
Gus Van Sant : « Le combat d'Harvey Milk a encore un sens »
Rencontre avec le réalisateur de « Milk », dans lequel Sean Penn incarne le premier élu américain ouvertement gay.

Harvey Milk, abattu dans la mairie de San-Francisco en 1978, fut le premier homme politique ouvertement gay à être élu aux Etats-Unis. Gus Van Sant, figure du cinéma indépendant U.S, lui consacre aujourd'hui un film, « Milk », incarné par un Sean Penn au sommet de son art. Rencontre avec le cinéaste.
Depuis ses débuts dans les années 80, Gus Van Sant a toujours aimé filmer les marginaux dans tous leurs états, les jeunes ados en bisbille avec l'ordre moral et social. De « Drugstore cow-boy » à « Paranoïd Park, de “My Own Private Idaho” à “Elephant” (sur le massacre de Columbine, palme d'or à Cannes en 2003), il ausculte la face noire de l'Amérique avec une prédilection pour l'examen des états seconds (dans sa filmo, on se came plus que dans aucune autre) et des formes esthétiques radicales et hypnotiques.
A l'occasion, Gus Van Sant fréquente également l'univers des grands studios. Il y tourne des fictions plus sages mais non moins inventives ( »Prête à tout, Will Hunting) qui témoignent de son intelligence et de son savoir faire.
« Tom Cruise avait également témoigné de son intérêt »
Son nouveau film, « Milk », célébré la semaine dernière aux Oscars (prix d'interprétation plus que justifié pour Sean Penn), se situe à l'intersection des deux veines de sa carrière. Formellement, c'est probablement son film le plus classique. Un « biopic » qui suit les huit dernières années de la vie d'un personnage emblématique, Harvey Milk, incarnation de la cause gay, de son installation à Frisco dans le quartier gay (le « Castro »), jusqu'à son assassinat dans la mairie de la ville.
Entretemps, une vie perso déchirée de partout, une élection au conseil municipal (une première aux Etats-Unis) et, surtout, un combat viril pour les droits des homosexuels et contre les ultra-réactionnaires qui, dans les années 70, militaient activement pour renvoyer les gays au rang de sous-hommes (et de sous femmes, ça va de soi). (Voir l'interview du véritable Harvey Milk, en 1976)
Avec un tel sujet, Gus Van Sant, qui n'a jamais caché son homosexualité, sait qu'il convient de faire simple et fort. Il le sait d'autant plus qu'il traîne ce projet depuis plus de quinze ans et a mis beaucoup de temps à trouver le bon script, les partenaires compétents, la forme adéquate. Le cinéaste se souvient.
« Oliver Stone était un temps pressenti pour mettre en scène un film sur Harvey Milk. J'ai failli récupérer le projet, mais ça ne s'est pas fait. Puis, dans les années 90, j'ai fait une autre tentative. Sean Penn y était déjà impliqué. Et Tom Cruise avait également témoigné de son intérêt. Finalement, nouvel échec.
“Il me fallait en finir avec cette histoire vieille de quinze ans. Ma rencontre avec Dustin Lance Black a été déterminante. Il a longuement enquêté sur Harvey. Rencontré ses amis encore en vie. Il a bâti un script efficace et intelligent qui renvoie à une époque et un contexte précis, mais montre aussi combien le combat d'Harvey a toujours un sens aujourd'hui.”
“Je connais la culpabilité, le pouvoir d'une morale aveugle”
Connu pour sa discrétion et sa timidité, Gus Van Sant répond aux interviews accompagné de son jeune acolyte scénariste. Les deux hommes partagent beaucoup. Même amour pour un cinéma farouchement indépendant, mêmes souvenirs d'adolescence peu frivoles.
Dans ses entretiens (et surtout dans ses films), Gus Van Sant a souvent évoqué ses angoisses d'enfance face au monde normatif des adultes et à ses diktats. Le combat de Milk résonne évidemment d'une façon particulière en lui. Constat similaire chez son scénariste.
