Larrieu, Audiard, Kahn : tiercé français de la rentrée ciné

Très loin de l'académisme et des formules prémâchées, les frères Larrieu (« Les Derniers Jours du monde »), Jacques Audiard (« Un prophète ») et Cédric Kahn (« Les Regrets ») bousculent la rentrée du cinéma hexagonal.

« Derniers jours du monde » : l'imagination, enfin

C'est la fin du monde et Robinson Laborde s'en fout. Ou presque… Alors que les foules estivales encombrant Biarritz se demandent comment elles vont s'y prendre pour échapper au trépas, lui, en plein onanisme existentiel, il se remémore une passion amoureuse vécue un an plus tôt au même endroit.

Aujourd'hui, hier, aller-retour… En plein zigzag temporel, le film alterne apocalypse au présent (comment résister au désastre ambiant ? ) et idylle au passé (comment la vie de Robinson quitta son lit conjugal tranquille pour des fleuves plus tumultueux ? ).

Bénéficiant d'un budget plus conséquent que lors de leurs précédentes aventures ( « Peindre ou faire l'amour », »Le Voyage aux Pyrénées »), les frères Larrieu demeurent toutefois fidèles à leur manière et donnent naissance à une fable science-fictionnesque qui se fout des figures imposées.

Du trivial, du métaphysique, du farfelu… et des acteurs ravis

Art du non-sens et courts-circuits fictionnels : dans « Les Derniers Jours du monde », les frères s'amusent avec du trivial (ultimes coïts avant le tocsin), du métaphysique, du farfelu et des acteurs-actrices ravis de faire un tour de piste surréalisant en leur compagnie (Catherine Frot, Karin Viard, Sergi Lopez…).

Epicurien, sensuel et désopilant par instants, le film donne de surcroît à Mathieu Amalric l'occasion d'échapper à l'auto-caricature qui le menace parfois.

De généreux accords de Léo Ferré en fond sonore ne gâchent rien à cette affaire qui confirme que, sur un mode mineur, les Larrieu sont bien les héritiers crédibles de Luis Bunuel. Une heureuse exception en France. (Voir la bande annonce)


Les Derniers Jours du monde de Jean-Marie et Arnaud Larrieu - avec Karine Viard, Mathieu Amalric, Catherine Frot - en salles le 19 août.

« Un prophète » : la France vue de prison

Couronné d'un grand prix à Cannes, le Audiard cru 2009 fait l'effet d'un salutaire coup de poing dans la tronche. Jamais le cinéma français n'avait ainsi filmé la prison, avec ses lois désolantes, sa terrible promiscuité, ses lois souterraines et ses règlements de compte épouvantables.

Le réalisme sauvage du film ne rime ni avec documentaire ni avec complaisance. Dans « Un prophète », le cinéaste de « Sur mes lèvres » et « De battre mon cœur s'est arrêté » raconte une histoire brutalement contemporaine et fait vraiment œuvre de fiction.

Il s'appelle Malik et est incarcéré pour quelques années. Un comité d'accueil se charge de l'instruire illico sur les mœurs du lieu. Une bande faisant régner la loi dans l'enceinte -les « Corses », dirigés par le dénommé César (Niels Arestrup, anxiogène)- lui promettent leur protection en échange d'un service sanguinolent. C'est ça ou… Ça ou quoi d'ailleurs ?

Malik, forcé et contraint, intègre le gang de César, mais peu à peu, s'en affranchit en déjouant ses codes et en menant double voir triple jeu avec d'autres « communautés » ayant pignon sur geôle à l'intérieur de la taule.

Une énergie et une intensité de chaque plan

Affrontements communautaires, initiation rude, apprentissage de l'autonomie en milieu hostile… « Un prophète », mis en scène avec une énergie et une intensité de chaque plan, met en scène un itinéraire ultra-singulier qui croise sur son chemin la réalité brute du pays de France.

Audiard réussit tout à la fois à redonner des couleurs au film de genre et à signer une fiction féroce et brûlante sur l'hexagone. En prime la révélation d'un acteur : Tahar Rahim, exceptionnel de la première à la dernière scène. (Voir la bande annonce)


Un prophète de Jacques Audiard - avec Tahar Rahim, Niels Arelstrup - en salles le 26 août.

