
Banques : leçon de langue de bois pour faire payer l'Etat
On connaît la langue de bois comme méthode (presque) généralisée de communication politique. Elle est bien entendu utilisée largement dans le monde des dirigeants d'entreprise, où elle s'agrémente volontiers d'une touche de mépris, et de quelques nuances de cynisme. Dans le milieu bancaire, en ce moment, ce bouquet semble en pleine floraison.
Joseph Ackermann, directeur de la Deusche Bank, et que la presse suisse pressentait pour devenir le futur patron d'UBS, grande banque helvétique (il faut dire qu'il est d'origine suisse), tint à peu près ce discours, le 15 mai au symposium de l'université de Saint-Gall, au micro de la Radio Suisse romande (reproduit tel quel, avec l'inimitable style suisse-allemand) : Journaliste : Vous avez depuis plusieurs mois déjà proposé un certain nombre de mesures en terme de transparence, de règles comptables, de standards internationaux. Est-ce que la crise passée, on ne va pas oublier tout ça ? Joseph Ackermann : Ah non, pas du tout. On est en train de rédiger une proposition finale avec quelques recommandations et nous avons beaucoup de soutien de toutes les grandes banques globales, et c'est pour nous quelque chose qui est très très important, parce qu'il faut une réponse du secteur privé.
Autrement, je crains que le secteur public officiel va intensifier les régulations d'une façon qui n'est pas bien pour le développement du marché en général.
Journaliste : C'est-à-dire que si le secteur privé, si les banquiers ne prennent pas les devants, ils courent le risque de voir l'Etat faire la loi à leur place. Maintenant, vous avez quand même demandé une aide à la main publique ? (L'Etat qui fait la loi à la place des banques… terrifiant, non ? )
Joseph Ackermann : Pas une aide, mais une… une action coordonnée entre la politique monétaire, fiscale, la politique conjoncturelle et les activité du secteur privé. Je pense qu'on a vu une solution très pragmatique aux Etats-Unis dans le secteur immobilier, et je suis convaincu qu'à partir de la deuxième partie de cette année, on verra un progrès énorme dans ce secteur. (C'était quoi, la question, déjà ? )
Journaliste : Vos adversaires vous reprochent de vouloir socialiser les pertes et de continuer à profiter des gains.
Joseph Ackermann : Non, absolument pas, on ne veut pas protéger les actionnaires ou le management, c'est tout à fait clair, mais il y a des entreprises qui font tellement partie du système global qu'il est mieux de protéger le système, parce qu'autrement, on a des coûts sociaux et économiques qui sont beaucoup plus grands que les coûts pour protéger cette entreprise ou cette banque individuelle.
Aux Etats-Unis, c'est vraiment maintenant un thème très discuté, et c'est la même chose en Europe, alors c'est tout à fait clair. On a eu la situation en Angleterre, on a eu la situation en Allemagne, il faut exactement la même chose, mais encore une fois, je n'ai jamais dit de socialiser les pertes. Je dois aussi ajouter qu'on paie des impôts, et c'est quand même quelque chose qui socialise les profits.
Je résume le propos : il ne faudrait pas que l'Etat intervienne dans nos affaires, mais bien sûr, il est normal qu'il mette la main à la poche.
« Les fourmis devront payer pour les cigales »
Au passage, apprécions le terme « socialisation des pertes », qui sonne bien. Dans la traduction d'un article du Financial Times, Martin Wolf explique plus en détail ce que socialiser les pertes veut dire, d'un point de vue de dette publique, et surtout… pour les gens comme vous et moi : « De la même façon, toute crise financière prolongée aura pour conséquence presque inévitable une hausse de l'endettement du gouvernement américain.
“Une augmentation de la dette publique se traduit de façon presque invisible, par une augmentation sur le long terme des dettes des ménages. Mais il s'agit d'une socialisation de dettes d'origines privée : les fourmis devront payer pour les cigales.”
Il faut donc comprendre que ce qui est socialisé, ce sont des dettes, potentiellement non remboursables, car les banques revendent leurs dettes à l'Etat. L'Etat couvre bel et bien leurs déficits. Et… il n'a pas le choix. Sinon, tout s'écroule.
Donc, pas de souci, quelle que soit la responsabilité prise par les différents acteurs, les conséquences ne pourront pas être à la hauteur : il n'y a aucune proportionnalité des risques. Comme l'explique, entre autres, Michel Aglietta, les gouvernements ne peuvent pas laisser le système bancaire s'effondrer. Sinon c'est la catastrophe.
