
L'amputé Oscar Pistorius ne courra pas avec les valides
L'athlète Sud-Africain Oscar Pistorius, amputé des deux jambes en-dessous du genou, s'est vu opposer lundi un refus catégorique par la Fédération internationale d'athlétisme, qui a rejeté sa demande de participer aux Jeux olympiques de Pékin aux côtés d'athlètes valides.
Pistorius, 21 ans, amputé depuis l'âge de 11 mois, court à l'aide de deux prothèses en carbone et l'IAAF a estimé dans sa décision que celles-ci le faisait bénéficier d'un avantage considérable sur ses adversaires.
Spécialistes du 400 mètres, celui qu'on surnomme » Blade Runner » couvre le tour de stade en 46 » 46, soit un peu plus de trois secondes moins vite que le record du monde de Michael Johnson, qui reste fixé à 43 » 18. La performance est en elle-même époustouflante, comme lors du meeting de la Golden League en juillet dernier à Rome où il réussit un final incroyable.
Le cas posé par la requête du Sud-Africain a obligé l'IAAF à se pencher de manière scientifique sur les conditions dans lesquelles certains athlètes handicapés pratiquent leur discipline.
» il peut courir à la même vitesse en dépensant 25% d'énergie en moins »
A la demande de la fédération internationale, le professeur Peter Bruggeman de l'université du sport de Cologne a comparé les performances de Pistorius avec celles de cinq athlètes valides.
La conclusion de son rapport, sur lequel l'IAAF s'est fondée pour prendre sa décision, est sans équivoque.
» A l'aide de ses prothèses en carbone, Pistorius peut courir à la même vitesse qu'un athlète valide en dépensant 25% d'énergie de moins. »
L'énergie réflexe fournie par la prothèse de Pistorius est trois fois supérieure à celle produite par la cheville d'un athlète ordinaire, a encore démontré le professeur Bruggeman.
Le Sud-Africain n'a pas commenté le verdict de l'IAAF, mais son entraîneur Peet van Zyl a annoncé qu'il allait faire appel, se fondant sur le conseil d'experts américains. Ces derniers ont expliqué à van Zyl que les tests pratiqués par Bruggeman ne prenaient pas en compte un nombre suffisant de variables.
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De Tyb
(par ici, par là) | 14H52 | 17/01/2008 |
J'ai en tête un avenir « hilarant » où l'amputation sera préférée au dopage…
De NicolasB
Lycéen à Paris | 20H18 | 17/01/2008 |
C'est triste tout ça. C'est un homme qui s'est battu pour pouvoir courrir le 400 mètres comme un génie et voilà que cette fédération, bien à côté de la plaque, lui interdit les JO. J'espère que Oscar Pistorius ne se décourage pas : il est le symbole de la course à mon avis.
De zazalabulle
22H08 | 19/01/2008 |
est-ce que ce monde marche sur la tête ? (la phrase n'est pas de moi).
Pour voir jusqu'où les personnes handicapées peuvent aller dans l'exemplaire, le merveilleux et le magnifique allez sur www.vagdespoir.com. Pour qu'enfin nos pays dits civilisés changent de regard sur les possibles de chacun.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H53 | 20/01/2008 |
En même temps, il me semble que les compétitions sportives auxquelles aspire Pistorius reposent sur la fiction que les athlètes ne peuvent compter que sur leurs propres forces. La norme, c'est qu'il n'y ait pas de dopage, non ? (Je sais, mais interdit de rire…)
Les prothèses de Pistorius ne sont certes pas médicamenteuses ou chimiques, mais elles constituent bel et bien un adjuvant à ses propres forces, il me semble.
Je trouve par conséquent assez naturel ( ? ) que sa participation ne soit pas acceptée. Dans le cas contraire, le message de Tyb qui (sauf erreur de ma part) était humoristique pourrait bien cesser de l'être.