« Les Regrets » : adultère, mode d'emploi

La fiction adultère est un genre en soi du cinéma français et son modèle, « La femme d'à côté », de François Truffaut, a inspiré un nombre incalculable de réalisateurs nourris, pour le meilleur et pour le pire, au petit-lait de la nouvelle vague.

Cédric Kahn, cinéaste vraiment indépendant (« L'ennui », « Roberto Succo »), se risque aujourd'hui au genre et, comme on dit en langage footballistique, il n'a pas fait le voyage pour rien.

Mathieu (Yvan Attal), la quarantaine, vit et bosse à Paris avec Lisa. De retour dans sa ville natale où sa mère vient d'être hospitalisée, il tombe par hasard sur Maya (Valeria Bruni Tedeschi), son amour d'adolescence.

Les stratégies initiales d'évitement s'effondrent rapidement et les deux, malgré les années (les décennies) qui ont passé, voient ressurgir le même désir, la même nécessité, les mêmes blessures… Ils savent confusément qu'ils n'ont aucun avenir en commun, mais travaillent néanmoins à la démolition de leur existence régulière si discutable.

Une romance mise en scène comme un film d'action

A quoi tient un film ? Pas à son argument, ce n'est pas un scoop. Scénarisé et mis en scène par un autre, le nouveau Cédric Kahn pourrait s'effondrer sans espoir de retour dans les conventions psychologiques et les clichés moralisateurs.

Ennemi de l'explication de texte et de la sensiblerie, Kahn met en scène sa romance comme s'il s'agissait d'un film d'action. Les regards, les corps comptent plus que les mots, les pauvres mots, impuissants à canaliser le charivari et à expliquer ce qui ne s'explique pas. Contrairement à pas mal de ses confrères et consoeurs,

Cédric Kahn ne pastiche pas les inimitables Pialat et Cassavetes. Dans « Les Regrets », il y a bel et bien un parcours et celui-ci, jusqu'aux ultimes soubresauts du récit, laisse pantois.

Il y a quelques semaines, Catherine Corsini avec « Partir » (déjà interprété par Yvan Attal) avait signé une fiction subtile autour des mêmes thèmes. Mais l'intensité de la variation adultère version Cédric Kahn dépasse de beaucoup tout ce que l'on a pu voir sur la « question » ces dernières années. (Voir la bande annonce)


Les Regrets de Cédric Kahn - avec Yvan Attal, Valeria Bruni Tedeschi, Arly Jover - sortie le 2 septembre.

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Portrait de Jack Sullivan

De Jack Sullivan

en boule | 11H42 | 20/08/2009 | Permalien

Le film d'Audiard est ma très grosse attente de la rentrée ciné, j'attends avec impatience de me laisser emporter comme je l'avais été par l'incandescence de « De battre mon cœur s'est arrêté ».

Au passage il est révélateur que Fadela Amara, ayant vu le film, ait dit redouter l'effet d'émulation qu'il pouvait avoir sur les jeunes racailles, à l'égal du « Scarface » de De Palma. Il suffit de lire les entretiens donnés par Jacques Audiard pour comprendre qu'il a souhaité se situer à l'exact opposé de cette approche (rendre le crime et le criminel « sexy »). Fadela, une fois encore, tu n'as rien compris au film….

Portrait de Adebisi

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De Adebisi

En pleine réflexion | 17H41 | 20/08/2009 | Permalien

+1

Audiard est un des tous meilleurs réalisateurs-scénaristes français.
Pour une fois qu'un fils de est à la hauteur du père ou de la mère dans le cinéma (ou ailleurs), il faut le souligner.

Par ailleurs, c'est probablement ce qui manque dans le cinéma français, des réalisateurs qui soient également scénaristes et pas que des metteurs en scène, ça nous permettrait peut-être de moins nous ennuyer en regardant la plupart des films français.

Portrait de Julien83

à Adebisi Portrait de Adebisi De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 21H39 | 20/08/2009 | Permalien

Alex AJA est plus qu'à la hauteur par rapport à son père aussi (Alexandre Arcady) … il est même au-dessus ! Il prépare un remake de « PIRAHNAS “ en 3D ! ça va être impressionnant à l'écran de se sentir dévorer par le petit poisson !