Quand les pots sont cassés, c'est celui qui a la colle qui doit se mettre au boulot
Que vient nous dire Joseph Ackermann ? Il veut bien sûr éviter toute ingérance de l'Etat, ça lui ferait sans doute trop mal, mais en revanche, l'argent des banques centrales, et du contribuable, est le bienvenu.
Et avec un peu de chance pour lui, ça passera sans problème. Car il est dans le camp des vainqueurs, ceux qui vivent sur le mode d'“après moi, le déluge”, comme disait Marx. Quand les pots sont cassés, c'est celui qui a la colle qui doit se mettre au boulot, quel que soit le responsable.
C'est là aussi toute la dialectique du dirigeant, celui qui organise en parallèle son discours et sa fuite, celui qui économise en prônant la consommation, qui cherche du boulot ailleurs en motivant ses troupes. Pas la peine de s'énerver, tant que le discours est lisse, les victimes n'ont qu'à se rendre à la raison.
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De sigmundfrit
11H35 | 23/05/2008 |
C'est ça le vrai libéralisme, on spécule, on prend des risques insensés, en refusant toute intervention et régulation de l'Etat au nom du marché qui régule tout (paraît-il) à long terme, on paie le moins d'impôts possible, et quand ça va mal on demande à l'état d'intervenir, non pour réguler et empêcher que cela recommence, mais pour colmater les brèches, jusqu'au jour où il n'y a plus d'argent disponible, car les classes qui produisent de la plus-value sont exangues… Pour faire repartir le cycle, on détruit massivement les forces productives, c'est la guerre, des dizaines de millions de morts (parmi les plus défavorisés) puis on reconstruit et on recommence la spéculation, les jeux de hasard…
Quand l'être humain comprendra-t-il que cela ne pourra pas durer éternellement ?
Et Delanoë qui nous dit que seule l'économie de marché produit des richesses…
à sigmundfrit
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 11H38 | 23/05/2008 |
Delanoë pense à 2012… la France est à droite, Delanoë cherche à gagner les voix de droite.
à sigmundfrit
De pablico
16H20 | 23/05/2008 |
merci de mettre le doigt dessus.
On nous bassine avec le libéralisme.
Qu'on fasse du vrai libéralisme. Le libéralisme est violent par essence , la concurrence est violente par essence.
Voyez-vous de la violence dans notre monde « libéral' ?
entre les entreprises, les banques, il n'y a aucune violence. Pourquoi ? car elles ont une base d'actionnaires communs (genre fonds de placement).
La seule violence est subie par les petits actionnaires, les employés, les clients, et l'état (nous qui n'avons aucun intérêt direct dans leur affaire).
ah quelle saine bagarre, quelle saine compétition, quelle malsaine escroquerie !
ex : quand le crédit lyonnais va mal, ses concurrents viennent l'aider au lieu de l'achever ! ! (pécher de lèse-libéralisme)
on nous fait prendre des vessies pour des lanternes
à sigmundfrit
De Un compte supprime
nc | 15H58 | 23/05/2008 |
Delanoe souscrit-il a ce liberalisme la ?
à Un compte supprime
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 17H53 | 23/05/2008 |
le libéralisme est-il vrai compatible avec le socialisme (j'en sais rien, question hein ^^)
à pingouin_force_attak
De Salmon
18H22 | 23/05/2008 |
Libéralisme ne veut pas dire capitalisme, hein ; je suis toujours choqué qu'on confonde les deux : en fait, le tour de force des capitalistes, c'est d'avoir fait croire qu'ils étaient du côté des libéraux, et surtout que les responsables de tous les maux dans le monde, ce sont les communistes (sic). Quelle est la différence fondamentale entre le libéral et le capitaliste ? Ils n'ont pas la même vision de ce qui constitue le but et le moyen. Pour le libéral, le but est d'exercer son travail et d'être reconnu pour sa qualité ; l'argent n'est que le moyen d'y parvenir. Pour le capitaliste, le but est l'argent, et le moyen pour y arriver est le travail (des autres…), qu'il considère comme une marchandise, donc sujette aux lois de l'offre et de la demande.
