
Dialogue de profs au café : Grève à tout prix ! Vive les cheminots !
On savait que ce serait chaud ce midi au café de la Gare. D'abord il y avait poisson à la cantine, ce qui veut dire record d'affluence au bâtiment G, le café de la Gare…
Autour du couscous local, dix collègues, autant dire un échantillon représentatif de l'éducation nationale. Persuadé que nous devions entrainer un maximum de jeunes collègues dans la grève, j'ai commencé, j'avoue, à chauffer une Madame Pfff euphorique et qui était survoltée à cause des 5e5 qui lui avaient dit qu'elle était vieux jeu :
- Mais oui, bien sûr je vais faire grève ! Pfff… Attends, je ne suis pas augmentée depuis dix ans, j'ai 63 ans ! Et une retraite de m… Y a intérêt ouais ! Demain, c'est grève ! Tu sais combien c'est mon salaire de base ? 2350 ! Je suis trois fois grand-mère les gars ! Oui, un Royal ! Allez les gars, qui est-ce qui paie une Grim » ?
C'est Christian (30 ans) qui a offert une bière à Mme Pfff, pas gênée de boire à midi, ce qui avait révolté un copain américain venu dans mes classes il y a cinq ans :
- T'as raison, a déclaré Pedro (28 ans, prof de techno) à Mme Pfff, on travaille plus pour gagner moins : aucune augmentation de salaire depuis dix ans environ, alors qu'on bosse deux fois plus, on se tape tout le travail administratif, on voit tous les parents trois fois par an, on assiste à des centaines de réunions en plus des cours, on fait du soutien le soir, on détecte les dyslexiques, on leur fait passer le test, on trouve l'adresse des orthophonistes qu'on file aux parents qu'on retrouve le soir, etc.- Attends, moi j'ai calculé, ajoute Clarabelle (26 ans), je suis prof de lettres, je passe en moyenne dix heures le week-end à corriger des copies et environ 1h30 chaque soir à préparer, ce qui, tout mis bout à bout, fait à peu près 45 heures par semaine (sans compter mes lectures pour mes cours et l'ensemble de mes préparations) pour seulement 1750 euros net par mois ! - Ouais, mais les beaufs te diraient que t'as les vacances, a lancé Sébastien ironique.
- Les vacances ? s'est étonnée Ingrid, franchement, mes premières vacances (celles de la Toussaint, il y a deux semaines, ndlr), je les ai passées à corriger des évaluations finales et à me soigner à cause d'un furieux mal de gorge que j'avais chopé en cours ! J'ai dû en profiter trois jours sur dix… Les gens ne s'imaginent pas…
- Ouais, a balancé Fatima (prof de physique, 28 ans), mais en même temps, on est vachement content de faire ce boulot, je veux dire nous tous là, on va faire grève demain, on gueule et tout, mais on l'aime notre boulot ! Non ? On n'est pas là par hasard nous, on a envie de les aider ces mômes, on se bagarre pour qu'ils apprennent tout ce qu'ils ne savent pas, pour qu'ils s'adaptent au monde d'aujourd'hui sans péter les plombs, non ? - Ben oui, a rétorqué Laurent (prof de maths, 40 ans) et c'est pour ça qu'on fait grève ! Devant 35 élèves, quand ils auront supprimé un fonctionnaire sur deux, et pour une somme vraiment modique, à moins de rester jusqu'à 18 heures et ne plus pouvoir préparer nos cours, toute tentative d'enseigner quelque chose ici sera vouée à l'échec !
« Alors demain tous en grève ! “, a insisté Mme Pfff en levant sa Grim”, et on a tous fait “Cling” quand elle a ajouté :
- Vive les cheminots ! Eux au moins ils en ont ! Même si on ne pourra pas manifester à cause d'eux demain, ils se bagarrent pour nous tous eux ! Vu ce qu'ils prennent dans la tronche à la télé, eh ben toujours pas de RER ! Ouais, vive les cheminots !
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De michelem
01H35 | 20/11/2007 |
De tout coeur avec eux ! ! !
