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Chercheur à la Brookings Institution

Réponse à Pierre Haski : le pari de la défense européenne mérite d'être tenté

Cher Pierre, je suis heureux de vous accueillir sur mon blog où le lecteur trouvera déjà toute une série d'opinions contradictoires -car je ne suis pas toujours d'accord avec moi-même. Je souhaiterais d'ailleurs commencer cette réponse en soulignant les points de convergence qui existent entre nous. Un résumé des épisodes précédents est désormais disponible ci-contre à droite.

Les points sur lesquels nous sommes d'accord

D'abord, nous reconnaissons tous deux, me semble-t-il, les limites des étiquettes que l'on peut coller à tel ou tel. Ainsi, le général de Gaulle, » meilleur allié » de la crise de Cuba en 1962, n'est ni celui qui, à son arrivée en 1958, propose à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis un » concert des puissances » , un directoire à trois pour diriger l'Alliance atlantique, ni celui du discours de Phnom Penh en 1966, ni celui -à nouveau moins » gaulliste » - de 1968, au moment de la crise en Tchécoslovaquie.

Vous-même évoquez, à juste titre, » celui d'après 1967 » pour la question israélo-arabe. Bref, comme je l'indiquais dans mon texte précédent, le pragmatisme est une vertu très gaullienne… et Nicolas Sarkozy est très pragmatique, ici comme ailleurs, au péril de l'incohérence.

Deuxième point d'accord entre nous : en politique internationale -et peut-être plus encore en politique étrangère française ? -, les discours, les signaux, les symboles comptent. C'est pour cela que j'ai toujours précisé que la fidélité de Sarkozy au consensus post-De Gaulle s'observait au niveau des faits, pas des paroles. Dans ses discours, Nicolas Sarkozy sonne incontestablement comme un atlantiste, et cela n'est nullement anodin ni sans quelques effets concrets.

Ceci posé, je maintiens mon point de vue sur le gaullisme de Nicolas Sarkozy, car j'adopte la perspective de l'historien : à la fin de son mandat (ou de ses mandats s'il est réélu), et plus encore dans dix ans ou un siècle, ce sont bien plus les actes que les discours qui seront jugés et dont on fera le bilan, dossier par dossier.

Et l'on s'apercevra, si mon jugement actuel est exact, que pour avoir proclamé haut et fort son amitié avec Washington, il n'en est pas moins resté à l'intérieur des paramètres du consensus post-De Gaulle de la Ve République, à savoir la conjugaison de la solidarité atlantique et de l'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, ce qu'Hubert Védrine avait résumé dans cette formule : » Amis, alliés, pas alignés » .

Aux sources de la posture » sarkozyenne »

Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy proclame-t-il haut et fort son amitié avec l'Amérique ? D'abord parce qu'il est sincère : comme Jacques Chirac, et contrairement à De Gaulle (pour des raisons personnelles qui tenaient à ses rapports avec Franklin Roosevelt), il aime ce pays -ce que vous appelez sa » fascination de gamin » . Mais soyons sérieux : le but de Nicolas Sarkozy dans la vie n'est pas de faire plaisir à l'Amérique, c'est de laisser sa marque dans l'Histoire comme un grand président français.

De là découlent deux conséquences. D'abord, jusqu'à présent, ses déclarations d'amitié à l'Amérique ne lui ont pour ainsi dire rien coûté sur le plan électoral ou politique. Si une crise internationale survenait, et que sa cote de popularité dans les sondages n'était pas bonne, croyez-vous vraiment qu'il affronterait l'opinion publique française pour faire plaisir à Washington ? Croyez-vous qu'il sacrifierait la réforme des retraites pour l'Iran ?

Non seulement je ne le crois pas, mais je pense qu'on a déjà eu des signes en ce sens précisément sur ce dossier en août-septembre 2007 : discours très martial pour faire réussir la négociation, mais qui se révèle trop dur pour être acceptable par l'opinion, et qui est donc retiré (analyse que j'ai eu l'occasion d'exposer en détail dans ces colonnes, lire  » George Bush, Nicolas Sarkozy et le programme nucléaire iranien » , point 3).

Deuxième conséquence : sa posture repose sur un autre déterminant, un calcul dont je dois bien reconnaître qu'il est, pour l'instant, payant, mais dont on peut se demander aussi combien de temps il tiendra. En ajoutant le bénéfice situationnel de n'être pas Jacques Chirac à des proclamations hyperboliques d'amitié avec Washington, Nicolas Sarkozy s'est ouvert des marges de manoeuvre importantes non seulement aux Etats-Unis, mais également chez leurs partenaires.

