Les « professeurs-rien » humiliés par Darcos et Sarkozy!

Darcos a annoncé que les principaux de collège allaient recevoir une prime de 750 euros. Leur adjoint, 350 euros. Les professeurs, rien. "On ne donne qu’aux riches depuis mai, dit Martine dans le couloir, donc rien d’étonnant, rien." N’était cette petite phrase de trop du ministre, bien vulgaire :

"Un proviseur, ça travaille énormément, c’est pris toute la journée, et donc c’est normal que pour eux on ait créé cette prime."

Sous entendu : "Un professeur c’est le contraire, ça ne travaille pas et ça a beaucoup de temps libre dans la journée."

Sans jouer le jeu d’une division professeurs/proviseurs espérée plus haut, soulignons que nombreux sont les principaux qui se contentent docilement d’empêcher la machine (complexe il est vrai) de dériver. Sans faire de vagues, ils partagent toujours plus la charge administrative avec les professeurs (sans heures sup, bien entendu) :

"Pourriez-vous organiser le brevet blanc avec nous ? Pourriez-vous organiser une réunion avec les parents de 4e6 ? Pourriez-vous nous aider pour le projet d’établissement ? Auriez-vous une idée pour telle action ? Si vous voulez récupérer des heures en plus pour l’établissement l’an prochain, prenez rendez-vous vous-mêmes avec l’inspection académique, ce sera plus efficace…"

Ils passent du temps dans leur bureau (combien d’heures de bureau vaut une heure de cours en ZEP ? ), mais peu se soucient d’apporter d’autres réponses aux réelles difficultés qu’un grand feu vert aux professeurs dévoués, sans s’engager avec eux.

Enfin, leur salaire est supérieur à celui des professeurs et, dans de nombreux départements, ils touchent des primes variées. Ironie du sort : parfois sur le dos des professeurs ! Lorsqu’un collègue ouvre un atelier conseil général sport, sciences ou arts, par exemple, le principal de l’établissement reçoit une prime. Prime qui s’élève à plusieurs milliers d’euros par an…

Injustice, mouvements de tête et sourires qui en disent long des collègues anéantis dans la salle des professeurs. Anne est professeur-rien de lettres :

"Je connais une principale remarquable, qui, ne se contentant pas de gérer, travaille avec une véritable vision de l’école, une femme qui invente vous voyez, pleine d’admiration pour les professeurs, avec un réel souci des élèves qu’elle a en charge, mais elle est assez unique et elle sera la première révoltée d’être la seule primée dans un navire si collectif."

"Quant à Sarkozy, nous lit Brahim (professeur-rien de sciences-physiques) en ouvrant le journal posé sur la table, tenez-vous bien, il a déclaré au Vatican : ‘Dans la transmission des valeurs, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance’."

Même si Christian, professeur-rien d’histoire-géo, s’est mis à genoux et a fait semblant de se flageller en criant "Esperanza" avant d’aller chercher ses élèves, sous les rires incrédules des autres professeurs-rien, ce n’est pas la considération de nos dirigeants qui nous a aidés à faire cours aujourd’hui…


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pablico
12H58 19/01/2008

très intéressant tout ça.
C’est encore dans la tactique qui marche si bien : Diviser pour régner!
Et le plus idiot c’est que cela marche à chaque fois et très bien.
Bravo président, encore bien joué.

NB) En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie gagnante visant à réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui, pris individuellement, ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie. (wikipédia)

 
napakatbrax
14H47 19/01/2008

Comme la performance du ministère de l’éducation est chiffrée, et que les chiffres, ce sont les principaux qui les font… rien d’étonnant.

Il est arrivé la même chose dans la police récemment. Les gradés ses sont vus attribués de grosses primes quand les autres ne sont toujours pas payés de leurs heures sup de 2003…

Et pendant les grèves de la police, que croyez-vous qu’il arrivât ? Aucun gradé ne s’est plaint… quand tous les syndicats de toutes les branches, ou presque, sont montés au créneau comme un seul homme…

http://lesmots.freelatitude.net

 
kawouede
22H00 19/01/2008

c’est la même chose à l’hôpital : les directeurs ont reçu des primes proportionnelles à la « rentabilité » de leurs établissements (ou le faible endettement, etc.)

 
tsukka13
13H00 19/01/2008

Quand on connait le mode de recrutement et de formation des chefs d’établissement, on n’est guère étonné de constater que nombre d’entre eux se bornent à jouer le rôle de courroies de transmission de l’administration centrale, prenant un minimum d’initiatives personnelles et jouant souvent aux petits chefs. Quelques uns, trop rares, malheureusement, s’investissent totalement dans leur fonction et forcent le respect de leur personnel. Sur quels critères seront distribuées ces primes, et comment seront récompensés ceux et celles qui le méritent vraiment ? On peut se poser la question…

 
Cedex
11H26 20/01/2008

Je voulais réagir à : « Enfin, leur salaire est supérieur à celui des professeurs et, dans de nombreux départements, ils touchent des primes variées. »
N’oublions pas que les proviseurs, principaux, principaux adjoints bénéficient également de logements de fonction. Un gros avantage en nature.

