
Un président hâbleur, un lycéen rêveur et un tonton qui fait peur
Commençons par une franche tranche de rire. René Pétillon est un génie. Et je pèse mes mots. Non content d'aligner les succès inénarrables en BD, il est devenu l'un des incontournables maîtres du dessin d'humour qui illustrent l'actualité chaque mercredi dans le Canard Enchaîné.
La maison Dargaud publie le second tome de ces dessins hebdomadaires, augmentés de pas mal d'inédits. Le premier tome s'appelait « J'y suis ». Et, effectivement il y est. Qui ça ? Mais Sarkozy ! Le petit livre récemment paru s'appelle Sarkorama. Comme Castorama peut-être.
On se prendrait presque à fredonner l'inepte chanson publicitaire en feuilletant cette véritable somme chronologique des aventures du nouvel occupant de l'Elysée, depuis son élection, jusqu'à son récent mariage.
Le Président et son entourage direct, des ministres en exercice, son prédecesseur, des journalistes, des personnalités internationales, des policiers, des témoins anonymes devant leur téléviseur, une ex-candidate, une ex-femme, une nouvelle… : l'éditeur a eu l'excellente idée d'insérer un court texte sous chaque dessin, pour resituer le contexte historique. J'allais mettre hystérique, tant l'histoire semble avoir perdu son grand H.
Tout y passe, avec finesse et une sorte de perspicacité redoutable, sans jamais frapper bas et c'est un vrai bonheur. Merci, René ! Un lycéen s'invente trois anges gardiens pour survivre
Dans un tout autre ordre d'idée, « Hollywood Jan », de Bastien Vivès et Michaël Sanlaville, chez KSTR (avec le R à l'envers), la collection « d'jeune » de Casterman. Ça se passe dans la classe de seconde B, au lycée Jules-Ferry, et le jeune Jan, petit et souvent brimé vu son gabarit, s'invente trois personnages hollywoodiens surgonflés aux stéroïdes et rompus à tous les combats pour l'aider à supporter sa vie de petit lycéen.
Ces trois anges gardiens, frimeurs, hâbleurs et plutôt violents ne sont autres que Stallone en Rambo/Rocky, Schwarzy en Terminator, et Russel Crowe en gladiateur. Je ne divulguerai pas plus de l'histoire, habilement construite et parfois très étonnante jusqu'à un final sanglant et bien amené.
Bastien Vivès s'était fait remarquer avec son premier album, « Elles », chez le même éditeur. Il partage scénario et dessin avec son complice d'aujourd'hui Michaël Sanlaville et de cette collaboration naît un graphisme étonnant, mêlant les genres sans la moindre rupture. Du beau boulot. Allez les jeunes, on vous encourage…
La misère haïtienne dans un vrai roman vraiment noir
Et pour finir, un roman noir très noir, dans la Série noire, Tonton Clarinette, de Nick Stone. Ne vous laissez pas rebuter par l'épaisseur du livre. Une fois embarqués à Haïti avec Max Mingus vous allez passer des moments étonnants, très violents et semés de pages magnifiques.
La misère haïtienne, on la connaît, mais jamais on ne l'a décrite avec autant d'acuité et de réalisme. Sans compassion, mais avec un regard vrai. On y apprend aussi que le vaudou et la magie noire ne sont pas exactement la même chose, et tout le long de cette incroyable histoire, on va de surprise en surprise.
C'est baroque, et haletant comme dit en quatrième de couverture, et son titre « Tonton Clarinette » perd très vite son aspect un peu comique. Un vrai roman vraiment noir, avec quelques blancs perdus dedans, qui a obtenu le Ian Fleming Steel Dagger 2006, et le Macavity Award 2007 du meilleur premier roman.
► Sarkorama de Pétillon - éd. Dargaud - 96p., 8,50€.
► Hollywood Jan de Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - 144p., 9,95€.
► Tonton Clarinette de Nick Stone - éd. Gallimard, coll. Série noire - 606p., 22,50€.
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De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H50 | 01/03/2008 |
Ah ! Je venais de lire en diago le Canard
en me disant « Tiens c'est la semaine à Pétillon “
et je venais de relever trois dessins à envoyer aux amis.
