
Mme Pfff, prof de maths (II) : des « bombes » au conseil de classe
« Alors non seulement on fait 8h00-20h30 non-stop, avec deux pré-conseils le midi, pas le temps de manger, et en plus on s'prend des bombes ! Tu parles d'une soirée ! “ Ce sont les derniers mots de Mme Pfff avant de rentrer chez elle, hier soir devant le Collège.
Tout se passe pendant le tour de table, au début du conseil.
D'abord, chacun y va de sa formule pour décrire la classe. Exercice peu évident, qui demande du métier. Il faut permettre à ceux qui ne mettent pas les pieds en cours (administration, parents, CPE) de se représenter le travail et l'ambiance particulière du groupe.
Puis c'est le tour des deux délégués de classe, qui font souvent amende honorable et promettent que la classe se conduira mieux dans tel cours et fera de gros efforts dans telle matière. Enfin les délégués de parents ont la parole et hier soir, timidement, ‘Boum’ : ‘Il y a un problème en maths, la classe fait n'importe quoi, les parents ne comprennent rien au cours et les enfants ont beaucoup trop de devoirs.’
Le principal s'empresse aimablement de donner la parole à une Mme Pfff, rougeoyante, qui jette un : ‘Nous sommes des professionnels, non ? Je sais tout de même ce que je fais quand je leur donne telle ou telle proportion de travail personnel. Ensuite, ce n'est pas aux parents de comprendre le cours, mais aux enfants !
Nous en parlons après avec Christian. Comment les profs et les parents pourraient-ils mieux communiquer ? Christian pense que Mme Pfff s'est braqué parce que c'était devant nous. Ce serait pareil dans n'importe quel boulot. On ne juge pas quelqu'un au travail devant ses pairs. Si la mère mécontente avait pris rendez-vous avec elle, tout aurait été plus calme et surtout la discussion aurait été plus fructueuse et aurait abouti à quelque chose.
Mais dans ce cas, à part répéter à voix haute les bulletins, à quoi servirait le conseil de classe ? On a encore du chemin à faire pour travailler ensemble ! , a dit Christian en secouant la tête avant de monter dans son train.
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De
20H44 | 05/12/2007 |
« les parents ne comprennent rien au cours ». C'est peut-être pour ça que c'est Mme Pff, la prof…
De
22H22 | 05/12/2007 |
Un jour de conseil, dans un moment de démocratie scolaire assez époustouflant, les délégués ont commencé par faire l'inventaire de ce qui était « bien / pas bien » dans les différentes disciplines (comprenez : chez les profs concernés).
Autant vous dire que la classe n'a jamais vraiment résolu son incapacité à travailler !
Mais il y a des conseils où le dialogue délégués / parents / professeurs se passe bien.
De
21H49 | 05/12/2007 |
Malheureusement, on ne cesse de répéter aux parents qu'ils doivent accompagner leurs enfants dans leur scolarité, mais les intitulés et le vocabulaire employé pour les exercices ont tellement changé qu'il est difficile de s'y retrouver. Y compris en français : « situation d'énonciation », « repères spatio-temporels »… on devine bien de quoi il peut s'agir, mais sans en être tout à fait sûr. Ne parlons pas des devoirs de physique-chimie où les élèves (dès la 5ème) doivent découvrir toutes sortes de phénomènes par eux-mêmes, avec comme point de repère un cours très succinct et un livre magnifiquement illustré mais qui ne livre que quelques petites définitions. Alors, on se fie à Google et on se refère à Wikipedia, quitte à se ridiculiser en orientant notre enfant vers une réponse approximative. C'est ainsi que mon fils a pu me dire gentiment : « écoute, maman,ne m'aide pas, la dernière fois ce n'était pas bon ». Je précise que je suis une ex-très bonne élève, sans allergie à l'institution scolaire, toujours prête à soutenir les professeurs et à m'intéresser aux programmes… mais parfois c'est dur !
De
01H42 | 06/12/2007 |
Il ne faut pas exagérer quand même, suivre le travail de son gamin de 5e, ce n'est pas sorcier.
