
Comment lutter contre le présentéisme ?
On parle d'absentéisme ces derniers jours, absentéisme scolaire, à la suite de polémiques sur les fiches de la « base élèves » (sur lesquelles on comptait faire figurer les données d'absentéisme), absentéisme aussi des parlementaires, deux catégories de personnes qu'on pensait pourtant éloignées l'une de l'autre, au deux extrémités du chemin d'apprentissage de la socialisation.
L'absentéisme est avant tout une forte préoccupation des employeurs. L'antienne bien connue est son coût pour les entreprises. Heureusement, celles-ci peuvent, depuis quelques années, bénéficier des services d'un groupe européen de « services RH » nommé Securex, spécialisé dans les services de « management global du présentéisme ».
Entendez des formations inter- ou intra-entreprises pour aider les entreprises à gérer leurs problèmes d'absentéisme et, principalement, les contre-visites médicales : pour le compte des entreprises clientes, elles rémunèrent à l'acte des médecins généralistes qui se déplacent au domicile des salariés en congé maladie, afin de déterminer s'ils sont réellement souffrants. Les services de Securex sont proposés aux adhérents de plusieurs sections régionales du Medef, qui ont signé des accords de partenariat avec la société de services.
L'art et la manière « d'être malade »
Peut-être êtes-vous en train, comme moi, de vous imaginer les subterfuges que vous pourriez mettre en place pour réellement avoir l'air malade au passage du mouchard, pardon, du « médecin contrôleur ».
Il existe quelques moyens bien connus des étudiants : se gaver de glace dans un temps très court, sucer une pièce de monnaie si on vous prend la température à la bouche (il paraît que cela fait monter la température d'un ou deux degrés). Certains vont même jusqu'à la consommation volontaire de produits périmés, ce qui semble plutôt à déconseiller. La meilleure solution reste, bien sûr, le simple talent d'acteur.
Pour autant, il n'est peut-être pas utile d'aller jusqu'à l'extrême, comme dans le cas de cette travailleuse sociale de l'état de Washington qui, comme nous l'a appris en mai l'agence de presse américaine Associated Press, a simulé un cancer du cerveau en présentant de faux certificats médicaux, pour éviter d'aller au travail.
Du présentéisme au « surprésentéisme »
L'absentéisme s'oppose au présentéisme, qui lui-même se complète du surprésentéisme, c'est-à-dire les heures supplémentaires, valorisées aujourd'hui comme on le sait. Bien souvent, l'entreprise ne cherche pas le présentéisme, mais le surprésentéisme. Le jeu social de l'entreprise, fait de reconnaissance et de récompenses symboliques, y poussent certains.
Dans les années 80 et 90, on était parfois enthousiaste à rester tard : on croyait à l'entreprise, on voulait participer à ce mouvement collectif. Les licenciements massifs ont fait comprendre aux salariés que la reconnaissance de leur travail était très relative. Cela en a démotivé certains. Cette période a vu aussi -était-ce en réaction à cette démotivation ? - une augmentation de l'hypocrisie managériale qui travestit de plus en plus des méthodes de contrôle supposées rationnelles en moyens de concorde sociale et d'épanouissement des individus.
Coincés dans les rets de ce discours paradoxal, les salariés ne savent maintenant plus pourquoi ils font des heures supplémentaires. Un mélange de peur du chômage, de besoin de reconnaissance (comme dans ces couples où un partenaire accorde de plus en plus de concessions en pensant que cela va réveiller l'attention de l'autre, ne faisant qu'aggraver le problème), et de sentiment de n'avoir simplement pas le choix : le volume de travail n'est pas réalisable dans le cadre des horaires de bureau. C'était d'ailleurs ma définition du mot planning dans une entrée de blog : « Méthode pour officialiser le déplacement de sa surcharge de travail hors de ses horaires de bureau ».
Dans ce contexte, se faire porter pâle, cultiver soigneusement un absentéisme de bon aloi, n'est-il pas un moyen de retrouver sa santé mentale, de reprendre du contrôle sur sa vie, une voie d'épanouissement ? Cela devrait satisfaire les entreprises qui veulent le bien de leurs employés. Que l'absentéisme ne soit pas confondu avec l'« absenthéisme », ce mot-valise inventé par Alain Créhange, l'auteur de « Le Pornithorynque est un salopare » aux éditions Mille et une nuits : « Doctrine religieuse qui affirme que Dieu existe, mais qu'il n'est pas là en ce moment. »
La technique du jour de maladie
Pour participer à ce mouvement d'épanouissement, je collecte les astuces pour éviter de travailler, que ce soit pour ne pas aller au bureau, ou pour y paresser. N'hésitez pas à partager les vôtres en commentaires. Il y en a une excellente que je veux vous faire partager aujourd'hui. On peut l'appeler la technique du jour de maladie.
