
Marseille : au Ruisseau Mirabeau, camp tzigane devenu bidonville

C'est mon ami Sofiane Mameri qui m'a fait découvrir le camp de Ruisseau Mirabeau. Je me souviendrais toujours de ma première impression : UN CHOC ! Non, je n'étais pas entrain d'halluciner, j'étais malheureusement dans la réalité, non je ne m'étais pas télé-transporté au Brésil, j'étais bien en France à Marseille, aujourd'hui en 2008. Karim Dridi.
« Parce qu'ils appartiennent à ces sociétés qui n'ont pas tenu le journal de leur enfance, on croit tout savoir d'eux. L'histoire des Tziganes est celle d'un peuple qui présente une solide construction culturelle sans être soudé par les caractères habituels d'une nation : langue, religion ou territoire.
“Un peuple qui fut à la fois pourchassé et toléré comme une sorte de calamité naturelle récurrente et familière.” Henriette Asséo, 1994, “Les Tziganes, une destinée européenne” (Découverte Gallimard).
Ruisseau Mirabeau est un lieu dit du quartier de Saint-André, où sont implantés de gros établissements industriels, spécialisés dans le traitement des métaux de récupération. Plusieurs familles de voyageurs (surtout yéniches et manouches, quelques unes gitanes) ont pris l'habitude de stationner au voisinage des ferrailleurs, sur un vaste terrain situé en bordure du chemin du Littoral.
La Seconde Guerre mondiale a mis fin à leur “itinérance”, et après maintes tentatives de les chasser, les pouvoirs publics finirent par tolérer leur existence, à une époque où Marseille ne possédait pas de terrain officiel (schéma départemental des aires de stationnement).
“Ces Gitans qui ne veulent pas quitter leur bidonville pour vivre en HLM”
Progressivement, c'est la vie d'un village caravanier de 400 habitants qui s'est organisée. Mais, démunie d'équipements sanitaires et d'électricité, oubliée par la voirie municipale, l'aire est devenue un bidonville de plus en plus inhospitalier. Une seule borne-fontaine fournissait l'eau à 70 familles ! En réalité, c'est une sorte de guerre “d'usure‘ que se sont livrée les voyageurs et la collectivité locale.
On reconnaissait aux premiers le droit de stationner, mais à condition de les ignorer. La même antienne fut longtemps répétée : Ces Gitans qui ne veulent pas quitter leur bidonville pour vivre en HLM, qu'ils se débrouillent !

Cependant, tout en développant leur habitat, les voyageurs sont parvenus à s'intégrer au quartier. Ayant échoué à résorber le bidonville et ne pouvant pas installer les voyageurs sur un autre emplacement, la municipalité négocia en octobre 1975 l'acquisition du terrain Ruisseau Mirabeau’, officialisant ainsi sa fonction d'aire de stationnement.
Pour la population de Ruisseau Mirabeau, la culture orale qui perdurait à travers le voyage est en voie de diparition. Dans les années 80, 13% de la population aujourd'hui présente sur Ruisseau Mirabeau était encore itinérante. Les déplacements ne s'effectuent maintenant plus que pour rendre visite à des membres de la famille.
La population de Ruisseau Mirabeau est sédentaire à presque 100%
Le voyage était l'élément structurant de la vie de ces populations. Il revêtait une fonction économique régulatrice au quotidien (référence au chef de clan ou de famille) et ponctuelle en cas de conflit ou de problème de justice (possibilité de fuite).
Désormais, la population de Ruisseau Mirabeau est sédentaire à presque 100%. Elle a, en quelque sorte, rejoint notre société, et représente une partie de la population française, connaissant très peu ou très mal ses droits et devoirs, restant attachée à sa différence, ou à ce qu'il en reste, puisque les générations actuelles n'ont pas connu le voyage.

