
Grenelle de l'environnement : ni naïfs, ni rêveurs, responsables !
A un mois de l'évènement final, ça et là, la discussion se poursuit sur la dénomination de ce Grenelle de l'environnement et son sens en fonction de l'évènement historique sur lequel on s'appuie.
Mais Grenelle de l'environnement ou « machin de l'environnement » ou « bidule de l'environnement », se contenter d'entretenir encore le débat sur ce point comme sur celui d'y aller ou ne pas y aller, organiser des « Grenelles parallèles », des « contre-Grenelles »… c'est aujourd'hui l'arbre qui cache la forêt, le refus de prendre le train en marche et se contenter de le regarder passer. Un piège, une prise de conscience, une négociation, une opération de communication… qui peut le dire aujourd'hui ? Et si on se faisait confiance ! L'évènement attendu fin octobre peut être décisif pour l'avenir de notre système démocratique et pour l'écologie. Parlerions-nous autant d'écologie aujourd'hui sans le travail des associations environnementales, qui témoignent, depuis des décennies, de la prise en main par les citoyens de l'intérêt général sur l'ensemble du territoire ? Ce processus est le résultat de cette mobilisation citoyenne et associative.
A ce stade du Grenelle, rien n'est gagné, rien n'est perdu ! Si le cadre est la négociation, notons que pour la première fois nous sommes invités à la table. C'est une expérience majeure pour le dialogue environnemental, comme cela a été le cas pour le dialogue social en 1968. Il nous appartient donc de convaincre, de peser et de poser les premières pierres d'une démocratie, plus participative, plus écologique. Ce qui se joue c'est l'avenir de la protection de la nature et de l'environnement en France, la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de diversité biologique, notre santé, etc. Il nous appartient donc bien aujourd'hui, d'établir pour l'avenir, un état des « rapports de forces » entre les partenaires pour faire une place aux intérêts environnementaux depuis toujours marginalisés.
Alors, révolution ou rêve d'évolution écologique sans utopie ? Il n'est plus jugé utopiste de croire à l'évolution des modes de production, de consommation ainsi que de nos modes de vie, dans le respect du vivant et pour protéger les générations futures. La révolution ou la vraie évolution que peut apporter ce Grenelle est d'abord de reconnaître à la thématique environnementale la même valeur et priorité que les thématiques sociales et économiques dans les politiques et prises de décisions.
Nous avons tous notre rôle à jouer pour que ce Grenelle de l'environnement débouche sur des engagements clairs et ambitieux à la hauteur des défis majeurs pour lesquels nos associations luttent depuis des décennies. Et à ceux qui seraient tentés de nous reprocher la naïveté d'imaginer que, par notre investissement dans ce processus, nous sommes en capacité d'influer sur le changement auquel la majorité des citoyens aspire, je répondrais : ne vous y fiez pas, plus que naïfs ou rêveurs, nous sommes simplement responsables ! Qui refuserait une pareille opportunité de passer des discours aux actes ? Nous savons que les changements que nous demandons sont inéluctables et que le dialogue environnemental ne devra pas s'achever fin octobre. Si l'étape qui se joue est importante et primordiale pour la suite, elle ne constitue pas pour nous une fin en soi, tout juste une première marche à franchir.
Sandrine Bélier
► Le site de France Nature Environnement.
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De
11H29 | 02/10/2007 |
l'écologie un vaste problème, comme dit Ségolène R « Tout est lié ».
Que de nobles desseins de vouloir préserver la diversité biologiques. tout d'abord qu'est ce que c'est la diversité biologique ? est ce que ça se limite au monde connu de l'homme ? effectivement comment s'inquiéter des choses qu'on ne connaît pas et là je pense plus spécialement aux grands fonds marins quasiment inexplorés. Va t on s'émouvoir de la dispartition d'espèces qu'on ne connaît pas ou mal ?
a quoi limite t on la diversité biologique, est ce que les formes de vie microscopique sont inclues dans cette diversité.
Il me semble avoir vu quelque part que dès qu'on fait quelque chose on transforme le réel et les évolutions à partir de ce changement sont imprévisibles. Alors l'immobilisme prôné par les assos écologiques n'est il pas une action qui engendrera des conséquences inattendues (immobilisme : sauvegarde de la diversité) ?