Portrait de Kjeldor

De Kjeldor

12H30 | 20/08/2009 | Permalien

J'ai vu hier « Les derniers jours du monde ».
Ce film mérite une palme, celle du « film de SF sans effets spéciaux ! »
C'est un film truculent : c'est un truc qui parle de cul et qui est lent !
Robison (le héros) boit, baise, boit, baise, etc…
Un grand chapeau à tous ses acteurs qui se mont mis à nus (Karin Viard, mmmm…. ! ! ! ) et Sergi Lopez (le taureau Ibérique ! ).

Un ovni comme seul sait en faire le cinéma français !

Portrait de J-BILLAUDEL

à Kjeldor Portrait de Kjeldor De J-BILLAUDEL

Retraité | 17H43 | 22/08/2009 | Permalien

Votre commentaire est sympa… même les spectateurs sont baisés. Je suis allé voir le film dans un salle de province en fin d'après-midi une séance à 3,50 € avec beaucoup de vieux comme moi. Ont-ils trouvé le film cul-cul je ne sais ? Rares sont ceux qui sont sortis avant la fin. C'est moins intellectuel que l'amant de Lady Chaterley… est-ce plus moderne ? Le cul est porteur et baisser son pantalon est banal. Heureusement Catherine FROT ne s'est pas déloquée. En version numérique il y a beaucoup plus de « bits ».

Portrait de Julien83

De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 19H17 | 20/08/2009 | Permalien

Un beau trio de loosers du cinéma ! ils n'ont rien pigé au cinéma, à l'enterteinement, aux nouvelles technologie des effets spéciaux, et de la réalisation … le niveau zéro de l'originalité du scénario, la grosse réflexion qui fait mal à la tête, ça fait bobo.
Voilà le cinéma de l'inutile ! Et ça va faire quoi ? à tout casser 50 milles entrées ? ou plus le « Prophète » pour cause de prix Cannois ? ! et encore même pas sur, les fims « cannois » n'ont pas ou peu de succès, rare le gros cuccès et le dernier en date des films cannois aux multiples entrées : le sans prix : DRAG ME TO THE HELL de Sam Raimi : simple et efficace en frisson !
Le cinéma français est une catastrophe ! C'est une honte de ne pas évoluer autant que ça ! La France a inventé le cinéma, mais ne l'a pas fait plus évolué ! C'est le cinéma escargot ..l'effort zéro, sauf pour Jeunet (en octobre avec Black Mic Mac à Tire-Larigot) , les films de la production à Besson (Taken, un gros succès au box office USA ) et ceux qui sont barrés aux USA parceque la France a refusé les projets, et ceux qui sont aux USA car ils ont fait de très bons films avec la prod » à Besson. Le reste du cinéma, se sont des pauvres qui dépensent un « gros budget » et au résultat on ne voit quedal à l'écran !

Portrait de greg1501

à Julien83 Portrait de Julien83 De greg1501

Graphiste | 20H16 | 20/08/2009 | Permalien

Euh… Dites moi que je rêve ? ! ! ! … C'est quoi ce commentaire Julien ? … On mesure la grandeur d'un film à son nombre d'entrées ? ? ? … Cinéma inutile ? ? ? Ne pas évoluer ? ? ? ? … Mais au contraire, c'est ce qui fait l'exception française, c'est ce qui fait évoluer le cinéma, tous ces auteurs, tous ces réalisateurs, tous ces acteurs qui apportent un « je ne sais quoi » de différent, un truc qui nous transporte, sur les p'tits riens de la vie, c'est ça le cinéma français et je m'en réjouis, continuons à aider, à financer, à produire et promouvoir ce cinéma « différent » qui me plaît.

J'ai pas envie d'être bouffé par ces grosses machines qui nous imposent un « monocinéma », vive la différence, vive la polyculture, vive le choix. Que Besson et ses compères restent aux states ça ne me dérange pas du tout ! Si tu préfère les grosses productions fades et pleines d'effets spéciaux ça te regarde mais laisse nous le choix de la différence !

Après avoir vu le film « partir » de Catherine Corsini, un film classique sur le trio mari, femme, amant où Kristin Scott-Thomas, Sergi Lopez et Yvan Attal, sont magnifiques dans un film pourtant simple, modeste je suis impatient de voir « les regrets » car on est capable en France de porter à l'écran des histoires de rien mais réalisées avec subtilité avec des acteurs capables sur un regard de nous transporter avec bien plus d'énergie que tous les effets spéciaux que les américains pourraient y mettre.

