
Grenelle de l'environnement : halte au tout routier !
Les transports routiers représentent l'une des principales sources des gaz à effet de serre. L'urgence à agir et la nécessité de mesures structurelles ne se discutent plus. L'ensemble des mesures évoquées dans l'atelier transports et qui ressortent de la première phase du Grenelle ont un objectif commun : favoriser les transports moins polluants (ferroviaire, fluvial ou maritime) au détriment des transports routiers.
Pour les voitures particulières, l'objectif est de réduire les émissions du parc automobile de véhicules particuliers de 176 grammes de CO2 par kilomètre (situation actuelle) à 130 grammes de CO2 par kilomètre d'ici 2012. Pour atteindre cet objectif, un programme ambitieux à plusieurs volets a été discuté et soutenu par France Nature Environnement.
Il ne se limite pas, comme on voudrait nous le faire croire à une réduction de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée (mesure qui a elle seule représente une économie chiffrée à près de 2 millions de tonnes de CO2), mais suppose également une réglementation des émissions des véhicules neufs, une éco-pastille (pour indiquer le niveau d'émission du véhicule), un système de bonus-malus annuel, une aide financière à l'achat de véhicules moins polluants, etc.
Mieux informer le consommateur sur les voitures qu'il achète
Le système de l'éco-pastille est la transcription de l'affichage existant actuellement sur les appareils électroménagers. Nous sommes convaincus que si le consommateur est correctement informé du niveau de pollution d'un véhicule, son choix se portera plus facilement vers un véhicule moins polluant, à condition que les aides fiscales accompagnent et favorisent son choix.
Les mesures de bonus-malus ont aussi été calculées pour permettre le financement de modes de transports alternatifs (principalement collectifs), l'Etat ayant quasiment supprimé toutes ses aides au financement depuis quatre à cinq ans. Un plan volontariste de développement des transports collectifs et des transports doux doit nécessairement compléter le dispositif.
Une redevance kilométrique pour le transport routier
Concernant le transport de marchandises, force est de constater qu'aujourd'hui le transport routier ne paie pas ses coûts et qu'il contribue fortement aux émissions de CO2. France Nature Environnement a soutenu la mise en place d'une éco-redevance pour le transport routier de marchandises, applicable dès que possible sur le réseau autoroutier non concédé et les routes nationales parallèles au réseau autoroutier.
Il s'agit d'une redevance kilométrique applicable à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes, tous les poids lourds quelle que soit leurs nationalités. Les sommes issues de cette redevance devront être affectées à plus des deux tiers à des investissements dans le domaine des transports ferroviaires ou fluviaux.
Ces mesures ont fait l'objet d'un large consensus de la part des différents collèges, à l'exception de quelques réticences très corporatistes et loin d'être surprenantes. Nous pouvons ainsi espérer que nombre de ces mesures ressortiront parmi celles que le gouvernement s'engagera à mettre en œuvre rapidement.
Sandrine Bélier et Michel Dubromel
► Le site de France Nature Environnement.
- 3964 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




















56
(Pour réagir, connectez-vous)
De Cyano_yan
11H27 | 08/10/2007 |
c est tres bien…mais sachez que les transports ne sont pas la plus importantes des decharges en CO2 que comptez vous faire pour l'industrie ? Là me parait etre une priorité trop souvent oublié…
Yannick
Diplomé en environnement, Spécialité changement climatique ; Doctorant en biologie et écologie
à Cyano_yan
De
08H44 | 09/10/2007 |
TAisez-vous, on risque de vous prendre pour un corporatiste ! Comprenez bien, enfin, que tirer à boulets rouges sur la voiture résoudra tous les problèmes !
Ainsi, vous l'aurez remarqué, dans les grandes métropoles, les pics de pollution liée à l'automobile ont lieu lorsque la circulation est la moins fluide, lorsqu'il y a le plus de bouchons. Et la solution proposée est de réduire la vitesse… Logique, non ?
Mais parler de l'industrie ? Rhooooo ! Vous dites des gros mots, là. En plus, avec ça, on peut pas culpabiliser le bon peuple.
Mais je ne vous apprendrai pas qu'un jugement péremptoire vaut beaucoup mieux qu'une analyse circonstanciée, s'appuyant sur des faits et des études sérieuses.
En cas contraire, ce seraient des scientifiques que l'on trouverait à la tête de nos gouvernements et associations, pas des politiques…
Otto Naumme
De
13H26 | 11/10/2007 |
Expérience faite il y a quelques années, un été, sur l'autoroute :
D'abord un sentiment étrange de fluidité et de sérénité. Je ne réalise pas tout de suite. Je m'apprête à doubler (mais qu'est-ce qui leur arrive ? )puis je me souviens : pic de pollution, vitesse limitée à 70 km/h.
Les distances de sécurité sont respectées, personne ne double, c'est très reposant.
Curieusement, aucun bouchon aux endroits habituels. A l'arrivée, mon temps de trajet n'est pas notablement modifié.
Depuis cette première expérience, je retrouve le même plaisir, la surprise en moins, chaque fois que le pic de pollution nous contraint à rouler tranquille.
à Cyano_yan
De FNE
(auteur)
France Nature Environnement | 21H31 | 09/10/2007 |
En réponse à Cyano YAn
Lorsque l'on fait allusion à l'industrie, il faut se rappeler que l'industrie est très facile à contrôler car ce sont des sources « fixes » même si elles ont leur pollution.
La pollution liée à l'automobile est en première posiion ( 27% des GES) et elle est très difficile à contrôler - voire impossible - car mobile par essence même -désolé pour jeu de mots involontaire.
