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Chercheur à la Brookings Institution

Sarkozy, le gaulliste décomplexé

Sarkozy rend visite aux soldats français à Kaboul en décembre 2007 (Reuters).

J'avais eu l'occasion d'exposer mon désaccord avec Pierre Haski sur l'atlantisme illusoire de Nicolas Sarkozy : je n'ai pas changé d'avis, bien au contraire, sa méprise sur la politique étrangère française actuelle -certes bien partagée- me paraît se poursuivre. En réalité, la politique étrangère de Sarkozy s'inscrit dans le droit fil du consensus post-De Gaulle dont tous les présidents de la Ve République ont été partie prenante, et n'en varie pas d'un iota dans les faits (pour les discours, c'est autre chose).

Le saviez-vous ?

J'aimerais commencer par quelques mises au point, car le débat est mal engagé : ainsi, les étiquettes « atlantistes » et « gaullistes » obscurcissent les choses plus qu'elles ne les éclairent.

Saviez-vous par exemple que la France est présente à plus de 80% dans les structures intégrées de l'Otan ? Non seulement nous ne sommes absents que du comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, mais nous avons déjà une centaine d'officiers dans les états-majors, à Norfolk (Virginie) par exemple. Nous commandons périodiquement des opérations de l'Otan, et nous sommes les meilleurs élèves de la classe sur certains aspects (transformation ; force de réaction rapide).

Peut-être, me direz-vous, mais alors, franchir ce cap, ces 20% restant, ce serait abdiquer toute volonté d'une politique française indépendante ? Pas du tout. D'abord, nous n'avons jamais quitté l'Otan, rappelons-le : l'échelon politique important c'est le CAN (Conseil de l'Atlantique Nord), lorsque les 26 ambassadeurs de l'Otan se retrouvent, et si un seul d'entre eux n'est pas d'accord, tout s'arrête : il y a 26 droits de veto, comme le montre actuellement le refus obstiné de la Grèce de faire entrer la Macédoine avec son nom.

Terminons cette mise au point avec un rappel des années Chirac : non seulement Jacques Chirac -qu'on peut difficilement taxer d'atlantisme- a proposé exactement le même retour dans le commandement militaire intégré en 1996-1997 (avec plutôt moins de conditions que Sarkozy), mais il a tellement usé de son influence politique au sein de l'Otan au moment du Kosovo qu'il en a dégoûté les Américains qui s'en sont largement détournés : c'est ce qu'on appelle « le syndrome du pont de Belgrade ».

Du coup, au moment de l'Afghanistan, ils ont répondu aux offres de service de l'Otan : surtout pas ! (avec des formules plus polies, comme « Don't call us, we'll call you »). Bref, on voit bien que l'étiquette « atlantiste », qui voulait dire quelque chose du temps du Général (quand il y avait, rappelons-le, des dizaines de milliers de soldats et des bombes nucléaires américaines sur le sol français), ne permet plus de décrire le positionnement vis-à-vis de l'Otan. On peut être en-dehors de l'Otan et avoir une politique étrangère qui prend ses ordres à Washington. On peut être dans l'Otan et conduire une politique étrangère indépendante.

Words, words, words

Pourquoi veut-on tellement voir Sarko en « atlantiste », en meilleur ami de Washington ? Pour une bonne raison et deux mauvaises. D'abord parce qu'il le dit lui-même, dans sa stratégie de rupture qui est pourtant, en politique étrangère, très surfaite. Deuxième raison : parce que les journalistes répètent ce qu'il dit sans regarder de plus près le contenu de ses politiques, ni l'histoire. Je ne dis pas ça pour Pierre Haski (euh, si, en fait, je le dis aussi pour Pierre Haski, mais gentiment), mais reconnaissons que les journalistes n'aiment rien tant que les contrastes, et ici Sarko nous offre un beau contraste : Chirac gaulliste, Sarko atlantiste… on ne va pas bouder, même si ça ne colle pas tout à fait avec la réalité.

La troisième raison, c'est que les journalistes et les observateurs ont oublié que le Chirac de 2003 (Irak) n'est ni celui de 1995-2002 (cf. supra), ni celui de 2004-2007, période pendant laquelle une remarquable réconciliation franco-américaine s'est opérée. Sarkozy a joué sur le contraste des perceptions, pas sur celui des politiques. Et, oui, il a fait des discours sur l'amitié franco-américaine et sur l'amitié franco-britannique, comme avant lui presque tous les présidents et ministres des affaires étrangères en début de mandat (à l'exception de Michel Jobert).

Ce papier est déjà beaucoup trop long, mais rappelons cette anecdote : lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque De Gaulle a assuré Dean Acheson, émissaire de Kennedy, du soutien « sans réserve » de la France parce qu'elle est son alliée, il l'a fait contre l'opinion publique française majoritaire, plutôt favorable à Cuba. Ca ne veut pas dire que De Gaulle était atlantiste, mais qu'il estimait que la France pouvait conjuguer une politique d'indépendance nationale et une solidarité avec sa « famille occidentale » quand des intérêts essentiels étaient en jeu.