Portrait de Julien83

à greg1501 Portrait de greg1501 De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 21H37 | 20/08/2009 | Permalien

Je ne me fais pas bouffer, mais j'en ai pour le prix de place quand je vais voir un film à « Gros Budget » ! Au moins on voit le résultat époustouflant à l'écran tant sur le visuel que le sonore ! Et surtout au scénario dix milles fois plus original que ceux proposés en France et qui tournent en rond, que ça s'appelle « le hérisson » ou « partir ».
ça n'exprime que l'ennuie, ; la fameuse image du vide d'une maison, d'un appartement, avec pour seul son, celui de l'horloge qui fait « tic-tac ».
HANCOCK avec Will Smith, comment avec rien, sans base de comics, on arrive à en faire un film époustouflant et virtuose ! Et surtout TOUT Public ! les films français, quand on en voit la promo c'est souvent la même phrase « oui , ça s'adresse surtout à - catégorie de couples, de femmes, de femmes moches , de femmes ménoposées etc… écorché par un petit poil dans la main dans la vie à un moment donné. Mais vous appelez ça de l'émotion ? de la vie ? du tout public ? !

ET autant que je sâche, AJA ne fait du LETTERRIER quand ils sont aux USA. Ils ne font pas du “mono cinéma” ! Le mono-cinéma, ce sont les trois films qui vont se vautrer à la rentrée, un rendement de spectateur juste honorable, et pareil pour le DVD , et pareil pour les téléspectateurs tv.
ça suffit de voir un film français avec soit disant un “gros budget” et en promo on voit que ce qui a coûté le plus c'est la paye de l'acteur ou de l'actrice, et ce qui reste pour le film est désuet.

Oui ! j'vais triper à fond devant un HALLOWEEN 2 de Rob Zombie, ou un prochain film d'horreur : LA HORDE (d'ailleurs les réalisateurs savent bien rembarrer les films français “bobo”) , ou encore m'éclater pour IRON MAN 2 , et encore bien d'autres comme KICK ASS. ! Et le Sherlock Holmes de Guy Ritchie ! et le nouveau Jeunet en octobre ! Voilà !
ha si une bonne prod » française : LARGO WINCH ! et la franchise ne fait que commencer.
J'ai été ébahit du talent de Abdel Ferry pour VERTIGE avec la sublime Fanny Valette. Et avant par les deux volets de MESRINE (une préférence pour le premier volet, réalisation plus pêchu et dynamique)

Au passage, Yvan Attal a joué dans « Rush Hour 3 » … ! Ho diantre ! une franchise USA !

Le cinéma français est tellement prude, que l'on voit que ça ! de la « subtilité » dans les films « bobo ».

L'exception française a du retard ! ! ! Quand j'entends à la radio la productrice de « Kirikou » se plaindre de l'imposition de la Digital 3D et de l'IMAX… mais les USA n'imposent rien ! Ils l'ont créé ce format d'image ! Pour apporter un plus ! C'est de la créativité impossible à faire en France apparement tellement il faut banquer fort pour que Catherine Corsini fasse un film avec une Kristin Scott Thomas aussi surgelé qu'un Findus.

Il n'y a qu'à voir où le succès en France dans le cinéma : Les Chtits, Coco, LOL, les Beaux Gosses, Premiere étoile. Là où ça fait rire sans subtilités ! sans caméra qui filme une actrice aussi glacé qu'un mister Freeze.

Hé ho ! ile film à la papa, c'est fini là ! Même Godard avoue avoir fait des films chiants. Lelouche s'avoue lui même médiocre réalisateur !
Punaise, mais mettons à la retraite Alain Resnais ! Bergmann n'a fait que des daubes sans noms.

Et je suis sur que vous avez TRON ! ! ! ça en raconte beaucoup sur l'avenir ! Et maintenant avec les nouvelles technologies du cinéma, le prochain TRON LEGACY va exploser sur les écrans ! Et vous serez le premier à hurler « Wahouuuuu “ !

Oui ! Vive Pixar ! Vive Rob Zombie ! Vive la franchise des SAW ! Vive GI JOE ! Vive IRON MAN ! vive THOR , Captain America, les Avengers ! Et le prochain Burton : ‘Alice in Wonderland’ (en digital 3D ! ! ! quel tour de force pour Burton ! )
Vive le progrès au cinéma ! Corsini et cie, c'est le passé ! C'est dépassé !

