
Pourquoi ces tueries ont-elles lieu surtout aux Etats-Unis ?
Un ex-étudiant de la Northern Illinois University, sur le campus de Delkab, a ouvert le feu jeudi dans un amphithéâtre, tuant cinq étudiants et en blessant 16 avant de se donner la mort. En avril 2007, après la tuerie de Virginia Tech (et avant le lancement de Rue89), Justin Vaïsse nous avait adressé la réflexion suivante sur les phénomènes de tueries aux Etats-Unis.
« Pourquoi de telles tueries n'ont-elles lieu qu'aux Etats-Unis ? “, s'interroge-t-on de nouveau.
Dans cette affaire, comme dans beaucoup d'autres, je suis un déterministe des moyens : je pense que ce sont les moyens qui déterminent les fins, et non l'inverse. Je pense que l'outil dont quelqu'un dispose conditionne sa vision du monde et ses actions possibles -à travers ses projections, son imaginaire. Je pense que l'administration Bush a envahi l'Irak parce qu'elle le pouvait. Je pense que c'est la disponibilité des armes à feu qui prédispose à des tueries de ce genre, avec évidemment toutes sortes d'effets induits qui se renforcent avec le temps, comme les phénomènes d'imitation voire d'émulation (en France, on connaît ça avec les profanations de cimetières et les incidents racistes ou antisémites).
Moi qui suis si mauvais cinéphile, je vais prendre deux illustrations tirées du cinéma.
A un moment d'Arizona Dream, le film d'Emir Kusturica de 1993, Johnny Depp, découvrant un long pistolet qu'il tient dans ses mains, dit quelque chose comme : ‘Quand un flingue apparaît dans la première partie d'une histoire, quelqu'un finit toujours par s'en servir dans la seconde partie.’
Mon deuxième exemple : dans ‘Le Couperet’, de Costa-Gavras (2005), José Garcia joue le rôle de ce cadre supérieur au chômage qui élimine (physiquement) ses concurrents potentiels pour retrouver un travail. Ce qui m'intéresse dans ce cas, ça n'est pas l'arme qu'il utilise -un pistolet allemand de la Seconde Guerre mondiale, trouvée dans les malles de son père- mais la réponse que lui font deux personnes, un garagiste et le cadre sup” qu'il souhaite précisément remplacer, à qui il demande comment ils réagiraient en cas de licenciement : tous deux affirment sans hésiter qu'ils monteront à l'étage de la direction et flingueront tout le monde (José Garcia, lui, pense qu'ils feraient mieux de flinguer leurs concurrents pour conserver leur poste…).
Evidemment, quand on dispose d'un pistolet mitrailleur, parce qu'il est en vente libre dans une foire aux armes, ce genre de paroles en l'air est beaucoup moins éloigné de la réalité que lorsqu'on ne dispose que d'un vieux fusil de chasse (ça marche aussi très bien, mais ça n'incite pas à zigouiller 30 personnes).
Plus sérieusement, la singularité des États-Unis à cet égard est un objet d'étude passionnant : je recommande la lecture de l'article de Didier Combeau, “Une démocratie à l'épreuve des balles ? ‘, dans la revue Le Débat n°143 de janvier-février 2007 (p. 139-149). Didier Combeau a fait sa thèse sur la question du contrôle des armes à feu aux États-Unis de 1911 à 2000, dans les Etats de New York et du Texas. Après avoir rappelé la longue liste des déterminants culturels et historiques habituellement invoqués -l'héritage de la frontière’ et du monde des cow-boys ; le caractère sacré de la liberté individuelle (même si les pouvoirs publics peuvent très bien réguler la consommation d'alcool ou les pratiques sexuelles par exemple, ajoute-t-il) ; l'influence du lobby des armes ; le second amendement à la constitution ; etc.- il insiste sur les deux assises idéologiques profondes de la légitimité de porter des armes : le droit à l'insurrection et le droit à l'autodéfense. Dans le débat, ce sont là deux armes de choix, si j'ose dire.
Mon passage préféré, c'est lorsqu'il explique la différence culturelle d'approche du concept d'autodéfense, qui nous semble beaucoup moins désirable à nous Français qu'aux Américains, chez qui la coupure entre intérêts particuliers et intérêt collectifs n'est pas aussi nette -en se défendant, on apporte son concours au bien public tel qu'il est conçu outre-Atlantique… ‘Ainsi, tout au contraire d'un acte d'égoïsme suprême, le fait de s'armer peut-il être conçu comme une forme d'engagement citoyen.’ Vivement qu'il publie sa thèse ! ► Titre modifié le 16/02/2008 à 02h50 : suppression de ‘ne…que’, sur une remarque d'un internaute.
