23/03/2011 à 17h55

« L'Agence », premier film assez carré (merci Matt Damon)

Louis Lepron | Journaliste

Matt Damon est partout et il passe partout. Pourtant ses derniers rôles n’ont rien de commun et ne se sont pas déroulés sous l’égide de quelques cinéastes moyens. Cette fois-ci, il a donné son accord au réalisateur George Nolfi, qui dirige, avec « L’Agence », son premier film.

Dans la peau de David Norris, député américain à l’avenir prometteur, Matt Damon se voit offrir la possibilité de connaître en long et en large son avenir par l’intermédiaire d’agents mystérieux. Un « bureau d’ajustement », régulant chaque vie sur terre comme un marionnettiste ajuste ses pantins. Le problème, c’est que le plan qu’on lui a servi sur un plateau ne lui convient nullement. (Voir la bande-annonce, en anglais sous-titré)

« L’Agence » est une adaptation du fameux romancier de science-fiction Philip K. Dick, à qui on doit « Blade Runner » ou « Scanner Darkly ». L’auteur a considérablement marqué son emprise sur le cinéma américain à court de bonnes ficelles scénaristiques.

S’inspirant des thèmes abordés par Phillip K. Dick, George Nolfi arrive à maîtriser son sujet de bout en bout sans tomber ni dans les écueils du romantisme facile ni dans les méandres d’une science-fiction complexifiée et abstraite.

Le libre-arbitre en question

Passionné de philosophie, étudiant à Princeton puis à Oxford, George Nolfi s’est littéralement plongé dans cette fiction où libre-arbitre, amour et déterminisme ne font qu’un. Que choisir ?

Mélangeant les préceptes d’une bluette avec ceux de la science-fiction tout en s’imprégnant de l’ambiance pesante de « The Box » de Richard Kelly, le réalisateur mélange les codes et les genres pour un film plus solide qu’il en a l’air.

Car l’heure n’est pas à un machiavélisme simpliste entre un gentil voulant choisir de vivre sa vie et des méchants voulant le contraindre à prendre un chemin particulier. Les questions posées par cette fiction sont aussi ambigües et non dénuées d’intérêt que le sont les protagonistes du « bureau d’ajustement ».

Des personnages nuancés pour un film bien ficelé

A la manière de fonctionnaires dont la tâche est de suivre un « plan » écrit par leur patron, des dizaines de personnes réalisent ce qu’on leur demande, n’intervenant seulement lorsque l’humain n’est plus d’aucun recours pour se protéger de lui-même.

La diatribe sur les guerres et autres inhumanités commises par l’homme n’en est que plus retentissante. La question qui se pose alors est celle de la liberté individuelle face au bonheur collectif. Lequel doit-être privilégié ? Et si le libre-arbitre va à l’encontre de l’humanité toute entière, de l’intérêt général, faut-il le réduire à néant ?

Sous le prisme de la politique américaine, Matt Damon porte sur son dos les 1h47 minutes de cette fiction sans que l’on ne s’ennuie une seule seconde. Carré, suffisamment bien orchestré avec un duo d’acteurs bien maîtrisé, « L’Agence » se révèle être un film plaisant à voir réussissant à nous faire toucher du doigt des questions intéressantes. Pour un film qui semblait moyen en apparence, la surprise est là.

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  • Mme Berthe
    Mme Berthe
    grmbl
    • Posté à 18h05 le 23/03/2011
    • Internaute 113627
      grmbl

    Bon, la bande-annonce est minable, mais je suppose qu’il faut pas s’arrêter là... En général, même les bande-annonces des bons films donnent envie de gerber.

    « un film plaisant à voir réussissant à nous faire toucher du doigt des questions intéressantes »
    Un film plaisant, je veux bien croire... pour les questions intéressantes, j’irai les chercher ailleurs, ne vous en déplaise.

    • feelmyxx
      feelmyxx répond à Mme Berthe
      Internaute-citoyen
      • Posté à 20h54 le 23/03/2011
      • Internaute 136283
        Internaute-citoyen

      C’est clair que la bande annonce ne donne pas tellement envie de voir le film qui à l’air d’être encore un thriller de science fiction à la Matrix/réchauffé/romantisme à deux balles/le héros qu’il est beau qu’il est amoureux qu’il sauve la fille/les méchants en costar (il les ont mis en costar des années 50, pour pas qu’on voie que c’est pompé, mais on voit quand même)...