Portrait de greg1501

à Julien83 Portrait de Julien83 De greg1501

Graphiste | 22H31 | 20/08/2009 | Permalien

Deux cinémas qui s'opposent… et alors ? permettons qu'ils coexistent ensemble, c'est dans la diversité que le cinéma continuera à vivre et à toucher le plus grand nombre. Je n'adhère pas à cette grosse machinerie, faite d'effets spéciaux, de marketing bien ficelé et de scénario bien rodé mais je peux comprendre que ça divertisse…

Portrait de Julien83

à greg1501 Portrait de greg1501 De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 23H46 | 20/08/2009 | Permalien

Même pas ! ! ! Ou alors pour les films ennuyeux français … on leur fait gentillement une sortie directe au DVD pour ne pas polluer le grand écran et ses nouvelles technologie de la Digital 3D et IMAX …

Portrait de Jack Sullivan

à Julien83 Portrait de Julien83 De Jack Sullivan

en boule | 07H55 | 21/08/2009 | Permalien

Vous êtes aussi limité dans votre discours « tous les films français sont ennuyeux et fauchés » que d'autres dans leur délire « tous les films américains sont bas de plafond et puent le fric ». Vous vous en apercevez, au moins ?

Je m'en tamponne le coquillard, du nombre d'entrées ou de voir plein d'effets spéciaux à l'écran, pour moi ce qui compte c'est qu'un film me remue « n'dans. Et pour ça il peut être muet, parlant, ricain avec l'accent du Texas, ouzbèke non sous-titré, sur support numérique ou sur VHS moisie, faire trois heures quarante ou 5 minutes, ça n'a aucune importance. J'aime le cinéma, voilà tout, pas juste “un type de cinéma”.

Portrait de Julien83

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 09H39 | 21/08/2009 | Permalien

et bien le film espagnol REC ça remue ! ! et pourant le budget était aussi court que celui d'un film français ennuyeux et à s'endormir dès la première image ! Et pourtant c'est tourné avec UNE seule caméra ce film ! Et le film français VERTIGE (vu en juin) est plus efficace au même niveau de budget que le film « bobo » ou « intimiste du nombril » qui s'adresse uniquement aux femme ayant eue la ménopause.
Les films français ennuyeux ont un énorme budget (parfois aussi lourd qu'une simple comedie américaine crée par Ben Stiller) et à l'écran on n'y voit rien ! ! ! !
Dans une semaine je vais voir BILAL dans un festival de bande dessinée, en voilà un de réalisateur qui a eu mal à trouver du budget pour un film français, avec « IMMORTAL (ad Vitam) “ .
Et je ne vais pas vers un ‘type’ de cinéma ! je vais vers le meilleur du cinéma ! Celui qui évolue, qui pète à l'écran, et dans la bande sonore.
Ha ça me fait rire le Coco avant chanel, tous voyait le succès assuré … et ça s'est planté, vautré total , pour cause réalisation molle comme la guibolle . D'ailleurs Kounen est allé se fiche dans un prochain volet … mais je me demande pourquoi, grosse erreur !
Il aura mieux fait de se consacrer à un second Blueberry.

Portrait de Jack Sullivan

à Julien83 Portrait de Julien83 De Jack Sullivan

en boule | 10H32 | 21/08/2009 | Permalien

« Et je ne vais pas vers un “type” de cinéma ! je vais vers le meilleur du cinéma ! “

Les prods Besson, ‘Piranhas 3D’, c'est le meilleur du cinéma ? C'est peut-être ce que vous préférez, vous tout seul personnellement (et je n'ai rien à redire à cela, et au passage j'adore ‘Zoolander’), maintenant si vous n'avez vu aucun film antérieur à 1990 et/ou ayant fait moins de 200 000 entrées (vous ne citez en tout cas rien d'autre jusqu'ici) je pense qu'il serait bon que vous la rabattiez un chouïa au vu de la modestie de vos connaissances du domaine.