 
K2ALPILLES | PRINCIPALE ADJOINTE MARSEILLE
18H58 21/01/2008

un gros avantage en nature déclaré sur nos revenus et sur lequel nous payons des impots…et des heures à n’en plus finir,et des obligations de services très lourdes !on travaille dans le mm bateau,les profs, les assistants, et c, retrouvons un esprit de classe au lieu de se titer dans les pattes, réclamons une augmentation du point d’indice et des primes pour les plus petits salaires. Sarko a réussi à mettre la zizanie entre nous, c’est découragent!

 
Mila Saint Anne | internaute
00H58 23/01/2008

Vous avez raison….. et je me fous comme de l’an 40 du montant de votre salaire, avec ou sans prime. Je connais des principaux qui partent à 17h30, d’autres qui sont encore dnas leur bureau à 22h. Y’a de tout ici comme partout.

Arrêtons effectivement de monter sur nos grands chevaux dès que l’on est pas récipiendaire d’un avantage. On dirait des gosses ….Genre : « Pourquoi lui il a eu un vélo et pas moi ! »
Est ce que les profs se regardent de travers en salle des profs parce que l’un est au 6è échelon, l’autre au 11è ? que l’un est certifié, l’autre agrégé ? que l’un fait des heures sups en dehors du bahut et pas l’autre ?

Bref, c’est dans l’unité (profs/administration par exemple) que les choses avanceront, en politique comme à l’école.

 
Pseudo
13H06 19/01/2008

Darcos, ministre de l’éducation ?

Bizarre, il se met à parler comme Sarkozy : « Un proviseur, ça travaille, c’est pris… »

Il est grand temps qu’il retourne à l’école.

Ceci dit, je suis tout à fait d’accord avec vous Pablico, c’est tout à fait la tactique du « diviser pour mieux régner ».

J’ajouterais que c’est en totale contradiction avec sa politique d’augmentation de salaire liée au mérite.

 
meg
16H16 19/01/2008

« J’ajouterais que c’est en totale contradiction avec sa politique d’augmentation de salaire liée au mérite. »

Ce n’est pas du tout en contradiction avec la politique de fausses promesses et d’effets d’annonce de Sarko. Cette idée de rémunération du « mérite » fait partie des mensonges démagogiques auquel il nous habitue. La seule politique de Sarko c’est faire diversion (cliver les Français, dit-il en privé) pour engraisser son compte en banque et celui de ses amis fortunés.

 
Pseudo
19H33 19/01/2008

Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je voulais juste faire remarquer l’incohérence de cette décision par rapport au discours officiel.

Ceci dit, je ne suis pas dupe et jai bien remarqué que l’important pour N. Sarkozy était de s’agiter dans tous les sens pour faire diversion.

 
Thomas GREDAT | Multiactif
19H35 19/01/2008

Incohérence tout à fait voulue, ne vous inquiétez pas : sur ce sujet-là, il sait parfaitement ce qu’il fait. Pour une fois !

 
frugovan
13H06 19/01/2008

Merci pour l’info : à la fois naze et révoltant !
Je ne m’y ferai jamais à ses mesurettes qui f… la M…. et ne résolvent rien ;)

 
Thomas GREDAT | Multiactif
13H20 19/01/2008

En effet, le message est clair : un enseignant n’est rien. Du reste, il ne doit pas aider les esprits des enfants à s’ouvrir, dans notre société où il est uniquement question de travailler plus pour gagner moins que plus sans poser de questions oiseuses.
De plus, cet éloge du sacrifice par Monsieur-comment-déjà ? est révélateur de sa conception des citoyens. « Sacrifiez-vous, puisque c’est noble ! » Donc, profs, sacrifiez-vous pour vos élèves, qui, plus tard, devront se sacrifier pour la société.
Après les cheminots et la télé publique, Sarkozy, poursuit sa logique : en prônant le retour au religieux, il casse l’enseignement public au profit du privé !
Au fait, le Président n’est-il pas le garant de la laïcité républicaine ? Oui, quand ça l’arrange. C’est-à-dire : pas devant Benoît XVI.
Quant à cette histoire de prime, il est probable qu’elle fasse partie de sa politique basée sur le vieux principe de diviser pour mieux régner. Ici : monter les profs, qui n’ont pas de primes, contre les principaux, qui en ont, afin d’aigrir les premiers nommés, qui doivent faire leur travail dans les pires conditions, afin d’échouer dans leur mission d’enseignement.
Ce n’est pas nouveau, et, après tout, un ancien ministre socialiste de l’Education nationale avait eu tout loisir de dire ce qu’il pensait des enseignants. Mais cette fois, c’est pire. Et c’est plus discret.

 
HLB | Paris
20H47 19/01/2008

Heures sup : BASTA !

L’objectif de nous faire aligner les heures sup à moindre coût risque de se généraliser très vite. Les proviseurs viennent de recevoir leurs 30 deniers dans une petite enveloppe et ils vont nous inviter à consommer : vous reprendrez bien une petite suppression de poste , un petit volant d’heures sup, une mission d’orientation, un petit projet transversal, des études surveillées….