Maintenant, tout le monde n'a pas fait des études et ce n'est pas une tarre évidemment. Je remarque que de manière générale, il y a un gros concensus autours de la thématique « nos profs sont de bons profs ».
hem, et des profs qui viennent en cours complètement murgés (j'en ai eu), des profs qui corrigent les disserts de philo au bac comme on tond sa pelouse (« 8 ou 12, ça dépend du moment, il n'y pas grande différence » je l'ai entendu des centaines de fois), des profs qui ne se remettent jamais en question, qui font des dépressions à cause de la pression de la classe dans un lycée privé catholique d'excellent niveau (et sans autre problème qu'un peu de bruit et quelques devoirs maison non-fait… le drame ! )
moi je pense que le vrai problème des profs, c'est qu'il n'y a pas de vrai contrôle sur leur travail. Tout le monde le sait. Un prof sait quand son travail va être évalué et quand bien même il n'en foutrait pas une rame avec sa classe, quelle serait la sanction.
Un mec travaille chez PEUGEOT, il n'en branle pas une de la journée, on le vire. S'il arrive bourré en salle de travail un matin sur 2, idem. Pourquoi est-ce que ça n'arrive pas chez les profs ?
De
03H34 | 06/12/2007 |
Après une longue et très pénible scolarité, cela fait maintenant quelques années que je bosse dans divers lycées et collèges, et je peux garantir que globalement j'aime pas les profs, mais vraiment pas ! !
Néanmoins, se sont pour les 98 pour cent des bosseurs et bosseuses qui se tracassent et recherches et tentent de trouver de moyens pour que leur élèves arrivent aux normes de l'éducation nationale. Ils et elles consacrent un max de temps pour leur élèves. S'ils et elles devaient demander toutes les heures non rémunérées cela feraient du barouf.
Les profs que j'ai croisé rechercheront toujours le bon mot pour encourager celles et ceux qui n'arrivent pas à être dans les normes d'apprentissage.
Toujours à se battre pour que le système éducatif soit le meilleur possible, et ce malgré les sabrages budgétaires et les mégalomanies des proviseurs et principaux.
ETC..ETC…Vraiment j'ai rarement vu une conscience professionnelle aussi prégnante dans une profession.
C'est pas que j'ai fait mille professions mais j'en ai pratiqué quelques unes…
Mais ce sont des profs ! ! !
Toujours à se plaindre pour des trucs merdeux, inconscient-e-s de la chance qu'ils et elles ont de ne pas avoir un réel pouvoir hiérarchique pour tenter des approches pédagogiques vraiment intéressantes, ne pas vouloir vraiment bosser en groupe, à penser que les bahuts sont leur pré-carré, à voir un drame alors que ce n'est que de l'adolescence (là aussi le discours sur l'insécurité fonctionne), à ne pas se poser les bonnes questions, à mettre les élèves devant des discours niaiseux parce qu'ils et elles sont incapables de se penser autrement qu'en moralisateur et moralisatrice de la république, à penser que le reste des personnels ne font pas vraiment leur travail, que s'ils et elles n'étaient pas là ce seraient vraiment le chaos, etc, etc.
A se chier dans les bottes pour des conneries que souvent les proviseurs et principaux leurs auront souffletés aux oreilles, et que ces derniers soient de la nouvelle génération ou de l'ancienne. La nouvelle étant plutôt un ramassis de requin et l'ancienne compréhensive avec les élèves mais minable avec le personnel, surtout non enseignant.
Je ne pense pas que ce soit les profs qui sont à mettre systématiquement en cause, même si ils et elles en ont un grand besoin (vraiment ! ! ), mais vraiment l'institution qui les dirige.
