« W », le film d'Oliver Stone qui fait (presque) aimer Bush

Josh Brolin dans le rôle de W Bush (DR)

Est-ce le film, ou… le sujet ? Toujours est-il que « W. », le film d'Oliver Stone sur le futur ex-président des Etats-Unis, n'a guère séduit les Riverains de Rue89.

Signe de cette ambiguïté entre le film et l'objet de son attention, le commentaire laissé par Hélène Crié-Wiesner, vivant aux Etats-Unis où elle tient (entre autre) le blog American Ecolo sur Rue89, et qui raconte :

« J'ai vu le film la semaine dernière, à sa sortie aux Etats-Unis. J'étais avec mon fils, 15 ans 1/2, et mon mari, férocement anti-Bush tous les deux. Réaction du fiston à la sortie : “C'est nul, on n'a même plus envie de l'attaquer après ça, il est tellement pitoyable et lamentable ! ” Idem pour mon Américain de mari : “On sort de là en le voyant comme un homme plus bête que méchant, il suscite la pitié, je ne suis pas content.'

‘C'est vrai : Oliver Stone semble avoir été pris de pitié, en cours de film, pour ce président dont la vie et l'oeuvre sont présentées comme entièrement dictées par la recherche de l'amour et de la reconnaissance paternelles. Je veux bien qu'il y ait un fond de vérité là-dedans, mais c'est un peu too much de résumer l'histoire à un banal conflit freudien. […]

Pour moi, l'intérêt de ce film réside essentiellement dans la performance extraordinaire de quelques acteurs jouant les rôles secondaires' : Dick Cheney, Colin Powell, et surtout, surtout, Condi Rice : l'actrice qui l'incarne a dû être elle dans une autre vie.’

Pour polka_dots, difficile également de conseiller d'aller voir le film :

‘Il me semble que le problème vient du fait que Stone n'ait pas vraiment tranché entre film documentaire et film de fiction, et au final le mélange des deux semble un peu raté : d'un côté, il ne s'agit pas d'un documentaire, on ne perçoit pas de réel travail d'investigation, donc le film n'apprend rien de vraiment nouveau sur Bush, son parcours, sa famille ou son administration ; d'un autre, l'enchaînement des séquences n'est pas non plus assez romancé’ pour faire naître un intérêt pour le film au-delà des faits déjà connus par la plupart des téléspectateurs. […] Au final, l'ensemble m'a profondément ennuyée et j'aurais du mal à conseiller à quiconque d'aller voir ce film.”

Manuzan en rajoute une couche :

“Un gros nounours débile qui mange comme un porc et qui n'a jamais réglé ses comptes avec son père. Il ferait presque pitié le Jojo Deubeuliou ! J'ai trouvé le film long, répétitif et la vision de son ‘sujet’ carrément simplette. (…) C'est pas encore cette fois-ci que je vais devenir fan de Stone…”

Dussauge tente une “autopsie” du film qui l'a déçu :

“La raison essentielle de ce flop, celle que Gabin invoquait souvent, c'est qu'il n'y a pas de bonne histoire à raconter, contrairement au dernier film de Clint Eastwood : 'L'Echange'. La bio est trop banale avant la première élection de W. Bush. Ce qui l'est moins c'est sa double élection à la présidence des USA qui n'avait pas l'air soutenue par son père au début. J'aurais plutôt invité Stone à travailler sur le réseau des hommes de l'ombre (lobbies de l'énergie et de l'armement ? ) qui ont fait de ce Texan très banal un président trop puissant.”

Un point fort : le casting

Mais, si la déception des riverains est palpable sur le fond, comme le soulignait déjà Hélène, le casting s'en sort bien. Ce que souligne polka_dots :

“Je suis allée voir ‘W.’ et en suis ressortie vraiment déçue. Si son point fort est la très bonne prestation de l'ensemble du casting -celle de Josh Brolin en premier lieu-, j'ai trouvé que le film manquait cruellement de rythme et j'ai fini par regarder ma montre presque plus souvent que l'écran de cinéma.”