      Bon enfin je payerai pas ma place de cinéma pour aller voir ça en tous cas...

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 18h30 le 23/03/2011
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    « Mélangeant les préceptes d’une bluette avec ceux de la science-fiction tout en s’imprégnant de l’ambiance pesante de “ The Box ” de Richard Kelly, le réalisateur mélange les codes et les genres pour un film plus solide qu’il en a l’air. “

    je confirme, ca plaira a tout le monde (le politicien quon reve tous d’avoir, la belle brune pas idiote et sarcastique, le tout saupoudré du mysticisme sans lequel cette romance serait pompeuse et chiante à mourir), au final un bon moment de cinéma suffisament intelligent pour un bon divertissement,

    de la a ce questionner sur la notion de libre arbitre et de determinisme non vraiment pas,

    enfin si ca suffit à certains pour commencer a réflechir tant mieux, mais si c’est le cas c’est plutot dramatique.

  • Gringo65
    Gringo65
    Rabatteur de merlus
    • Posté à 18h49 le 23/03/2011
    • Internaute 93849
      Rabatteur de merlus

    « L’Agence » est une adaptation du fameux romancier de science-fiction Philip K. Dick, à qui on doit « Blade Runner » ou « Scanner Darkly ». L’auteur a considérablement marqué son emprise sur le cinéma américain à court de bonnes ficelles scénaristiques.

    A ce sujet, quelqu’un sait-il pourquoi Ubik n’a jamais été adapté (sauf erreur coupable de ma part) ?

    • Grégory
      Grégory répond à Gringo65
      • Posté à 19h02 le 23/03/2011
      • Internaute 12569

      C’est en cours, avec Gondry aux manettes. Autant dire que c’est à surveiller...

      • Gringo65
        Gringo65 répond à Grégory
        Rabatteur de merlus
        • Posté à 19h24 le 23/03/2011
        • Internaute 93849
          Rabatteur de merlus

        Espérons que ce soit aussi réussi que Eternal Sunshine.... Merci pour l’info en tout cas !

         
        • SlyTheSly
          SlyTheSly répond à Gringo65
          • Posté à 13h47 le 24/03/2011
          • Internaute 24414

          Wow ! Ubik au cinéma ? ? ? ! ! ! Par Gondry ! Enthousiasmant, on n’aurait pas pu trouver mieux.

        1 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h51 le 23/03/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Une adaptation, certes, mais laquelle ?

    C’est bon, j’ai trouvé tout seul : de la nouvelle Rajustement (Adjustment Team).

    Dick, peut être le type le plus adapté au cinéma. Pour le pire comme pour le meilleur.

    Substance Mort (A scanner darkly) est génial, aussi bon que le bouquin, et à vrai dire je préfère le film avec l’effet dessin animé qui donne un style totalement perché.
    Mais qui de mieux qu’un auteur adepte de la défonce aux hallucinogènes pour écrire un bouquin sur ce thème.

    Bon, Bladerunner... Un bon film, bien sympa. Mais une très très mauvaise adaptation, en fait juste une très libre interprétation du bouquin.
    Un super bouquin, « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », mais qui contrairement au film est vachement axé sur la religion et le délire mystique.
    En tout cas on peut lire l’un sans gâcher le scénario de l’autre.

    Minority Report aussi, bon Spielberg, et grand remplissage tout autour d’une nouvelle bien courte, ce qui est sympa car on ne peut pas pourrir ce qui n’existe pas.

    Paycheck est sympa si on ne connait pas l’histoire. Sinon c’est un peu chiant, surtout que je me suis rappelé de l’histoire au beau milieu du film, au moment où l’on se ruine tout le suspens.

    On a aussi quelques films pas terrible : Planète Hurlante, Total Recall et Next.

    En tout cas, j’ai peur quand je vois la liste des projets.

    Coulez mes larmes dit le policier et Le maître du haut chateau peuvent faire des très bons fims car très visuels, très SF.
    Donc ça peut produire des gros navets comme des bons trucs.

    Pour Radio Radio libre Albemuth, bin ça sera plus difficile, c’est quand même dans la catégorie drame psychologique, un gros délire parano qui a raison de l’être, bien tordu, bien contemporain même si ça date de McCarthy, bref loin de la SF.

