
Sarkozy, le gaulliste décomplexé

J'avais eu l'occasion d'exposer mon désaccord avec Pierre Haski sur l'atlantisme illusoire de Nicolas Sarkozy : je n'ai pas changé d'avis, bien au contraire, sa méprise sur la politique étrangère française actuelle -certes bien partagée- me paraît se poursuivre. En réalité, la politique étrangère de Sarkozy s'inscrit dans le droit fil du consensus post-De Gaulle dont tous les présidents de la Ve République ont été partie prenante, et n'en varie pas d'un iota dans les faits (pour les discours, c'est autre chose).
Le saviez-vous ?
J'aimerais commencer par quelques mises au point, car le débat est mal engagé : ainsi, les étiquettes « atlantistes » et « gaullistes » obscurcissent les choses plus qu'elles ne les éclairent.
Saviez-vous par exemple que la France est présente à plus de 80% dans les structures intégrées de l'Otan ? Non seulement nous ne sommes absents que du comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, mais nous avons déjà une centaine d'officiers dans les états-majors, à Norfolk (Virginie) par exemple. Nous commandons périodiquement des opérations de l'Otan, et nous sommes les meilleurs élèves de la classe sur certains aspects (transformation ; force de réaction rapide).
Peut-être, me direz-vous, mais alors, franchir ce cap, ces 20% restant, ce serait abdiquer toute volonté d'une politique française indépendante ? Pas du tout. D'abord, nous n'avons jamais quitté l'Otan, rappelons-le : l'échelon politique important c'est le CAN (Conseil de l'Atlantique Nord), lorsque les 26 ambassadeurs de l'Otan se retrouvent, et si un seul d'entre eux n'est pas d'accord, tout s'arrête : il y a 26 droits de veto, comme le montre actuellement le refus obstiné de la Grèce de faire entrer la Macédoine avec son nom.
Terminons cette mise au point avec un rappel des années Chirac : non seulement Jacques Chirac -qu'on peut difficilement taxer d'atlantisme- a proposé exactement le même retour dans le commandement militaire intégré en 1996-1997 (avec plutôt moins de conditions que Sarkozy), mais il a tellement usé de son influence politique au sein de l'Otan au moment du Kosovo qu'il en a dégoûté les Américains qui s'en sont largement détournés : c'est ce qu'on appelle « le syndrome du pont de Belgrade ».
Du coup, au moment de l'Afghanistan, ils ont répondu aux offres de service de l'Otan : surtout pas ! (avec des formules plus polies, comme « Don't call us, we'll call you »). Bref, on voit bien que l'étiquette « atlantiste », qui voulait dire quelque chose du temps du Général (quand il y avait, rappelons-le, des dizaines de milliers de soldats et des bombes nucléaires américaines sur le sol français), ne permet plus de décrire le positionnement vis-à-vis de l'Otan. On peut être en-dehors de l'Otan et avoir une politique étrangère qui prend ses ordres à Washington. On peut être dans l'Otan et conduire une politique étrangère indépendante.
Words, words, words
Pourquoi veut-on tellement voir Sarko en « atlantiste », en meilleur ami de Washington ? Pour une bonne raison et deux mauvaises. D'abord parce qu'il le dit lui-même, dans sa stratégie de rupture qui est pourtant, en politique étrangère, très surfaite. Deuxième raison : parce que les journalistes répètent ce qu'il dit sans regarder de plus près le contenu de ses politiques, ni l'histoire. Je ne dis pas ça pour Pierre Haski (euh, si, en fait, je le dis aussi pour Pierre Haski, mais gentiment), mais reconnaissons que les journalistes n'aiment rien tant que les contrastes, et ici Sarko nous offre un beau contraste : Chirac gaulliste, Sarko atlantiste… on ne va pas bouder, même si ça ne colle pas tout à fait avec la réalité.
La troisième raison, c'est que les journalistes et les observateurs ont oublié que le Chirac de 2003 (Irak) n'est ni celui de 1995-2002 (cf. supra), ni celui de 2004-2007, période pendant laquelle une remarquable réconciliation franco-américaine s'est opérée. Sarkozy a joué sur le contraste des perceptions, pas sur celui des politiques. Et, oui, il a fait des discours sur l'amitié franco-américaine et sur l'amitié franco-britannique, comme avant lui presque tous les présidents et ministres des affaires étrangères en début de mandat (à l'exception de Michel Jobert).