Qui nous dit que la lutte contre le réchauffement climatique ne va pas entraîner un réchauffement accéléré ? puisqu'il semblerait que les particules à l'origine de ce dernier soient aussi la cause d'un obscurcissement de l'atmosphère. cet obscurcissement ne limiterait il pas par là même le réchauffement ? et si on limite les émissions de ces particules ne va t on pas accélerer le processus de réchauffement ?
Néanmoins, le réchauffement ne ferait pas que des malheureux (cf la Russie). En tout cas, les Etats Unis viennent de relancer leur programme spatial et parlent même d'établir des camps sur la lune…
auraient ils peur de quelque chose ? ? ? ?
De
11H55 | 02/10/2007 |
Même si je salue cette initiative, j'ai bien peur que le débat ne soit complètement biaisé. Un premier coup de semonce pour les semances ogm, permettant a la fnsea de rejeter en bloc toute remise en question de ces cultures en plein champs, sous peine de ne plus vouloir discuter.
Ce genre de communication est bien rodée : un politique fait semblant de faire une gaffe, la fnsea (les gros patrons agricoles) font semblant de s'offusquer en menacant de boycott (et en se faisant passer pour des « victimes »). Et vous ne pourrez plus débattre librement sur ce sujet, si vous ne voulez pas paraître pour des « intégristes » de l'écologie voulant volontairement faire capoter le débat…
Du statut de victimes (que nous sommes tous avec leurs pesticides et ogms), nous allons peut-être officiellement passer au statut de méchants bourreaux (comme les faucheurs volontaires) qui veulent la « mort de ces pauvres pollueurs et irresponsables » qui n'ont qu'un seul dieu : le pognon ! CQFD
PS : j'espère de tout coeur me tromper, mais je suis très pessimiste. L'avenir nous le dira ! Et comme le veut la tradition, je vous dit affectueusement « Merde » pour la suite !
De
12H37 | 02/10/2007 |
J'AI PEUR QUE CE GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT SOIT ENCORE UNE SUPERBE EXCUSE DE NOTRE GOUVERNEMENT POUR NOUS TAXER UN PEU PLUS…bizarrement on nous parle deja de la voiture (limitations de vitesse : pv en perspective…taxes sur les voitures etc…MAIS LES VRAIS SUJETS ? POINT…energies futures ? PESTICIDES ? ogm ? dechets de toutes sortes ? bateaux poubelles ? etc…on va encore nous rouler dans la farine pour nous soutirer du FRIC !
De Infovite
Plébéien. | 12H46 | 02/10/2007 |
« Grenelle de l'environnement » ; y participer, c'est être responsables !
Logique imparable qui énonce que pour être responsables, il faut nécessairement se mettre autour de la table avec ceux qui sont… responsables de la situation actuelle.
Toutes ces organisations et mouvements « écolos » qui misent, il est vrai avec quelques réserves (rigolo ? ), sur un sincère « mea culpa » des politiques, éviteront-ils le fait de servir de caution à un système pervers ?
Système où la responsabilité collective édulcore la responsabilité écrasante des choix politico-économiques désastreux pour l'environnement et la dimension sociale des rapports humains.
N'oublions jamais que la première responsabilité c'est celle du bulletin de vote, le reste n'étant plus ou moins que du vent !
Pour l'instant le court terme continue de polluer le long terme.
http://info-espress.over-blog.com/
De
13H33 | 02/10/2007 |
Le plus gros secteur émetteur de CO2 est le transport.
Et sur le transport la seule proposition avancée est de baisser les limitations de 10km/h.
C'est une goutte d'eau dans l'océan en train de monté.
C'est ridicule.
Moi, j'habite à 100m d'une autoroute qui va débuter en 2008. J'en suis malade.
Et oui en 2007 on donne encore la priorité au transport routier.
Ces grenelles c'est que du vent. Aucune décision importantes ne seront prises, les lobbys sont trop forts.
