Coupe du monde de rugby : notre guide pour les nuls

La compétition débute, et vous n'y connaissez rien ? Séance de rattrapage, pour comprendre le jeu et découvrir les joueurs.

Le capitaine de l'équipe d'Argentine Agustin Pichot (E. Marcarian/Reuters).

La Coupe du monde de rugby commence vendredi soir avec le match d'ouverture France-Argentine. Novices du rugby, mesdames ou messieurs au compagnon passionné qui risquez de vous ennuyer ferme, Rue89 va vous expliquer les quelques règles fondamentales, vous détailler les postes occupés par les joueurs, et vous présenter quelques-unes des stars du tournoi.

Une bonne façon, éventuellement, de briller en société mais surtout, pour certains ou certaines, de ne pas louper le coche avec la jolie voisine, grande amatrice du ballon ovale… Une mauvaise analyse du jeu et elle pourrait vous renvoyer dans vos 22 mètres !

Les équipes qui participent à la Coupe du monde concourent vaillamment pour remporter le trophée William Webb Ellis, du nom du jeune Anglais qui, lors d'un match de football dans la ville de Rugby, aurait joué le ballon à la main (le fait n'a jamais été vérifié), un jour de novembre 1823. De cet acte serait né le rugby.

A la différence du football, une partie de rugby ne s'improvise pas. Il faut un ballon ovale, des poteaux en forme de H, une ligne des 22 mètres, une ligne des 10 mètres, des coéquipiers qui connaissent les règles du jeu. Et surtout, un arbitre qui les connaisse encore mieux que vous ! Le rugby à XV, considéré volontiers comme un sport de combat collectif, oppose deux équipes de quinze joueurs, en deux fois quarante minutes. La contrainte principale force le respect : les joueurs qui évoluent vers l'en-but adverse ne doivent JAMAIS se passer la balle vers l'avant. Sans quoi, cela donne lieu à une mêlée…

Il y a quatre façons, plus ou moins héroïques, de gagner des points :

  • En marquant un essai (5 points)
  • En transformant cet essai (+2 points)
  • En tentant une pénalité (3 points)
  • En faisant un drop (3 points).

Explications d'un amateur qui a tâté de l'ovale. Wandrille Lebefaude, ex-joueur du Rugby Club de Versailles. (Voir la vidéo.)

Des pénalités peuvent être sifflées par l'arbitre pour cause de …

  • Mauvais plaquage (c'est-à-dire au-dessus des épaules, mais les croche-pied sont aussi proscrits ! )
  • Jeu dangereux (comme planter ses doigts dans l'oeil d'un adversaire)
  • Ecroulement de mélée
  • Hors jeu.

Les joueurs hors-jeu sont ceux qui dépassent le porteur de ballon. Ils ne doivent surtout pas attraper la balle. Autre règle importante : lorsque le ballon sort du terrain par les côtés, il est en touche. Comme au football. Et s'il sort du terrain pas loin de la ligne des poteaux ? Heu… c'est un « renvoi au 22 », mais on a dit qu'on s'en tiendrait aux rudiments ! Demandez donc à la jolie voisine quelques approfondissements…

Enfin, partie intégrante du match de rugby : la troisième mi-temps. Symbole du fair-play, à la fin du match, quelle que soit votre déception, ne tapez pas votre voisin qui hurle à la victoire comme un dératé. Au contraire, enserrez-le virilement et trinquez avec lui, à la santé du beau jeu ! (Voir la vidéo.)

 

Amateur éclairé de la chose rugbystique, fervent supporter du XV de France, passe ton chemin, ce billet ne t'apprendra rien. Les autres sont les bienvenus. L'équipe du blog L'Athlète et les jambes a décidé de vous aider en vous présentant, poste par poste, les quinze joueurs qui composent une équipe ainsi que, pour chacun d'entre eux, les grandes figures de cette Coupe du monde.