Et je tombe sur cet article ……
De skalpa
actif et militant ? | 15H31 | 01/03/2008 |
à skalpa
De Heureux Nouveau.
16H57 | 01/03/2008 |
entièrement d'accord.
à Heureux Nouveau.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H14 | 01/03/2008 |
D'accord à quoi ?
Zut skalpa s'est ravisé au point de supprimer ? Il risquait une amende ? ; -)
à Heureux Nouveau.
De MAGENTA
Pesteux génétique | 22H46 | 01/03/2008 |
Moi aussi ,solidairement , je suis d'accord avec imb…heureux mais d'habitude c'est le contraire : -)
De huggo
18H38 | 01/03/2008 |
René Pétillon est un génie. Et je pèse mes mots.
Vous le situez où exactement, entre Botticelli et Marcel Proust ?
à huggo
De Jean-Jacques Louis
19H43 | 01/03/2008 |
Pas plutôt entre Tom Toles et Hugo Pratt ?
à huggo
De Raoh
Enragé | 21H24 | 01/03/2008 |
C'est clair, on n'a pas la même définition du génie que cet homme là. Et heureusement.
à huggo
De compte supprimé 23.01.09
22H21 | 01/03/2008 |
Commentaire à 2 balles . Monsieur Legrand est , en autre , traducteur de bandes dessinées et scénariste de dessins animés . Il nous parle donc des gens qu'il trouve important dans ce domaine . Dans la musique , Jimi Hendrix était un genie , mais le comparer à Mozart ou à Chopin serait ridicule …
Je vous ai vu mieux inspiré huggo ! Et je vais reprendre un de vos commentaires : « Parce que l'on peut adorer Hugo, Stendhal ou Flaubert — et je les vénère — il n'en demeure pas moins qu'écrire aujourd'hui comme on le faisait au XIXe, serait proprement absurde » …
Oui … et comparer Petillion et Proust est aussi complètement absurde .
à compte supprimé 23.01.09
De huggo
23H31 | 01/03/2008 |
Je n'ai pas dit ça méchamment. En plus, j'aime beaucoup Pétillon. Je conçois très bien qu'on s'enthousiasme, et même, à la rigueur, que l'on crie au génie, emporté par ce même enthousiasme… Mais je trouve cocasse de « peser ses mots » pour, en fin de compte, les employer à la légère.
à huggo
De machinchose
10H10 | 02/03/2008 |
ce qui m'a frappé c'est que vous ne situez le génie que dans une culture classique.
Vous auriez pu en effet parler de Pratt, de Munoz, de Spiegelman, de Hergè, de Franquin, de Gipi, de qui vous voulez, des gens proches, usant du médium dont nous parlons, s'exprimant d'une manière tellement brillante, unique et novatrice qu'ils peuvent éventuellement être qualifiés de « géniaux ».
Ensuite il y a le cas particulier de l'humour etc.
enfin ce que je veux dire c'est que votre réflexe classique avait un petit coté révélateur assez dommage qui donnait l'impression d'un bon vieux mépris.
à machinchose
De huggo
22H09 | 02/03/2008 |
ce qui m'a frappé c'est que vous ne situez le génie que dans une culture classique.
J'ai fait une phrase, je n'ai pas rédigé un essai sur le génie. Mais rassurez-vous, j'aime les artistes contemporains. Disons que je lutte — combat voué à l'échec — contre cette tendance (moderne) à crier au génie à tout propos. Et souvent, hors de propos.
De glen_street
illustrateur expatrie | 21H18 | 01/03/2008 |
sans remettre en cause les talents de petillon, sans non plus dénigrer le travail de vives et sanlaville, il serait peut etre temps de parler (et ce quelque soit le media) de la bande dessinee actuelle, la nouvelle , celle qui reflechit et fait refechir, pas celle qui fait deja ses preuves depuis de nombreuses annees, ni celle qui n apporte au milieu que du vent.
à glen_street
De machinchose
16H48 | 02/03/2008 |
Vives et Sanlaville ne sont pas sur le terrain de la BD depuis 10 000 ans et trouver qu'ils n'apportent que du vent c'est avant tout faire preuve de mépris.