Ce papier est déjà beaucoup trop long, mais rappelons cette anecdote : lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque De Gaulle a assuré Dean Acheson, émissaire de Kennedy, du soutien « sans réserve » de la France parce qu'elle est son alliée, il l'a fait contre l'opinion publique française majoritaire, plutôt favorable à Cuba. Ca ne veut pas dire que De Gaulle était atlantiste, mais qu'il estimait que la France pouvait conjuguer une politique d'indépendance nationale et une solidarité avec sa « famille occidentale » quand des intérêts essentiels étaient en jeu.
L'Afghanistan
Ce qui me conduit, toutes proportions gardées, à l'Afghanistan. L'un des aspects irritants du débat actuel, c'est que parmi ceux qui s'opposent à l'envoi de troupes supplémentaires, l'argument essentiel semble être : « Parce que les Américains l'ont demandé, parce que c'est une guerre américaine ». Bref, oublions notre politique indépendante française : tout est donc décidé à Washington, il suffit de faire l'inverse de ce que font les Américains ! Ca n'est pas sérieux. Nous avons un intérêt fançais, et un intérêt européen, à ce que l'Afghanistan ne retombe pas dans le chaos de 1992-1996, ni dans les brutalités talibanes de 1996-2001.
« La solution n'est pas militaire », disent certains. Evidemment qu'elle n'est pas militaire (personne ne dit le contraire), mais elle inclut nécessairement un volet de sécurisation. Et les deux autres volets sont d'une part la (re)construction et surtout, point plus délicat mais plus important, la réintégration des Talibans dans le jeu politique, comme les Britanniques le suggèrent… mais les Américains bloquent sur ce point, assimilant Talibans et al Qaeda dans une « guerre contre le terrorisme » indistincte.
Sarko le gaullo-sarkozyste
Mais j'en reviens à l'interprétation de Pierre Haski. Le discours du 18 janvier 2008, qu'il nous engage à lire, est assurément instructif : Sarkozy y parle notamment du rôle « irremplaçable » de la France sur la scène internationale et d'un « monde multipolaire dont l'Union européenne pourrait devenir progressivement l'un des pôles les plus actifs, si seulement elle en a la volonté. » Ca sonne bien plus chiraquien qu'atlantiste à mes oreilles.
Quant à la « famille occidentale », le retour rhétorique qu'y fait la France (et qui n'est pas contradictoire, on l'a vu, avec le gaullisme) a pour but, comme le cite Pierre Haski, « d'accroître sa crédibilité, sa marge d'action, sa capacité d'influence à l'intérieur comme à l'extérieur de sa famille. » Bref, la France est solidaire, mais c'est pour mieux transcender les blocs géopolitiques (notamment en négociant avec les régimes que Washington n'aime pas : Vénézuéla, Syrie, et dans une certaine mesure Libye) : ça rappelle la posture d'un certain Général.
Plus généralement, Sarkozy considère les Etats-nations comme les unités de base du système international (comme De Gaulle), il considère que la force militaire est à la racine de la souveraineté (comme De Gaulle), il est fondamentalement dirigiste et défend les champions nationaux tout en vitupérant contre le dollar (comme De Gaulle). Surtout, Nicolas Sarkozy est un volontariste et, on ne le répétera jamais assez, un pragmatique (comme De Gaulle) et la discussion sur son supposé « atlantisme » ou son supposé « gaullisme » devrait débuter et s'achever sur ce dernier argument.
Venons-en aux faits
Mais assez de discours : des actes. En effet, je ne conteste nullement que la rhétorique sarkozienne soit « atlantiste », ou, disons, pro-américaine. En revanche, les actes sont en décalage avec ce discours, et ils comptent davantage (les signaux, la posture comptent, mais un certain temps seulement).
Comme cette réponse à Pierre Haski est déjà bien trop longue, je vais, au bénéfice de ceux qui ne sont pas encore endormis, résumer mon analyse de l'année de politique étrangère écoulée sous forme de catégories non pas sur l'axe « atlantisme-gaullisme », étiquettes dont on a vu l'inanité, mais sur l'axe « rupture conforme aux souhaits de Washington » - « continuité chiraco-gaulliste » - « rupture dans le sens inverse aux souhaits de Washington ».
Rupture conforme aux souhaits de Washington :
- 1. Afghanistan : même si nous avons nos propres bonnes raisons de stabiliser l'Afghanistan, on peut voir la décision d'accroître nos effectifs militaires (très efficaces mais, notons-le, très peu nombreux par rapport à nos partenaires) comme une bonne nouvelle pour Washington.
Continuité chiraco-gaulliste :
- 1. L'Iran, si l'on regarde les faits de 2002 à 2008, au-delà d'un discours plus ferme, la posture est inchangée.