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► Histoire 




















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à Tyb
De machinchose
19H18 | 16/02/2008 |
ça n'est pas tout à fait vrai. Oprah a tout de même proposé dans son truc de lecture (en terme d'influence Pivot peut se coucher) le magnifique Middlesex ce qui n'est pas exactement une bluette bushiste. Quand leo di caprio fait son docu sur l'écologie c'est peut être naïf, tout ce qu'on veut mais on a pas beaucoup d'équivalent chez nous. Chez nous c'est plutôt clavier qui appelle à voter Sarkozy. La culture aux USA est paradoxale.
J'ai passé des heures à chercher à acheter des disques et des livres au milieu de l'Arizona… impossible. Paysage culturel devasté. Mais j'ai adoré me ballader à Santa Cruz avec ses magasins de disques comme il n'en existe presque plus en france et ses librairies.
La contestation est une part incontournable de la culture américaine. c'est de moins en moins vrai en europe et surtout en France.
J'aime profondément l'amérique pour tous ses paradoxes. Sarkozy est l'archétype du type qui ne la connait pas. (chirac la connaissait pour y avoir vécu) Sarkozy est inculte et il la réduit au fric et à ce qu'elle a de pire qu'il y adore.
Les meilleures séries américaines sont audacieuses ambitieuses, West wing est inimaginable en France, ça cartonnait aux usa, idem pour 6 feet under, merveille absolue qui par sa liberté de ton, son audace, son originalité n'aurait jamais trouvé le moindre centime en France.
L'amérique n'est pas QUE Fox News et Bush.
De nathalie.ohana
(tant de choses) | 07H11 | 16/02/2008 |
Pourquoi plus aux Etats-Unis qu'ailleurs ? Ce pays nous a habitué au meilleur comme au pire. C'est dans ce pays que le concept de libertés individuelles est peut-être le plus fort, mais hélas pas celui de responsabilité. Voilà ce que donne la liberté sans responsabilité…
De Sinouhé
05H24 | 17/02/2008 |
Bon jour
Tout peut être dit a ce propos, La seule chose qui me semble valable c'est que cela illustre le début d'une crise très grave qui ne tardera pas a ébranlé toute la société Américaine et a terme l'Europe qui elle aussi fonce droit au mur .
Ces la fin d'une civilisation, la négation de l'individu pour ce qu'il est, car le pivot de ce que propose la société américaine a ceux qui la compose est la valeurs établi en fonction de leurs rendement pareil a ce que l'on demanderai a une machine.
Une machine toujours plus performante….
La performance s'exprime ici par la qualité du massacre quand l'individu sensible est face a l'impuissance de sa propre existence.
L'individu s'engage froidement dans l'horreur et met fin a sa vie sur terre comme acte ultime de refus il s'agit d'un acte de guerre plus que de démence.
Il y a là un parallèle avec ces jeunes terroriste qui se font explosé au milieu des foules.
A chacun on promet une place au paradis et 50 vierges…
Ici le carnage débouche sur le car d'heure de célébrité, l'existence par le crime, par l'horreur, ces finalement ce qui est soumis de façon permanente a la vision des plus jeunes a travers la TV, la confusion s'installe le délire est proche. Cher les terroristes , l'individu est l'instrument de dieu, ici ces l'idée de la réussite sociale a n'importe quel prix.
Cette confusion est a craindre un peu partout…En Europe aussi des massacres vont se produire .Ils ont déjà commencés….
Ces l'ultime alternative d'individus rendu malade par les rouages monstrueux d'une société en pleine dérive qui n'a d'autre morale que celle du mensonge de l'apparence et du profit.
Peut importe si les armes a feu en vente libre sont en cause pour les états Unis, ici ou là ce sera par d'autre moyen que l'horreur s'exprimera. Les nouvelles générations sont malade car leurs avenir est compromis, le modèle imposé est pervers et démoniaque. Il engendre de fait l'horreur et la perversité.
Préparons nous a le vivre, mais organisons nous pour lutté, car tout cela n'est que l'écho des horreurs que nos pays organise ailleurs dans d'autre pays qui avant nous vivais en paix.
Au président je dit : Ce souvenir des horreurs passé ces bien, mais attention aux horreurs a venir car chacune des paroles prononcé actuellement nous y conduit.