De FREDERIC 67
13H39 | 02/10/2007 |
mais avec cette mentalité rien ne bouge jamais donc autant essayer
bon courage à l'auteur de l'article
mp
De mariesereine
15H51 | 02/10/2007 |
moi, je me demande où on lira un bilan du vrai Grenelle d'origine, de son sens, de son contexte. je crois que l'appellation est juste de mauvaise foi, détournée et brandie comme un écran de fumée. je suis sidérée que les médias tous unis (une fois de plus) reprennent cette appellation qui facilite mais détourne le sujet : Grenelle, c'était après mai 68, une ambiance de fin de règne, des négociations âpres par des syndicats puissants et représentatifs, qui avaient arraché un certain nombre de choses comme les retraites, la semaine de 40 heures, les 4 semaines de congés payés, tout ça, non ? ou bien je me trompe ? dîtes-moi !
bizoux à vous
à mariesereine
De Thiery
16H35 | 02/10/2007 |
Vous n'avez encore rien vu ! ! !
Sarkozy vient de confier l'organisation d'un « Grenelle » de l'exclusion ou de l'insertion ou de la pauvreté, je ne sais pas trop , à M Hirsh.
Avez vous fait « Grenelle » ?
Non, je n'ai pas fait « Grenelle »
Quoi ! …Vous n'avez pas fait « Grenelle » ?
Pouf, pouf ! ! ! …..
à mariesereine
De FNE
(auteur)
France Nature Environnement | 19H10 | 02/10/2007 |
Mariesereine,
« Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir ». (A. France) : « Grenelle », un nom qui sonne comme une référence historique, mais à quel passé nous renvoie t-il ?
- Pour les plus sceptiques, elle fait référence à l'événement du 10 septembre 1796, au cours duquel, pendant la révolution française, les derniers partisans de Baboeuf soulèvent les soldats du camp de Grenelle contre le Directoire. Dénoncés et manipulés, les insurgés tombent dans un piège et sont écrasés…
- Pour d'autres, c'est la catastrophe industrielle du 31 août 1794. « Les usines doivent être éloignées des habitations », et « faire usage de procédés économes en vies humaines » : telles étaient les conclusions du rapport administratif après l'explosion de la poudrerie de Grenelle, qui fit plus d'un millier de morts dans Paris. Cette explosion est le point de départ, en France, de la prise de conscience des risques que peuvent créer les activités industrielle et de réflexions qui débouchèrent sur l'adoption du décret impérial de 1810 réglementant les établissements dangereux, fondement de la réglementation française sur les installations classées (ICPE).
- Pour les plus pragmatiques, la référence est plus évidente et se rapporte aux « Accords de Grenelle » négociés et conclus le 27 mai 1968 au siège du ministère du travail situé dans cette rue, entre le gouvernement, le patronat et les syndicats . Mais n'oublions pas que ces accords n'ont pas suffit à faire cesser les grèves et que la crise sociale de mai 68 a déboucher sur une crise politique, conduisant De Gaulle, le 30 mai à annoncer la dissolution de l'Assemblée et à reprendre le pays en main.
- Accordons nous que par analogie aux accords de 1968, un « Grenelle » est un débat multipartite réunissant des représentants du gouvernement et divers acteurs visant à légiférer ou à prendre position dans un domaine en crise. Aujourd'hui la France n'est pas paralysée par des grèves écologistes, la crise dont il s'agit est écologique et elle concerne tout le monde.
Sandrine Bélier, FNE
NB : Des réponses viendront sur les autres questions…
De
17H40 | 02/10/2007 |
Pratiquement…
Il m'a semblé lire que le mouvement de grève du 18 octobre annoncé par l'intersyndicale des transports portait sur deux revendications.
- Les régimes spéciaux des retraites
ET oui ET
- LE MAINTIEN DES GARES DE FRET.
Il me semble aussi que l'appel pour le maintien de ces gares ( ferroutage) était cosigné par de nombreuses associations environnementalistes (Greenpeace, Amis de la Terre, WWF, FNE ( ? )…)
Qu'en est-il vraiment, de cette convergence au combien et si lontemps espérée entre défense de l'environnemment et d'un service public rénové et réactivé .
Qui peut répondre ? …merci
De
14H13 | 03/10/2007 |
FERROUTAGE ET FERROVIAIRE
Nous confirmons que nous les associations de protection de l'environnement ont été reçues par Mme AM IDRAC, présidente de la SNCF suite à cette prise de position commune.