Michel
FNE
à FNE
De
09H09 | 10/10/2007 |
Euh, c'est gentil d'intervenir, mais c'est pas une réponse, ça. Cyano-Yan vous demandait pourquoi la FNE ne faisait rien sur l'industrie et sa pollution. Et vous répondez qu'elle est « facile à contrôler ». Dans ce cas, pourquoi ne pas le faire, pourquoi ne pas s'en occuper ?
j'avoue ne pas vous comprendre, sur le coup. A moins que le seul intérêt soit d'incriminer la voiture. Pas si difficile que ça à contrôler, il semblerait, puisque l'on peut déjà mesurer son impact sur la pollution (soit les chiffres tombent du ciel soit ils sont basés sur des mesures précises, donc contrôlées, non ? ). Et que l'on sait quand même que, en très grande majorité, la pollution liée à l'automobile est centralisée dans et autour des grandes métropoles, pas si nombreuses que cela en France, pour ne parler que de notre pays.
Mais ça doit être plus facile comme vous le dites…
Otto Naumme
De
13H40 | 11/10/2007 |
« la pollution liée à l'automobile est centralisée dans et autour des grandes métropoles »
Allez dire ça aux habitants de la vallée de Chamonix, à ceux de la Maurienne (quand le Mont Blanc était fermé ou réglementé), et à ceux de toute la région quand le Mont Blanc et le Fréjus étaient réglementés.
Peut-être que pour vous pollution automobile n'inclut pas les camions ? Cetains jours, dans ma région, ils occupent la TOTALITE de la voie de droite sur l'autoroute.
Mais je ne vois pas pourquoi on devrait choisir, lutter contre la pollution automobile n'oblige pas à laisser les industries empoisonner nos fleuves et nos terres.
Et aussi il va falloir s'occuper de nos poubelles, et des incinéra-tueurs qu'on doit construire pour s'en débarrasser.
En fait, ceux qui disent de s'occuper de ceci PLUTOT QUE de celà ne souhaitent pas vraiment s'attaquer au problème.
à FNE
De Cyano_yan
18H03 | 10/10/2007 |
puis je avoir vos source car les miennes sont bien differentes voir IPCC
De plus il me semble que la mobilité n est pas un facteur inférent
D'autre part les metaux lourds ou autres poussieres relarguées interferent avec les ecosytemes et modifie nt de manieres importantes les flux de CO2 entre autres (voir JGOFS …etc) C'est d ailleurs par le calcul de ces flux et par les differents bilan des stocks que l'on en sort, que nous pouvont prédire les changements.
Ensuite je pense que c'est justement parce qu'il est compliqué que ce problème (rejet industrie) doit etre resolu. D'ailleurs depuis quelques années, l'ADEME finance des travaux de doctorat dans ce sens et pas dans les autos(ne veut pas dire que ce soit suffisant ni toujours tres rigoureux …mais bon c'est deja ça)
Bref encore une fois l'initiative et interessante mais au vue de votre réponse, il me semble qu'elle va être unique( ? ) et surtout loin d'être rigoureusement suffisante… Alors j'espère me tromper et que au contraire ce ne sera qu'une mise en bouche pour de plus gros travaux.
J'ai une dernière question qui n'a peut etre pas sa place dans ce forum. Mais puisque vous avez eu la gentillesse de me répondre la première fois, je la tente :
Je suis donc Doctorant en Belgique mais ma formation précédente s'est faite en France sur justement l'environnement et les changements climatiques. Quand j'ai fini mon DEA les financements etait au plus bas pour embaucher des doctorant français en France…jusqu'à Mai dernier je cherchais encore un poste, mais malgré l'appui de grands chercheurs français dans le domaine et des projets à la pointe je n'ai rien trouvé. Je voudrais donc savoir si vous les chiffres augmentront et si le « grenelle » y mettera des fonds ou apportera son soutien à la communauté scientifique ?
Cette question je ne la pose pas pour moi mais pour les promotions qui me suivent et qui vont etre confrontées au même problème.
Merci d'avance
cordialement
yan
ps : désolé pour les fautes glissé la fatigue et la meilleure amie du doctorant dans tous les pays
à Cyano_yan
De Cyano_yan
18H11 | 10/10/2007 |
un doc pdf de L'IPCC (INTERGOVERNMENTAL PANEL ON CLIMATE CHANGE) http://www.ipcc.ch/present/sbsta-srccs/sources.pdf
De PIC-HARDY
12H08 | 08/10/2007 |
Encore une foi,tous cela ne sera que de la duperie afin de mettre en place des machins pour placer amis,copains et coquins,
le jour ou la façon de faire de nos politiques changera n'est pas encore pour
cette législature,beancoup de brassage d'air et de parole,
le big boss ayant fait des études ou la parole est maitre dans l'art, les FRANCAIS (certains) écoutent avec bienveillance ce que l'instigateur du proget va dans un premier temps nous exposer,
les empoisonneurs de tous bors ont encore beaucoup d'avenir.
De
14H00 | 08/10/2007 |
FOUTEZ NOUS LA PAIX AVEC LEs BAGNOLLES ! SI ON ARRETAIT DE NOUS PRENDRE POUR DES CONS : c'est une pompe a fric ! tout de suite de quoi on parle a ce fichu grenelle : comment va t on pouvoir encore leur piquer du fric ? ! il a ete comment a cardiff le nain ? on nous parle jamais de l'avion…ça pollue pas l'avion ? …ET les helicos et les tanks de l'armee,qu'on fait circuler pour le fun…j'en ai marre…personne ne va se revolter dans ce putain de pays ?