« Un mec travaille chez PEUGEOT, il n'en branle pas une de la journée, on le vire. S'il arrive bourré en salle de travail un matin sur 2, idem. Pourquoi est-ce que ça n'arrive pas chez les profs ? »
Il existe aussi des stratégies dans l'EN, le placard ça existe… et c'est pratiqué. ET lorsque qu'un prof n'en peut plus la rumeur veut qu'il ou elle termine à la mgen…
Je me suis plutot questionné avec le personnel de direction qu'avec les profs.. ; par exemple un crevard avec les élèves en lycée ou LP peu l'année suivante être en collège… ce qui est bien pire,les collégiennes et collégiens sont quand même plus fragile, mais c'est une espèce de rétrogradation…
De
09H14 | 06/12/2007 |
Quelle belle série de clichés sur les profs……..
De
13H21 | 06/12/2007 |
La plupart des profs « qui n'en peuvent plus “ ne finissent pas à la MGEN , c'est une légende : ils passent
soit dans le corps directorial , soit dans celui des
inspecteurs ,et ce ne sont pas les plus compréhensifs.
De
13H41 | 08/12/2007 |
Pas mal !
Même si je ne suis pas d'accord avec tout (evidemment suis prof ! ! ! ! ) je trouve que c'est un résumé assez pertinent ! ! ! !
Un professeur Agrégé (donc du genre des plus réacs….)
De
11H28 | 06/12/2007 |
Monsieur « Tout le monde le sais ».
L'alcolisme est une maladie et aucune profession n'est épargnée : pilote de ligne, chauffeurs (bus, taxis, poids lourds … ), chirurgien, je ne cite que les moins à risques. Avant de les virer, essayons de les guérir cela serait mieux pour leur santé, la sécurité sociale et notre humanité.
Idem pour la dépression, je connais des femmes n'ayant pas besoin de travailler et seulement un ou deux enfants à élever qui sombrent dans cette maladie. Je n'ose imaginer votre commentaire à leur sujet.
Bien à vous
De
14H02 | 06/12/2007 |
Faux mon bonhomme
Je suis soudeur dans une boite privée (réparation navale)
Le midi, avec les collègues, c'est 3 pastis, plus de temps en temps petit pétard. Jamais on m'a viré. Et des collègues qui n'en foutent pas une rame, j'en ai. Ils y sont toujours…
De
14H52 | 08/12/2007 |
Quel beau portrait des profs, : cela doit faire très longtemps que tu en n'as pas vu.Tu dois faire partie de ces gens qui nous traitent de fainéants , toujours en vacances, en grève ou en maladie.
Viens dans ma classe et tu verras qu'il faut s'occuper de tout un groupe très différent, avec son passé, ses difficultés (dyspraxie, dyslexie, dysorthographie….) son présent son avenir (pas très brillant). Quant au contrôle des profs, passe une licence (au minimum) le cours et après on en re discute
De
02H18 | 06/12/2007 |
« Mais dans ce cas, à part répéter à voix haute les bulletins, à quoi servirait le conseil de classe ? »
hummm… à donner une caution democrade à un systeme qui est tout sauf « pouvoir au peuple »…
un peu comme nos camarades des los mediatos, ou les boites a idees dans les démocraties participatives ou comme les elections ou comme les referendum ou comme ou comme, ou comme…
Mieux vaut nous faire « participer » pour nous faire croire que l'on est citoyench.
De
10H51 | 06/12/2007 |
Je suis vraiment surpris par votre vision de l'école. Le but de l'école est d'apprendre à nos enfants à lire écrire, compter. C'est leur donner une culture générale en histoire géographie, en physique chimie et leur apprendre à comprendre les autres par les langues étrangères. Et sauf erreur de ma part, je n'y vois aucune notion de « pouvoir au peuple ».
De plus, sauf erreur de ma part je ne connais pas beaucoup d'entreprise, puis ce que quelqu'un a intégré l'entreprise par le biais de la comparaison avec PEUGEOT (chantre de la participation, du respect et de l'écoute de l'autre, c'est bien connu ! ), où lors d'un conseil viennent participer des personnes extérieures à l'entreprise qui se permettent de prendre à partie un des membres du conseil en lui disant qu'ils ne comprennent pas ce qu'il demande à son (mari, fils, amis …) et qu'ils trouvent également qu'il lui en demande trop. Si cela existe dans une boite, donnez moi le nom que je postule.
