
« Une famille chinoise », ou comment filmer la Chine actuelle

Permettez-moi pour une fois de sortir de mon rôle de synthétiseur « neutre » de vos critiques ciné, pour donner mon avis ! Il faut dire que si vous avez choisi « Une famille chinoise », de Wang Xiaoshuai, comme film de la semaine de notre critique participative « la bande du ciné », il n'y a pas eu une déferlante de commentaires…
Sans doute est-ce une idée reçue qui colle à la peau du cinéma chinois, voir asiatique, d'être lent, esthétisant (seuls les films hongkongais échappent à ces qualificatifs) ; en un mot, « chiant », comme l'écrit Keldan :
« Moi j'ai voté pour les Chinois, vu comment ça a l'air bien chiant, j'irai pas le voir mais j'ai besoin qu'on me raconte le film pour avoir l'air cultivé dans les cafés proches de la Sorbonne : D »
Je pense que c'est une vision bien réductrice de ce que réprésente le cinéma indépendant chinois -car c'est bien de celui-là que nous parlons, pas de l'artillerie lourde des studios d'Etat- depuis une bonne décennie.
La fibre sociale de la « sixième génération »
Rompant avec l'« académisme » de la génération précédente, la « sixième génération », celle de Jia Zhangke, de Wang Chao, de Wang Xiaoshuai et de quelques autres, a innové sur le fond et sur la forme.
C'est pourquoi « Une famille chinoise » est à mon sens un film d'importance, salué à ce titre par un prix au Festival de Berlin cette année. Alors que les premiers films de cette « sixième génération » constituaient une plongée dans l'envers du décor du miracle chinois -les mines de charbon pour « Blind Shaft » de Li Yang, la prostitution pour « l'Orphelin d'Anyang » de Wang Chao, etc.-, « Une famille chinoise » tente de montrer l'univers de la classe moyenne urbaine, phénomène-clé de la dernière décennie.
Ces jeunes cinéastes à la fibre sociale ont eu du mal à parler de la société urbaine actuelle. Jia Zhangke, le chef de file incontesté de cette génération, s'est quelque peu fourvoyé avec son documentaire « Useless », qui mêlait les images d'un défilé de mode parisien d'une créatrice chinoise, à des images de couturier dans un gros bourg rural chinois, dans les bouleversements de la société chinoise actuelle. Effectivement esthétisant et sans la force de certains de ses films précédents, comme « Still life ».
Wang Xiaoshuai a trouvé, dans « Une famille chinoise », une problématique à la fois universelle -« jusqu'où êtes vous prêt à aller pour sauver votre enfant ? », dit le slogan de la promo…-, et des spécificités chinoises, à la fois celles dues à la politique de l'enfant unique, mais aussi les changements de moeurs et de comportements provoqués par les bouleversements des deux dernières décennies.
Wang trouve le ton juste pour parler de cette nouvelle couche de la population chinoise, grande bénéficiaire des réformes économiques, mais perdue dans une société nouvelle, souvent sans foi ni loi, où l'argent est roi.
« Des sentiments qui ne passent pas dans les films français »
Chacun est libre, évidemment, d'aimer ou pas le cinéma de Wang Xiaoshuai -pour ma part, je me suis laissé porter par son esthétique, ses personnages et cette problématique nouvelle-, mais on ne peut évacuer ce film d'un revers de la main, ou d'un mot assassin : « chiant » !
Parmi les Riverains, Valzeur a apporté la contribution la plus élaborée, en faisant longuement le pitch du film :
« Héhé (on ne rigole pas) est leucémique, il lui faut une greffe de moelle osseuse mais aucun des parents divorcés n'est compatible. Mei Zhu, la môman -admirable, forcément- entreprend de convaincre son ex-mari de la conception assistée (ou plus si non affinités génétiques) d'un bébé-médicament. N'en jetez plus, les mémères qui ont pleuré tout leur soûl à “l'Echange” s'étouffent déjà dans leurs larmes pré-programmées.