Ainsi, en lieu et place d'une opposition qui n'aurait pas manqué d'être vive sous Chirac, n'a-t-il rencontré que des réserves polies à sa reprise des négociations avec la Syrie ou son inclusion du Hezbollah dans les négociations inter-libanaises. A l'inverse de Chirac, il s'est vu accorder le bénéfice du doute sur toutes ses initiatives contraires aux intérêts américains, comme l'entrée de la Turquie dans l'UE ou sa position sur la levée de l'émbargo sur les armes pour la Chine. Bref, ce que Nicolas Sarkozy a éliminé, c'est le soupçon systématique.

Le grand pari : relancer la politique de défense européenne

Mais là où cette stratégie me paraît la plus judicieuse, c'est sur la question de la défense européenne. Et là, cher Pierre, notre désaccord ne porte plus sur l'interprétation de la politique étrangère française, mais bien sur ses intérêts finaux. J'estime, pour ma part, que c'est dans mon intérêt -et dans ma responsabilité- de Français et d'Européen que de renforcer nos instruments de sécurité communs, et donc d'approfondir l'unité européenne dans ce domaine.

De votre côté, vous ne voyez » plus d'autre ambition [à la défense européenne] que d'être la filiale sur le Vieux Continent de la machine anglo-américaine » . Un tel point de vue me semble erroné ; c'est, à mon avis, un contresens. On ne se rendra pas plus indépendant des Etats-Unis sans entraîner les autres Européens dans la construction d'une Europe puissance, d'une Europe capable de défendre ses intérêts, ses idéaux et la stabilité mondiale par elle-même, en bonne intelligence avec les Etats-Unis quand c'est possible, sans eux si c'est nécessaire.

Or, une des conditions pour y parvenir, c'est de rassurer les Etats-Unis, pour qu'ils rassurent à leur tour les partenaires européens les plus méfiants de la France, sur le mode » la défense européenne ne remet pas en cause notre alliance » . C'est exactement ce qu'a fait Bush jeudi 3 avril au sommet de l'Otan, le jour même où la France et l'Allemagne faisaient bloc pour lui refuser l'octroi du MAP (Membership Action Plan) à la Géorgie et à l'Ukraine…

Et ceci a été acquis par les gestes, largement rhétoriques, de la France en direction des Etats-Unis -rappelons en effet que les 800 soldats que nous allons envoyer ne représentent que… 1,3% des troupes européennes et américaines déployées en Afghanistan. Pour être honnête, on les a largement survendus politiquement, mais c'est la beauté de la chose.

Vous vous plaignez, cher Pierre, de l'absence de » cohérence » de la politique étrangère fançaise actuelle. A vrai dire, je ne connais aucune politique étrangère de grande puissance qui soit cohérente (sauf celle de Bush en 2002-2003 : c'est donc loin d'être forcément une qualité ! ), mais il est vrai que celle de Nicolas Sarkozy ne l'est pas plus qu'une autre.

Il existe pourtant un domaine où un plan d'ensemble fort cohérent se dessine, celui de la défense européenne justement. L'idée est la suivante : rassurer les Etats-Unis, puis nos alliés européens, afin de progresser au cours de la présidence française de l'UE dans le domaine de la défense européenne (croissance des institutions de Bruxelles et notamment de l'Etat-major européen indépendant, Erasmus militaire, capacités en commun, etc.), puis européaniser davantage l'Otan par un retour complet au sein de ses structures à partir 2009.

Bref, il s'agit de préparer dès à présent les bases de la négociation avec l'administration Obama ou l'administration McCain pour cheminer autant qu'il est possible sur la voie d'une Europe plus adulte, plus forte, plus responsable.

Le problème de ce pari, c'est qu'il repose largement sur nos partenaires européens, notamment les Britanniques (qui doivent déjà sauter l'obstacle de la ratification du traité de Lisbonne) et tous ceux qui ne dépensent pas suffisamment pour assurer les tâches entreprises en commun. On ne sait pas s'ils répondront positivement à cet appel pour une Europe-puissance -rappelons que dans un récent sondage de France 24 et du Herald Tribune, 73% des Français se prononcent pour une défense européenne, ainsi que 61% des Italiens, 52% des Espagnols, mais seulement 44% des Allemands et 41% des Britanniques.

En guise de conclusion : sortir du face-à-face entre France et Etats-Unis

Au bout du compte, si l'on rejoint les structures intégrées sans vrai progrès de l'Europe de la défense, et sans renforcement du poids des Européens dans l'Otan, aura-t-on lâché la proie pour l'ombre ? Aura-t-on abandonné, comme vous l'écrivez, ce » rôle bien utile que pouvait avoir la France avec cette autonomie, cette indépendance -à bien des égards illusoire mais pas uniquement… » ?

