
Pourquoi ces tueries ont-elles lieu surtout aux Etats-Unis ?
Un ex-étudiant de la Northern Illinois University, sur le campus de Delkab, a ouvert le feu jeudi dans un amphithéâtre, tuant cinq étudiants et en blessant 16 avant de se donner la mort. En avril 2007, après la tuerie de Virginia Tech (et avant le lancement de Rue89), Justin Vaïsse nous avait adressé la réflexion suivante sur les phénomènes de tueries aux Etats-Unis.
« Pourquoi de telles tueries n'ont-elles lieu qu'aux Etats-Unis ? “, s'interroge-t-on de nouveau.
Dans cette affaire, comme dans beaucoup d'autres, je suis un déterministe des moyens : je pense que ce sont les moyens qui déterminent les fins, et non l'inverse. Je pense que l'outil dont quelqu'un dispose conditionne sa vision du monde et ses actions possibles -à travers ses projections, son imaginaire. Je pense que l'administration Bush a envahi l'Irak parce qu'elle le pouvait. Je pense que c'est la disponibilité des armes à feu qui prédispose à des tueries de ce genre, avec évidemment toutes sortes d'effets induits qui se renforcent avec le temps, comme les phénomènes d'imitation voire d'émulation (en France, on connaît ça avec les profanations de cimetières et les incidents racistes ou antisémites).
Moi qui suis si mauvais cinéphile, je vais prendre deux illustrations tirées du cinéma.
A un moment d'Arizona Dream, le film d'Emir Kusturica de 1993, Johnny Depp, découvrant un long pistolet qu'il tient dans ses mains, dit quelque chose comme : ‘Quand un flingue apparaît dans la première partie d'une histoire, quelqu'un finit toujours par s'en servir dans la seconde partie.’
Mon deuxième exemple : dans ‘Le Couperet’, de Costa-Gavras (2005), José Garcia joue le rôle de ce cadre supérieur au chômage qui élimine (physiquement) ses concurrents potentiels pour retrouver un travail. Ce qui m'intéresse dans ce cas, ça n'est pas l'arme qu'il utilise -un pistolet allemand de la Seconde Guerre mondiale, trouvée dans les malles de son père- mais la réponse que lui font deux personnes, un garagiste et le cadre sup” qu'il souhaite précisément remplacer, à qui il demande comment ils réagiraient en cas de licenciement : tous deux affirment sans hésiter qu'ils monteront à l'étage de la direction et flingueront tout le monde (José Garcia, lui, pense qu'ils feraient mieux de flinguer leurs concurrents pour conserver leur poste…).
Evidemment, quand on dispose d'un pistolet mitrailleur, parce qu'il est en vente libre dans une foire aux armes, ce genre de paroles en l'air est beaucoup moins éloigné de la réalité que lorsqu'on ne dispose que d'un vieux fusil de chasse (ça marche aussi très bien, mais ça n'incite pas à zigouiller 30 personnes).
Plus sérieusement, la singularité des États-Unis à cet égard est un objet d'étude passionnant : je recommande la lecture de l'article de Didier Combeau, “Une démocratie à l'épreuve des balles ? ‘, dans la revue Le Débat n°143 de janvier-février 2007 (p. 139-149). Didier Combeau a fait sa thèse sur la question du contrôle des armes à feu aux États-Unis de 1911 à 2000, dans les Etats de New York et du Texas. Après avoir rappelé la longue liste des déterminants culturels et historiques habituellement invoqués -l'héritage de la frontière’ et du monde des cow-boys ; le caractère sacré de la liberté individuelle (même si les pouvoirs publics peuvent très bien réguler la consommation d'alcool ou les pratiques sexuelles par exemple, ajoute-t-il) ; l'influence du lobby des armes ; le second amendement à la constitution ; etc.- il insiste sur les deux assises idéologiques profondes de la légitimité de porter des armes : le droit à l'insurrection et le droit à l'autodéfense. Dans le débat, ce sont là deux armes de choix, si j'ose dire.
Mon passage préféré, c'est lorsqu'il explique la différence culturelle d'approche du concept d'autodéfense, qui nous semble beaucoup moins désirable à nous Français qu'aux Américains, chez qui la coupure entre intérêts particuliers et intérêt collectifs n'est pas aussi nette -en se défendant, on apporte son concours au bien public tel qu'il est conçu outre-Atlantique… ‘Ainsi, tout au contraire d'un acte d'égoïsme suprême, le fait de s'armer peut-il être conçu comme une forme d'engagement citoyen.’ Vivement qu'il publie sa thèse ! ► Titre modifié le 16/02/2008 à 02h50 : suppression de ‘ne…que’, sur une remarque d'un internaute.