- 2. L'Irak, certes Bernard Kouchner y est allé en visite… mais ce qui serait choquant serait qu'il n'y aille pas ! Et aucun geste concret de coopération franco-américaine sur ce dossier n'a suivi.
- 3. Israël-Palestine, pas un iota de différence (sauf peut-être cette déclaration très ferme de Bernard Kouchner sur les colonies israéliennes).
- 4. Indépendance de l'Europe de la défense (avec plus d'enthousiasme encore pour Sarkozy).
- 5. Rapprochement avec l'Otan, peut-être retour plus complet dans les structures militaires intégrées.
- 6. Demande de levée de l'embargo sur les armes pour la Chine.
- 7. Démarches sur le réchauffement climatique hostiles à Washington.
Rupture avec Jacques Chirac dans le sens inverse aux souhaits de Washington :
- 1. Refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne
- 2. Discussions avec la Syrie (juillet - décembre 2007)
- 3. Inclusion du Hezbollah dans les négociations intra-libanaises
- 4. Réception de Hugo Chavez à Paris
Je vous laisse faire la comparaison, cher Pierre.
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► Histoire 



















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à Thiery
De JeanBavedeRage
Démocrade Crétin | 16H28 | 03/04/2008 |
Mettre au même niveau la colère d'une personne qui demande à une autre de se casser et l'emprisonnement d'un opposant chinois… faut pas charier.
« A qui appartient la Rue89 ? “ A ses propiétaires, ses financeurs ?
à JeanBavedeRage
De jac le rat
aventurier | 20H45 | 03/04/2008 |
A nous, la RUE ! ! ! !
à jac le rat
De nadagen
mouvement d'humeur | 09H05 | 04/04/2008 |
A toi, le Picon Bière ! ! ! !
De Pierre Haski
Rue89 | 14H18 | 03/04/2008 |
@Marie,
je ne comprends pas votre réaction, surtout celle de délégitimer quelqu'un parce qu'il collabore avec une « institution indépendante » américaine. Je partage le sentiment d'Arnaud Aubron (c'est normal, on bosse ensemble ! ) dont le commentaire a été refermé (comme quoi ça nous arrive à nous aussi ! ! ) : nous sommes ravis d'accueillir des opinions contradictoires. Justin Vaïsse écrit sur Rue89 depuis le début du site, et le fait que nous ne soyions pas d'accord produit justement des débats intéressants. Ce fut le cas lors du voyage de Sarkozy à Washington, c'est de nouveau le cas cette fois, avec le sommet de l'Otan. Il a voulu répondre à mon article, et je ne vais pas me géner pour répondre au sien. Si une ligne rédactionnelle c'est de rester entre gens d'accord entre eux pour s'autocongratuler, c'est un peu stérile. Un débat revigorant sur un enjeu important permet au contraire de se forger des opinions plus argumentées, c'est bon pour tout le monde. Rendez vous demain avec ma réponse à Justin Vaïsse.
à marie 75
De JeanBavedeRage
Démocrade Crétin | 16H19 | 03/04/2008 |
centre gauche…
à marie 75
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H32 | 04/04/2008 |
« Quelle est votre ligne rédactionnelle ? »
Question :
Qu'est-ce qui doit être important pour un journal ?
Qu'un truc soit conforme à la ligne ou qu'un truc soit vrai ?
Même question pour vous.
à Arnaud Aubron
De clive
11H48 | 03/04/2008 |
Faudrait voir à ne pas faire dire à vos lecteurs ce qu'ils ne disent pas…
Elle dit que la Brookings « se veut une organisation indépendante », soit le contraire des propos que vous lui attribuez…
C'est un vilain procédé, tout comme celui de la taxer à demi-mots d'antiaméricanisme, (même si vous vous êtes retenu pour le « primaire »…)
à Arnaud Aubron
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 12H01 | 03/04/2008 |
C'est aussi pour moi, votre commentaire ?
Je n'ai pas dit que l'expert était crédible ou non : j'ai dit que le Brookings était souvent cité comme référence par des organisations et des associations atlantistes et que parmi ses membres figuraient d'anciens conseillers politiques de la Maison-Blanche. « Question de point de vue » ou pas, il peut être utile de l'indiquer, non ? , ne serait-ce que pour signaler que l'article n'est pas neutre.
Pour le reste, Rue89 est à tout le monde et vous y accueillez qui vous voulez… Pas d'ostracisme !
à Quinine
De marie 75
13H10 | 03/04/2008 |
ce n'est contre l'individu qui écrit que je proteste, mais contre l'organisation auquel il dit appartenir.