Cliquer sur un joueur pour découvrir son rôle dans l'équipe

Cliquer sur un joueur pour découvrir son rôle dans l'équipe.

 


Les avants

Carl Hayman (Nouvelle-Zélande).Les piliers. On appelle affectueusement les deux piliers et le talonneur, qui forment la première ligne en mêlée, les « gros » ou encore les « bourriques », termes hérités de l'âge de l'amateurisme où un physique corpulent, voire ventripotent, était gage d'une bonne tenue en mêlée. Avec l'avènement du rugby moderne, les silhouettes se sont affinées et le muscle a remplacé le gras. Aujourd'hui, piliers et talonneurs participent activement au jeu et il n'est pas rare de les retrouver, après plusieurs temps de jeu, intercalés dans la ligne de trois-quarts.

Malgré tout, la première ligne reste cette confrérie de « joueurs de devoir », comme on aime à le dire en Ovalie, dont les sacrifices en mêlée et dans les regroupements doivent permettre à leurs coéquipiers d'exploiter le ballon dans les meilleures conditions.

Le premier rôle d'un pilier est donc de tenir en mêlée, voire de prendre l'ascendant sur son adversaire, en le faisant reculer ou en le poussant à la faute (l'obliger à écrouler la mêlée par exemple). Plus que tout, c'est sur cette solidité qu'un pilier sera jugé. Le reste n'est que littérature… ou presque : leur travail défensif est également considérable et ils sont aussi là pour soutenir et protéger les sauteurs en touche.

Les joueurs à suivre.

  • Carl Hayman, la référence du pilier moderne, mobile et puissant. Depuis quelques années, pas un de ses adversaires ne réussit à le « plier ». Respect !
  • Adam Jones, pas forcément le meilleur du monde à son poste mais il est la preuve vivante que le football n'a pas le monopole des coupes de cheveux ridicules.

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Raphaël Ibanez (France)Le talonneur. Il a un rôle central dans ce que l'on appelle poétiquement les phases de conquêtes, soit la mêlée et la touche. En mêlée, bien calé entre ses deux piliers, il a la charge de talonner le ballon pour le diriger vers les pieds de son troisième ligne centre.

Il se doit d'être vigilant sur les introductions de son équipe et roublard sur celles de l'équipe adverse. Mais dans ce dernier cas, il est rare que les deuxième ligne d'en face le laissent faire. Ainsi, longtemps, les talonneurs, vulnérables qu'ils sont avec leur deux bras en croix, ont du se résoudre à être sages ou à voir tomber les marrons bien avant l'automne… Heureusement, dans le rugby moderne, ces pratiques-là n'ont plus cours, si ? En touche, c'est le talonneur qui, en règle générale, effectue les lancers, vers l'un ou l'autre des joueurs alignés. Une phase de jeu délicate, pour lesquelles des « combinaisons » sont longuement travaillées à l'entraînement. Elles sont généralement annoncées avant le lancer par le demi de mêlée. Leur nomenclature n'a de limites que celles de l'imagination de ce dernier.

Le joueur à suivre. Raphael Ibanez : en disputant le match d'ouverture, le capitaine des Bleus deviendra le talonneur le plus « capé » du monde avec 93 sélections, devant le mythique Sean Fitzpatrick. Une valeur sûre.

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Victor Matfield (Afrique du Sud).Les deuxième ligne. « Doubles mètres », « grandes saucisses » et autres géants… Les deuxième ligne se distinguent souvent par leur physique hors-norme. Longtemps cantonnés à la poussée en mêlée et aux prises de balle en touche, leur rôle a, lui aussi, considérablement évolué. Pour commencer, ils peuvent aujourd'hui prendre l'ascenseur. Explications : auparavant, lors des remises en touche, les sauteurs étaient censés se débrouiller seuls face à leur(s) adversaire(s) direct(s) pour récupérer la balle dans l'alignement.