Je n'en suis pas sûr. D'une part en raison de ce côté » illusoire » que vous soulignez, et d'autre part en raison du peu d'impact qu'aurait une réintégration sur notre capacité d'articuler une politique indépendante… et d'y associer des partenaires. Bref, je ne sais pas si c'est une bonne idée ou pas, mais ce n'est certainement pas une révolution, encore moins une révolution atlantiste.

Pour conclure cette réponse, je ne saurais trop vous engager, cher Pierre, à prendre l'initiative de poursuivre, avec Rue89, le débat sur le fond, en débattant avec d'autres observateurs de politique étrangère. Comme plusieurs commentaires l'ont fait remarquer, nous nous sommes disputés sur la caractérisation de la diplomatie française actuelle, pas sur ses finalités, et seulement indirectement sur le fait de savoir si c'est une bonne politique -pour l'Afghanistan, par exemple.

Or, je suis attristé de voir que bien souvent en France l'on ignore ces questions internationales, ou on les réduit à un face-à-face nombriliste avec les Etats-Unis, sans considérer que nous pouvons -et devons- jouer un rôle important pour que ce monde complexe soit un peu plus stable, un peu plus prospère et un peu moins sanglant.

&#9658 correction 9 avril : changement de titre (titre précédent : « le pari de l'OTAN mérite d'être tenté »). Sur l'OTAN, Justin Vaïsse « ne sait pas si c'est une bonne idée ou pas ». NDLR

47 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de ex-riverain

De ex-riverain

x | 14H48 | 06/04/2008 | Permalien

enfin bref, l´important, c´est les bombes, qu´importe l´étiquette…votre partie de ping-pong est un poil superficielle.
tactacatactacatac, boum, boum, baaaaannng, crash, tutut…

Portrait de Servais-Jean

à ex-riverain Portrait de ex-riverain De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 15H12 | 06/04/2008 | Permalien

Manque pouet-pouet

Portrait de Compte supprimé le 24 aout 2

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Compte supprimé le 24 aout 2

| 16H48 | 06/04/2008 | Permalien

Monsieur Justin Vaïsse est quelqu'un de très intelligent, mais d'une intelligence auto-suffisante.
Une intelligence qui se mord la queue.
On sent que son dialogue avec Pierre pourrait durer mille ans.
Ca doit être ce qu'on appelle un homme de conviction. : -)

Gavant.

Portrait de parousnik

De parousnik

15H14 | 06/04/2008 | Permalien

Monsieur Justin Vaïsse
Plus de 80% des français sont contre l'envoi de troupes d'agressions en Afghanistan alors il ne suffit pas de croire ni même de penser, d'ailleurs pourquoi ce bataillon n'est il pas parti avant les élections municipales ? Pourquoi Chirac avait fait révenir une parti du contingent ? NPSS n'oeuvre pas pour tous les français mais seulement pour qlqs uns… Ses sponsors fortunés qui lui ont ouvert en grands les portes des médias pendant plusieurs années pour parvenir à le faire élire…de justesse, alors aujourd'hui il leurs renvoie l'ascenceur.
De plus les raisons de l'invasion de l'Afghanistan sont caduques depuis que des preuves ont établi que les événement du 11 septembre 2001 ont été organisés par des responsables US et de plusieurs autres pays dont les services spéciaux de la Reine d'Angleterre.
Envoyez directement vos salades assaisonner de suffisance à Pierre Haski…

Portrait de Servais-Jean

à parousnik Portrait de parousnik De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 15H45 | 06/04/2008 | Permalien

Que celui qui, en France, a la bonne clef la fasse parvenir au plus vite à notre « Génie des Carpettes » qui pense, LUI avec Kouchner ( ? ) avoir la bonne clef.

Les familles des militaires qui vont partir ou qui sont en Afghanistan le remercient d'avance.

P.S. Cette annonce ne concerne pas Vaïsse. Il est hors circuit.

Portrait de thierry reboud

à parousnik Portrait de parousnik De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H46 | 06/04/2008 | Permalien

« des preuves ont établi que les événement du 11 septembre 2001 ont été organisés par des responsables US et de plusieurs autres pays »

D'habitude, vous êtes plus prudent.
Quelles PREUVES ? Pas vos indices, vos suppositions ou vos doutes : vos PREUVES.

Portrait de parousnik

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De parousnik

17H47 | 06/04/2008 | Permalien

Trop de gens sont tellement prudent qu'ils en oublient leurs responsabilités et leurs rêves…
Aucune preuve ne peut convaincre celui ou celle à qui la vérité fait peur et dérange les certitudes et les intérêts. Le négationnisme le prouve… Aussi c'est aux juges que seront présentés un jour les preuves et les faisceaux de présomptions qui accusent ceux la même qui ont fait disparaître presque toutes les preuves des projets et leurs excécutions des événements du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis… Croyez vous vraiment que toutes les traces physiques de ces événements ont disparu ?