L'Afghanistan

Ce qui me conduit, toutes proportions gardées, à l'Afghanistan. L'un des aspects irritants du débat actuel, c'est que parmi ceux qui s'opposent à l'envoi de troupes supplémentaires, l'argument essentiel semble être : « Parce que les Américains l'ont demandé, parce que c'est une guerre américaine ». Bref, oublions notre politique indépendante française : tout est donc décidé à Washington, il suffit de faire l'inverse de ce que font les Américains ! Ca n'est pas sérieux. Nous avons un intérêt fançais, et un intérêt européen, à ce que l'Afghanistan ne retombe pas dans le chaos de 1992-1996, ni dans les brutalités talibanes de 1996-2001.

« La solution n'est pas militaire », disent certains. Evidemment qu'elle n'est pas militaire (personne ne dit le contraire), mais elle inclut nécessairement un volet de sécurisation. Et les deux autres volets sont d'une part la (re)construction et surtout, point plus délicat mais plus important, la réintégration des Talibans dans le jeu politique, comme les Britanniques le suggèrent… mais les Américains bloquent sur ce point, assimilant Talibans et al Qaeda dans une « guerre contre le terrorisme » indistincte.

Sarko le gaullo-sarkozyste

Mais j'en reviens à l'interprétation de Pierre Haski. Le discours du 18 janvier 2008, qu'il nous engage à lire, est assurément instructif : Sarkozy y parle notamment du rôle « irremplaçable » de la France sur la scène internationale et d'un « monde multipolaire dont l'Union européenne pourrait devenir progressivement l'un des pôles les plus actifs, si seulement elle en a la volonté. » Ca sonne bien plus chiraquien qu'atlantiste à mes oreilles.

Quant à la « famille occidentale », le retour rhétorique qu'y fait la France (et qui n'est pas contradictoire, on l'a vu, avec le gaullisme) a pour but, comme le cite Pierre Haski, « d'accroître sa crédibilité, sa marge d'action, sa capacité d'influence à l'intérieur comme à l'extérieur de sa famille. » Bref, la France est solidaire, mais c'est pour mieux transcender les blocs géopolitiques (notamment en négociant avec les régimes que Washington n'aime pas : Vénézuéla, Syrie, et dans une certaine mesure Libye) : ça rappelle la posture d'un certain Général.

Plus généralement, Sarkozy considère les Etats-nations comme les unités de base du système international (comme De Gaulle), il considère que la force militaire est à la racine de la souveraineté (comme De Gaulle), il est fondamentalement dirigiste et défend les champions nationaux tout en vitupérant contre le dollar (comme De Gaulle). Surtout, Nicolas Sarkozy est un volontariste et, on ne le répétera jamais assez, un pragmatique (comme De Gaulle) et la discussion sur son supposé « atlantisme » ou son supposé « gaullisme » devrait débuter et s'achever sur ce dernier argument.

Venons-en aux faits

Mais assez de discours : des actes. En effet, je ne conteste nullement que la rhétorique sarkozienne soit « atlantiste », ou, disons, pro-américaine. En revanche, les actes sont en décalage avec ce discours, et ils comptent davantage (les signaux, la posture comptent, mais un certain temps seulement).

Comme cette réponse à Pierre Haski est déjà bien trop longue, je vais, au bénéfice de ceux qui ne sont pas encore endormis, résumer mon analyse de l'année de politique étrangère écoulée sous forme de catégories non pas sur l'axe « atlantisme-gaullisme », étiquettes dont on a vu l'inanité, mais sur l'axe « rupture conforme aux souhaits de Washington » - « continuité chiraco-gaulliste » - « rupture dans le sens inverse aux souhaits de Washington ».

Rupture conforme aux souhaits de Washington :

  • 1. Afghanistan : même si nous avons nos propres bonnes raisons de stabiliser l'Afghanistan, on peut voir la décision d'accroître nos effectifs militaires (très efficaces mais, notons-le, très peu nombreux par rapport à nos partenaires) comme une bonne nouvelle pour Washington.

Continuité chiraco-gaulliste :

  • 1. L'Iran, si l'on regarde les faits de 2002 à 2008, au-delà d'un discours plus ferme, la posture est inchangée.
  • 2. L'Irak, certes Bernard Kouchner y est allé en visite… mais ce qui serait choquant serait qu'il n'y aille pas ! Et aucun geste concret de coopération franco-américaine sur ce dossier n'a suivi.
  • 3. Israël-Palestine, pas un iota de différence (sauf peut-être cette déclaration très ferme de Bernard Kouchner sur les colonies israéliennes).
  • 4. Indépendance de l'Europe de la défense (avec plus d'enthousiasme encore pour Sarkozy).
  • 5. Rapprochement avec l'Otan, peut-être retour plus complet dans les structures militaires intégrées.
  • 6. Demande de levée de l'embargo sur les armes pour la Chine.
  • 7. Démarches sur le réchauffement climatique hostiles à Washington.

Rupture avec Jacques Chirac dans le sens inverse aux souhaits de Washington :

  • 1. Refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne
  • 2. Discussions avec la Syrie (juillet - décembre 2007)
  • 3. Inclusion du Hezbollah dans les négociations intra-libanaises
  • 4. Réception de Hugo Chavez à Paris

Je vous laisse faire la comparaison, cher Pierre.

187 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de eelisa

De eelisa

Délinquante au coin de la rue | 10H30 | 03/04/2008 | Permalien

J'ai du mal à suivre votre raisonnement, Monsieur, mais vu « d'en bas », je ne vois pas la logique de votre papier…
Une chose est sure, -vu d'en bas- c'est que si sarko avait été président au moment de la déclaration de guerre en Irak, eh bien, nous y serions jusqu'au cou ! ! ! et les morts qui vont avec !
alors savoir si sarko est pro-américain, je m'en fous ! ce qui m'importe c'est ce qu'on devient ! !

