16/09/2009 à 11h28

« L'Armée du crime » : Guédiguian fait de la Résistance

Olivier De Bruyn | Journaliste

Dans « L'armée du crime », Robert Guédiguian met en scène l'activisme du Groupe Manouchian en lutte dans Paris occupé. Résultat : un film important. Pour hier et aujourd'hui...

Ils s'appelaient Marcel Rayman, Feri Boczov, Narek Tavkorian... Point commun : membres du groupe Manouchian, ils prirent tous les risques dans Paris occupé pour défendre une certaine idée de la liberté et de la France. Vingt-trois parmi eux furent condamnés à mort en février 1944.

De Manouchian et de ses proches, on connaît surtout le poème d'Aragon (« L'affiche rouge »), mis en musique par Léo Ferré. (Voir la vidéo)

On se souvient également des polémiques sur le rôle du Parti communiste vis-à-vis de ces résistants hors-normes, farouchement internationalistes.

Cette histoire est aujourd'hui devenue un film : « L'armée du crime ». Un film efficace, pertinent, passionnant qui confirme l'importance de Robert Guédiguian sur la carte d'un cinéma français si souvent timide quand il s'agit de regarder son histoire dans le blanc des yeux.

Un film d'actualité ?

À l'heure, où, piteuses plaisanteries à l'appui, le concept d » « identité nationale » est de nouveau sous les feux de l'actualité, la sortie du film tombe (hélas) à point nommé.

Guédiguian se garde bien d'établir toute comparaison entre la France des années d'Occupation et celle d'aujourd'hui, mais, en radiographiant le passé, il interroge également le présent. Qu'est-ce que l'appartenance nationale ? Comment vit-on sa condition d'étranger ? La France, patrie des droits de l'homme, « terre d'accueil », qu'est-ce que ça veut dire ?

Cinéaste politique dont les convictions personnelles (il fut longtemps militant du PC) et les origines (à la fois arméniennes et allemandes) entrecroisent les thèmes souterrains du film, Robert Guédiguian échappe aux pièges usuels de la reconstitution.

Même s'il reconnaît, pour les besoins de la fiction, avoir parfois bousculé la chronologie des faits, il reste au plus près de ses personnages. Nul besoin d'en rajouter dans l'hagiographie, le cinéaste ne filme pas des héros, mais des hommes, dont les amours, le quotidien et l'existence sont chamboulés par le cours désastreux de la Grande Histoire. (Voir la bande-annonce)

Façon chronique

Dans « L'Armée du crime », le cinéaste de « Marius et Jeannette » met en scène, façon chronique, une bande de jeunes juifs hongrois, polonais, espagnols, roumains, arméniens. A leur tête, Missak (Simon Abkarian, remarquable), ouvrier et poète, rétif de prime abord à l'usage des armes, puis contraint par les circonstances à prendre tous les risques, jusqu'au pire, nullement évité.

Sobre, refusant l'académisme des grandes scènes « à faire », « L'Armée du crime » enregistre la peur, le courage, la veulerie (prestation impeccable de Jean-Pierre Darroussin en fonctionnaire zélé). En contrepoint : l'intimité des personnages, jamais sacrifiés sur l'autel du grand sujet, et une histoire d'amour fou, entre Missak et sa Mélinée d'épouse (Virginie Ledoyen). Sans mièvrerie, le romanesque sert l'énergie et la vitalité du film.

Longtemps fidèle à Marseille, à l'Estaque et aux fables politiques strictement contemporaines, Guédiguian, depuis quelques années, cherche à bousculer sa manière (il s'en expliquait dans un entretien accordé à Rue89 l'an passé). Après un détour géographique à haute teneur autobio (« Le voyage en Arménie ») et un film de genre plus noir que noir (« Lady Jane »), il démontre aujourd'hui que la fiction historique convient à son talent, à sa sensibilité et à ses engagements de toujours.

► L'armée du crime de Robert Guédiguian, avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin.

