
A Rennes, les « Cold Tears » de Dominic Sonic emplissent l'Ubu
Les 4 et 5 décembre, dans le cadre des Transmusicales (Bars en trans) à Rennes, Dominic Sonic retrouvait Vincent Sizorn, le magnétophone et les bandes d'époque pour rejouer « Cold Tears », premier album désormais mythique. One more time : le mercredi 3 juin, rebelote à l'UBU. Compte-rendu de la rencontre pour le plus grand plaisir du public.
Apparu sur la scène rock française avec « Kalashnikov » en 1986, Dominic Sonic revenait dans la ville de ses débuts. Ambiance vintage dans le temple rennais, l'UBU, où le public s'était donné rendez-vous. Nostalgie, que nenni !
Comme le dit si bien Jean-Louis Brossard dans l'interview du panoramique de Stéphane Mahé, Dominic Sonic a toujours été un précurseur et l'actualité de sa musique, l'inventivité technique et l'intemporelle modernité du son, rappelle à nos ouïes ébahies qu'il est un artiste majeur, malgré sa discrétion.
En plus, ce qui est franchement dégueulasse, c'est que si nous avons « un peu changé » sur les bords et aussi au milieu, pris quelques kilos ou perdu des cheveux, cet « enfoiré » de Dominic garde la dégaine d'un mec de vingt ans, et ça, c'est pas juste !
(Pour profiter du panoramique sonore en plein écran, cliquer sur la photo)
Charles Mouloud : Bonjour Dominic. Différentes rumeurs te « consternant », me sont revenues à l'ouïe, et j'aimerais éclaircir avec toi quelques points. Tout d'abord, comment ça va t-il bien et pourquoi ?
D.S. : Je ne parle pas bien ton langue mais je crois comprendre que tu me demandes de mes nouvelles… Je suis dans cette période un peu oisive nécessaire à la composition. J'en suis à la phase un : enregistrer des idées de morceaux sur un dictaphone. La phase deux consiste à trier ces idées et à les transformer en morceaux. Elle débutera lorsque mes deux complices de Bikini Machine (Franck et Patrick) auront terminé leur album. La phase trois consiste, elle, en l'enregistrement du nouvel album et se fera, comme pour « Phalanstère #7 », dans notre studio collectif. Je pense que nous enregistrerons cet été et que nous aurons terminé à l'automne. La sortie devrait se faire début 2010… Ce programme sera ponctué de quelques concerts.
C.M. : A l'heure où un biopic à la gloire de l'interprète du fameux « Domininic Sonic nique » sort sur les écrans du monde entier et de Navarre, on dit dans les milieux autorisés que la reine d'Angleterre t'aurait adoubé « Sir Sourire ». Qu'en est-il ?
D.S. : Ce serait plutôt Lord (Lord Denotreprochainerencontrejet'encolleraiunepetitcon). Et puis tu apprendras, frangin, que l'on ne s'attaque jamais à la famille !
C.M. : Discrétion, activités multiples (écriture, théâtre, scènes diverses avec des acolytes), depuis plus de vingt-cinq ans, tu t'es créé un univers particulier. Comment peux-tu définir ta démarche artistique ?
D.S. : Je la définirais comme boiteuse. Disons que je ne me suis jamais interdit quelque domaine que ce soit et que la curiosité et l'intuition me servent de guide. Ceci induit évidemment quelques prises de risque et donc, des échecs potentiels, mais comme dit l'adage, « qui ne tente rien, n'a rien ». Les seules limites que je me pose sont les miennes : on ne peut pas être pertinent partout. Mais j'aime découvrir, et par-dessus tout : apprendre.
C.M. : Tu reviens avec quel projet artistique ?
D.S. : Exactement le même… Vincent et moi rejouons l'album « Cold Tears » avec le magnéto et les bandes d'époque. Au départ, il s'agissait d'une demi-joke car il n'y avait pas de « soirée anniversaire » aux Trans et parce que nous trouvions légitime d'en proposer une. Devant la réaction du public (un mélange de « vieux de l'époque » et de très jeunes qui étaient souvent les enfants des premiers) nous avons réalisé que la musique, le son, et le concept étaient restés très « actuels ». Ensuite, nous avons reçu quelques propositions de la part d'organisateurs… Cela permet de jouer en attendant la prochaine tournée, tout en proposant une formule que beaucoup de gens n'ont pas encore eu l'occasion de découvrir.
C.M. : En « finitude », quel est ton regard sur la scène rennaise actuelle ?
D.S. : Même si je suis désormais parisien, je garde (du fait de continuer à enregistrer, répéter à Rennes) des liens très forts avec Rennes où j'ai vécu vingt ans. Je suis donc très à l'écoute de ce qu'il s'y fait. Entre Micronologie en hip-hop, Success, Bikini, les Popopopops, Rio Cinéma, les Wanking noodles, Mobiil, Laëticia et tant d'autres (il y en a qui vont m'en vouloir mais je ne peux décemment pas les mettre tous…), il y en a pour tous les goûts… Cette variété dans les registres musicaux, alliée à une inventivité sans limite, ont toujours été propres à Rennes. Son appellation de « capitale du rock » n'a jamais été usurpée, même si elle est désormais à partager avec d'autres villes…
Photo panoramique : Stéphane Mahé.
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De shots.fr
photographe | 14H11 | 06/06/2009 |
Et le Sonic à dix sous c'est pas cher. Ah ! Quel charmant garçon que ce Dominic, vu aux Charrues il y a un bail, croisé au Vauban il avait assuré (DTLSDT) la première partie de Déportivo (…). La dernière fois que je l'ai vu, on s'est croisé backstage du concert de Dadaho aux Charrues. Il m'a regardé, m'a souri et fait un petit clin d'oeil au croisement. C'était charmant. J'aime bien les gens comme Dominic Sonic, aussi classieux sur scène qu'à la ville… C'est pas comme certains que je ne citerai pas hein ? Et qui ne répondent même pas aux emails de leurs potes.
Monsieur Mouloud, c'est çui qui dit qui y est, d'abord. On réglera ça sur la plaine de Kerampuihl le mois prochain, à l'aube où le ciel poudroie. Vous aurez le choix des armes. Café croissant ou minute maid.
HG
à shots.fr
De Charles Mouloud
(auteur)
Bras gauche de la Vénus de Millau | 16H08 | 06/06/2009 |
Oké, je vois !

Tu ne perds rien pour attendre, j'arrive…..
De dy
c'est probable mais fort impossible... | 21H33 | 06/06/2009 |
Perso, je suis assez d'accord avec l'interview.
Je trouve les réponses de l'artiste assez raisonnables.
De caro
délinquante avérée | 08H40 | 07/06/2009 |
Franchement, Charles Mouloud, t'es pas cool pour nous autres, les non-rennais, à nous faire baver sur votre actualité musicale. Enfin, ça me permet de découvrir des groupes dont je n'ai jamais entendu parler, chuis un peu larguée de ce côté là/ Je ne connais que « Monsieur Roux » que j'ai entendu il y a peu en première partie d'Emir Kusturica.
Eh bien, bonne continuation, et pour la cigarette, la prochaine fois, n'oublie pas
le site « la tête à modeler » t'indique même comment en fabriquer un … ; -))
à caro
De Charles Mouloud
(auteur)
Bras gauche de la Vénus de Millau | 09H32 | 07/06/2009 |
Pas de Tati que l'on redoute ici !
Mr Roux, vient de sortir un nouvel album « un été caniculaire », et c'est pas mal du tout !
http://www.monsieurroux.com/album-monsieur-roux.htm