De
15H26 | 08/10/2007 |
Si quelqu'un a des chiffres sur l'impact des tanks et des hélico je suis preneur… et tant qu'à faire sur l'impact des des pets de nains sur la couche d'ozone. Merci
De
17H32 | 08/10/2007 |
combien de tonnes de co2 à balancer dans l'atmosphère depuis son élection le globe trotter de l'élysée pour ses ballades ,ou pour les obsèques d'un évéque,ou pour un match de rudby, la on dépense s'en compter je pollue mais j'ai le droit c'est pour la bonne cause . qu'ils arrêtent un peu leurs conneries et qu'ils montrent l'exemple
De
17H42 | 08/10/2007 |
le biocarburant une belle affaire ,nos agriculteurs préfèrent le faire pousser que le blé question de subventions ça rapporte mieux,les terrains en jachère vont etre libérer pour faire pousser du Bio qui ferontfaire rouler les 4X4 que chaque français possédent ; et tant pis pour l'ozone si les pesticides employés pour cette agriculture sont beaucoup plus polluant que le pétrole.
Vive la bagnole
Vive notre pays vive la France et tout ses gogos qui croient encore au père Noel
De
17H47 | 08/10/2007 |
Le trafic routier représente 30% des émissions de CO2, la production d'électricité c'est 55% des émissions de CO2. La route n'est donc pas a priori une « priorité », mais pourtant le problème est tellement plus complexe pour la voiture que pour l'électricité, et nécessite un telle révolution que c'est ce qui en fait justement une priorité parce que les aménagements et les changements de comportements ne se feront pas du jour au lendemain.
La différence entre les deux ? Le citoyen lambda ne peut presque rien faire pour produire de l'électricité proprement. Que l'électricité provienne d'éoliennes, de barrages, de centrales nucléaires ou de centrales à charbon ne fait aucune différence du moment qu'il y a du courant quand on appuie sur l'interrupteur. Les solutions doivent donc à ce moment-là êtres prises à haut niveau (politique, industriel).
Pour la voiture, c'est bien plus compliqué, on touche à un problème plus personnel, un symbole de prospérité (ça fait 50 ans que notre modèle de société glorifie la bagnole) et c'est donc beaucoup beaucoup plus difficile à remettre en question.
Or, que constate-t-on ? Plus de rationnalité ? Plus d'efficacité ? Eh bien non, au contraire ! Les voitures sont toujours plus grosses, toujours plus lourdes, polluantes et toujours plus dangereuses, il n'y a qu'à voir la recrudescence absurde de SUV et de 4X4 sur nos routes.
Or il faut ouvrir les yeux, la voiture représente un gaspillage monumental : 1 tonne d'acier, 10 m2 à l'arrêt, des centaines de kilos de CO2 chaque année, et tout ça pour un truc qui est immobile 95% du temps et qui est occupé en moyenne par 1,2 personne. Regardez en ville : 95% des voitures contiennent une seule personne. Imaginez un peu tout cet espace complètement perdu !
La voiture en tant que transport individuel est précisément l'invention la moins efficace et la plus gaspillatrice en ressources en place et en énergie de ce siècle passé. En plus, 50% des trajets en voiture sont faits sur moins de 3km. Faites ces mêmes 3km à vélo et vous n'émettez pas un gramme de CO2, vous ne gaspillez pas de ressources fossiles et vous utilisez un espace minimal, le tout sur un objet facile à construire, pas cher, léger et propre à tous les points de vue, en plus d'être nettement moins dangereux pour les autres…
Vaste débat !
De Alain Colbert
18H30 | 08/10/2007 |
En France la production d'électricité d'origine massivement nucléaire ne représente pas 55% de la production de CO2 !
Si vous allez faire vos courses au supermarché en vélo, félicitations ! Si vous ou votre épouse appréciez d'aller au travail en vélo sous la pluie, la neige ou quand il gèle, dites-moi comment vous êtes habillés et quelle tête fait le patron quand vous arrivez !
Les voitures sont beaucoup moins dangereuses aujourd'hui qu'il y a vingt ans. La ceinture de sécurité, l'airbag, l'ABS ou le peneu à carcasse radiale, entre autres, en sont la cause.
La lutte contre la production de CO2 est un problème complexe : supprimons les vaches du tiers-monde dont l'élevage n'est pas efficace du tout et nous aurons une baisse sensible de CO2, par exemple !
Permettons aux salariés de se loger décemment en centre-ville et nous supprimerons tous ces dispendieux allers-retours journaliers que les transports en commmun ne peuvent pas assumer de manière satisfaisante. Pour cela, il suffit que l'administration décide du prix de vente des logements et non le « marché » …
à Alain Colbert
De
22H11 | 08/10/2007 |
Bien sûr que c'est pénible d'être à vélo quand il pleut, mais c'est aussi la réalité : la pluie ça existe, c'est naturel. Le vrai changement de paradigme écologique c'est aussi d'arrêter de croire qu'on peut TOUT maîtriser et qu'on peut tout faire de la même manière quel que soit le temps qu'il fait. Il faut arrêter de penser que l'on peut continuer à rouler à 120 km/h sur des routes enneigées tout en se plaignant de l'inaction des autorités quand il y a des accidents alors que des quantités astronomiques de sel sont déversées sur les routes chaque jour de neige ! Il faut revenir sur terre.
Bien sûr que c'est difficile pour les gens vivant en campagne ! C'est pour ça qu'à court terme il faut faire disparaître les voitures D'ABORD à l'intérieur des villes, et y développer les Vélib, les transports en commun, etc. (en mettant des parkings d'échange en périphérie). Les gens qui ont la chance d'habiter en campagne en pleine verdure doivent laisser leur voiture en périphérie afin de permettre aux citadins de respirer, et en attendant, doivent accepter de développer, hors des villes, le co-voiturage dans des voitures électriques qui roulent moins vite et qui prennent moins de place. C'est possible, et les campagnes souffriront moins aussi. Je ne dis pas que c'est simple mais c'est faisable. Et, à long terme, il faut développer les transports publics en périphérie et en campagne (trains, etc.) et redensifier les campagnes (en finir avec les pavillons et les villas avec jardin à perte de vue) !
