Le Poulpe débarque à Marseille : poubelles, la ville

Le Poulpe: pour l'attendrir, il faut taper dessus (mrhayata/Flickr).

Chaque samedi, Rue89 publie une nouvelle histoire du Poulpe, la série de polars créée par Jean-Bernard Pouy. Cette semaine, cap sur Marseille, où Gabriel Lecouvreur entame un CDD d'éboueur, en plein débat entre Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini sur la gestion des ordures.

Gluant, je gisais. Fétide fœtus… Un bouillon de formol pétillait dans ma bouche. Mon cri s'envolait, tandis que les croutes du plafond tombaient comme pluie sur mon grand corps nu, meurtri, tout étincelant parmi les tessons. Oui, je repris vie ainsi.

Tâtonnant la chaine et l'étiquette au cou : » Gabriel Lecouvreur dit le Poulpe, né le 22 mars 1960, héros de roman populaire, incontrôlable, irresponsable, jusqu'ici insaisissable » . Face à moi, la vitrine me renvoyait l'infâme reflet d'une éponge, et deux trous de lavabos se creusaient dans mes yeux. Qu'est-ce je foutais là, dans ce grand bocal ?

J'entendis soudain siffler les soufflets de poumons souffreteux… Un toussotement penaud. Il s'appelait Zé, ce moustachu au gros nez quadrillé de varices, technicien de surface au musée d'histoire naturelle de Marseille. L'olympien rêvait du stade en zigzaguant entre les bocaux et s'enflamma dans un virage.

Son aspirateur percuta mon socle. Pour lui : » Té, tu n'étais qu'une bizarrerie de plus, dans le formol ya le cœlacanthe, le bulbe de monstre, et toi, l'anarchosaure, en voie d'extinction… »

Un commando bleu remontait le gel de ma mémoire, je me rappelais d'une embrouille dans le milieu des cliniques marseillaises, des boudins congelés qui s'écrasaient sur ma pomme, du portrait de De Funès dans un commissariat, du sourire carnassier de l'inspecteur Vergeat, ce flic des RG qui avait juré d'en finir avec moi. J'avais froid…

Zé m'essuya le corps avec sa serpillère. » Tiens, mets ces vêtements et file vite, gari, si tu veux pas replonger dans l'anisette ! » . Il m'a refilé sa combinaison de cantonnier, avec ses grands lettres fluo imprimées dans le dos : Service municipal, et sur le bras gauche, cet autocollant de FO. Et il m'a poussé de toutes ses forces par la porte de service…

Cheveux hérissés par le mistral glacé, je descendais sous les spots incandescents les grands escaliers du Palais Longchamp, essayant de décoller vainement l'autocollant…

Je testais mon esprit critique, peut être après tout m'avait-on modifié génétiquement ? Je pensais très fort à la lutte des classes, très fort, je criais » Merde à Sarko, le peuple aura ta peau ! » Bon, tout allait bien…

Le gong venait de sonner cinq fois sur Lonchamp sweet boulevard. Je pénétrais sous le long tunnel de platanes. Lorsque soudain, venus de je ne sais où, un nouveau commando bleu déchira le petit écrin du matin.

Tanks à poubelles, gyrophares et motos pompes, et puis cette troupe de vrais cantonniers, tous habillés comme moi, qui se jetaient sur les crottes et secouaient le boulevard comme un tapis que l'on frappe pour en extraire la poussière.

J'hésitais à les dépasser de peur d'être avalé par la benne à ordures, quand une fenêtre au rez-de-chaussée s'ouvrit violemment. Une furie en chemise de nuit, sortit son cou et de son gosier cria ceci :

 » Eh, vous ? Vous allez arrêter ce raffut ? Sept ans que la ville est une porcherie ! Et voilà que parce qu'il y a les élections, vous nous mettez le boxon ! Occupez-vous plutôt des rats, vous les avez délogés, ils envahissent toutes les rues d'à côté ! »

Je reculais… Elle me menaçait avec ses cactées. L'année des rats ! Prospérité assurée pour Marseille ! Je courus me refugier au Lonchamp Palace. Le patron de la brasserie venait de lever son rideau de fer :

 » Oh la garde suisse de Gôdin ! Déjà fatiguée ? Faut dire que vous vous bougez drôlement en ce moment, z'etes pas habitués, hein ? Qu'est-ce que je vous sers ? »

Je ramassais Marseille hebdo sur le comptoir. Pour couper le formol, je commandais chocolat chaud et chichi.