Jeune retraitée de l'E.N ,je ne serai pas gréviste,mais ils ont raison de se battre .Les conditions de travail ont empiré d'année en année,les salaires n'ont guère augmenté,la hiérarchie est devenue de plus en plus exigeante et pesante ,même les parents devenaient pénibles.Seuls les enfants me motivaient.je suis heureuse de ne pas avoir prolongé et à 55 ans,je revis .Bien sûr,ma pension n'est pas très élevée,mais j'ai échappé à la décôte .Les cheminots ont raison de se battre eux aussi afin de pouvoir profiter de la vie.
Bon courage à tous
à michelem
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H18 | 20/11/2007 |
Hé hé, en cette deuxième semaine de grève, pas sûr qu'ils fassent toujours autant les fanfarons, nos Fillon, Xavier Bertrand et autre muette carpe présidentielle.
Pas certain qu'elle soit toujours aussi dominatrice, maîtresse Idrac, flanquée au fouet de son inénarrable factotum, le sieur Pépy (respectivement chef et sous-chef d'une SNCF désespérément récalcitrante).
Nos matamores ont bien tenté de jouer du menton. Mais après huit jours de rounds acharnés, je vous fiche mon billet que la menace de l'uppercut assassin et du knock-down humiliant commencent à leur tarauder le ciboulot.
On se marre doucement à entendre les médiateux du cénacle clamer d'une voix de moins en moins assurée qu'il n'y a quasiment plus de grévistes, que les syndicats implorent au compromis, que les choses sont presque rentrées dans l'ordre. (Sauf les trains, les métros, les universités, bientôt les lycées, les profs, les inspecteurs du Trésor Public… Une peccadille ! )
Car la jonction redoutée entre la grève des transports et celle des autres fonctionnaires va bel et bien avoir lieu. (Au secours, les syndicats ! Négocions dare-dare et sortons de ce merdeux guêpier ! )
Je ne sais pas ce qu'il va advenir de ce mouvement. Je comprends les difficultés de celles et ceux qui se battent pour nous à leur frais (oui, à leur frais, et POUR NOUS TOUS ! ).
Mais je sais que nous n'avons pas le choix, eux et leur courage, nous et notre trop grand attentisme.
Les choses sont d'une aveuglante clarté. Ça passe (et les chiens mordent la poussière) ou ça casse (et ils aboient leur triomphe).
Mais relativisons. Ce n'est pas une guerre qui se joue, juste une première bataille. Qu'ils (les méchants) gagnent et ça ne change en rien leur problème : suspendus au seul fil ténu d'une croissance en souffrance, ils n'ont plus les moyens de désamorcer les multiples bombes qui les menacent, le pouvoir d'achat en pleine dépression, la désintégration des systèmes de santé et d'éducation, l'avenir incertain des jeunes qui arrivent dans la vie active…
Que d'un autre côté, on se contente de la satisfaction de simples revendications matérielles, et cela ne sera qu'un modeste épisode à confirmer, une hasardeuse échéance repoussée. Car la logique du désastre libéral ne sera en rien enrayée et les bandits prêts à revenir à l'assaut.
Au moins aurons-nous peut-être saisi une évidence : on ne négocie JAMAIS avec un tel pouvoir. On le combat de front et on le réduit. Ou on le subit et nous risquons fort de n'avoir plus que nos yeux pour pleurer.
CQFD.
à Le Yéti
De
07H29 | 20/11/2007 |
On voit assez bien que vous voyagez à domicile, parce que si vous voyagiez par le métro, le bus, ou le train, votre discours…en serait disons relatvisé, sauf s'il s'agit d'étaler une logorrhée idéologique…
La grève s'effondre sur elle-même malgré les tentatives ultimes pour faire illusion.
Le corporatisme, la démagogie, le poujadisme ne font plus recette auprès de ceux qui en sont les victimes et les exploités par cette camarilla de profiteurs.
Allez donc tenir ce discours sur les quais de métro et de gare, vous verrez l'accueil que vous y recevrez…
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H52 | 20/11/2007 |
Ma réponse est là.
PS : « La grève s'effondre ». Vous êtes mignon !
à Le Yéti
De
07H59 | 20/11/2007 |
Pas mignon, observateur tout simplement…
Mais surtout témoin, contrairement à vous.
Dans les stations de métro les gens applaudissent les non-grévistes…
Vous êtes un révolutionnaire en peau de lapin, mon ami.