    Mais le pire, c’est Ubik. Je vois même pas comment on peut faire un film avec ça.
    Dick devait être dans ses phases ultra déchiré quand il a écrit ça, son bouquin est vachement tordu, plus d’une fois j’ai du revenir plusieurs pages en arrière car il m’a totalement perdu.

    Enfin, j’apprécie ce bon vieux Dick car c’est un des rares auteurs dont je n’ai pas épuise l’œuvre. Il a écrit tant de bouquins qu’il faut de la patience pour tous les trouver : D

    • Grégory
      Grégory répond à Keldan
      • Posté à 19h06 le 23/03/2011
      • Internaute 12569

      « Dick, peut être le type le plus adapté au cinéma. »

      Hmmm.... Non. King, Christie sont loins devant, et je suis sûr qu’il y en a quelques autres. En fait, pendant très longtemps, c’était surtout le type dont on se demandait pourquoi il n’était pas plus adapté au cinéma - ce à quoi on répondait en disant qu’il était inadaptable. Ce qui se défend, quand on lit ses livres ; -)

      • Keldan
        Keldan répond à Grégory
        Now future & karpe diem
        • Posté à 12h11 le 24/03/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Ouais, KIng, sur le coup je suis un peu con de pas y avoir pensé : D

    • A déménagé le 11-4
      • Posté à 19h12 le 23/03/2011
      • Internaute 142146

      « un auteur adepte de la défonce aux hallucinogènes »

      vous tenez ça de où/qui ?

      • Gringo65
        Gringo65 répond à A déménagé le 11-4
        Rabatteur de merlus
        • Posté à 19h58 le 23/03/2011
        • Internaute 93849
          Rabatteur de merlus

        C’est de notoriété publique. Il a été souvent suggéré (voire même avoué par l’auteur lui-même ?) que les altérations de la réalité qui sont très souvent présentes dans l’oeuvre de Dick lui étaient en partie inspirées par ses délires hallucinogènes dus à la prise de drogue.

         
        • A déménagé le 11-4
          • Posté à 23h15 le 23/03/2011
          • Internaute 142146

          Vous devriez lire « Si ce monde vous déplaît... et autres écrits », k. dick parle de lui, de ses processus créatifs etc... de ce qu’il disait aux journalistes et autres gens qui lui posaient des questions sur lui... c’est très instructif, drôle, touchant.

          Le truc c’est que K. dick a consommé très peu d’hallucinogènes, déjà en 1972 il déclarait n’y avoir que très peu touché et ne plus être intéressé par ces drogues, car il n’en avait pas vraiment besoin, ce qu’il consommait était en parti du à divers traitement qu’il devait prendre pour ses psychoses diverses, et encore.

          Il hallucinait sans hallucinogènes et avait de véritables visions qu’il transposait dans ses livres, pour les faire sortir de lui en quelque sorte.

          Bien sûr beaucoup de gens préfère la vision d’un type défoncé et super créatif, presque chamanique etc... mais il semble que la réalité ai été tout autre, K. Dick croyait en ses visions, et la plupart des visions qui l’ont marqué à vie sont intervenues alors qu’il ne prenait aucune drogues.

          K. Dick était intéressé par notre rapport à la réalité d’un manière complète, globale, personnel, sociale, structurale, etc... car lui même avec des rapports ambigüe avec ce que nous appelons la réalité, mais pas du tout par rapport à ses prise de drogues, qu’il intègre souvent comme autant de systèmes de contrôle des être humain et non comme des substances pouvant « apporter quelque chose de plus »..

          K. Dick n’était pas un junky halluciné pissant de la SF au kilomètre, loin de là.

          • Gringo65
            Gringo65 répond à A déménagé le 11-4
            Rabatteur de merlus
            • Posté à 03h03 le 24/03/2011
            • Internaute 93849
              Rabatteur de merlus

            Merci pour ces précisions. Si on en croit wikipedia (voir Lien) c’est effectivement à partir des années 1970 qu’il a commencé à se shooter sérieusement :

            En 1970, il est au bout du rouleau : il a de forts ennuis avec le fisc et sa femme, l’actualité mondiale le rend amer (en particulier la guerre du Viêt Nam). Il écrit à cette époque Coulez mes larmes, dit le policier, qui porte l’empreinte de sa déprime du moment. Nancy part en emmenant Isa en septembre. Cette période est la plus sombre de sa vie. Seul, abandonné par sa femme, l’auteur ouvre sa maison à tous les drogués, hippies ou junkies de passage. Plus une journée ne passe sans qu’il se drogue, ce qui provoque chez lui de longues périodes de délire. Cette expérience le pousse à écrire Substance mort, écrit en 1975, publié en 1977..