Les élections municipales… L'addition était salée. Sept années de malheur ! La fin des subventions pour les associations des quartiers nord, la flambée des prix des logements, la crasse, les déjections, les tas de poubelles sur les trottoirs, ces mises à feux pour en finir avec l'insoutenable puanteur, les tourbillons de détritus qui volaient les jours de mistral, les plages, les criques, couvertes d'immondices, l'image de cette pauvreté crue, plaie à vif dans la ville, les quartiers riches barricadés contre les classes dangereuses, les expulsions et les intimidations des habitants de la rue de la République pour ces opérations immobilières de luxe, cette misère que les statistiques recensaient :

 » 28 % de Marseillais en-dessous du seuil de pauvreté » . Alors quand je lisais à présent dans le journal les slogans des opposants, » Le temps du changement est arrivé » , parole du Poulpe, je levais ma coupe ! Voilà que tout se jouait entre le tribun Gaudin, tenant du titre, et le pugnace président du conseil général, Guérini, grand rassembleur de gauche… » Vous êtes pagnolesque ! » , disait l'un, » Et toi, tu es grotesque ! » lui répondait l'autre.

Les programmes, je les lus d'abord à la légère. Marseille, capitale Culturelle…le Partage de la réussite, la mise en cause du Clientélisme, le Développement durable (après le tramway et les vélos, le temps de la piétonisation était venu), sans oublier les Quartiers Nord !

Je regardai les signatures, me rappelais du nom de Sanmarco. Jusqu'à ce que je comprenne que cet ancien conseiller socialiste de Deferre était passé sur la liste de Gaudin, et qu'il s'agissait en fait des slogans de la droite…

Un encadré chroniquait le livre de Jean Viard sur le candidat Guérini. Sacrées formules de gauche : » Un Français de Marseille qui revendique sa corsitude » , » catholique profondément croyant » , » Marseille a des parts de marché à gagner » ! Ah oui, c'était mordant. Il fustigeait la gestion désastreuse du maire sortant, le manque de logements sociaux, la pauvreté, il le jurait, Marseille allait devenir propre ! C'était bien convaincant… Tiens, dans sa liste je découvrais le nom du gaulliste Franceschi, qui défendait la cause de Pasqua aux élections municipales de 2001.

Ah Marseille, l'indomptable ! C'était le temps du changement, le temps des cerises… Ils allaient les chasser à coup de figues molles !

Gabriel Lecouvreur, alias Le Poulpe (PCC : Michel Abax, » Un pastis à la soviet » , Poulpe n°193).

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Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 10H44 | 23/02/2008 | Permalien

C'est trop court ; -(
Votre règle est à combien de signes ?

Portrait de Hubert Artus

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De Hubert Artus

Rue89 | 11H00 | 23/02/2008 | Permalien

Oui, nous tenons à ménager le suspense. J'apporte la précision pour vous, et pour les internautes qui voudraient, le temps d'un samedi, se mettre dans la peau du Poulpe : la règle est de 3-4 feuillets maximum.

Portrait de Tinhinane

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 18H43 | 23/02/2008 | Permalien

Pas de panique les amateurs, je suis des vôtres.

Ma première remarque disait : encore, encore

Ma deuxième, à laquelle j'ai eu une réponse, merci Hubert Artus,recherchait la règle pour tenter l'exercice.

A samedi prochain.