La priorité c'est de montrer aux gens des villes que la voiture y est inutile, contre-productive et particulièrement nocive pour tous (y compris les automobilistes, qui sont les premières victimes des polluants locaux).
De larresb
08H14 | 10/10/2007 |
je voudrais donner une note de 5 étoiles bravo pour ce commentaire
à Alain Colbert
De
22H15 | 08/10/2007 |
Bien sûr que c'est pénible d'être à vélo quand il pleut, mais c'est aussi la réalité : la pluie ça existe, c'est naturel. Les patrons doivent accepter cela, mettre des douches à disposition des employés. De toute façon il viendra un moment où l'on fera des bilans carbone des entreprises, et on se rendra bien compte que faire venir des gens de 150km à la ronde n'a aucun sens et deviendra très coûteux.
Le vrai changement de paradigme écologique c'est aussi d'arrêter de croire qu'on peut TOUT maîtriser et qu'on peut tout faire de la même manière quel que soit le temps qu'il fait. Il faut arrêter de penser que l'on peut continuer à rouler à 120 km/h sur des routes enneigées tout en se plaignant de l'inaction des autorités quand il y a des accidents alors que des quantités astronomiques de sel sont déversées sur les routes chaque jour de neige ! Il faut revenir sur terre.
Bien sûr que c'est difficile pour les gens vivant en campagne ! C'est pour ça qu'à court terme il faut faire disparaître les voitures D'ABORD à l'intérieur des villes, et y développer les Vélib, les transports en commun, etc. (en mettant des parkings d'échange en périphérie). Les gens qui ont la chance d'habiter en campagne en pleine verdure doivent laisser leur voiture en périphérie afin de permettre aux citadins de respirer, et en attendant, doivent accepter de développer, hors des villes, le co-voiturage dans des voitures électriques qui roulent moins vite et qui prennent moins de place. C'est possible, et les campagnes souffriront moins aussi. Je ne dis pas que c'est simple mais c'est faisable. Et, à long terme, il faut développer les transports publics en périphérie et en campagne (trains, etc.) et redensifier les campagnes (en finir avec les pavillons et les villas avec jardin à perte de vue) !
La priorité c'est de montrer aux gens des villes que la voiture y est inutile, contre-productive et particulièrement nocive pour tous (y compris les automobilistes, qui sont les premières victimes des polluants locaux).
De
08H50 | 09/10/2007 |
Mon pauvre ami, vous êtes capable de gâcher un discours parfois plein de bon sens par des âneries d'une taille monumentale !
« Redensifier les campagnes » et surtout en « en finissant avec les villas avec jardin à perte de vue » : vous voulez faire comme Alphonse Allais et mettre les villes à la campagne ? Vous ne trouvez pas cela absurde ?
En outre, c'est quoi le problème d'avoir un grand jardin ? Faudrait que tout le monde en ait un de 100 m² et partout pareil ? Ca va, la tête ?
Quant au fait que « la pluie, c'est pénible », etc. Arrêtez la naiveté, on n'est pas dans du Disney, là. Votre interlocuteur vous parlait d'aller faire des courses, par exemple, et là vous ne répondez pas (normal, je ne vois pas ce que vous pourriez dire…).
Alors bon, sur le fond, je suis bien d'accord qu'il faille faire quelque chose sur la voiture en ville, et il y a des choses à faire. Mais, de grâce, fichez la paix à cette « campagne » qui tente de rester vivable telle qu'elle est aujourd'hui et qui n'a pas besoin que les bobos qui n'ont jamais mis les pieds de l'autre côté du périph » viennent décider pour elle…
Otto Naumme
De
16H33 | 09/10/2007 |
Salut Otto,
Ben disons que le problème c'est qu'aujourd'hui on fait des villes en fonction des voitures, c'est-à-dire en fonction des gens qui habitent HORS de la ville, ce qui est une absurdité pour les citadins qui souffrent de la pollution et d'espaces gâchés puisqu'ils sont consacrés à l'automobile. Je vous rappelle que 50% des parisiens n'ont pas de voiture. Il y a donc la moitié des habitants de la capitale qui subissent la « liberté » des autres !
Pour les courses : il faut mettre fin à l'idée qu'on est bien mieux quand on va faire ses courses dans un gigantesque hypermarché dans des « zones d'activité » (ces immenses espaces hyper moches qui bordent toutes les villes françaises). Je suis pour la « relocalisation » du commerce de proximité DANS les agglomérations, petits magasins, marchés, etc. On prend son petit chariot, on met un panier sur son vélo et hop ! C'est ce que je fais 3 fois par semaine. Absurde d'aller à 15 km de chez soi pour trouver dans un hypermarché des tomates qui viennent d'Espagne et qui ont été emballées au Danemark. Il faudra consommer local, et si possible bio.
Pour ce qui est des campagnes : oui, je pense qu'on gagnerait à « redensifier » ! Modérément bien sûr, mais en prenant exemple sur les écoquartiers (type Bedzed ou Vauban à Freiburg en Brisgau en Allemagne), je pense qu'il est absurde que chacun garde son petit jardin bien tondu et que tout soit privé, clos, fermé. Je suis pour des campagnes avec des petits immeubles de 3-4 étages (parfois 2) avec, entre deux, des espaces verts avec de la nature (sauvage ! non tondue ! ) qui sont « communs » afin que tout le monde en profite. Les enfants se cotoient, et les enfants uniques ne doivent plus attendre de monter dans le 4x4 de papa pour aller chez le copain qui habite à 500 mètres. Oui, c'est un changement de société, mais je suis convaincu qu'on vivra bien mieux comme ça. Et dans ces quartiers, qui seraient des genre de villages, on aurait des commerces de proximité où l'on irait à pied ou à vélo…
Il ne faut surtout pas retomber dans le travers des banlieues avec ces cages à lapin remplies à ras bord de monde mais qui sont entourées de kilomètre carrés de parking et de béton (espace perdu, froid, glauque et triste), et qui sont, au total, pas spécialement denses en population !