Le ministre n’aura plus qu’à se féliciter de la bonne volonté des enseignants qui travaillent plus… au rabais. Notre corporation vieillissante a déjà beaucoup accepté , du verrouillage de la hors-classe jusqu’à l’annualisation du temps de travail, il n’y a qu’un pas que nos maîtres auraient tort de ne pas franchir.

Savez-vous que les salaires du divertissement tournent autour des 20000 euros par mois, dixit un collègue dont la nièce travaille pour M6 dans les relations publiques ? Je vous passe la rémunération des grands amuseurs… Notre « civilisation " a choisi son camp, c’est celui de la " catastrophe du rire », la culture, elle, est ouvertement méprisée, il suffit de constater le fossé qui se creuse entre nos programmes et le niveau des élèves que l’on nous confie. On nous demande de faire semblant que tout peut aller mieux, on nous demande d’endosser la responsabilité de cet appauvrissement culturel, on nous demande de servir de fusibles à la République… Dans certains établissements plus que d’autres,d’ailleurs et par la seule grâce de la suppression de la carte scolaire ! Une étude américaine vient de sortir qui dénonce le cercle vicieux de cette liberté en trompe-l’oeil (des infos sur cette étude sont accessibles sur le site de France info éducation) : la liberté de choix ne peut pas être fructueuse si les équilibres sociaux ne sont pas respectés, c’est un encouragement au communautarisme, au cloisonnement social, à l’apartheid culturel.

L’idée même d’une République une et indivisible fondée sur une culture commune et sur la laïcité va se dissoudre dans le bain d’acide des valeurs libérales mondialisées. Les « amis de l’école " exécutent leur contrat, ils flinguent nos solidarités et liquident des " spécificités scandaleuses » au regard des grands argentiers. On donne de moins en moins au vrai travail et on détourne l’argent vers le grand fleuve du spectacle et de la médiocrité. Pendant ce temps-là, la banque européenne s’émeut des revendications salariales qui pourraient venir plomber le nouvel ordre de la précarité mondialisée ( le voilà le grand projet de civilisation !).

L’objectif de nous faire aligner les heures sup à moindre coût risque de se généraliser très vite. Les proviseurs viennent de recevoir leurs 30 deniers dans une petite enveloppe et ils vont nous inviter à consommer : vous reprendrez bien une petite suppression de poste, un petit volant d’heures sup, une mission d’orientation, un petit projet transversal, des études surveillées….

Bien à vous tous,
Le Concombre masqué

PS - Darcos en direct sur France info, ce matin-même, se félicite de l’utilisation massive des heures sup défiscalisées et ne comprend pas l’indignation des agitateurs syndicalistes vis-à vis de l’enveloppe accordée aux petits chefs ( des chiffres sont jetés au grand public comme de la poudre aux yeux : un prof certifié passerait de 2000 euros à 2600 grâce à la défiscalisation !!!). La commission Porchard est annoncée comme le fondement d’une réflexion sur l’avenir du métier, nos missions vont être redéfinies, n’en doutez pas ! Après, ils s’occuperont de nos « contrats de travail ».

Basta !!!

L’original ici : http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/heuressup_ba…
avec quelques documents pour le débat …

 
papy55 | prof. en province
23H29 19/01/2008

Vous parlez du verrouillage de la hors-classe et là je suis d’accord avec vous. Pour ce qui me concerne j’en suis (au mieux) à un retard de 5 ans par rapport à mes ainés qui ont eu la chance d’accéder à ce grade dans des temps meilleurs et qui sont maintenant retraités !
Je ne rentre désormais plus dans la catégorie des gens promouvables, les seuls qui le sont (à ce grade) sont des gens beaucoup plus jeunes et proches du corps d’inspection (de la même génération)…!
Je n’ai jamais travaillé pour l’argent mais en ces temps difficiles (de plus j’ai la charge de mes enfants étudiants), cette promotion m’aurait rendu service…!
Quel espoir maintenant…en dehors d’une « promotion " anticipée à la retraite " décotée », je « coûte » cher à mon age….!
Le travailler plus pour gagner plus, une rigolade, depuis quelques temps, vous savez, tout un dispostif existe pour les remplacements de courte durée (ces fainéants de profs toujours malades, en stage de complaisance…etc…), mais il n’y a plus de financement pour le dispositif…., il ne reste plus que le bénévolat !
Avez-vous entendu parler du Brevet Informatique et Internet…..où les enseignants vont devoir valider les compétences individuelles des élèves…..ça ne devrait pas prendre plus de quelques minutes par Internet sur le site officiel académique…et de toutes ces « participations » bénévoles du même genre….

Après une carrière déjà longue, c’est vrai je n’ai pas beaucoup travaillé….., l’amertume me submerge !

 
Infovite | Plébéien.
13H25 19/01/2008

La prime pour les uns,la déprime pour les autres.
NB:Une prime évite de faire des augmentations de salaires.
http://info-espress.over-blog.com/

 
comptecourant
13H30 19/01/2008

Enfin tout ça, excusez moi de vous le dire crûment c’est un problème interne à la fonction publique. Je veux dire, le 24 janvier vous aurez l’occasion de dire à votre employeur tout le bien que vous pensez de lui. Car votre employeur, c’est l’Etat, donc c’est un problème entre votre employeur et vous.
Nous aussi dans le privé, nous avons nos problèmes.