Même réaction de Manuzan, qui n'a pas aimé le film, mais a trouvé :

“Le casting très réussi, mention spéciale à Condie Rice, parfaite en triste sire des temps modernes et à Josh Broslin, lui même sosie parfait de Benjamin Castaldi.”

Tout le monde n'est pas totalement négatif non plus sur le film, qu'Alex Engwete a même trouvé “très beau”. Quant à notre ami Jacques Rosselin, qui a trouvé le temps d'aller au cinéma malgré le lancement de son hebdomadaire “Vendredi”, il porte un jugement plus que nuancé :

“'W” n'est pas un film, mais une bonne série de rushes (morceaux de film, ndlr). Je pense qu'une fois monté avec un scénario, ça fera un très bon film.

“Un reproche, il manque les rushes sur une partie essentielle : par quel miracle un crétin illuminé comme W a-t-il pu devenir président des Etats-Unis. Donc toute la partie entre son élection comme gouverneur du Texas et son élection (contestée), notamment sa campagne électorale. Peut-être une ou deux pellicules perdues ?

‘Mais les rushes sont bons, du coup, je ne me suis pas ennuyé.’

zephire, ne s'est ‘pas ennuyée’ non plus :

‘J'ai aimé les deux temporalités (passé-présent) superposées. J'ai trouvé ce film très intéressant par les allusions faites aux spectateurs. Je dirai que Stone a manipulé à merveille le sentiment de fiction (on se croirait parfois dans un compte cauchemardesque) en nous présentant une réalité brutale.

Je suis quand même sortie en ayant presque de la pitié pour le personnage principale (car le film nous le présente un peu dans cette perspective) mais aussi avec un sentiment de terreur… Ou comment cela a-t-il pu être possible ? Car la présentation faite de W est tout de même stupéfiante. Et de s'imaginer que cette fiction est une réalité.’

Et Zephire d'ajouter en conclusion :

‘Voila, sur ce je vous laisse, je m'en vais faire mon bénévolat semanal dans un bureau de campagne d'Obama.’

Reste l'enthousiasme de la jeunesse. NicolasB, riverain de la première heure, a trouvé le film :

‘Particulièrement intéressant. En effet, en moins de deux heures, on a la possibilité de comprendre les raisons de certaines actions, entreprises par l'actuel président des Etats-Unis, qui sont généralement très critiquées (par exemple, la guerre en Irak). On comprend, par ailleurs, que ce sont les conseillers les plus proches de George W. Bush qui lui fournissent de nombreuses idées.

Enfin, le film nous permet d'observer le caractère de Bush -celui qu'on ne connaît que par sa vie professionnelle et non personnelle. Il a un caractère de gentil-homme, attentionné.

Mais, à l'entendre et à le voir évoluer tout au long de sa vie, on voit que c'est un con (c'est ce que, par ailleurs, le réalisateur du film, Oliver Stone, a dit dans une interview). Le film nous laisse supposer qu'Oliver Stone prend la défense du président des Etats-Unis. Au contraire, il ne fait que retranscrire des faits et, dans quelques parties du film, va au-delà d'une simple neutralité en montrant ses multiples défauts. Un film très réussi’.

Et par ailleurs…

Laissons quand même le dernier mot à l'un de nos riverains/critiques, avec InSitu qui détourne la proposition en faisant la critique … d'un autre film. pas de souci, l'important c'est d'aimer le cinéma. La revoici :

“Home” d'Ursula Meier, réalisatrice Suisse avec une production Franco-Suisso-Belge.

'Home », « le Foyer », « la Maison », est le lieu où l'on se sent bien ; chez soi. Cette maison habitée par un couple accompagné de leurs deux filles et de leur fils, se trouve le long d'une portion d'autoroute inactive. Cette deux fois deux voies n'est toujours pas mise en service, et ce depuis dix ans.