Les nouveaux logements sociaux doivent être dans des quartiers sans voiture et entourés d'espaces communs pleins de nature sauvage et de petits potagers. Vous verrez qu'on verra beaucoup moins de jeunes glander dans les allées s'ils ont de la terre à retourner ou qu'ils doivent aller chercher des salades.
J'idéalise un peu, mais c'est pour montrer que tout est lié !
Bien sûr les riches égoïstes continueront à vouloir leur grosse baraque bien isolée avec une grosse barrière tout autour, mais il faudra simplement leur refuser l'accès au centre-ville avec leurs grosse bagnole. Il la laisseront en périphérie et prendront leur vélo, et quand il pleut ou quand ils ont des problèmes de santé, il faut développer en ville le « carsharing » qui pourrait être un genre de Vélib avec des smart monoplaces ou biplaces entièrement électriques et qui iraient à 30km, et qui ne seraient pas personnelles (donc pas immobiles 90% du temps) mais partagées, comme des Vélib !
De
09H35 | 10/10/2007 |
Bonjour euh, je sais pas qui, mais c'est pas grave…
A vous lire, vous avez confirmé ma première pensée : vous êtes parisien(ne). C'est pas un mal, c'est juste que la façon de voir du parisien est parfois assez « faussée », disons…
Pour reprendre votre argumentaire : ouaip, le commerce de proximité, c'est très bien. Ce qui est dommage, c'est que ce sont justement les consommateurs qui l'ont tué en se ruant dans les super et hyper… Moi, dans mon village de 1 500 habitants, je suis obligé de faire 10 km pour aller au supermarché, bien obligé, il n'y a plus rien d'autre (ou presque)… Et à vélo, ben, j'ai plus 20 ans et c'est pentu par chez moi. Cela dit, je suis aussi favorable aux productions locales.
Bon, sinon, pour votre partie sur la « campagne ». Sans déconner, vous avez déjà foutu les pieds de l'autre côté du périph ? C'est à pleurer de rire, votre argumentaire sur les espaces communs et les « enfants qui se cotoient ». Vous croyez qu'ils vous ont attendus ? Vous croyez qu'il n'y a pas d'espaces verts dans les « campagnes » ? Vous voulez voir des mômes qui pêtent la santé, faisant du sport et se baladant où bon leur semble (car sans les dangers de la ville…) ? Sortez de votre ville et venez dans nos campagnes ! Et gardez vos immeubles à la con ! Dans mon village (toujours 1 500 habitants même si ça monte un peu…), un promoteur a fait quelques uns de ces immeubles : tellement bien réalisés que les WC refoulent dans les salons et que le promoteur vient se foutre de la gueule des locataires qui râlent… Sans parler que ces immeubles sont moches. Alors que l'on peut construire des maisons individuelles de même coût ou presque. Au fait, pourquoi ça vous emmerde qu'on puisse avoir un jardin « tondu, clos, fermé » ? Vous avez un rideau à la place de la porte d'entrée de votre chez vous ? Et les 4x4… Les rares ici qui aient des gros véhicules sont les agriculteurs, étonnant hein ? Ou alors, plus proches des Pyrénées (je suis près de Toulouse), ceux qui en ont vraiment besoin : essayez de monter à votre station (où vous habitez) sans 4x4 en hiver, vous m'en direz des nouvelles…
Mais bon, votre phrase « les quartiers qui seraient des genres de villages » résume tout : vous n'avez aucune idée de ce qu'est la campagne, vous me parlez en fait de quartiers de métropoles. Pourtant, le savez-vous, à moins de 50 km de Paris, on trouve des villages tout à fait ruraux. Je ne vous donnerai pas leur nom, vous seriez capable de vouloir les transformer en « quartiers qui seraient des genres de village »…
Votre prose ferait déprimer Mickey mais vous atteignez des profondeurs insoupçonnées avec les « logements sociaux dans les quartiers sans voitures » (pour pas qu'on les brûle ? ), où les jeunes « glanderaient moins parce qu'ils auront de la terre à retourner et des salades à faire pousser ». Non mais, franchement, c'est quoi ce délire ? Les « jeunes », c'est quoi ? Ca « glande », les « jeunes » ? Je les croyais à faire des études ou à bosser. Pas à faire des « travaux généraux »… Et le « retour à la terre » comme moyen de juguler la délinquance, on rêve ! C'est presque beau comme du Pétain, ce que vous délirez…
Je m'emporte mais franchement, vous êtes ridicule. Votre sortie sur les « riches avec leur grosse baraque et sa grosse barrière autour » (on revient sur le rideau de votre porte d'entrée) est stupide : regardez un peu qui vient en voiture dans les grandes métropoles à partir des banlieues : souvent, très souvent des gens modestes au volant de bagnoles pas trop de première fraicheur. Aussi des voitures de luxe, OK. Mais pas une majorité. Et pourquoi prennent-ils leur bagnole, tous ? Ont-ils vraiment le choix ? Sortez un peu de chez vous et de vos certitudes et allez voir comment les choses se passent réellement. Allez demander à ces personnes pourquoi elles prennent leur voiture plutôt que les transports en commun, qui leur coûteraient généralement beaucoup moins cher. Cela vous donnera peut-être une vision plus réaliste des choses. (un indice : le plus souvent, ils n'ont pas le choix…)
Pour finir, une révélation qui va sans doute vous choquer : le Père Noël n'existe pas.
Otto Naumme
De
15H17 | 10/10/2007 |
Très cher Otto !