Dans les faits, ils étaient parfois aidés par certains de leurs partenaires. On appelait cette manœuvre, illicite, « l'ascenseur ». Depuis quelques années, cette pratique est tolérée, permettant à cette phase de jeu de gagner en clarté. Parmi les autres aspects du job, les tâches défensives bien sûr, mais également ce que l'on nomme poétiquement le « nettoyage » des regroupements, c'est-à-dire le fait de faciliter l'accès au ballon à son demi de mêlée- quitte à faire un peu de ménage…

Les joueurs à surveiller.

  • Victor Matfield, 2 mètres, 110 kilos et une pointe de vitesse qui fait dire à ses adversaires qu'il devrait représenter l'Afrique du Sud au 100m des JO. Tout un programme.
  • Paul O'Connell, la « poutre » du pack irlandais. Il n'a plus quitté le XV du trèfle depuis son premier match en 2002.

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Schalk Burger (Afrique du Sud).Les troisième ligne. Plaqueurs infatigables, stratèges de la mêlée ou perforateurs de défenses, la troisième ligne représente, la vitrine étincelante du pack d'avants. Placée à l'arrière de la mêlée, elle peut un peu lever le nez du moteur pour voir ce qui se passe sur le terrain.

Les « flankers » sont assurément les joueurs de l'équipe qui plaquent le plus et les plus polyvalents. Situés sur les côtés de la mêlée, ayant la possibilité de quitter celle-ci une fois le ballon éjecté, ils se jettent comme des morts de faim sur tout ce qui bouge, notamment le demi d'ouverture adverse, cible privilégiée de leur fringale de placages (on dit d'eux qu'ils sont les « chasseurs de 10 » ? ).

Ils sont aussi les premiers à récupérer les ballons qui traînent. On appelle ça « gratter des ballons ». En attaque, ils sont au soutien de leurs arrières pour dynamiser le jeu en créant le surnombre ou en percutant. Egalement bons sauteurs en touche, ils sont vraiment les hommes à tout faire de l'équipe, puissants, rapides, habiles et endurants.

Les joueurs à suivre.

  • Schalk Burger : avec un nom comme ça, il semblait presque prédisposé à dévorer adversaires et ballons perdus comme il le fait depuis quatre ans maintenant.
  • Jerry Collins : le Chabal néo-zélandais. Il a été surnommé « le joueur le plus effrayant de la planète rugby » par les Australiens. Des biceps de 52 cm de circonférence…

Le troisième-ligne centre (numéro 8) : La star du paquet d'avants. Bien calé au fond de la mêlée, il en est un peu le pilote. C'est lui qui décide de conserver la balle dans ses pieds pour faire avancer le pack si ses avants sont conquérants, ou qui la protège pour que son demi de mêlée vienne la ramasser. Ces deux-là combinent parfois ensemble pour l'un des grands classiques des terrains, la fameuse « 89 » (et oui ! ) : le 8 ramasse le ballon et le confie au 9 après avoir fixé son défenseur.

Bon manieur de ballon, fin stratège et athlète complet, il peut intervenir au ras de la mêlée comme au large pour accélérer le jeu ou déstabiliser la défense adverse. En défense, il lui arrive souvent de prendre du recul pour constituer« le troisième rideau défensif ». Il est ainsi souvent à la réception des coups de pieds de dégagements de l'adversaire et peut initier la relance. Malheur alors au premier défenseur qu'il croisera sur son chemin car un troisième ligne lancé, ça peut faire mal.

Le joueur à suivre : Sergio Parisse, élu le joueur le plus beau de la dernière Coupe du monde, à la colle avec une ex-Miss France, c'est un peu la touche glamour de la sélection italienne. A part ça, c'est aussi un excellent joueur…

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Les trois-quarts

George Gregan (Australie).Les demi. Ils sont les cerveaux. Véritables liens entre les avants et les trois-quarts, ils organisent le jeu. Le demi de mêlée cornaque le paquet d'avants tandis que le demi d'ouverture impulse lui le mouvement des lignes arrières. S'ils sont les garants de la tactique définie par l'entraîneur, ils n'en sont pas pour autant de simples exécutants et doivent faire preuve d'une grande capacité d'adaptation.