« Au milieu d'une vaste plaine évoquant l'univers du western, leur foyer est ici, isolé de tous. Les décors jouent un rôle majeur, cette piste de décollage, ouvroir potentiel infini, la maison et ces espaces bien définis rapprochant les corps, les mettant en scène naturellement.

“Dans cette réalisation d'Ursula Meier, la puissance symbolique joue à plein, toute en suggestion, dans une forme de sous-texte qui entre les lignes narratives nous raconte la vie de cette famille installée dans ce no man's land.

‘L'autoroute est ouverte. L'attente du passage des premières voitures commence. Et du passage, il va y en avoir. Ce grand tuyau automobile, cette voie représentant la nouvelle frontière de leur Home’, change de visage : du terrain de jeu elle devient sous sa nouvelle apparence la source de toute les nuisances.

‘Olivier Gourmet en père et chef de tribu, animé par l'amour présent dans son regard, se démène, trouve des solutions. Mais la présence néfaste de la voie rapide s'immisce irrémédiablement dans leur vie, s'infiltre partout sous la forme du bruit ou du CO2. Leur Far West se retrouve brutalement confronté à certains excès de la modernité. Leur refuge n'en est plus un.

Tous les personnages nourrissent l'histoire, la candeur du cadet, le je-m'en-foutisme de l'aînée, l'approche scientifique de la studieuse fille cadette, les torrents d'émotions de la mère, interprétée par Isabelle Huppert à la dégaine bohème chic au foyer, torturée par événement passé.

Bien que le film démarre sur un ton frais, léger et emprunt d'allégresse, le rouleau compresseur imposé par le scénario n'aura de cesse de vous serrer le ventre. Le film n'explique rien, met en avant des situations et dans un même mouvement la curiosité et l'interprétation des spectateurs.

Rien de prémaché, le film se construit avec le spectateur et raisonne en lui hors des salles de cinéma. Du beau travail donc, à découvrir et à suivre, puisque c'est une première réalisation au cinéma, après un téléfilm, un documentaire et deux courts-métrages’.

27 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 20H06 | 03/11/2008 | Permalien

« entièrement dictées par la recherche de l'amour et de la reconnaissance paternelle ».

Bon sang , quelque soit le sujet , y a t-il dans la salle un cinéphile qui pourrait m » expliquer pourquoi DEUX FILMS AMÉRICAINS SUR TROIS tournent autour des RAPPORTS FILS-PÈRE , ou le héros doit systématiquement être digne de son GROS CONNARD DE POPA ?
Il y a même un film ou James Dean hurle a genoux en chialant « PAPA , JE NE SERAIS JAMAIS A LA HAUTEUR DE TON AMOUR “ ou une stupidité dans le genre …

Bon , dans les films français , c'est souvent le problème des conventions bourgeoises ou de dominations intellectuelles, les Italiens , c'est la famille , les anglais , c'est madame Tatcher , les allemands , c'est le post nazisme et les japonais , c'est l” angoisse avec les femmes geishas et les putes ( de très beaux films souvent d » ailleurs)..Mais ils sont tous tarés avec leurs filiations ,les américains ou quoi ? ? ! ! !

Portrait de Alexander Doria

à Numerosix Portrait de Numerosix De Alexander Doria

étudiant | 22H23 | 03/11/2008 | Permalien

Sans être psychologue des nations, je crois que le problème œdipien des américains tient à deux complexes :

— D'abord, un complexe d'ancienneté. Les USA n'ont que trois siècles d'histoire quand l'histoire des européens remonte au moins à Charlemagne. De fait, les USA vont sans cesse être à la recherche d'une antériorité et d'une paternité introuvable (voilà pour la « recherche de l'amour »)

— Ensuite un complexe d'infériorité : jusqu'au XXe siècle, comme l'a montré en avant, la culture USA souffre d'un mal de reconnaissance. Elle est au mieux méconnue, et dans le pire des cas, méprisée : on la tient pour la fille immature de la culture européenne. D'où un fort ascendant de cette culture européenne ou « continentale », dont tout le problème de l'artiste américain va consister à s'en distinguer, puis à l'égaler (voilà pour la « reconnaissance paternelle »).