Peut-être aurait-il fallu que rue 89 indique à ses lecteurs ce qu'est cette organisation.
Je n'aurais même pas ouvert le « papier » !
Mais lorsque j'ai vu ce qui était derrière (et cela sans que cela soit exprimé explicitement) … je me suis vraiment foutue en pétard.
Et j'avais passé le plus soft de ce que j'avais trouvé !
A part ça, R89 publie ce qu'elle veut, comme le site du figaro…
Moi je me sens bien Bd Beaumarchais et la Rue 89 me paraît y aboutir…
DONC … mon :
« DONC ALLEZ PORTER VOTRE BONNE PAROLE AILLEURS !
Quittez cette rue ! ! ! !
Nous sommes encore Français ! »
ne s'adressait qu'à la Brookings Institution.
J'aurais gueulé de la meme facon face à des scientologues, écrivant sous quasi anonymat.
Amitiés citoyennes d'une passante de la Rue 89
à marie 75
De Thiery
14H30 | 03/04/2008 |
« Mais lorsque j'ai vu ce qui était derrière (et cela sans que cela soit exprimé »
« J'aurais gueulé de la meme facon face à des scientologues, écrivant sous quasi anonymat »
Bon ! un peu de mauvaise foi n'es ce pas Marie ! Mais passons !
à Thiery
De marie 75
15H10 | 03/04/2008 |
J'ai bien fait de « m'énerver » car bcp, ici, devaient être comme moi. Je suppose ne pas être la seule à ignorer - jusqu'à ce jour - ce « truc américain ».
Et le fait de connaître l'origine du « locuteur » permet de mieux saisir le discours.
à marie 75
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H30 | 04/04/2008 |
Mais si vous « saisissez » tellement bien le discours, expliquez-nous pourquoi il est faux !
J'avais lu l'article de Pierre Haski auquel répond Vaisse. J'ai été assez convaincu. Normal, il dit grosso-modo ce que je pensais déjà (comme bcp ici sans doute). Il est « dans la ligne » quoi.
Je lis celui-là qui dit quasiment le contraire. Je suis surpris. Je lis, je relis et j'y trouve des arguments dont aucun (ou peu) ne me parait ni débile, ni factuellement faux, ni de mauvaise fois.
Du coup, ça m'interpelle, je m'interroge. Vous pas ?
Donc si je comprends bien, ce qui fait la vérité ou la qualité d'un discours, c'est le profil de son auteur ?
Il peut bien être scientologue, le sieur Vaisse, en l'occurrence (et je bien en l'occurrence) je m'en tape : ce que je veux savoir c'est si ce qu'il dit tient la route.
Son institution je la connais et je ne suis pas loin d'en penser la même chose que vous. Mais plutôt que cette institution, ce sont les ARGUMENTS de Vaisse que j'aimerais vous voir démolir. Remontée comme vous êtes, j'espère quand même que vous saurez mieux que moi.
à marie 75
De spookydom
Biologiste | 09H10 | 05/04/2008 |
Le Sénateur UMP de la Manche ,le Docteur vétérinaire Jean François
LEGRAND a annoncé hier qu'il ne participerait pas au débat en seconde
lecture sur les OGM ;
Grand défenseur du principe de précaution ,il a été l'objet de
nombreuses critiques au sein de son groupe dont le Président l'a averti
qu'il ne retiendrait même pas ses amendements !
Il a osé tirer la sonnette d'alarme sur le lobbying des
multinnationales de l'agro-alimentaire ; ; ; il est boulé , mis sur la
touche par son propre parti ……
Voilà comment MONSANTO ,sous nos propre yeux ,étend sa toile et
gangrenne toute la société au détriment évident de la santé publique .
Ah si les gens faisaient l'effort de comprendre que c'est beaucoup plus
important qu'une histoire d
e flamme Olympique ou autre chiffon rouge destiné à attirer l'attention
pour noyer tel ou tel poison (non ,il n'y a pas de faute d'orthographe
! ) ! ! !
à marie 75
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 15H02 | 03/04/2008 |
Sarko notre Z » héro !
C'est beau comme du veau …
Bonjour à toutes et tous,
Ca bastonne dure ici… BONNE NOUVELLE !