Le demi de mêlée ou numéro 9 : Reconnaissable à sa petite taille, il est ce lutin (enfin, tout est relatif…) qui s'agite derrière le paquet d'avants, les harangue, les envoie au charbon, les pousse, les bouscule. Confortable ? Pas vraiment. Car si le demi de mêlée mène son pack à la baguette, c'est aussi sur lui que repose les choix de jeu : alerter les arrières pour une offensive au large, continuer à fixer la défense adverse en faisant percuter ses avants au près, se faire la malle en douce (en jargon, on appelle ça « une valise ») ou encore dégager au pied pour donner un peu d'air à son équipe.

Et tout ça en quelques secondes seulment. En mêlée, c'est lui qui introduit le ballon, et il est en lien avec le talonneur et le troisième ligne centre, puisque c'est lui qui en règle générale décide de l'utilisation qui sera faite du ballon, une fois celui-ci ressorti. Enfin, il lui arrive d'occuper les fonctions de buteur voire de lanceur en touche. Pas si demi que ça finalement…

Le joueur à suivre. Georges Gregan : une légende. Joueur le plus « capé » de l'histoire (134 sélections), il dispute sa troisième Coupe du monde. La saison prochaine, il viendra effectuer un dernier tour de piste à Toulon en deuxième division française.

David Carter (Nouvelle-Zélande).Le demi d'ouverture, ou numéro 10 : Habile balle en main, précis dans ses déplacements au pied, l'ouvreur est un peu l'artiste de l'équipe. Un artiste certes, mais un de ceux qui n'hésite pas à se salir les mains, à se colleter avec la matière. Car si le 10 est souvent le premier attaquant de la ligne de trois-quarts, il en est aussi le premier défenseur… et le premier destinataire des charges rageuses des troisième ligne adverses qui auraient échappé à la vigilance de son demi de mêlée ou de son pack.

Autant dire qu'il ne doit pas rechigner au contact. En attaque, il alterne jeu au pied par-dessus la défense (pour gagner du terrain, jouer chez l'adversaire ou lui mettre la pression en trouvant une touche) et jeu à la main, soit en faisant rejouer ses avants « au ras » de la mêlée, soit en décidant de lancer ses trois-quarts. Dans ce cas de figure, tout est possible, attaque classique, renversements de jeu sur le petit côté, redoublement, passe croisée, passe sautée, double passe sautée… Un esthète, vous dis-je.

Le joueur à suivre : Daniel Carter, la superstar annoncée de ce Mondial. Maître à jouer des All Blacks, il est considéré à 25 ans comme l'un des meilleurs ouvreurs de tous les temps. Et en plus, il est sympa.

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Brian O'Driscoll (Irelande).Les centre. Les passe-muraille. Situés au centre de la ligne de trois-quarts, ce sont à la fois des franchisseurs et des transmetteurs. Longtemps les centres ont été associés selon le principe du bon et du méchant : le petit, vif et rapide, spécialiste de l'évitement et le costaud, dynamiteur de défense.