Portrait de jeff1er

De jeff1er

11H02 | 23/02/2008 | Permalien

Bien vu !
Je vis dans le « terroir » de Marseille et pas dans le centre ville. Mais il m'arrive d'observer. Parfois, certains quartiers sont laissés aux détritus, aux gabians et au rats, pendant des semaines…
Et quand on a atteint les limites, on vient y déloger les habitants, pour raison sanitaire, puis, on remet à neuf les immeubles, qu'on vend à prix d'or aux nouveaux possédants, on fait le siège aux résistants, et ainsi, on « assainit » Marseille.
Ainsi va la vie. Autrefois populaire, Marseille se gentrifie, Marseille se nettoie…
Et les minots, qui ne trouvent plus où dormir dans leurs moyens, s'expatrient dans les HLM un peu partout à la ronde, dans les alentours.
Ce mouvement inexorable, il y a des siècles qu'il a commencé. Il dépasse les frontières des idéologies. En 43, les occupants avait déjà fait sauter le quartier derrière la mairie, pour « purifier » la ville. Peu de temps après les libérateurs bombardaient la Belle de Mai « par erreur ». 65 ans plus tard, d'autres occupants ( leurs enfants ? ), en col blanc, font la même chose avenue de la République (République ? ). Mais d'autres gens, dits « de gauche » avaient fait des choses similaires il y a vingt ans…
Pourquoi le pouvoir et les possédants n'aiment ils pas le peuple de Marseille ?
Ceux qui rêvent d'une station balnéaire d'un million d'habitants, ceux-là même, installaient déjà sous Louis XIV les canons du fort Saint-Nicolas orientés vers la ville, au lieu de la défendre.
Au delà des conflits politiques de pouvoir, au delà des sympathiques images pagnolesques, Marseille meurt, peu à peu. Marseille subit les mêmes erreurs qu'ont engendré les appétits des possédants, qui en veulent toujours un peu plus.
Et finalement, c'est moi, qui ait encore l'accent, qu'on mettra un jour dans le formol, comme homo provençalus… : -)

Portrait de Prolo du livre

à jeff1er Portrait de jeff1er De Prolo du livre

14H15 | 24/02/2008 | Permalien

Les situations que vous décrivez sont très bien détaillées dans « Histoire universelle de Marseille » d'Alessi Del Umbria, parut aux éditions Agone dans la collection Mémoires sociales…
C'est amusant d'entendre cette idée dans la bouche d'un habitant d'Aix, je vanne un peu !
Pagnol nous a assassiné, Plus belle la vie nous achève, je crois que del Umbria a une très belle phrase : Lorsque le nom d'une ville est vendue comme une marque, c'est que son identité est déjà morte. (Cité approximativement).

Je travaille dans le centre ville de Marseille, dans les endroits que l'on considère comme sale. Les cantonniers ne passent que très (très, très) rarement, et, par miracle, depuis un mois, tout les vendredis, en début d'après midi, ils apparaissent avec leurs « tank nettoyeurs », et font pas loin d'une quinzaine de passages, au même endroit, en file indienne ! ! !

Qu'on foute la paix aux rats et aux gabians, Gaudin/Guérini leur crachent dessus, mais c'est eux les véritables marseillais, nous ne sommes pas des habitants bien propres et bien dressés, l'identité marseillaise, c'est le mélange de la Chiourme sur lesquels ces Zélus crachent depuis si longtemps, depuis le règne de leur papet Deffere…

Portrait de jeff1er

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De jeff1er

20H02 | 01/03/2008 | Permalien

Je vous réponds avec un peu de retard : )
J'ai acheté, lu, aimé et fait aimer ce livre à d'autres personnes (des ch'tis marseillais)…
Et je le conseille à tous les amoureux du vrai Marseille ; on y trouve des anecdotes, et surtout une histoire de la ville non pas du point de vue du puissant ou du dominant, mais du peuple, et là, ça change un peu !

Pour ce qui est de ma ville, que voulez-vous, je suis né à Aix et habite le village de Meyreuil, mais je suis aussi marseillais de par ma famille, mes origines…
Et c'est aussi à ce titre que j'ai parfois honte d'être aixois : )

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 11H04 | 23/02/2008 | Permalien

Pour moi, c'est toujours aussi géniaaaaaaal. Comment en un texte aussi court, expliquer la Mairie, les élections municipales marseillaises, les alliances, retournements de veste… Bel exercice de style, super réussi.