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  • ramiro
    ramiro
    apprenti polémiste
    • Posté à 11h43 le 16/09/2009
    • Internaute
      apprenti polémiste

    Un film que j'ai hâte de voir tant cette histoire -notre Histoire- est importante. Guedidjian veut lui donner une portée pédagogique et je le comprends tellement. A l'heure où Sarko et sa bande récupèrent des pans entiers de l'histoire populaire, en exploitant sans vergogne la mémoire de Guy Môquet, par exemple, j'espère que cette oeuvre saura toucher un large public, frappera les consciences et redonnera espoir a de nombreuses personnes.
    En attendant, on peut aussi lire le livre de Didier Daeninckx qui revient, d'une manière romancée et en ajoutant quelques artifices , sur la vie de Missak Manouchian.
    Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, il existe un documentaire fait par Denis Pechanski, disponible sur internet, qui s'intitule « la traque de l'affiche rouge ».

  • yoye-2000
    • Posté à 12h03 le 16/09/2009

    oui bon les étrangers, Ferré, mont Valérien, etc d'accord..
    Mais il ne s'agirait pas d'oublier non plus le rôle des auvergnats dans la résistance non plus...

    Bon à part ça, j'hésite encore à voir le film... Guediguian est un réalisateur pas toujours à la hauteur de ses ambitions et la bande annonce.. franchement, elle donne l'impression d'un téléfilm très convenu à sans autre intérêt que sa haute valeur pédagogique.

    Ceci dit, je ne demande qu'à être convaincu...

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    • kamal35
      kamal35 répond à yoye-2000
      éleveur de jonquilles
      • Posté à 12h52 le 16/09/2009
      • Internaute
        éleveur de jonquilles

      C'est certain...il ne faut pas non plus oublier les auvergnats,...mais aussi les berrichons, les bretons,...les jurassiens à poil court,...les charentais à poils longs...etc...etc.
      C'est le « Oui bon » qui dans ton billet me gêne. Que l'on rappelle à nos mémoires que des étrangers ont aussi versé leur sang, afin que nous puissions vivre sans tendre le bras, me paraît particulièrement « salvateur » au moment où des ministres se vautrent dans des considérations aux colorations très fange nationale.

      Film ou téléfilm ? Je m'en contrefiche éperdument . C'est ce que j'aime chez Guediguian : cette touchante maladresse dans un engagement sans faille !

      • Gudule
        Gudule répond à kamal35
        • Posté à 13h16 le 16/09/2009

        les auvergnats comme notre cher Brice...

        du second degré, non ?

         
        • yoye-2000
          yoye-2000 répond à Gudule
          • Posté à 15h04 le 16/09/2009

          oui oui les auvergnats, c'était avant tout pour notre cher ministre de la Bonne Grosse Blague Française, Monsieur !
          le « oui bon » était dans le même esprit.

          Au dela de l'ironie qui décidément semble très mal passer par écrit, il ne faut pas oublier que l'on parle ici d'un film, et pas de l'indéniable « devoir de mémoire » : ce n'est pas le sujet qui fait le chef d'oeuvre. Je trouve donc ça un peu génant d'analyser le film sous cet angle seul. Et surtout, ce n'est pas le servir.

          bon ceci dit, encore une fois, je n'ai pas vu le film, et ceci ne sont que des impressions a priori.
          Que ceux qui l'on vu jugent !

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        1 autres commentaires
    • Jor-Ice
      Jor-Ice répond à yoye-2000
      • Posté à 14h12 le 16/09/2009

      Les Auvergnats, le maquis du Mont-Mouchet, le colonel Gaspar et autres n'ont pas été oubliés dans les films et documentaires qui abordent le thème de la Résistance ! Je te renvoie au très bon documentaire la Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls et André Harris...