De nos jours, la dimension athlétique ayant pris le pas sur le reste, les physiques ont tendance à s'uniformiser vers la norme « bulldozer ». Pour autant, les centres savent encore transmettre la balle sur un pas, fixer leur défenseur ou feinter la passe pour embarquer la défense. Dans le jeu moderne, le premier centre peut également être amené à servir de deuxième ouvreur en possédant plus d'angle et de temps que le 10 pour déplacer le jeu au pied. En défense enfin, il n'est pas rare de les voir « glisser » : il anticipe, abandonnant son adversaire direct pour s'intéresser à son voisin. Si tout le monde « glisse » bien, la défense n'est pas dépassée. Dans le cas contraire, attention aux rhumes…

Les joueurs à suivre

  • Brian O'Driscoll : l'espoir de tout un pays. Avec ses prises de balles explosives, sa vitesse et son instinct, « Baby Face » a replacé l'Irlande sur la carte du rugby international.
  • Mike Catt : Ah, ce « tampon », cette percussion parfaite que lui a infligée Lomu pendant la demi-finale de 1995… Une humiliation qui aurait pu briser une carrière. Pas celle de Mike Catt qui a su s'en remettre pour rendre depuis de fiers services à l'Angleterre.

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Alesana Tuilagi (Samoa).Les ailiers. Ils sont les finisseurs. Naguère un des postes les plus ingrats du jeu, où il n'était pas rare de ne pas voir l'ombre d'un ballon de tout le match (et je sais de quoi je parle).

Amené à intervenir de plus en plus dans la ligne de trois-quarts afin de créer le surnombre ou la surprise voire de créer des points de fixation au ras de la mêlée, l'ailier n'est plus cet exilé solitaire, ce cousin lointain qu'on est sûr d'avoir déjà vu quelque part mais on ne se souvient plus vraiment où.

Question style, tout existe, du modèle (réduit) Christian Dominici, vif et insaisissable, au type Jonah Lomu, montagne de muscle qui emporte tout sur son passage. Une constante cependant : la vitesse et de bons appuis pour lui permettre d'exécuter le fameux « cad-deb » pour cadrage-débordement (comme sur cette vidéo). En défense, sur les coups de pieds de l'adversaire, l'ailier a également la charge de seconder son arrière, voire de le remplacer si ce dernier a déserté son poste.

Les joueurs à surveiller.

  • Alesana Tuilagi : 113 kg lancés à pleine vitesse, ça peut faire mal.
  • L'ailier des Tigres de Leicester compte bien le démontrer…
  • Christophe Dominici : la preuve vivante qu'il n'est pas besoin d'être un monstre pour se faire respecter sur un terrain. 1m72 de vivacité et de vitesse pure. Un des héros de la demi-finale gagnée contre les All Blacks en 1999.

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Juan Martin Hernandez (Samoa).L'arrière. Le dernier rempart. S'il joue bien en retrait de ses collègues de la ligne de trois-quarts, il n'a rien à voir avec un gardien de but, car il participe activement au jeu offensif. Son placement très reculé est surtout une sécurité pour l'équipe qui possède ainsi un dernier défenseur susceptible de rattraper un adversaire qui aurait « déchiré le rideau défensif » (en gros, qui se serait fait la malle) ou de récupérer les coups de pieds de l'adversaire derrière la défense.

Il « couvre » le terrain, évitant les sorties en touche, bouchant les angles ou réceptionnant les « chandelles » (ce qui peut parfois lui occasionner d'en voir 36, des chandelles, à la réception de ces coups de pied offensifs très haut). En attaque, il est là pour apporter le surnombre dans la ligne de trois-quarts, jaillissant entre deux de ses coéquipiers. On dit alors qu'il s'intercale. Porté à la relance, de par son poste reculé, c'est souvent lui qui peut amener le grain de folie qui fait basculer un match (comme sur cette vidéo).

Le joueur à suivre. Juan Martin Hernandez : considéré par la presse comme le Maradona du rugby pour son génie balle en main. Ses inspirations font le bonheur du Stade Français, le club de la capitale depuis près de quatre ans.

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Caroline Desvaux et Olivier Atone

Photos : Reuters

Le pilier gaucheLe talonneur
Le pilier droitLe deuxième ligne gaucheLe deuxième ligne droitLe troisième ligne aileLe troisième ligne centreLe troisième ligne aileLe demi de mêléeLe demi d'ouvertureLe premier centreLe deuxième centreL'ailier droitL'ailier gaucheL'arrière

72 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

04H50 | 07/09/2007 | Permalien

Le rugby une origine plus ancienne Un jeu comparable se jouait dans le sud-ouest : la soule.