De Ehim
ehim.over-blog.com | 09H21 | 16/02/2008 |
Le vrai problème est que les Américains sont le seul peuple à être passé de la Préhistoire à la décadence sans passer par la civilisation.
Et leur comportement, qu'il soit individuel, ou collectif en tant que nation, montre que ce peuple violent et les individus qui le composent n'ont qu'une seule règle : toujours tirer le premier. Leur Président lui-même s'en fait une ligne de conduite avec son concept de « guerre préventive ».
Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que leurs jeunes soient incapables de supporter les frustrations et les compensent par la violence.
Un peuple d'enfants gâtés dirigé par des adultes immatures ne peut pas produire autre chose.
http://ehim.over-blog.com
à Ehim
De Alain Provist
18H07 | 16/02/2008 |
La citation exacte est, me semble-t-il : « Les États-Unis sont le seul pays à être passé de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation » et elle est d'Albert Einstein. C'est un point de vue qui ne manque pas d'exemples pour l'étayer mais n'est-il pas dangereux de généraliser ainsi et de tomber dans les stéréotypes qui sont eux-mêmes porteurs d'intolérance et de violence. « Les Français sont romantiques… les Italiens sont dragueurs… les Allemands sont obéissants… ». Je dis cela uniquement pour faire avancer ce débat fort intéressant et sans aucune agressivité.
De Schtroumpf perplexe
physicien | 09H31 | 16/02/2008 |
Je connais une personne qui a été assassinée sur un campus américain dans une semblable tuerie. Cela n'a pas fait la une des journaux en France, malgré septs morts et une femme handicapée à vie.
L'auteur de la tuerie a eu un comportement correspondant au « stéréotype » de ces macabres histoires : il a prémédité son acte ; il s'est entrainé deux mois avant de commettre son massacre ; il a agi avec « sang froid » selon un plan bien conçu ; les gens qu'il a tué figuraient sur une liste déterminée à l'avance ; il s'est suicidé quand il a jugé qu'il avait terminé.
Il a agi dans une petite ville (universitaire) perdue en pleine campagne.
Il a évidement profité de la facilité qu'on a en Amérique de se procurer des armes automatiques. (C'est impossible en France, à moins d'être dans un gang, mais c'est un autre contexte.)
Cela dit, il ne connaissait la culture américaine que depuis trois ou quatre ans, puisqu'il avait été élevé à Pékin. C'était un étudiant extrêmement brillant, bien intégré dans sa nouvelle vie, avec des amis etc. Quand je dis qu'il était brillant : c'était le meilleur du campus. Les gens qui ont été assassinés sont ceux qui, une seule fois, l'avaient classé second à un concours. Il a aussi tué son rival (chinois également), et il a tiré sur une secrétaire qui bloquait la porte d'une de ses victimes désignées.
Quand je discute avec des collègues de cette université, je n'ai pas l'impression de faire face à une civilisation décadente, loin de là.
Le seul truc qui frappe mes camarades français qui ont travaillé là-bas, c'est que la ville est un peu ennuyeuse.
Je n'ai aucune explication, mais j'ai du mal à croire à une spécificité culturelle américaine. Mais je crois que passer à l'acte est plus facile là-bas. Se faire livrer les outils d'un massacre par la poste (cf le film de Gus Van Sant) ou se les procurer au coin de la rue, ca n'est quand même pas une aide négligeable.
Bien sûr, on peut tuer dix ou trente personnes autrement (poison etc.) mais c'est plus compliqué, et on ne contrôle pas bien qui on tue, et qui on ne tue pas. Je pense que dans un passage à l'acte, tout compte. Avec ce dont ce type disposait aux USA, ce qu'il a fait était facile. La seule vraie difficulté dans un massacre (armé dans un endroit où les gens viennent pour étudier), s'est qu'il faut se suicider quand on a fini.
D'une façon générale, je pense que quand un acte est possible, des gens le commettent. Ils le font d'autant plus que c'est facile.
Je crois aussi à l'effet de l'émulation. Pour être plus précis, je crois que ceux qui expriment pour la première fois une idée d'acte pervers (pour exorciser leurs démons, ou simplement pour distraire) et ceux qui l'accomplissent ne sont généralement pas les mêmes. Il y a les « créatifs » et les « actifs ». Les actifs ne cherchent pas nécessairement la complication, ils agissent d'autant plus souvent que l'acte est facile à executer.