Petillon ne boulverse pas son lecteur comme un Spiegelman ou comme un Gipi mais il n'en est pas moins drole et son regard acéré offre un point de vue salutaire sur l'acualité et ça c'est tout sauf du vent.
Je trouve que bien souvent la BD qui réfléchit (ça veut dire quoi d'ailleurs ? elle ne réfléchit pas celle de Hollywood Jan ? elle ne réfléchit pas celle de Sarkorama ? ? ) réflechit surtout sur elle même ce qui peut être passionant mais pas toujours.
Assez des cloisonnages !
et plutôt que de dénigrer celle qui nous est présentée ici pourquoi ne nous donnez vous pas idées de BD qui réfléchissent qu'on se ruent sur nos libraires. (je dis ça sérieusement, je suis toujours preneur de bons conseils)
à machinchose
De glen_street
illustrateur expatrie | 13H27 | 04/03/2008 |
Cher machinchose,
je m en veux terriblement, il est vrai que jai ete un peu bref dans mon commentaire et quelques precisions s imposent.
Tout d abord, je n ai pas pour habitude de cracher sur le travail des autres, meme un « 'Zep » merite un certain respect pour le travail qu il fournit. Donc aucun mepris envers vives et salanville meme si j estime que leur travail s inscrit dans une logique loin d etre novatrice mais bien ancree dans un le deja vu surproduit d un milieu qui s est considerablement developpe ces dernieres annes autour de recettes toutes faites. En plus leurs couleurs sont a chier mais ca, ca n engage que moi et ma haine envers les coloristes contemporains. ensuite, permetttez moi de rajoutez que l anciennete n a pa sa place dans le debat, une premiere oeuvre n est pas plus pardonnable que la centieme. Point de pardon pour la mediocrite quelqu en soit le contexte. encore une fois, je me permet de rajouter que ce n est pas du mepris mais un point de vue personnel (sans prejuges aucun) face a un travail qui me laisse completement froid. La melo-narration dans le 48 cartonne couleur, j en ai marre, seuls quelquesun y parviennent (gibrat, loisel, bess, trondheim, sfar, blain, blutch, david b, dupuis, berbrian, baudoin… les piliers bilal, moebius et breccia… je sais tout ca n est pas tou neuf, mais le format non plus) Bref pour tout vous avouer, meme si la ou je suis il m est maintenant difficile de me procurer des ouvrages de choix, j avais pris l habitude d investir chez les independants (ego com x, requins marteaux, association…)
Je n ai par ailleurs jamais insinue que petillon brasssait du vent mais juste que tout le monde reconnait ses qualites et que, meme s il est important de parler de lui, je trouve parfois gavant que l on place toujours les memes sur le devant de la scene. Certes, il n'est ni spieglman ni gibi, cependant sur le terrain de la presse (j entends petillon et spieglman) ils n ont rien a s envier.
Maintenant je vous l accorde, « une bande dessinee qui reflechit » ca na aucun sens, c etais bien con de ma part.
J entend par la une bande dessinee qui fait avancer le milieu, une bande dessinee qui remet en question ses codes (qu ils soient narratifs ou graphiques)
bref, une bande dessinee neuve. Et pardonnez moi, mais Sarkorama et jan hollywood, c est une melasse a laquelle jai bien trop goute, notre president et les jeunes en deroute ca se vent bien, et je vous assure que leurs editeurs le savent.
Maintenant il serait temps de faire l eloge de lucas Methe, de ruppert et mulot, des Killofer et j en passe, de ceux aui sortent des gongs des bibliotheques bien rangees. Vous parliez de cloisonnage, petillon et jan en sont les exemples, une absence totale de prise de risque, que ce soit de la part de l auteur ou de l editeur.
Si vous souhaitez des conseils plus precis, je serais ravis de vous aiguiller, j attend en revanche la meme chose de votre part et vous prie de voir dans mon discours une simple critique d un drole mais extraordinaire milieu, dans le quel je me suis un peu radicalise, en termes de lecture comme de concession.