      Après, moi aussi, j'attends un film qui aborde de façon objective la période de la Résistance et plus largement de l'Occupation et qui l'aborde sans faire de concessions et sans nous montrer la France patriotique et engagée comme certains bouquins d'Histoire veulent nous montrer.

    • vinzoseerys
      vinzoseerys répond à yoye-2000
      Mâle Sain en Perpétuelle (...)
      • Posté à 14h27 le 16/09/2009
      • Internaute
        Mâle Sain en Perpétuelle (...)

      Il ne s'agit pas ici d'oublier ou d'insister sur le rôle historique d'un groupe par rapport à un autre. Comparaison ridicule. Guediguian, mets en exergue, une histoire, dans la grande Histoire. Une petite photographie en quelque sorte. Je ne pense pas qu'il ait voulu, privilégier une catégorie à une autre (fussent-ils auvergnats)... Ca devient difficile d'éviter la rivalité des mémoires, qui est d'une ineptie à l'aune de la bêtise de leurs auteurs ! !
      Pour ma part, le film est à voir point barre.

  • fdrebin
    • Posté à 12h25 le 16/09/2009

    En complément de ce très bon article, je vous suggère l'écoute de Robert Guédiguian, de passage dimanche dernier dans l'émission de la pétillante Rebecca Manzoni :

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    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à fdrebin
      43
      • Posté à 12h35 le 16/09/2009
      • Internaute
        43

      En complément du complément hier sur France-Inter l'émission « 2000 ans d'histoire » était consacrée à ce sujet.

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      • bonduran
        bonduran répond à Servais-Jean
        prof
        • Posté à 13h01 le 16/09/2009
        • Internaute
          prof

        Je confirme, très bonne émission qui m'a mis de bonne humeur au lever dimanche matin.
        Un autre passage chez France Inter, hier, mardi soir.
        L'équipe du film semble mouiller le maillot pour la promotion, ce qui est aussi une façon d'honorer la mémoire de ces résistants.

  • bonduran
    bonduran
    prof
    • Posté à 12h57 le 16/09/2009
    • Internaute
      prof

    J'ai eu la chance de voir le film en avant première lundi à Paris aux Halles et c'est en fait toute l'équipe de tournage qui a débarqué, avec Guédiguian, Simon Abkazian, Virginie Ledoyen et les autres excepté Darroussin dont j'aurais aimé voir la bobine, plus les producteurs.
    Ca faisait vraiment plaisir de les voir, tous concernés par ce film. Guédiguian a bien rappelé que cette histoire et ce film appartenaient à la mémoire de la gauche, que tous ces partisans étaient des communistes ou d'extrême gauche et souvent aussi anti staliniens. Petite référence aux tentatives de récupération sarkozistes. Petit clin d'œil peut-être aussi à la grande entreprise- UGC- dans laquelle était projeté le film.

    Le message surtout, c'est celui d'un patriotisme de gauche, thème à ne pas laisser à la droite. De gens qui se sont battus pour la France, mais pas pour sa puissance ou son territoire mais pour une idée de la France, celle des Lumières, de la tolérance de Voltaire, des libertés,de l'égalité et du Contrat social de Rousseau, de la Révolution et des conquêtes sociales du 19 ème et 20 ème siècle. Des gens qui étaient fiers du pays qui les accueillait sans oublier leur pays d'origine. Des gens qui avaient encore du courage et de l'honneur.

    En ce qui concerne le film, il m'a beaucoup touché. Le film comporte beaucoup d'émotion. Les personnages sont dépeints comme des gens ordinaires qui décident de passer à l'action mais sans être glorifiés.

    Toutefois pour un film qui prétend peut-être s'adresser à un plus large public, j'ai regretté qu'il n'y ait pas un peu plus d'action, de rythme et de suspens. On aurait pu imaginer une scène de déraillement spectaculaire, des décors plus travaillés. C'est peut-être du à un délais de tournage relativement court ou à des crédits, qui quoique largement plus importants que pour les autres films de Guédiguian, sont bien inférieurs aux grosses productions ( 9 M d'€ je crois )

    Ce film est réussi et surtout intègre. Il vient du cœur et je vous conseille vivement d'aller le voir.
    BON FILM.