            Mais à cette époque, il avait déjà écrit l’essentiel de son oeuvre (dont le génial Ubik). Et c’est bon de savoir qu’il l’a écrite alors qu’il était en pleine possession de ses moyens mentaux.

          • Keldan
            Keldan répond à A déménagé le 11-4
            Now future & karpe diem
            • Posté à 17h54 le 24/03/2011
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Méchant, tu veux tuer l’image du junkie que j’ai de Dick et que j’aime encore plus pour ça : D

        3 autres commentaires
      • Aureliano Buendía
        • Posté à 23h06 le 23/03/2011
        • Internaute 82636
          citoyen

        Première phrase du premier essai du recueil de nouvelles « L’oeil de la Sybille » (qui contient 2 essais et 8 nouvelles de SF) :
        « J’ai récemment pris une nouvelle dose de L.S.D.-25 »
        Plus loin, dans le même texte :
        « Sous L.S.D., j’ai vu des couleurs radieuses, surtout les roses et les rouges »

         
        • A déménagé le 11-4
          • Posté à 01h53 le 24/03/2011
          • Internaute 142146

          Oui bien sûr, il a traversé une époque durant laquelle un écrivain de SF se retrouvait facilement avec des gens qui lui en proposait, mais bon, un écrivain qui prend du LSD 4 ou 5 fois dans sa vie ne peut être qualifié d’« un auteur adepte de la défonce aux hallucinogènes »...

          • chapman
            chapman répond à A déménagé le 11-4
            www.quaidesvalses.fr
            • Posté à 12h50 le 24/03/2011
            • Internaute 17863
              www.quaidesvalses.fr

            Il y a aussi la dédicace qui ouvre (ou ferme, je ne sais plus) le livre Scanner darkly, dédié aux morts par overdose ou rendu fou. Bon, je ne suis pas adepte d’une légende d’un K.Dick bourré aux hallucinogènes, mais il me semble que cette dédicace est assez emblématique.

          • Aureliano Buendía
            • Posté à 15h02 le 24/03/2011
            • Internaute 82636
              citoyen

            Et il y a aussi un autre essai dont le titre est quelque chose comme « La schizophrénie et le livre des changements », où il parle encore de ses prises de LSD.

            Les hallucinogènes sont un thème récurrent dans ses écrits, surtout le LSD.

            On peut aussi se référer à l’article de wikipédia en anglais :

            « Dick was a drug user for much of his life. According to a 1975 interview in Rolling Stone, Dick wrote all of his books published before 1970 while on amphetamines. “A Scanner Darkly (1977) was the first complete novel I had written without speed”, said Dick in the interview. »

            • A déménagé le 11-4
              • Posté à 19h34 le 24/03/2011
              • Internaute 142146

              Il y a une sacrée différence entre du speed et des hallucinogènes vous savez...

              • Aureliano Buendía
                • Posté à 23h21 le 25/03/2011
                • Internaute 82636
                  citoyen

                Et quel rapport avec mon commentaire ? Je parle d’hallucinogène au sujet du LSD. La citation explique qu’en plus du LSD, il prenait des amphétamines de façon massive, ce qui prouve bien que Dick avait recours aux drogues, ce que des gens qui ne l’ont visiblement pas lu mettent en doute.

        5 autres commentaires
      • Keldan
        Keldan répond à A déménagé le 11-4
        Now future & karpe diem
        • Posté à 13h59 le 24/03/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Je le tiens de tout ce que les gens ont écrit à son propos et de ce que lui même a avoué.

         
        • A déménagé le 11-4
          • Posté à 19h37 le 24/03/2011
          • Internaute 142146

          K.Dick a même avoué dans un entretien, qu’il disait souvent une chose A à un journaliste puis l’inverse au journaliste suivant...