De Emmanuel1
09H41 | 16/02/2008 |
Certains commentaires disent : « une personne vraiment determinee a se procurer une arme en France pourrait le faire aussi, par consequent la libre disponibilite des armes a feu n'est pas l'explication ». Ce raisonnement est completement fallacieux. Il est evidement possible de se procurer des armes en France, mais c'est beaucoup beaucoup plus difficile. Entre le francais moyen, qui n'a jamais touche une arme a feu, qui ne saurait meme pas s'en servir, qui n'a aucun contact avec la maffia locale et qui n'a aucune idee ou s'adresser, et l'americain moyen, qui possede deja une ou plusieurs armes a feu, qui s'est deja entraine a tirer avec pour s'amuser, et pour lequel ce n'est pas un objet tabou, il est evident que le chemin a parcourir, tant d'un poit de vue pratique que d'un point de vue psychologique, est beaucoup plus long pour le francais que pour l'americain.
à Emmanuel1
De sushi_destroy
19H53 | 16/02/2008 |
tout à fait d'accord. L'honnête citoyen français ne peut avoir d'arme. tandis que l'honnête citoyen américain peut avoir des armes de guerre.
Pour acquérir une arme automatique en France il faut enfreindre la loi, ce qui empêche beaucoup de morts
suite à un « coup de sang ».
De bartok
10H07 | 16/02/2008 |
Si le passage à l'acte par l'accès facile aux armes semble être une évidence, et sur ce point je suis en parfait accord avec l'article de J. Vaïsse, il y a néanmoins une zone d'ombre qui n'est jamais abordée et qui pourtant n'est pas des moindres ; le contenu même des assiettes des enfants (pesticides à outrance, antibiotiques et autres conservateurs et j'en passe) ne pourrait-il pas avoir une influence (de près comme de loin) sur le développement neurologique et être en partie responsable de cette évolution ?
De Le Yéti
yetiblog.org | 11H42 | 16/02/2008 |
MÉTAPHYSIQUE
Étrange, cette polarisation sur les armes. Ce n'est pas parce qu'il y a des armes qu'on tue. Ni parce qu'il y a des jeux vidéos, des films violents. La pulsion de mort, de négation de la vie, vient avant.
C'est cette pulsion destructrice, jointe à la peur de l'autre, qui explique le nombre d'armes mise à disposition, les jeux vidéos, les films. Pas l'inverse.
La peur de l'autre, de l'« étranger », le souci d'auto- défense ne suffisent pas à expliquer les délires meurtriers par les armes (cf. Suisse, Canada, Finlande…).
Mais l'association avec la pulsion métaphysique de destruction est redoutable. D'où vient cette pulsion ? Dans son Homme révolté, Camus l'attribuait à un refus de la condition humaine et de la création tout entière. Cette révolte métaphysique pousse l'homme à la négation du vivant et à l'auto-destruction de l'espèce. On entre dans le domaine du religieux, du moins cette partie du religieux extrême où la croyance entend dominer l'existence jusqu'à finir par s'y opposer.
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que les États-Unis, fondés par des migrants religieux puritains, où le Président jure sur la Bible, où le créationnisme, ivre de son Être Supérieur, nie sans complexe les découvertes élémentaires de la science, fasse partie de ces pays où la pulsion de mort est à son point culminant, au même titre que ceux où dominent les fondamentalismes religieux. Dans ces pays aussi que la peine de mort, qui ne doit rien au commerce des fauteuils électriques, des potences ou des armes tranchantes, est un phénomène culminant, presque naturel.
Faut-il s'étonner que les tueries dont fait état l'article se déroulent pour la plupart dans des enceintes éducatives (écoles, universités…), là où l'on est censé dispenser un savoir libérateur, émancipateur des vieilles croyances ?
De Emmanuel1
10H48 | 16/02/2008 |
Encore 2 commentaires :
Un sur les jeux videos et films et series violentes : Nous les avons aussi chez nous. Mais comme nous n'avons pas d'armes dans notre monde, nous les percevons comme des fictions totales appartenant a un monde completement imaginaire et distinct du notre, en consequence de quoi ces jeux videos et films n'ont pas ou tres peu d'impact sur nous. Peut-etre qu'aux Etats-Unis, ou les armes existent, ces jeux ou series paraissent moins eloignes de la realite, et il est plus facile de confondre fiction et realite et d'etre influence par ces jeux videos.
Une autre idee : Est-ce que chez nous, tuer serait mal point barre, tandis qu'aux US, tuer un gentil serait mal, tandis que tuer un mechant serait bien (pour le dire schematiquement). D'ou la peine de mort. D'ou la guerre en Irak, legitime puisque Saddam Hussein est un « mechant ». Sauf qu'evidement qui est le « mechant » et qui est le « gentil » peut etre tres subjectif. Peut-etre que pour ce gars, son college incarnait les mechants ?