Pour en revenir à l'école, à mon avis la participation doit être données aux membres de l'école. D'ailleurs dans l'école de mes enfants (laïque, publique et obligatoire), chaque semaine une partie du vendredi après-midi est consacrée au « conseil de classe ». Les élèves écrivent sur une feuille les remarques qu'ils ont à faire sur les évènements de la semaine et chaque point est ensuite débattu par la classe. Pour ma part je trouve cela très bien et loin de l'image qu'il me reste de ma scolarité.
Concernant l'accompagnement de nos enfants, effectivement ce qui leur ait demandé à beaucoup évolué par rapport à ce que nous avons pu apprendre. Et oui, dans les années 70, il n'y avait pas d'ordinateur dans les classes primaires. L'enseignement des langues étrangères n'apparaissait qu'au collège … Etait ce mieux ? Je ne le pense pas. Cela demande-t-il à nous, parents, de nous adapter, oui je le pense également. C'est peut-être dur, il faut se creuser les méninges, mais c'est à faire si nous ne voulons pas couper le lien avec nos enfants.
Enfin, concernant les enseignants, effectivement leurs réactions peuvent parfois surprendre ou nous sembler complètement opposées aux nôtres. Mais je ne connais pas beaucoup de profession où chaque année le contenu et la forme du boulot change, où à chaque changement de gourvernement les directives ne sont plus les mêmes et enfin à chaque fois qu'ils osent se plaindre, ils sont systématiquement renvoyés à leurs « Statuts, Privilèges, Vacances ». Comme l'a très bien dit un participant de ce blog, ce sont des professionnels avec une vraie volonté d'emmener nos enfants vers le savoir et la connaissance.
Pour information, venant d'une famille « EN » j'ai choisi volontairement de travailler dans l'entreprise, adieux « privilèges », bonjour tranquillité.
De
09H34 | 06/12/2007 |
Je crois que c'est le système éducatif qui est en cause.
On attend tout des profs, qu'ils réussissent avec tous les élèves, que leurs cours soient toujours captivants et limpides, qu'ils aient une autorité naturelle mais pas étouffante.
Et on attend tout des élèves, qu'ils fassent tous consciencieusement leurs devoirs, qu'ils comprennent tout tout de suite, qu'ils s'intéressent à tous les cours. Mais les élèves sont tous différents, tous n'ont pas reçu la même éducation, n'ont pas la même maturité. Certains ont d'ailleurs des difficultés supplémentaires d'apprentissage (dyslexie,…).
Mais on entasse 30 à 35 élèves dans une classe et on attend d'eux qu'ils apprennent tous à l'âge prévu le programme décidé par l'éducation nationale.
Ceci ne peut que conduire à un malentendu entre les professeurs et les parents, chacun rejetant la faute de l'échec de l'enfant sur l'autre, mais chacun n'étant en fait que la victime d'un système éducatif inadapté.