Portrait de JeanBavedeRage

à eelisa Portrait de eelisa De JeanBavedeRage

Démocrade Crétin | 10H36 | 03/04/2008 | Permalien

Parce que les french militaires ne sont jamais allés en cote d'Ivoire..

Portrait de Avril

De Avril

13H24 | 03/04/2008 | Permalien

D'autant que l'OTAN n'est qu'une option pour les Etats-Unis et seulement une option : leur armée peut se suffire à elle même (cf leur budget militaire colossal).

C'est exactement ce qui est arrivé avec la trise affaire irakienne. Les USA ont d'abord essayé d'embarquer l'ONU, puis l'OTAN, pour finalement créer une coalition anglo-saxonne flanquée de petits Etats-clients.

Portrait de Les Chats

à eelisa Portrait de eelisa De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H59 | 03/04/2008 | Permalien

Quant à la ruine du pays on est aussi sur la bonne voie. Vu le train de vie de l'Etat et cette occupation, c'est encore envers nous que les économies seront faites :
http://www.mediapart.fr/

Ce vendredi 4 avril, Nicolas Sarkozy préside le deuxième conseil de modernisation des politiques publiques. Un train de réformes sera annoncé visant à geler les dépenses. La note s'annonce lourde : 6 à 7 milliards d'économies sont attendus pour 2009.

Cette austérité n'a pas été appliquée au fonctionnement de la machine élyséenne.

Plus de 100 millions d'euros ont été dépensés en 2007 tandis que le nombre de collaborateurs vient de dépasser le cap du millier.

Portrait de citoyensly

De citoyensly

10H34 | 03/04/2008 | Permalien

Sarkozy n est pas un Gaulliste décomplexé , c est totalement faux , il est un pion qui permet a washington d » affaiblir l influence de la vieille Europe !
De gaulle avait bien compris que nous devions garder notre indépendance geopolitique , Sarkozy détruit cette tradition , notre histoire qui a cimenté la France au profit d » un désir de « servitude » au pres des etats unis.
des infos censurées sur son « oeuvre » sur http://vigicitoyen.canalblog.com/

Portrait de marie 75

à citoyensly Portrait de citoyensly De marie 75

14H10 | 03/04/2008 | Permalien

LA FRANCE … DIT SARKOL'UMP… ET LES FRANCAIS ?
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La France veut un plein retour dans l'Otan d'ici la fin 2008
jeu. avr. 3, 2008 9 : 28

par Elizabeth Pineau et Yves Clarisse

BUCAREST (Reuters) - Nicolas Sarkozy a fixé à fin 2008 l'échéance pour les décisions sur le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan en échange d'un renforcement de la défense européenne.

Le président français a exposé lors de la deuxième journée du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest ses ambitions pour cet objectif annoncé peu après son arrivée au pouvoir.

« A l'issue de la présidence française (de l'Union européenne, au deuxième semestre de 2008), le moment sera venu de conclure ce processus, et de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l'Otan », a-t-il déclaré devant ses partenaires.

La France s'est retirée de la structure intégrée de l'Alliance atlantique en 1966 sur décision du général de Gaulle et Nicolas Sarkozy s'est dit prêt à renoncer à cette exception.

Il estime que les Français, qui se sont toujours méfiés d'une alliance dominée par les Etats-Unis, sont prêts pour un changement stratégique de grande ampleur.

« L'Alliance atlantique, c'est notre alliance », a-t-il estimé selon le texte de son intervention lors de sa première participation à un sommet de l'Otan. « Les Français connaissent le rôle irremplaçable de l'Otan, qui a protégé les nations occidentales de l'hégémonie soviétique. »

RAPPROCHEMENT AVEC WASHINGTON

« Je réaffirme ici la détermination de la France à poursuivre le processus de rénovation de ses relations avec l'Otan », a-t-il dit en annonçant dans la foulée deux initiatives qui confirment sa volonté de rapprochement avec les Etats-Unis.

La France, a-t-il expliqué, enverra un bataillon - de 800 à 1.000 hommes - dans l'est de l'Afghanistan, où ils combattront à la frontière pakistano-afghane aux côtés des troupes américaines lancés dans la chasse aux taliban, doublant ainsi sa présence.

Nicolas Sarkozy a également apporté son appui au projet américain de bouclier antimissile, qui est contesté par la Russie dans la mesure où des éléments de cet outil seraient déployés en Pologne et en République tchèque.

Mais la réintégration de la France dans la structure militaire de l'Otan dépend d'un renforcement de l'Europe de la défense, qui a d'ailleurs été soutenue à Bucarest par Bush.

« C'est mon ambition. C'est ma priorité. La présidence française de l'Union européenne nous en donne l'occasion idéale », a estimé le président français en soulignant que le traité de Lisbonne, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009, donne aux Vingt-Sept de nouveaux instruments.

« Il faut que nous, les alliés et partenaires européens, nous améliorions nos capacités militaires. Ceci renforcera à la fois l'Union européenne et l'Alliance. Les deux organisations sont complémentaires et se renforcent mutuellement », a-t-il dit.

Si les décisions sont prises avant la fin de l'année, le sommet de l'Otan qui se déroulera à l'initiative de la France et de l'Allemagne en 2009 à Strasbourg et à Kehl, de part et d'autre de la frontière franco-allemande pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique, sera très symbolique.