Les problèmes des jeunes n'y sont pas différents de ceux des cités alentours : chômage, vols, délinquance (petite et grande), désarroi, illettrisme et problèmes de santé. L'évolution du mode d'habitation a également déstructuré l'organisation clanique et n'a plus favorisé les regroupements familiaux.
Les jeunes sont confrontés à deux sociétés : la leur et celle des ‘gadjé’ (les non-Tziganes), chacune imposant ses propres règles. Ils sont partagés entre l'envie de partir, leur volonté exprimée de ‘vivre comme tout le monde’ et leur peur de l'inconnu, de l'extérieur, de tout ce qui n'est pas ‘Ruisseau Mirabeau’.
Une situation économique extrêmement dégradée
Les parents ne transmettent plus un métier aux enfants, qui ne sont pas en mesure d'aller vers l'extérieur pour se former ou travailler (d'où une perte culturelle qui contribue à leur dévalorisation). De surcroît, l'hostilité persistante de la société des gadjés vis-à-vis des Tziganes, réelle ou résultant d'idées reçues, est un facteur non négligeable. L'accueil qui leur est réservé, que ce soit dans la demande d'accès à un logement ou à un emploi n'est pas non plus un facteur incitateur à l'intégration.
Economie et aides sociales : la situation économique des familles est extrêmement dégradée. La principale source de revenus vient des transferts sociaux (RMI, allocations familiales, allocations parents isolés, etc). Seul 7% des actifs ont une activité salarié ‘classique’ et 3% bénéficient de contrats aidés.
Les pratiques souterraines liées à des activités non salariées sont quasi-généralisées. Elles sont exercées également par ceux qui bénéficient du RMI et des diverses allocations. Par ailleurs, le versement de ce RMI n'est pas assorti de contrats d'insertion, tel qu'il est prévu par les textes (en tout 4 contrats signés sur 117 bénéficiaires du RMI).
Les possibilités d'emploi dans des activités sur le site résultant d'initiatives comme la création du Centre Commercial ‘Grand Littoral’, dont ont bénéficié les jeunes des autres cités alentour, ne leur ont pas été offertes : aucune de leurs candidatures n'a même été examinée.
Récup”, brocante et ferraillage ne font plus vivre les familles
Si la survie économique des Tziganes était traditionnellement liée à la récupération des déchets industriels, des rebuts de notre consommation et souvent à leur transport et à leur transformation, et si ces pratiques d'intervention, en fin de chaîne économique, étaient reconnues sans être officielles (elles se sont accommodées d'une semi clandestinité pendant des siècles), on voit sur le site de moins en moins d'activités artisanales et commerciales diversifiées (comme la brocante et la vente sur les marchés). En revanche, il existe maintenant une activité presque uniquement tournée vers le ferraillage.
De plus, l'étau des réglementations se resserre autour des Tziganes, la concurrence des productions industrielles a rendu obsolète leur propre artisanat. Les seules activités restantes (c'est-à-dire les pratiques de récupération de ferraille, de métaux non ferreux et de voitures) et ont pris un caractère souterrain, en s'organisant dans une économie de marché parallèle et délictueux.
L'avenir est pour eux encore plus sombre : on sait dès maintenant qu'une réglementation européenne à venir exigera le retour des voitures et épaves dans leurs usines de fabrication.
Leur absence de qualification, leur ignorance (parfois rejet) des circuits de formation et d'emploi risque de les mener à encore plus de marginalisation. Ils devront donc renoncer à ce secteur d'activité ou s'y incruster définitivement de manière clandestine, voire délinquante.
Farouk.