De
09H32 | 20/11/2007 |
attention le lapin n'est pas mort alors avant de prendre sa peau. tu pourrais déchanter toi et ton nico d'ami et sa clique de bien au chaud.
De El Niño
09H42 | 20/11/2007 |
« Dans les stations de métro les gens applaudissent les non-grévistes »
et dans les universités, les gentils et sérieux Zétudiants applaudissent les CRS qui matraquent les méchants grévistes. On a déjà vu où ça menait ça.
à El Niño
De
11H26 | 20/11/2007 |
Et oui on l'a vu, car on voit des mebres de sectes trotskystes commencer par bloquer les facs à coup de scrutins truqués, on va bientôt continuer à coup de battes de base-ball, on terminera par l'huile de ricin en attendant mieux.
Alors ne vous étonnez pas que les étudiants applaudissent ceux qui les protègent de ces petits fascistes.
De kenny
12H12 | 20/11/2007 |
des sectes trotskistes ? non mais ça va pas bien ! arrête de gober tout ce qu'on te dit dans les journaux ,ce qu'on raconte à la télévision… si tu penses sérieusement que les étudiants sont manipulés par l'extrême gauche, toi, par qui es-tu manipulé ?
(que l'extrême gauche rejoigne le mouvement des grévistes, c'est normal, c'est une convergence d'intérêts)
De
13H37 | 20/11/2007 |
Oula ! Tu as été lobotomisé par E.mougeotte et tous ces comparses, on ne peut plus rien pour toi mon pauvre ami ! Sinon à part répéter les mêmes phrases du gouvernement vous autres sakozystes, vous avez une personnalité propre ou ça devient trop compliqué ? ? ?
Avant de dire de énormités informe toi STP ! !
De Le Yéti
yetiblog.org | 17H05 | 20/11/2007 |
Ha ha ha, dites à ma mère que je suis un « dangereux gauchiste », membre d'une « secte trotskyste », et vous allez la faire mourir de rire !
Le Yéti (57 ans, cadre dans une société du CAC 40… mais ayant juste encore un zeste de dignité humaine et de considérations sociales à faire valoir.)
à Le Yéti
De
17H40 | 20/11/2007 |
C'est vrai que c'est drôle cette injure qu'on ressort : « secte trotskyste » : on dirait le temps de mon grand-père et mon grand-père qui râle !
On savait qu'ils n'étaient pas malins-malins nos décomplexés mais alors là, le péril trotskyste : on dirait Johnny qui se fait historien et futurologue.
De
17H43 | 20/11/2007 |
ce qu'il y a de fasciste, ce sont vos propos. Vous traitez les gens de fascistes sur la base de vos phantasmes et de fait qui n'ont pas eu lieu, vous n'etes pas seulement CON, vous etes surtout dangereux.
PS : qu'est ce que les individus de votre espece font avec de l'huile de ricin ? ? ? dejà 3 fois qu'on le site dans des propos agrssifs
à El Niño
De
11H32 | 20/11/2007 |
Vous avez fait une erreur. Les CRS ne matraquent pas les méchants grévistes, ils matraquent les méchants bloqueurs, ennemis de la liberté de se déplacer et d'étudier. Un géviste c'est quelqu'un qui cesse le travail.
Grêve : Arrêt temporaire et collectif du travail visant à signifier un mécontentement. Cessation collective du travail, après concertation, par le personnel d'une entreprise dans un but revendicatif.
Dans cette défintion tirée d'un dictionnaire tout à fait neutre,je ne voit aucunement le fait qu'une grêve soit imposée à d'autres ne souhaitant pas faire grêve.
Le mouvement étudiant est donc un mouvement de blocage, illégal et portant atteinte à la liberté de se déplacer et d'étudier.
De
15H29 | 21/11/2007 |
Tout d'abord je voudrai stipuler qu'un étudiant qui rate certains de ses cours se voit contraint à la fin de l'année de rembourser la totalité de ses bourses ce qui n'est pas non plus négligeable…
Ensuite pour se faire licencier il faut avoir un travail et pour obtenir ce dernier il faut faire des études…
Alors sous entendre que les étudiants ont plus de facilité a faire greve je trouve cela un peu facile…
De
17H39 | 20/11/2007 |
pour le mignon observateur,
On ne doit pas emprunter le même metro parce que j'y vois pas les mêmes choses que vous.
et pour info, a titre personnel je peut raler, pester contre les transports( et pas uniquement en periode de grève) et néanmoins etre solidaire des grévistes, comprendre leurs soucis, et totalement compatir avec les profs ! !