Raté, je ne suis pas parisien ! Je suis citadin, mais je suis Suisse… donc ma vision est certainement un peu différente de la vôtre pour plein de raisons, notamment le fait qu'ici, les périphéries (banlieues, cités) regroupant souvent des gens aux revenus relativement modestes sont souvent bien desservies en transports publics, alors que les campagnes pleines de villas et pavillons sont plutôt riches et très mal desservies.
C'est un peu grossier mais c'est comme ça. Dans ma ville (Genève), nous sommes quotidiennement submergés par des milliers et des milliers de voitures qui viennent de l'extérieur puisque les gens viennent y travailler, et on voit de plus en plus (ici, en Suisse) de très grosses bagnoles de luxe types SUV ou 4x4. La situation est déjà critique au niveau circulation, mais quand on nous annonce un augmentation de 40% du trafic d'ici 15 ans, vous comprenez que je panique.
Je n'ai pas la même vision de la campagne que vous, certainement parce que je considère que la « vraie » campagne, c'est un endroit où la densité de maisons et de constructions humaines est très faible. Je n'appelle pas « campagne » des successions de propriétés-villas entourées de haies, j'appelle ça « étalement urbain ». Et je pense que c'est un mode de développement qui est sympathique et confortable (et qui doit exister ! ) mais qui doit être minoritaire, parce que ce n'est pas durable et qu'on n'aura jamais la place de loger 9 milliards de terriens comme ça, d'autant plus si chaque foyer possède 1 ou 2 voitures.
L'idée de l'écologie appliquée, c'est de réduire au maximum son empreinte écologique, son empreinte sur l'environnement, pour cela, il faut utiliser un espace « minimum » pour soi-même. Posséder un terrain de 350m2 qu'on tond toutes les 2 semaines ça ne rentre pas exactement dans cette optique, non seulement en terme d'espace occupé (ou justement mal occupé) et de biodiversité. D'où l'idée de faire des petits immeubles sur 2-3 étages (agréables à vivre mais qui occupent peu de place au sol) et des les coupler avec des espaces verts communs à tous les gens du coin, plutôt que d'avoir chacun un immense jardin tout vide.
Je ne cherche pas à accuser quiconque de nuire à la planète, j'essaie juste de réfléchir aux moyens les plus durables pour améliorer la qualité de vie de TOUS les citoyens, et pas seulement certains au détriment des autres, c'est tout.
Lorsque je parlais des « jeunes qui glandent » c'était une image (un peu cliché, c'est vrai) mais qui montre que dans une citée bétonnée comme on en a construit des milliers, il n'y a RIEN à faire pour des jeunes lorsqu'ils rentre de l'école ou que l'on est en vacances par exemple. Alors que si vous créez des quartiers avec la même densité au m2 mais avec des immeubles plus petits, des commerces de proximité, zéro-parkings à l'air libre, zéro voitures et plus d'espaces naturels et verts, vous donnez la chance aux « jeunes » (mais pas seulement) d'occuper leur temps libre à entretenir et gérer ces espaces verts, où à y jouer. C'est pas utopiste du tout, je pense que si l'on pète tellement les plombs dans ces banlieuese c'est aussi (entre autres ! ! ) à cause de l'absence de nature.
L'avenir n'est pas au « tout urbain ultra-densifié » d'un côté et au « tout campagne ultra-étalé » de l'autre, mais bien à un mélange des deux, qui permettrait aux citadins d'avoir plus d'espaces verts et aux campagnards de mieux utiliser l'espace, sans qu'on construise n'importe où, n'importe comment et sans aucune vision collective et durable.
Le partage, la solidarité et le collectif sont au coeur du projet écologique, ce qui prouve que c'est une vision politique fortement ancrée à gauche, sans absolument aucun doute !
De
17H11 | 10/10/2007 |
Cher ami helvète
Effectivement, je me suis trompé sur votre provenance. Qui explique en grande partie votre méconnaissance de la vie en France, il me semble. Je ne comparerai pas avec la Suisse, que je connais assez peu. Mais, plusieurs choses. Déjà, pour reprendre une de vos précédentes interventions, non, on ne fait pas des villes en fonction des voitures, cette phrase est un non-sens ! Paris (ou Genève également) ont quand même un long passé. Et lorsqu'on y a construit de grands axes, c'était pour limiter les possibilités de manifestation (en chargeant à cheval…), pas pour les bagnoles (le Bd Haussman, notamment).
Bon, en France, les « riches » habitent au centre de Paris, ce sont même les seuls à pouvoir s'y payer un logement, alors que les « pauvres » habitent en banlieue. Et travaillent soit à Paris (ils prennent alors les transports en commun, la plupart du temps) ou dans une autre banlieue. Et là, ils prennent leur bagnole parce qu'il n'existe aucune commodité de transports inter-banlieues. Et que le seul moyen de faire le trajet « raisonnablement » (moins de 3 heures aller retour pour 50 km…), c'est la bagnole, via le périphérique parisien.
Quant aux campagnes, elles n'ont visiblement pas grand chose à voir avec les vôtres. Déjà, la France est un peu plus grande. Il y a donc énormément de petites villes et de villages loin de toute grande métropole. Ensuite, dans ces petites villes et villages, la population est très diversifiée, « riches » et « pauvres » mélangés. Certains ayant évidemment de plus grandes maisons et un plus grand jardin que d'autres. Mais cela n'a rien d'un « étalement urbain », ne serait-ce que parce que ces villes et villages, pour une bonne part, sont encore un peu « à l'ancienne ». Les lotissements avec les petites maisons clonées arrivent mais ne sont pas encore (et espérons-le jamais) la majorité. Donc, une « vraie » campagne, comme vous dites.