          Dans le lot il parait assez pratique pour la stabilité psycho du bon publique de dire que l’auteur est forcément un adepte des droooogues hallucinogènes, c’est un raccourci qui évite de trop se pencher sur la question...

          Mais dans les entretiens retranscris, interviews etc... il ressort tout autre chose.

          • Keldan
            Keldan répond à A déménagé le 11-4
            Now future & karpe diem
            • Posté à 14h36 le 25/03/2011
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Je préfère la version légendaire à la version réelle : D
            En plus la façon dont il décrit les trips, sous acide ou autre, laisse clairement penser qu’il sait de quoi il parle. Ou alors c’est qu’il a fait de la psychothérapie à une de ses groupies : D

            • A déménagé le 11-4
              • Posté à 15h15 le 25/03/2011
              • Internaute 142146

              LOL oui il avait pas mal de groupies bien allumées je pense...

              Je vous conseil vivement ce livre « Si ce monde vous déplait... » si vous aimez vraiment K.Dick c’est un très bon moment de lecture.

              Bon weekend monsieur.

        3 autres commentaires
    • Gringo65
      Gringo65 répond à Keldan
      Rabatteur de merlus
      • Posté à 19h56 le 23/03/2011
      • Internaute 93849
        Rabatteur de merlus

      Bon, Bladerunner... Un bon film, bien sympa. Mais une très très mauvaise adaptation, en fait juste une très libre interprétation du bouquin.
      Un super bouquin, « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », mais qui contrairement au film est vachement axé sur la religion et le délire mystique.

      Blade Runner n’est pas seulement un « bon film, bien sympa ». C’est un film exceptionnel sous bien des angles. Même si ses producteurs ont cru bon de saboter la fin du film en nous infligeant un happy-end et préserver ainsi leur marge bénéficiaire (auprès du public américain au moins). Le bouquin dont il est tiré ? Pas si super que ça à mon humble avis (très en dessous de « Ubik » par exemple) bien que l’ayant plus apprécié à la seconde lecture. En revanche, aucun souvenir du coté religieux / délire mystique. Vous êtes certain de ne pas confondre ?

      • MahdiKaze
        MahdiKaze répond à Gringo65
        Patiperro
        • Posté à 03h01 le 24/03/2011
        • Internaute 109250
          Patiperro

        En ce qui concerne Blade Runner, je vous conseille de voir la version longue. La fin y est plus ambiguë. Je vous laisse découvrir. En ce qui concerne le bouquin (« Les androïdes.. »), je suis d’accord. De tout façon je n’aime pas l’écriture de Philip K. Dick. Problème de traduction ?

         
        • Gringo65
          Gringo65 répond à MahdiKaze
          Rabatteur de merlus
          • Posté à 03h09 le 24/03/2011
          • Internaute 93849
            Rabatteur de merlus

          Mon souvenir n’est pas très clair (j’ai vu et revu Blade Runner pas mal de fois il faut dire) mais il me semble que j’avais fini par dénicher la version Director’s cut : peut-être celle dont vous parlez ?
          Concernant l’écriture de P.K. Dick, j’ai au moins un pote qui est dans le même cas que vous (il s’agissait d’Ubik en l’occurrence). Question de goût plus que de traduction à mon avis.

          • bug-in
            bug-in répond à Gringo65
            situé
            • Posté à 11h26 le 24/03/2011
            • Internaute 62252
              situé

            oui, oui, c’est pas la version longue, c’est effectivement la director cut qui laisse le doute [au lieu de partir avec l’andros femme en voiture on les voit juste prendre l’ascenseur au même moment] et ne sombre pas dans l’optimisme d’une happy end parfaitement mal adapté a Philip K Dick qui a tjs aimer les descendres.

            [ATTENTION SPOILER MAINTENANT]

            Mais le film, a quand même su aussi laisser un doute dans la director cut ou pas, le passage avec l’origami (qu’il ramasse lui rappellant son rêve de licorne implanté a tous les andros) indique bien que Deckard n’est pas qu’un policier... il est aussi un robot.