J'espère avoir été clair : Delanoë n'effectue PAS un tournant à droite, il veut juste réaffirmer les valeurs de la gauche, et reconquérir ce terme perverti par l'utilisation qu'en font les capitalistes. A part ça on est un peu hors-sujet, mais je pense que préciser cela est nécessaire.
à Salmon
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 19H00 | 23/05/2008 |
je posais une question, vous y répondez clairement et précisément, merci.
à Salmon
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H32 | 23/05/2008 |
« Pour le libéral, le but est d'exercer son travail et d'être reconnu pour sa qualité ; l'argent n'est que le moyen d'y parvenir. » (Salmon)
Depuis quand l'argent est-il le moyen de voir la qualité de son travail ?
Exercer un travail reconnu n'est-il pas le but de l'immense majorité des Hommes ?
« Pour le capitaliste, le but est l'argent,… » (Salmon)
L'argent n'est-il pas le but commun du capitalisme et capitalisme ?
Que doit-on penser de la médecine libérale ?
Les cliniques ne laissent-elles pas à l'hôpital les interventions non rentables pour ne pas dire juteuses ?
Pourquoi regroupe-t-on maintenant clinique et hôpital sur un même lieu ?
Et que dire des honoraires du secteur 2 ?
Comment se fait-il que certains malades ne trouvent-ils plus que des médecins au tarif sécu ?
Libéralisme et capitalisme n'ont-ils pas comme point commmun : faire de l'argent ?
à kestiontoi
De yamato
21H15 | 23/05/2008 |
Bonjour à tous,
Cher kestiontoi, tu semble outre que X ou Y « veuillent faire de l'argent ».
Mais tu veux, il veut, nous voulons faire de l'argent. L'argent n'est jamais que l'expression d'une richesse matérielle et d'un pouvoir. Le problème est de pur humanisme, le libéral, le communiste, le capitaliste, le holiste ( ? ! ) sont-ils humanistes ?
S'ils le sont, ça peut marcher…et l'argent ou tout autre forme de représentation du pouvoir économique est remis à sa place.
à yamato
De Gouthe dô
para legal Défense | 07H40 | 26/05/2008 |
utopique ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à Salmon
De kkadim
service public rhone alpes | 21H24 | 23/05/2008 |
si le libéralisme ne se confond pas avec le capitalisme ( l'urss était une forme de capitalisme d'état, d'ou la haine des libéraux en pouvant supporter un capitalisme autre que le leur ), le libéralisme est étranger à l'humanisme et viscéralement hostile à la démocratie , je dirais même que l'essence du libéralisme est la perversion de la démocratie. il vise essentiellement à garantir le pouvoir au plus puissant. il n'est guére différent, au fond, de tous les discours de ceux détiennent la puissance et veulent la conserver.
à kkadim
De grodeni
21H55 | 23/05/2008 |
Salmon tentait, si j'ai compris, de redonner au terme « libéralisme » son sens originel. En ce sens, je crois que le libéralisme est une valeur de gauche (et même essentiellement socialiste) et profondément démocratique.
En revanche, il faut reconnaitre à la droite (et pas seulement)le mérite du tour de force consistant à faire prendre à ce concept un sens strictement économique qui va, parfois, à l'encontre du libéralisme défini initialement. Et c'est un très joli coup, car le libéralisme est un terme qui a des résonances exquises (en raison de son histoire entre autres).
Pour ces raisons, je crois que l'on peut sans états d'âme aller à l'encontre du libéralisme, mais se souvenir, notamment pour éviter les pièges, les confusions et comme source de réflexion, qu'on le prend dans son acceptation « moderne », ne parait pas un luxe et pourrait même participer par certains aspects au renouveau de la gauche.
à Salmon
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H35 | 24/05/2008 |
@ Salmon : Excellent ! Pour ne variation sur le même theme, voir le lien.
http://nouvellesociete.org/5183.html
Pierre JC Allard
à Salmon
De survivant
08H49 | 24/05/2008 |
@ salmon,
Exact libéralisme ne veut pas dire capitalisme : les libéraux ne sont que les laquais des capitalistes. en revanche les capitalistes ne peuvent rien sans les libéraux qui les protègent militairement, fiscalement. échanges de bons procédés les laquais reçoivent de somptueux cadeaux : ballades sur des yatchs, bouffes au fouquet's ect ect. Les serfs, eux, agitent chaleureusement leurs chaînes et remplissent la tirelire de la mafia. Il y en a même qui vont voter pour les libéraux en espérant avoir une part du magot, ils achètent du matériel à crédit en se faisant passer pour des milliardaires c'est pour dire jusqu'où la connerie humaine peut aller.