Sinon, pour ce qui est des 9 milliards, moi, je milite pour une chose : que l'on n'arrive surtout pas à ce chiffre, que l'on fasse en sorte de faire diminuer la population mondiale actuelle et par des moyens « doux », c'est à dire en jouant sur la natalité, pas par la guerre, les virus ou la peste, bien sûr. Parce que si nous ne jugulons pas nous-mêmes (et avec un minimum d'intelligence) la population mondiale, ça sera violemment qu'elle sera jugulée. Cela dit, il y aurait de la place pour 9 milliards de personnes. Mais il faut être bien naïf pour croire que tout ce monde aurait 1) de quoi manger, 2) une ou deux voitures, 3) une maison avec jardin. Ce n'est déjà pas le cas avec environ 6 milliards, ça le sera encore moins si l'on a 50% de population en plus.
quant au fait de vouloir tout « équilibrer », j'aimerai qu'on m'explique en quoi le fait que j'ai moins donnera plus à quelqu'un d'autre. Et vos petits immeubles à la place des maisons individuelles, ben non, ras le bol de devoir être celui qui fait tous les sacrifices.
Qu'on commence par s'intéresser aux industries polluantes, aux agriculteurs qui empoisonnent terres et cours d'eau, aux déchetteries, aux centrales nucléaires (ils vont où, les déchets de ces saloperies ? ) et ainsi de suite. Après, on reparlera de la bagnole et de notre « empreinte écologique ».
Au fait, dans les « banlieues », il y aussi de la nature, allez voir à Poissy ou Mantes la Jolie (qui méritait son nom à une époque…). Si vous pensez que ça empêche les problèmes… Essayez d'expliquer à un « jeune » qu'il ferait mieux de faire pousser des salades. Encore, vous lui parleriez de faire pousser de la marijuana, il serait certainement OK, mais retourner la terre, il s'en fout. Je ne fais pas d'anti-« jeunes », j'essaye au contraire de voir ce qui pourrait les intéresser, et c'est certainement pas ça.
Maintenant, je suis d'accord avec vous, ces immondes cités où le béton s'aligne au kilomètre, c'est le meilleur moyen pour faire pêter les plombs à n'importe qui. Tout comme l'entassement dans les villes. Diminuons les populations, on aura moins besoin de tout ce béton.
« Faut des jeunes pour payer pour les vieux », me direz-vous. Oui, ben faudra ptêt penser à voir ce qu'on peut faire pour là aussi juguler la situation de manière douce. Sinon, ça finira comme dans « Soleil vert », un film de SF où on pousse les plus âgés à en finir d'une manière « douce » (pour qu'ils soient ensuite recyclés en biscuits nommés Soleil vert, d'où le titre).
Quant à votre conclusion, elle est très sympa, mais bon. Les politiques écolo que j'ai pu cotoyer n'ont pas vraiment une vision de « partage, solidarité et collectif ». Pas plus que d'autres, du reste. Et la gauche actuelle, pfff. Tout comme notre « extrême gauche », composée de comiques de troisième zone. Mais bon, y'en a que ça fait rêver, le « grand soir »…
Otto Naumme
à Alain Colbert
De FNE
(auteur)
France Nature Environnement | 23H53 | 08/10/2007 |
Je vais passée pour une extra-terrestre peut être… mais je n'ai pas de voiture ! Je fais mes courses à vélo, l'ensemble de mes déplacements à vélo, à pieds, en tram, en TER, en train, en bus… Je co-voiture et oui parce que nous sommes tous pollueurs, j'avoues je prends l'avion 1 à 2 fois par an…
Je ne néglige pas le cas des personnes qui vivent à la campagne et qui ont « besoin » d'une voiture pour leurs déplacements et leur autonomie… Mais ce ne sont pas ceux qui vivent à la campagne qui saturent avec leurs voitures, aux heures de pointes, les périphériques des grandes agglomérations…
J'ai la chance aujourd'hui de vivre à Strasbourg où le vélo est roi et où s'est développé en sus de transports collectifs encore insuffisants : autotrement qui est un système de voitures collectives, mises en commun à l'usage des citadins…
Avant Strasbourg, j'ai vécu 25 ans en banlieue parisienne et j'ai toujours réussi à me déplacer sans voiture ou en covoiturage…
Les bouchons que tout le monde conteste et qui légitiment de nouvelles infrastructures routières, au delà de la pollution atmophérique, en terme de déplacement, faites rapidement le calcul dans votre tête : 4 personnes dans une voiture, c'est 3 voitures de moins dans le traffic ; 20 personnes dans un bus, c'est 19 véhicules de moins sur la voie ; 60 personnes dans un TER ou un Tram… combien de véhicules en moins sur la route ? Combien de temps de gagner dans une journée ?
Le problème est complexe et les discussions que suscitent cet article le prouve… et pour autant les propositions soutenues par FNE/LPO/Ligue ROC s'appliquent déjà dans des pays riverains. Regarder comment la Suisse gère le transport de marchandises… regarder le réseau de transports collectifs en Allemagne, il est même des villes, des quartiers (comme à Frieburg) où 60% des résidents n'ont pas de voitures…
Alors encore une fois, pourquoi ce ne serait pas possible en France ?
La question des transports n'est bien sur qu'une partie du problème pris par un bout de la lorgnette en matière de pollution atmosphérique, c'est là dessus que nous avons décidé d'écrire un petit billet aujourd'hui… Vaste est le sujet et vous le savez tous autant que nous !
Merci de vos réactions !
Sandrine Bélier
Pour France Nature Environnement
à FNE
De
09H04 | 09/10/2007 |
Sur le fond, je suis assez d'accord avec vous, moins sur vos démonstrations. Les chiffres du type « 20 personnes dans un bus, c'est 19 véhicules de moins sur la voie » sont un raccourci (sans jeu de mots) aussi faux que de mauvaise foi, vous le savez.
Après, faire ses courses à vélo… Je demande à voir.