“J'ai été élevé chez les mormons, confie Dustin Lance Black. Dans ce genre de milieu, l'homosexualité est considérée comme le mal absolu et l'on vous promet l'enfer. Je connais la culpabilité, le pouvoir d'une morale aveugle, la peur d'avouer ses désirs.
‘J'ai 35 ans. Je n'étais qu'un gamin quand Harvey a été assassiné. Quand j'ai commencé à travailler sur le projet, je me suis aperçu combien ses idées restaient actuelles. Ce film s'adresse aussi aux nouvelles générations, et à toutes les minorités. Si Milk’ peut les aider à comprendre qu'il faut rester vigilants, nous n'aurons pas bossé pour rien.”
Avec la biographie opulente de son personnage, Gus Van Sant aurait pu tourner un film de 4 heures ou bâtir une série en plusieurs épisodes. Il a préféré se concentrer sur les dernières années d'Harvey Milk et réaliser un film de deux heures, susceptible d'être vu par le plus grand nombre.
Captivant du premier au dernier plan, d'une incroyable fluidité narrative, “Milk” apprend énormément de choses concernant les années 70, l'ébullition du San Francsiso de l'époque, la lutte pour l'égalité des droits.
“Accuser Sean d'une quelconque complaisance homophobe est juste absurde”
Sean Penn incarne le protagoniste en évitant le cabotinage grande folle qui lui tendait les bras. Sobre, bouleversant, il signe une de ses prestations les plus convaincantes, ce qui, au regard de sa généreuse filmographie, n'est évidemment pas rien.
De quoi oublier les polémiques grotesques initiées par une partie de la communauté gay US reprochant à l'acteur ses amitiés politiques avec Castro et Chavez, personnalités assez peu “gay friendly”, il est vrai.
“Accuser Sean d'une quelconque complaisance homophobe est juste absurde, explique Gus Van Sant. Son implication dans le film a été totale. Il s'est documenté de son côté. Il a veillé avec un soin maniaque à la caractérisation de son personnage, à son look, ses fringues.
‘Lui comme moi n'aimons pas beaucoup parler sur le plateau de tournage. Nous nous comprenions d'un simple regard. Quand on peut se passer de grands discours, je pense que tout va bien. Le succès commercial du film aux Etats-Unis est une belle récompense. Pour lui comme pour nous, l'essentiel est que ce film soit vu par le grand public et que les spectateurs comprennent que le combat de Milk est toujours contemporain.’
Riverains de Rue89, vous avez maintenant jusqu'à lundi midi pour nous donner votre vais sur le film dans les commentaires ci-dessous. Nous en publierons la synthèse dans la foulée. Photo : Gus Van Sant et Sean Penn sur le tournage de ‘Milk’ (DR)
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Tous les articles dur Gus Van Sant
► Tous les articles sur Sean Penn
► Tous les artciles sur l'homosexualité
Ailleurs sur le Web
► Oscars, les gays et lesbiennes censurés dans 53 pays d'Asie, sur Têtu.com
► La fiche Allociné sur ‘Milk'
► La bio de Harvey Milk, sur Wikipedia
A lire
► Gus Van Sant’, de Stéphane Bouquet et Jean-Marc Lalanne. (Ed ‘Cahiers du cinéma’) Tout sur le cinéaste, de ses débuts à ‘Milk’.
► ‘L'homosexualité au cinéma’, de Didier Roth-Bettoni (Ed. La musardine). Une somme sur la représentation de l'homosexualité sur grand écran.
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De steed1
prosateur à mi-temps | 10H37 | 04/03/2009 |
Excellent choix de la part de Gus Van Sant d'avoir prit Sean Penn pour le rôle de Milk. Celui-ci paye encore très fort aux états unis son engagement contre la guerre en Irak.
Et puis franchement pour ce rôle, c'était vraiment la personne qu'il fallait, je n'imagine même pas tom cruise dans la peau du personnage.
en tout cas j'irais le voir.