Il faut pas croire tout ce que raconte les « anglish ». Rue89 intoxiqué…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soule_%28sport%29

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De

08H33 | 07/09/2007 | Permalien

Est-ce à dire que tout ce déferlement médiatique nous saoule ?

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De

18H01 | 08/09/2007 | Permalien

J'prèfère le foot parce qu'au moins on gagne !
En plus Domenech avec son astrologie et les SMS de sa femme, il me fait plus rire que Laporte et son jambon fade… Quoique.

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De

18H03 | 08/09/2007 | Permalien

J'prèfère le foot parce qu'au moins on gagne !
En plus Domenech avec son astrologie et les SMS de sa femme, il me fait plus rire que Laporte et son jambon fade… Quoique.

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De

11H40 | 07/09/2007 | Permalien

Really …. are you sure ?
You're pulling my legs ! ! ! !
The south/west of France can believe what he wants …. But please don't joke, Rugby is an english game ….. Sorry ! ! !

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De

00H09 | 08/09/2007 | Permalien

Rugby was invented by the English but the French perfected it …

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De

22H17 | 18/09/2007 | Permalien

William Webb Ellis (1806-1872), devenu pasteur, a vécu anonymement la fin de sa vie à Menton, où sa tombe fut découverte en 1958.

http://www3.monaco.mc/actualite/133/133-01.html

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De

11H43 | 07/09/2007 | Permalien

bonne chance les bleus pour ce soir je les sents bien motive affute , on croise les doigts
laporte va rejoindre le gvt a l issu de la victoire on l espere , retrouvez sur ce site ttes les infos de l action du gouvernememt sans aucune censure
http://vigicitoyen.canalblog.com/

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De

13H56 | 07/09/2007 | Permalien

La soule, ou d'autres appelation similaires, était jouée en Bretagne, il y a encore quelques dizaines d'années. Ces match-affrontements en petites communes ont donné lieu à de nombreux débordements, et cette pratique est tombée en désuétude.

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De

15H33 | 07/09/2007 | Permalien

C'est la différence entre jeux traditionnels et sports modernes. La soule est l'ancetre de bien des sports collectifs mais ce qui compte c'est qui a le premier réglementé et qui de fait a crée le sport, et pour le rugby c'est les anglais !
Rassurons-nous, cela ne nous empeche pas d'etre meilleurs qu'eux !

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De

05H27 | 07/09/2007 | Permalien

Je vais être trés dur envers ce qui se passe. Messieurs les passionnés de l'ovalie, les gens que j'adore et qui en parlent bien, vous n'arrivez pas à masquer ce Tsunami (et j'emploi ce mot à dessein) médiatico-politico-affairiste récupérateur. Un peu comme ce journaliste de Midi-Olympique je me méfie. Le rugby, ce n'est pas seulement la coupe du monde où le tout people de sarkoland ce montrera ce soir. C'est le club de saint cucufa qui sponsorisé par la charcuterie Fernandez et la Quincaillerie de la Place se saigne dans l'indifférence totale et se crotte tous les dimanches sur des terrains dont l'état ressemble au chemin des AMX de Mourmelon plutôt qu'au Stade de France. Qu'on de le dise…

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De

06H39 | 07/09/2007 | Permalien

Entièrement d'accord avec vous. trésorier de l'ovale du Gy à DUISANS banlieue d'ARRAS notre club joue en honneur promotion d'honneur . Victimes d'un incendie en avril, nous luttons pour rééquiper le club et son école de rugby…Nos couleurs : orange et vert…mais ,ce soir nous serons tous en bleu avec et derrière les bleus…grâce à qui cette saison nous aurons peut être plus de gamins à l'école de rugby et de spectateurs le dimanche…Cordialement

Portrait de Courageux anonyme

De

08H26 | 07/09/2007 | Permalien

Vous trouverez bien un sponsor qui, ayant repiqué la pelouse se fera un plaisir d'y peindre, en couleurs, sa pub, en plein milieu.
Léo (ex-talon)

Portrait de Courageux anonyme

De

10H34 | 07/09/2007 | Permalien

Erreur.