Et là j'arrête de vous répondre car je sens que je m'énerve : -)

Portrait de Julien83

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 13H28 | 21/08/2009 | Permalien

« Star Wars : le retour du jedi » doit bien être le premier film que j'ai vu sur le grand ércran étant minot, et il a bien fait plus de 200.000 entrées (comme les autres volets antérieurs) , parceque Lucas a su exploité et donner la motivation à I.LM : Industry Light & Magic ! (oui voilà ça manque de Magic chez Klapish je trouve ! )
ça faut di antérieur à 1990 niveau sortie. Je suis admiratif du « DUEL » de Spielgberg, et JAW ! et Rencontre du 3ieme type.
Et puis ça va oui hein ! j'ai vu Raging Bull , et les Rocky ! Conan le Destructeur ! SOS Fantômes … quand on sait que la France reste paumé dans sa « nouvelle vague » avec le piètre Godard et ses films « chiants » (avoué par lui-même hein ! )

Mais combien de films français à la noix sirrupeux sont ils cultes et servent de références ? ! Aucun ! à part « un homme, une femme “ chabadabada ! En fait la Nouvelle Vague a copié Kubrick et sa ‘steady cam’ mais en plus mauvais (sauf peut être dans ‘à bout de souffle’ - un film pas tout à fait chiant )

Comme je l'ai dit, français sirrupeux ne fait le ‘Tout public’ ! c'est limité, faut être un écorché vif ou faire semblant de l'être pour les voir ces films.

Ne me parlez pas de mauvaises connaissances sur le cinéma, quand je vois que la votre devient limité au point de ne pas voir les dit ‘blockbusters’. Il n'y a pas que ‘LOL’ qui pose le problème de l'adolescence, le corps qui change… SPIDERMAN aussi le fait.

Mais franchement, est ce qu'on a envie de voir ce film qui titre que c'est la fin du monde, et que la seule préoccupation c'est ‘ho je vais réfléchir sur ma condition humaine de mon couple, si je dois coucher

avec ma maitresse et ma femme en même temps …’
STOP à ce genre de scénario ! C'est d'une débilité profonde, c'est tout aussi ennuyeux que 4h de philo.
Arrêtez de nous faire croire que Jacques Audiard a du talent de réalisateur ‘ho c'est bien le fils de son père, il a baigné dedans’, et ainsi lui trouver toute légitimité à chacun de ses films.

Les prods Besson, ‘Piranhas 3D’, c'est le meilleur du cinéma ?
A part les yamakazouilles cascadeurs de gouttières, les prods à Besson c'est du béton ! et Piranhas - 3D le prochain film remake de Alex Aja, c'est du béton armé ! c'est le top du top ! Et ce n'est pas fini ! Je vous vois d'ici quand Burton sortira ‘Alice in wonderland (en Digital 3D) vous vous précipiterez dans la salle !
Comme je vais en faire autant avec Tron Legacy (digital 3D - Imax3D)
Et tout autant avec les films de supérhéros et des adaptations des nouvelles graphiques US : Kick Ass entre autre ! Et comme j'irai voir le sixième volet de SAW , et le second HALLOWEEN de Rob Zombie (un grand talent ! ! ! )

Portrait de HandsomeBob

à Julien83 Portrait de Julien83 De HandsomeBob

Pas là, non, un peu plus par là. Vo... | 11H02 | 21/08/2009 | Permalien

« Bergmann n'a fait que des daubes sans noms. »

Bigre, voilà une affirmation spectaculaire. Lesquelles de ces « daubes » avez-vous vu ?

Portrait de Julien83

à HandsomeBob Portrait de HandsomeBob De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 18H20 | 21/08/2009 | Permalien

Rien que des les éviter ça fait déjà le plus grand bien…

Portrait de HandsomeBob

à Julien83 Portrait de Julien83 De HandsomeBob

Pas là, non, un peu plus par là. Vo... | 19H24 | 23/08/2009 | Permalien

Ah, donc, vous parlez de ce que vous ne connaissez pas. Intéressant.

Et, selon vous, est-il possible de d'autres que vous prennent plaisir à un autre cinéma que celui qui vous plait ?

Portrait de Julien83

à HandsomeBob Portrait de HandsomeBob De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 09H18 | 24/08/2009 | Permalien

Le cinéma du passé, c'est passé hein … aujourd'hui il y a des réalisateurs qui poussent plus loin les défis de la réalisation ! Là le trio proposé ne pousse rien, ça stagne, ça ne propose rien à l'écran si ce n'est des idées nombriliste, avec un genre de monde de l'intelligencia, la mafia de l'intelligence au service des césars.
Allez ! le dernier réalisateur français a avoir pris des risques, à proposer de la nouveauté dans la réalisation, c'est Abdel Ferry popur le film « VERTIGE » ! Mais ce film l'avez vous manqué ? !