 
Infovite | Plébéien.
13H41 19/01/2008

La famille des salariés victimes du capitalisme est une et… indivisible!
http://info-espress.over-blog.com/

 
comptecourant
14H11 19/01/2008

mdr Plébéien

je m’en veux de faire du mauvais esprit cependant je constate avoir toujours dû défendre mon casse-croûte seul et sans le support de la fonction publique

je sais, mon attitude est d’un petit … mais bon on récolte ce que l’on sème ! ;)

 
janpoleroy
13H44 20/01/2008

Mon cher comptecourant, vous devriez savoir que les seuls salariés qui osent encore faire grève pour leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail sont ceux du public. Et ils sont en ceci un exemple à méditer par le privé qui ne bouge plus qu’en cas de délocalisation (et donc perte d’emploi). Certes, on peut trouver des raisons à ce comportement, et en premier lieu la crainte pour son emploi, moins présente dans le public (encore que, en ces temps réactionnaires!), mais pouvez-vous reprocher au secteur public de ne pas défendre votre casse-croûte que vous-même ne défendez pas ?
 JPL

 
Nadaniet
13H41 19/01/2008

Vous croyez vraiment que la façon dont le pouvoir en place considère les professeurs des lycées et des collèges est « un problème interne à la fonction publique » ?

 
comptecourant
14H14 19/01/2008

Oui, tout à fait.

Votre employeur est l’Etat. Vous nous prenez à témoin, mais vous vous souciez assez peu de nos problèmes de salariés du privé dont nous ne vous entretenons pas.

 
Nadaniet
15H28 19/01/2008

« Votre employeur est l’Etat. Vous nous prenez à témoin, … »

Hmm, je ne suis pas professeur.

Le manque de considération pour les enseignants de primaire, collège et lycée me préoccupe. Les modifications de la législation du travail également. Et beaucoup d’autres choses.

Je m’étonnais juste de vous voir réduire ce problème, qui est comme tant d’autres un problème de société, à un rapport employeurs / employés.

 
comptecourant
16H16 19/01/2008

A quoi voulez-vous réduire le fait de dénoncer que les uns ont reçu une prime que les autres contestent ?

 
aumusee | en direct de l'élysée Montmartre
16H30 19/01/2008

En l’occurrence, il s’agit simplement de réflexions sur la position de nos gouvernants, vis-à-vis des professeurs.
Je n’ai jamais été professeur, à l’exception de quelques cours dans une école de commerce, et mon statut était privé.
Il me semble que nous ne sommes pas dans une relation employeur-employé comme vous le dites : Etat-fonctionnaires.
Il s’agit simplement de la façon méprisante dont ces gouvernants considèrent les professeurs.
Moi aussi, comme vous, j’ai travaillé dans le privé. Il faut pourtant des enseignants et personnellement j’ai toujours admiré ces personnes, qui, dans leur très grande majorité, font bien leur travail. Un travail que je ne ferais pas.
Il ne faut donc pas réduire cela comme vous le faites. Enfin, c’est votre point de vue et je le respecte. Mais je respecte également ces enseignants que vous traitez un peu comme le fait le couple Darcozy.

 
janpoleroy
14H05 20/01/2008

Lisez bien toutes les contributions de comptecourant -et elles sont nombreuses- et vous verrez que NON, il n’est pas respectable!
C’est dur, mais réaliste.
J’ai eu la faiblesse de lui répondre (plus haut) en le traitant de « cher " comptecourant, puis j’ai lu la suite…. Je retire maintenant sans hésitation le " cher » que j’avais d’abord inscrit, et je vous conseille d’en faire autant : cet individu aigri n’est pas respectable.
 JPL

 
kamelya
14H18 19/01/2008

comptecourant
Belle illustration du diviser pour mieux régner : le public contre le privé. Je suis désolée même si je suis dans le privé, je ne suis pas indifférente ni insensible à la fonction publique en tant que citoyenne et en tant qu’utilisatrice. Imaginons que l’on dise aux infirmières, aux urgentistes, aux enseignants démerdez vous… aurions nous ensuite le droit d’intervenir sur la qualité du service public? … Je trouve scandaleux que les profs qui prennent en charge au quotidiens nos petits monstres, qui sont la cheville ouvrière du transfert des connaissances, ne soient pas plus reconnus et soient des laisser pour compte. Bien sûr, ils ne sont pas tous parfaits, bien sûr certains ont démissionnés mais franchement leur job est loin d’être facile et loin d’être gratifiant.
Imaginons que dans le privé la participation ou l’intéressement soient réservés aux cadres dirigeants.

 
comptecourant
14H31 19/01/2008

A la différence de la fonction publique, lorsqu’un salarié n’obtient pas la juste rémunération qu’il pense lui être due pour la qualité de son savoir et de son travail, il en cherche un autre sans entamer une longue marche dans les rues de Paris.

 
kamelya
14H50 19/01/2008

« lorsqu’un salarié n’obtient pas la juste rémunération qu’il pense lui être due pour la qualité de son savoir et de son travail, il en cherche un autre ». C’est une plaisanterie!!!! A croire qu’en France le boulot se trouve en claquant dans les doigts.
Et que ce soit publique ou privé heureusement qu’il nous rest la possibilité d’une grande marche dans les rues de France pour nous faire entendre. Parce que visiblement nos dirigeant sont plus accrochés à savourer leur train de vie qu’à trouver des solutions à notre pouvoir d’achat.

 
comptecourant
15H00 19/01/2008

Je ne vous dis pas le contraire. Mais en tout cas ce que vous réclamez est du ressort de votre employeur, pas du mien.

 
dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires
16H46 19/01/2008

L’éducation est de la responsabilité de tous.