à Emmanuel1
De sushi_destroy
19H58 | 16/02/2008 |
« Peut-être qu'aux États-Unis, ou les armes existent(…) il est plus facile de confondre fiction et réalité et d'être influence par ces jeux vidéos. »
Intéressant. Il y a quelques temps j'avais vu un reportage sur un adolescent qui s'engageait dans l'armée américaine.
Il expliquait qu'il était déjà bon car il s'était entraîné sur des jeux vidéos.
Il se trouve que je jouais au même jeux que lui, et que jamais je n'avais eu le sentiment de m'entrainer à quoique ce soit en jouant. Je ne trouvais d'ailleurs pas ce jeux particulièrement réaliste.
Ça confirme un peu ce que tu dis.
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 11H27 | 16/02/2008 |
Ces grands massacres, j'aurais tendance a les voir d'une autre manière. Si l'on considère, et je ne parle que des Etats Unis, car je ne possède que les données pour ce pays mais je ne pense pas que c'est très different ailleurs, donc si l'on considère que la moitié des décés pas armes à feu sont des suicides, des actes comme celui ci sont fait par des gens qui veulent en finir avec leurs jours, mais avant de mourir, ils veulent aussi faire souffrir les autres.
Je vais me faire l'avocat du diable, mais vu le nombre effarant d'armes aux USA, ces massacres ne sont pas si nombreux. Non, je n'ai pas dit non plus qu'ils étaient normaux, loin de la. Mais une chose à noter, c'est que depuis trois jours que ce massacre a été commis, toujours sur le territoire Américan, il y a eu plus de trois cents meurtres par arme à feu.
La presse en général se focalise sur ces actes « spectaculaires » , mais c'est la violence journalière qui me semble beaucoup plus inquiétante. Et pendant que j'écrivais ces quelques lignes, il y a surement eu une ou deux autres morts, dont on ne parlera pas.
De sinclair
11H29 | 16/02/2008 |
J'avoue ne pas comprendre car ce phénomène n'est pas récent aux USA. J'espérai trouver des pistes de réflexion dans l'article en vain. Le dernier paragraphe peut être ?
Je reste perplexe et craint que cela fasse tache d'huile comme le Macdo, ce qui n'est pas le cas heureusement et ce qui ne laisse de me surprendre.
à sinclair
De machinchose
11H38 | 16/02/2008 |
En parlant de MacDo j'avais lu dans l'excellent « les empereur du fast food » que Macdo par son systeme interne, sa « violence sociale » etc. était la première entreprise à avoir générée des statistique sur son caractère criminogène. (énorme taux d'employés ou ex employés qui craquaient et qui comméttaient un acte criminel contre ou dans un mac do)
De quetzal2012
enseignant précaire | 13H16 | 16/02/2008 |
le problème principal c'est la perte de l'identité et son corrolaire, la perte de l'estime de soi, dans un pays où ce qui compte c'est faire fortune (ce qu'ils appellent réussir sa vie) ou être célèbre…tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces idéaux forgés par l'American Way of Life perdent la tête et croient s'offrir leur « quart d'heure de gloire » en passant à l'acte »…aussi horrible soit-il…
Pourquoi les Etats-unis ?
parce que la première puissance du monde est une démocratie fictive où tout acte perd en substance dès qu'il ne rentre pas dans les schèmes imposés ! ! !
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à quetzal2012
De Pierrrrre
14H35 | 16/02/2008 |
==> et c'est ainsi que glorieusement, nous avons en France évincé Mac Do de nos Champs Elysées populaires et progessistes…
…ils voulaient nous imposer leur mercantilisme, alors que nous ne sommes, nous, français, que poussés par un élan de réflection citoyenne qui « ne rentre pas dans des shémas imposés ».
Nous formons dans nos universitées françaises de grands penseurs qui sèment dans le monde nos concepts de citoyenneté alternatifs et populaires.. comme Pol Pot par exemple…
à Pierrrrre
De quetzal2012
enseignant précaire | 17H06 | 16/02/2008 |
je sens bien que vous avez un goût prononcé pour la dérision, mais il est sûr que vous déformer un peu mes propos, cependant oui, vos réactions sont parfois pertinentes, en l'occurence je suis assez d'accord avec vous mais la référence à polpot est pour le moins déplacé…prenez garde au syndrôme du provoc » aigri envers et contre tout…
l'ironie de la dernière phrase n'était pas non plus indispensable mais…je ne vous jette pas la pierre ! !