Après explications des enjeux que nous présentons au Grenelle, Mme IDRAC nous a expliqué qu'elle poursuit une relance du fret ferroviaire ( existant mais très faible actuellement) dans un objectif de développement durable.
Nous avons accepté de participer à un groupe de travail permettant d'établir un « éco comparateur » entre les différents modes de transports. Par contre, Mme IDRAC n'a pas accepté de reporter l'échéance de l'arrêt du service « wagons isolés ». En outre, elle nous a confirmé son soutien aux activités possibles des « Opérateurs Ferroviaires de Proximité », solution permettant d'assurer la continuité du service ferroviaire.
EN accord avec Mme IDRAC, nous avons prévu de transmettre tous les cas où une interruption de service poserait un problème important ( report vers la route, problème économique). Nous avons prévu de rencontrer M Olivier MAREMBAUD, Directeur Fret, pour avoir des explications complémentaires sur le plan fret.
Nous informons régulièrement les co-signataires syndicaux de nos échanges avec la SNCF.
De FNE (auteur)
France Nature Environnement | 14H20 | 03/10/2007 |
FERROUTAGE et FERROVIAIRE
Bonsoir,
Nous confirmons que nous les associations de protection de l'environnement ont été reçues par Mme AM IDRAC, présidente de la SNCF suite à cette prise de position commune.
Après explications des enjeux que nous présentons au Grenelle, Mme IDRAC nous a expliqué qu'elle poursuit une relance du fret ferroviaire ( existant mais très faible actuellement) dans un objectif de développement durable.
Nous avons accepté de participer à un groupe de travail permettant d'établir un « éco comparateur » entre les différents modes de transports. Par contre, Mme IDRAC n'a pas accepté de reporter l'échéance de l'arrêt du service « wagons isolés ». En outre, elle nous a confirmé son soutien aux activités possibles des « Opérateurs Ferroviaires de Proximité », solution permettant d'assurer la continuité du service ferroviaire.
EN accord avec Mme IDRAC, nous avons prévu de transmettre tous les cas où une interruption de service poserait un problème important ( report vers la route, problème économique). Nous avons prévu de rencontrer M Olivier MAREMBAUD, Directeur Fret, pour avoir des explications complémentaires sur le plan fret.
Nous informons régulièrement les co-signataires syndicaux de nos échanges avec la SNCF.
Pour France Nature Environnement
De
14H06 | 03/10/2007 |
« A ce stade du Grenelle, rien n'est gagné, rien n'est perdu ! »
Juste une chose. C'est bien de prendre les écolos pour des cons, c'est bien de vous défendre d'être naïfs. Ouais.
Mais nous prendre pour des cons, nous lecteurs, c'est franchement du foutage de gueule.
Avec vos petites phrases sur le « rien n'est perdu, rien n'est gagné », « il faut négocier », « tout le monde peut participer », vous oubliez une chose. Minime, mais la plus importante de toutes. Celle qui veut que ce sont ceux qui convoquent ce Grenelle qui sont ceux qui fixent les termes du débat. Ne me faites pas croire que ce pouvoir de fixer les termes du débat n'est rien.
- Celui de choisir ce dont il va être question et ce dont il ne sera pas question,
- Celui de choisir la problématisation des problèmes, tout de suite très restrictive : garantir les profits, la croissance économiques, et la protection de la planète…
- C'est celui de stigmatiser celui qui rappelle que le « développement durable » a une double acception, l'économique (les pépettes pour les entrepreneurs et autres), la « survie » de la planète » pour les autres. C'est oublier de signaler que le gouvernement stigmatise depuis des pas mal de temps les décroissants, qui sont tour à tour des utopistes, des hommes des cavernes, des nullards en maths, ou des conservateurs.