De ratsept
Prof | 10H29 | 10/12/2007 |
Evidemment que c'est le système qui est en cause et non pas les malheureux profs que malhonnêtement il installe. Pour moi, le prof mal dans sa peau et dans sa classe est avant tout une personne mal entourée (sur le moment), certes, mais très souvent quelqu'un qui a été mal orienté ou mal préparé professionnellement. Car une des carences majeures du système éducatif français c'est tout de même l'absence quasi totale de formation pédagogique et psychologique. A moins d'être né psychologue ou d'avoir suivi une vraie formation à la prise en main de groupes AVANT d'entrer dans l'arène la toute première fois, quel prof ne s'expose pas tôt ou tard à être confronté douloureusement à un non savoir-faire culpabilisant et destructeur ? Et les ravages sont immédiats, et pour l'intéressé et pour la classe. Je suis témoin impuissant de ce drame tous les jours depuis 20 ans dans mon petit collège. Et dans la hiérarchie, personne ne prend bien sûr ses responsabilités : ni le Principal qui se lave les mains en clamant qu'il n'a pas le pouvoir d'intervenir dans la pédagogie (ouf ! pour lui…), ni l'Inspecteur d'Académie à qui il ne voudra jamais s'adresser faute d'avoir à avouer qu'il y a des vagues dans son établissement (donc qu'il est un mauvais Principal oh là là… et à l'Inspection on n'aime pas les vagues, c'est bien connu…), ni à l'IPR qui pourtant seul pourrait faire quelque chose en termes de conseils ou de formation. J'ai même vu un Inspecteur IPR débarquer (car finalement sollicité) et livrer à lui-même un collègue en grande souffrance avec des conseils bidons qui bien sûr ne remédiaient en rien au problème de fond qui était l'incapacité absolue de la personne à gérer un groupe, alors que dans sa discipline il était très au point. Ce que l'Institution Education Nationale dans une grande lâcheté refuse d'admettre, c'est qu'elle recrute sur le critère de la seule maîtrise d'UNE discipline, tout en négligeant totalement celui de la maîtrise de LA discipline, c'est à dire l'aptitude à comprendre et gérer les comportements individuels et de groupe. Elle jette en pâture aux fauves le jeune enseignant débordant d'enthousiasme, et il se fait écharper dès la première heure. Personellement, si on me propose un jour de participer à un groupe de travail sur l'amélioration des contenus du cursus de formation des jeunes profs, je réponds présent, car j'ai beaucoup de choses à dire et à proposer. Car c'est bien beau, au quotidien, de faire jouer à fond la solidarité et le soutien moral vis à vis des collègues qui souffrent et se détruisent, et heureusement que cette dimension humaine fonctionne dans la salle des profs ! , mais la solidarité s'arrête là hélas, et au-dessus, rien, mais ce qui s'appelle rien. Il faudrait avoir l'honnêteté de dire à un candidat prof : d'accord, vous êtes très bon en anglais certes, mais vous êtes reconnu inapte à l'enseigner. Cela ne remet en aucun cas en cause votre intégrité personnelle ni votre valeur dans votre discipline (vous pouvez très bein être agrégé), mais l'on n'est pas apte à exercer tous les métiers, or, enseigner est un métier à part entière, pour l'exercice duquel il ne suffit pas de maîtriser à fond une discipline… A quand la réforme honnête qui fera honneur à l'Education Nationale, qui ce jour-là respectera et ses personnels et les élèves ? Si tant est que cette auguste Institution se consacre à l'enrichissement des individus que sont les élèves, elle doit s'en donner les moyens. Car ce n'est en rien respecter l'élève que de le confier à quelqu'un qui va avoir peur de lui ou se laisser déstabiliser par un comportement perturbateur. L'adulte formé et reconnu qualifié à s'occuper de lui et du groupe dans lequel il est (la classe), l'élève doit sentir de prime abord qu'il sait faire et qu'il saura gérer toutes les situations, et que cela sera pour lui (l'élève) une garantie de sécurité et donc un cadre rassurant au sein duquel il va pouvoir sereinement apprendre et s'épanouir. Car, à quoi assiste-t-on dans trop de classes dans ce pays, si ce n'est au spectacle navrant et ravageur de groupes qui s'imposent au prof alors que ce devrait être l'inverse ? On assiste aujourd'hui trop souvent, à un renversement des rôles aux conséquences dramatiques car déstructurantes pour l'élève qui a tant besoin de repères : c'est lui qui dicte sa loi, parce que le prof est incapable de dicter la sienne, qui ne devrait d'ailleurs n'être que l'écho de la loi tout court, celle du respect de l'autre au sein du groupe….. à suivre j'espère…
De thoughtthrow
14H27 | 06/12/2007 |
Il me semble que la pédagogie n'est pas au programme des formations de nos chers professeurs… Si ça pouvait changer les « Nous sommes des professionnels, non ? » de Mme Pfff auront plus de crédibilité ! et ça c'est que pour les math… je ne vous parle pas de l'anglais : des prof qui peuvent n'avoir jamais foutu les pieds en pays anglophones sont là pour vous apprendre une langue qu'il n'ont jamais pratiqué en « immersion réel ».