Continuez d en lire jusqu a plus soif,
bien a vous,
paul.
pol.over-blog.fr
à glen_street
De machinchose
14H27 | 04/03/2008 |
alors, très vite et en bordel parce que j'ai du boulot :
Le Hollywood Jan est long. il fait prés de 100 pages je crois. Il s'inscrit dans la tradition narrative classique mais il est d'une belle justesse sur ce qu'il décrit des tourments adolescents. C'est peut être pas révolutionnaire mais c'est autre chose que bien de BD « 48 pages cartonnées » actuelles qui nous vendent mille monstres sans rien derrière qu'une explosion de plus et une histoire conne.
J'aime énormément R & M, j'ai parfois plus de mal avec Killofer même si c'est de grande qualité mais ce que je voulais dire avec « assez du cloisonnage » c'est que je crois que tout ça peut exister cote à cote.
D'ailleurs j'ai regardé un peu et on dirait bien que Gipi aime beaucoup Vives… comme quoi. Le blog de Bastien Vives est d'ailleurs une très agréable surprise.
Je trouve qu'on a en france, en litterature, en cinéma comme en BD maintenant trop de mépris de genre. Non ce n'est pas de la melasse, ça appartient au genre « grand public » mais ce n'est pas pour autant de la melasse. Il y en a ! il y en a des tonnes qui sortent et qui sont illisibles mais pas seulement.
alors oui bien sur on pourrait décider que dans le genre histoire on en reste à Blain, Sfar, trondheim et Blutch… Même si pour moi finalement ils n'ont pas nécessairement révolutionné la BD non plus. Recemment par exemple S de Gipi m'a bouleversé, j'ai adoré le big foot de Dumontheuil, je reste fan de Gus et je suis attentivement le blog de chicou chicou… d'ailleurs Aude Picault et son moi je fait de l'excellente BD.
je ne sais pas ce que c'est que la prise de risque… je veux dire le discours de l'association c'est bien beau mais je n'aime pas l'idée qu'on a forcément raison et que tout ce qui est different est bon. c'est faux. Il y a de mauvais titres à l'association et il y a de bons titres chez Dargaud. Le comics est aussi ce qui donne Watchmen ou V pour Vendetta. Et ce genre de BD là, énorme, narrativement epoustouflante, visuellement classique on en a pas en France. Parce qu'on a cloisonné. les intellos d'un coté, les traitres commerciaux de l'autre. Aux états-unis j'aime le coté, mélange et surtout l'enrichissement mutuel des influences. Un peu comme au Japon. Akira est une BD immense c'est aussi un énorme truc commercial. Eh bien pour moi c'est bien plus riche et passionant aussi bien sur la BD que sur le fond que bien des titres de l'association. Le manga est plein de trucs atroces et consternant et aussi plein de merveilles.
Prenez 100 Bullets, comme série de comics contenporain. c'est un pur plaisir de lecteur. Idem pour Fables (avec les géniales couvertures de James Jean) etc. etc.
Pour pas mal d'auteurs français « indé » (l'asso n'est plus un indé d'ailleurs si je peux me permettre) ceux qui travaillent pour ce genre de titre deviennent des vendus au commercial… (si j'en crois les débats que je lis dans les interviews, les blogs et les sites BD) considérations qu'ils oublient dès qu'il s'agit de developper leur propre « marque » mais bon… enfin ce que je veux dire c'est que la culture BD a ceci de bien qu'elle est populaire, elitiste, bordelique. Acceptons le, réjouissons nous. Il y a pas longtemps (je crois que j'ai vu ça dans Wartmag) il y avait un auteur « classique » qui hurlait contre ceux qui « ne savent pas dessiner » (indé)… on n'en sort pas.
pour le lecteur ce genre de débat est consternant. Moi je lis autant R & M que Akira, Hollywood Jan que Munoz… je me contrefous de ces guerres. Je les trouve même steriles et un peu destructrices (vois ce que je disais sur les USA et le Japon)
Mais, et là je vous rejoins, Petillon n'a pas besoin de pub (j'en dirais pas autant pour V et S) et bien d'autres auteurs mériteraient qu'on parle de leur boulot et nottament ruppert et mulot en effet, Aude Picault, Vanoli, Manche, Phicil, Götting ou Perriot.