 : -)

Portrait de Nadine

De Nadine

11H15 | 23/02/2008 | Permalien

Que Mr GAUDIN s'attaque au dossier de la propreté à Marseille, il serait temps, au bout de 13 ans ! Mais que Monsieur GAUDIN s'en prenne aux marseillais qui serait selon lui responsables de la saleté, c'est un comble ! Quel ne fut pas mon étonnement devant les agents municipaux qui m'informaient hier qu'ils sont chargés de fouiller dans nos poubelles afin de nous verbaliser si nous sortons nos poubelles en dehors des heures légales. Alors que nous n'avons en centre ville, aucun conteneur pour les déposer ! Mr GAUDIN n'aime pas les marseillais, cela nous avons eu 13 ans pour nous en rendre compte. Les marseillais n'aiment pas Mr GAUDIN, et cela, il va le découvrir les 9 et 16 mars prochain…….

Portrait de Emma Indoril

à Nadine Portrait de Nadine De Emma Indoril

Nérévarine | 16H19 | 23/02/2008 | Permalien

Ça, je l'espère de tout cœur.

Portrait de ericj

De ericj

13H16 | 23/02/2008 | Permalien

Excellent de concision et quelle atmosphère !
Le Poulpe is back : ça va chier ! ! : )

Portrait de pfff

De pfff

13H36 | 23/02/2008 | Permalien

excellent, merci et à samedi prochain !

Portrait de Yémi

De Yémi

15H01 | 23/02/2008 | Permalien

Super ! Et dire que j'ai vendu toute ma collec sur Ebay : (

Portrait de Zibel

De Zibel

(inquiète depuis le 6 mai 2007) | 16H59 | 23/02/2008 | Permalien

Message privé au grand échalas qui a éhontément joué de son charme au Chili en 1996 * :

Gabriel, doudou,

je croyais que les poulpes restaient accrochés au rocher qui les accueille…
Je me souviens de notre rencontre brève mais intense au terminal de bus de Santiago, moi arrivant de mon Cayenne natal, toi en partance pour le Mexique, sur la trace de je ne sais quelles statuettes. On m'appellait déjà « Doudou chatrou » à cause de mes jambes interminables rappelant le chatrou, cette pieuvre des Antilles. Devant ta réserve face à ma plastique impeccable, je t'ai même traité de « macoumè » (homosexuel) !
Nous avons passé six heures délicieuses, à parler de l'Amérique du Sud ; tu t'es laissé conter avec curiosité ce bout d'Amazonie méconnu qu'est la Guyane…et bien d'autres choses. Je t'ai laissé prendre ton bus à regret, en espérant te faire découvrir un jour in situ les bons et détestables aspects de la société guyanaise.
Tout ça pour découvrir sur Rue89 que tu fricotes avec une coiffeuse blondasse et que tu abandonnes une amoureuse éplorée dans chaque ville traversée.
J'ai ma fierté, je ne pleurerai pas pour ton corps de voyageur (mais bon sang comme nos tentacules blanches et noires se mélangeaient bien ! ). Même, tiens, je te souhaite encore plein de belles aventures au XXIème siècle.
Et si tu trouves que ta péroxydée se flétrit trop vite, amènes-la donc dans notre forêt, qui nous donne plus d'oxygène que nécessaire et que j'aimerais vous faire découvrir et aimer. Il y a ici tant de raisons de se battre, j'aimerais assez que tu viennes mettre ton grain de sel dans les dossiers de l'orpaillage ou de l'exploitation des clandestins ! Et puis Chéryl semble avoir un caractère digne des « poto mitan » (maitresses femmes) de chez moi, peut-être même qu'on deviendra copines.
Au plaisir sans cesse renouvellé de te lire…

Tchèmbe red, pas moli (tiens bon, ne faiblis pas)