            • Keldan
              Keldan répond à bug-in
              Now future & karpe diem
              • Posté à 17h56 le 24/03/2011
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              C’est cette fin que j’ai vu. Merci pour le rafraichissement de mémoire :)

          • MahdiKaze
            MahdiKaze répond à Gringo65
            Patiperro
            • Posté à 18h16 le 25/03/2011
            • Internaute 109250
              Patiperro

            C’est bien de la Director’s cut dont je parlais. Je trouve la fin plus intéressante que celle de la version originale. Rick Deckard est il lui aussi un replicant ? Leitmotiv qui est important dans cette version et quasiment absent dans la 1er version.

        4 autres commentaires
      • Keldan
        Keldan répond à Gringo65
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h13 le 24/03/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Happy end ? Ca se finit pas avec une cocotte en papier dans l’ascenceur, ambiance le flic jap sait tout et donc on imagine qu’il va buter la meuf ?
        Ca fait un bail que je l’ai pas vu, alors je suis sur de rien...

        Et dans le livre, ils ont une religion bizarre, le « mercerisme », et une machine à bidouiller leurs humeurs.
        Et surtout y’a tout le délire de fond du livre sur les robots qui ont des émotions et qui sont presque humains, parfois même plus que les humains eux mêmes.
        Les grandes questions existentielles du genre c’est quoi être humain, c’est quoi être vivant, c’est quoi avoir des sentiments ?

         
        • Gringo65
          Gringo65 répond à Keldan
          Rabatteur de merlus
          • Posté à 16h03 le 24/03/2011
          • Internaute 93849
            Rabatteur de merlus

          Dans la version sortie en 82, Deckard (H. Ford) trouve une cocotte en papier au moment où il va chercher Sean Young ; il comprend que le flic joué par Edward James Olmos [à voir à tout prix dans Battlestar Galactica - mais je m’égare ! ] a eu l’occasion de tuer celle-ci puisqu’elle était endormie mais l’a épargnée finalement (si je me souviens bien, H. Ford nous raconte tout ça en voix off) => Deckard peut s’enfuir tranquillement avec sa petite amie androïde sous le bras sur fond de ciel bleu et de musique de Vangelis => happy end !

          Mais voyez aussi la réponse de notre voisin bug-in qui apporte d’autres précisions.

          Oui effectivement le terme de « mercerisme » me parle : c’est la preuve que 2 lectures ne m’ont pas suffit et qu’il faudra que je le relise une 3éme fois !

        1 autres commentaires
    • Aureliano Buendía
      Aureliano Buendía répond à Keldan
      citoyen
      • Posté à 23h30 le 23/03/2011
      • Internaute 82636
        citoyen

      Je n’ai pas vu Scanner Darkly et Next, mais je trouve que les adaptations de Dick au cinéma n’ont souvent pas grand chose à voir avec le texte original.
      2 exceptions : Planète Hurlante – que j’aime bien – et Paycheck, qui a été dépoussiéré mais a gardé l’esprit sur 75% du film (hélas, les 25% changés, c’est la fin, vive Hollywood !).

      Mais vu comment une bonne moitié des nouvelles et les romans de Dick sont hallucinés (ça avait l’air puissant, le LSD), ils sont inadaptables sur grand écran. Et les nouvelles sont souvent trop courtes (Total Recall, ça peut au plus faire un court métrage).

      Au vu de la bande annonce, je ne vois pas grand chose de commun avec la nouvelle. ça ressemble plus à une rencontre Dark City / Inception.

      • Keldan
        Keldan répond à Aureliano Buendía
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h14 le 24/03/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Scanner Darkly vaut le détour non seulement pour ses qualité en tant que film, mais aussi parce que c’est une fidèle adaptation du bouquin.
        Du moins c’est l’impression que j’en ai eu, j’ai quand même pas lu le bouquin tout en regardant le film : D

  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 20h02 le 23/03/2011
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    C’est sorti aux USA il y a seulement 15 jours, et mon site de direct download préféré est noyé sous les fausses pistes ... on dirait qu’ils commencent à comprendre ...

    • Numerosix
      Numerosix répond à rumpus
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h43 le 23/03/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Hé hé ,tu commences a devenir parano. C’est bien l’empreinte de K Dick, ça ..

  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 21h25 le 23/03/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    tu fais exprès d’écrire comme un pied ? en quoi « The Box » est pesant, sauf à l’aune de ton style ! ? ptin mon gars faut arrêter d’étudiantiser.