Portrait de Pouffpouff

à Alexander Doria Portrait de Alexander Doria De Pouffpouff

En activité | 09H44 | 04/11/2008 | Permalien

On pourrait peut-être dire la même chose pour la plupart des pays africains (hors l'Egypte) non ?

Portrait de PonG

à Pouffpouff Portrait de Pouffpouff De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 10H49 | 04/11/2008 | Permalien

Eh oui, c'est vrai j'avais oublié, « les africains ne sont pas vraiment entrés dans l'histoire ». où est-ce que j'ai entendu ça, déjà…

Portrait de Alexander Doria

à Pouffpouff Portrait de Pouffpouff De Alexander Doria

étudiant | 10H55 | 04/11/2008 | Permalien

Le cas des pays africains est plus complexe : les pays en tant que tels ne sont effectivement que des constructions artificielles et arbitraires héritées de la colonisation. Par contre les tribus africaines ont souvent une histoire pluri-millénaire. C'est tout le drame de l'Afrique, en fait, que de ne pas avoir d'États-nation, en dehors des pays de l'Afrique du nord et de l'Éthiopie (qui est tout de même le seul État du monde à s'être maintenu sans éclipse depuis deux millénaires).

Portrait de InSitu

à Pouffpouff Portrait de Pouffpouff De InSitu

11H46 | 04/11/2008 | Permalien

L'afrique, au minimum, en tant berceau de l'Humanité a une Histoire plutôt vaste, il me semble…

Comme il y a une tradition de l'oralité, il ne peut pas y avoir de comparaison en terme de culture de l'image.

Cependant, 80% de ce que l'on peut entendre à la radio, par exemple, découle des musiques afro-américaines, elle-même héritière d'une grande lignée africaine. Si là il n'y a pas « insertion » dans l'Histoire…

Portrait de InSitu

à Alexander Doria Portrait de Alexander Doria De InSitu

10H22 | 04/11/2008 | Permalien

je suis assez d'accord, les U.S.A. n'ont pas vraiment d'Histoire… ou alors, une toute petite.

En ce qui concerne les films américains, j'ai souvent l'impression qu'ils ont surtout tendance à s'inspirer de la Bible.

Portrait de Keldan

à InSitu Portrait de InSitu De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 17H38 | 04/11/2008 | Permalien

En tant que nation, certes l'histoire est courte, mais aussi courte qu'une grande partie des nations d'Europe (Allemagne, Italie, Belgique, Grèce, Pays Bas, etc.), et bien plus longue que la plupart des nations du monde (décolonisation).

Et en tant que peuple, leur histoire remonte à l'arrivée des homo sapiens via le Détroit de Béring il y a un sacré bout de temps, avant d'être remplacée par celle des peuples européens et africains (puis asiatiques) dont ils sont issus.

Sur Terre, le seul endroit que l'on peut déclarer sans presque aucune histoire (humaine), c'est l'Antarctique.

Portrait de parti

à Numerosix Portrait de Numerosix De parti

punishment park | 22H50 | 03/11/2008 | Permalien

un conseil…des films d'ozu…une philosophie de la famille…

Portrait de Numerosix

à parti Portrait de parti De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 00H39 | 04/11/2008 | Permalien

Je suis plus Mizoguchi…

Quant à Oliver Stone , son Nixon etait pas mal …
Le Bush , par contre , des amis me l » ont fortement déconseillé ..