La difficulté actuelle des petits clubs de sport (pas uniquement le rugby) c'est le manque de sponsors. A part les artisans et commerçants locaux qui vont donner un jeux de maillots, les grands groupes ne donnent plus d'argent aux clubs locaux et préfèrent sponsoriser des manifestations de grande envergure, de grands clubs ou des fédérations. Qui ne reversent que peu de fonds sur les petits clubs.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H57 | 07/09/2007 | Permalien

Vous avez entièrement raison.
Et, pour enfoncer le crampon, on appellera ceci la professionnalisation du sport.
Il devient une marchandise.
Faisons donc payer des impôts aux grands groupes, et avec cet argent public, faisons vivre le sport amateur, car , plus il y a des joueurs, moins il y a des spectateurs.
Il en va de même pour toute activité sociale où il vaut mieux participer que se contenter de regarder.
Nous, au rugby on se pose toujours cette question en effet :
Qui c'est qui casque ?

Portrait de Courageux anonyme

De

14H25 | 07/09/2007 | Permalien

Le pire c'est que les collectivités locales ne jouent pas non plus le jeu et encouragent les grands clubs.

Ex dans l'athlé en région parisienne, quelques clubs recoivent des subventions importantes. Les petits clubs doivent se battre pour tourner et n'ont souvent pas les moyens de donner un maillot à leurs athlètes (qui finissent par y aller de leur poche pour porter les couleurs du clubs).

Or que font ces « grands clubs » pour obtenir leurs brillants résultats ? Ils pompent les meilleurs athlètes que ces petits clubs ont formé en leur proposant des avantages : aide pour trouver un logement, carte de transport, primes etc. Ces avantages ne représentent pas toujours de gros montants mais sont suffisament significatifs pour des étudiants.

Et les collectivités locales, donc avec de l'argent public, encouragent de système.

Heureusement qu'il y a encore suffisament de bénévoles passionnés pour former les jeunes et les encadrer. Quand ils en auront marre, il n'y aura plus de jeunes sportifs de bon niveau pour rejoindre les grands clubs. Qu'est-ce qu'on fera alors ?

Et je ne parle là que du milieu amateur.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H41 | 07/09/2007 | Permalien

Je partage tout à fait votre opinion. Le battage médiatique et politique orchestré autour de cet évènement depuis l'elysée via le prochain secrétaire d'Etat/entraineur autour de cet évènement avec la bonne volonté des pseudo journalistes (presse écrite, parlée, télévisée) qui en oublient 2 ou 3 informations me semble t il plus importantes. Quelques exemples … quelques suppressions de postes à la sncf, d'autres à l'éducation nationales, le projet d'impôt plancher, etc. (et je ne parle même pas de l'international … l'interna-quoi ? ).
J'adore le sport quelqu'il soit, mais j'en suis à souhaiter l'élimination la plus rapide possible de l'équipe de france … histoire de pouvoir ensuite regarder du rugby sans cacophonie aucune. Je dois bien avouer que l'incessant défilé des ministres de sa seigneurie le roi de france me gache quelque peu le plaisir au même titre que les discours des joueurs.
Enfin je ne peux m'empecher de me poser également quelques questions lorsque je vois l'évolution du jeu, sans cesse plus physique, le regard vide des joueurs lors de la marseillaise et leur apparence de plus en plus « étonnante » … ils doivent sans doute avoir de bons compléments alimentaires !
Je demeure nostalgique de l'époque où le rugby était réellement un sport amateur …

Portrait de Courageux anonyme

De

07H18 | 07/09/2007 | Permalien

Le rugby, c'est quand même le seul sport ou lorsqu'un joueur envoie le ballon en touche, les spectateurs applaudissent.