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à unagi
De Freeeman
Informaticien | 13H36 | 12/06/2008 |
Vous n'avez pas bien lu mon post, SDF j'ai été (les squats, la rue), ce n'est pas une gloire mais un vécu. Alors la morale à 2€ que vous essayez de faire me renforce dans mes convictions que les beaux parleur moralisateur sur la pauvreté et une soit disant injustice social ne laissent parler que leur idéologie pas leur coeur. Les gens dans la merde n'ont pas besoins de bon sentiments et de victimisation, mais comme les endicapés d'être vue comme des personnes à part entière et capable du meilleur, non de l'assistanat. Sous vos bon sentiments, vous ne vous rendez pas compte que vous dévalorisez ces personnes en fesant croire qu'ils sont incapable de maitriser leurs vies. Ce serait des pions manipulés par les fort (donc c'est des faibles) et que seul les bonnes âmes peuvent les sauver. Votre misérabilisme est méprisant, vous semblez savoir à leur place ce qu'ils leur faut. Peut être un vieux relent de colonialisme qui aporte le confort aux bon sauvages ? ?
à Freeeman
De unagi
Fatalitas | 14H02 | 12/06/2008 |
ou est la morale Freeman ?
Si je vous ai mal lu la situation se répète.
à unagi
De El_Lulu
Ah bah oui ma bonne dame | 14H18 | 12/06/2008 |
Pour apporter de l'eau au moulin de Freeman, notre societe a le devoir de tendre la main aux personnes vivant en marge. Mais elle a le devoir de ne pas les conforter dans leur marginalisation. L'assistanat est un cache-misere qui ne resout aucun probleme.
Encore une fois, pour reprendre ce que j'ai dit plus haut, je ne suis pas d'accord pour subventionner des gens qui vivent de l'economie paralele et ne s'integrent pas a la societe francaise. S'ils veulent vivre en voyageurs eternels, c'est parfait, mais qu'ils en assument toutes les consequences.
S'ils veulent s'integrer, a ce moment la il est de notre devoir de les aider.
à El_Lulu
De adrienl
etudiant | 15H21 | 12/06/2008 |
El_Lulu, vous écrivez : « L'assistanat est un cache-misere qui ne resout aucun probleme. »
Or, cela fait plus de trente ans que des expertises américaines sur la pauvreté ont prouvé par l'expérimentation que cette affirmation était fausse.
Il y a eu sur France culture une émission à ce sujet il y a quelques jours, voici : émission du mardi 10 juin 2008
La fin de la pauvreté ? sur le livre de Romain Huret,
La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux en guerre contre la pauvreté aux Etats-Unis, 1945-1974
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/SUITE_IDEES/SUITE_IDEES2…
à adrienl
De El_Lulu
Ah bah oui ma bonne dame | 15H57 | 12/06/2008 |
Il est possible que nous n'ayons pas la meme lecture du mot « assistanat ». J'entends par la la distributuion d'argent sans contrepartie et confortant le recipiendaire dans la passivite. Je serais etonne de voir que des etudes ont prouve que ca pouvait etre productif…
Merci pour votre lien, j'ecouterai ca avec interet.
à El_Lulu
De adrienl
etudiant | 15H41 | 15/06/2008 |
chouette alors ! vous verrez !
à El_Lulu
De unagi
Fatalitas | 23H08 | 12/06/2008 |
le nomadisme n'est pas une marginalisations le nomadisme est un mode de vie n'en déplaise à vos pauvres impôts.
à Freeeman
De Prolo du livre
16H09 | 12/06/2008 |
@ Freeman
Oula !
Le Mon, tu connais la Guyane pour nous sortir que le rémi est responsable d'un laissé aller ?
C'est quoi pour toi le laissé aller ? Peut être qu'un indien du haut Maronni, ou un créole de Kaw a pas vraiment la même appréciation du travail et du laissé aller ! ! !
C'est sur que si tu leur parle de travailler dans un bureau et de prendre la bagnole et les embouteillages e matin…
Par contre, toi, on te dis d'aller flinguer de l'agouti de nuit, et de marcher deux jours puis quatre heures de taxico pour descendre à Cayenne, t'auras pas la même vision du laissé aller et du travail.