“Difficile pourtant de chouiner à cette ‘Famille Chinoise’ tant Wang Xiaoshuai prend des gants dans sa très longue exposition avec ellipses à répétition pour bien prévenir tout débordement. Et quand Mei Zhu s'abandonne aux larmes, son mari -brave chiffe molle- lui intime justement : ‘Essaie de pleurer moins souvent devant Héhé'.’
Valzeur est plus sensible à la deuxième partie du film :
‘Il prend son envol avec une scène marquante : la nouvelle femme du papa, jeune hôtesse très contrariée par l'arrangement à venir, rend visite à Mei Zhu pour signifier son refus ; elle tombe à la place sur le mari qui va chercher Héhé protégée d'un masque. La caméra tourne lentement autour du visage de Yu Nan (presque la Scarlett Johansson chinoise) tandis que la fillette et son beau-père s'installent. En un plan, on lit dans son visage la détermination qui s'érode, la pitié et le désir de salut.
Ce qui n'était qu'un argument a pris chair -on est dans le cinéma et on va y rester jusqu'à la fin. D'une écriture plus resserrée, le film se met à tisser tous les motifs aperçus (l'appartement-utérus désespérément inoccupé, le portable auto-déclenché) et tranche parfois dans le vif -l'irruption de la couleur rouge dans un plan fugace de toilettes ensanglantées évacuées par l'eau bouillonnante.
Ce rouge (de la vie, de l'adultère) prend ses aises jusqu'à saturer le plan dans la scène de retrouvailles sexuelles vers laquelle tout converge depuis le début. L'ambiguïté finale -deux repas en miroir- scelle la réussite d''Une Famille Chinoise’ qui ne montre rien d'autre que le combat jamais gagné d'avance de l'individu contre le poids des lois et des conventions. Peu importe qu'il y ait victoire, le sens du combat est le combat lui-même, semble avancer le film. Assez admirable, à bien y réfléchir.”
Ce cinéma est-il hermétique au public occidental ? Sayfam tente une explication :
“Il y a dans les productions chinoises des sentiments qui ne passent pas dans les films français. Peut être parce que je ne suis pas d'origine français que je remarque des scénarios trop superficiels et des conversations vides. D'ailleurs, j'ai essayé de regarder une production française en coupant le son et le résultat fut catastrophique, on remarquait des tics sur les visages des acteurs qui n'en étaient pas vraiment. Double problèmes pour le cinéma français.”
Pas lolo réagit à ce commentaire avec ce jugement :
“Il y a peut être également que le matériau humain des cinéastes chinois n'est pas le même. Pas évident de trouver l'équivalent d'un ‘Blind Shaft’ dans notre merveilleux cinéma français sursubventionné.”
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De Ming_xuan
Traducteur spécialisé | 21H08 | 01/12/2008 |
C'est un peu hors-sujet vu le type de film dont il est ici question mais pour moi aussi faire un peu la promotion du cinéma chinois hors films d'action façon HK, il n'y a pas que des drames et des films larmoyants dans ce dernier(personnellement c'est un genre que j'affectionne assez peu).
Les Chinois ont aussi beaucoup d'humour et certains films reflètent tout à fait ce trait (méconnu ? ) de leur caractère. Je recommande pour ceux qui ne l'ont pas vu « A world without thieves » qui je pense existe sous-titré en français, ou le moins connu « Le dernier voyage du juge Feng ». Voilà deux films très différents mais tout aussi drôles.
En tout cas je ne peux qu'être d'accord avec l'article et dire que le cinéma chinois mérité d'être mieux diffusé en France, mais pitié pas doublé c'est presque toujours une catastrophe !