Ca montre a quel point les joueurs ont perverti ce jeu, et que les règles sont bien obsolètes, sans parler des pesudo-spectateurs qui nous parlent de beau jeu, alors que c'est purement de l'anti-jeu.

Portrait de mrleon

De mrleon

Chanteur Country | 07H12 | 07/09/2007 | Permalien

Pas du tout crédible votre consultant : il n'a même pas l'accent du Sud Ouest.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H06 | 07/09/2007 | Permalien

Pourquoi tout ce ramdam médiatique, parce qu'il n'y a pas que des noirs dans l'équipe ?

Pourquoi des diffusions juste sur TF1 et Eurosport ?

Pffffffffffffffff !

Portrait de jjezfm

De jjezfm

Internaute | 08H37 | 07/09/2007 | Permalien

c'est gentil, cet article le rugby pour les nuls, parce que les autres medias ne prennent pas cette peine

j'ai tout compris au début, par contre à partir du rôle tactique de chaque poste, là ça s'obscurcit

mais bon, comme mes voisins sont du troisième age et que mon entourage est aussi nul que moi en sport en général et en rugby en particulier, ça ira.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H58 | 07/09/2007 | Permalien

placage (nouvelobs) ou plaquage (rue89) ?

Portrait de Courageux anonyme

De

13H12 | 07/09/2007 | Permalien

claquage

Portrait de Courageux anonyme

De

16H13 | 07/09/2007 | Permalien

Je crois que l'on écrit PLAQUAGE ……. mais cela demande une vérification …… mais si l'on part du principe que le but de cette action est de « PLAQUER » au sol ….. je pense que « PLAQUAGE » est plus adapté que « Placage » …..
Pffff ! Le Français ! ! ! ! ! Pas évident ! !
Au passage je remercie rue89.com pout cet article passionnant de bout en bout ….. et depuis que je l'ai lu je me sens moins idiote ! ! !
Martine - Nice

Portrait de Courageux anonyme

De

09H12 | 07/09/2007 | Permalien

Dis donc, la Namibie, c'est bien un pays africain, non ? Ah, parce que dans l'équipe namibienne, y'a que des Blancs… (http://fr.rugbyworldcup.com/home/teams/team=58/index.html)

Comme quoi, y'a encore du chemin à faire, mêm dans ce sport soit disant éthique…

Portrait de Courageux anonyme

De

10H18 | 07/09/2007 | Permalien

cette remarque ca me rappelle le pen qui parlait de l'équipe de france de foot…

Portrait de Roland Nord

De Roland Nord

09H19 | 07/09/2007 | Permalien

Tous en bleu ! on va gagner ! ……
Et pourquoi pas « garde à vous ! » , « au drapeau ! » et toutes ces invectives aboyeuses.

Ah ! quand le rugby était encore amateur, il était sympathique. Depuis qu'il est professionnel, que l'argent coule dans ses veines, c'est la guerre, le commerce et les médias qui rythment son coeur.

Attention ovalie, tu es en train de perdre ton âme, ton humanité, ta joie de vivre et files vers la banale marchandisation.

Portrait de Courageux anonyme

à Roland Nord Portrait de Roland Nord De

13H16 | 07/09/2007 | Permalien

Tous en boeuf.
Tous en sang bleu. oui, oui.
Qu'un jambon d'york impur abreuve nos sandwiches.

Portrait de intrepide77

De intrepide77

09H23 | 07/09/2007 | Permalien

ce qui megave c que la plupart des matches sont sur eurosport , pourquoi pas sur fr2 comme pour le tournoi des 6n ? c'est comme le foot et canal+ ; pas bien ! !

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