à quetzal2012
De Pierrrrre
11H48 | 17/02/2008 |
Merci pour votre réponse.
»…..je sens bien que vous avez un goût prononcé pour la dérision….. »
==> effectivement, s'il est des messages qui méritent argument, il en est d'autres qui trempent dans une aversion éculée et trés politiquemùent correct des « USA-ultra-libéraux-et-va-t'en-guerre ».
(je ne parle pas des votres),
mais à la lecture, me suis laissé accroché par une petite phrase facile à exploiter de manière provocatrice….la dérision, quand elle est pertinente, s'avère rapide et efficace. (et ça m'évite de me perdre en messages trop longs, ainsi que je le fais trop souvent)
Je pense que le problème des armes aux Etats Unis est suffisamment complexe pour ne pas supporter une réduction par des chapelets de messages haineux et malintentionnés envers nos cousins de l'Ouest.
»….prenez garde au syndrôme du provoc » aigri envers et contre tout… »
==> une réflexion qui pourrait être de manière plus appropriée, retournée vers certains :
»….prenez garde au syndrôme du provoc » aigri envers »… tout ce qui se fait aux US.
De Changer la Republique
13H28 | 16/02/2008 |
ce qui m'étonne c'esdt que personne ne parle de la tuerie dans un conseil municipal dans le Nord de la France il y a quelques années, par un jeune un peu déboussolé.
à Changer la Republique
De Pierrrrre
22H26 | 19/02/2008 |
»….la tuerie dans un conseil municipal dans le Nord de la France…. »
==> influence américaine, c'est sûr !
De parousnik
13H28 | 16/02/2008 |
Quel exemple donnent a leurs citoyens les dérigeants états-uniens depuis toujours en tuants ceux qui dérangent leurs projets crapuleux ? Que peuvent ressentir les ados américains quand ils prennent conscience du million de morts Irakiens causé directement ou indirectement par son pays et cela sans autre raison que de mettre la main sur son pétrole… Je pense que cela doit être très destabilisant… En quoi l'Irak menacait la sécurité états-unienne, pareil pour l'Afghanistan, idem pour le Viêt Nam, Chili, Nicaragua etc ce ne doit pas être simple d'être ado aux states.
De Aspiral
13H32 | 16/02/2008 |
Au risque de déplaire à tous les ex-pères causalistes, je vois la violence autrement, comme une soupape qui doit lâcher quand il y a trop de pression. Aussi bien sur le plan individuel que collectif. La manière dont elle lâche est anecdotique : elle peut se retourner contre soi aussi, mais exactement sur la même dynamique aléatoire que de l'eau qui coule par le chemin le plus facile. Le mythe scientifique nous a habitué à avoir un regard de myope sur la réalité. Cela ne pourra que se terminer dans une augmentation de la violence générale, chacun ne pouvant faire remonter la chaine de la causalité au delà de l'horizon de son point de vue. La montée de la violence est un phénomène général : il descend d'en haut en cascade, chaque petit chef ajoutant sa part… et en bas, il n'y a plus que ceux qui, n'ayant même pas un chien à qui botter le cul, revoient l'ascenseur, en fait divers.
Ou on arrive tous ensemble à penser la violence autrement ou elle sera bientôt visible par chacun, en Europe aussi, et pas seulement à la télévision.
http://www.aspirale.be
De Calvin69
14H12 | 16/02/2008 |
Bonjour,
Il est en effet surprenant de constater le peu de connaissances, de réflexions et de recherches, menées par l'auteur de cet article…« sur un sujet très grave ».
Même si « la Presse Internet » migre également vers le style « Racoleur & Inconsistant », il y a heureusement ici, (à l'instar du Papier) la possibilité de commenter….Merci bcp pour cela à Rue 89…
1/ Comme l'ont soigneusement précisé nombres d'internautes, ce phénomène déborde largement du cadre « Nord Américain », toutefois les USA semblent majoritairement touchés par ce phénomène.
PS : Donc le Nouveau Titre de cet article est justifié.
2/ Cela n'est pas confiné, ni dans une région du monde, ni dans une tranche d'âge.
3/ Le nombre d'armes à feu par habitants (comme le fait remarquer « Fdt », (Cf aussi le très Docu de M.Moore Bowling for Columbine) n'est pas un facteur déterminant dans la violence d'une société…donc il convient de chercher plus profondément …que le seul résultat d'un achat compusif suivi d'une tuerie.