à Ming_xuan
De nomaddiction
07H38 | 02/12/2008 |
J'ai commence a regarder « Tian Xia Wu Zei », un monde sans voleurs… Cela commence comme cela : une prof d'anglais charmante et legerement coquine incluque quelques rudiments de la langue de Shakespeare tel le verbe modal « should » en politesse formelle a un homme d'affaires HKgais mal leche qui se trouvera etre la « victime » consentante d'extortion style « si tu ne rackes pas, je montre les vues de video ou tu pelottes ta tutrice la minute d'apres(via un petit gangster en la personne d'Andy Lau qui s'est introduit dans la demeure on ne se demande meme pas comment…)a ta femme ». Le type transforme « should » en « shit » avant l'arrivee de la petite frappe au jeu delicat et fin et de se voir recommander de prendre ses medicaments par sa poule de mainland. Il trouvera une excuse pour etre seule avec la demoiselle et encore la blague entre « gou » qui veut dire assez en chinois (pas chien dans ce cas)et go, « casse-toi » en anglais… Je passe et mets sur pause. C'est l'intro seulement.., les deux jeunes canailles partent ainsi en BM en Chine profonde de l'ouest ou du centre, paysage sublime. On ne peut pas dire que ce soit un humour d'une finesse et le contexte n'aide pas le public occidental a une identification quelconque, voire c'est tres lourdingue… Je regarderai la suite quand meme, pour moi c'est une facon de pratiquer le chinois avec les caracteres traditionnels. Je peux retranscrire la totalite des dialogues ainsi , pause-on, pause->>.
J'ai bien peur que ce soit un nanar total… Que l'on aime la Chine, Honkong ou Liu De-hua qui s'est fait faire une couleur ou pas… Il y a des paysages, un semblant de culture surement et une parabole a n'en pas douter. C'est vraiment le film que l'on peut regarder en faisant n'importe quoi d'autre comme la tele et la meteo… Bon , j'ai pas vu un quart du film je precise. J'attend les scenes de train comme dit le synopsis. On trouve ce dvd un peu partout datant de 2004…
à nomaddiction
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 09H02 | 02/12/2008 |
« Un monde sans voleur », comme la plupart des films de Feng Xiaogang, part sur une bonne idée de scénario, et est bâclé, avec des images bien léchées mais des gags à répétition et prévisibles. Feng Xiaogang et ses amis scénaristes (dont le célèbre Wang Shuo à une certaine époque, avant qu'ils ne se fâchent) ont l'art de capturer l'air du temps de la société chinoise, et de produire une fois par an, juste avant le nouvel an chinois, le vrai « blockbuster » à la chinoise. Ca cartonne, mais s'il se donnait un peu plus de mal et soignait un peu plus la réalisation, il ferait des films formidables. Mais il n'a pas besoin de se casser le cul, tous ses films cartonnent !
à Pierre Haski
De nomaddiction
18H09 | 02/12/2008 |
D'ailleurs cela se confirme… Je continue le visionnage tant bien que mal. Beaucoup de clichés sur les paysans chinois, les dévots, etc. L'homme est un loup pour l'homme. Cela se regarde vraiment en faisant autre chose. Une simplicité qui ressemble à certaines pubs, voire une naïveté enfantine. néanmoins une petite brochette d'acteurs, hkg, twse (René Liu) et Chine (tous inconnus pour moi). Feng Xiaogang aurait-il été un acteur auparavant…( ? ). Le scénariste de celui-ci s'appelle Ah Lu. Je me suis trompé pour l'homme d'affaires du début, il est bien du continent, tout se passe en Chine dans un train qui ressemble au Péin-Lhassa. A+
à nomaddiction
De Ming_xuan
Traducteur spécialisé | 17H13 | 03/12/2008 |
Ecoutez, que vous n'aimiez pas ce film c'est une chose, mais n'en dégoûtez pas les autres en le qualifiant de navet, c'est quand même autre chose qu'un « bienvenu chez les ch'tis » pour transposer un peu ! Ce film doit être pris pour ce qu'il est vraiment, un divertissement honnête et de bonne facture. Quant aux clichés dont vous parlez, j'ai vu bien pire à la télé et autre en quatre années de pays.