- C'est celui de disqualifier dès le début l'attitude qui reste sceptique vis-à-vis de la croissance économique, vis-à-vis du nucléaire (je rappelle que si on prend toute la chaîne de vie de l'énergie nucléaire (en terme d'énergie grise), c'est la plus coûteuse ET la plus polluante)
- C'est oublier de dire que l'indicateur qu'est l'empreinte écologique (dont on devrait souhaiter la réduction), qui devrait représenter l'alpha et l'oméga de l'action écologique, est oublié, nié, alors qu'il n'y a pas de développement durable tant que notre empreinte écologique ne descend pas aux 2.2Ha par personne, ou à la consommation d'une planète (si tous consommaient comme nous). ça c'est du développement durable, au sens écologique du terme. Le reste, c'est acheter une bonne conscience pour pas très cher, en faisant reposer la responsabilité écologique sur les citoyens individuellement (quelle tartufferie) sans prendre en compte les nécessaires changements structurels nécessaires.
- C'est donc, de par la sélection/imposition des thèmes, la problématisation de ceux-ci, les oublis malencontreux, les stigmatisations/disqualifications que l'on se rend compte que les assoces écolos ne servent ici qu'à être des marionnettes pour un spectacle grandiose où le monde est sauvé et où on respire de l'air sain.
De
14H36 | 03/10/2007 |
Une mesure qui serait efficace en province comme elle n'est à Paris, serait de rendre obligatoire la prise en charge de 50 % de l'abonnement transports en commun dans les villes disposant de réseaux. Ce que l'on a vu sortir pour l'instant est toujours dans la ligne « faire payer les usager encore et toujours ».
Pourtant le développement des transports collectifs est une source d'amélioration de nos conditions de vie (mais aussi de travail) dans un grand nombre de villes.
L'aspect tarification, joue sur l'usage de ces transports, sans parler du coté pouvoir d'achat …
De marie100l
18H07 | 05/10/2007 |
ne soyons pas naîfs, les messages sont clairs
http://www.dailymotion.com/video/x343uk_manif-antiecolo_fun
cordialement,
marie
De
21H17 | 05/10/2007 |
bonjour à tous,
bien sûr je comprends la position de FNE et des autres « militants » qui participent au Grenelle.
Mais je suis très méfiant et je veux que vous preniez consicence de la responsabilité qui vous incombe : vous ne pouvez vous contenter de compromis, parce que vous serez la bonne conscience d'un système économique qui est en soin antinomique avec la sauvegarde de ce qui rend le monde riche, beau et partagée.
Les assos écologistes doivent prendre conscience qu'elles ne peuvent collaborer avec un gouvernement qui « gèle » les OGM, qui ne remet pas en cause l'agriculture productiviste, qui ne freine pas l'« épavillonage » de l'espace et chante au contraire la propriété comme bonheur absolu, qui ne cherche pas à réduire l'omniprésence de la voiture, qui chante, mange et rit nucléaire, et qui, surtout, incite à toujours plus de consommation et de croissance en destructurant peu à peu les services publics qui sont aussi des projets collectifs détachés des obligations de profits, normalement.
alors discuter pour affirmer notre volonté, à nous « écologistes politiques », et notre détermination à prendre, quoi qu'il arrive notre destin en main…
il faut ainsi arriver avec une position forte, et pas en s'extasiant de la possibilité enfin offerte : bon dieu, ce sont nos représentants, pas nos chefs ! ! ! ! nous n'avons pas à plier la tête et s'enthousiasmer d'être présents à un événement qui est le fruit du boulot de maintes personnes qui luttent, seules, ou en petits groupes, mais rarement soutenues, tous les jours.
soyons déterminés, lucides et utopiques.
la « révolution verte » (pitoyable Borloo qui se gargarise quand la France est à la traîne : un coq ? ) ne sera pas l'oeuvre d'un gouvernement et d'experts, mais celle du peuple qui prendra son destin en main et décidera d'assurer la survie de l'espèce, et surtout de l'incroyable planète Terre !
on compte sur vous, pour le coup
De battesti
17H21 | 06/10/2007 |
(…)ni naïfs, ni rêveurs, responsables !
Ne serait-ce pas « naïveté » que de croire qu'une montagne accouche d'une souris ?
Ne serait-ce pas « rêverie » que de penser grenelle est autre chose qu'une poudre granulée déposée sur une surface bien lisse ?
Je crois que les dirigeants nous diront pour finir cette belle phrase « responsables pas coupables », fidèles au concept politique : « après nous le déluge »
Tout est dit dans la titraille de cet article…
Pierre-Paul Battesti
http://www.isulaviva.net
De
11H33 | 08/10/2007 |
On parle de tout sauf d'écologie ! Le tout routier est un lobby, des taxes prélevés par l'état. Taxes qu'ils peuvent reporter sur d'autres produits…ect.