Vous etes un screugneugneux en peau de bite et vous n'ètes pas mon ami ! ! !
à Le Yéti
De karghyl
informaticien, Paris | 13H36 | 20/11/2007 |
Bravo pour cet article.
Oui je suis un usager en colère. En colère qu'on me désosse mon service public de transport, d'énergie, d'éducation, de santé, qu'on remette en cause les fondements de la société pour le bénéfice de quelques uns, qu'on manipule l'opinion pour faire croire que tout ça est forcément justifié par je ne sais quel impératif.
Bravo aux cheminots, fonctionnaires, à ceux qui se battent.
Je demande juste à mon vélo de ne pas se mettre en grève, il aura une chaîne bien graissée.
à karghyl
De
17H25 | 20/11/2007 |
Enfin un texte pertinent ! ! ! ! ! ! ! bien vu et juste à la fois si tous les coléreux pouvaient ouvrir les yeux ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De
07H54 | 20/11/2007 |
tout à fait d'accord avec toi.
Mais laisse le Yéti, il est sorti de sa montagne avec sa longue barbe et ses cheveux longs à pélicules, il n'a que ça à faire lui venir écrire son texte ringard et sans intérêt car comme tu dis dans le métro il serait bien reçu je pense !
Alors on t'attend sur le quai petit courageux anonyme ?
De
08H03 | 20/11/2007 |
Il faut que j'y aille, je prends mon service à 11H00… et j'ai toute la ligne 9 à me taper…
Je vais essayer un vélib si j'en trouve.
A bientôt.
De
08H10 | 20/11/2007 |
Il est temps de tenir compte des personnes dans ce pays, on ne peut cracher sur les enseignants et gueuler quand il faudrait de meilleurs résultats et une prise en compte des enfants en difficulté de plus en plus nombreux (et pour des problèmes repérés de comportement). Je suis directeur d'école, mal payé, sans aucube aide pour mon école, avec des problèmes insolubles à régler et j'ai en face de moi un ministère autiste et parfois débile.Ras le bol !
De
08H39 | 20/11/2007 |
Et le bouclier fiscal, les cadeaux aux plus riches, il faut continuer à taper sur les plus faibles comme Sarkozy et sa bande du Fouquet's.
Alors arrêtez de taper sur ceux qui défendent leur pouvoir d'achat.
Au dix-neuvième siècle il y avait le même discours sur les mineurs grévistes qui empêchaient les gens de se chauffer faute de charbon.
Alors pas de leçons !
De
16H43 | 20/11/2007 |
Les plus faibles dites-vous ?
Mais qui sont les plus faibles ?
De mono point de vue, ce sont les chomeurs, les personnes à faible revenu, par exemple
Ce ne sont ni les cheminots, ni les fonctionnaires dont faut-il le rappeler jouissent d'un sécurité de l'emploi et de salaires supérieurs au SMIC, excepté en début de carrière, et de retraites qui restent supérieures à celles d'un salarié du privé, à salaires identiques.
De
09H23 | 20/11/2007 |
Les accros au boulot métro dodo sont désamparés :
On leur enlève le métro pour quelques jours, ils craignent pour leur boulot et ils gueulent contre ceux qui défendent le leur.
Faites gaffe qu'on ne vous enlève pas le dodo un jour…
De
09H50 | 20/11/2007 |
Mais vous l'avez le boulot ! Pour la vie ! Vous n'avez pas peur que votre boite ferme à tout moment ! Vous ne défendez pas votre travail, il n'est pas en danger, au contraire on vous demande de bosser un peu plus comme les non fonctionnaires ! vous défendez uniquement vos intérets ! Et ce faisant contribuez à faire fermer nos boites.