    • Jor-Ice
      Jor-Ice répond à bonduran
      • Posté à 14h25 le 16/09/2009

      Une scène de déraillement de train ! ? Les déraillement de train étaient en général organisés par des réseaux situés dans des zones rurales. A Paris, la Résistance avait plus recours à des attentats à la personne, et des actions d'envergure plus modeste que dans des régions très reculées comme le Vercors, St Marcel ( 56 ), ou le Mont-Mouchet où dans celles-ci, il apparaissait plus facile pour des groupes FTP-FN, Corps Francs etc, de s'organiser pour mener des opérations de guérilla ! ! Je n'irais pas jusqu'à dire qu'à Paris, c'était de la Résistance de salon mais l'environnement urbain est moins favorable aux parachutages, et aux regroupement d'une Armée de réfractaires du S.T.O.

      • screugneugneux
        screugneugneux répond à Jor-Ice
        râleur-NRV
        • Posté à 17h01 le 16/09/2009
        • Internaute
          râleur-NRV

        « e n'irais pas jusqu'à dire qu'à Paris, c'était de la Résistance de salon mais »

        résister c'est résister !
        et ils prenaient tous des risques pour défendre leurs idées. il n'y a pas eu de petite et de grande resistance, il y a eu la résistance pendant l'occupation, et la résistance apres l'occupation......

      • chengyang
        chengyang répond à Jor-Ice
        • Posté à 17h48 le 16/09/2009

        « Résistance de salon » à Paris. Il fallait oser !

        Sur l'Affiche rouge placardée par les services de propagande de l'armée d'occupation dans les rues de Paris après l'arrestation des FTP-MOI, il est bien question de déraillements :

        « Grzywacz : Juif polonais, 2 attentats »
        « Elek : Juif hongrois, 8 déraillements »
        « Wajsbrot : Juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements »
        « Witchitz : Juif polonais, 15 attentats » (en réalité il est français)
        « Fingerweig : Juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements »
        « Boczov : Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats »
        « Fontanot : Communiste italien, 12 attentats »
        « Alfonso : Espagnol rouge, 2 attentats »
        « Rayman : Juif polonais, 13 attentats »
        « Manouchian : Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés »

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        • Jor-Ice
          Jor-Ice répond à chengyang
          • Posté à 19h24 le 16/09/2009

          Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de Résistance à Paris, j'ai juste voulu souligner que les actions menées par les différents groupes de résistance n'avait pas la même nature que celle menées dans les campagnes ! ! Et ce n'est pas dénigrer les actions des résistants parisiens que de dire ça ! ? Les opérations de résistance dans les milieux ruraux ont eu beaucoup plus d'impacts sur la logistique allemande et sont plus faciles à organiser que dans les zones urbaines. Ce n'est pas au coeur d'une ville que tu vas réunir des milliers de maquisards et recevoir des parachutages de Londres ! ? Beaucoup de réfractaires du S.T.O sont en priorité aller rejoindre des zones difficiles d'accès comme au Vercors, Mont-Mouchet, St-Marcel par exemple, pour préparer une « armée » certes mal équipée et entrainée mais qui a fait un énorme travaille de harcèlement comme l'a subi la tristement célèbre 2 Panzer SS Division, la Das Reich qui partie, de Montauban pour le front de Normandie s'est faite attaquée de nombreuses fois par des groupes de maquisards ! Le Général Patton à la Libération avait été agréablement surpris de l'efficacité des différents groupes de maquisards qui ont continuellement harcelé l'armée Allemande au cours de leur repli notamment durant l'opération Cobra et l'invasion de la Bretagne.

