
De 1945 à 2007, les militaires au coeur de l'histoire birmane
Depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'au soulèvement récent des moines bouddhistes, l'histoire récente de la Birmanie est marquée par la mainmise de l'armée sur le pouvoir. Retour en images avec l'INA.
A la fin de l'année 1944, la guerre n'est pas finie sur le front Pacifique. La Birmanie, « libérée » par les Japonais en 1942, est à nouveau prise dans les combats. La route birmane, stratégique, est convoitée par les alliés. Elle permet d'approvisionner les troupes nationalistes chinoises qui combattent le Japon. En février 1945, l'armée britannique patauge dans la jungle birmane.
Allié des Japonais durant la guerre, le général Bogyoke Aung San, qui a dirigé l'Armée indépendante birmane, finit par leur déclarer la guerre en mars 1945. Figure de la lutte pour l'indépendance, le militaire est assassiné en 1947 laissant une fillette de deux ans : Aung San Suu Ki.
L'indépendance est acquise le 4 janvier 1948, Thakin Nu est à la tête de l'Etat. 1962 marque la fin de la démocratie : un coup d'Etat militaire est organisé. La nouvelle Birmanie est dirigée par des gouvernements fantoches se revendiquant du socialisme, tout en pourchassant des minorités communistes.
En 1988, d'immenses manifestations sont organisées par les étudiants partout dans le pays. Ils réclament la démission du gouvernement au pouvoir et l'installation de la démocratie. Ne Win, le Premier ministre, cède et démissionne en juillet. Il est remplacé par Maung Maung, qui va engager, en septembre, des négociations avec l'opposition. Sous la pression des manifestants, le nouveau pouvoir promet des élections libres.
Une semaine plus tard, le 18 septembre, un nouveau coup d'Etat militaire dirigé par le général Saw Maung et une répression d'une extrême violence ont raison des manifestants. Les caméras du monde entier saisissent les images de la répression.
L'une des fondatrices de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, la fille du général Bogyoke Aung San, est arrêtée. Elle refuse de quitter le pays, ce qui lui vaut une assignation à résidence, toujours en vigueur. En 1990, les élections générales organisées par la junte militaire, sont gagnées par la LND. Le pouvoir annule le scrutin. Un an après, la militante birmane reçoit le prix Nobel de la paix.
14 octobre 1991. JT d'Antenne 2. Portrait d'Aung San Suu Kyi, qui vient de recevoir le Nobel de la paix.La semaine dernière, la junte militaire réprimait violemment le vaste mouvement de protestation populaire engagé dès le mois d'août. Bilan : 138 morts (selon une radio en exil) et plus d'un millier d'interpellations.

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De
16H12 | 03/10/2007 |
On n'en parle quasiment plus dans les médias ! Il n'y a aucun intérêt financier !
Pauvre monde !
De Thiery
17H29 | 03/10/2007 |
Tu rigoles ou quoi ! ! !
C'est justement quand il y a des intérets financiers ou autres que le silence se fait .
à Thiery
De
10H52 | 04/10/2007 |
Exactement , sinon demander Kouchner qui après un rapport complaisant pour Tolal elf fina etc…
De
20H35 | 03/10/2007 |
Et Total, qu'est-ce que vous en faite ?
De
14H34 | 04/10/2007 |
Non : On n'en parle plus dans les médias et donc tout le monde s'en fout parce qu'il y a trop d'intérêts financiers en jeu ! Pétrole, rubis, teck, uranium…
Kaplan
De dionise
22H44 | 04/10/2007 |
Là ou la Chine a sa zone d'influence aucun pouvoir occidental n'a le courage de prendre ouvertement position.
Pensons à l'histoire du Tibet.Et là ou la Chine est présente il y a des enjeux très importants.
De
12H37 | 11/10/2007 |
Bien sûr, tout le monde est passé à autre chose parce que la télé est passée elle aussi à autre chose. Essaye de rencontrer des gens qui s'occupe de la lutte pour la démocratie en Birmanie, ou autre part d'ailleurs, et bats toi ! !
Encore un effort et on ne pensera plus comme PPDA et confreres mais comme des êtres libres et capables de se passer des « infos sous surveillance ».
Courage ! !
Fanfan.
De
19H31 | 03/10/2007 |
silence impressionnant de kouchner( et des autres) sur la birmanie alors qu'il nous promet la guerre avec l'iran.
il devrait retourner en birmanie afin de nous refaire un rapport le french doctor
De
22H21 | 03/10/2007 |
Qu'attendons nous pour libérer ce pauvre pays d'un des régimes des plus barbares, qui excèle dans les atrocités contre son peuple ? En Birmanie, tous les droits les plus primaires sont réprimés avec une violence inouie, qu'attends le gouvernement français ? Le sort d'Aung San Suu Kyi mérite les plus grande attention de la France, car elle est l'espoir démocratique du pays … Agissons ! ! !
De
23H11 | 03/10/2007 |
À quand la prochaine manif à Paris (et en province) ?
De
21H06 | 04/10/2007 |
L'association Info Birmanie organise une manifestation (plusieurs partis politiques se joindront à la manifestation dont le Modem).
Samedi 6 octobre 2007 à 15 heures
devant l'ambassade de Chine à Paris
11, avenue Georges V, 75008 Paris
Métro : Alma- Marceau (ligne 9)
De
06H49 | 04/10/2007 |
a quand un pointage de doigt sur tous nos tours operateurs occidentaux qui continuent a vendre des nuites et des sejours dans les palaces birmans a nos conges payes et retraites ?