Portrait de Chele

à Julien83 Portrait de Julien83 De Chele

10H32 | 21/08/2009 | Permalien

Tiens, un troll.

Portrait de Otreman

De Otreman

Retraité(E-N) | 19H22 | 20/08/2009 | Permalien

« Les derniers jours… »

Les amateurs d'effets spéciaux seront déçus, idem pour les histoires d'amour. Le héros se comporte comme une tête à claques à un point qu'il n'en est pas crédible.
Beaucoup de flashback comme pour du remplissage…

C'est bien pour…. la salle climatisée.

Portrait de Hibou_Myope

De Hibou_Myope

Criticologue | 05H30 | 21/08/2009 | Permalien

Dérogeant une fois encore à la règle implicite des riverains, j'ai vu le film dont je vais parler… ; -)

J'ai connu les frères Larrieu par leurs précédents films, déjà avec Sergi Lopez, si je ne m'abuse : Peindre ou faire l'amour. J'avais aimé ce film assez singulier. C'était un appel à la liberté et au plaisir…J'ai donc décidé d'aller voir « Les derniers jours du monde »

Une série de catastrophes rend la vie difficile : pénuries, alertes graves à la pollution (pluie de cendres, indisponibilité de l'eau potable, etc), guerres lointaines qui menacent d'atteindre le territoire. Est-ce la fin du monde ? Certains le croient, d'autres non. Chacun cherche une île, un refuge isolé, hors des catastrophes.
Robinson Laborde, d'abord, ne fuit pas. Il reste à Biarritz, se souvenant d'une passion pour une femme belle et fantasque, résolument libre, refusant d'appartenir à quiconque. Il se souvient, cherche à comprendre, comme pour faisant le gros dos pendant que dehors l'orage gronde.
Mais la menace, toujours vague, bien que multiple et réellement dangereuse, le force finalement à agir, à fuir lui aussi. Il est embarqué plus qu'il ne décide de fuir. Il part, rencontrant des êtres désemparés (le personnage de Catherine Frot), un ami que l'on croit solide mais qui est tragiquement désespéré (Sergi Lopez), son ex femme, experte auprès du gouvernement qui voudrait croire qu'on peut encore organiser qq chose (au moins une fuite)… C'est une fuite panique… Les réalisateurs maintiennent une tension forte, malgré le peu d'effets spéciaux et grâce à une bonne utilisation de la musique. Les personnages ne savent plus où ils sont alors ils baisent…parce que le sexe est une force vitale, animale. Parce que c'est la liberté qui leur reste. Parce que c'est un plaisir encore accessible. Et puisque la fin du monde arrive, autant s'envoyer en l'air de toutes les manières possibles.

Malgré leur caractère cru, je n'ai pas trouvé que les scènes de sexe soient voyeuristes. Elles témoignent de l'urgence, de la peur panique des personnages qui ne savent pas ce qui leur arrive (est-ce vraiment la fin du monde ? )

Ce film vaut pour cette tension, cette panique, cette liberté…

Je comprends tout à fait qu'on n'aime pas ce film (comme Otreman, qui est passé à côté) à cause des scènes trop crues, de l'égoîsme du personnage principal.

Mais ce film est original et il a de la force. (et ca m'ennuierait bcp qu'on le résume au « film où Karin Viard tombe la culotte… »)

http://lehiboumyope.over-blog.com/

Portrait de Otreman

à Hibou_Myope Portrait de Hibou_Myope De Otreman

Retraité(E-N) | 08H07 | 21/08/2009 | Permalien

Oui, amateurs de film érotique passez votre chemin,
amateurs d'effets spéciaux suivez les précédents.
Pour la prise de tête, y'a mieux…

Portrait de fidal

à Otreman Portrait de Otreman De fidal

guide de tourisme | 11H46 | 21/08/2009 | Permalien

Bon il est bien ce film,ou quoi ?

Portrait de Otreman

à fidal Portrait de fidal De Otreman

Retraité(E-N) | 18H18 | 21/08/2009 | Permalien

Personnellement, je ne le recommanderai pas. J'ai eu l'impression d'avoir perdu mon temps. On n'y voit que des personnages paumés.
Personne ne réfléchit à la tragédie présente. Il n'y a pas de commentaires pas de révolte, on voit des gens qui subissent, ballotés par les évènements. Qui courent de ci de là…
Amalric obsédé par une héroïne dont le nom n'est même pas à l'affiche et qui est le seul personnage principal féminin à se mettre à poil.