Le début est classique : au matin, appelez le bureau, prenez une voie d'outre-tombe et annoncez que vous êtes intransportable (la gastro-entérite est très à la mode depuis quelques années). Assurez à votre responsable que, compte tenu de l'importance des projets actuels, si vous pouviez venir, vous le feriez.
Ensuite, prenez votre demi-journée de repos, et après le déjeuner, rendez-vous à votre travail. Jouez le malade, prenez avec vous, ostensiblement, des boîtes de médicaments, et expliquez à votre manager que vous vous sentez légèrement mieux et que vous êtes venu pour avancer sur vos projets. Ainsi, au lieu de passer pour un simulateur, vous serez au contraire considéré comme un employé modèle. Vous aurez pris une demi-journée de congé, vous pourrez travailler l'après-midi à un rythme ralenti, et pour tout cela, vous serez bien vu. Cette technique n'a que des avantages, sauf un : elle ne peut pas être utilisée souvent.
Et vous, que faites-vous pour éviter de travailler ? ► Le Pornithorynque est un salopare - de Alain Créhange - éd. Mille et une nuits - 2,50€.
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De Xtophe
11H42 | 25/06/2008 |
« Pour participer à ce mouvement d'épanouissement, je collecte les astuces pour éviter de travailler, que ce soit pour ne pas aller au bureau, ou pour y paresser »… et bien ce n'est pas auprès des parlementaires que vous trouverez des astuces. Ils ne viennent pas à l'assemblée nationale, avec un mépris total pour le travail qu'ils devraient faire… c'est toujours aussi scandaleux !
à Xtophe
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 13H54 | 25/06/2008 |
Excellente pièce d'humour. Plus sérieusement, à l'origine du problème, il y a une prise de conscience que le travail qui est fait ne répond plus aux exigences de la production… et que la production ne répond pas aux exigences de la société. On ne travaille plus pour produire, on produit pour travailler. Si on reprenait la structure à zero - et qu'on cherchait a satisfaire les besoins plutot qu'à justifier un rendement pour le capital et un salaire pour le travailleur - la majorité des emplois actuels ne seraient simplement pas créés. Alors pour la motivation… Cause toujours.
http://nouvellesociete.org/H15.html
http://nouvellesociete.org/PR06.html
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 11H59 | 25/06/2008 |
D'autant plus scandaleux qu'ils manquent d'imagination : ils n'essayent même pas de faire semblant de s'intéresser à ce qui s'y dit… Parfois, même ceux qui parlent (en particulier du côté gouvernemental en ce moment) s'ennuient…
Bravo pour cet article très drôle et particulièrement pertinent !
(et merci pour le lien vers le site d'Alain Créhange)
De MonOeil
journaliste | 12H32 | 25/06/2008 |
L'astuce dite de la veste et de la pipe, si elle ne permet pas de s'absentéismer, offre une réduction supplémentaire du temps de travail ou RSTT. Le principe est simple : arriver à son boulot à l'heure, échanger avec ses collègues-de-bureau deux ou trois commentaires sur les émissions TV de la veille, s'indigner d'autant, poser sa veste sur le dossier de son siège et poser dans le cendrier sa pipe éteinte à moitié fumée. Le message est clair pour tout le monde, vous allez revenir d'un instant à l'autre.
Une remarque au passage ; depuis quelques années déjà (les 80's ? ) on ne parle plus de salarié, ce mot est devenu grossier, mais de collaborateur.
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 12H34 | 25/06/2008 |
Il y a à Nancy en ce moment, une campagne d'affichage qui dit : « Seul votre médecin est habilité à vous octroyer un arrêt de travail - Autrement c'est illégal » (enfin grosso modo).
C'est assez étonnant.
Qui paye cette campagne ? (La Sécu en déficit ? )
Et qui d'autre donne des arrêts de maladie à part les médecins ?
Sinon, les arrêts de maladie pour dépression sont assez difficiles à contrôler.
De plus les sorties sont autorisées.
