Tentés par les « solutions » de Coline Serreau pour la planète ?
Résolument alternatif, le nouveau film de Coline Serreau est un documentaire engagé. Pas forcément le genre qu’on attend sur les écrans de cinéma. « Solutions locales pour un désordre global », qui sort ce mercredi au cinéma, aligne les interviews de philosophes, économistes, expérimentateurs d’une agriculture durable. En ne nous laissant presque jamais respirer par des reportages.
Ça nous change du grand spectacle à la Hulot ou Arthus-Bertrand. On est dans la cuisine de Pierre Rabhi, qui nous dit que « bientôt, en passant à table, plutôt que de se souhaiter bon appétit, il faudra se souhaiter bonne chance ». (Voir la vidéo)
La réalisatrice a beau répéter dans toutes les interviews qu’elle veut proposer DES solutions et ne pas revenir sur les catastrophes déjà dénoncées ailleurs, elle ne manque pas de nous désespérer sur cette Terre que l’on a définitivement abîmée et qui ne nous nourrira peut-être plus demain.
Ici et là, en Inde avec Vandana Shiva, prix Nobel alternatif, ou au Brésil avec le Mouvement des sans terre, on voit que localement, une agriculture paysanne et biologique est bien UNE des solutions.
Une production associative
Le film est né de manière « organique », raconte la cinéaste, lors de rencontres fortuites avec l’écologiste Pierre Rabhi ou l’économiste de la décroissance Serge Latouche, qu’elle a filmés seule (et ça se voit, un peu trop parfois). De cette faiblesse elle a fait une force, en faisant coproduire le film par pleins d’associations écolos.
Fait rare, il a déjà été projeté devant quelque 20 000 personnes avant sa sortie. Et pour prolonger la démarche militante, le site qui accompagne la sortie propose une « carte des solutions », guide pour une conversion écolo, et tout plein de références pour faire bouger la planète.
Les critiques sont très divisées sur le film, Le Monde estimant par exemple que :
« Ces paroles sont si univoques qu’on en vient à douter de chacune d’elle. Le spectateur se retrouve dans la peau d’un adolescent de 2010 contraint par un(e) aîné(e) de lire la collection complète de “La Gueule ouverte” sans avoir le droit de poser de questions. »
D’autres, comme LeNouvelObs, estiment au contraire que Coline Serreau nous livre :
« Une impertinente analyse des politiques agraires héritières des premières guerres mondiales, des iniques courses au profit et leurs mortifères conséquences sociales et humaines. [...] Le tout à sa manière, avec humanisme et une délicieuse pointe de malice. »
Et vous, faites-vous partie de ceux qui l’ont déjà vu ? Vous a-t-il convaincu ? Dites-le nous.
- Sur Rue89Arthus-Bertrand : « Allez voir le film de Nicolas Hulot »
- Sur solutionslocales-lefilm.comLe site du film
- Sur lemonde.frLa critique sur LeMonde.fr
- Sur la-croix.comInterview de Coline Serreau sur La-Croix.com
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eco-SAPIENS
eco-SAPIENS
J’ai vu, j’ai aimé... mais il en reste du boulot pour aller vers un monde vivable !
Ce film ou documentaire nous montre, une fois de plus, combien le modèle de société dans lequel nous vivons est absurde. Il manque de bons sens, il est tenu par des gens dont l’objectif n’est pas forcément le bien être du plus grand nombre et le respect de la terre.
Merci à Coline de nous proposer votre vision féminine et féministe dans la série de film d’alerte.
Ceux qui connaissent par cœur ces thèmes y trouverons des arguments de plus pour continuer à convaincre autour d’eux, espérons que la réputation de Coline Serreau amènera de nouveaux spectateurs à découvrir pourquoi nous devons changer notre modèle agricole notamment.
Mais ce qui m’inquiète parfois c’est qu’avec les analyses et commentaires contenu dans le film nous travaillons encore la raison des hommes et des femmes. Nous avons aussi que la raison ne suffit pas pour faire changer les comportements !
Alors Merci Coline d’y avoir glisser un peu d’humour dans ce film pour nous donner envie de changer un peu.
Benjamin, un Lien à Marseille




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