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          • chengyang
            chengyang répond à Jor-Ice
            • Posté à 22h24 le 16/09/2009

            Bien sûr...
            « Résistance de salon », ça n'a aucune connotation péjorative.
            Votre longue digression n'efface pas votre « maladresse ».

        2 autres commentaires
      • Maxine
        Maxine répond à Jor-Ice
        • Posté à 19h53 le 16/09/2009

        Résistance de salon ? ? ? ! ! ! va dire ça à ma grand tante dont toutes les membres de son réseau se sont faites arrêter, torturer + deporter par la gestapo

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 13h17 le 16/09/2009
    • Internaute
      promeneur écoutant

    Pour en finir avec le mythe de Guédigian :
    Guédiguian finance ses films avec les bénéfices d'Agat, sa société de production télé. Dans cette société comme dans les autres, on pratique l'arnaque aux Assedics à l'échelon industriel. La méthode est la suivante : vous êtes technicien, intermittent du spectacle. Vous travaillez cinq semaines, on ne vous en paie que trois. A prendre ou à laisser. Les deux semaines qui restent, vous êtes officiellement sans emploi et vous percevez vos droits chômage d'intermittent.

    Lors des bagarres pour la préservation du statut des intermittents, tout le monde s'est bien gardé d'évoquer l'arnaque considérable des boîtes de productions qui, depuis des années, vivent sur le dos des Assedics. Le trou est là et nulle part ailleurs. Le gouvernements (pour ne pas se fâcher avec les producteurs), les intermittents (pour ne pas mettre en cause leurs employeurs et risquer, du coup, de se faire jeter par leurs employeurs) n'ont quasiment jamais mis le doigt là où le problème était. Avec un peu de chance, Guédiguian a même dû exprimer sa solidarité avec les travailleurs su spectacle. On n'est plus à une imposture près...

    A partir de là, ce qu'il peut raconter sur la résistance, sur le prolétariat ou sur n'importe quoi m'indiffère.

    • Manos
      Manos répond à Spiripotain
      • Posté à 14h10 le 16/09/2009
      • Internaute

      A partir de là, ce qu'il peut raconter sur la résistance, sur le prolétariat ou sur n'importe quoi m'indiffère.

      Pas étonnant pour un délateur...

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Manos
        promeneur écoutant
        • Posté à 14h50 le 16/09/2009
        • Internaute
          promeneur écoutant

        Parce c'est être délateur que de dénoncer un exploiteur ? OK, dans ce cas....

         
        • General Subverciòn
          • Posté à 15h33 le 16/09/2009

          dénoncer sans avancer de preuves s'appelle diffamer...et quand bien même tu en avancerais,il faudrait que tu prouves qu'elles ne sont pas bidonnées...mais rien que l'intention dénote une forme de pensée chère à ce qu'on pourrait assimiler à une mentalité de collabo...si tu te retrouves avec un procès sur le cul pour ça,ça te fera les pieds.

        • Manos
          Manos répond à Spiripotain
          • Posté à 15h35 le 16/09/2009
          • Internaute

          « Parce c'est être délateur que de dénoncer un exploiteur ? “

          Puisque vous êtes semble-t-il soucieux de la morale et du bien publique, et que pour cela vous dénoncez nommément un homme et son entreprise, vous pourriez, au minimum, avoir l'honnêteté de signer votre mail de votre nom au lieu de vous réfugier derrière le confort d'un pseudo.
          C'est toute la différence entre l'information et la délation.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à Manos
            promeneur écoutant
            • Posté à 16h17 le 16/09/2009
            • Internaute
              promeneur écoutant

            Nos amis staliniens sont de retour, semble-t-il...

        3 autres commentaires
      • chengyang
        chengyang répond à Manos
        • Posté à 23h53 le 16/09/2009

        Goebbels aurait adoré le oueb... La police de Darnand aussi !