à steed1
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H28 | 04/03/2009 |
« Excellent choix de la part de Gus Van Sant d'avoir prit Sean Penn pour le rôle de Milk. Celui-ci paye encore très fort aux états unis son engagement contre la guerre en Irak ».
-Non , seulement il etait contre la guerre en Irak , mais maintenant , il joue les gays ! quelle tafiole , ce Sean Penn, décidemment !
-Mais non , Joe , justement : Sean incarne le protagoniste en évitant le cabotinage grande folle qui lui tendait les bras. Hyper sobre !
J » aime bien cet avertissement au public qu » on lit dans toutes les critiques : Le jeu de Sean Penn dans « Milk » est plus sobre que Sim chantant « La petite libellule » dans « elle boit pas , elle fume pas , elle drague pas , mais elle cause “
http://www.youtube.com/watch ? v=egspO2R7O50
à Numerosix
De déluge
menuisier | 11H43 | 04/03/2009 |
N°6, en dessous de l'adresse URL que tu as copiée, il y a « intégrer une vidéo à un site », tu fais pareil, copié/collé et là les images elles bougent et font de la musique…
C'est joli et magique.
à déluge
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H47 | 04/03/2009 |
Je n » aime pas imposer du bruit aux autres . je préfere rester sobre .
à Numerosix
De déluge
menuisier | 13H15 | 04/03/2009 |
: -)))))) ! ! ! ! : -))))))) ! ! ! ! émoticona t'il en pouffant…
à déluge
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H15 | 04/03/2009 |
Et puis tu commences a me faire chier , a me faire toujours la leçon ! Change de disque !
Et une grosse bise , vieux . Tu passes jamais à Paname ? Quand est ce qu » on se prend un pot en vrai ? ( héterosexualité homossociable )
à Numerosix
De déluge
menuisier | 14H39 | 04/03/2009 |
C'est prévu avant l'été…..
Et toi l'extrémité ouest ?
à déluge
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H41 | 04/03/2009 |
On va bien y arriver au printemps quand les oiseaux refleuriront
à Numerosix
De déluge
menuisier | 16H03 | 04/03/2009 |
Espérons !
De Jack Sullivan
en boule | 10H56 | 04/03/2009 |
Sean Penn est, lorsqu'il est bien dirigé, un acteur formidable (« L'impasse », « Mystic RIver », par exemple), mais aussi un réalisateur assez époustouflant qui sait s'entourer (« Crossing Guard », s'il ne fallait en garder qu'un). J'ai été ravie que l'Oscar lui soit décerné.
Je ne suis pas une inconditionnelle de Gus Van Sant, mais « Gerry » et « Elephant » m'avaient rivée à mon siège.
Et je suis très sensible à la cause des homosexuels, d'une manière générale toute lutte pour la tolérance me touche.
Pour autant je ne pense pas aller voir « Milk ». Il y a juste un peu trop de biopics sur les écrans ces dernières années, et c'est un genre dont je suis peu friande (à de rares exceptions, tel « Ali » de Michael Mann). Peut-être en laissant passer un peu de temps, en laissant s'éteindre la pub et le buzz ? ….
à Jack Sullivan
De PIT LE CHIEN
11H20 | 04/03/2009 |
D'accord sur la « pénibilité » des biopic en général mais seulement lorsqu'il s'agit de personnages ultra connus, lus, vus, etc… Le Che, par exemple ou même Mesrine (sans comparer les réalisateurs). Dans le cas d'Harvey Milk, dont je n'avais jamais vu d'images, la combinaison Van Sant/Penn/ sur une telle cause me semble incontournable…
à PIT LE CHIEN
De Jack Sullivan
en boule | 11H51 | 04/03/2009 |
J'ai pas parlé de « pénibilité des biopics en général », je n'ai fait que dire que *moi* je n'en étais pas folle. C'est tout.
à Jack Sullivan
De PIT LE CHIEN
12H12 | 04/03/2009 |
Oui, oui, et je n'ai pas dit que vous disiez que…seulement que « moi, “moi”, je trouve en général les biopic pénibles mais qu'exceptionnellement celui-ci me semble intéressant. Voilà.