Portrait de thierry reboud

à parousnik Portrait de parousnik De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H24 | 06/04/2008 | Permalien

Tss, tss, tss, Parousnik. Vous nous chauffez, et puis vous vous débinez ?

Vous avez écrit dans votre premier message que « des preuves ont établi que… ».
J'insiste. Quelles preuves ? Des preuves, on doit pouvoir les produire, faute de quoi cela demeure des conjectures ou (comme vous le dites) des faisceaux de présomptions.
Ou bien dois-je comprendre de ce message auquel je réponds que ces preuves que vous tenez pour acquises n'existent tout simplement pas encore ?

Portrait de Network 23

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 18H40 | 06/04/2008 | Permalien

N'est-il pas amusant de constater que Parousnik s'efforce de mettre en pleine lumière les preuves inexistantes d'un complot non moins inexistant (c'est la parousia divine ? attendons donc l'incarnation de la Vérité sur Terre ! ) alors qu'il y a tant de preuves bel et bien tangibles concernant les actions réelles de l'OTAN menées aussi bien au temps de la guerre froide qu'aujourd'hui ?

Voir par exemple l'enlèvement d'Abu Omar (Imam Rapito - http://en.wikipedia.org/wiki/Imam_Rapito), un imam égyptien à Milan, par des agents de la CIA (des mandats d'arrêts ont été émis contre eux), qui l'ont transporté par la base d'Aviano, qui est bien une base militaire de l'OTAN, avant d'être livrés aux doux services secrets égyptiens dans le cadre de la délocalisation de la torture.

S'intégrer à l'OTAN ouvertement, et non plus de façon honteuse à la Chirac (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_Base), c'est aussi participer à créer des générations de « desaparecidos » que n'aurait pas renié Pinochet & Videla (certes soutenu en sous-main par Giscard, et encore là, rien d'un complot, l'accord de coopération technique entre les militaires français et argentins, établi en 1959 et abrogé en 1981, étant bien dans les archives officielles françaises - demandez à Marie-Monique Robin la cote exacte ! )

Portrait de parousnik

à Network 23 Portrait de Network 23 De parousnik

20H40 | 06/04/2008 | Permalien

@ Network 23 | identité perdue dans mes papiers

Alors si il n'y a pas eu de complôt intérieur ou sont donc les débris du boeing 737 qui se serait éclaté entre le rez de chaussé et premier étage du Pentagone, sans toucher la pelouse avec ses reacteurs ? Et pourquoi la première préoccupation d'agents fédéraux a été de récupérer toutes les vidéos du secteur sur lesquelles il est sans doute facile d'identifier ce qui heurte le batiment et pourquoi sont ils arrivés qlqs instants seulement aprés l'explosion comme si ils avaient préparé et attendu un signal pour courir a la péche aux vidéo ?

Portrait de Network 23

à parousnik Portrait de parousnik De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 13H36 | 07/04/2008 | Permalien

J'ai un scoop pour vous, Parousnik ! Ca vous dit un peu de méta-hyper-criticisme ?

Les théories du complot à propos du 11 septembre ne sont pas soutenues par des Etats hostiles à la politique états-unienne, comme on pourrait s'y attendre, mais directement par Langley, qui compte ainsi dévier l'attention de l'opinion publique des vrais affaires de barbouzes - surtout ne pas trop parler de l'Imam Rapito, enlevé par la CIA en toute illégalité, de l'usage de phosphore blanc (arme chimique) à Falloujah en 2004 par l'armée états-unienne, du soutien de Bush au terroriste anti-castriste Luis Posada Carriles, du soutien de Washington à la tentative de coup d'Etat en 2002 contre Chavez, de la présence des Etats-Unis au Paraguay, des négociations avortées entre Washington et Téhéran, qui proposait d'arrêter de soutenir le Hezbollah en échange d'un apaisement des relations, etc. etc.

Certes, je n'ai aucune preuve pour confirmer cette instrumentalisation des théories du complot par Langley, mais vous n'en avez pas non plus pour l'infirmer, si ?

Portrait de parousnik

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De parousnik

20H04 | 06/04/2008 | Permalien

à thierry reboud | Des Peaux-Rouges criards

Ce n'est pas mon rôle de divulguer ce qui ressort d'une enquête mené par des milliers de bénévoles internationaux… Je ne pense pas que ce soit à vous de valider les preuves qui seront présenter aux juges indépendants qui un jour, bientôt, j'espère statueront. Ce que vous pensez n'est vraiment pas important dans cette affaire, alors pensez ce qu'il convient à votre suffisance ce n'est pas mon problème… J'ai lu et répondu à un autre post ou vous argumentez en reprenant les affirmations accusatrices de G.Bush. Seulement la il n'y a aucune preuve pourtant cela ne vous gêne pas. Continuez à rire des millions de morts du terrorisme occidentale, car bientôt, vous pleurerez .