à pingouin_force_attak
De unagi
Fatalitas | 11H49 | 24/05/2008 |
le « libéralisme économique » est l'application au domaine économique des principes fondateurs du libéralisme : liberté, responsabilité, propriété. Ils contestent à la fois la légitimité et l'efficacité de l'action étendue de l'État, et, selon les tendances, demandent la limitation plus ou moins grande voire totale de ses actions dans le champ de l'économie. Ils considèrent notamment que la puissance publique n'a ni la légitimité, ni l'information nécessaire pour prétendre savoir mieux que les consommateurs ce qu'ils peuvent ou doivent consommer ou pour prétendre savoir mieux que les producteurs ce qu'ils peuvent ou doivent produire.
l'essence même du libéralisme est de contester la légitimité et l'efficacité des politiques d'interventions étatiques.
Sommaire
très sommairement le socialisme défend les individus et leurs libertés par l'intermédiaire de l'état, seul organisme capable d'apporter des garanties.
Sur le principe libéralisme ne peut se fondre dans le socialisme. Qu'a encore de socialiste le parti socialiste ? ? ? ? ? ? ?
à unagi
De survivant
12H48 | 24/05/2008 |
@ unagi,
Vous, vous semblez avoir un compte à régler avec delanoë et le parti libéral socialiste.
De toutes façons il n'existe plus de socialistes en Europe. Le nom est resté pour faire comprendre aux niais qu'ils sont là dans l'opposition quand ça dérape chez les laquais du capitalisme. Le nom socialiste est une couverture libérale. Le temps que les idiots qui votent pour des enflures s'y retrouvent entre libéraux et libéraux les années passent les enfoirés restent.
Seule issue pour le peuple l'@narchie
à Un compte supprime
De unagi
Fatalitas | 07H49 | 24/05/2008 |
évidement ou avidement, Delanoe ne dit pas autre chose, j'essaierai de vous retrouver un lien sur conditions d'attribution du marché du velib.
à Un compte supprime
De unagi
Fatalitas | 08H01 | 24/05/2008 |
socialisme et delanoe
http://paris.indymedia.org/article.php3 ? id_article=84021
http://dgi-17.over-blog.com/article-15786170-6.html
http://www.rue89.com/municipales-2008/lautolib-pomme-de-discorde-entre-d…
http://www.politique.net/2007101601-velib-a-paris-les-chiffres-caches.ht…
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 11H36 | 23/05/2008 |
Si j'ai bien compris, pour les actions irréfléchies des banques, le type qui galère pour boucler son mois devras payer pour les renflouer ? ? ? ? Et tout sa sans contreparties ? De qui se moque-t-on ? Aujourd'hui, les banques sont toutes puissantes, elles peuvent faire leur conner*** sans craintes puisque le contribuable qui lui ne gagne pas des milliards d'euro va l'aider à combler ses dettes et que les gouvernements n'osent et ne peuvent pas sanctionner les abus. Aujourd'hui, on est dans un système tellement libéral que si les banques coulent, elles font couler le reste du monde avec (d'où l'obligation pour les ETATS des différents pays de les renflouer). Et après, on vient te parler de secrets bancaire, avec les conneries qu'ils font, ce serait la moindre des choses que TOUTES leurs actions soient contrôlées par l'ETAT.
Pour simplifier, en langage compréhensible pour tout le monde : celui qui ne gagne pas beaucoup va devoir aider le milliardaire à conserver son argent, puisqu'il contrôle les entreprises.
Vraiment, quel joie le libéralisme !
à pingouin_force_attak
De Unstern
16H31 | 23/05/2008 |
@ Pingouin Force Attack
Ben oui, c'est exactement ça, vous avez tout compris.
Quand le Crédit Lyonnais a bu le bouillon, ce sont tous les Français qui, par l'intermédiaire de leurs impôts, ont mis la main à la poche pour combler le trou… Elle est pas belle, la vie ?