Et cela peut durer très, très longtemps…
Surplus de travail, stress, harcèlement sont autant de causes à la dépression.
C'est sûr que ce n'est pas le tout de demander aux gens de travailler plus pour gagner moins, il faut aussi les motiver.
Et la culpabilisation ne fait pas partie des moyens de motivation.
De Wiecha
12H39 | 25/06/2008 |
Bonjour,
Pour éviter de travailler, eh bien certains bossent comme des dingues, allez notamment voir le site des Résistants au Travail Obligatoire ( http://collectif-rto.org ) : recueil de témoignages sur la réalité du salariat à LIDL, dans les centres d'appel, collection de textes anti travail ( des classiques mais aussi des poèmes et des coups de gueule) et confessions de déserteurs du salariat qui s'assument.
Et bien sûr entraide et solidarité au quotidien, parce que la débrouille individuelle a ses limites dans ce monde de fanatiques du boulot imbécile et nuisible.
Bref y'a du taf !
Merci pour votre texte
De Naradamuni
sans | 12H50 | 25/06/2008 |
Attention, Danger, Travail !
Vidéo1 : http://www.dailymotion.com/video/x3lkr9_attention-danger-travail-1_polit…
Vidéo2 : http://www.dailymotion.com/video/x3lki0_attention-danger-travail-2_polit…
Vidéo3 : http://www.dailymotion.com/video/x3lk63_attention-danger-travail-3_polit…
Vidéo4 : http://www.dailymotion.com/video/x3ljyb_attention-danger-travail-4_polit…
Vidéo5 : http://www.dailymotion.com/video/x3ljs7_attention-danger-travail-5_polit…
Vidéo6 : http://www.dailymotion.com/video/x3ljmt_attention-danger-travail-6_polit…
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 12H55 | 25/06/2008 |
Dans les années 2000 (et sans doute avant), on cultivait les heures supp » non rémunérés (passant du coup au smic horaire) pour certains corps de métier pseudo-intellectuel. Il suffit de les prendre jeunes, malléables, fraichement sortis de l'école, en inventant des excuses bidons ou du travail bidon et une vraie pression morale. Et puis ça fait bien devant le client de dire qu'on a taffé jusqu'a 22h pour peaufiner l'étude. Heureusement mes anciens patrons ne s'appliquaient pas a eux mêmes cette grande doctrine.
J'ai pleins d'astuces de « glandouilleurs » observés dans le monde merveilleux de l'entreprise, mais n'y ayant jamais adhéré, je préfère démissionner que de me faire chier à glander au taf pour montrer mon désaccord.
Je peux quand même vous donnez quelques astuces pour éviter les heures supp'… Inventez vous des enfants a aller chercher ou une activité sportive pratiquée a haut niveau, après faut tenir dans le mensonge, mais certains s'en tirent très bien. Moi je préfère le conflit, c'est beaucoup plus amusant… Et au final on vous fout la paix pour aller entuber votre collègue, plus conciliant.
Heureusement (pour ma santé mentale) j'ai trouvé la solution, je bosse plus pour moi et beaucoup moins pour les autres et je gagne beaucoup plus (pas en terme de pognon mais en terme de qualité de vie, réalisations personnelles).
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H48 | 25/06/2008 |
Je ne suis pas médecin, mais je veux bien être volontaire pour contrôler les Députés et Sénateurs absents. Je leur enfoncerais, bien profond, un thermomètre dans la partie charnue de leur corps. Et si le thermomètre ressort avec une température normale, à coups de pieds aux fesses, je les reconduirais à « leur poste de travail ».
Vite, je m'empresse d'envoyer ma candidature à Securex, avec un CV bidonné par Patrick Pelloux pour faire plus mieux… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Jaùsep
| 00H00 | 26/06/2008 |
snif ! …
à Phil2922
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H25 | 25/06/2008 |
Salut Phil,
Si tu veux une séance de nuit au Sénat avec 90 % de présentéisme pour emmerder le gouvernement (Dati) et l'UMP, c'est ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/06/le-snat-supprim.html
c'est pas tous les jours qu'on rigole, parole, parole…
De Jaùsep
| 14H44 | 25/06/2008 |
Il est des cas très divers en entreprise. Selon le secteur de travail auquel vous appartenez…
Il serait plutôt injuste de laisser croire que c'est un sport national de « glandouiller »
Il ne faut pas faire un lien trop étroit entre présence effective sur les lieux de travail et rendement…
Dans bien des cas, l'employé est redevable d'un résultat inhérent aux objectifs fixés par sa hiérarchie. Cela est évidemment facilement contrôlable présentéisme ou pas.