Pfffffff…
à thoughtthrow
De janpoleroy
00H10 | 07/12/2007 |
Que croyez-vous que les élèves profs font à l'IUFM… du tricot ?
à janpoleroy
De
16H20 | 07/12/2007 |
quasiment…c'est juste un organisme pour creer des clones, la pedagogie ca se travaille pas dans un manuel malheureusement et si en plus sur le terrain on formate les futurs enseignant ca donne : « nous sommes des professionnel ».
Peu de jeunes professeur le sont par vocation et on voit le resultat : Des enseignants qui lache prise devant des enfants (bah oui entre etre à l'iufm et enseigner, il y a un gouffre).
Pour info, c'est apres avoir discuter avec des copines qui étaient à l'iufm que je me suis rendu compte de l'inutilité de cet organisme et surtout elles partageaient mon avis.
Mais je pense que le metier d'enseignant c'est aussi savoir resister aux pressions des parents dans l'intéret DES élèves et pas seulement celui dde leur rejeton « qui n'a aucun défault ».
à janpoleroy
De ratsept
Prof | 10H34 | 10/12/2007 |
sans doute cela ne va-t-il pas jusque là, mais oui, dites-moi ce qu'ils apprennent en termes de psychologie de l'enfant et de l'adolescent, en termes de gestion d'un groupe classe ? Comment sont-ils formés à l'anticipation de situations difficiles, voire de crise ? Comment la formation, si elle existe, dépasse-t-elle le cadre des concepts et de l'analyse de situations hors du terrain classe ? Oui, j'aimerais connaître le contenu précis de ces formations très spécifiques, et alors je vous dirai, avec ma petite expérience de 20 ans en collège difficile si cela va suffire et vous préparera efficacement et sans mauvaise surprise à l'exercie d'un métier devenu un métier à risques et qui n'a plus rien à voir avec ce u'il était il y a ne serait-ce que dix ans ?
De
15H09 | 06/12/2007 |
Voici quelques ouvrages pour les parents qui souhaitent aider leurs enfants et sont perdus en face des nouveaux programmes :
a) deux livres pour les éclairer
- Erik Orsenna : la grammaire est une chanson douce ;
- Eric Orsznna : les chevaliers du subjonctif
b) une grammaire française de Bled , qui fait la liaison entre notre bonne vieille grammaire et la nouvelle ( un miracle ! ! ! ! )
une grand mère qui essaie de suivre les études de ses petits enfants
De george.B
16H04 | 06/12/2007 |
merci ,
je vais offrir le nouveau Bled à mon petit fils pour noel il sera ravi ! ! !
I est vrai que les grands parents ont un rôle primordiale dans l'éducation des enfants ! !
nous avons eu beaucoup de chance de vivre à une époque où tout était plus facile , à nous les grands parents de redistribuer tout ce que l'on a reçu , tant au niveau du savoir et de la culture qu'au niveau financier car nos enfants n'ont pas la mçeme marge de manoeuvre pour élever leurs enfants ! ! ! moins de temps , moins d'argent, plus de stress et de pression de toute sortes , ce n'est pas facile pour eux ! ! !
Soyons solidaires entre générations et n'oublions pas que ce sont eux qui vont payer nos retraites ! ! !
Moi , personnellement j'arrive a jouer au scrabble avec autour de la table 4 générations ! ! ça va de mon petit fifs de 6 ans jusqu'à ma mère de 83 ans et ma fille de 30 ans et ça marche ! ! !
Voilà juste pour témoigner !
De daniele
15H47 | 06/12/2007 |
mes fils au college ont eux de bons profs,d'autres qui débitaient leurs cours et basta, ils devaient se debrouiller avec.aujourd'hui la societé a evoluée les enfants avec mais la méthode d'enseignement a t'elle suivi je n'en suis pas certaine.
à daniele
De Frère fauve
19H40 | 06/12/2007 |
Les programmes scolaires sont en constante évolution et chaque année les professeurs doivent s'adapter aux changements, ce qu'ils font. C'est plutôt la représentation qu'une certaine partie de l'opinion publique a des profs qui ne change pas… Merci en tout cas aux autres qui savent combien nous nous investissons au quotidien, et bravo à Courageux Anonyme de 18h11 : c'est exactement ça !