(Mon avis indispensable qui fait bien avancer le débat…Pardon).
De liberationdelevangilepopulaire
sans mandat du ciel ni de quiconque | 11H10 | 04/03/2009 |
« Milk s'adressait à toutes les minorités »
Mourir ou vivre honteusement parce qu'on est différent, quelle effroyable misère.
Dustin, le jeune scénariste a insisté pour sa part sur le caractère universel du discours d'Harvey Milk :
« Il a vite compris que son message ne s'adressait pas seulement à une minorité mais toutes les minorités, tous ceux qui pouvaient se sentir opprimés à l'époque. Les noirs, les ouvriers, mais aussi les personnes âgées ont contribué à son élection. »
Dustin se retrouve à son tour dans la position d'influencer une toute nouvelle génération d'activistes, un rôle qu'il assume avec enthousiasme :
« J'espère que le film rappellera au monde qu'une politique en faveur des gays et lesbiennes n'est pas seulement une politique en faveur d'une communauté mais une politique en faveur de l'amour et de l'acceptation de soi. »
L'insurrection d'amour et de vérité se propage.
http://anarchieevangelique.wordpress.com/
De G-Free
membre de la FM Team | 11H35 | 04/03/2009 |
Excellent film ! La performance d'acteur de Sean penn est excellence, et il mérite amplement son oscar.
On peut voir à travers ce film à quel point les homosexuels étaient considérés comme « déviants » et rejetés au banc de la société.
Le courage de cet homme et de tous ceux qui l'ont suivi est impressionnant, et c'est grâce à ce genre de leader qu'une cause juste avance.
j'encourage tout le monde à voir ce film, tant pour la performance d'acteur de Sean Penn, que pour le message, effectivement encore actuel, qu'il fait passer aujourd'hui.
à G-Free
De Mastrono
Lycéen | 12H17 | 04/03/2009 |
Je viens de regarder le film, rien à redire il est excellent, sans aucune fausse note. Les acteurs principaux du film, que ce soit Sean Penn, Emile Hirsh ou Josh Brolin jouent tous parfaitement leur rôle. On est vraiment scotché à l'écran pendant 2h par le combat de Harvey Milk.
Gus van Sant nous prouve ici qu'il peut briller non seulement dans les films expérimentaux comme Elephant ou Paranoid Park mais également dans les films classiques et grand public.
D'ailleurs, non content de nous replonger avec brio dans l'univers des années 70 en Californie, Gus van Sant nous montre à quel point son film est encore d'actualité aux Etats-Unis : voir récemment le combat des religieux en Californie pour faire abolir le mariage homosexuel.
De NonooStar
Informaticien | 12H15 | 04/03/2009 |
C'est assez marrant que ce film sorte au moment où Nadine Morano (que je ne porte pourtant pas dans mon coeur) a eu la bonne idée d'annoncer un projet de loi qui donnerait une sécurité légale et juridique à un enfant élevé dans une famille recomposée ou un couple homosexuel, ce qui fait pousser des cris d'orfraies à un bonne partie de la droite (Boutin en tête) qui s'insurge contre la reconnaissance de la famille homoparentale…
Et quand on entend les arguments opposés à ce projet de loi, c'est peu dire que le combat d'Harvey Milk a encore un sens.
à NonooStar
De Mastrono
Lycéen | 12H20 | 04/03/2009 |
Exact, la droite religieuse française à encore beaucoup de problèmes avec ça…. vous avez juste à voir les commentaires des internautes du site Lefigaro.fr pour vous en rendre compte.
à Mastrono
De Albedo
18H21 | 05/03/2009 |
La gauche aussi. La France est très conservatrice.
De padiran
Chroniqueur mondain | 12H24 | 04/03/2009 |
Tout ce qui peut faire avancer la cause des « minorités », qu'elles soient sexuelles ou etniques ou sociales ne peut qu'être le bien venu.