Le cinéma n'est pas fait que pour intellectualiser, personnellement j'ai dû me cogner une tripotée d'ouvrages sur la pensée et l'esthétisme chinois récemment et j'aime bien aborder les choses autrement de temps à autre, c'est aussi simple que cela.
Et sinon, jetez aussi un œil sur « Le dernier voyage du juge Feng » (Mabei shang de fating, la cour à dos de cheval), là au moins ce ne sera pas le côté grosse production et gags convenus qui vous rebutera !
à Ming_xuan
De nomaddiction
18H00 | 04/12/2008 |
Bon,bon, ne prenez pas mon jugement personnellement.
J'ai juste commencé à regarder ce DVD quand vous en avez parlé. Je ne me suis laissé emporter par l'humour douteux de certains gags A MON AVIS, mea culpa… Je n'ai pas le talent de Pierre pour exprimer ce qui ne va pas dans un scénario auquel je n'accroche pas voire un certain cine. On est quatre (3, PH ne compte pas, c'est son article avec la rédaction…) hors-sujet dans ce cas-là, puisqu'il est question d'un autre film et autre réalisateur. C'est vrai il vaut mieux parler des films que l'on aime ce qui est plus difficile, je vous l'accorde que de critiquer…
Cela doit être un film très bien, voilà, même (que) si je n'ai pas encore regardé la fin. Je me suis arrêté à cette histoire de talisman quand elle annonce à Andy L qu'elle est en cloque, zut…, pas de veine. Ah bon, ils sont ensemble dans la vie (du film…) ? D'où sa crise mystique et mon excès d'humeur noire envers ce film (p-ê). Allez, j'arrête. J'irai trouver ma foi ailleurs comme dans cette histoire du Juge Feng, merci.
PS : Vous ne m'avez pas dit si vous aviez entendu parler de Hai Jiao Qi Hao, pas bon joueur… J'ai seulement à dire que j'ai voté pour vous comme commentaire pertinent de dire ce que l'on ressent pour certains films chinois (puisque tant de commentaires semblent carrément suivre leur cours dans ce sens sans répondre à une personne comme vous qui s'en est excusé d'abord d'être hors-sujet, ai apprécié vous lire même si ce ne fut pas réciproque, désolé pour le temps perdu. Bon film (au suivant) ! ( ;
à Ming_xuan
De sapsanyi
11H20 | 02/12/2008 |
Ming Xuan , j'ajouterai à votre commentaire dans la partie humour, une parodie de 007, à se plier de rire, que j'ai vu chez des amis chinois et dont malheureusement je n'ai plus les références en tête.Si quelqu'un les a : welcome. une autre « Aiqing Malatang » (Spicy love soup) de Zhang Yang (1998)m'avait beaucoup plus aussi.
Bref, il y a tant à découvrir du cinéma chinois,pour ne pas s'arrêter à un film qui aurait déçu.
Pour la défense de Wang Xiaoshuai, la société chinoise contemporaine n'est pas marrante du tout, voire un peu désespérante par moments. Et le thème du divorce est peu traité, ce qui pour moi fait un bon point pour M.Wang.
J'irai voir ce film s'il ne disparait pas de l'affiche avant que j'ai pu trouver le temps de me rendre au cinéma.
De désenchantée
aucune | 22H57 | 01/12/2008 |
la chine est si loin….
et puis je n'aime pas les extrêmes qui soient de là bas ou ici bas……
à désenchantée
De Yvon
17H39 | 03/12/2008 |
La Chine c'est beau, c'est bien…j'adore rire et chanter avec mes amis chinois, écouter leurs secrets( qui sort avec qui ) et bien sûr déguster leur cuisine extraordinaire. Nous parlons de tout et je m'étonne de découvrir souvent une autre forme de pensée, de sensibilité différentes…Et quand Yato pleure…je me sens si désemparé. J'ai hâte d'y retourner encore et pour longtemps.