Des missions extérieures à l'entreprise m'obligeaient à prendre le TGV sur des distances longues. Pendant les trajets aller ou retour, j'ai tout le temps préparé ces groupes de travail, sur papier ou ordi portable. Ce temps, réalisé en dehors des heures ouvrables, n'était pas comptabilisable donc pas payé.
C'était en quelque sorte un présentéisme ignoré.
Sinon, pour répondre à l'article, une anecdote assez farfelue pour se soustraire aux obligations du travail :
Sur un site nucléaire, les travailleurs en zone contrôlée (zones où il existe des sources radioactives) portent un film dosimétrique individuel.
Ce système permet d'enregistrer pour chaque individu les doses cumulées reçues sur le site. Il est récupéré et historisé mensuellement par le service médical de la centrale.
or, des normes nationales fixent des seuils au-delà desquels le travailleur ne peut plus être exposé à des sources radioctives. On disait alors dans ce cas, que le personnel était « mis au vert ».
J'ai entendu dire, mais cela fait bien des années, que des employés d'entreprises prestataires de services, laissaient traîner leur film près d'une source (en partant ailleurs eux-mêmes) le temps suffisant pour que le seuil de mise au vert soit atteint. Cela permettait à l'employé de bénéficier de conditions de travail moins pénibles (hors zone) ou de se voir attribuer des journées de « récupération » aux frais de la princesse…
Mais attention, ce sont des cas très particuliers, et il m'étonnerait aujourd'hui que cela se produise, la médecine du travail recherchant aujourd'hui systématiquement par enquête de terrain ce qui a produit le dépassement d'un seuil d'exposition.
De yapadebug
13H58 | 25/06/2008 |
Absentéisme, présentéisme, 35 H , heures supps, tout ça est dépassé.
On ne fait que compter des heures de présence, c'est du quantitatif, pas du qualitatif. On a les nouvelles technologies, l'ordinateur portable, internet, le mobile. Pourtant on en est encore à pointer des heures de présence. Parce que c'est bien ça qu'on compte non ? Alors qu'on pourrait très bien travailler de chez soi, un portable une connexion internet et le tour est joué. « Allo Patron ? Aujourd'hui je ne viens pas au bureau, je bosse de la maison » « Ok, je vous envoie les derniers tableaux prospectifs par mail ».
Je connais quelqu'un qui travaille en Corée pour Sun (les ordinateurs, par le machin à vaisselle). C'est comme ça qu'il fonctionne quand il a pas envie d'aller au bureau il bosse de chez lui. Et ça marche !
En plus ça fait des économies de transport. Des réunions ? Mais on a des webcams, pas besoin de se déplacer, on peut réunir l'agence de New-york et celle de Hong-kong. Il y a juste un problème de décalage horaire (le soir pour Hong-kong, le matin pour NY).
Sans compter que si les employés ne sont pas tous présents, on peut réduire les surfaces de locaux, on consomme moins d'électricité, moins d'eau…
Entre nous on sait tous que ce ne sont pas ceux qui sont le plus présents qui sont le plus productifs, hein ? On en connais tous des branleurs qui restent le soir en faisant semblant de bosser pour se faire bien voir.
Non le présentéisme c'est mort. Vive la présence virtuelle !
à yapadebug
De deecurl
| 16H13 | 25/06/2008 |
entièrement d'accord.
dans ma boîte nous sommes au forfait. on vient, et on part à peu près quand on veut, pourvu que le travail soit fait dans les temps voulus.
évidemment, ce n'est pas non plus la panacée :
puisque la plupart de mes collègues (moi y compris) travaillons de un peu à beaucoup plus que les heures pour lesquelles nous sommes payés. faudrait pas que le salairé puisse profiter trop, non mais des fois…
cela dit, la pression de la présence est pas mal atténuée puisque certains de mes collègues en sont presque à se croiser (l'un fait 7h00-16h00, l'autre 11h00-20h00), la pause déjeuner est très souple, peut aller de 20 min à 2h, 3h…le seul indicateur pour « contrôler » les salariés est donc le travail effectivement fait, chacun s'organisant comme il veut. c'est assez bien pour préserver une vie de famille et des loisirs je trouve.