En France, ces sujets sont très peu développés par le cinéma « grand public », mise à part sous forme de gaudriole du type « la cage aux folles » .
Le seul film qui peut éventuellement faire avancer le débat sur le sujet est « Pédale Douce »
Quand on regarde la réaction de Ch ; Boutin on à l'impression de revenir quelques décennies en arrière avec le père « La Morale » , Jean Royer., ministre de Giscard et maire de Tours
De AlcoOri
ingenieur | 12H28 | 04/03/2009 |
Je ne suis pas fan des biopic non plus, mais en tant que gay je me sentais dans le « devoir » d'aller voir le film et je n'ai vraiment pas ete decu.
Habitant a l'etranger je l'ai vu en VO donc voir la bande annonce de la version francaise m'a fait un peu grincer des dents puisqu'on perd tout le ton de Sean Penn dans le film. Contrairement a ce que dit la critique, Penn est tout a fait juste dans son interpretation d'Harvey Milk. La voix et les gestes le rendent tout a fait credible en tant qu'homo sans pour autant tomber dans la caricature outranciere.
Ce film montre egalement tout un panel d'homosexuels, de la grande folle au gay viril en passant par le jeunot et la vieille tapette. Et c'est en cela aussi que j'ai trouve le film tres bon. Il montre la diversite au sein meme de la communaute gay et l'envie commune de se faire accepter par un societe qui n'est souvent pas encline a le faire.
Je ne suis pas fan en general des films de Gus Van Sant mais il a su s'entourer de personnes ayant fait du boulot exceptionnel tant au niveau du jeu d'acteur que du scenario qui ne traine pas en longueur et expose les fait clairement sans tomber dans de la propagande pure et simple.
De broussman
Insoumis | 12H41 | 04/03/2009 |
Moi je veux bien glorifier les talenteux Gus Van Sant et Sean Penn, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que tout cela est bien démagogique !
à broussman
De poupouille
... | 13H37 | 04/03/2009 |
Développez s'il-vous plaît, je n'ai pas vu le film mais il me semble que le sujet traité peut en déranger plus d'un par les temps qui courent… Alors la démagogie, heu… peut-être, mais dans ce cas autant affirmer que le spectacle quel qu'il soit est par nature démagogique ? J'en sais rien…
Sinon, total respect à Sean penn.
De parousnik
12H42 | 04/03/2009 |
Sean Penn s'est engagé contre la guerre en Afghanistan avant de de s'engager cintre la guerre en Irak… Il est un truthers est a signé la pétition de PatriotsQuestion911réclamant l'ouverture d'une enquête indépendante sur les événements du 11 septembre …comme des nombreux artistes au EU comme Juliette Binoche et Marion Cotillard … Madame Boutin a aussi signé cette pétition…c'est facilement vérifiable là http://patriotsquestion911.com/media.html
Contrairement a ce qui ce passe en France aujourd'hui les personnalités du spectacle, des médias, de l'architecture, des militaires etc qui jugent nécessaire l'ouverture d'une enquête sur ces événement ne sont pas automatiquement vilipendés et mis a la lie de la société… Bigeard n'a pas eu la chance de Marion ou de Juliette…d'être adopté par Hollywood… Sean Penn comme pour des millions d'occidentaux la vérité d'un occident terrorisant par des mensonges et des guerres de pillage le monde entier a du mal a passer… car ce n'est pas a cet horrible terrorisme qu'aurait du mener la démocratie…du monde « libre »… La communauté gay US subit elle aussi les propagandes néo fasciste émises par le ploutocratie et ses serviteurs qui diabolise évidemment tous ceux dans le monde qui ne veulent ni s'aligner ni s'agenouiller devant cette ignominie « politique »… Sean Penn dérange le bel agencement hypocrite comme tous ceux connu et même inconnu qui protestent démocratiquement contre cette politique criminelle…décidée à Londres et Washington puis contaminant les autres capitales occidentales. Des millions d'occidentaux sont humiliés des millions de crimes commis par les armées terroristes de l'Otan en Afghanistan en Irak et maintenant au Pakistan… Ce comportement barbare et sanguinaire est indigne de pays qui il n'y a pas si longtemps pouvaient encore prétendre être démocratiques… Depuis les démolitions contrôlées du WTC maquillées et présentées par les médias aux ordres comme un attentat terroriste islamiste le 11 septembre 2001 le monde libre gît là… lui aussi assassiné…
http://www.reopen911.info/
à parousnik
De HandsomeBob
Pas là, non, un peu plus par là. Vo... | 13H55 | 04/03/2009 |
C'est bien joli tout ça, mais c'est carrément hors sujet…
Vous en pensez quoi, du film « Milk » ?