Bien qu'il est évident à mon sens que « Schtroumpf perplexe » pointe le doigt sur un facteur « agravant » : la facilité des moyens mis à disposition pour « massacrer ».
4/ Les facteurs communs qui touchent globalement toutes ces « tueries » sont possiblement :
La Nature Humaine
Civilisations et Sociétés « Occiedentales ».
Les Mass Media
La Nature Humaine :
L'Homme bien que « pseudo civilisé » garde en fait profondé encré en lui une « zone » de violences encestrales, ou se bousculent des réflexes de défences de l'espace vital, des biens, de l'ego…. brefs un ensemble de comportements qui nous dictent insidieusement d'agir pour notre bien personnel et immédiat au détriment des effets nefastes sur autrui à court ou moyen terme.
De cette nature humaine « encore primitive » cachée par un vernis de « société », découle une espèce sociale extrèmement jeune (Moins de 2 Millions d'années), à l'échelle biologique, quant » à la notion de civilisation c'est à peine en dizaine de milliers d'années qu'il faut compter…
Bref, cela pour marquer le fait, que nous sommes encore eloignés d'un comportement instinctif qui tendrait vers le bien commun « civilisé » à long terme.
(Rien qu'un petit embouteillage ou une file d'attente un peu désordonnée en sont des preuves omniprésentent…et dès qu'une catastrophe un peu grave arrive là ca « déraille » très vite et les comportement « ultra primitifs » refont surface.
Civilisations et Sociétés « Occiedentales » :
Quelque chose à mon sens est en train de changer…la dépersonification croissante de l » Etre « Humain ».
Cela m'a frappé lors d'un reportage sur « Arte » concernant les « raids » des pilotes américains sur la Ville de Baghdad avec leurs jouets à 2 milliards US $.On entendait les voies des transmissions radios entre bombardiers, ensuite commentées par trois pilotes…..ce fut affligeant, on assistait aux types de commentaires que vous pourriez suivre dans un « Cyber Café » lors d'un « jeu de Shoot them Up ».
Pire encore « Post guerre » les pilotes ne se rendaient même pas compte de la gravité et du navrant de leurs propos consistants à « célébrér joyeusement et grossièrement le shoot de leurs missiles, pendant qu'en dessous, des civils mourraient…
Des personnes qu'ils ne connaissaient pas, qui n'avaient peut être rien à voir avec tous les “malheurs” des Nords Américains.
Lorsque j'entends parler ou je lis le récits des anciens combattants sur les actes des autres guerres du milieu du 20ème siècle et avant, ils semblent tous être conscients d'avoir dû tuer “finalement” des malheureux comme eux…et ne se vantent pas d'avoir fait “un carton” sur une zone civile.
Qu'est ce qui à changé si vite en à peine une ou deux générations ? …. je dirais sans hésiter….les Mass Media.
Mass Media :
Pas besoins d'être un grand érudit pour constater l'omni présence de la violence dans les Media.
Ils exploitent largement un cocktail d » attirances et de fascinations que nous avons pour ce qui est morbide…
Presque tous nos programmes sont massivement américanisés (quoi qu'on dise,ils ont largement exportés les styles, les sujets, les formats, les rythmes….même si les acteurs sont français ou autres) et zappez vous mêmes sur cinq ou six des pricipales chaines francaises, comptez les tirs d'armes à feux (et de missiles…) et le nombre de morts…..vous aurez de grandes chances de vivre (confortablement installé dans le canapé) une véritable hécatombe.
Pour les MEDIA émergents tels que jeux vidéos, persos, en team ou en ligne…les succès des (Shoot Them Up), jeux de guerres et autres de tirs….sont incontestables.
JE CROIS EN UNE TOTALE LIBERTE DE TOUS LES MEDIA….et la censure n'est jamais la bonne solution…. seules les prises de consciences, les réflexions, et les apprentissages sont des comportements valables pour modifier et bonnifier durablement une société…toutes les tentatives visant à limiter nos libertés de penser et de savoir sont des échecs latants.
Même si dès le plus jeune âge, tous les enfants dans le cours d'écoles du monde entier, singent les adultent en jouant à la guerre….et miment de se tuer, je suis surpris de voir avec quelle précision les mêmes enfants des Etats Unis que j'ai vu récemment, jouent en tenant parfaitement leurs pistolets factices…
Donc, ne devrions nous pas plus réfléchir sur la réelle influence de nos Media sur nos comportements, (jeunes et adultes confondus), et leurs capacités à déformer la nature de notre perception de réalité ?