Bésitos
Eric Bloggeur Citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
à marie 75
De quetzal2012
enseignant précaire | 19H35 | 03/04/2008 |
Je suis bien d'accord, d'autant que si notre roi bouffon était si respectueux de l'indépendance géo-politique et economique de la France, on l'aurait sans doute vu remuer son goitre d'auto-satisfaction dans son corps de naboléon, il aurait peut-être aussi été un peu plus ferme et n'aurait pas participé au rôle d'Etat-policier (Etat-militaire ? )et de guerrier économique que se sont octroyé les Etats-Unis :
Le 14 juin 1944, lors du premier discours de Bayeux, Lorsque De Gaulle souhaite déjouer les intentions améraicaines de créer en Europe une monnaie sous leur influence ( et oui il avait évolué depui Mars 1941, de même il aurait peut-être pu tenir une ligne plus intelligente comme de gaulle à Phnom Penh…
« Elle le dit enfin, avec la conviction qu'au degré de puissance, de richesse, de rayonnement, auquel les États-Unis sont actuellement parvenus, le fait de renoncer, à leur tour, à une expédition lointaine, dès lors qu'elle apparaît sans bénéfice et sans justification, et de lui préférer un arrangement international organisant la paix et le développement d'une importante région du monde, n'aura rien, en définitive, qui puisse blesser leur fierté, contrarier leur idéal et nuire à leurs intérêts. Au contraire, en prenant une voie aussi conforme au génie de l'Occident, quelle audience les États-Unis retrouveraient-ils d'un bout du monde à l'autre et quelle chance retrouverait la paix sur place et partout ailleurs. »
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à marie 75
De Pierrrrre
21H20 | 03/04/2008 |
»….DONC ALLEZ PORTER VOTRE BONNE PAROLE AILLEURS !
Quittez cette rue ! ! ! !
Nous sommes encore Français ! …. »
==>je suis désolé,
mais être français,
ce n'est pas fatalement faire la propagande pour le terrorisme islamiste,
être français, c'est aussi se souvenir que nos alliés traditionnels nous ont sauvés de la menace fasciste,
nous ont protégés et sauvés de la menace soviétique,
et sont au front du combat de la menace islamiste.
Non, être français, ce n'est pas être complaisant avec tous ces tarés qui rèvent de faire sauter la planète,
non, ce n'est pas faire en sorte que la France abandonne ses alliés pour se lancer dans de nouvelles amitiés douteuses.
Vos amours et amitiés dévoyées,
votre aversion contre les alliances et amitiés historiques de la France,
gardez les pour vous, Marie.
à marie 75
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H02 | 04/04/2008 |
>DONC ALLEZ PORTER VOTRE BONNE PAROLE AILLEURS !
>Quittez cette rue ! ! ! !
>Nous sommes encore Français !
Je trouve le ton et la forme de votre réponse absolument inacceptable. On se croirait au Figaro (si ce n'est pire).
De deux choses l'une : soit vous pensez qu'il a raison et vous lui dites merci, soit vous pensez qu'il a tort et vous nous expliquez pourquoi.
à marie 75
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 21H36 | 07/04/2008 |
SARKO… à des années lumières du gaullisme !
Pourquoi ?
En 10 mois de règne…
SARKO omniprésent PARTOUT…
SARKO hyper « people bling bling »
SARKO hyper-actif…
SARKO hyper-mégalo…
SARKO hyper-mytho…
SARKO hyper-mystificateur…
SARKO … L'ILLUSIONNISTE !
INDECENT… HALLUCINANT… ASSEZ… STOP !
Y'A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION FRANCE ?
ARRETONS LE MASSACRE !
RAPPELLEZ-VOUS…
<< Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l'homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national. >> Charles de Gaulle
<< La clé de voûte de notre régime, c'est l'institution d'un président de la République désigné par la raison et le sentiment des Français pour être le chef de l'État et le guide de la France. >> Charles de Gaulle
Et en plus il se dit incarner les valeurs du gaullisme ! Quel culot !
En 1954, Charles de Gaulle avait fait cette déclaration qui pourrait TOUT A FAIT coller avec le régime en place actuel :
« Quelles que puissent être les intentions des hommes, l'actuel régime ne saurait produire qu'illusions et velléités. Je demande aux Français de croire que, ni directement, ni par personne interposée, je ne prends aucune part à aucune de ses combinaisons…. Le redressement national est possible. Il commencera quand sera mis un terme au système sans tête, sans âme, sans grandeur, rebâti contre moi, après la victoire, et qui, depuis, gaspille les chances de la France et les hommes qui pourraient la servir. »
Londres, 22 juin 1954 (Reuters)
La vérité, la voilà…
De Gaulle n'est pas tout à fait une légende mais quelque chose de bien plus rare : Une part de la conscience que nous avons de nous-mêmes.
Sarkozy en est à des années lumières !
J'AI MAL A LA FRANCE !