Portrait de Grégory

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Grégory

11H17 | 09/04/2008 | Permalien

Il y a au moins une preuve connue : la conservation d'énergie. C'est un peu scientifique, je vous l'accorde, mais brutalement irréfutable : l'énergie cumulée du crash, de l'incendie et de l'effondrement ne suffisent pas, même de loin, à produire l'effet final : pulverisation des tours, plusieurs centimètres de poussières dans Manhattan. (je vous retrouve le lien si ça vous intéresse, mais là j'ai piscine…)

Si la physique n'est pas votre tasse de thé, il y a l'impossibilité de la tour 7, détruite on ne sais comment. C'est une preuve… pardon, une PREUVE en ce sens qu'elle démontre soit qu'on peut faire une déolition controlée en une paire d'heures, soit qu'on avait prévu sa démolition. (mais apparement, on ne peut vraiment pas faire une démolition controlée en une paire d'heures…). Je serais d'ailleurs curieux de savoir ce que votre cerveau sautillant et fertile aurait à dire là dessus ?

A part ça on espère une publication dans une revue scientifique des travaux de Steve Jones pour cette année. Travaux qui mettent en évidence les résidus d'explosifs dans les restes du WTC.

Ce ne sont pas des preuves qui manquent, c'est un procès où les présenter. Je ne connais pas les implications, mais il serait peut être effectivement temps de déposer une plainte contre X ?

Portrait de Subprime

De Subprime

15H20 | 06/04/2008 | Permalien

Bush va bientôt devoir quitter le pouvoir -- un moment attendu par à peu près le monde entier ! -- et c'est le moment choisi par le Président de la République pour envoyer des soldats français dans cette sale affaire… Cela ne servira à rien, la plupart des spécialistes le pensent -- hormis quelques Afghans morts de plus, auxquels s'ajouteront cette fois quelques Français. Quel mépris… Quelle bêtise !

Portrait de yapadebug

De yapadebug

15H29 | 06/04/2008 | Permalien

Il me semble me souvenir que le candidat Sarkozy avait promis de retirer les troupes françaises d'Afghanistan. Il me semble qu'il avait dit ça à la télé dans une émission avec Arlette Chabot.
Ai je rêvé ?

Portrait de survivant

De survivant

15H35 | 06/04/2008 | Permalien

L'opinion publique a bien saisi la stratégie américaine : < le traité de Lisbonne en est la preuve concrète. L'opinion publique a bien compris aussi que les usa, seuls, ne pourront jamais mener à bien leur main mise sur le monde en voulant imposer une pseudo démocratie sur les pays producteurs de pétrole. sarkozy tout comme les chefs d'états européens ne sont que les marionnettes de la politique américaine. Les opinions publiques mondiales y compris américaines doivent bousculer ce processus d'épuration des peuples tout comme cela a été fait avec les indiens d'Amérique.

Portrait de said sellali

De said sellali

cadre à nantes | 16H15 | 06/04/2008 | Permalien

A Justin Vaisse :
Vous faites parti d'une institution néo conservatrice sinistre (l'institut Brookings pour ne pas le nommer) qui a soutenu la désastreuse guerre en Irak, qui continue de saigner quotidiennement le peuple irakien ; votre institut n'ayant pas fait son mea culpa sur ce sujet, vos avis manquent de crédibilité.
Ensuite, votre vision occidentalo-centré ne laisse de me sidérer. En effet, selon vous ce sont aux membres occidentaux de l'Otan de gérer les affaires du monde sans demander leurs avis aux africains, aux asiatiques ou aux arabes….On se croirait revenu au 19ème siècle et à la mission civilisatrice de l'occident avec vous.
Enfin, si les américains commençait par déguerpir d'Irak et mettait tous leurs efforts sur l'Afghanistan du point de vue économique et militaire( à la marge), la situation pourrait peut être changer. Il semble toutefois, que les néo-con(s) ne semblent pas disposer à être pragmatiques et veulent la défaite de l'Otan en Afghanistan, couplé à la débandade américaine en Irak. Quand on peut toucher le fond, on y'arrive plus vite qu'on ne le pense.
UGH

Portrait de Pascal Riché

à said sellali Portrait de said sellali De Pascal Riché 7

Rue89 | 19H56 | 06/04/2008 | Permalien

La Brookings n'est pas une institution néocon (ses chercheurs sont plutôt démocrates). A ma connaissance, elle n'a pas pris de position, en tant qu'institution, sur la guerre en Irak.