Et c'est bien le problème du débat que nous avons là :
D'un côté les français de souche, bien intégré (Salut Pedro le faf, la fraise bourrée, Pie5re, etc.), qui pensent que seule leur manière de concevoir le monde est la bonne, MAIS PUISQU'IL PAIENT LEURS IMPOTS ! ! ! Que si certains veulent vivre sur leurs territoires, ils faut qu'ils soient « comme il faut » et bien servils…
De l'autre, on a des gens à qui la société française a cassé le mode de vie (si si les fafs), leur ont interdit de vivre comme ils l'ont toujours fait (si, quand on contrôle à tour de bras, demande constamment vos papiers, dresse des frontières, vous parquent soit dans des camps, et ce jusque dans les années cinquante, soit dans des décharges…).
Et vous pensez qu'ils vont vous dire merci ? Mais vous rêvez !
à Prolo du livre
De El_Lulu
Ah bah oui ma bonne dame | 16H18 | 12/06/2008 |
Evitons, si vous le voulez bien, les piques et les mouvement d'humeur qui ferment le dialogue.
Je ne crois pas que la societe francaise ait casse la facon de vivre des gens du voyage.
Leur facon de vivre est inadaptee a la societe francaise. Nous ne parlons pas, il me semble, d'une population dont nous avons envahi le territoire.
S'ils veulent vivre dans des caravanes etc, ca ne pose aucun probleme a partir du moment ou ils respectent les lois de la societe dont ils font partie.
Il semblerait parfaitement normal qu'ils assument les consequences de leur choix de vie et qu'ils paient leurs factures, louent les terrains sur lesquels ils vivent, etc.
S'ils veulent beneficier de l'aide des francais, alors il faut que cela se fasse dans un esprit d'integration, dans un esprit d'echange. Et je ne crois pas que les roms aient une grande envie de s'integrer dans notre societe.
à El_Lulu
De Prolo du livre
15H39 | 13/06/2008 |
Et bien si, en imposant une norme de la société française, en imposant des « aires de stationnement », en imposant la carte d'identité (Pétain), en dénigrant au quotidien, en rejetant tout ce qui n'est pas une organisation sociale occidentale, sédentaire, sécuritaire et consommatrice…
Donc oui la société française a tout fait pour casser la culture nomade.
Un parfait exemple a été la chasse aux sorcières faites aux teufeurs (tiens, on retrouve le même petit excité là). Vous pouvez y rajouter le colonialisme, et encore aujourd'hui l'attitude de la france dans les Dom-Tom…
La france, tu l'aimes ou tu la quittes ? Non, c'est plutôt si elle ne t'aime pas, elle te cassera.
De unagi
Fatalitas | 14H05 | 12/06/2008 |
http://www.gisti.org/doc/plein-droit/46/voyage.html
» Violaine Carrère, ethnologue
et Christophe Daadouch, juriste
Entre le désir de l'État de les voir s'installer et celui des élus locaux et d'une grande partie de la population de les voir circuler, les gens du voyage sont dans une situation paradoxale : il leur est imposé de se sédentariser sans que personne ne souhaite qu'ils puissent le faire. «
à unagi
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H03 | 12/06/2008 |
Merci, unagi, pour ce lien :
à lire absolument ! ! !
De Karim Dridi (auteur)
Réalisateur | 16H15 | 12/06/2008 |
C'est mon pote Farouk qui va être content devant les réactions que provoquent son article.
En attendant tous ceux qui souhaitent voir plus d'images de KHAMSA, peuvent le faire en allant sur Dailymotion.
http://www.dailymotion.com/MirakFilms
Karim Dridi
De azerty69
ExecutieveBranleur | 17H04 | 12/06/2008 |
Les « roms » détestent les gadgé dans leur grande majorité. L'inverse est aussi vrai.
Le puissant c'est les gadgé. C'est au puissant d'aider le « faible » et pas l'inverse.
D'un autre côté, on a une société qui marche par corporatisme et communautarisme. Les gens de gauche fustigent le copain-copain de patrons qui se votent leur salaire entre eux, les députés, les taxis… Les gens de droite fustigent les fonctionnaires, les cumulateurs assedic/travail au noir/aide en tout genre… Bref, on ne (sur)vit que si on fait parti d'un groupe suffisamment puissant pour s'imposer.