De
18H11 | 06/12/2007 |
Et voici le nouveau répondeur scolaire :
>
>
>
> « Bonjour !
>
>
> Vous êtes sur le service de réponse automatisée de l'école de ………….
>
>
>
> Afin de mieux répondre à vos besoins et de vous permettre de parler à la
> bonne personne, veuillez écouter le menu suivant avant de faire votre
> sélection :
>
>
>
> Pour mentir au sujet de l'absence de votre enfant, faites le 1.
>
>
>
> Pour excuser le fait que votre enfant n'a pas fait son devoir, faites le 2
>
>
> > Pour vous plaindre de ce que nous faisons, faites le 3.
>
> >
> Pour demander la démission d'un professeur, faites le 4.
> >
>
> Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà
> inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents
> bulletins qui vous ont été remis, faites le 5.
>
> >
> Si vous voulez que nous élevions votre enfant à votre place, faites le 6.
>
> >
> Pour demander que votre enfant change d'enseignant(e) pour la troisième fois
> cette année, faites le 7.
>
> >
> Pour vous plaindre du transport scolaire, faites le 8.
>
> >
> Pour vous plaindre de la cantine, faites le 9.
>
> >
> Si vous réalisez que vous êtes dans le vrai monde, que votre enfant doit
> être responsable de ses actes, de ses paroles de ses travaux en classe et à
> la maison, et que ce n'est pas la faute de son enseignant(e) s'il ne
> fournit pas d'effort…
>
> Voilà où on en est…
> Veuillez raccrocher et passez une belle journée ! »
De zouki
20H53 | 06/12/2007 |
bonsoir,
vous dîtes que les CPE ne mettent pas les pieds en cours et ne s'imaginent pas ce que peut représenter pour un adulte passer une heure face à une classe de collégiens : CA M « ENERVE TERRIBLEMENT car, une fois de plus, les CPE sont considérés comme des sous-merdes par certains “collègues” enseignants, alors qu'ils se tapent des journées de dingues à gérer le bordel, et seulement le bordel (jamais les moments cools avec les élèves cools)et à régler les problèmes des dits “collègues”, qui eux, ne savent pas le faire tout seuls.
une CPE énervée après une journée pénible, mais ô combien, classique
à zouki
De
11H41 | 07/12/2007 |
LES CPE ont un boulot énorme ça c » est vrai
et en general les CPE communiquent beuacoup avec les eleves et avec les parents
ce que refusent bien des profs
et souvent les CPE savent apprécier la personnalité des eleves parce que ils les connaissent bien
moi je souligne ici les courage et le boulot des CPE
quand ils sont à l » ecoute des eleves et pas d'une politique repressive d » etablissments qui se veulent selectifs pour avoir que les bons eleves
il faut saluer le courage des professionnels dans les etablissements difficiles difficiles parce que
dans les etablissements comme dans la société il n'y a pas de mixité ni sociale ni de niveau scolaire
De
22H27 | 06/12/2007 |
Il y a de cela plus de vingt ans, Patrick Boumard sortait « un conseil de classe très ordinaire », avec un proviseur omnipotent, des élèves muets, des profs silhouettes… est-ce que cela a vraiment changé ? Les conseils de classe sont souvent des chambres d'enregistrement des pré-conseils : « ne perdons pas de temps à discuter des élèves, il est tard, en plus on a commencé en retard, et puis les trois-quart des infos sont confidentielles, faut rentrer faire diner les enfants ! ». Les parents n'ont parfois aucun retour des autres familles et ne connaissent pas la classe. Les enfants sont toujours autant paralysés… Quelques fois, trop rarement, des discussions autour d'un élève provoquent un sursaut de vie…
Pourquoi les conseils de classe se font-ils toujours à l'arrache, après 18h, et sans dialogue possible ? vous souvenez-vous qu'à Fénelon, à un moment donné, les élèves étaient systématiquement présents lors du conseil ? alors, bien sur, les conseils duraient deux heures minimum, mais ils étaient en journée, faisaient partie du projet de l'école, pas en dehors ! On me répondra, à raison, que faire les conseils de classe le soir est un acquis des parents d'élèves et leur permet d'être présent lors du conseil. OK, mais on y a beaucoup perdu.