    • Otreman
      Otreman répond à Spiripotain
      • Posté à 22h36 le 16/09/2009

      Aussi je m'étonnais de l'unanimité ambiante, trop beau. Et puis, voici le premier pisse-vinaigre qui me rassure.
      A ton niveau, tu devrais vivre sur une île déserte, tu serais en cohérence avec ... toi-même.

    • obey-
      obey- répond à Spiripotain
      • Posté à 00h14 le 17/09/2009

      Exact et bravo de le dire.
      Sans compter toutes les feignasses dans ce milieu des intermittents payé un fric fou a rien foutre.

      • kavulours
        kavulours répond à obey-
        elcairagiste éclairé
        • Posté à 13h14 le 18/09/2009
        • Internaute
          elcairagiste éclairé

        franchement glorifier la restance aux nazisme et ce permettre des remarque du genre les intermittents tous des feneants , me conduit a me demander ce que tu aurai pense des juifs et des communiste a lepoque
        quand a spirotain il denonce une realite que je connais bien et que je confirme je ne vois pas bien la raison de cette bronca contre cette verite que tous intermittents connaissent bien ! !

  • puresonic
    • Posté à 13h53 le 16/09/2009

    cool, ça doit être le trois cent cinquante deux mille neuf cent soixante septième film sur la résistance........

    • Gastiflex
      Gastiflex répond à puresonic
      • Posté à 14h18 le 16/09/2009
      • Internaute

      J'ai vu la présentation du film par Guédignan dimanche à la fête de l'Huma. Et beh Ariane Ascaride en oratrice, elle envoie du bois !

    • ramiro
      ramiro répond à puresonic
      apprenti polémiste
      • Posté à 14h45 le 16/09/2009
      • Internaute
        apprenti polémiste

      il est peut être moins récréatif qu'unglorious basterds ou les 12 salopards mais en tout cas il me semble plus utile à l'écriture de l'histoire et donc plus nécessaire.

    • Donalduk
      Donalduk répond à puresonic
      • Posté à 17h02 le 16/09/2009

      Grave. Je me demande bien de quel sujet ce serait nourri le septième art (huitieme ou neuvieme art quand on voit certains films) si la guerre n'avait pas eu lieu.

      • Otreman
        Otreman répond à Donalduk
        • Posté à 22h39 le 16/09/2009

        Hé bien, tu as au choix :
        - massacre à la tronçonneuse,
        - Dallas,
        - Sissi impératrice,
        - Rocky etc,etc,....

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 14h47 le 16/09/2009
    • Internaute
      Gaucher et contrarié

    De même qu » « Indigènes » tentait de montrer la vérité historique de la participation et du sacrifice de bataillons « étrangers » au service de la France, le film de Guédiguian met en lumière le sacrifice de résistants de nationalités étrangères.
    En France, on n'est jamais si bien servi que par les autres...
    Si on a remercié ces gens de la même manière qu'on a remercié les anciens de Monte Cassino, alors, oui, il y a un film à faire.

  • Tinou tinou
    Tinou tinou
    Ca m'regarde
    • Posté à 15h15 le 16/09/2009
    • Internaute
      Ca m'regarde

    Quel dommage que l'affiche soit aussi pitoyable. On peut y lire : « juifs, polonais, hongrois, roumains, italiens, espagnols, arméniens, jeunes héros résistants »
    Soit c'est « juifs, catholiques, musulmans, non-croyants jeunes héros résistants »
    Soit on utilise le nom des nations.
    C'est pourtant pas bien compliqué...

    • caro
      caro répond à Tinou tinou
      délinquante avérée
      • Posté à 16h33 le 16/09/2009
      • Internaute
        délinquante avérée

      dès 1940, les français juifs, n'étaient plus considérés comme des français à part entière. 6000 d'origine étrangère ont été dénaturalisés, de très nombreuses professions leur étaient interdites, ils pouvaient être internés parce que « juifs » et en 1942 le tampon « juif » figurait sur leur papiers d'identité. (informations prises sur wikipedia). La plupart étaient considérés comme « apatrides ». C'est pourquoi, je pense, Guédiguian a mis « juif », il n'est pas question de religion.

