Les aventures de Charles Mouloud aux Trans Musicales
Si vous fréquentez assidument Rue89, vous ne pouvez pas ne pas le connaître. A sa demande, nous avons accrédité l’un de nos commentateurs vedettes, le désormais célèbre Charles Mouloud (bras gauche de la Vénus de Millau), pour qu’il couvre pour nous les Trans Musicales de Rennes. Voici son premier billet.
Cliquez ici pour voir le diaporama de Nicolas Joubard
(De Rennes) J’ai allumé des bâtonnets d’encens, lu dans les entrailles d’un poulet Loué, consulté moult marabouts finistériens perçant les secrets des cauris dans le kig ha farz, énucléé un borgne trinitéen et, pour finir, j’ai fait le derviche tourneur en tenant compte des principes du Feng shui.
Et pourtant, ne connaissant ni des lèvres ni des dents le moindre mage influent, je me retrouve "accrédité" pour suivre durant trois jours (et trois nuits), les 29es éditions des Trans Musicales de Rennes pour Rue89. C’est parti, le Mouloud est dans la place, avec son Pass qui lui permet d’avoir accès aux lieux spéciaux, celui des pros et des VIP.
Inauguration officielle le mercredi soir, soirée "privée" sur invitations, petits fours et champ’ avec les ceux qui s’autorisent à penser, les journalistes, les politiques et les "happy few". Serrages de louche et "bonsoars" de rigueur, discours obligés et voili-voilà de circonstance.
Y’en a un qui sort du lot, c’est "Papy Brossard", l’infatigable organisateur et défricheur de talents, monté sur 100 000 volts, et qui, à l’heure où certains commencent à calculer les trimestres engrangés pour la retraite, est prêt à se lancer dans un pogo endiablé sans attendre le lancement dudit festival.
Une p’tite claque d’emblée, avec un set, qui déchire grave, du trio suisse Solange la Frange, du pur bonheur en décibels punky-électro. Mais j’y reviendrai, parce qu’on va devenir amis d’enfance d’ici peu.
Jeudi, c’est parti pour du vrai !
Avec Marie Zoubida, ma fille cadette, docteur ès rock anglais-électro-punk, on va passer une soirée, comment dire, Mouloudesque ! Si si ! Un bouquet de sensations et d’émotions diverses, de rencontres interlopes. Du bonheur en boite.
Bon, on a passé l’essentiel de la soirée "back stage", dans les loges VIP avec les "travelos-putes" du groupe Zach-Ryan et Solange La Frange, à se faire relooker et à se faire les abdos à se gondoler de rire, loin des questionnements philosophicos-onfraysques et des problèmes de colissimo parisiens.
J’avais un pari à tenir, celui de toucher les zicos de the View, parce qu’ils ont été lancés par Pete Doherty et que Pete est un mec que "kiffe trop de la mort qui tue" Marie Zoubida, ce qui, mécaniquement, la rend par personnes interposées, proche du tombeur de Kate Moss ! Ça, c’est fait ! Et après : leur concert, qui était un petit bijou, surtout en compagnie de Clémence, jeune roadie qui me trouve cool et me roule une pelle pleine de tendresse et de bière ! Le temps de croiser Jackie Berroyer, d’échanger quelques mots surréalistement forts à propos du vaste monde qui nous entoure et des jeunes de c’temps çi, qui sont peut-être moins jeunes que les jeunes d’avant.
Il faut aller voir illico The Do, formé par Dan Levy et Olivia B. Merilathi, qui débute, mais qui en veut, avec une Olivia survitaminée en sœur cadette de Bjork.
Retour aux loges, où, entre les traditionnelles bouteilles de Jack D. et autres vodka et les senteurs d’herbes médicinales exotiques, je réussis à trouver ma drogue préférée, un bon café bien chaud… Je ne sais pas pour vous, mais trouver un café dans un festival est beaucoup plus difficile que d’autres produits d’un commerce moins équitable. Quoi que ! Que dire d’autre aujourd’hui, si ce n’est que le chanteur des Willows s’est légèrement excité sur les formes généreuses d’une de mes putes-travelottes favorites… et lui a prouvé, l’outil à la main, l’ampleur de son trouble. Que les filles du fanzine Mademoiselle age bête, qui couvriront les trois jours, sont très jolies et pas bêtes… Et que demain, je remets le couvert, en essayant de devenir ami d’enfance avec Philippe Katerine… mais c’est pas encore gagné.
A demain.