Aucun développement de porte-conteneurs. Train bateau…ect. 30 ans de retard, bon aller je repart à l'HP
De bule
00H37 | 09/10/2007 |
merci Sandrine Belier
merci pour cette genereuse leçon citoyenne : pour être responsable il faut participer.J'en conviens, encore que pour s'assoir autour de la table et discuter avec tous ces citoyens responsables il faut être admis par nos autoritées supérieures et hautement responsables, qu'elles nous designent citoyen et responsable-en ce qui vous concerne c'est le cas et je vois bien que cela vous flatte-qu'en est il de reseaux comme celui de « sortir du nucléaire » ? ? ?
Non, c'est vrai ce tissus associatif n'est pas responsable il ne cherche à reflechir que sur ce qui pourrait se passer après demain au regard de ce qui c'est passé hier(1989).Bon,je vous prie de m'excuser, je m'emporte et je n'ai nullement envie de semer le trouble dans ce débat réfléchit et démocratique.
à bule
De FNE
(auteur)
France Nature Environnement | 17H32 | 12/10/2007 |
Bule,
Flattée d'être du Grenelle, je dois bien avouer que c'est le cadet de mes soucis…
Pour ce qui est de la question du nucléaire, je peux juste vous répondre aujourd'hui que pour l'Alsace, le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et la Plaine du Rhin (CSFR) sera autour de la table à Mulhouse sur proposition d'Alsace Nature dont elle est membre… Sera donc forcément évoqué le devenir de la plus vieille centrale de France…
Dans la première phase du Grenelle, la question du nucléaire a été évoquée, peut-être et sûrement pas assez… Sur cette question là et la participation du réseau « Sortir du nucléaire » au Grenelle, je ne peux pas répondre en leur nom… d'autant qu'ils ne sont pas membres de FNE… C'est bien entendu une question importante, bien entendu… et bien entendu qu'il ne s'agit pas dans mon propos de juger du positionnement des uns et des autres. J'attends juste un peu de réciprocité !
à bule
De FNE
(auteur)
France Nature Environnement | 17H32 | 12/10/2007 |
Bule,
Flattée d'être du Grenelle, je dois bien avouer que c'est le cadet de mes soucis…
Pour ce qui est de la question du nucléaire, je peux juste vous répondre aujourd'hui que pour l'Alsace, le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et la Plaine du Rhin (CSFR) sera autour de la table à Mulhouse sur proposition d'Alsace Nature dont elle est membre… Sera donc forcément évoqué le devenir de la plus vieille centrale de France…
Dans la première phase du Grenelle, la question du nucléaire a été évoquée, peut-être et sûrement pas assez… Sur cette question là et la participation du réseau « Sortir du nucléaire » au Grenelle, je ne peux pas répondre en leur nom… d'autant qu'ils ne sont pas membres de FNE… C'est bien entendu une question importante, bien entendu… et bien entendu qu'il ne s'agit pas dans mon propos de juger du positionnement des uns et des autres. J'attends juste un peu de réciprocité !
à FNE
De
20H21 | 15/10/2007 |
Juger, c'est bien le cadet de mes soucis.
Bien sur qu'il vont fermer fessenheim,cette centrale à dépassé de plusieurs année la durée de vie prévue.Elle est tellement vielle que l'on a frolé la catastrophe lors de la canicule : nos brillants experts n'ont rien trouvé de mieux que de l'arroser comme une vulgaire salade et ce sont accordés pour dire que deux ou trois degrés de plus aurait suffit pour qu'elle leurs lache entre les doigts…
Vous allez avoir l'impression d'être utile,le gouvernement va claironner haut et fort qu'il fait des concessions alors que la fermeture est déjà programmée.Par contre l'EPR, la vente d'une centrale à Khadafi-il est vieux,il assure encore la stabilité Lybienne mais aprés…-Tiens, puisque vous n'êtes pas naive, posez leurs la questions des liquidateurs, qui interviendra en cas d'accident ? -c'est le seul cas ou les pompiers ont le droit de refuser- Peut-être vous qui êtes responsable ? …
Pour finir je ne vous parlais pas de positionnement, mais de censure.