Félicité

* cf. Chili Incarné, G. Delteil
PS : toute ressemblance, etc

Portrait de netchou

De netchou

assis devant le clavier,m'sieur le ... | 18H21 | 23/02/2008 | Permalien

Malgrés le saccage du vieux Marseille,gôdin et son équipe n'arriveront JAMAIS à tuer le Marseillais.Par exemple,leur pôôle euroméditérranée qui inflige au quartier de la Joliette et tout au long du port autonome une architecture aïl-tech ne fera pas pour autant s'éffacer cette ambiance indescriptible qui fait battre le coeur de nous tous,méridionaux avant tout ! Quant à la saleté,je reconnais qu'elle est endémique et qu'éffectivement le service de nettoiement s'occupe en priorité de quelques rues et quartiers bien en vue,et dont le personnel n'a aucune conscience professionelle,mais une bonne connaissance des bons bistrots.Le Marseillais est difficile à cerner,et j'ai bien peur que l'actuel maire ne rempile pour un autre mandat.Ah,encore une chose l'environnement et les espaces naturels qui existaient encore sont en train de disparaître et l'on ne voit guère les écolos protester…Marseille voulue comme une ville richissime par la droite et la gauche,pourvu que le peuple y soit vainqueur.

Portrait de scalp

De scalp

20H28 | 23/02/2008 | Permalien

aveugle, sourd et muet, dans le noir, j'ai adoré t'écouter, dans la lumiere, j'ai adoré d'etre éblouis…
a quand la prochaine fois ?

Portrait de Flexiloop

De Flexiloop

11H47 | 24/02/2008 | Permalien

Arrivé il y a 4 ans à Marseille, j'ai été effaré par la saleté de la ville.
Il est vrai que les habitants ne font pas attention et balancent ce qui les encombrent sur le trottoir (papiers, paquets de cigarettes…) sans oublier les chiens dont les maîtres les laissent dégueulasser sans aucun complexe les trottoirs.
De plus, les employés municipaux passent à toute vitesse (je les voie du 8ème étage lorsque les détritus débordent de la poubelle et qu'ils ne les ramassent pas) alors que dans les arrondissements gérés par le privé, ce problème n'existe quasiment pas.
Cette ville est dégueulasse et je ne comprends pas qu'on ait le même problème que des villes du tiers monde !

Portrait de Humain

De Humain

12H55 | 24/02/2008 | Permalien

Aïe…Mais bravo !

En fait, attaquer en soulignant la pauvrété, voire l'emploi, et les poubelles, les indivilualismes (qui se nomment dorénavant « communautés » et demain « cultures »)… Vous faites fort. Tant mieux.

Merci.

Portrait de miktak

De miktak

14H09 | 24/02/2008 | Permalien

inimaginable

je vis a marseille,et pour mon travail je suis amené a parcourir de nombreuses villes de france et du monde et bien a situation économique a peut prés équivalente aucune n est aussi sale,c est invivable marseille devient une décharge a ciel ouvert,je vis a la porte d'aix quartier tres populaire(type de quartier que je considère aussi bien a vivre qu à visiter quand j en ai le temps lors de mes déplacements) la aussi rien a voir,je ne comprends tjr pas comment nous pouvons vivre la dedans c est un mélange entre la nonchalance affichée par les habitants au nom du fameux » fier d etre marseillais « on est rebelle,indépandant (du moins on le crois) et du coup on en oublie les principes de vie en communauté il y à des poubelles mais par habitudes on jette par terre et deuxième problème la piste de f1 en plein marseille je m explique, grasse a la règle du FINI PARTIE (unique au monde) les ramasseurs n'ont q'une contrainte celle d aller le plus vite possible ainsi on voit des camions qui passe comme des ferrari avec des gars en tenue fluo qui courent derrière avec un poubelles a la main qui ce répand sur le sol
je vous assure venez voir comme c est sale c est unique en europe( a part naples pour d autres raisons )
on en voit pas le bout au secourrrrrrr

Portrait de Flexiloop

à miktak Portrait de miktak De Flexiloop

16H22 | 24/02/2008 | Permalien

Sûr ! Même Marrakech est plus propre que Marseille !

Portrait de Prolo du livre

De Prolo du livre

14H19 | 24/02/2008 | Permalien

@Flexiloop & Miktak :

On sent le dédain des Franchimands, là !