à machinchose
De glen_street
illustrateur expatrie | 17H40 | 04/03/2008 |
Pareil du boulot donc en vrac :
Sans retourner ma veste, je suis entierement d accord avec ce que vous avancez, la bande dessinee a de ca formidable qu elle propose (meme si on aime les etiquettes) un gigantesque panel d approches.
L un n empechant pas l autre, une surdose Dargaud dupuis delcourt vous conduit souvent vers les autres, et il m est difficile de passer des carnets de baudoin a jan, jaime lire proust et wodehouse mais je ne peux pas les lire dans la meme semaine.
Je vous rejoins aussi sur l absence de perspective en la personne de Menu mais reste admiratif devant ce qu ils font depuis quinze meme si effectivement 2000 aurait ete le bon moment pour s arreter.
Sfar et blutch ne sont pas les piliers d une revolution mais reconnaissons que trondheim a introduit un « je » bien different dans le milieu, un point de vue autobio ou autofictionnel qui en inspira plus d un (d accord ca n est pas marque de quqlite) et « 'les carottes de patagonie' » fit office d ovni lorsqu il est paru. Une petite revolution malgre tout paceque l aube de l « 'auteur amateur' », d une ouverture transigente vers un type de bande dessinee qui essaye justement de s qbstraire du « 'type' » et se dirriger vers une marge de liberte plus importante.
Pour ce qui est des bandes dessinees « 'énorme, narrativement epoustouflante, visuellement classique' », la bande de metal hurlant en fait, je pense, largement parti , elle n est plus, d accord, mais elle fut. Maintenant notre france a cet avantage sur les ameriques qu elle possede, proportionellement, un lectorat plus important pour la petite bande dessinee (jentend celle qui parait a peu dexemplaires), celle que defendent Mc cloud, spiegleman et eisner. Et meme si les lecteurs intellectualisent et cloisonnent , ils sont presents en nombre et le milieu s agrandit d annees en annees.
Il existe encore des puristes mais surtout des anciens qui setonnent, cabu et wolinski sur rfi il ya quelques mois trouvaient a la fois etrange et heureux que beaucoup d auteurs contemporrains ne sachent pas dessiner (au sens formation classique du terme), approche que Morris decrivait comme indispensable, le bon dessinateur etant , slon lui, celui qui croque un homme en chute libre du haut dun immeuble avant qu il ne touche le sol.
Alors je sais tres bien que dans le grand public parait aussi de la qulite, j aime et admire nombre douvrages s inscrivant dans une trafition plus classique, je voulais juste pointer du doigt les rares informations sur certaines branches de la bande dessinee, une critique qui se tourne trop souvent vers ce qu on a l habitude de voir et de lire.
R et M, akira, franquin, methe, hoviv et jen passe m ont tous procure enormement de bonheur, mais ce que vous qppeller les guerres et que je nommerai moi le debat est loin d etre destructif mais bien au contraire vecteur de reactions creatrices, car l art s etablit depuis toujours en reaction a ce qui existe dejq et ce autant par l admiration que par la destruction. La remise en question permanente est necessaire quel que soit ses propos.
Oui, vive le bordel et la profusion.
merci beaucoup pour les references, certaines m etqient completement inconnues.
Si d autres titres me viennent en tete je n hsiterai pas a vous les donner.
à glen_street
De machinchose
17H51 | 04/03/2008 |
en fait je pense que nous sommes d'accord. J'ai peut être plus un gout honteux pour le « grand public » tout en adorant le plus « select » (et un point pour vous pour les carottes de trondheim ! ) et j'avoue que je n'avais pas pensé au Garage hermétique qui est en effet un monument.
En ce moment j'en lis pas mal de BD. j'ai refeuilleté le Lisbonne de de Crecy qui est une merveille mais n'est pas une BD… J'ai lu et adoré l'accablante apathie des dimanches à rosbif chez futuro, il y a aussi l'incroyable Amer Beton du japonais Matsumoto je crois qu'il est sorti en intégrale…
et puis pour revenir au débat parce que j'y pense : Spirou.Commercial à mort, personnage non créé par celui qui l'a rendu célébre… mais alors ! mais quel génie ! (là je le pense) Franquin ! le dictateur et le champignon, quel sens du rythme, du gag, de la satire… quel PLAISIR de lecteur incroyable.