Bref, une question : pourquoi les personnes habitant la campagne auraient-elle « besoin » de voiture ? Ce sont vos guillemets qui m'interpellent. Parce que, oui, dans l'immense majorité des cas des gens vivant à la campagne, nous avons besoin (sans guillemets) de notre voiture. Pour tout, ne serait-ce qu'aller voir le toubib, à 10 km (ben oui, si on va le voir, c'est qu'on est malade, donc le vélo…).
Mais vous avez surtout mis le doigt sur quelque chose qui demande encore à être travaillé : il faut des transports en commun capables d'absorber les flux de personnes qui ne prendront pas leur voiture.
Et de ce que j'ai pu voir à Paris dernièrement, je vois pas bien comment cela va se passer : sur une ligne de métro aux heures de pointe, toutes les rames étaient archi bondées et il en passait pourtant une toutes les deux minutes. Je ne vois pas comment l'on pourrait améliorer les choses. En surface ? A voir.
Mais transports en commun plus développés associés à une politique d'incitation (parkings gratuits aux portes des métropoles, tant pis pour Vinci et autres profiteurs…), c'est la voie à creuser, probablement.
Et aussi aider les constructeurs automobiles à développer des modèles de moins en moins polluants. Ils y travaillent (repensez aux voitures d'il y a simplement 30 ans ! ! ! ). Autant les inciter à continuer…
Et pensons aussi à toutes les autres sources de pollution…
Otto Naumme
De
14H06 | 11/10/2007 |
« des transports en commun capables d'absorber les flux »
Oui, c'est pour ça qu'il faut travailler AUSSI sur l'aménagement du territoire, répartition des emplois, répartition des habitations, habitabilité des villes qui doivent devenir sympa à vivre (pour éviter une dispersion des habitations campagnardes).
Après on voit apparaître le coût des terrains, car moins un endroit est desservi en transports, moins le terrain est cher, incitant les gens à faire une économie immédiate au prix d'un gaspillage futur (deux voitures, 20 km si on a oublié le sel…).
Pour les marchandises faudrait réfléchir aussi. Pourquoi des camions qui nous amènent des tomates de Hollande et des fraises d'Espagne ? Pourquoi un yaourt ferait-il le tour du monde ?
Les voyages, ça coûte cher pourtant, on dirait que c'est pas les fabricants qui paient, je me trompe ?
De
21H26 | 08/10/2007 |
Tous vos arguments contre la voiture sont bien beaux, mais comment faites-vous quand vous habitez à la campagne ? Il ne faut pas oublier que tous les Français n'habitent pas dans les grandes villes. Dans mon village,il n'y a aucun moyen de transport en commun pour rejoindre une métropole de + de 200000 habitants située à 6 km. J'ai des problèmes de santé, je ne peux faire de vélo. Je fais comment si je ne peux prendre ma voiture ?
De
14H19 | 11/10/2007 |
Pourquoi penser que vous devriez vous passer de votre voiture ? Il ne s'agit pas de les faire complètement disparaître, mais de limiter leur usage aux situations qui le nécessitent.
Le seul effort que vous pourriez (peut-être) être amené à faire, c'est de laisser votre véhicule dans un parking de périphérie s'il y en a.
Signé : mc (défaillance du système de signature, encore)
De
13H53 | 11/10/2007 |
« Pour la voiture, c'est bien plus compliqué, on touche à un problème plus personnel »
Pas si « personnel » que ça, le problème de la bagnole. Il y a d'abord la question des transports en commun, de leur rapidité, de leur fréquence, et surtout de leur (in)existence dans certains endroits.
Ensuite, il y a la pub. Dans les pubs, la voiture est tout, sauf utilitaire. Tout le monde vilipende les 4X4 (bien utiles dans certains endroits, absurdes dans Paris) mais la pub est clairement centrée sur les aspects superflus de leur usage. Jusqu'à une pub qui montrait le proprio en train de saloper artificiellement son véhicule rutilant.
Mais bien sûr, l'aspect personnel existe : un problème tout simple mais assez inaperçu, ce sont nos habitudes vestimentaires : chaussures pas faites pour la marche, imperméables très perméables, sacs minuscules, disparition des parapluies. Combien de fois montez-vous dans votre bagnole le matin sans tenir compte du temps, sachant que vous n'aurez que quelques mètres à faire à pied ?
Encore une fois, arrêtons de nous chamailler pour savoir s'il vaut mieux faire ci ou ça, la situation est assez grave pour qu'on ne se prive d'aucune chance.
De
17H57 | 08/10/2007 |
il ne faut pas oublier que nous sommes tous des pollueurs ! ! ! …nous sommes tous donc responsables ! ! ! …alors, c'est à nous tous de changer ! ! ! …car, quel regard auront nos enfants et nos petits enfants face à nos critiques, histoire de balançer la faute aux autres sans se regarder et rester dans un immobilisme coupable ! ! ! …n'oublier pas que si on est rayé de la surfaçe de la terre,la nature continura d'exister mais sans nous ! ! ! …et tanpis pour nous ! ! ! …dommage pour les générations futures ! ! ! …on est pas d'accord avec le grenelle de l'environnement ? ! ! ! …OK ! ! ! …mois aussi ! ! ! …quand on voit borloo rouler à 130 km/h au lieu de 90, et qu'on nous demande de faire des efforts pour les limitations de vitesses ! ! ! …MDR ! ! ! …et je vous laisse apréçier le reste dans le journal auto plus pour le non-respect du code de la route à ces messieurs dames du gouvernement ! ! ! …(cele fait tristement rire),pour etre crédible, il faut s'appliquer à soit les règles avant de les imposer aux autres ! ! ! …je me les applique au respect de la nature dans tous mes gestes (tri sélectif, ampoule économe, transport en commun…etc…)mes enfants en font autant ! ! ! …rebelle