à jcb29arz
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 21H55 | 07/04/2008 |
Quelques préceptes sur la moralité politique… par ces citations de Charles de Gaulle :
« Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d'Etat. »
« L'ambition individuelle est une passion enfantine. »
« Prenez invariablement la position la plus élevée, c'est généralement la moins encombrée. »
« Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur. »
« La politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c'est d'être petit … »
« La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
« La fin de l'espoir est le commencement de la mort. »
En conclusion…
« Les Français sont des veaux. »
« Il est temps de siffler la fin de la récréation. » (Toujours de Charles de Gaulle)
AUX ARMES CITOYENS !
40 ans après Mai 68… Mai 2008 puissance 10 !
De JeanBavedeRage
Démocrade Crétin | 10H08 | 03/04/2008 |
Bon la gloriole du rayonnement irradié sur le mondialworld de la francie me cague, qu'il soit gaulliste, gaulois, humaniste, altantiste… Je ne vois pas tant de différence.
L'article est surtout un contre agrumentaire de l'idée que se font les français-e-s sur leur respublica des lumières… Les semblants gesticulatoires communicatifs autour de la politique extérieure ont plus d'intérets pour la politiques intérieures ( celui de faire croire aux frenchies qu'ils et elles ont une place particulière dans le monde, et hop renforcement du sentiment national) que d'effet sur l'extérieur.
Je parle icitte des effets des fameuses lumières, l'truc des droits de l'homme.
à JeanBavedeRage
De marie 75
10H15 | 03/04/2008 |
Baver de rage… quelle classe !
Le truc des droits de l'homme ?
Quelle richesse stylistique !
A vous entendre, on a envie de rouvrir la Bastille !
Il est vrai que jamais - Sarko ou l'UMP - ne cite, dans leur discours, le siècle des Lumières.
Et ceci est bien LEUR différence !
Monsieur le baveur, bonsoir ! ! ! ! !
à marie 75
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H36 | 04/04/2008 |
« Il est vrai que jamais - Sarko ou l'UMP - ne cite, dans leur discours, le siècle des Lumières. »
Là dessus, on est d'accord. Il aura tout repris sauf ça notre président. Ce n'est sûrement pas un hasard.
De marie 75
10H11 | 03/04/2008 |
une réponse à la gde politique atlantiste ?
tsr ch
Le no2 d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri s'en prend aux Nations Unies dans un message audio
03.04.2008 10 : 01
Le no2 d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a diffusé jeudi un nouvel enregistrement audio sur un site islamiste. L'ONU y est décrite comme l'ennemi de l'islam et des musulmans, pour avoir codifié et légitimé l'instauration d'un Etat d'Israël. Al-Zawahiri assure également que le no1 du réseau Oussama ben Laden « est en bonne santé et se porte bien ». (SWISS TXT)
à marie 75
De www.laguerredesmots.com-yannick
pays de gex | 11H00 | 03/04/2008 |
vivement qu'al qaida vienne nous libérer pour instaurer une démocratie en france : -)
De stangrof
10H21 | 03/04/2008 |
Quand ressort on les fourches et les « veuves » en place publique pour liquider les corrompus et les tratres ? Robespierre, réveille toi ! ! j'exagerre un peu mais lire un tel lavage de cerveau me fait monter la moutarde au nez.A bientôt
De marie 75
10H24 | 03/04/2008 |
A quand - sur rue 89 - d'un papier d'un « chercheur » de la CIA ?
Un sujet pour ce petit monsieur, au rapport pour son organisme :
Philippe CHOUARD, militant de RESF et depuis de nombreuses années de l'ASTI d'AIX, bien connu pour son sérieux et son dévouement a été arrêté ce mercredi soir 02/04/08 à AIX pour n'avoir pas obtempéré à un policier qui voulait lui interdire de distribuer sur la voie publique le tract d'appel à la manifestation du 5 avril. Il est en garde à vue depuis (sur ordre du procureur) au Commissariat de l'Avenue de l'EUROPE. Les avocats sont alertés. Un rassemblement pour exiger sa relaxe immédiate est organisé demain jeudi 03/04 à 8h00 devant ce même commissariat. (…)
Halte à la répression contre les militants ! La solidarité n'est pas un délit !
Merci de faire circuler l'information de toute urgence à vos correspondant-E-s.