  • SoeurSourire
    SoeurSourire
    En voyage
    • Posté à 22h37 le 23/03/2011
    • Internaute 141052
      En voyage

    De toute façon, Matt Damon, c’est le meilleur.

    Et a chaque film il est encore plus meilleur

    • geneviève421
      geneviève421 répond à SoeurSourire
      medecin
      • Posté à 22h47 le 23/03/2011
      • Internaute 121096
        medecin

      Désolé, Soeur Sourire, mais on parle de cinéma ici, je vous prierai donc de circuler.

      • SoeurSourire
        SoeurSourire répond à geneviève421
        En voyage
        • Posté à 14h52 le 24/03/2011
        • Internaute 141052
          En voyage

        Bé, et alors ?
        Hier soir j’ai regardé The Informant avec Matt Damon de Soderbergh et Matt Damon y est Bluffant ! Incroyable. Si on ne connait pas Matt Damon, on ne le reconnait pas (oui, je sais, c’est absurde, mais ça a un sens quand même).

        Et dans le mauvais film de Clint Eastwood « Au-delà », c’est un ravissement que de le voir. Le film ne vaut que par lui.

        Dans Gerry il est top. Dans Will Hunting il était déjà bien. Dans la série Ocean 11, 12, 13 il a toujours été impeccable (un des rares, à la différence de Clooney difficile à regarder dans les 3).

        Dans Invictus, encore parfait, juste ce qu’il faut.

        Tout le temps sa partition est parfaite. Jamais il n’en fait trop, jamais en dessous. Toujours à la bonne hauteur. Surprenant quand le rôle est à sa hauteur à lui.

        Quand il joue dans des films pas terribles, c’est jamais des gros nanars et c’est souvent avec des bons réalisateurs, mais qui se plantent. Tout le monde peut se tromper.

        Et pour finir il a l’air plutôt sympa et il est beau. Alors oui, Matt Damon, c’est le meilleur. Et je parle cinéma Madame : -)

    • Elma
      Elma répond à SoeurSourire
      Out of office
      • Posté à 14h19 le 24/03/2011
      • Internaute 88758
        Out of office

      Mais pourquoi le colle-t-on TOUJOURS avec une nana banale dans ces films ?

      ( Bourne, Mr Ripley, Will Hunting,...)

      Hollywood regorge pourtant de nanas canons !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 22h40 le 23/03/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Après le massacre ignoble qu’a commis Spielberg avec Minority Report, ca fout la trouille de retourner voir au cinéma une adaptation de Philippe K.Dick.

    Mais enfin puisque qu’il semble que par miracle ni Tom Cruise , ni Marion Cotillard ne jouent dans ce film, je vais peut-être me laisser tenter

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 22h48 le 23/03/2011
      • Internaute 61755

      pfff, t’as même pas été voir « true grit »....

      • Numerosix
        Numerosix répond à A déménagé le 1-6
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 22h52 le 23/03/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        J’le sens pas. J’le sens pas.

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 22h57 le 23/03/2011
          • Internaute 61755

          t’as bien vu minority report et tu fais ta sucrée ?

          • Numerosix
            Numerosix répond à A déménagé le 1-6
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 23h00 le 23/03/2011
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Tais toi , c’est une des pires expérience de ma vie de spectateur..

            • A déménagé le 1-6
              • Posté à 23h03 le 23/03/2011
              • Internaute 61755

              hé hé, tu l’as confessé ci-dessus, tu te catholicises mon bon number. depuis les dents la mer, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce que spielberg a apporté au cinéma.

            • geneviève421
              geneviève421 répond à Numerosix
              medecin
              • Posté à 23h30 le 23/03/2011
              • Internaute 121096
                medecin

              héhéhé, mdr 8 euros dans ma besace

            • Aureliano Buendía
              Aureliano Buendía répond à Numerosix
              citoyen
              • Posté à 23h44 le 23/03/2011
              • Internaute 82636
                citoyen

              Tu pousses un peu, non ? Il y a quand même bien pire que Minority Report : Rien que dans la SF : Battlefield Earth explose toute concurrence, mais Tron Legacy, Terminator 3, Aliens (avec le « s », c’est le numéro 2) ou Avatar(*), ça fait mal au cerveau aussi.

        5 autres commentaires
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