Portrait de Alexander Doria

De Alexander Doria

étudiant | 20H51 | 03/11/2008 | Permalien

Que Bush soit plus bête que méchant, plus lamentable que terrible, je n'ai pas attendu d'avoir vu ce film pour m'en douter. Non que je dénie le fait que le personnage ait bien peu de scrupule pour ne pas hésiter à avoir des dizaines de milliers de morts sur la consciences. Mais, aussi bien dans ses actes, que dans son comportement, c'est l'inconséquence qui domine et non pas un machiavélisme froid :

— Inconséquence au niveau de la politique étrangère. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, mais Bush lors de son élection se présenta sous un programme isolationniste : un « back to america » énoncé par un personnage se présentant comme un texan de l'Amérique profonde qui ne connaît rien et ne veut rien connaître des vicissitudes du monde extra-américain. Puis, vint le 9/11 et le pacte avec les néoconservateurs, de tel sorte que cet homme qui s'était présenté, à juste titre, comme un incompétent en matière de politique étrangère va devoir à gérer quelques uns des engagements extérieurs les plus importants qu'ai connu l'Amérique.
— Sur le plan intérieur, Bush n'a strictement rien fait. Aucune réforme d'envergure, juste l'application de quelques clichés républicains qui apparaissent de plus en plus déconnecté de la réalité : il laisse faire Greenspan dont la politique démagogique en matière de crédit va mener les USA à la catastrophe économique. Puis il essaie à l'interventionnisme économique quand les choses dérapent (nationalisation de Bear Streans) en même temps il hésite et pour faire bonne mesure fait tomber Lehman Brothers, provoquant de fait la crise économique que l'on connaît actuellement.

Et le reste est à l'avenant… La seule conclusion que l'on gardera de son règne sera qu'il a laissé l'Amérique et le monde plus petits qu'il ne les avaient trouvé…

Portrait de Jean-Benoît

à Alexander Doria Portrait de Alexander Doria De Jean-Benoît

pleuw89 | 04H36 | 04/11/2008 | Permalien

1. Are you un Américain ?

2. Bush, il s'en fout, et tous les soirs, il se marre en regardant nos micro-commentaires.

Portrait de Alexander Doria

à Jean-Benoît Portrait de Jean-Benoît De Alexander Doria

étudiant | 14H19 | 04/11/2008 | Permalien

1. Isn't the whole wide world American…

2. En fait Bush m'a passé un coup de fil et me confirme qu'en lisant mon commentaire il a eut une vraie révélation (« I Ha'e got a reaaal revelation » s'est-il exclamé avec son vrai-faux accent texan) et que désormais il allait changer du tout au tout. C'est un peu tard, c'est vrai, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire. Allez, courage, Georgie, tu n'as plus qu'un jour pour fermer Guantanamo, résoudre la crise économique, mettre fin à la guerre d'Irak et à celle de l'Afghanistan et trouver une solution au problème israëlo-palestinien.

P.S. Je me demande si ce coup de fil était bien réel : Bush saurait lire du français ? ? ? Ne serait-ce pas plutôt un canular de Sarah Pallin, désireuse de se venger sur un Frenchie de sa mésaventure d'avant-hier ?

Portrait de kk

De kk

star malgré elle | 23H36 | 03/11/2008 | Permalien

J'en arrive : ennui total ; par contre ma fille de 16 ans dit avoir « compris des choses »

Portrait de Jean-Benoît

De Jean-Benoît

pleuw89 | 04H24 | 04/11/2008 | Permalien

« W », le film d'Oliver Stone qui fait (presque) aimer Bush … Désolé mais ce titre est une insulte à rue89.

Pourquoi pas, « Nixon », le film d'Oliver Stone qui fait (presque) aimer Nixon.

Ou encore, « Any Given Sunday », le film d'Oliver Stone qui fait (presque) aimer le football américain.

Oliver Stone nous fait toujours aimer ce qu'il montre à l'écran.
Je trouve que la critique cinéma s'attriste à sombrer dans la banale facilité des commentateurs du cinéma divertissant du samedi soir.

Portrait de Chich

De Chich

Amateur d'orthographe | 08H00 | 04/11/2008 | Permalien

« J'aurais plutôt invité Stone à travailler sur le réseau des hommes de l'ombre (lobbies de l'énergie et de l'armement ? ) qui ont fait de ce Texan très banal un président trop puissant. » dit Dussauge… : sincèrement à quoi cela aurait servi ? Vous auriez appris quelque chose ? Dans ce cas soit vous viviez sur Mars (ou une autre planète hein ! j'ai pas d'apriori) soit vous venez de naitre.