 
Molto
00H19 20/01/2008

Pas à n’importe quel niveau, entre la démission des chefs d’établissements et la solitude de bien des profs …..
Actualité assez récente :
« Vous venez de vous faire poignarder pendant votre cours mademoiselle ? Etes-vous bien assurée au moins ? »

 
Hétérodoxe
23H50 19/01/2008

Argument biaisé. Tu sembles irresponsable.
L’Etat est bien l’employeur des professeurs. Mais qui est l’Etat ?? Et bien toi et moi qui l’alimentons par nos impôts.
Si une décision injuste a été prise, elle l’a été en ton nom (entre autres) et tu acquiesces …

On appelle ça comment, déjà ?

 
comptecourant
09H07 20/01/2008

Pourtant, quand les postiers font grève ça n’émeut pas grand monde. Pourquoi, ils font partie de la fonction publique et leur employeur est l’Etat. Deux poids, deux mesures. Je rigole bien sûr ;)

Venez donc manifester devant les grilles de mon entreprise, je compte sur votre solidarité, la production c’est nous et si elle s’arrête, ce sont les rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat-c’est-nous qui sont en péril. Vous viendrez nombreux je compte sur vous lol

 
Adarshini | Idéaliste
10H17 20/01/2008

Le problème, c’est que vous n’iriez jamais manifester, même pour vous même. Ils devraient être solidaires du privé, mais de ceux qui travaillent dans le privé (dont je suis) la plupart ne descendent jamais dans la rue, et rares sont ceux qui se syndiquent.
Le force du public, c’est de savoir se concerter et se rassembler. Dans le privé, c’est chacun pour sa gueule. On va pas leur reprocher ce qu’on n’est pas foutu de faire…

 
comptecourant
10H45 20/01/2008

Le problème c’est que vous ne savez ni que je suis, ni ce que je fais, ni à quel niveau je m’engage. Donc vous présumez, c’est ce qu’on appelle des préjugés. La force du public c’est effectivement de défendre pied à pied ses intérêts corporatistes, nous le savons.

Vous êtes-vous demandés si l’Etat-c’est-nous n’en avait pas ras-le-bol de constater que les fonctionnaires arrivent à être mieux payés que la production et les inventeurs du privé ?

Vous êtes-vous demandés si par ces temps de crise où les Français ont demandé à l’Etat de réduire ses dépenses, l’Etat-c’est-nous n’estimait pas indigent voire honteux de manifester pour réclamer un pouvoir d’achat que l’Etat-c’est-nous n’a plus ?

L’Etat-c’est-nous vous renvoit à ce titre vers votre-employeur-c’est-le-vôtre, ce qui me semble justice.

Mais je le répète, je vous attends tous nombreux vous fonctionnaires pour défendre les salariés du privé lorsqu’ils réclament du pouvoir d’achat, la préservation de leur emploi et des industries.

Vous viendrez ? lol

 
Adarshini | Idéaliste
13H37 20/01/2008

Je ne m’en prends pas à vous personnellement, ni à personne d’ailleurs… je ne vous agresse pas.

Et je le répète: je ne suis pas fonctionnaire, je bosse dans le privé, et je suis en bas de l’échelle. Mes interrogations peuvent rejoindre les vôtres…

Ce que je dis: s’ils défendent leur pouvoir d’achat, c’est à nous, du privé, de profiter de l’élan pour défendre le nôtre, à leur côté. Ils arrivent à se rassembler: rejoignons-les!!

Mieux vaut être avec eux, que de les envier… C’est mon point de vue.

Quant à ce que je trouve honteux, personnellement, ce n’est pas tant que des profs puissent défendre leur pouvoir d’achat, que de voir l’Autre s’augmenter quand les caisses sont vides. Il était un temps, une certaine Première Dame disait « le peuple a faim? qu’il mange de la brioche. »
Le monarque, lui, ne se gêne pas des masses pour les dépenses qu’il fait sur notre dos et pour augmenter son salaire. C’est ça, l’indécence!

Cordialement (je précise)

 
Ech-picard
23H46 21/01/2008

Privé public même combat !

Facile à comparer quand à la maison l’un travaille dans le public et l’autre dans le privé.
Ce que je peut écrire c’est que c’est pareil ou presque.
Privé : négociation sur la participation : le consultant patronal propose de limiter la prime des plus bas salaire au seul motif que le mode de calcul pourrait les habituer à des valeur élevé qui en cas de régularité aurait un effet désastreux si la valeur de la prime venait à diminuer.