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à Dixit
De Chaussette ventriloque
04H44 | 16/02/2008 |
Pourquoi le JV plus que la télé, le cinéma, la littérature,.. ?
Et qu'en est-il des armes et soldats en plastique ?
Quelle est l'explication pour les tueries ayant eu lieu avant l'émergence des JV ?
J'aimerais aussi avoir une définition de ce qu'est un « ado en crise ».
En bref, je trouve ça facile d'utiliser le jeu vidéo comme bouc émissaire.
De machinchose
10H06 | 16/02/2008 |
je ne suis pas d'accord le film de GVS s'attarde bien plus sur l'impossibilité de donner des réponses simpliste, sur le coté « absurde » que sur le fait de dire « les jeux videos sont l'explication ».
Pour le cinéma, si l'on veut avoir plus d'exemple il y a : tueurs nés que Stone (pas très bon) et, sur le même thème, 30 ans plus tot le magnifique et absurde « BAdlands » de Mallick.
Il y a aussi tous les films sur la jeunesse et le suicide ou la violence (qui sont à mon avis des thèmes connexes, le nihilisme, l'absence de futur, le vide de sens… ? ) comme le Ken Park de Larry Clark (un suicide, un monde pourri par des adultes immatures et vécu par des adolescents « innocents »). l'interessant Battle Royale au japon avec Kitano (j'ai oublié les réalisateur) dans lequel une classe est laissée sur une ile pour se massacrer dans le cadre d'un jeu « réel ». Tous les western posent aussi la question du meurtre comme élément de la liberté, comme moyen banal et classique du rebelle. Voir la dessus un interessant film mature « open range » de Costner ou l'impitoyable de Eastwood. Voir aussi le « dead man » de Jarmush (dont on pourra aussi étudier le personnage du samouraï américain de Ghost Dog.
Tous les films de guerre aussi.
l'amérique fait peu la guerre chez elle. Elle est traumatisé au moment ou elle réalise ce que c'est. Viet-nam, Corée, Irack, Irack. Elle est ainsi une nation « libre » des plus criminelle parce que c'est toujours loin. (mon « parce que » est un raccourci honteux je sais bien)
Voir le cas « saving private Ryan » de Spielberg sur le sauvetage comme dans un jeu vidéo d'un cas parce que le dernier d'une famille décimée. très étrange cette vision. Avec en parallèle parce que STeven S. n'est pas con une vision assez réaliste et affreuse de la guerre.
Voir la ligne rouge : le moment où les soldats réalisent l'horreur. la perte de l'humanité. L'amérique a un problème inédit avec la violence que la culture regarde de manière passionante et voir ces problèmes par le prisme culturel est passionant.
Recemment voir le cas du sherif dans le livre (et le film) « no country for old men » et le rappel d'une éternelle violence à la fin qui fait écho à l'incompréhension d'un nouveau type de violence.
Il faudrait aussi dire que « arizona dream » est un faux film américain (kusturica) c'est un rêve de film américain ce qui est interessant aussi. La phrase sur le fusil est un poncif du théatre : si dans le décors du premier acte il y a un fusil il servira avant la fin.
Pour revenir encore à Mallick (qui est décidemment immense) voir « le nouveau monde » la description de la sociiété primitive de l'amérique : non pas les indiens mais les colons, leurs phases, leurs folies, leurs crimes.
On pourra aussi lire l'incroyable « le demon » de Hubert Selby Junior avec le meurtre gratuit comme une addiction.
Bien sur il faut parler de la série Twin peaks de David Lynch qui explore une forme de folie américaine, qui se plonge avec délice dans l'amérique profonde, qui tisse des liens avec « l'avant », l'irrationnel, qui parle du cadre comme jamais.
à machinchose
De Changer la Republique
13H26 | 16/02/2008 |
Dans le film « Arizona dream », moi j'étais persuadé que la jeune fille allait se pendre à l'arbre. Ca aurait fait une belle image de plus, arbre fantomatique, robe blanche, pluie etc.. etc etc .. J'ai été étonné de voir le pistolet dans son mouchoir. Mais c'est vrai qu'il fallait bien qu'il serve à quelque chose ce pistolet ! ! !