RÉTICENCES BRITANNIQUES

Mais il reste de nombreux obstacles à surmonter, surtout les réticences britanniques sur la défense européenne.

Les Etats-Unis ne semblent en effet plus poser de problème puisque le contexte n'est plus du tout le même qu'en 1995, lorsque Jacques Chirac avait déjà exprimé la même intention. Chirac avait en effet exigé que le commandement Sud de l'Otan, basé à Naples, soit confié à un officier européen.

Les Etats-Unis s'étaient braqués puisque le commandant - américain depuis 1949 - de Naples a aussi autorité sur la VIe flotte américaine qui croise en Méditerranée.

L'autre exigence de Jacques Chirac, qui voulait créer un pilier européen de défense « autonome » de l'Otan, avait aussi suscité une opposition féroce à Washington, même si Tony Blair s'était engagé en 1998, lors du sommet franco-britannique de Saint-Malo, à renforcer l'Europe de la défense.

Paris a désormais abandonné l'idée de revendiquer Naples et Sarkozy refuse toute concurrence entre l'Europe et l'Otan. Mais, depuis Saint-Malo, les Britanniques se sont montrés peu empressés, comme en témoigne leur refus de débloquer un budget conséquent pour l'Agence européenne de la défense censée mettre en commun les projets, par exemple pour les blindés.

Ils continuent également à freiner des quatre fers sur la montée en puissance de l'embryon de « quartier général » européen chargé de piloter les opérations de maintien de la paix que les Européens mènent sans l'Otan, comme au Congo ou au Tchad.

L'actuelle structure de commandement et de contrôle ne dispose que d'une poignée d'officiers et, pour chaque opération, il faut construire une cellule que l'on démantèle ensuite.

Londres soupçonne toujours la France de vouloir créer un quartier général rival du Shape de l'Otan, ce que Paris dément.

Il faudra en outre faire de la place pour accueillir les officiers français, qui sont 120 à peine à être « insérés » - pas « intégrés » - à l'Otan, et cela se fera aux dépens des quelque 2.000 officiers dont disposent l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Enfin, la Turquie dispose d'un droit de veto sur la coopération entre l'Otan et l'UE et la position de Nicolas Sarkozy, qui estime qu'elle n'a pas sa place dans l'Union, n'est pas de nature à l'inciter à se montrer souple.

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 11H01 | 03/04/2008 | Permalien

À LA GUERRE COMME À LA GUERRE !

Alors ça y est, on y va, fusils résolus et couilles au cul ? Quelques centaines de pioupious supplémentaires jetés comme fétus de paille dans le merdier afghan. Une guerre pourtant d'ores et déjà paumée de chez paumée. Pour qui ? Pour quoi ? Par soumission flagorneuse à tonton Sam ? Par folie du désespoir et fuite éperdue en avant ? Parce que.

Si vous voulez savoir, écoutez les chercheurs à la Brookings ou ailleurs. En voilà qui argumentent, en voici qui justifient. Sous think thank US ou autres drogues durailles.

À quoi bon nous en faire puisque ce ne sont pas nos enfants qui sont appelés, mais des crétins de volontaires. C'est au moins ça de gagné. Gagné pour nos bonnes conscience, surtout. Et si loin que le bruit du canon ne couvre même pas le pépiement de nos moineaux. C'est du professionnel, du chirurgical, du propre ! Pas de traces (pas encore) dans nos deuils familiaux ou sur nos monuments aux morts.

Le fric englouti ? Bof, de toute façon, on en est arrivé à un tel point de décrépitude morale que les charognards au pouvoir se le seraient de toute façon mis dans la poche sans une once de remords, guerre ou pas. Peut-être quelques classes moyennes qui risquent de morfler, c'est vrai ! Mais une partie d'entre elles est électoralement responsable de ce qui lui tombe sur le coin de la figure. Bien fait pour eux ! Et les autres, nez bouchés mais prudemment accrochés aux derniers rideaux qu'il leur reste, ils furent si timorés et pitoyables dans leur opposition que, oui, tant pis pour eux aussi.

Amorphes, hagards, écoutons les divins « spécialistes » nous expliquer doctement et stratégiquement pourquoi nous nous sommes sans broncher laissés entraîner dans ce qu'il faut bien appeler une sale guerre. Une sale guerre où, pour une partie grandissante de la planète, nous sommes les infâmes salauds, les envahisseurs. Qui un jour, paieront forcément leurs infamies.

Ceux qui sont sans voix, par contre, ceux qui ne sont pas volontaires du tout pour la castagne, mais pourtant bien en pleine canarde, c'est les populations indigènes de là-bas, celles que nous renvoyons manu militari quand elles osent venir se réfugier dans nos havres de liberté. Mais bast, assèneront nos savants au doigt pointé, c'est des dommages collatéraux tout ça ! C'est pour leur liberté et leur vie que nous en embastillons et en tuons quelques-uns (ah, cet inoubliable « volet de sécurisation » brandit par notre « chercheur ») ! ).

Allez, mes chiens, venez ! C'est l'heure de la balade. Oublions ces sinistres causeux et les assassins. Laissons le vent du large et le crachin estomper comme ils peuvent le goût de cendres qui nous empuantit la bouche.