Public : les heures sup de septembre ne sont JAMAIS payées.

Public CAPA : selon le bon vouloir du prince (du recteur) avancement de certain collègues « méritant » proche de l’ancien ministre sans aucune justification du mérite.

Prive : idem mais c’est l’habitude.
Il est vrais qu’un pompier qui éteint un feu ça se voit, pas un enseignant.

Prive dans le public : intervenant extérieur devant les gamins pendant 3h. Commentaire « c’est fatiguant »
Oui en plus pas question d’aller pi… ni d’aller glander à la photocopieuse ou à la machine à café !

Courage le pire est à venir 40/40 (40 h de cours avec 40 élèves) comme dans les années 40 l’autorité et le respect en moins.
Et j’ai des enfants qui veulent être enseignants les Fou !

 
Vadaboum le Chat | repus pour un temps...
17H03 19/01/2008

humm…. je me demande si le « par le peuple, pour le peuple » n’est pas en peu en train de se perdre de nos jours….

@ comptecourant,
Cet Etat vous, comme nous tous, en êtes l’électeur et le juge ultime. Et accessoirement, par vos impôts, directs et indirects, le financier.

Il serait donc juste que vous vous sentiez concerné par la manière dont ON gère vos/nos « finances », et, si l’on regarde un peu plus loin, un peu plus grand (soyons fous), l’avenir de Votre/Notre Etat.

Libre à vous de ne pas le faire bien sur.

Pour ma part, salarié du privé, je trouve la démarche darcos / sarkozy scandaleuse. Merci à Zacharia Dosseur d’avoir porté ceci à ma connaissance. Je ne manquerai pas d’y faire echos dans mon entourage afin que tout le monde se rende compte de ce qui est en train de se passer dans la fonction publique. Et de prendre cela en compte lors des prochaines élections.

cordialement,

 
comptecourant
09H10 20/01/2008

Je ne trouve là rien de plus scandaleux que ce que je vois depuis des années dans le privé. Les chefs sont plus payés que leurs salariés. C’est normal ils sont chefs. Soyez chefs à votre tour et on reparlera de fraternité.
Je n’ai pas dit que j’approuve notez bien.
Je me demande ce que j’ai à faire dans ce conflit fonctionnaires-Etat.
Et à ceux qui disent que les professeurs travaillent dur, je réponds l’ouvrier aussi travaille dur, et bien plus que vous ne l’imaginez, mais pour lui pas de fraternité, qui peut s’intéresser à un boulon ?!

 
Adarshini | Idéaliste
10H23 20/01/2008

Vous, moi, nous…

Dans les boites où j’ai bossé et où il y avait participation au bénéfice, les chefs ont toujours eu droit à une grosse part, mais les petits salariés (où je me situe) touchent aussi une prime (même si elle est plus petite, j’en conviens).

 
Vadaboum le Chat | repus pour un temps...
10H45 20/01/2008

Mais c’est bien là le problème. Ce nivellement par le bas de la gestion du service public, en l’alignant sur les dérives du privé, nous conduit droit à l’appauvrissement dudit service public.

Et quant à la notion de travailler dur, je ne pense pas que l’ouvrier soit effectivement mieux loti que le professeur. Je ne veux même pas comparer ce qui de toute façon n’est pas comparable. Mais ce n’est pas parce qu’il y a pire à côté qu’il faut accepter de niveler par le bas.

C’est pourquoi il est nécessaire de combattre et les dérives dans le public, et celle dans le privé. Et non pas l’une, ou l’autre, suivant son appartenance du moment, qui soit dit en passant peut être temporaire.

Et pour ce qui est de « Je me demande ce que j’ai à faire dans ce conflit fonctionnaires-Etat. »: j’ai essayé de l’expliquer plus haut, mais dit autrement, l’Etat, c’est Vous/Nous. Donc oui, ce conflit vous/nous concerne. Mais encore une fois, libre à vous de ne pas vouloir vous investir, ou vous intéresser. Mais ne dénigrez pas pour autant ce combat qui, pour beaucoup, est très légitime.

Ah, et enfin: « Les chefs sont plus payés que leurs salariés. C’est normal ils sont chefs », ben justement, je ne pense pas que ce soit nécessairement le fond du problème ici (outre le fait que je ne pense pas non plus que ce soit nécessairement une fatalité, mais c’est un autre débat…).

Dans le privé, des augmentations / primes sont appliquées soit collectivement (tout le monde y a droit, type participation, intéressement, augmentation pour l’ensemble des salariés, oui ça arrive), ou individuellement (en fonction d’objectifs atteint ou non, de « performance »).
Ici il s’agit de primes collectives, mais restreintes à certaines catégories de personnel, sans pour le coup de notion de performance.
Je n’imagine pas que ce genre de démarche ne fasse pas de vagues, peut-être même publiques, dans le privé… tout comme le font, à juste titre, le versement de « golden parachutes » lors du départ de dirigeants n’ayant pas été à la hauteur. On en parle, les gens se révoltent… et même ceux qui n’appartiennent pas au-dites entreprises… et même ceux du service public… et les mentalités, petit à petit, évoluent.