De
15H30 | 14/10/2007 |
La question de l'énergie est sans doute la question essentielle, en grande partie mise de côté. Cela gêne en effet beaucoup de monde de savoir qu'il est possible de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et en même temps de mettre fin au nucléaire.
Même en France où notre handicap est lourd du fait de la part démesurée prise par le nucléaire dans la production d'électricité, une petite partie pourtant de notre consommation d'énergie finale (17%).
On peut trouver sur cette page : http://futura24.site.voila.fr/futura01/energie.htm
de nombreux documents qui démontrent cette possibilité de substituer les énergies renouvelables au nucléaire et aux énergies fossiles, le charbon entre autres.
Par exemple :
- La production d'électricité peut se faire pour les deux tiers à partir d'énergies renouvelables, sans nucléaire, sans perte de confort et en réduisant l'utilisation des énergies fossiles.
- La moitié de l'énergie mondiale peut être fournie par des énergies renouvelables en 2040, sans gaspillage mais sans se priver.
Ne pas manquer aussi d'aller voir les rubriques sur le Nucléaire et sur l'Habitat. On a beaucoup à y apprendre.
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 21H50 | 17/10/2007 |
Depuis des décennies, nous assistons, impuissants, au remue-ménage stérile des associations de défense de l'environnement, dont la lutte est beaucoup plus une guerre des chefs que quoi que ce soit d'autre.
Et le gouvernement ne s'y est pas trompé, en livrant au peuple le grand spectacle totalement prévisible dont les envolées ronflantes vireront à une cacophonie qui achèvera ce que les verts ont entrepris avec application il y a bientôt 30 ans : la décrédibilisation de la défense de l'environnement.
La volonté d'aboutir est nulle, et le gouvernement le prouve en s'abstenant soigneusement d'inviter à participer les industries pourtant « clés » dans ce domaine :
automobile (Toyota est japonais)
production d'énergies renouvelables
équipements électriques et matériels de chauffage
immobilier (J-L Borloo a-t-il pensé à faire équiper les maisons Borloo de pompes à chaleur ? Bien sûr que non, c'est trop cher, donc pas pour les pauvres)
Alors on nous ressert encore des diatribes du genre
« Nous avons tous notre rôle à jouer pour que ce Grenelle de l'environnement débouche sur des engagements clairs et ambitieux à la hauteur des défis majeurs [patati, patata…]
Drame des ors de la République : il suffit de s'asseoir à la table sous des lambris dorés pour devenir sans s'en rendre compte expert en langue de bois !
Moi, j'attends des actes, pas des taxes ; je me suis offert une Prius, je voudrais que chacun puisse avoir le plaisir et la bonne conscience de rouler dans une voiture hybride française, produire chez lui un appoint d'électricité éolienne, ou un complément de calories par pompes à chaleur françaises.
Je voudrais que, comme aux USA, les industriels soient mis en face de leurs responsabilités, que des nouvelles formations soient dispensées, que des recherches soient initiées sans tarder dans les écoles, dans les ateliers, dans les laboratoires, pour que naissent ici, chez nous, des découvertes, des idées, des brevets, des productions qui redonneront à notre société des métiers, des espoirs, des revenus, des raisons de poursuivre son chemin.
Aux USA, il y a plusieurs années que le MIT travaille sur des robots quadrupèdes qui pourraient révolutionner les transports.
Que fait-on chez nous ? Des 4x4… avec 30 ans de retard.
Au final nous paierons une éco-taxe sans affectation qui se perdra comme les emballages recyclables, dans le magma informe des dépenses publiques et, à défaut de pompes à chaleur, nous adorerons encore la grande Pompe à Phynances.
De profundis
De
10H03 | 18/10/2007 |
Comment peut-on parler de Grenelle d'environnement alors que dans la région valenciennoise on veut créer une décharge de produits hautement toxiques venant du Bénélux sur une nappe phréatique (la plus importante de la région allant de l'arrageois à la forêt de Trélon).Le ministre de l'environnement est adjoint au maire de Valenciennes et président du comité de l'agglomération du valenciennois.Qu'on m'explique ?