De
23H30 | 06/12/2007 |
Bon, moi aussi j'y vais de mon petit commentaire.. j'ai été déléguée de classe tous les ans ou presque au collège et au lycée. Donc, je ne suis pas prof, pas parent, juste étudiante et ancienne élève.
Moi, au conseil de classe, je voyais des profs qui faisaient toujours le même commentaire sur des classes qui evidemment changeaient tous les ans ( « niveau moyen, quelques uns en tête de classe qui devraient quand même être un peu plus un moteur pour les autres, quelque uns vraiment à la traine/indisciplinés/ininteressés, et le reste.. »).. donc pas grand interêt quand à l'appréciation globale. Ensuite venait le tour de l'appréciation élève par élève, où effectivement chaque prof s'en donnait à coeur joie, mais pas trop quand puisque les délégués le répetent et qu'il faudrait quand même pas trop décourager untel… puis, on concluait en regardant sa montre (« il est 19h, on va y aller »), les délégués rentraient chez eux et se faisaient harceler par leurs condisciples qui voulaient « savoir »..
Soyons clairs : le conseil de classe n'est important qu'en fin d'année, pour décider des redoublements ; le reste de l'année, les profs parlent de la classe et des élèves entre eux, en salle des profs, etc, et pour ce qui est des commentaires sur les élèves, les réunions parents-profs sont beaucoup plus révélatrices.
Faire un procès aux profs quand à leurs horaires, leurs vacances, leurs salaires, etc en généralisant est injuste ; dire qu'être prof est un calvaire est également injuste, et peu valorisant pour les élèves. Bonne élève, certains m'ont marqués par leur générosité, leur volonté d'enseigner, leur pugnacité face aux élèves récalcitrants, de la même façon que d'autres m'ont carrément traumatisés (merci à ma prof de français de 5ème qui, trouvant qu'il (dixit) « fallait que je descende de mon piedestal », me mettait 18 à chaque rédac mais m'obligeait ensuite à la recopier au tableau pendant les deux heures de cours -incluant la récré, si importante pour les élèves ! ! - pour que mes camarades la recopient..me faisant detester par la classe du même coup ! ! Je sais, on va dire que je pleure sur moi même, mais si c'est pas de la perversité ça ! ! )
De Thierry Catrou
08H50 | 07/12/2007 |
Les conseils de classe sont de toute façon des bombes à retardement ! Lieu d'un règlement de compte, genre OK Corral où il s'agit bien sur de faire un bilan scolaire des élèves mais où on s'empoigne de plus en plus volontiers pour faire aussi celui des enseignants et pourquoi pas celui de l'école. Rien de bien étonnant les angoisses du social, sur l'avenir, les retraites, le… transpirent, suintent partout et le moment magique du conseil est un instant idéal pour toutes les formes de catharsis !
De
11H35 | 07/12/2007 |
et surtout
DANIEL PENNAC
CHAGRIN D ECOLE
si les profs continuent de casser les eleves
en consei lde classe comme je le vois à chaque conseil
comment peux se situer l » eleve par rapport
à ses acquis ?
quand en france va t on se décider à évaluer chaque éléves dans sur l'intervalle entre ses connaissances et competences au depart et ce qu'il a acquis dans une
periode trimestre donnée ?
bientôt ils seront obligés legalement de la faire
c « est à dire donner une réelle évaluation plutot que
dire “ne travaille pas ‘ n ecoute pas’
que des négations
est ce encourageant de noter les dictées à partir de 20
et retirer des points àtoutes les fautes non il faut evoluer et les pff y seront obligés
mais au fait pourquoi ils font profs si ils aiment pas les eleves ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?