Portrait de 2221

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De 2221

13H26 | 03/04/2008 | Permalien

@u Yéti

Texte intéressant, mais grandiloquent dans la forme.

Je vous lis souvent et malheureusement vous semblez

coutumier du fait.

Portrait de Le Yéti

à 2221 Portrait de 2221 De Le Yéti

yetiblog.org | 14H54 | 03/04/2008 | Permalien

LA FORME ET LE FOND

Vous préférez le discours chirurgical et glacé des salauds qui sont en train de nous envoyer par le fond ?

Portrait de 2221

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De 2221

16H41 | 03/04/2008 | Permalien

Est-ce que j'ai dit ça ?

Portrait de Le Yéti

à 2221 Portrait de 2221 De Le Yéti

yetiblog.org | 17H01 | 03/04/2008 | Permalien

Non, mais vous détournez le sujet (et l'attention qu'on lui porte) par une mise en cause de pure forme et de pure inutilité. Le sujet de l'article et des commentaires, ce n'est ni le Yéti, ni son style d'expression. (Merci tout de même de me « lire souvent ». Comme quoi…)

Portrait de Le Yéti

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Le Yéti

yetiblog.org | 16H54 | 03/04/2008 | Permalien

(doublon involontaire, à effacer, SVP)

Portrait de Le Yéti

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Le Yéti

yetiblog.org | 16H43 | 03/04/2008 | Permalien

À LA GUERRE COMME À LA GUERRE !
(bis repetita)

Alors ça y est, on y va, fusils résolus et couilles au cul ? Quelques centaines de pioupious supplémentaires jetés comme fétus de paille dans le merdier afghan. Une guerre pourtant d'ores et déjà paumée de chez paumée. Pour qui ? Pour quoi ? Par soumission flagorneuse à tonton Sam ? Par folie du désespoir et fuite éperdue en avant ? Parce que.

Si vous voulez savoir, écoutez les chercheurs à la Brookings ou ailleurs. En voilà qui argumentent, en voici qui justifient. Sous thinkthank US ou autres drogues durailles.

À quoi bon nous en faire puisque ce ne sont pas nos enfants qui sont appelés, mais des crétins de volontaires. C'est au moins ça de gagné. Gagné pour nos bonnes conscience, surtout. Et si loin que le bruit du canon ne couvre même pas le pépiement de nos moineaux. C'est du professionnel, du chirurgical, du propre ! Pas de traces (pas encore) dans nos deuils familiaux ou sur nos monuments aux morts.

Le fric englouti ? Bof, de toute façon, on en est arrivé à un tel point de décrépitude morale que les charognards au pouvoir se le seraient de toute façon mis dans la poche sans une once de remords, guerre ou pas. Peut-être quelques classes moyennes qui risquent de morfler, c'est vrai ! Mais une partie d'entre elles est électoralement responsable de ce qui lui tombe sur le coin de la figure. Bien fait pour eux ! Et les autres, nez bouchés mais prudemment accrochés aux derniers rideaux qu'il leur reste, ils furent si timorés et pitoyables dans leur opposition que, oui, tant pis pour eux aussi.

Amorphes, hagards, écoutons les divins « spécialistes » nous expliquer doctement et stratégiquement pourquoi nous nous sommes sans broncher laissés entraîner dans ce qu'il faut bien appeler une sale guerre. Une sale guerre où, pour une partie grandissante de la planète, nous sommes les infâmes salauds, les envahisseurs. Qui un jour, paieront forcément leurs infamies.

Ceux qui sont sans voix, par contre, ceux qui ne sont pas volontaires du tout pour la castagne, mais pourtant bien en pleine canarde, c'est les populations indigènes de là-bas, celles que nous renvoyons manu militari quand elles osent venir se réfugier dans nos havres de liberté. Mais bast, assèneront nos savants au doigt pointé, c'est des dommages collatéraux tout ça ! C'est pour leur liberté et leur vie que nous en embastillons et en tuons quelques-uns (ah, cet inoubliable « volet de sécurisation » brandit par notre « chercheur ») ! ).

Allez, mes chiens, venez ! C'est l'heure de la balade. Oublions ces sinistres causeux et les assassins. Laissons le vent du large et le crachin estomper comme ils peuvent le goût de cendres qui nous empuantit la bouche.

Portrait de 2221

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De 2221

17H00 | 03/04/2008 | Permalien

Ah, le bis repetita… procédé parfaitement enfantin dans le cas présent qui consiste à dire : vous n'aimez pas ce que j'écris ? c'est pas grave, allez, je vous en remet une couche.

Comme d'autres alignent les virgules sur la porte des tinettes…

Portrait de Le Yéti

à 2221 Portrait de 2221 De Le Yéti

yetiblog.org | 17H18 | 03/04/2008 | Permalien

DES RONDS (ROUGES) DANS L'EAU

1/ Qui n'aime pas ? 26 votants, soit une quinzaine d'avis négatifs pour plus de 4000 visites ?

2/ J'ai déjà démontré au responsables de Rue 89 que certaines interventions négatives massives tenaient de la concertation montée (une dizaine de votes négatifs en moins de 5mn, par exemple, pour mon commentaire de 15h54 ; et cinq en 3mn pour le bis repetita… en attendant le ter car je suis patient).

3/ Comme beaucoup d'autres participants, j'ai déjà donné mon avis sur le système puérile des ronds rouges. Ce n'est pas la qualité des commentaires qui est sanctionnée, mais l'opinion émise qui est condamnée. Je ne ferme jamais l'opin,ion des autres. Et il faudra plus que ces ridicules ronds rouges ou des analyses professorales sur mon style, pour me faire taire.