Et c’est tant mieux. pour Tous.

 
comptecourant
13H17 20/01/2008

Vous déformez mes propos, alors je vous répète mes arguments.

Je trouve passablement révoltant de lire dans la presse que Darcos a rincé les proviseurs de plusieurs milliers d’euros par an au titre de la méritocratie. Au jour où les Français demandent à l’Etat de réduire son train de vie et son budget, j’estime cette manoeuvre crapuleuse tout à fait indigne. Par voie de conséquence, je considère les réclamations du petit personnel protégé par son statut d’employé protégé à vie parfaitement injustifié, cela va de soi.

En outre, je m’indigne de voir mes propos déformés lorsque j’aborde le manque de fraternité et de coopération entre la fonction publique et le privé, ce qu’aucun d’entre vous n’est capable de contester par ailleurs, donc je continue à rigoler.

Enfin, la cerise sur le gâteau c’est l’appel à la solidarité public/privé lancé par les organisations syndicales « Pouvoir d’achat » alors que nous savons pertinemment bien ce qui motive cette manifestation du 24 janvier :

« La semaine sociale sera marquée par une journée d’action des fonctionnaires, à laquelle sont appelés aussi les salariés du privé, le début d’une délicate négociation sur le représentativité syndicale et une manifestation pour « peser » sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Sept fédérations de fonctionnaires (CGT, FO, FSU, CFDT, CFTC, Unsa et Solidaires) et six syndicats de l’Education appellent les 5,2 millions de fonctionnaires à une journée d’action, de grèves et de rassemblements jeudi pour demander une hausse générale des salaires et défendre l’emploi public. »

Régimes spéciaux (privé exclu d’office) et emploi public. Sept fédérations de fonctionnaires. Je vous laisse imaginer comme je me sens concerné une fois de plus par vos revendications corporatistes.

D’ailleurs, étiez-vous ces derniers temps, vous fonctionnaires, solidaires des ouvriers de Conforama, de Charles Jourdan ? Non vous n’êtes solidaires que de vos intérêts de caste.

 
aumusee | en direct de l'élysée Montmartre
13H42 20/01/2008

Vous donnez corps à la démarche et au but de sarko. A savoir monter les français les uns contre les autres.
Je ne fais nulle différence entre fonctionnaires et salariés du privé.
Dans les deux cas, il s’agit d’être humains : d’employés. Au service d’intérêts financiers, ou privés.
J’ai toujours fait grève par procuration à travers les fonctionnaires. Je ne le pouvais pas, ayant toujours été salarié dans de petites structures. Ou alors ayant été mon propre patron durant quinze années.
Je trouve votre position désolante en ce qui me concerne. Peut-être avez vous raison ? Je ne sais.
La seule chose que je sache : je ne vous convaincrai pas, vous ne me convaincrez pas.
C’est tout le mérite de Rue89 : espace de liberté

 
kawouede
17H16 20/01/2008

En tant que jeune syndiqué je pense aussi un peu, comme Comptecourant, que les syndicats français se sont, depuis 1995, laissés aller à la défense des acquis de quelques « niches », malgré leurs grands discours. C’est vrai sur la retraite et sur d’autres points.

Mais, à la différence de Comptecourant, je crois que la mobilisation actuelle est justement l’occasion de refaire le lien entre public et privé - la CGT ayant d’ailleurs, en décembre, accepté de revoir sa position sur les régimes spéciaux, c’est le signe qu’une autre stratégie est en cours. Personnellement je compte l’encourager 1) en faisant grève mais 2) sans aller manifester (en effet, les régimes spéciaux, ce n’est pas ma priorité dans les luttes sociales actuelles).

Et puis j’ai déjà manifesté hier avec RESF

 
Adarshini | Idéaliste
13H51 20/01/2008

Il n’y a pas que des fonctionnaires sur ce sujet…

Quant à la manif, rien ne nous empêche de faire nos pancartes spécial « privé » et de ne pas nous fondre à un groupe syndical. C’est à nous de nous revendiquer…

 
Vadaboum le Chat | repus pour un temps...
15H01 20/01/2008

N’ayant fait que vous citer, je ne vois pas en quoi je déforme vos propos. Vous ne semblez de toute façon pas prêt à débattre sur le fond, mais seulement enclin à faire en sorte que le clivage public / privé se creuse (la liste de stéréotypes que vous citez sur les fonctionnaires en est un bel exemple).

Un peu d’attention à la lecture des posts plus haut vous aurait cependant permis de remarquer que beaucoup de personnes ici, défendant le public, font parti du secteur privé, et le revendiquent clairement.

Donc je ne crois pas que vous ayez une quelconque légitimité à vouloir donner des leçons de fraternité privé / public, quand clairement un seul sens de fraternité vous intéresse… et puis je ne peux que constater que vous présumez beaucoup, notamment sur l’engagement du secteur public envers les problèmes du secteur privé.