Portrait de Flexiloop

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De Flexiloop

16H11 | 24/02/2008 | Permalien

Effectivement, je ne suis pas né ici, et alors ? Par ailleurs, je trouve que le site de Marseille est magnifique. Cependant, Marseille est une ville dégueulasse et c'est bien la seule ville en France où la propreté est un sujet de préoccupation au quotidien.
J'ai vécu dans de nombreuses villes, Strasbourg, Saint-Etienne, Dijon, Clermont-Ferrand et ces villes sont propres…

Portrait de netchou

De netchou

assis devant le clavier,m'sieur le ... | 15H38 | 24/02/2008 | Permalien

Oui c'est vrai,il ne faut pas en vouloir aux marseillais mais plutôt aux politiques succéssives appliquées depuis des décénnies(de gaston defferre à gaudin et qui ne se sont jamais préoccupés de l'environnement.Par exemple des espèces d'insectes ont disparu à jamais de la banlieue marseillaise,les plantes sauvages sont sur le même chemin.D'ailleurs j'ai une anecdote à ce sujet,des architectes paysagistes avaient eu une bonne idée qui était de remplacer les plantes classiques(lauriers-rose,pittosporum,fusains et autres buissons ardents) qui « décorent » les espaces verts de la ville par des plants originaires de la région(espèces d'euphorbes,cistes etc…).Ceci fut fait dans un des rares espaces consacrés à la verdure, pratiquement sur la place de la joliette.Et lors d'un« néttoyage » (désherbage) du lieux quelle ne fut pas la stupefaction de quelques connaisseurs en botanique passant aprés les travaux de voir que les plantes avaient été simplement et purement arrachées par les « jardiniers » municipaux,qui au même titre que les hommes politiques n'avaient aucune connaissance horticole et botanique.Alors dans ces conditions comment accabler le simple quidam Marseillais…

Portrait de Flexiloop

à netchou Portrait de netchou De Flexiloop

16H14 | 24/02/2008 | Permalien

Moi, je n'en veux pas à personne ! La responsabilité est collective au point de vue de la propreté. La Mairie au même titre que les habitants sont responsables. C'est juste une question d'éducation, de respect de l'autre…

Portrait de Prolo du livre

à Flexiloop Portrait de Flexiloop De Prolo du livre

09H31 | 25/02/2008 | Permalien

Quand on parle de respect de l'autre, faudrait voir à balayer devant sa porte !
Les « nouveaux marseillais » si cher à Gaudin, ceux « qui paient des impôts », n'ont pas dynamisé économiquement la ville, on fait exploser les loyers, ont contribué au « nettoyage ethnique » de la mairie, et vous voudriez qu'on change de mode de vie ? !
On ne peut pas se loger grâce à vous et vous voudriez qu'on vous nettoie le trottoir quand vous arrivez ?
Faudrait peut être voir à pas pousser Le Poulpe dans le port ! ! !

Portrait de netchou

De netchou

assis devant le clavier,m'sieur le ... | 16H22 | 24/02/2008 | Permalien

D'autant que de plus en plus de marseillais ont des gestes respectueux envers leur environnement.Faut être optimiste et à ceux venus ici pour le soleil je dirai simplement - montrez l'exemple…

Portrait de Flexiloop

à netchou Portrait de netchou De Flexiloop

18H25 | 24/02/2008 | Permalien

Le problème de la propreté est tellement ancien que certaines personnes ne font même plus attention. Ce sont les nouveaux venus qui essaient d'être propres et montrent l'exemple comme mes nouveaux voisins du Nord qui ramassent les déjections de leur chien. Je ne peux pas en dire autant de certaines personnes dites « de souche » comme la petite dame du cinquième qui fait chier son chien sur le trottoir et qui trouve ça normal « mais où voulez-vous qu'il fasse ses besoins ? », m'a t-elle répondu ! Effectivement avec de telles réponses et un tel comportement, on n'est pas prêt d'avancer !

Portrait de chen

De chen

chômeur | 14H31 | 25/02/2008 | Permalien

Vous devriez vous intéresser à tous les manuscrits qui n'ont pas été proposés à l'édition par JB Pouy, pour des raisons qui m'échappent. J'en tiens un à votre disposition, écrit et envoyé en 1999, qui, lui aussi, se passe à Marseille.

Portrait de Hubert Artus

à chen Portrait de chen De Hubert Artus

Rue89 | 13H32 | 26/02/2008 | Permalien

En effet, vous êtes « arrivé » à la fin de l'aventure Baleine (1995-2000), et vous n'aviez aucune chance d'y être édité en 1999…

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