Ah oui, j'oubliais, il y a encore les paradis fiscaux, qui permettent aux plus riches de planquer leurs sous à l'abri de tout impôt…
La question, c'est de savoir dans quelle mesure un(e) social-démocrate comme Delanoë ou Royal compte pactiser avec ce système pourri, et dans quelle mesure il/elle compte le réguler, voire le réformer. Bon, parce que ce n'est pas Besancenot ou Arlette, si respectables qu'ils soient, qui pourront dans l'immédiat proposer des solutions concrètes…
Nous verrons bien lorsque nous connaîtrons mieux les programmes respectifs de BD et SR. Tout en sachant bien qu'un programme pondu en 2009 peut fort bien, en raison des variations de la conjoncture, être à moitié caduc en 2012…
à Unstern
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H11 | 23/05/2008 |
« ce n'est pas Besancenot ou Arlette, si respectables qu'ils soient, qui pourront dans l'immédiat proposer des solutions concrètes »
Tout à fait, mais il peuvent et DOIVENT dénoncer ce système et faire des propositions, les autres devront se positionner par rapport à ces propositions.
à Unstern
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H36 | 23/05/2008 |
« Ah oui, j'oubliais, il y a encore les paradis fiscaux, qui permettent aux plus riches de planquer leurs sous à l'abri de tout impôt » (Unstern)
Et certains politiques ne jouiraient-ils pas eux_aussi de ses paradis fiscaux ? ?
à Unstern
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H56 | 24/05/2008 |
C'est un plaisir de voir comme tout le monde comprend. La phase II, c'est de comprendre que, puisque ça ne va pas assez mal pour justifier une révolution avec du sang dans la rue et que seule une révolution pourrait changer les choses, il ne se passera rien du tout et tout va continuer de la meme facon…. CQFD
Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/5165.html
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H38 | 23/05/2008 |
Du temps ou le pouvoir chretien ( catholique) etait interdit banquaire , les banquiers Juifs minoritaires avaient pas interets à pousser le bouchon trop loin …
Ensuite les premiers banquiers Protestants avaient au moins une morale ..protestante ( morale individuelle respect du travail plus que de la speculation )
Aujourd » hui , les banquiers , c'est n » importe qui , ils n » ont plus aucune morale , ni individuelle , ni religieuse , ni citoyenne , ni nationale , ni respect du travail . Plus aucune ! Que le fric international , point !
Je lance juste le debat , hein . S » il y a des commentateurs plus specialistes et plus cultivés historiquement que moi , ce qui n'est pas difficile , je lirai leurs remarques avec grand interet ..
à Numerosix
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 18H42 | 23/05/2008 |
D'accord avec toi, Numero Six : le fric, c'est bien la seule religion qui reste à tous les ceusses de là-haut… et la Bourse est son prophète.
Le diable en rit encore, comme disait l'autre… -_-
à Lohiel
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H58 | 23/05/2008 |
Bonsoir Lohiel !
En cherchant à me documenter sur la faillite de l'Argentine voilà un lien trouvé qui est inquiétant :
- La France en faillite argentine en 2010 ?
Pour se conformer aux exigences de la Banque centrale, du Pacte de Stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur. Selon la quatrième de couverture de « La grande braderie du patrimoine public des Français », ……………… L'auteur estime utile le rôle des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC, etc.) pour la défense du service public et de l'emploi et contre les délocalisations et la désindustrialisation imposées par Bruxelles. suite sur ce lien :
http://www.observatoiredeleurope.com/La-France-en-faillite-argentine-en-…
à Les Chats
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H42 | 23/05/2008 |
« Pour se conformer aux exigences de la Banque centrale, du Pacte de Stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur. “ (les chats)
Le patrimoine public rentable ou le patrimoine public déficitaire ? ? ?
à Lohiel
De pingouin_force_attak
alcoolique, drogué et dépravé | 19H02 | 23/05/2008 |
Je jure sur le St dollars que les banques sont reponsable et qu'elles n'ont pas besoin d'être contrôlées par l'état.
à Numerosix
De kkadim
service public rhone alpes | 21H28 | 23/05/2008 |
c'est un peu plus complique car nos amis catholiques ne furent pas les derniers : les lombards, au moyen age étaient de remarquables banquiers, et si les villes italiennes connurent un développement fantastique qui donna la Renaissance ce fut en partie grace à leur techniques bancaires. du discours à l'appat du gain toutes les religions savent comment contourner les interdits.
quant à la morale en affaire…….
à kkadim
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H58 | 23/05/2008 |
Ils ont au moins laissé de très belles villes, eux ..
Pas ça :
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
( Dernier disque de Bashung)