      • GWERN
        GWERN répond à caro
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 19h05 le 16/09/2009
        • Internaute
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        D'autant plus qu'ils étaient plutôt « matérialistes » ceux là ! Tendance « qui ne croyaient pas au ciel » !

    • flixp
      flixp répond à Tinou tinou
      Aboyeur
      • Posté à 17h51 le 16/09/2009
      • Internaute
        Aboyeur

      ou bien vous pouvez aussi lire :
      « juifs, polonais, hongrois, roumains, italiens, espagnols, arméniens, tous jeunes héros résistants »

      Je l'entendais plutot sous cette forme

  • HECTOR VIGO
    HECTOR VIGO
    Journaliste retraité
    • Posté à 18h55 le 16/09/2009
    • Journaliste
      Journaliste retraité

    Lire ou relire « Les parias de la Résistance », de feu Claude Lévy, ancien membre de la M.O.I, (Main d'Oeuvre Immigrée).

  • Bête à part
    Bête à part
    parmi nous autres.
    • Posté à 21h12 le 16/09/2009
    • Internaute
      parmi nous autres.

    .

    Je m'arrête là, je reprendrai la suite plus tard, puisqu'il semble que c'est juste une petite phrase...

    « On se souvient également des polémiques sur le rôle du Parti communiste vis-à-vis de ces résistants hors-normes, farouchement internationalistes. »

     ? ? ? ? « On » se souvient de quoi ? ...
    Inculte je suis. De quoi devrait « également » me souvenir ?

    Je sursaute. J'ai grandi depuis tout petit parmi des cocos et c'est probablement pour cette raison du hasard que je suis familier de l'Histoire du Groupe Manouchian. J'ai dans ma discothèque du vinyle de Monique Morelli... c'est dire.

    Donc, enfant de cocos, ces 23 là sont inscrits dans ma mémoire. J'ajoute que cette Histoire-là je l'ai transmise à mon tour...

    Aussi simplifiez-rmoi la Vie, et traitez mon trouble.

    .

    • GWERN
      GWERN répond à Bête à part
      Ex militant du vaste mouvement (...)
      • Posté à 18h46 le 17/09/2009
      • Internaute
        Ex militant du vaste mouvement (...)

      La question qui a été posée par des historiens concerne le côte « propagandiste » très nationaliste du PCF après la guerre et le « parti » des 10 000 fusillés.
      Cet aspect mis en avant occulta un peu le côté internationaliste des actions de la FTP MOI. Sauf qu'Aragon (poète officiel du parti) écrit en 1952 le poème devenu célèbre par la suite et cet élément prouve clairement que le « groupe Manouchian » est mis en avant.
      Plus tard et à tord un historien comme Robrieux va se persuader que le groupe à été « laché » par l'appareil communiste international peut être par suspicion du caractère oppositionnel de certain des militants. Cette hypothèse n'aurait pas été stupide à priori puisque en 1997 un historien comme Broué montre comment un maquis de Haute Loire va sous l'ordre d'un membre très « stalinien orthodoxe » du PCF faire fusiller par le maquis d'ex prisonniers libérés par une action armée et suspectés d'être « trotskystes »
      Un peu atteint de « comploïte » Robrieux va s'enferrer sur son hypothèse et passer à côté d'une vérité plus simple dont parle semble-t-il le film : à savoir la capacité des « policiers français » de remonter l'organisation à partir d'un classique travail de recherches de renseignements !

  • Fald
    Fald
    Vieux (con)vaincu
    • Posté à 22h17 le 16/09/2009
    • Internaute
      Vieux (con)vaincu

    « On se souvient également des polémiques sur le rôle du Parti communiste vis-à-vis de ces résistants hors-normes, farouchement internationalistes. »

    Ceux qui ont lancé cette polémique avaient raison.