De barney67
webmaster | 00H26 | 02/12/2008 |
Je n » aimes plus la chine aprés avoir vu comment ils traitent
les chiens , de vrai barbare .
à barney67
De daniel
08H30 | 02/12/2008 |
Bah les chiens ça va encore. Y'a aussi les chats, les lapins, les cheveaux, les agneaux, etc. La liste est longue.
Ca me rappelle l'histoire d'un restaurant Japonais en Australie qui du fermer car ils ont été condamné à une amend exhorbitante pour cruauté : ils cuisinaient les langoustes en les jetant vivants dans l'eau bouillante.
à daniel
De sapsanyi
11H24 | 02/12/2008 |
Vous pourriez commencer par les hommes, dans ce cas.
à barney67
De Yvon
17H42 | 03/12/2008 |
Je visite les abattoirs en France, les lois ne sont jamais respectées ( sauf à Chambéry) et la souffrance animale est une horreur. Mais c'est tellement plus facile de cracher sur la Chine en achetant son veau (en batterie ) son porc (élevé dans des barres de fer ) sans oublier les lapins et les poulets.
De manusan
02H20 | 02/12/2008 |
En fait, les films de Jia Zhangke sont des films pour un publique occidental, descriptif façon Zola, informations brutes.
Pour sensibiliser le public chinois, le pousser jusqu'aux larmes, il faut par exemple une histoire de famille, « the road home » de Zhang Yimou a eu un certain succès en chine mais est resté inconnu en occident.
Chaque culture développe sa propre sensibilité, il convient aux critiques professionnelles de ne pas casser une œuvre qu'ils ne comprennent pas ou qui ne leur est pas destiné.
De CX2
producteur | 07H22 | 02/12/2008 |
Comme il est fait état dans certains commentaires, on ne peu pas parler « du » cinéma chinois. Dans un pays aussi grand où se mélangent de nombreuses cultures, les approches sont très nombreuses.
Il y a certes une base commune dan les films d'auteur (même si elle est absente des films humoristiques chinois, ainsi que des films d'actions de HK cité plus haut). Notament une approche par la « famille ». Logique, dans un pays où la protection socale est inexistante et dans lequel la famille est la seule bouée de secours… mais aussi parfois un poid immense.
Comprendre ça est souvent essentiel pour apréhender l'histoire.
Quant au fait que les français seraient incpables de comprendre le cinéma chinois, je pense que c'est un faux débat. les quelques films qui parviennent à nous sont des films d'auteurs. Ors le marché du cnéma à habitué le public à des productions préfabriuées, souvent américain, parfois français, qui font la majorité des entrées. Il ne s'agt plus d'un art, mais d'un divertissement, ce qui en soit n'est pas un problème mais excplique le rejet de nombreuses personnes vis à vis des productions qui demandent de la reflexion et de l'ouverture. Tout le monde n'a pas forcément, et c'est normal, envie de faire cet effort.
Quant à dire que c'est « chiant », c'est un peu dommage. Il faut parfois admettre ses propres limtes et ne pas rejetter tout sur la qualité de l'oeuvre. ^^
à CX2
De daniel
08H35 | 02/12/2008 |
Notez que le cinéma Chinois que l'on voit en France est tout à fait différent du cinéma que voient les Chinois. Franchement, pour en avoir vu quelques uns, il y a quelques années, Rambo 4 est un chef d'oeuvre à coté.
à daniel
De CX2
producteur | 09H37 | 02/12/2008 |
C'est tout à fait exact. Le cinéma grand public chinois ne fait pas exception. Ce qui se voit le plus n'est que rarement le meilleur.