De marie 75
10H28 | 03/04/2008 |
Impérialisme triste (cf voltaire.net.org)
La Brookings Institution, think tank des bons sentiments
La Brookings Institution est souvent présentée comme le principal think tank des démocrates. Il s'agit plutôt d'un organisme représentatif des élites modérées, favorables à une régulation économique limitée, par opposition au patronat libertarien de l'American Enterprise Institute. Désormais active en politique étrangère, elle préconise - comme les néo-conservateurs et dans les mêmes circonstances - l'usage de la force, mais pour motifs humanitaires et non par évangélisme démocratique, par devoir et non par enthousiasme conquérant. La moitié de ses chercheurs a travaillé dans le passé pour le Conseil de sécurité national ou la Maison-Blanche.
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Think tanks : la fabrique d'argumentaires
À la veille de l'entrée en guerre des États-Unis dans le premier conflit mondial, en 1916, l'homme d'affaires Robert S. Brookings et ses amis financèrent la création d'un Institut de recherches gouvernementales qui prendra peu après le nom de Brookings Institution. Persuadés que la bonne gouvernance n'est pas affaire de choix politiques, mais de qualité d'expertise, ils réunirent un groupe de six chercheurs autour du président de l'université John Hopkins et d'un professeur de sciences politiques de l'université de Princeton.
Durant la guerre, l'institut travailla pour le Conseil de défense nationale et, à la fin des hostilités, il se pencha sur la question de l'assainissement des finances fédérales. Dans les années trente, il conseille le candidat Franklin D. Roosevelt tout en critiquant durement le caractère étatique de son projet de New Deal. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Brookings planche sur le contrôle des prix et l'économie de guerre. Puis, en 1946 sur la reconstruction de l'Europe, fournissant les expertises économiques nécessaires au Plan Marshall en complément des études politiques réalisées, elles, par le Council on Foreign Relations (CFR) [1].
Dans les années cinquante et soixante, la Brookings élargit ses financements et bénéficie d'importants contrats de recherche de l'État fédéral, toujours dans le domaine des études économiques. Ses prises de position le placent au centre droit et l'identifient progressivement au Parti démocrate bien que de nombreux républicains en soient aussi membres. Par contrecoup, ses finances et son influence varient selon les alternances à la Maison-Blanche. Elle est puissante sous Kennedy et Johnson, mais l'administration Nixon refuse de renouveler ses contrats et lui ferme des portes. Elle périclite alors. Mais elle s'épanouit à nouveau sous Carter pour sombrer sous Reagan. Et renaître sous Clinton.
La Brookings aujourd'hui
Strobe TalbottEn 2002, Strobe Talbott devient le sixième président de l'institut, tandis que John L. Thornton en préside le conseil d'administration où siège Teresa Heinz. Ex-directeur du service étranger de Time Magazine, Talbott, qui fut sous-secrétaire d'État, est un homme de confiance de Bill Clinton, dont il fut le compagnon de chambre à l'université. Il a acquis une notoriété internationale en participant à la troïka [2] censée négocier avec la Yougoslavie pour empêcher la guerre, en 1999. Thornton est professeur d'économie, Pdg de Goldman Sachs. Teresa Heinz est l'épouse du sénateur John Kerry [3]. Il semble que tous les membres du Conseil d'administration, sans exception, aient été cooptés au Council on Foreign Relations.
En 1998, dans un souci consensuel, la Brookings, classée au centre droit, a conclu un accord avec l'American Enterprise Institute (AEI) [4], classé à la droite extrême, pour constituer un programme de recherche commun sur les règles fédérales de régulation économique. Ses analyses s'imposent au Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche.
La Brookings s'est progressivement ouverte aux questions internationales qui occupent aujourd'hui un tiers de son activité. Elle dispose notamment de trois groupes de travail :
Le Centre d'étude des politiques nord-asiatiques s'intéresse au Japon et à la Corée, mais est surtout un observatoire des relations simultanées des États-Unis avec la Chine et Taiwan. Il est dirigé par Richard C. Bush III, ancien directeur de l'Institut américain de Taiwan, et supervisé par J. Stapleton Roy, ancien ambassadeur en Chine et associé d'affaires d'Henry Kissinger. Parmi les chercheurs qui y travaillent, Michael O'Hanlon est devenu une star incontournable des plateaux de télévision et des auditions du Congrès. Il est notamment intarissable sur le danger nucléaire nord-coréen.
Le Centre sur les États-Unis et la France s'est élargi à des programmes de recherche sur la Turquie, la Russie et l'Italie pour devenir le Centre sur les États-Unis et l'Europe.
Philip H. GordonDirigé par Philip H. Gordon, il est surtout financé par l'État fédéral via le German Marshall Fund of the United States et par l'industriel Daimler-Chrysler. Le Centre est articulé à un programme homologue dirigé par Guillaume Parmentier à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Guillaume ParmentierIl est tout à fait bipartisan, laissant une grande place aux néo-conservateurs.