De
10H19 | 04/10/2007 |
Ah, enfin des journalistes qui font leur boulot, c'est à dire montrer qu'Aung San Suu Kyi n'est pas une jolie fleur de la democratie sortie de nulle part, mais qu'elle appartient à une famille politique birmane. Son papa et le général Ne Win étaient frères (ennemis) d'armes dans la lutte contre l'occupant japonais.
Il faudrait aussi mentionner les alliances fluctuantes du Parti Communiste Birman avec les grands frères voisins, l'URSS et la Chine. Sujet très compliqué.
Aussi, la présence récurrente de Seigneurs de la guerre chinois sur le territoire birman, anciens militaires du Guomin Dang, le parti de Tchang Kai chek (Jiang Jieshi), réfugiés la-bas après la déroute de son armée et l'arrivée au pouvoir du PCC.
Enfin, ne pas oublier que la Birmanie a été grande productrice d'héroine dans les années 70 à 90.
Par ailleurs, la position actuelle de la Chine est issue/composée des paragraphes 2 et 3 et obéit probablement à un agenda à long terme dont les Occidentaux n'ont aucune idée, comme d'habitude.
Comme le résumait tout récemment un ami chinois :
« China is producing, the rest of the world is enjoying… »
Anna Mae Wong
De
12H21 | 04/10/2007 |
Inscrit depuis plusieurs mois, je n'essaie même plus de m'identifier car mes tentatives de poster un message sous mon identifiant foirent à tous les coups. Je reçois un message d'erreur me conseillant de contacter le gestionnaire du site. Et je reçois le même message lorsque j'essaie de le contacter…
Bref, si ce message-ci passe, c'est pour signaler un dysfonctionnement supplémentaire : les vidéos proposées dans cet article ne me sont plus accessibles, apparemment parce qu'il faut installer Quick Time et que celui-ci n'est plus disponible pour Windows2000.
un Courageux Anonyme malgré lui
De purussaurus
(réalisateur) | 15H49 | 04/10/2007 |
L'histoire birmane est certes trustée par les militaires depuis un sacré bout de temps. Ce que l'on sait moins, et que souligne un excellent article publié par une anthropologue dans le Géo de mai dernier, c'est que depuis plus de 20 ans la junte et le clergé bouddhiste sont alliés dans des récoltes de dons dont le montant total atteint des hauteurs himalayesques, auprès d'une population qui file ses derniers ronds pour l'édification de temples couverts d'or et de pierreries. Une abérration qui profite tant au prosélytisme religieux qu'aux entreprises nationales (banque nationale, entreprises publiques de btp) et à la junte. Alors certes la plèbe du clergé bouddhiste descend dans la rue avec le peuple, pour autant pas d'angélisme…
Plus de détails dans l'article « Birmanie : le Bouddha c'est sympa » sur mon blog :
http://sarcosuchus-imperator.blogspot.com/
De bica
23H30 | 05/10/2007 |
En tant que bouddhiste de la tradition théravada mais aussi en tant que citoyenne européenne je suis particulièrement concernée par ce qui se passe en Birmanie, d'autant plus que je devais m'y rendre plusieurs mois courant 2008 pour y faire une retraite dans un monastère.
C'est un véritable crime contre l'humanité.
J'ai longuement développé ce sujet sur mon blog
http://bica-vipassana.blogspot.com/
De bica
23H37 | 05/10/2007 |
En tant que bouddhiste de la tradition théravada mais aussi en tant que citoyenne européenne, je suis particulièrement concernée par la répression terrible se déroulant en Birmanie, d'autant plus que je devais m'y rendre plusieurs mois courant 2008 pour y faire une retraite dans un monastère.
C'est un véritable crime contre l'humanité.
J'ai longuement développé ce sujet sur mon blog
http://bica-vipassana.blogspot.com/
De
09H34 | 06/10/2007 |
La Birmanie a été au centre de l'actualité ces derniers jours, faisant
la une des journaux de la presse française. Les grandes manifestations
contre la junte en place depuis 1988 suivies d'une répression féroce
ont ému la communauté internationale. Mais comme le veut le jeu des
médias l'actualité passe et ne dure pas, les manifestants birmans
disparaissent peu à peu de nos écrans.
Alors que le gouvernement américain, dans un élan de générosité,
s'était employé à emmener une coalition pour renverser le dictateur
irakien Saddam Hussein en 2003 et exporter, comme les hamburgers, la
démocratie, on ne voit aucune mobilisation semblable pour le cas birman.
Bernard Kouchner, le french doctor, comme on le surnomme, est
curieusement peu bavard en ce moment, laissant Rama Yade répondre aux
médias sur la situation en Birmanie. Or, il l'avait été un peu plus
pour Total pour 25 000 dollars lorsqu'il avait dû réaliser un rapport
sur le Myanmar pour l'entreprise française en 2003 (lire l'article du
nouvel obs :
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/birmanie/20070925. ..
[2]
). L'homme de gauche passé à droite après l'élection de mai 2007
milite pour le droit d'ingérence, c'est-à-dire violer la souveraineté
d'un état sous certaines conditions, notamment contre l'ensemble des
dictatures dans le monde. Il avait approuvé l'intervention américaine
contre la dictature irakienne.
Alors Monsieur Kouchner vous qui défendiez ardemment le droit
d'ingérence, pourquoi ne le brandissez-vous pas contre la dictature
birmane qui est en place depuis des dizaines d'années ?
Diego Ségalas