    Comme avaient raison leurs prédécesseurs qui, c'est bien connu, traitaient les communistes d'antisémito-bolchéviques.

    Et comme avaient tort les rares survivants du groupe, qui sont restés au PCF après la guerre.

    Les communistes ont arrêté depuis plus de 40 ans de peindre systématiquement leur histoire en rose, mais pour ceux qui ont décidé de la peindre en noir, le stock de couleur semble inépuisable, surplus de teinture de certains uniformes passés de mode après 1945.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 23h55 le 16/09/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    En fait il n'y a qu'une seule sorte de critiques qui vaille : celles qui vous donnent envie de prendre vos jambes à votre cou pour courir voir l'œuvre critiquée.

    Ce que je vais faire pour ce nouveau film de Guédiguian.

    Grâce à Olivier de Bruyn. (Merci, Monsieur.)

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 00h44 le 17/09/2009
    • Internaute
      Gaucher et contrarié

    Je sais, ça n'a rien à voir mais lisez-le quand même...

    Lien

  • Aka 75
    • Posté à 08h07 le 17/09/2009

    Aurait-il pu y avoir une résistance parisienne dans un paris videosurveillé ?

    Lien

  • ferdinanz
    ferdinanz
    intermittent
    • Posté à 11h15 le 17/09/2009
    • Internaute
      intermittent

    peut étre suis je vieux,Guédigian a tout mérite de filmer,la bande de Manouchian,mais voila,comment aucun journaliste ne veut ,ne sait ,qu'un autre film existe ; « l'affiche rouge » réalisé par franck Cassenti,lauréat du prix jean Vigo 1976.je trouve ça triste ,il fait quoi le journaliste qui écrit ce papier,la cinémathéque est ouverte à tous,et j'ai le souvenir d'un film curieux,allez voir parlez en.........

  • truck turner
    • Posté à 13h30 le 17/09/2009
    • Internaute
      ...

    Bon film,
    nous sommes très loin des contes de l'estaque, et pour cause !
    j'ai beaucoup aimé la façon de guédiguian de poser cette question de l'entrée en résistance car chaque membre du groupe y a une pratique et une vision somme toute assez différente. les rafles, la bignolle balance (qui font penser au récit de maurice rajfus), les communistes mis hors la loi, les ftp, la moi, les otages fusillés, le sto, c'est assez complet même si le cinéaste a pris qqes libéralités avec certains faits comme il le présente.
    Ce que j'ai beaucoup aimé également, et c'est la première fois que je le voyais dans un film en partie sur la résistance, c'est que l'on décrive enfin cette fameuse technique mis en oeuvre par les ftp quant à leurs actions armées : ce système de double défense.
    enfin, allez le voir, vous vous ferez une idée par vous même.

  • Julos
    • Posté à 15h32 le 17/09/2009

    Non seulement il faut aller voir ce dernier Guédiguian mais il faut aussi inciter les plus jeunes à y aller. Car ce film est non seulement utile, comme une piqûre de rappel historique, il est aussi exemplaire. Ces jeunes résistants avaient tous des origines étrangères, ils avaient une haute idée de la France, ils ont donné leur jeune vie pour qu'elle soit libre et retrouve son honneur. Qu'on se le dise, messieurs hortefeux, besson et consorts !
    (l'absence de majuscules n'est pas fortuite)

  • netcha
    netcha
    révoltée
    • Posté à 16h55 le 17/09/2009
    • Internaute
      révoltée

    Monsieur Guédiguian est un « seigneur » du cinéma actuel.
    Ses interventions chez Rébecca Manzonni et dans « 2000 ans d'histoire »... passionnées et passionnantes.
    Très envie de voir ce film, certaine de passer un excellent moment.

  • admirateur-
    • Posté à 07h51 le 18/09/2009

    pour mémoire le très beau film de Franck Cassenti, « L'affiche rouge », prix Jean Vigo 1976
    Si quelqu'un sait où le trouver, merci

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