Portrait de Grégory

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Grégory

16H14 | 09/04/2008 | Permalien

Je n'avais jamais entendu parler de cet institution avec ce commentaire, alors j'ai poussé un coup de google… et dans la foulée de wikipedia, qui dit ceci :

 » The New York Times has referred to the organization as liberal, liberal-centrist, and centrist »

mais aussi celà :

« Some liberals argue that despite its left-of-center reputation, Brookings foreign policy scholars have been overly supportive of Bush administration policies abroad.[4][5] The Atlantic's Matthew Yglesias, for example, has pointed out that Brookings » Michael O'Hanlon frequently agrees with—and appears on stage with—scholars from conservative organizations such as the American Enterprise Institute, The Weekly Standard, and the Project for a New American Century. »

Apparament donc personne ne dit de complète inéptie et le cas de la Brookings n'est pas tranché - mais on peut probablement dire la même chose de beaucoup d'entités politiques US (et pas que US…).

Je précise juste que pour moi néo con n'est pas ancré exclusivement aux républicains. Certains démocrates endosseraient volontiers le titre s'il était prestigieux… Et beaucoup de neo cons ont eux une periode très (très) à gauche.

Portrait de Network 23

De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 16H35 | 06/04/2008 | Permalien

Si la France réintègre l'OTAN, dont l'histoire reste à faire (notamment à propos du réseau Gladio, à laquelle la France semble bien avoir participé, ainsi qu'à propos de la participation, sous Chirac, à la « guerre contre le terrorisme », via l'instauration de l'Alliance Base près de l'Ecole militaire), le moindre serait effectivement d'abroger la règle selon laquelle le commandement du SACEUR reviendrait à un Américain, et son vice-commandement à un Britannique.

Sans cela, comment croire que la France pourrait faire vivre une option alternative en s'intégrant au commandement militaire, évolution déjà symboliquement amorcée par la présence de quelques officiers au QG de Mons, en Belgique ?

La majorité de l'armée française considère, selon le journaliste Jean Guisnel, que l'arme nucléaire française, qui n'est pas faite pour être utilisée mais pour parler fort (serait-ce l'inverse de la doctrine Roosevelt, « talk softly with a big stick » ? ), est trop coûteuse, et qu'il serait donc avantageux pour Paris d'abandonner de coûteux programmes de recherche au profit d'un armement « conventionnel » (l'uranium « appauvri » et le phosphore blanc rentrent-ils dans ces catégories ? ), laissant à l'Oncle Sam le soin d'assurer le « parapluie » nucléaire (drôle de paratonnerre ! ).

Guisnel pouvait écrire il y a peu :

« La dissuasion du “faible au fort” a donc progressivement évolué (…) vers une doctrine dite “du fort au fou”, alors même que la réalité impose de constater que le nucléaire ne dissuade que du nucléaire. Car si Oussama Ben Laden n'a pas craint de s'en prendre aux Etats-Unis (…) c'est bien qu'il n'en a pas été dissuadé par l'arsenal américain…

“Pour cette raison, parmi d'autres, la réduction de l'arsenal nucléaire national sera à tout le moins discutée par le président de la République en 2007. Ce ne sont pourtant pas les forces politiques françaises, ou la société civile, qui l'y pousseront : la légitimité de la bombe française est peu contestée (…)

A droite, l'essayiste aronien Nicolas Baverez s'est fait une spécialité de cette contestation, à laquelle le président de l'UMP Nicolas Sarkozy ne serait pas insensible. Au risque de rompre le lien avec la légitimité gaulliste dont il se revendique, Nicolas Sarkozy serait même prêt, s'il était élu (…), à jeter à la ferraille une partie de l'arsenal nucléaire français. Mais le conditionnel est de rigueur, car il a soigneusement évité de s'exprimer sur le sujet. A droite, Nicolas Baverez est aussi seul que [Paul] Quilès l'est à gauche…”

Depuis ces lignes, écrites en 2006 (Jean Guisnel, “La force de frappe, diamant noir de la Ve République”, p.224 in Histoire secrète de la Ve République (dir. Roger Faligot & Jean Guisnel), La Découverte, 2006, 2007), Sarkozy semble avoir opté pour la vente du nucléaire à l'étranger et la prolifération.

Qu'en pensez-vous ?