Portrait de 2221

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De 2221

17H19 | 03/04/2008 | Permalien

Na ?

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H56 | 03/04/2008 | Permalien

Parce que vous imaginez un seul instant le petit Sarkozy tenir aux Etats-Unis ce genre de discours.
Les mots ont un sens, aussi ..

Elle ( la France) le dit compte tenu des avertissements que Paris a depuis longtemps multipliés à l'égard de Washington quand rien encore n'avait été commis d'irréparable. Elle le dit, enfin, avec la conviction, qu'au degré de puissance, de richesse, de rayonnement, auquel les États-Unis sont actuellement parvenus, le fait de renoncer, à leur tour, à une expédition lointaine dès lors qu'elle apparaît sans bénéfice et sans justification et de lui préférer un arrangement international organisant la paix et le développement d'une importante région du monde, n'aurait rien, en définitive, qui puisse blesser leur fierté, contrarier leur idéal et nuire à leurs intérêts. Au contraire, en prenant une voie aussi conforme au génie de l'Occident, quelle audience les États-Unis retrouveraient-ils d'un bout à l'autre du monde et quelle chance recouvrerait la paix sur place et partout ailleurs !

(Discours de Pnom Phen 1966

Portrait de Axior

De Axior

Citoyen | 10H58 | 03/04/2008 | Permalien

Excusez-moi j'm'excuse, mais sans vous demander pardon et sauf le respect que je vous dois, cher monsieur, le problème n'est pas d'appartenir ou pas à l'OTAN pour être ou pas la botte des Etats Unis , ou plutôt de Monsieur Bush le sanguinaire, ce fou furieux qui n'a pas plus de points communs avec le peuple des Etats-Unis que Sarkozy n'en a avec le peuple français.
Le problème, il est dans l'existence même de l'Otan, organisme créé pour faire face au pacte de Varsovie, dissous en 1991.
Pour ce qui est de l'envoi de troupes en Afghanistan, puisque c'est bien ça qui est à l'origine de ce débat, ne détounez pas le problème. Quel français digne de ce nom serait opposé à l'envoi de renforts humanitaires conséquent dans ce pays ? Ce que nous n'admettons pas c'est que cette décision soit prise sans aucune consultation interne, dans le plus grand secret des états majors capitalistes et nous soit servie une fois entérinée, sous la forme la plus incongrue : l'envoi de troupes dans l'Est du pays, qui n'aura pour effet que de maintenir et consolider un front meurtrier durable.

Portrait de FdT

De FdT

En pleine décroissance | 11H05 | 03/04/2008 | Permalien

C'est un poisson d'avril ? Sarko un gaulliste ? Si Chirac était très timidement gaulliste et il n'en est rien de Sarkozy.

Ce qui caractérisait De Gaulle c'était son patriotisme sincère et c'est pour cette raison qu'il abhorrait les banquiers et le monde de la finance et ces derniers le lui rendaient bien. De même de Gaulle dictait aux industriels la marche économique à suivre de la France…qu'en est-il des Chirac, Sarko et compagnie ? Ce sont les banques et les industriels qui leur dictent ce qu'il y a à faire !

Portrait de Muslim

De Muslim

Esprit Libre | 11H03 | 03/04/2008 | Permalien

La Souffrance & l'Espoir des Musulmans

Combien de morts, de crimes de guerre, de génocides doit-on subir pour que la communauté internationale se réveille et intervienne sans parti pris et sans aggraver les situations existantes qui sont dramatiques. L'injustice, la spoliation et les meurtres, en guise d'épuration ethnique ou religieuse, au su et au vu de tous, souvent orchestrés par les états pyromanes membres des Nations Unies, sont devenus des banalités, à un tel point que les traitements médiatiques sont dignes de ceux des faits divers ou des bandes d'annonces des sorties de films. Que de souffrance pour les pays musulmans comme l'Irak, la Tchétchénie, la Palestine, la Somalie, le Soudan, la Bosnie…. leur sang a-t-il moins de valeur que le pétrole de certains ? Peut-on bafouer la liberté des uns au détriment de celle des autres ? Nous apprenons à connaître ou à découvrir nos frères et nos sœurs de par le monde via les échos de leur persécution, les cris de leur souffrance et de leur désespoir face à l'immobilisme avant tout des pays musulmans, puis des occidentaux et enfin de l'ONU.

Face à l'injustice et aux dictatures que subissent les musulmans dans leur pays réciproques, régis par des gouvernements indignes et corrompus, qui malheureusement, ont leurs mentors et leurs complices dans les pays soit disant modèle de démocratie et de droit de l'Homme, les musulmans avec patience et courage prennent consciences de l'importance de l'unification de l'ensemble des pays musulmans au-delà des idéo et du nationalisme, qui nous a été inculquées de force ou par projection post-colonial.