Les roms sont une communauté suffisamment puissante pour s'arroger des privilèges (mafia, vol, non paiement des terrains, électricité… Qui sont une réalité ou un phantasme des méchants de droite).
Pourquoi s'intégrerait-elle dans la société française pour passer de « pauvre mais ayant des privilèges de communauté » a pauvre tout court ? ? ? En plus, en perdant sa culture, son identité, sa fierté que je suppose elle doit avoir fortement ancrée.
D'un autre côté, pourquoi le « gadgé » aurait-il moins le droit de gueuler contre les avantages communautaire des roms (ce que les gauchistes du forum ici présent réprouvent) plus que les avantages communautaire des patrons du cac40 ? ? ?
De suffren
18H26 | 12/06/2008 |
Faisant beaucoup de velo,je passe souvent devant les« aires reservees aux gens du voyage ».
Et a chaque fois je m'interroge : Comment font ils pour s'offrir de telles caravanes et de telles voitures,comme par ex.de magnifiques Mercedes ? En rempaillant des chaises ?
à suffren
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H44 | 12/06/2008 |
Reponse pas bête à question imbécile :
Ils fonctionnent en « entreprise familiale », les adultes de plusieurs générations de chaque famille contribuent tous à l'achat des voitures et des caravanes qui leur tiennent lieu de « maison familiale », d'atélier, de boutique, de bureau, de moyen de transport, de résidence de vacances etc, etc., etc.
Faîtes le calcule.
à leconcombrevert
De suffren
19H54 | 12/06/2008 |
lecon…..vert : Vous vous prenez pour qui pour dire que ma question est imbecile ? C'est plutot vous qui l'etes pour croire aux arguments a la con que vous avancez.
à suffren
De déluge
menuisier | 08H27 | 13/06/2008 |
« Arguments à la con », jeux de mot foireux…
J'inclinerai à penser que la question n'est pas seule à être imbécile, suffren.
à déluge
De suffren
16H30 | 13/06/2008 |
…mais vous en etes un autre,deluge.
à suffren
De déluge
menuisier | 17H42 | 13/06/2008 |
: -)))))
à leconcombrevert
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 21H24 | 12/06/2008 |
Généralement quand on ne travaille pas, il n'y pas de revenus .
Donc 0+0+0+0+0= toujours 0, donc la question est toujours valable comment font-ils, ou plutôt, d'où sortent-ils l'argent ?
Quand je vois la difficulté avec 2 salaires, pour changer de voiture, il est légitime de se poser la question .
à mao-tse-toung
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H18 | 12/06/2008 |
Vous me faîtes bie rire, le grand timonier ! Et oui, 0 = 0.
Et alors. D'abord, qui dit - sinon vous - qu'« ils » (= tous les Tsiganes ? ) ne travaillent pas.
Bien sûr que « ils » travaillent, qu'ils excercent des métiers, pas tous - pas sorcier - mais beaucoup.
En suite, où est le problème de financement si 6 ou 8 adultes se mettent ensemble pour acheter une mercedes ?
Vous persistez à vouloir comparer avec votre petit couple bien pépère qui peine à s'offir le luxe d'une grosse bagnole.
Vous ne voyez donc pas que vous nous faîtes le coup des pommes et des poires
à mao-tse-toung
De parti
punishment park | 23H18 | 12/06/2008 |
mao, t'as envie d'une merco…moi pas…
à parti
De déluge
menuisier | 08H36 | 13/06/2008 |
Une porsche alors ? : -)
à parti
De pedro66
informaticien bon à rien | 10H50 | 13/06/2008 |
Pas une merco, juste une bagnole pour me trimballer au boulot sans risquer la panne.
C'est tout …
à pedro66
De parti
punishment park | 22H33 | 13/06/2008 |
je parle à mao et c'est pedro qui répond…multi-compte… encore un…ticheur ! ! !