Photos : Nicolas Joubard
- 5028 visites













En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Bravo, je serai peut-être le premier à te féliciter, mon poteau, pour cette première, et je n’y reviendrais pas, tu sais pourquoi.
Enfin de retour Adaunis !!! M’enfin ! On se faisait un sang d’encre !!!
« On se faisait un sang d’encre !!! »
Je dirais même plus, « un sang d’ancre !!! »
Je me joins à Alexad pour réclamer le retour du bel Adaunis.
Même sporadique, sa présence sur Rue est vivement souhaitée.
Belles choses, cela dit, sur Artabus.
Oui belles choses !
Je serais assez curieux de vous lire dans le même type d’exercice. A en croire le court extrait dont vous nous gratifiez ici, j’ai peine à croire que vous puissiez arriver à l’entame de la cheville de ces sabots plein de paille. Tenté pour faire un essai?
N’y va pas trop fort, tu vas comprendre en 2 sec que tout le monde n’a pas le même sans de l’humour que toi sur rue 89…
Allez zou le Kevin ! on lui ferme le commentaire !
Salut Mouloud…
Bienvenue chez moi…
A plus…
Hmm, mouais, l’écriture de l’article est tellement « funky-grave-overcool-top-moumotte-qui déchire de la mort » que parfois ça devient un poil difficile à lire…
C’est nexprèt….pour ce moquer un peu du jargon habituel et convenu …it’s for fun !
C’est vrai que MC Charles Mouloud, c’est pas du Ronsard. Mais bon, on peut faire dans l’expérimental de temps en temps, ça ouvre les fenêtres et ça aère un peu tout de monde.
Accrochez-vous, comme certains grands crus, le Charles Mouloud met du temps avant d’exploser en bouche.
Bravo et Encouragement pour ce premier pas dans la vie journalistique.
Le coté « bilet d’humeur » est très sympa et réaliste…
mais Charles, n’oublie pas qu’il s’agit d’un festival musical et que tu es sensé parler (aussi) des groupes qui s’y produisent.
Ceci dis, je t’envie mon lascar !!
Bon courage et fais gaffe si on mets une petite pilule blanche dans ton café, c’est peut etre pas de l’aspartame… !
J’entends bien les critiques sur l’absence de commentaires sur les groupes.Mais le principe de mes interventions est plutôt prévu comme étant du free style.
Je ne suis pas critique de rock , etc …
Ce sera surtout des billets d’humeur .
Bon , je parle aussi des groupes qui me touchent , et les liens faits dans le texte permettent de les retrouver.
Bon, on verra pour la suite…
Sinon , pas d’inquiètude à que je me laisse griser par le « décor » ! Ce n’est que du théatre en carton pâte !
Salut Charles!
Sorry pour le retard à l’allumage mais je découvre ton article à l’instant.
Conscient d’être à la traîne pour te féliciter, je ne vois plus d’autre choix pour moi que réclamer ta Clémence.
Belle mise en bouche en tout cas.
Bravo Charles Mouloud, quel talent ! Vous lire est toujours un grand plaisir !!!!
moi, la plume de charles mouloud, j’adooooooore !!!!! et passe bonjour à philippe katerine, t’as trop de la chance charles !!!! profite veinard
J’ai vu, j’ai écoutu, et chu partu !
C’est pro,c’est propre, mais je n’y suis pas sensible.
Quant au plan « second live », je trouve cela ridicule.
Dans la salle , qui était bondée , passait aussi sur grand écran les images « second live « avec des photos des musiciens en incrustration, et une cinquantaine de blous qui dansouillaient dans un espace au 3/4 vide !
Le concert à eut bcp de succès et l’ambiance y était chaude.Mais virtualiser le réel , c’est un peu bizarre et très froid , de mon point de vue , s’entend!
J’ai depuis le début des festivités , subit 6 contrôles d’alcoolémie.Sachez que les « représentations » des uns et des autres ont la vie dures ….Mais je ne bois pas une goutte d’alcool et ne profite en aucun cas des paradis artificiels !
Mon seul « abus » après des VIP ,( comme vous dites, en l’occurrence le groupe Solange La Frange avec lequel j’ai réellement sympathisé, et qui sont très loins de se la péter), est d’avoir demander à profiter de la cafetière.
Sinon, vous pouvez imaginer que je me la joue , backstage et tout et tout. Si c’est intéressant de voir aussi les coulisses , sachez que je passe le plus clair de mon temps à suivre les concerts , comme tout le monde ici .