Mieux vaut le dernier Woody Alen (Whatever works).

Portrait de Hibou_Myope

à Otreman Portrait de Otreman De Hibou_Myope

Criticologue | 01H12 | 22/08/2009 | Permalien

J'ai aimé le film alors que j''ai trouvé le dernier Allen très moyen..
Comme quoi, les avis diffèrent, d'une personne à l'autre.
J'ai essayé de développer mon point de vue, Otreman l'a fait aussi… A toi de voir Fidal !

Si les personnages sont ballotés par les événements, c'est parce que la situation les dépasse. Franchement, en cas de pandémie de grippe A, que ferions nous ? Nous tenterions de survivre en nous rapprochant des êtres qui nous sont chers. Je crois pas que l'on « réfléchirait à la tragédie présente » ou que nous monterions des labos indépendants pour trouver le remède miracle… Ni nous plus que nous enfilions des pyjamas moulants pour acquérir des superpouvoirset ratatiner les microbes au karaté (meme si ca plairait aux trolls).
Le film des frères Larrieu est à hauteur d'hommes. C'est décevant, sans doute, un être humain, c'est pas spectaculaire. Mais c'est quand meme bigrement intéressant.

Le personnage joué par Amalric est obsédé par le personnage jouée par Omahyra Portundo, à la manière du héros d'Amour noir, roman de Dominique Noguez dont le film s'inspire (c'est une libre adaptation de deux romans du meme auteur)

Portrait de Otreman

à Hibou_Myope Portrait de Hibou_Myope De Otreman

Retraité(E-N) | 13H51 | 22/08/2009 | Permalien

 »…C'est décevant, sans doute, un être humain, c'est pas spectaculaire. Mais c'est quand même bigrement intéressant…. »

Pour moi, plus la planète va mal, moins je trouve que les hommes sont intéressants (exception pour les peuplades dites-primitives). Je préfère toutes les autres espèces vivantes.

Quand il est indiqué que la vitesse est limitée à 80 pour Alerte Ozone et que je vois les automobilistes foncer comme des abrutis dans le « mur » :
1° je peux faire des statistiques en grandeur nature,
2° ça ne m'incite pas à l'indulgence pour la majorité

Je ne vois pas en quoi l'homme est intéressant, je préfère les documentaires animaliers qui sont d'une richesse inépuisable. Pour ma part, je n'ai pas compétence universitaire (en sociologie) pour tenir un discours abscons mais, j'essaie d'agir le plus conformément possible avec mes propos et dans le respect de l'intérêt général. Mais cette intelligence là se raréfie avec l'acculture et la conso des ménages…

Portrait de MonOeil

De MonOeil

journaliste | 10H58 | 21/08/2009 | Permalien

J'ai vu Un Prophète de Jacques Audiard. Et depuis je me demande si cette fable ne pourrait pas être vue comme une allégorie de la propre histoire du réalisateur. Remplacez le monde carcéral par le monde du cinéma, le jeune Malik El Djebena par Audiard fils et César par Audiard père ou ce qu'il représente dans le milieu, son importance. « En suivant le parcours de Malik, explique Jacques Audiard, on observe un cerveau en action, un cerveau qui donne des preuves d'adaptabilité phénoménale que le personnage va d'abord utiliser dans des comportements opportunistes, “ sauver sa peau ‘, survivre pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir.’ Jacques Audiard a-t-il toujours voulu faire du cinéma ? N'était-il pas plus attiré par la littérature, ou la philo ? Avec son nom, n'a-t-il pas dû s'adapter à ce monde (du cinéma), ses codes, ses conflits communautaires. A-t-il seulement abandonné l'idée de poursuivre cette voie, la philo, ‘développer son propre réseau’ à l'instar de Malik le prophète. Au préalable, il doit encore prendre le pouvoir, devenir caïd à la place du caïd. Bref, tuer le père. / Allez le voir, pensez-y et vous me direz…

Portrait de philemon_94

De philemon_94

Enseignant - Val de Marne | 01H30 | 23/08/2009 | Permalien

Ces andouilles protègent leur film par drm, si c'est comme cà, je n'irai pas le voir, j'attendrai qu'il passe à la télé. Il n faut pas qu'ils se plaignent que le cinéma français est sinistré.

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