à yapadebug
De starsss
03H08 | 26/06/2008 |
Je viens tout juste de recevoir une newsletter de Monster, voici le lien. « pour ou contre le travail a domicile, ce qu'il faut savoir »
http://contenu.monster.ca/8432_fr-CA_p1.asp ? WT.mc_n=CRMCA000002
Notamment :
Pour
_Vous n'êtes pas constamment surveillé.
Contre
_Vous ne pouvez jamais fuir le bureau en rentrant à la maison, parce que vous y êtes déjà !
_Le patron ne peut pas voir que vous travaillez fort ou que vous faites des heures supplémentaires, alors vous êtes davantage jugé pour votre rendement que pour votre éthique professionnelle et d'autres facteurs intangibles.
De TARPON
14H03 | 25/06/2008 |
Un fonctionnaire est quelqu'un qui travaille à chercher le moyen de ne rien faire.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H43 | 25/06/2008 |
Et vous, que faites-vous pour éviter de travailler ?
Hé ben , y a les RTT et…Rue89 !
De r_v
14H53 | 25/06/2008 |
Salut a tous,
Moi je suis present au boulot le plus souvent possible car j'ai le tord de croire que faire faire de faux arrets maladie n'arrange personne et surtout pas la secu (même si je sais que c'est pas moi qui creuse le trou…). En fait je pense que je culpabiliserai si j'etais en arret maladie bidon.
En revanche ca me pose aucun probleme de passer du temps sur des sites d'info, a mater mes mails de conneries ou visiter certains sites (non pas porno j'suis au boulot quand même un peu de respect… ils tracent ! ).
Par contre je m'accorde tous les jours mon petit plaisir : je chie. C'est agreable de chier au boulot :
1 Je ne salie pas mes toilettes.
2 J'apprecie d'etre la quand les autres bossent.
3 Je chie et je suis payé, j'ai fait le calcul, je suis payé environ 2.5 euros par popo !
4 Je profite de ce petit moment pour lire les gratuits que d'autres « profiteurs » ont deposés la !
Essayez, c'est super !
à r_v
De yapadebug
16H57 | 25/06/2008 |
Oui c'est vrai que le boulot ça fait chier…
à yapadebug
De PB2N
19H14 | 25/06/2008 |
Moi aussi !
Alors je mange du chocolat. Comme ça constipe ça me permet de trouver un bon équilibre. Vrai !
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 14H59 | 25/06/2008 |
Poutine voulait traquer les terroristes jusque dans les chiottes.
Les transporteurs ferroviaires et aériens, les chaines hotelières font des pubs disant que chez eux il est possible de travailler 24 heures sur 24.
Quand est-ce que la maison Jacob-Delafont intègrera internet dans ses cuvettes de WC ?
à Servais-Jean
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H20 | 25/06/2008 |
Ca va durer longtemps , le forum « scatologie » ?
Parce que je vais preferer travailler qu » aller sur Rue89, si ça continue ..
De jjhb
cosmonaute | 16H46 | 25/06/2008 |
Il y a absentéisme et absentéisme. absentéisme pour des raisons médicales et absentéisme pour des raisons de cumuls des mandats et des professions.
Député à temps partiel, ils le sont tous et pourtant leur salaire est plein pot. c'est un scandale !
C'est ainsi que Jean-François Copé peut cumuler son mandat de maire avec un mandat de député et comme il s'ennuie tellement à se tourner les pouces à longueur de journée il trouve encore le temps (quel homme, quel énergie) pour s'offrir deux jours en tant qu'avocat d'affaires dans un cabinet privé parisien. De qui se moque-t-on ?
Ce copé devrait, comme tous les autres d'ailleurs, être payé au prorata de ses présences, aussi bien à la mairie que dans l'hémicycle.
A quand des cartes de pointage pour les parlementaires ?
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, c'est toujours le même leitmotiv dans la bouche de ces champions de la langue de bois.
De Michael A.
apprenti-chercheur (futur chômeur) | 17H05 | 25/06/2008 |
Bon je vous laisse : je vais faire une pause-travail…
De CG13
deuxcopainsdabord.musique.com | 17H40 | 25/06/2008 |
Tiens, tiens, tiens… encore un fonctionnaire ?
