue jusqu'à nier même la réalité.

            Un psychologue américain (Léon Festinger) avec quelques collègues avaient infiltré une secte religieuse à Chicago. Cette secte prédisait la fin du monde. Les psychologues voulaient voir comment la secte réagirait lorsque la fin du monde qu'elle prévoyait ne survenait pas. Les fidèles, eux, étaient persuadés que la fin du monde surviendrait. En prévoyance, ils avaient quitté leur travail, leur famille, vendus tous leurs biens... Le jour prévu, quelques minutes après l'heure H, les psychologues constatèrent un grand désarrois chez les fidèles (pas de séisme, pas de tsunami, ni de soucoupe volante pour sauver les « fidèles »), puis les psychologues constatèrent que, au lieu de remettre en doute ses croyances, la secte s'enfonçait dans son délire et donnait un sens en adéquation avec ses croyances : « la terre fut sauvée par la lumière que les prières des fidèles dégageaient ».

            De fait, Je ne crois pas que l'idéologie qui affirme la loi du marché et du libre échange (aux seuls bénéfices des puissants ploutocrates) puisse être remise en cause par les dirigeants eux-mêmes (la preuve est ce vide de réponse au parlement européen). Vont-ils se soucier si faire de l'argent doit couter le pouvoir d'achat de la majorité et la famine des plus pauvres ? Devant nous, peut-être feindront-ils de l'être, mais dans les faits, rien n'est remis en cause.
            Dans cette perspective, une crise n'est jamais gérée qu'en superficie et les gens qui osent prôner d'autres vérités que celles du dogme idéologique sont soit ignorés, soit dénigrés.

            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 19h13 le 27/10/2008

              Donc révolution.

              Comme ici, à la toute fin.

              Pour le « Sacre du Printemps »
              (Stravinski)

              • Tita
                Tita répond à A déménagé le 25 octobre
                oiseau
                • Posté à 19h17 le 27/10/2008
                • Internaute
                  oiseau

                Bon courage.

                On parle de révolution quand la majorité prend conscience d'un problème et se bouge.
                Lorsque c'est une minorité, ils appellent cela terrorisme.

        4 autres commentaires
  • pete sampras
    • Posté à 12h06 le 27/10/2008
  • Servais-Jean
    • Posté à 12h22 le 27/10/2008
    • Internaute
      43

    La Grande Arnaque est qu'il n'y a pas un manque de nourriture dans le monde mais qu'elle coùte trop cher du fait de la spéculation.

    Le chargement d'un cargot de bananes, de blé ou autres denrées change, pendant leur voyage, deux ou trois fois de propriétaire et chaque fois en se renchérissant ce qui fait qu'à l'arrivée la marchandise a vu son prix affecté d'un coefficient multiplicateur qui peut aller jusqu'à quatre.
    Et pour ne pas payer d'impôts sur ces augmentations folles les ports de destination fictives sont situés dans des paradis fiscaux, le cas de Jersey est un cas d'école, cette ile étant devenue par ce biais la plus grande exportatrice de bananes du monde. Et il en est ainsi de tous les produits.

    Ou bien les politiques ignorent cela est c'est inquiétant pour notre avenir d'avoir des incompétents à la barre, ou bien ils nous le cachent, pour préserver leurs amis spéculateurs et par là même préservent leurs propres intérêts, et deviennent des criminel car la famine tue beaucoup plus d'êtres humains que toutes les guerres du monde.

    Trés rares sont les médias qui abordent ce problème et on peut se demander pourquoi.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 12h26 le 27/10/2008

      Jersey la plus grande exportatrice de bananes ? !

      Haha haha (jaune)
      Hahhaha (rouge)
      haaaaaaa ! ! ! ! (j'explose)

      Qu'on leur applique leur justice : huile de poisson et plume de pigeon !

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 12h22 le 27/10/2008
    • Internaute
      info-espress.over-blog.com

    La vraie question étant : « Qui l'affame ? »

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Infovite
      Le marché autant que possible, (...)
      • Posté à 13h24 le 27/10/2008
      • Internaute
        Le marché autant que possible, (...)

       »....La vraie question étant : « Qui l'affame ? »...

      ► et qui l'homme ?

      • Infovite
        Infovite répond à Pierrrrre
        info-espress.over-blog.com
        • Posté à 13h38 le 27/10/2008
        • Internaute
          info-espress.over-blog.com

        A droite question !

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Infovite
          Le marché autant que possible, (...)
          • Posté à 18h38 le 27/10/2008
          • Internaute
            Le marché autant que possible, (...)

           »..A droite question ! .. »
          ► oh, un peu gauche tout de même..

        1 autres commentaires
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    Le marché autant que possible, (...)
    • Posté à 12h36 le 27/10/2008
    • Internaute
      Le marché autant que possible, (...)

    ..........« Qui va nourrir le monde ? », se demande-t-on à Bruxelles..........

    ► Bruxelles positionne le problème dans une entité géographique et temporelle beaucoup trop large...

    Je préfère réduire la problématique à une dimension plus palpable et pragmatique : « que vais-je donc manger ce midi ? »

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 14h31 le 27/10/2008

      Oui, sauf qu'il y a du monde au port(illon)...

      La question « pragmatique » que vous posiez (après midi) est celle du quotidien : si je suis un heureux habitant de Bruxelles, cette question bête n'a pas le même sens (la même saveur, la même valeur) que si je me trouve... disons au Burkina. Embarras du choix par pléthore, ou pas de choix par pénurie ou carence.
      La pénurie peut résulter de déséquilibres politiques, ou d'effets pervers du système économique contemporain. Elle pourrait résulter aussi d'aberrations agricoles, qui sont aussi du désastre écologique à l'oeuvre un peu partout depuis le XIXe s.
      La notion récente d'« empreinte écologique » ne nous fait pas toucher du doigt le problème, mais nous ramène tout de même un peu plus les pieds sur terre - près des réalités locales et globales.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2