A l'image des États-Unis, de l'Union Européen, … et de la Russie qui renforcent ou élargissent leurs unions, en quel honneur et pour quelle raison, l'ensemble des Musulmans du monde n'auraient pas le droit à une entité que l'on pourrait désigner par Union des États Musulmans (U.E.M) qui refléterait notre héritage, nos aspirations et nos ambitions. Sommes nous si différent sur le fond pour ne pas avoir le droit de rêver à un état unique ou à une fédération des pays musulmans où nous aurions réussi ; à dépasser nos clivages, à supprimer les frontières artificielles que l'on nous a imposées, avoir une monnaie unique, une défense commune et une orientation en accord avec les valeurs de l'Islam. « Les croyants ne sont que des frères » S49,V10. Si certain ont creusé et cultivé nos divergences, dans le passé, ou encore de nos jours, afin de nous ériger en ennemis entre nous, il paraît clair et évident que leurs stratégies est vouée à l'échec. Les populations Musulmanes, hommes et femmes, mais surtout les femmes, qui soufraient d'accès à l'éducation hier, sont aujourd'hui bien conscientes des manipulations, des trahisons dont nous avons souffert, tout au long de notre histoire. Leur amour pour un retour à la source, leur enthousiasme pour un ordre du juste milieu, leur sincérité dans l'unique recherche de l'agrément d'Allah et leur dévouement pour la justice sont les seules armes du futur par lequel ils retrouveront dignité et fierté. Les erreurs du passé doivent être les leçons de demain. « En vérité, Dieu ne modifie point l'état d'un peuple tant que les hommes qui le composent n'auront pas modifié ce qui est en eux mêmes » (S13,V13).

Chaque musulman doit faire preuve d'exemplarité dans sa foi, son comportement et son caractère. L'Islam doit être désiré et non imposé. La paix entre les peuples doit être notre objectif premier dans notre quête de l'unification. L'U.E.M doit être un refuge pour ceux qui aimes la liberté. Elle doit être refuge, pour les oppressés, sans aucune distinction que se soit… et elle doit être un rempare contre l'injustice de ceux qui exploitent les plus faibles dans tous les domaines social, économique… L'espoir naîtra lorsque les musulmans auront la conviction intime que notre salut passe par la voie qu'Allah nous a indiqué à travers l'ultime Prophète Muhammad (sav). « Et cramponnez vous tous ensemble à l'Anse de Dieu et ne soyez pas divisés » S3,V103. Il faut que l'altruisme de chaque musulman détrône et prime sur l'individualisme et l'égoïsme qui rongent nos cœurs et nos espoirs. « Ne vous jalousez pas, n'enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n'agissez pas avec perversité les uns à l'égard des autres, ne concluez pas d'achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères ; le musulman est frère du musulman, il ne l'opprime pas, ni ne l'abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici », et il dit ceci en montrant trois fois son Cœur… » (hadith : Abu Hurayra).

R.A
http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/
info.critique@gmail.com

Portrait de kawaayi

De kawaayi

2012??? | 11H07 | 03/04/2008 | Permalien

« Six à sept milliards d'euros. Tel est le montant des économies qu'attend le gouvernement Fillon de la mise en œuvre du train de mesures…Au-delà de la réorganisation confirmée de l'Etat au niveau central comme local, de la généralisation du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite – 35 000 postes supprimés et 500 millions d'euros d'économies la première année –, ce sont les grandes politiques d'intervention économique et sociale qui vont, cette fois-ci, être “revisitées”. Pour certaines d'entre elles à la baisse.

Elles représentent, ensemble, 464 milliards d'euros de dépenses par an, qui se répartissent de la manière suivante : 180 milliards d'euros pour la politique publique de santé, 100 milliards pour les dépenses de solidarité (handicap, dépendance, lutte contre la pauvreté et les exclusions), plus de 80 milliards d'euros pour la politique de la famille, plus de 70 milliards pour l'emploi et la formation professionnelle et plus de 34 milliards pour la politique du logement.

(cf : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/02/le-gouvernement-va-an…)

Donc…des milliards d'economies, plan de mesures…etc ! ! !

Combien cela coute une guerre ? ? une intervention ? ? des “milliers” de soldats en poste (occupation ? ? ) en terre etrangere… ? ? ?

Portrait de kawaayi

à kawaayi Portrait de kawaayi De kawaayi

2012??? | 11H51 | 03/04/2008 | Permalien

Les caisses sont vides quand il est question de faire vivre les francais avec un pouvoir d'achat decent, par contre les petits plats sont dans les grand quand il faut lecher les bottes de nos « amis“ricains et d'envoyer les ‘petits frenchies’ se faire couper en rondelles par des IEDs…

Portrait de marie 75

De marie 75

11H34 | 03/04/2008 | Permalien

Qui prononcera le 1er discours sur le 1er cercueil de soldat français tombé en Afghanistan ?
Comment justifiera-t-on cette mort ?

Cette fois ci, ceux qui partiront seront au front et non « en maintien de la sécurité ».

Signé : une mère de famille qui n'a pas de fils soldat !

Portrait de Muslim

à marie 75 Portrait de marie 75 De Muslim

Esprit Libre | 11H39 | 03/04/2008 | Permalien

tu as raison marie et encore mieux devrait demandé à sarko d'envoyer son fils aussi tu ne penses pas ?

Portrait de C. Creseveur

à marie 75 Portrait de marie 75 De C. Creseveur

D'actualité | 13H00 | 03/04/2008 | Permalien

Malheureusement, c'est déjà fait. Et il n'y a eu ni discours, ni tambour, ni trompette.

Portrait de CA Not Dead

De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 11H46 | 03/04/2008 | Permalien

Et si la politique étrangère en terme de conflits, tenait surtout des chantiers de reconstruction négociés avant-conflit ?