Peut-être qu’un autre sujet nous permettra de converser de manière plus constructive. Sur celui-ci clairement nos positions ne pourront converger.

cordialement,

 
comptecourant
22H08 20/01/2008

Non monsieur, vous ne faites qu’embrayer systématiquement sur une partie de mes arguments, vous regardez par le petit bout de la lorgnette.

Plus haut j’ai cité « lance un appel à 5,2 millions de fonctionnaires » et rien que ça aurait dû en interpeler plus d’un qui a un peu le sens de l’économie de marché. Comment justifier de 5,2 millions de fonctionnaires soutenus par 18,7 millions de salariés du privé, soit 1 fonctionnaire pour 3 actifs ? Moi ça me laisse perplexe.

Aussi peut-être comprendrez-vous plus aisément combien les revendications salariales d’une caste en expansion me paraissent bien dérisoires et totalement hors de propos.

En revanche, je suis totalement solidaire de ceux qui réclameront la suspension immédiate des primes aux proviseurs. Par ces temps de crise, je trouve la démarche absolument révoltante.

 
Vadaboum le Chat | repus pour un temps...
15H20 21/01/2008

« Comment justifier de 5,2 millions de fonctionnaires soutenus par 18,7 millions de salariés du privé, soit 1 fonctionnaire pour 3 actifs ? »

pour quelqu’un qui appelle à la solidarité privé/public, là ça fait beaucoup dans une même phrase quand même… donc selon vous:

1/ les fonctionnaires ne sont pas des « actifs " (l’opposition " 1 fonctionnaire pour 3 actifs »…), et ne participent pas, directement ou indirectement, à la création de richesse du pays…?

2/ ils sont qui plus est, selon vous, « soutenus " uniquement par les " actifs » salariés: bien sur, les chômeurs, les bénévoles, les retraités, les fonctionnaires eux-mêmes ne consomment rien en France, ne payent pas d’impôts, directs et indirects, c’est bien connu, et donc n’abondent pas au budget de l’Etat (qui ensuite finance la fonction publique). Seuls les salariés « actifs » le font…
=> pour info les revenus de l’Etat proviennent, à peu près à 40% de la TVA, payées par tous, absolument tous… ensuite grosso modo 18% proviennent de l’impôt sur le revenu, lui aussi à priori « ouvert » à tous, par définition en fonction de ses revenus..

On fait dire ce que l’on veut aux chiffres: Les « actifs » en France représentent, selon l’Insee, 28,2M de personnes, dont 3.2M de chômeurs selon l’enquète de recensement effectuée en 2006 (donc chiffres 2005).
Le ratio fonctionnaires/actifs qui vous semble cher (dans les deux sens du terme) même si je ne comprends pas pourquoi, tombe alors à grosso modo 1 pour 5…
Est-ce encore trop selon vous? alors prenons le chiffre des fonctionnaires stricto sensu tel que définis par le gouvernement: 2.3M de fonctionnaires… on tombe à 1 pour 8 avec votre définition des actifs, 1 pour 12 avec celle de l’INSEE

Alors oui, comme vous, je regarde et essaye d’être vigilant sur ce que m’annonce tant les « syndicats ", privés et public, que l’Etat. Je pense qu’on partage le point de vue qu’il n’est aujourd’hui pas question de " gaspiller » quoi que ce soit.

Mais toutes les économies ne sont pas bonnes à prendre, et toutes les dépenses ne sont pas justifiées simplement parce que décrêtées.

Encore quelques chiffres?
budget 2006 de l’état:
Remboursements et dégrèvements : 68,5 M€ (exonération d’impôts);
Enseignement : 59,7 M€ ;
Engagements financiers de l’état : 40,7 M€ (dette);
Défense : 36,2 M€ ;
Recherche/Enseignement supérieur : 20,5 M€ ;
Sécurité : 16 M€ ;
Travail et emploi : 13,6 M€ ;
Solidarité : 12 M€.

Coût estimé du bouclier fiscal de 2007: 15 M€.

Alors oui, moi aussi, en ces temps de crise, certains chiffres me choquent…

cordialement,

 
comptecourant
18H30 21/01/2008

Dans les autres pays d’Europe le ratio tombe jusqu’à 14, ouvrez les yeux.
Le nombre de chômeurs à fin novembre 2007 est de : 3.850.000, il est bon de rafraîchir vos données.
Les fonctionnaires ne produisent aucune richesse directement, au fait.
Les fonctionnaires c’est quand on a les moyens d’en avoir, quand le trésor est plein si vous préférez, pas quand il est vide.
1 fonctionnaire pour 5 citoyens, ça ne vous parait pas délirant ? A moi, si, totalement surréaliste.
Et au fait, si vous pensez que la TVA suffit à établir le budget vous êtes loin du compte, même en rajoutant les taxes sur le pétrole.
La vérité c’est que la fonction publique est une usine à gaz et que l’Etat a un train de vie qu’il ne peut se permettre. Le pourrait-il que le ratio 1 fonctionnaire pour 5 est absolument délirant car ce train de vie dont je parle c’est surtout celui qui consiste à entretenir une armée de fonctionnaires.

Et vous avez sans doute dans le fil de cette discussion oublié le titre de l’article, le train de vie de l’Etat et de ses fonctionnaires, a été renommé : L’ARDOISE !