Voilà ! le PLAISIR du lecteur.
à machinchose
De glen_street
illustrateur expatrie | 18H13 | 04/03/2008 |
une belle facon de conclure le debat, du plaisir, et franquin, maitre de tous les maitres. (mention speciale pour les idees noires.)
Desole pour mon manque de reference, je suis dans autre pays depuis un bout de temps, la bande dessinee me manque et n ai pas ma bibli sous les yeux.
des mon retour si vous avez un mail, je vous envoie une jolie liste pleine de jolis ouvrages.
jai qund meme l impression que je nai pas grnd chose a vous conseiller, gus, matsumo crecy, comme le reste evoque plus haut… jaime et ne men lasse pas.
Derniere en date, la formidable histoire de futuro, tres agreable>>>
paul.
pol.over-blog.fr
à machinchose
De glen_street
illustrateur expatrie | 18H16 | 04/03/2008 |
oups, bien sur, le garge hermetique (meme si arzach est au dessus) mais aussi le salambo (et autres) de l incontournable druillet…
à glen_street
De machinchose
09H41 | 03/03/2008 |
en voilà un de beau lien : (allez y c'est magnifique, en même temps c'est de Crecy donc bon c'est pas comme si on ne s'y attendait pas un peu…)
http://www.villa-kujoyama.or.jp/spip/spip.php ? article669
à machinchose
De glen_street
illustrateur expatrie | 13H29 | 04/03/2008 |
merci pour le lien c effectivement une petite mine de merveilleux dessins..
De purhaitian
Designer | 21H35 | 01/03/2008 |
Haiti Oui il y a de la Pauvrete mais aussi des Richesses aussi.
Par Michel Edouard.
purhaitian@hotmail.com
Mars/01/2008
A propos d'haiti cela me fait un reel plaisir de voire comment que dans ce Livre Tonton Clarinette l'auteur Nick Stone puisse d'ecrire avec autant de realisme la misere Haitienne.
En tant qu'haitien maintenant j'attends que Mr Nick Stone puisse d'ecrire aussi les richesses que nous avons en Haiti. L'or au Trou Du Nord et dans d'autres zones du departement du Nord. Du charbon dans le Plateau Central, Du Petrole dans L'ile de la Gonave.Du petrole dans le Plateau Central jusqu'a Cite Soleil.
De L'uranium dans plusieurs Coins du Pays.Du Marbre au Mole St Nicolas.
Nous attendons aussi un autre Livre de Mr Stone pouvant donner des idees aussi sur L'exploitation de ces richesses par d'autres Pays.
J'attends des Commentaires de la part d'autres intervenants, afin d'apporter d'autres preuves sur les Richesses qu'existent en Haiti et que des pays etrangers sont entrain d'exploiter.
Michel Edouard
Mars/01/2008
De SylvN 70
00H59 | 02/03/2008 |
« Tout y passe, avec finesse et une sorte de perspicacité redoutable, sans jamais frapper bas et c'est un vrai bonheur. Merci, René ! »
Ben ouaip, pour pas taper bas avec un zigotto pareil faut au minimum du talent !
Un bon article d'un (bon)confrère :
http://www.bakchich.info/article2842.html
Sachant ça, on s'étonne moins des perles lâchées en mode freestyle !
http://zemagicsyl.hautetfort.com/
De youpi_486
13H59 | 02/03/2008 |
Heu, plutôt que castorama, c'était télérama auquel il était fait référence, je suppose…
à youpi_486
De Bigseb
Blazé | 14H18 | 02/03/2008 |
Heu, plutôt que télérama, je pense qu'il faut y voir « panorama », c'est a dire une vision d'ensemble de Sarközy… ?
De Bardamu
difficile | 00H29 | 04/03/2008 |
Bon, Pétillon, c'est gentillet.
Si vous nous parliez de Vuillemin ?
Le seul et unique héritier de Reiser dans la BD française.