De
10H52 | 20/11/2007 |
Désolée je suis enseignante,fonctionnaire et je ne travaille pas moins que les non fonctionnaires ! Je travaille depuis trente ans,je gagne moins de 2000 euros par mois,et je n » ai pas comptabilisé les centaines de soirées où j » ai travaillé juqu » à 11h ou minuit le soir,les mercredis à préparer,les réunions ,les RV avec les parents,les psys,rééducateurs,le temps passé à faire de courses pour préparer les fêtes scolaires,les corrections,etc.Tout cela en plus et à 0 centime l'heure supp. Alors STOP aux idées reçues ! Au lieu de critiquer,battez vous avec les fonctionnaires !
De
16H47 | 20/11/2007 |
Et les vacances scolaires ?
Si vous faîtes une analyse comparative qui se veut exhaustives, ne les oubliez pas !
Cependant, je suis d'accord avec vous que les professeurs, en dehors des vacances, travaillent davantage que la moyenne des gens du privé, quoique les cadres, les artisants, pour ne citer qu'eux, ne comptent souvent pas leur heures.
De Coton Tige
18H25 | 20/11/2007 |
A vous lire tous les uns et les autres je réalise Ô combien le piège polémiste et sournois mis en place par les don corleone qui nous gouvernent marche à plein et se referme magnifiquement sur nous tous.
Je m'explique…
Sur le principe que l'on trouvera toujours plus malheureux que soit, que le demi-os qui se trouve dans l'assiette du voisin sera toujours plus tentant que le quart de moignon qui trône dans sa propre gamelle,
on en est aujourd'hui à vouloir absolument trouver le plus « riche » des plus pauvres, à le stigmatiser comme un nanti, un privilégié, comparant par-ci les congés, par-là les horaires, en oubliant, ce faisant, que si amélioration sociétale il doit y avoir, elle ne pourra jamais porter ce nom qu'en améliorant la situation de TOUS, les plus faibles en premier, et par le haut.
La misère pécunière est et reste généralement la plus partagée, tant dans le public que dans le privé, ne l'oublions pas.
Alors, salariés du privé, par pitié, ce n'est pas parce que vous souffrez (bien sûr que c'est inique et qu'il faut changer tout cela) que cette souffrance devrait devenir une mesure-étalon étendue à l'ensemble des habitants de ce pays.
Ainsi c'est la main qui nous lache avec mépris cette nourriture minable qu'il faut mordre et non pas celle du voisin galérien qui n'en peut mais.
Dans ce sens, face à la destruction cyniquement programmée de leur statut, à l'appauvrissement de leurs conditions d'existence au nom d'une supposée équité, la résistance actuelle des fonctionnaires reste le rempart ultime à l'émergence d'une nouvelle forme de société, hautement décadente, décomplexée et en rupture paraît-il, une société qui ne laissera la place qu'aux plus forts et aux plus salopards.
Je veux dire ni les plus intelligents, ni les plus sages, ni les plus préoccupés et respectueux du pouvoir vivre de tous, mais uniquement les plus riches et les plus baraqués, c'est tout. Darwin, quand tu nous tiens…
Une fois détruite cette derniere digue, nous serons tous submergés. Les plus faibles en premier lieu, c'est à dire, en gros, les plus nombreux. Qu'ils soient du privé, ou du public !
à Coton Tige
De le-vilain-petit-canard
19H25 | 20/11/2007 |
Je suis, moi aussi, sidéré de voir comment cette propagande ultra libérale fonctionne aussi bien, consommez,la sacro sainte croissance nous sauvera…alors qu » on ne sait plus quoi faire des poubelles et que la planète devient trop petite
On a l » impression d » avoir affaire à une secte néo-libérale avec ces idées simplistes
destructuration de la société civile et de tout ce qui est un peu « collectif » quel manque de culture politique
C'est le grand retour à la BARBARIE comme ce climat de haine qu » on lit à travers certains commentaires ça fout les jetons tellement ça marche bien
De Cavin
23H00 | 20/11/2007 |
A propos des vacances scolaires.
Il est une chose que beaucoup ne savent pas : il existe une grille d'équivalence dans la fonction publique or les enseignants ont des salaires très inférieurs à leurs équivalents. Cela pour une raison simple : les enseignants sont payés 10 mois par an (somme répartie sur 12 mois), les 2 mois de vacances(qui sont considérablement amputés en primaire) ne sont pas rémunérés !
Chose « étonnante », la retraite est calculée sur le salaire mensuel donc deux mois ne sont pas payés même à un enseignant à la retraite…