A mon avis ce que vous voulez (comme la majorité des riverains) c'est pouvoir criez, dans votre confortable fauteuil, au scandal, dire que Bush est un connard, que les américains sont des gros nombrilistes vaniteux, etc…
J'en veux pour preuve l'engouement qu'a eu en France un film comme 9/11 de Moore dan lequel, personnellement, je n'ai rien appris et que j'ai trouvé d'une subjectivité dangeureuse (je prend comme exemple la scène de joie lors d'un pseudo mariage dans l'Irak fabuleuse et heureuse du gentil Saddam qui précède la déclaration de guerre du méchant Bush). Mais bon, les français étaient trop content de pouvoir cracher une fois de plus sur l'Amérique…

J'exècre Bush autant que Sarkozy (voir plus et inversement) mais si il y a une chose qui m'énerve c'est la tendance française à vouloir chercher la petite bête en Amérique même si parfois elle n'y est pas.

Portrait de WALTER le Suisse

De WALTER le Suisse

08H51 | 04/11/2008 | Permalien

Pitié svp !
Bush est le plus nul des Présidents de tous les temps, c'est clair et avéré. Point n'était besoin d'un film pour ça. Sans doute faut-il y voir la contribution de Stone à la campagne d'Obama et aussi une bonne opportunité pour lui de se faire un peu de fric en se rappelant à la mémoire du public…. Mais on s'en fout.
Moi je suis sans illusion : bien sûr qu'Obama sera élu parce que c'est dans l'ordre du temps et des choses.
MAIS ATTENTION : il défendra avant tout les intérêts des US ! Du reste un élément qui ne trompe pas : Obama a ménagé soigneusement les Républicains en évitant les attaques contre eux. Et les Rep ont soigneusement caché leur taré alcolo de Bush.
C'est l'Amérique (du Nord) qui gagnera dans cette élection, anyway ! Not the world !
Best regards old boys and girls ! Ho Ho Ho a

Portrait de Pouffpouff

De Pouffpouff

En activité | 09H45 | 04/11/2008 | Permalien

J'ai vu le film et le titre est très juste.

Portrait de miiichaaaeeel

De miiichaaaeeel

Citoyen du Monde | 09H47 | 04/11/2008 | Permalien

On parle du casting, certes de qualité mais il manque un personnage majeur dans la vie de W. Of course Oussama BL est porté diparu.
Plus sérieusement, il est étrange que le 9/11 soit omis.

Portrait de FM33

De FM33

Technicien en architecture et anima... | 13H47 | 04/11/2008 | Permalien

Ah, oui, Bush le criminel de guerre qui est en train de perpétuer un biocide. Tellement sympa…

Voir : L'uranium appauvri : arme de destruction massive http://les7duquebec.wordpress.com/2008/11/04/luranium-appauvri-arme-de-d…

Portrait de Monk

De Monk

Musicien | 17H02 | 04/11/2008 | Permalien

C'est comme ça que je vois Bush : Un gentil crétin,qui est arrivé au poste le plus puissant de la planète sans trop s'en rendre compte. Manipulé par X ou Y, il a pas fait grand chose de ses dix doigts. A part avoir pas mal de chance.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 17H10 | 04/11/2008 | Permalien

Un mauvais Stone, je n'irais peut être pas jusque là… mais surement pas le meilleur
Un bon film, clairement oui…

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il a sorti ce film maintenant. Il aurait du faire comme pour « Nixon », attendre une grosse dizaine d'années, pour laisser les choses se tasser.
Et surtout ça aurait éviter à n'importe qui d'aller le voir, et de sortir des conneries comme celle de la première citation de l'article.