à HandsomeBob
De parousnik
16H19 | 04/03/2009 |
Hors sujet ?
» »« De quoi oublier les polémiques grotesques initiées par une partie de la communauté gay US reprochant à l'acteur ses amitiés politiques avec Castro et Chavez, personnalités assez peu “gay friendly”, il est vrai. » »
Cloisonner, séparer, diviser, scinder, fractionner, segmenter, démantibuler, déparier, désaccoupler, décomposer est le but de tout autoritarisme… Le sujet ici ce n'est pas le sujet mais les sujets…qui s'entrelassent dans tout..ou presque … Je n'ai pas encore vu le film mais je le verrai ce soir mais je doute que ce film n'aborde que le problème de l'homosexualité… car tous les problèmes d'atteintes aux libertés en occident n'ont pas été résolu par la déclassification de l'homosexualité… « “La France en 1968, adopte la classification de l'OMS classant l'homosexualité dans les maladies mentales…” » »… Les normas sexuels de trés anciennes civilisations ne faisaient pas de distinction… L'occident ne revient qu'a une norme naturelle…mais il ne faut pas que cela cache les graves atteintes aux libertés et aux démocraties que subit l'occident…
à parousnik
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H23 | 04/03/2009 |
Ha , c'est bon , Parousnik , t'es toujours la , « ils » ne t » ont pas assassiné pour te faire taire .
Tant mieux .
De screugneugneux
râleur-NRV | 14H19 | 04/03/2009 |
bonjour,
a quand le premiers homme politique se déclarant ouvertement masturbophile, ou infidèle, ou sodomite..ou quoi que ce soit d'autre…
est ce normal de catégoriser les gens en fonction de leur pratiques sexuels qui sont de l'ordre de la vie privée ? ? ? ?
Les homosexuels veulent ils être reconnues en tant que personnes « à part » ou bien en tant que personnes « à part entière » ? ? ? ?
Que pensez vous des notions de « droit à la différence » et « droit à l'indifférence » ? ? ? ? ?
Je ne cherche pas la polemique, c'est juste qu'a la longue ça deviens chiant, c'est juste un os à ronger pour journalistes…
à screugneugneux
De HandsomeBob
Pas là, non, un peu plus par là. Vo... | 14H58 | 04/03/2009 |
Sans prétendre répondre pour l'ensemble des homosexuels, personnellement, je souhaiterais juste avoir les mêmes droits que tout le monde.
Et comme nous sommes tous différents mais un peu pareils quand même, je pense qu'on a tous le droit à la différence, et à l'indifférence.
à screugneugneux
De Schtroumpf perplexe
physicien | 16H59 | 04/03/2009 |
Le début du comporte des images d'archives de descentes de flics dans des bars gays de Castro au début des années 60. Elles montrent clairement que ces gens que les policiers embarquaient n'avaient ni le droit à la différence, ni le droit à l'indifférence. Il s'agit, je pense, dans ces luttes, justement de ne pas être « catégorisé » en fonction de ses préférences sexuelles ou autres, mais de pouvoir vivre sans que cela ait une incidence sur le reste : trouver du travail, pouvoir amener son conjoint aux réunions de familles, ne pas se faire foutre de sa gueule par les collègues etc.