Si vous aimez Brassens, un petit détournement sur leurs possibles travers qui se lit et s'écoute : cela commence ainsi…
« Vous les bons franchouillards, grognons, atrabilaires
Qui si souvent pestez vous plaignant de trop peu
De services, épargnez le brave fonctionnaire
Cinquième roue du char, car il fait ce qu'il peut
Ne jetez pas la pierre à un seul fonctionnaire
Y en a derrière… »
La suite ici
http://www.loridomi.com/rubrique-1149805.html
Pas mal, non ? « Décontrasté »…
De skalpa
actif et militant ? | 18H35 | 25/06/2008 |
« Prolétaires du monde entier, reposez-vous ! »
http://kropot.free.fr/black-travailler.htm
De boissonzyskind
18H42 | 25/06/2008 |
Euh, pourquoi faudrait-il chercher des astuces quand l'employeur vous envoie un médecin ?
A ma connaissance, seule la sécurité sociale peut contrôler la réalité de la maladie.
en outre, l'employeur n'a même pas le droit de savoir de quoi souffre un salarié arrête, raison pour laquelle le motif de l'arrêt ne figure pas sur les volets qui lui sont destinés.
Donc au lieu de trucs, il n'y a qu'à refuser de se laisser examiner par le toubib en question.
au pire, il peut témoigner d'une éventuelle absence, et encore comme il n'est pas assermenté ce sera sa parole contre celle du salarié.
Bref ce que propose cette société est, sauf erreur de ma part, à la limite de la légalité. en tout état de cause le salarié peut refuser.
Je pense même qu'il faudrait obliger les entreprises qui recourent à ce type de service, à informer leurs salariés de leurs droits, ou refuser de prendre en compte le résultat d'un examen fait abusivement
De FO le dire
Nantes | 21H45 | 25/06/2008 |
Il pourra venir le contrôleur, vérifier que je me pisse bien dessus lorsque je fais ma 6ème cystite de l'année.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H09 | 26/06/2008 |
C'est vrai que les trucs et les astuces évoluent avec l'âge.
Plus question de se faire gauler comme un gamin du collège qui vient d'enterrer 4 fois dans l'année sa grand'mère paternelle, ou qui a été absent deux semaines pour avoir attrapé « un tout petit peu » le sida !
Pour les journées câlines avec Ginette, il y a la « journée » offerte par les grévistes qui prennent en OTAGE les zuzagers, la bagnole en panne d'essuie glace, mais c'est aléatoire et ça fait acteur de patronage.
Le cancer subit du nourrisson est également à proscrire, surtout si vous n'avez pas d'enfant.
Evitez également les maladies improbables comme la toxoplasmose aviaire espagnole, ou la dixypalikystisforme qui ne fera pas un pli après un clic sur Google.
Restent les classiques et invérifiables, même par les Sherlock bœufs carottes des officines patronales.
La gastro, citée dans le papier.
La sciatique, et le lumbago, indétectables même par les satellites les plus perfectionnés de la CIA.
Ne pas oublier de participer à l'effort de redressement national en payant sa côte part sur les médicaments prescrits.
Et surtout, pensez à mettre à la poubelle les doses journalières, afin que vos plaquettes témoignent, en cas de contrôle de la prise du traitement.
Maintenant, entrainez vous à mettre un quart d'heure pour aller ouvrir la porte, en geignant des : « j'arrive, j'arrive ! »
Evitez de laisser en évidence vos accessoires pour galipettes sportivo-érotiques, et apprenez à trouver des cachettes sûres pour les deux masseuses thaï, non remboursées par la sécu, qui pourraient être confondues pour exercice illégale de la médecine.
Ne pas laisser non plus en évidence le matos de peinture et de tapisserie digne de figurer sur les notes de rénovation de la chapelle Sixtine.
Pour tout renseignement complémentaire, écrivez au journal qui fera suivre.( joignez chèque de 22 euros par consultation et une enveloppe timbrée )
De gronico
streetfighter | 10H42 | 26/06/2008 |
Personnellement, en tant que cadre j'ai la chance de pouvoir fixer mes propres objectifs (bien sûr, validés ensuite par la hiérarchie).
Donc j'ai réussi à faire valoir des projets éclectiques, nécessitant un travail de fond, d'analyse, études, et tutti quanti.
En donnant du biscuit régulièrement (tableaux, stats, chiffrage) qui ne me prend que très peu de temps, je peux ensuite « à loisir » (sic ! ) vaquer à des activités bien plus intéressantes et personnelles (entendons privées pour être clair).
Par contre il faut rester très vigilant, et bien organisé, avoir ses dossiers en tête, pour répondre du tac au tac à tout collègue inquisiteur.