28/04/2010 à 19h31

« Life During Wartime », satire grinçante de Todd Solondz


Douze ans après « Happiness », le réjouissant réalisateur indépendant américain, Todd Solondz, revient avec la famille Jordan dans « Life During Wartime ».

Happiness racontait l'histoire des trois sœurs, Trish, Helen et Joy. La benjamine, Joy, idéaliste. L'aînée, Trish, heureuse femme mariée qui découvrait les penchants pédophiles de son mari et la cadette, Helen, écrivaine névrosée.

Dans « cette illusion de suite » comme la qualifie lui même le réalisateur, on retrouve les mêmes personnages dix ans plus tard, incarnés par des acteurs différents (Charlotte Rampling, Shirley Henderson, Paul Rubens, etc). Joy, après une rupture douloureuse, se remet en question. Trish, désormais en Floride, cherche à refaire sa vie quand son mari sort de prison. Helen, quant à elle, tente d'assumer sa célébrité.

Cette observation de l'Amérique moyenne à travers les névroses d'une famille tourne ici autour de Timmy, 13 ans, en passe de devenir un homme à l'approche de sa bar mitzvah, mais qui refuse de grandir.

« Les pantins qui s'y agitent n'ont aucune épaisseur »

Primé pour son scenario à la dernière Mostra, le huitième film du cinéaste de 49 ans continue de laminer les valeurs américaines et tourne autour des thèmes de l'oubli et du pardon.

Décrit comme étant « l'un des meilleurs films de Solondz » par Première, « Life During Wartime » déchire les critiques.

Tandis que certains accablent un scénario ennuyeux ou le manque de l'ingrédient vitriol qui constitue l'œuvre de Solondz, d'autres critiquent le manque de profondeur des personnages. Les Inrocks constate :

« Le problème majeur, c'est que quasiment tous les pantins qui s'y agitent n'ont aucune épaisseur. »

Pour Libération, le film de Solondz ne risque ni de surprendre, ni de décevoir ses fans. (Voir la bande-annonce)

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  • in girum
    • Posté à 20h00 le 28/04/2010

    Et vous, Lucie, vous l'avez vu ce film ? vous en pensez quoi, en dehors de ce que pensent libé et les inrocks ? ? ?

    • pietro2008
      pietro2008 répond à in girum
      • Posté à 20h17 le 28/04/2010
      • Internaute

      Sans doutes pas, ni aucun autre de ces films pour qualifier Todd Solondz de réjouissant : D

      • donpedrovich
        • Posté à 01h51 le 29/04/2010

        Perso je n'ai pas vu ce film mais « Palindromes » reste un des meilleurs films que j'ai pu voir. Dommage que l'article ne mentionne rien sur ce dernier, ne parle ni de Todd Solondz, ni de son style, de son univers...

        Si « Les pantins qui s'agitent manquent d'épaisseur », ils en ont sûrement plus que cet article...

        Dommage.

  • Zineb Dryef
    Zineb Dryef
    Journaliste Rue89
    • Posté à 02h12 le 29/04/2010
      rédacteur
    • Journaliste
      Journaliste

    Bonsoir,

    Si Lucie ne vous dit pas ce qu'elle en a pensé, c'est que cette rubrique est faite pour entendre vos avis plutôt que ceux des journalistes !

    J'y suis allée ce soir. J'ai couru même. J'adore Solondz, j'adore son univers, je le trouve « réjouissant » en ce qu'il est brillant et complètement différent de ses contemporains américains.

    Même si Palindromes et Hapiness me semblent meilleurs - avis perso pas de pro cinéphile - courez y.

  • Bisbille
    • Posté à 14h37 le 30/04/2010

    Je suis allé voir le film de Solondz hier soir... et je ne suis pas aussi enjoué qu'au moment de prendre ma place. J'ai apprécié, mais j'en ressort avec la même impression que celle que m'a fait Serious man des frères Cohen, c'est-à-dire celle d'un film creux, impalpable, mais pas vide de sens non plus ; comme une description dont on ne peut rien conclure (non pas que ça soit mauvais en soi, au contraire peut-être, mais ça me laisse assez insatisfait). C'est peut-être la qualité d'un film qui exprime la complexité des caractères individuels, l'infinité des raisons pour lesquelles on en arrive à ce que l'on est, qui fait que l'on ne peut radicalement rien conclure de ce qui est.
    Je voudrais attirer plus précisément l'attention sur le rapprochement avec A serious man, qui me semble vraiment énorme, jusqu'au point où je me demande si le scénario de l'un n'est pas tombé dans les mains de l'autre. Même histoire de gamin préparant sa bar-mitsva, même banlieues parfaitement vernies masquant des cloisons en décomposition, même sorte d'humour, bref, et avec comme personnage central, une « bonne âme » qui se fait plûtot malmenée.
    à trois mois d'interval, quelqu'un aurait-il une explication ? vol de scénario ? recrudescence d'un impressionnisme cinématographique ? pure coïncidence ? Providence divine ?

  • Sarro angel
    • Posté à 12h17 le 01/05/2010

    Si LIBE flingue le film je vais certainement aller le voir, par curiosité intellectuelle.......