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 19H22 | 12/06/2008 |
Allez , un peu de poésie dans ce monde de brutes !
J'ai découvert Balbino Medellin, en première partie d'un concert de Lavilliers , il y a qqs temps.
Belle découverte et très beau disque.
Allez faire un tour sur ses pages … Allez , un peu de poésie dans ce monde de brutes !
Paroles de Gitan De Paname
Ma caravane avance plus, 5e étage sans ascenseur
Et quand j'sors ma guitare, le voisin m'crie qu'c »est plus l'heure
J'voyage de bar en bar un peu nomade à ma manière
La nuit, je perds la mémoire accroché aux réverbères
Refrain
J'suis un gitan d'Paname
Gitan de Paname
Bohemio de París
Et j'lis pas l'avenir dans l'tarot, mais j'm »occupe de ta Mastercard
Et t'en fais pas, gadjo, le tourisme est rentable
Pour les cafés du Sacré-Coeur ou pour les coeurs brisés comme moi
Et garde un oeil sur ta femme et ta main sur ton Nokia
Refrain
Hé mec j'suis tricard dans les boîtes, j'ai nulle part où poser mes fesses
8-6 sur un banc d'Pigalle ou les troquets d'Barbès
J'ai jamais volé d'poules, j'suis jamais monté sur un ring
Quand j'sors mon schlass, j'ai les boules et j'aime pas les Gipsy Kings
Refrain
En París dejo mi caravana, contigo me siento bohemio
Tus calles reflejan las estrellas y mis sueños de amor
www.dailymotion.com/video/x2pset_balbino-medellin-gitan-de-paname
De chraiti
20H36 | 12/06/2008 |
Bravo Karim,
Demain je pars à Milan visiter des camps Roms où j'y ai des amis qui ont besoin d'être soutenus face à la montée xénonophe.. Oui ton commentaire est intéressant. Pourquoi insister pour leur faire quitter leur campement qui pourrait être équipé en eau et électricité. En Italie, actuellement des néo-fascistes leur brûlent leur habitat de fortune. Et pourtant c'est un lieu où la vie a encore une dimension humaine. On y voit des fleurs, des animaux, les enfants y jouent. La vie s'y est agrippée imperturbable. ALors quoi en échange ? Les cités poubelles, les dortoirs de violence où plus personne ne connaît plus personne. Mais surtout les cacher. Cacher la misère derrière du béton, ne plus les voir. Hundertwasser, architecte viennois décrivait déjà les dangers des cités en cages à lapin. Les Roms ont compris qu'on ne vit pas l'un sur l'autre, mais l'un en face de l'autre. Prenons en des leçons. Cessons d'imposer notre mode de vie qui loin de faire ses preuves doit encore nous inciter à nous questionner. Lacio Drom ! Bienvenue chez les Roms.
à chraiti
De pedro66
informaticien bon à rien | 16H46 | 13/06/2008 |
Restez y ! ! !
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 20H42 | 12/06/2008 |
Bon ,je n'ai pas lu tout les commentaires,loin s'en faut mais je réagis juste pour dire mon sentiment de Marseillais.Je ne sais si ailleurs l'on peut fréquenter autant de communautés différentes et quand on stigmatise telle ou telle pour la taxer de profiteuse du système ,je peux donner des exemples sur ces soi-disant profiteurs(dont j'ai du être un jour ! ) et vanter cette richesse de population dans notre cité.Comme je l'ai lu plus haut ,en France à tous les niveaux les gens truandent,alors que l'on ne vienne pas me casser les bonbons en montrant du doigt eux ou d'autres ! ! ! Cette petite fille qui s'exprime sur ses conditions de vie ,avec son accent de chez nous,c'est gaudin qui devrait avoir honte des conditions dans lesquelles elle vit et réfléchir sur la gestion de notre ville,lui qui privilégie ses élécteurs à pognon.Le truand.