Farfelu ? Demandez aux amis de notre président, qui se sont bien fait avoir à la première guerre d'irak !

La guerre c'est tout-benef… Tu fais travailler ton industrie et tu te rembourses sur les ressources naturelles… Bon si ils ont pas de ressources, ils peuvent toujours vendre de la drogue !

Portrait de clive

à CA Not Dead Portrait de CA Not Dead De clive

11H56 | 03/04/2008 | Permalien

Allez puisque personne ne les prononce, je me dévoue :

-Dassault- Lagardère-

voooilaaa

Portrait de CA Not Dead

à clive Portrait de clive De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 13H25 | 03/04/2008 | Permalien

Vous en oubliez quelques uns, ils vont être vexés ! ! !

Portrait de clive

à CA Not Dead Portrait de CA Not Dead De clive

16H27 | 03/04/2008 | Permalien

Mes excuses à M. Bouygues…

Portrait de Quinine

De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 11H47 | 03/04/2008 | Permalien

Si vous trouvez que des « mises au point » s'imposent, commencez donc par celles-ci :
1) Si, la France a quitté l'OTAN, en 1967, quand de Gaulle a retiré le pays de la structure militaire intégrée de l'OTAN et a, par conséquent, demandé au SHAPE d'aller jouer ailleurs que sur le territoire français. De dépit, l'OTAN a quitté le Palais de Chaillot. La France, elle, est restée dans ce que l'on appelle souvent « l'Alliance atlantique », avec ses structures diplomatiques et scientifiques, en continuant d'assister, par exemple, aux sommets des chefs d'État et de gouvernement et aux sessions des ministres des Affaires étrangères.
2) Depuis la fin de la Guerre froide et la Déclaration de Londres (1990), l'OTAN n'a théoriquement plus de travail mais, comme tout le monde, le chômage lui répugne : aussi s'est-elle efforcée de trouver des petits boulots à droite et à gauche. Elle a commencé par sortir de sa zone d'intervention (qui se limite, toujours en théorie, au territoire de ses membres) en allant batifoler dans l'ancienne Yougoslavie, avant d'être prise de folie des grandeurs – elle se verrait bien en bras armé du gendarme du monde (à savoir, les États-Unis) – et de se mêler d'intervenir en Afghanistan (avec l'approbation du bout des lèvres de l'ONU), en Iraq… Ce long préambule pour dire que l'OTAN est une alliance éminemment, foncièrement militaire (eux disent « défensive »…) et que, malgré des ambitions politico-humanistes récemment affichées – recyclage oblige –, elle le demeure : aussi, écrire « nous ne sommes absents que du Comité des plans de défense et du Groupe des plans nucléaires » revient à écrire que la France ne participe pas à ce qui fait le fond de commerce de l'OTAN. Vos lecteurs apprécieront le « ne… que… ».
2) La présence d'officiers français dans les commandements subordonnés de l'OTAN est presque une question de « courtoisie militaire » (ça me fait tout drôle d'accoler ces deux mots) et les officiers en question sont, pour l'essentiel, des observateurs et des agents de liaison.
3) Pour ce qui est de commandants français à la tête d'opérations purement otaniennes, si vous aviez un exemple…
4) La France ne participe pas systématiquement aux exercices de l'OTAN et, lorsqu'elle le fait, elle fixe minutieusement limites et réserves et insiste toujours sur le caractère ponctuel et coïncident de sa participation.
5) « Nous sommes les meilleurs élèves de la classe » ? Y aurait-il une classe (avec un instit » américain ? ) où la France devrait faire ses preuves ? Pour ce qui est de la Force de réaction de l'OTAN, l'exemple est un peu mal choisi : a) parce que les Américains ne cessent de critiquer les faiblesses des Européens (dont les Français) en matière de transport stratégique et tactique et b) parce que la France s'est d'abord consacrée au Corps européen, créé à son initiative et à celle de l'Allemagne en 1995, et en dehors de l'OTAN : on voit ainsi à qui (ou à quoi) elle a donné la priorité.
6) Vous ne différez pas, dans votre argumentation, de ceux qui veulent à toute force envoyer des troupes françaises en Afghanistan : en gros, c'est : « Nous avons un intérêt majeur à le faire », « Il n'y a pas d'autre solution », etc. Après, c'est black-out et silence radio… Quel intérêt ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'autre solution ? Je le répète pour la énième fois : y a-t-il quelqu'un pour croire sincèrement que la présence française (ou multinationale) en Afghanistan viendra à bout du terrorisme ? Que ben Laden attend sagement qu'on le déniche au fond d'une caverne afghane ? Que, une fois les taliban éliminés (faut encore pouvoir), leurs collègues d'ici et d'ailleurs s'achèteront une paire de charentaises ? Que vous allez réellement « mettre un coup d'arrêt aux brutalités talibanes » ? Soit dit en passant, je condamne (même s'ils n'en ont rien à foutre) tous les extrémistes religieux, laïcs, moitié-moitié, etc. et leurs brutalités ; je n'ai donc pas de sympathie particulière pour les taliban. Mais vous avez pensé, si tel est votre véritable but, aller mettre un coup d'arrêt aux brutalités, chais pas, moi, israélo-palestiniennes, arméno-azéries, etc. ? Pourquoi précisément en Afghanistan ? Parce que l'Asie centrale, toute proche, devient une région géostratégique bien convoitée, ces temps-ci ?

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