C'est sur, Stone est connu pour faire des films sur le Vietnam où l'on a des gentils GI et des méchants Viets Congs. Ou des méchants Américains et des gentils Vietnamiens.
C'est sur Stone est connu pour faire des films sur le football spécialement pour les fans de ce sport.
C'est sur, Stone est connu pour faire un film sur les médias et les tueurs en série où chaque personnage est bien rangée dans sa petite case « gentil » ou « méchant »…
C'est sur, Stone est connu pour faire un film sur un président qu'il n'aime pas et donc qu'il insulte tout du long…

Mais ils ont jamais vu « Nixon » ou quoi ? ! ? ! ?

Ils s'attendaient à quoi en allant voir ce film : à un film complexe sur la nature complexe d'un être complexe, comme l'a toujours fait ce maître du cinéma, et comme j'espère il le fera toujours ?
Ou bien à deux heures de charge en règle digne d'un producteur de reportage de Fox News sponsorisé par le parti démocrate ?

Enfin c'est pas grave, la semaine prochaine ont nous mettra un truc plus simple, genre une histoire d'aliens qui mangent des humains, ça devrait être plus simple à comprendre…

Portrait de InSitu

à Keldan Portrait de Keldan De InSitu

12H41 | 05/11/2008 | Permalien

Effectivement la vision d'Oliver Stone peut-être manichéenne, mais pas que, en plus de Nixon, on pourait aussi citer Né un 4 Juillet, Wall Street, L'enfer du dimanche que perso j'apprécie, le scénario de Midnight Express… Bref, si il veut, il peut.

Mais il se trouve aussi qu'il a pu faire U-Turn (sombre navet) ou Alexandre, Larry Flint qui n'était pas vraiment une réussite. Alors pour W, on peut être sceptique.

Portrait de tonust

De tonust

webmaster | 18H07 | 04/11/2008 | Permalien

Un film à l'image de son président : simple … voir simpliste… l'autocritique ce sera pour plus tard…
Au moins le réalisateur a évité le film politique ; )

Portrait de ysengrimus

De ysengrimus

22H38 | 04/11/2008 | Permalien

1955. Einstein se présente aux portes du paradis. « Laissez-moi entrer. J'ai révolutionné notre compréhension de l'univers physique. Je suis un bienfaiteur de l'humanité. »
Saint Pierre : « Il va falloir vous prouver… »
Un tableau noir apparaît à côté d'Einstein. Celui-ci saisit la craie et démontre sa théorie de la relativité, comme en se jouant. Convaincu, Saint Pierre dit :
« C'est bon. Vous Êtes Einstein. Entrez. »

1973. Picasso se présente aux portes du paradis. « Laissez-moi entrer. J'ai révolutionné notre compréhension de l'univers esthétique. Je suis un bienfaiteur de l'humanité. »
Saint Pierre ; « Il va falloir vous prouver, comme Einstein… »
Le tableau noir se transforme alors en une toile. Picasso saisit les couleurs et gouache, comme en se jouant aussi, un compendium pictural original du Cubisme. Convaincu, Saint Pierre dit :
« C'est bon. Vous êtes Picasso. Entrez. »

20xx. George W. Bush se présente aux portes du paradis. « Laissez-moi entrer. J'ai révolutionné notre compréhension de l'univers politique, tant et tant qu'un afro-américain du parti adverse m'a succédé au pouvoir, comme en se jouant. Je suis un bienfaiteur de l'humanité. »
Saint Pierre : « Il va falloir vous prouver, comme Einstein et Picasso… »
W : « C'est qui ça, Einstein et Picasso ? »
« C'est bon. Vous êtes George W. Bush. Entrez. »

Portrait de Ninouchka

De Ninouchka

17H21 | 05/11/2008 | Permalien

Stone devrait recommencer à faire du cinéma, ses derniers films sont lourds et sans grand intérêt. Et puis il parle trop bien français pour être complètement honnête (je plaisante bien sur….

Portrait de Jnk

De Jnk

Sociologue | 09H49 | 07/11/2008 | Permalien

Oliver Stone a bien perdu de son piquant…
Comme quoi, il faut désacraliser les mythes dans les deux sens.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code