à daniel
De Ming_xuan
Traducteur spécialisé | 10H27 | 02/12/2008 |
Pour le coup je rebondis sur vos propos pour vous dire que les Chinois voient tout et n'importe quoi, le pire comme le meilleur. Le prix moyen d'un DVD se situant entre 6 et 8Rmb dans la rue (entre 60 et 80 centimes d'euro) de nombreux Chinois en sont grand consommateurs et regardent tout ce qui sort ou presque, chinois ou pas, et donc, pas que des navets, forcément !
C'est vrai que le cinéma grand public est souvent très mauvais, mais c'est tout aussi vrai en France ou aux USA !
De Souflette
Chomage | 10H55 | 02/12/2008 |
J'aimes Uniquement les films de la Shaw Brother , avec Gordon Liu en tête. Les autres en faites ne m'intérressent pas.
De marabbeh
17H49 | 02/12/2008 |
Y en a ras-le-bol de ce qualificatif d'esthétisant. Faut-il que les films soient tournés crades pour vous plaire ? C'est une oeuvre d'art, je vous signale. Et une oeuvre d'art, ça doit plaire, non ? Moi j'aime les belles images, j'aime les arbres, la mer, les couleurs. Evidemment si vous préférez les murs gris de Paris, le ciel gris de Paris, les visages gris des parisiens, je comprend que la beauté vous dérange… Mais bon, ça me paraît pas très sain, pas très net…
De otto didakt
citoyen en colère | 20H50 | 02/12/2008 |
LAMORILLE revient !
pardon pour les majuscules…
lamorille s'est fait virer de rue 89 !
vive la liberté d'expression ! ! !
De unouveaucompte
11H27 | 03/12/2008 |
je veux bien faire un commentaire sur un film mais encore faut-il qu'il soit (« à l'affiche » « soit joué » à l'ancienne »« au programme ») au bankable dans mon cinema de l'orne…mais le cinema d'art et d'essai n'a pas fait ce choix alors… je trouve mon bonheur à la mediatheque riche dans ce genre… alors les idées reçues restent pour beaucoup
De Yvon
17H47 | 03/12/2008 |
Balzac et la petite tailleuse, Beijing bicycle, Aucun ne manque…le cinéma chinois m'étonne et m'interroge. Il ne faut pas critiquer le parti mais une certaine liberté de création existe et se développe.Le cinéma chinois se développe et n'a pas fini de nous étonner.
De Damien_2007
Citoyen | 20H11 | 03/12/2008 |
Il y a à mon avis deux sortes de cinéma. Le réaliste ou l'irréaliste. L'un fait appel aux sentiments, au quotidien, à la réalité, l'autre au rêve, à l'exceptionnel, à l'irréel.
Pour ma part, je préfère le premier.
Et le cinéma chinois (je ne parle pas des films de HK) s'illustre avec talent dans l'art de montrer des événements simples et touchants.
Certains spectateurs vibrent avec un regard, un murmure, d'autres avec un concentré d'adrénaline. C'est simplement une question de subtilité.
Le cinéma chinois tout comme la littérature chinoise actuelle gagneraient à être davantage connus. Ils dévoilent l'âme chinoise, différente de la nôtre et très séduisante.
De Li-Li
franco-chinoise | 00H06 | 07/12/2008 |
Je viens de voir ce film et c'était un grand moment - un film d'auteur très juste sombre profond sans aucune artifice. En fait le titre original chinois « Zuo You 左右 » (à gauche à droite) est très philosophique et reflète beaucoup mieux l'esprit de ce film : ce n'est pas tant l'histoire qui compte - l'histoire à première vue mélodramatique et le titre français insipide ont du donner très mauvaise impression - mais ce qui reflète au plus profond des étres à travers cette histoire. Le genre de film que j'aime, comme certains d'autre films chinois d'auteur, rien à voir avec des grandes productions et des films commerciaux superficiels. J'aime cette façon de filmer très vrai et amateur sans trace de mise en scène tout en subtilité. Il y a un réalisme et une sensiblité qui n'existent pas dans des films occidentaux. Chacun son goût !