Portrait de Gotch

à Network 23 Portrait de Network 23 De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 02H38 | 07/04/2008 | Permalien

Vous citez Guisnel,
 »« La dissuasion du “faible au fort” a donc progressivement évolué (…) vers une doctrine dite “du fort au fou”, alors même que la réalité impose de constater que le nucléaire ne dissuade que du nucléaire. Car si Oussama Ben Laden n'a pas craint de s'en prendre aux Etats-Unis (…) c'est bien qu'il n'en a pas été dissuadé par l'arsenal américain… »

mais pour ma part je pense devoir rectifier « du fort au fou », oui, mais dans le sens où le fou serait selon moi celui qui s'est si imprudemment aventuré en Irak. Dans cette stratégie-là, la force de dissuasion française a encore son mot à dire. Je ne fais aucune confiance envers le trublion qui hante actuellement les couloirs de la Maison-Blanche, il a encore le temps de commettre l'irréparable. Si McCain est élu, on se retrouve dans une situation assez comparable. Donc, réduire notre force, ce n'est pas le bon moment pour le faire, certainement pas.

Portrait de Network 23

à Gotch Portrait de Gotch De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 11H52 | 07/04/2008 | Permalien

Etes-vous en train de dire que l'arme nucléaire française serait une forme de dissuasion à l'égard… des Etats-Unis ?

Je savais que les rapports franco-américains n'étaient pas simples, mais qu'ils se soient envenimés à ce point, c'est une information capitale qu'il faut absolument faire parvenir aux oreilles de nos élites !

Plus sérieusement, Guisnel reprend ici les analyses de nombreux militaires français : le nucléaire militaire coûte cher, très cher, pour une arme qu'on ne peut pas utiliser effectivement, mais qui sert seulement à donner une stature internationale. Cela avait un sens à l'époque de De Gaulle, qui a ainsi pu affirmer une certaine indépendance de la France, mais aujourd'hui ? Du point de vue strictement militaire, ne vaut-il pas mieux investir dans un armement plus efficace sur le terrain ? On n'a - heureusement - pas le même budget pour la Défense que le Pentagone, qui peut faire les deux à la fois.

Enfin, du point de vue d'un civil, riverain de plus, franchement, si on faisait des économies dans le budget de la Défense, ça permettrait d'avoir une éducation, une recherche, une santé, et une économie en meilleure forme !

Le Japon & l'Allemagne s'en sortent très bien, voire mieux que nous, parce qu'ils ne gaspillent pas d'argent à jouer aux soldats de plomb - le jeu préféré de Frédéric le Grand, mais ça c'est un autre sujet… Quoique : ce n'est pas pour rien que Guisnel intitule l'article « le diamant noir de la Ve République », et le termine ainsi :

« Le Parlement ne disant pas non plus un seul mot, le fait est là : le trône édifié par Charles de Gaulle est occupé par ses successeurs selon ses voeux. La bombe atomique demeure bien le diamant noir de la Ve République. Qui possède ce fétiche demeure intouchable. »

On pourrait gloser sur la nature de ce fétiche. Mais surtout : et si la bombe française ne servait pas tant à asseoir la position internationale de la France, que celle du Président de la République en France ? Dissuasion de l'Elysée au Palais Bourbon ?

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 17H15 | 06/04/2008 | Permalien

On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

Emmanuel Todd
http://www.marianne2.fr/Emmanuel-Todd-Si-la-France-devient-le-caniche-de…

Portrait de Network 23

à Numerosix Portrait de Numerosix De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 18H26 | 06/04/2008 | Permalien

Je ne sais pas si Todd a raison d'assimiler l'intégration à l'OTAN & l'envoi de troupes en Afghanistan avec l'alignement sur une idéologie occidentaliste (proche - il ne le dit pas - de ce qu'avait théorisé le GRECE d'Alain de Benoist dans les années 80, avant que Huntington ne fasse parler du « clash des civilisations », idée reprise par le discours de Dakar qui assimile « l'Afrique » - laquelle ? quelles Afriques ? - à une civilisation « sans histoire »).

L'OTAN semble davantage être une police du monde (celle-là ? http://www.teamamerica.com/), ou de l'Empire (Toni Negri), que d'une quelconque « civilisation ». Non seulement elle inclut la Turquie, sans compter les multiples accords bilatéraux passés entre l'OTAN et divers pays, dont la Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Kirghizstan - ces 3 derniers pays ont abrité de nombreuses centres de détention et de torture de la CIA, utilisé dans le cadre des procédures d'extraordinary rendition -, mais en plus elle faisait partie, à l'origine, d'un complexe d'alliances visant à poursuivre la stratégie de containment et de « cordon sanitaire » adopté à l'égard de l'URSS dès les années 1920 (André Fontaine, Histoire de la guerre froide) : OTASE, ANZUS, Pacte de Bagdad, etc.

Le contexte international a changé ; l'OTAN, désormais, n'est-ce pas la police de l'Empire (forme politique globale, qui désigne entre autres l'imbrication des Etats et des organisations internationales - et non les seuls Etats-Unis, l » « empire américain » n'étant rien sans ses alliés actifs, qui ne sont pas de simple vassaux) qu'on envoie contre les « Etats-voyous » ? Or, la Corée du Nord, ou la Birmanie (certes docile à l'ordre multinational de Total & co) n'ont rien à voir avec le « monde musulman ».

Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H11 | 06/04/2008 | Permalien

Vous écrivez, Julien Vaisse « Nicolas Sarkozy est très pragmatique, ici comme ailleurs, au péril de l'incohérence » et, au bout du compte […] « ce sont bien plus les actes que les discours qui seront jugés et dont on fera le bilan, dossier par dossier. »

C'est bien, entre autres choses, ce que l'on peut reprocher à NS.

Tenir des discours pragmatiques permettant d'être élu de manière on ne peut plus pragmatique, puis agir en toute incohérence avec ce qui a été dit au nom de ce même pragmatisme.
Dit autrement : pour entrer en politique il faut être élu. Pour être élu il faut convaincre en disant ce que l'on va faire. Une fois élu on n'est pas obligé de faire ce que l'on a dit. Et une fois que l'on a fait ce que l'on n'a pas forcément dit on peut toujours expliquer que c'est du pragmatisme.
Ceci constitue pour moi un acte qui sera apprécié comme il se doit. Du moins je l'espère. Car il ressemble bigrement à une imposture.

Portrait de Network 23

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 19H31 | 06/04/2008 | Permalien

Pour être élu, il faut persuader, flatter ceux qui créent les courants d'opinion.

C'est en se donnant une image de libéral pur et dur, au plan économique, et de père autoritaire, au niveau social, que Sarkozy a réussi à faire gober à des millions de Français-e-s son discours empreint d'idéologie libérale et sécuritaire.

Heureusement qu'il est, comme tout politique, plus pragmatique que peuvent n'en donner l'image de quelques discours à forte teneur idéologique (discours de Dakar, contredit par le discours de Johannesburg, dirigisme économique très fort dans ses velléités d'imposer aux médecins libéraux le lieu de leur installation, etc.). Malheureusement pour nous, nous ne savons pas être aussi pragmatiques, nous allier sur des points de faits afin de créer des convergences, au lieu de nous perdre en controverses stériles.

Mais derrière ce pragmatisme & cette « incohérence » de Sarkozy, qui manie les discours contradictoires selon l'auditoire, le temps et le lieu, il y a bien une cohérence idéologique fondamentale : derrière l'homme Sarkozy, une machine alimentée depuis des années, qui vise à remodeler nos sociétés selon un projet néolibéral, qui se satisfait tout à fait d'un interventionnisme très fort de l'Etat (voir l'interventionnisme de la Banque fédérale américaine, le budget public alloué à la recherche par le Pentagone et l'Etat fédéral états-unien, etc.), ainsi que d'une idéologie autoritariste puisant ses sources dans des pseudo-théories criminologistes rappelant Lombroso & son invention d'un « criminel-né ». Il y a bien un foyer de cohérence derrière l'action de l'individu Sarkozy, aux observateurs attentifs et aux analystes véritables de reconstituer les structures qui guident son action, derrière le cinéma je-vais-à-Disneyland-et-ensuite-chez-la-reine-d'Angleterre-après-avoir-invité-
l'acteur-bédouin-à-discuter-infirmières-et-uranium…

Portrait de léo solo

De léo solo

20H49 | 06/04/2008 | Permalien

le pari de l'Otan mérite d'être tenté

et le pari de la Paix, ça vous dit ?

désarmement, tnp, etc…

Portrait de Gotch

à léo solo Portrait de léo solo De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 08H24 | 07/04/2008 | Permalien

Si vis pacem…. »

L'OTAN est une très grosse bêtise. Y adhérer volontairement maintenant, encore plus. Il ne faut plus d'OTAN, plus d'adhésion, et une Europe qui se défie tout autant de son « ami » d'outre-Atlantique que de toute autre source d'ennuis géopolitiques.

Portrait de Network 23

à Gotch Portrait de Gotch De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 11H57 | 07/04/2008 | Permalien

Pour le coup je suis d'accord avec vous !

Mais vu l'alliance de fait qui existe entre Paris et Washington, malgré certaines tensions et divergences ; vu l'inclusion de la France dans l'OTAN - qui s'est, en 1966, seulement retiré du commandement intégré, rappelons-le… - je pense tout de même qu'il est erroné de lire le débat « pour ou contre l'OTAN » en seuls termes « atlantisme ou indépendance ». Cela joue, mais on peut très bien être en-dehors du commandement intégré de l'OTAN, et participer de très près, par exemple, à la « guerre contre le terrorisme » de Bush. Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_Base : un « détail » qui met à mal les versions qui opposeraient la France & les Etats-Unis. Selon un responsable des services américains, les services français seraient même les meilleurs alliés de Washington - et Langley ! C'est dire…

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