Le Centre Saban pour la politique du Moyen-Orient développe une analyse à la fois états-unienne et clairement sioniste de la région. Il est dirigé par Martin S. Indyk, ancien ambassadeur à Tel-Aviv et co-fondateur d'un think tank likoudnik, le WINEP. Il tient son nom de son mécène, le milliardaire israélien Haim Saban, co-propriétaire de Fox TV, et a été inauguré par le roi Abdallah de Jordanie.
Haim SabanIl emploie notamment Kenneth M. Pollack, auteur de l'ouvrage de référence sur le fait de savoir s'il fallait ou non faire la guerre en Irak. Écrit avant les hostilités, il posait un certain nombre de conditions qui ne furent jamais remplies. Il aurait donc pu servir de référence aux adversaires de l'attaque, mais changeant son fusil d'épaule, il devint l'intellectuel justifiant l'invasion.
En outre, des chercheurs poursuivent des programmes autonomes, comme Susan Rice, ancienne assistante de Madeleine K. Albright, qui travaille sur le danger que représentent les États faibles pour la sécurité des États-Unis. Ou Nigel Purvis qui, en lien avec le Pew Center, étudie les possibilités de conditionner l'aide et la coopération états-unienne aux pays du tiers-monde à des engagements de ceux-ci en matière écologique.
Ces activités impressionnent par leur nombre et la qualité des experts. Cependant, le Réseau Voltaire observe que ces intellectuels ont un point commun dont ils ne font jamais état : alors même que l'économie et non la politique internationale est le sujet de prédilection de l'institut, plus de la moitié des 142 chercheurs actuels auraient travaillé par le passé pour le Conseil de sécurité nationale ou la Maison-Blanche. De même, on remarque que le Conseil d'administration, composé de patrons de multinationales, laisse une large place à des compagnies comme AT&T ou Chiquita (ex-United Fruit), dont le rôle dans les opérations secrètes du Conseil de sécurité nationale est bien documenté.
En 2003, la Brookings disposait d'un portefeuille d'une valeur de 197 millions de dollars lui assurant des revenus confortables auxquels s'ajoutaient près de 10 millions de dollars de dons. Le budget de fonctionnement lui-même était de 39 millions de dollars. 275 employés travaillaient au siège de l'institut, et une quarantaine de chercheurs supplémentaires à l'extérieur. Elle a publié 27 rapports et 50 livres dans l'année.
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[1] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Voltaire, 25 juin 2004.
[2] Avec Viktor S. Chernomyrdin et Martti Ahtisaari
[3] « Militarisme : John Kerry dans le texte », Voltaire, 24 mars 2004.
[4] « L'Institut américain de l'entreprise à la Maison-Blanche », Voltaire, 21 juin 2004.
à marie 75
De Avril
13H03 | 03/04/2008 |
Très intéressant, la « fabrique d'argumentaire ». Je me posais justement la question en me disant que Vaisse nous la faisait à l'envers.
L'Otan a été créee au début de la Guerre froide en cas de confrontation militaire avec les troupes du pacte de Varsovie. La guerre froide est finie. Alors la vraie question que tout le monde devrait encore légitiment se poser est : à quoi sert encore l'OTAN ?
Au lieu de cela, nous voila à nous demander si on doit s'y relancer pour notre pays. Epatant, non ?
à Avril
De millesime
retraité | 16H04 | 03/04/2008 |
l'OTAN a été crée en 1949, et le pacte de Varsovie date de 1955… !
il est vrai qu'à l'époque on connaissait fort bien les obectifs de l'OTAN, à présent tout est archaïque sauf pour les USA qui veulent maintenir coûte que coûte leur EMPIRE
un EMPIRE ne se maintien qu'à l'aide d'un pouvoir militaire fort !
voir mon blog :
http://millesime.over-blog.com
à marie 75
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 22H52 | 03/04/2008 |
L'avant-dernier paragraphe, ce point commun, on sait le nom qu'il porte depuis Monsanto, le mouvement des revolving doors entre la FDA et le conseil d'administration very scientificool de Monsanto et le gouvernement Bush père.
Une habitude désormais.
Soit, de façon transparente car annoncée comme telle, on peut traiter ensemble directement (les industriels sous la IIIème ? Sarko aujourd'hui ? ), ou soit c'est trop grillé, alors on markète une sorte d'indépendance diffusé par le média à un public bigot.
Bref, ce n'est pas aujourd'hui qu'on pourra empêcher le prosélytisme de tel ou tel réseau d'influence. La bonne raison, y en a pas, la seule action : merci Marie.