Et si cela s'avère fondé, comment éduquer « l'Homo civilus » à mieux respecter et la valeure et la fragilité de la vie humaine…
N'hésitez pas à commenter : o) Merci.
à Calvin69
De sinclair
17H52 | 16/02/2008 |
Intéressant mais je doute. La description est bonne mais je ne vois rien de très diffèrent avec les autres pays. La nature humaine est universelle et inquiétante souvent mais partout.
Les mass médias américain arrosent joyeusement le monde entier des même violences. Là non plus rien de très significatif, bien que là aussi inquiétant lorsque l'on s'aperçoit que ces violences sont vues par un publique de plus en plus jeune.
Je ne connais pas assez la société de l'amerique profonde ou semblent se dérouler majoritairement ces crimes. Mais constatant qu'un des massacres au moins a été commis par un immigre récent. J'avance l'idée que ces sociétés hyper conservatrice repliées sur elles même et leurs valeurs arrivent a exercer une pression psychologique énorme sur certains jeunes. Pression qui se transforme en haine aveugle et en violence.
J'avoue être pas vraiment persuade de cela mais je n'ai rien trouve de mieux. Et c'est peu je l'avoue
A part le docu de moore sur l'attitude face aux armes je n'ai rien vu de convaincant ici.
De re-belle
mère au foyer | 13H58 | 16/02/2008 |
bowling for columbine par Michael Moore, un film documentaire de la société américaine et les armes ! ! ! …
http://www.fluctuat.net/87-bowling-for-columbine-michael-moore
brief history of américa by michael moore
http://fr.youtube.com/watch ? v=-b37A7K1Tug
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 13H59 | 16/02/2008 |
« Pourquoi de telles tueries n'ont-elles lieu qu'aux Etats-Unis ? », s'interroge-t-on de nouveau.
Parce que la majorité des étasuniens souffrent et n'ont pas d'exutoire !
Il y a aussi les suicides, causés bien souvent par la drogue qui est partout aux USA (3 de mes cousins californiens en sont morts) . La Santé payante fait que les gens sous stress ne consultent pas forcement . La France a le record mondial de consommation d'anti-depresseurs, allez savoir ce qui se passerait si ces médicaments étaient « rationnés “ !
Il y a aussi des armes en Suisse et pendant très longtemps cela n'a pas posé de problèmes . Ce n'est que récemment et probablement avec la précarité qui commence a toucher certains citoyens Suisse que le problème apparait .
La violence Télévisuelle, les jeux vidéos (records de ventes en 2007).. tout cela contribue a ‘banaliser la violence !
à Art-35_Constitution-1793
De Aspiral
15H25 | 16/02/2008 |
je suis bien d'accord avec vous ; la violence est structurelle : elle découle « logiquement » de la pensée causale. C'est le thème de mon site. Voyez un peu plus haut.
De Pierrrrre
14H28 | 16/02/2008 |
Il y a cinq fois plus de tueries aux Etats Unis qu'en France !
…Sachant que le fait que les Etats Unis aient une population cinq fois plus élevée que la population française n'y est pour rien !
à Pierrrrre
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 18H38 | 16/02/2008 |
Pierrrrre est-ce qu'une fois, une seule, vous pouvez essayer d'être objectif ou est-ce trop vous demander ? Juste objectif.
J'ose croire que vous parlez du ratio d'homicides entre la France et les EU dont on dit souvent en effet qu'il est de 5 (parce que si vous parlez des massacres proprement dit, c'est encore pire).
Au moins, vérifiez avant de poster, c'est quand même pas compliqué (http://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre).
Non Pierrre les différences de population ne sont pour rien dans les disparités observées entre l'Europe et les EU dans ce domaine, puisque ce n'est pas le NOMBRE de mort par arme à feu qui est 5 fois plus élevé aux EU mais bien le TAUX (en nombre c'est VINGT-CINQ FOIS PLUS Pierrrre ! ).
En 2000, ce taux était même en France de 0,7 homicide pour 100 000 habitants contre contre 6,2 aux EU ce qui donne d'ailleurs un ratio bien supérieur à 5.
Le pire est qu'en dehors de cette forme de violence particulière (l'homicide par arme à feu), les EU sont aujourd'hui une société pas plus (et peut-être même moins depuis peu) violente que la nôtre. Il y a donc bien un pb américain très spécifique relatif aux armes à feu.
Ensuite qu'il soit culturel ou lié à la permissivité des lois, c'est une autre question.