Pour Les Galactic…effectivement,je n’en ai pas parlé , mais dans mon papier à sortir aujourd’hui, j’évoque par l’intermédiaire d’un festivalier ce moment à relever parmi les meilleurs de la première soirée .
C’est le problème du choix , lorsque trois concerts ont lieu en mm temps.
Tout le monde dit que c’était génial…je ne les ai pas vu …tant pis pour moi !
Les Transmusicales sont le phare de la culture officielle rennaise. Largement subventionnées, elles ont été l’un des deux axes de la politique culturelle municipale devant bientôt 30 ans (l’autre étant le théâtre).
Grâce à cela, le reste du temps, les rennais marchent dans les clous.
K
PS : C’était juste pour pointer la capacité de la social-démocratie à récupérer l’énergie de la jeunesse et à la canaliser.
Le quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds à Rennes y a bien passé trente ans de sa vie (et ce n’est pas fini). Et en a un tantinet assez de la « rebellitude » officielle.
K
Oui oui j’habite à Budapest, et je voudrais un pass total pour suivre le festival Sziget pour Rue89 en juillet 2008, promis je vous fais un compte-rendu Champagne, petits fours et espace VIP.
Merci d’avance
Chère Lise,
votre fraicheur et votre innocence font plaisir à voir.
Si notre ami Charles avait correctement orthographié Milo au lieu de Millau, rien dans son descriptif ne vous aurait choquée et vous seriez persuadée qu’il est vraiment le Bras gauche de cette ravissante personne !!?
Que vous soyez désolée ne m’étonne pas, puique moi pour être Grec, j’ai parfaitement compris le trait d’humour, du Breton.
Il est vrai que souvent, le troisième degré minimum n’est pas accessible à tous le monde, c’est aussi pour cela, que souvent on « cale en bredaine ».
Mais Lise, cette Vénus ci, c’est pas Aphrodite. C’est celle qui veille sur le viaduc. Tout le monde sait ça !
Bonne chance dans ce nouveau job.
Mais la musique ce n’est pas mon truc.
S’il y était question de musique ce serait pas mal…
Non franchement c’était déjà le cas avec le gars envoyé au festival de Venise, je ne suis pas du tout convaincue par ce genre d’exercices……bof bof les humeurs de machin ou de bidule…On dirait du Dahan dans Libé, le truc pénible au possible, un gars se fait plaisir et nous raconte à quel point c’est super les gâteaux, les stars et tout et tout…
Je veux bien admettre que des gens qui ne sont pas journalistes aient une réelle compétence dans certains domaines et puissent, à ce titre, remplir des colonnes.
Mais là dans quel genre est-on exactement? Où est l’information? Où est la compétence?
Où sont le regard, l’approche, l’angle qui justifient une publication?
Le verbe peut plaire et après?
Quel contenu ?
Un style sans contenu est une coquille vide.
Bon on recause de mon accréditation totale et absolue pour Cannes (photo et textes) faut s’y prendre tôt! Merci les gars!
AH et puis aussi quitte à mettre un diaporama autant qu’il soit visible, dans Picassa la taille est paramétrable suffit de changer les valeurs de taille dans le code « embeded ».
Bon travail, Charles. L’an prochain, on t’attend à Werchter en Belgique. (Si la Belgique existe encore, évidemment)
Avec de l’imagination,de l’esprit et du goût le talent est au rendez-vous.
Bravo à toi,tu écris très bien et tu nous séduis
avec tes articles y compris tes posts…
Et comme disait Jacques Brel,avoir envie de faire quelque chose,c’est ça le talent…
Merde dans ce job de « journaliste »..
C’est bien de la part de rue 89 de t’avoir fait confiance.
Bonne soirée
aaaaahh chaaarles-mouloud, dandy de grands chemins
continuez à nous transporter !
Ouais, ouais, ok, ce n’est pas à proprement parler du journalisme (quoique).
Mais j’aime bien ce billet, frais, pop, bien, quoi.
Mais je dois dire que ce que je préfère, et me fait littéralement jubiler, c’est qu’il a l’air d’embêter beaucoup de monde, et notamment ceux pour qui un papier doit être forcément sérieux et informatif au sens le plus strict du terme. Il peut l’être, et doit même l’être le plus souvent possible. Mais quand un Charles Mouloud est publié, ce n’est pas pour autant qu’on brûle un Günter Wallraff.
Continuez donc!