à machinchose
De sccber
00H42 | 19/02/2008 |
Hors sujet, ou comment le cinéphile explique le monde à travers le cinéma, qui est une représentation du monde. Il est illusoire d'analyser un phénomène social et politique si l'on ne voit pas le miroir déformant.
à Dixit
De Courageux-Anonyme
20H59 | 16/02/2008 |
La majorité des « simulateurs de meurtre » (hé coucou nofrag) ne sont pas vu de dos, mais à la première personne (fps). Je ne pense vraiment pas que le plan séquence en question est là pour faire référence aux jeux vidéo (le propos du film est plus complexe, mais je peux me tromper).
De plus la séquence ou un des 2 jeunes joue à un fps sert (surtout) de référence à un de ses autres films (gerry je crois, les persos du jeu étant les persos du film en question).
De Cluster
02H06 | 16/02/2008 |
Dans une société ou l'éducation a une telle importance, certaines personnes ne supportent pas de découvrir leur inadéquation psychologique (vis à vis de la demande des études, ou de leur incapacité à se fondre dans le moule moderniste et matérialiste des autres étudiants), et se vengent sur d'autres, en Europe comme aux USA, ou comme partout ou cet période de la vie est si determinante. C'est pourtant assez simple à comprendre, si on a pas un filttre idéologique entre les faits et son cerveau comme c'est apparement le cas dans cet article.
A noter que le tueur de Virginia Tech, l'année dernière, était totalement étranger aux jeux vidéos.
à Cluster
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 17H10 | 16/02/2008 |
Essayez de voir l'ensemble du problème : il y a l'auteur de la fusillade, ses motivations, ses rancœurs, ses complexes d'infériorité, sa solitude, son rejet d'un système et tout ce que vous voulez.
S'il n'avait qu'un couteau à beurre à sa disposition, comment ferait-il ?
Là est tout le problème : on discute et ergote sur les motivations sans commencer par le commencement : supprimer l'accès au moyen de tuer par des enfants irresponsables pas toujours très à l'aise dans leurs réflexion.
Tout le reste est une longue, très longue affaire de politique, d'éducation, d'évolution pas à pas d'une société complexe particulièrement riche en a priori simplistes et contradictions insurmontables.
De FdT
En pleine décroissance | 02H51 | 16/02/2008 |
Je trouve quelque peu saoûlant cette rengaine moralisatrice française concernant la vente et le port d'armes au USA comme si ces derniers expliquaient ces tueries.
Commençons par citer Jeff Cooper pour expliquer l'origine de la garantie constitutionnelle du droit au port d'arme aux USA :
« The rifle is equally useful in securing meat for the table, destroying group enemies on the battlefield, and RESISTING TYRANNY. IN FACT, IT IS THE ONLY MEANS OF RESISTING TYRANNY, BECAUSE A CITIZENRY ARMED WITH RIFLES SYMPLY CANNOT BE TYRANNIZED. »
Les pères fondateurs des USA fuyaient eux-mêmes l'oppression et le droit aux port d'arme tire ces origines de la volonté des citoyens de se protéger des abus du gouvernement.
Certes on pourrait arguer qu'à notre époque ce droit constitutionnel est anachronique…cela discute. Néanmoins je ne pense pas que c'est le droit au port d'arme et l'accessibilité de ces dernières qui soient véritablement responsables de ce qui se passe au USA. D'abord parce que dans d'autres pays les armes sont tout aussi accessibles légalement ou illégalement sans que cela provoque régulièrement des massacres. C'est le cas de la Suisse notamment. Précisons aussi que contrairement à ce qu'on croit il est possible de se procurer en France un vaste éventail d'armes à feu et en tout légalité. Certes les contraintes sont plus restrictives qu'aux USA mais ne peuvent guère empêcher un individu déterminer à avoir une arme de s'en procurer une. En France il aussi est très facile de se procurer illégalement des armes dont des armes de guerre. Il y a un marché parallèle alimenté par des passionnés où circules dans la nature et sans aucun contrôle de nombreuses armes à feu, et tout individu ayant l'idée saugrenue de faire un carnage avec un pistolet mitrailleur ne devra pas attendre longtemps avant de pouvoir trouver un vendeur…
Enfin il est inutile d'avoir une arme à feu pour faire un massacre. Une simple voiture lancée à plus de 100 km/h dans la foule dense de badauds d'un jour de marché par une belle matinée de printemps ensoleillée peut avoir des effet tout aussi dévastateur qu'une arme automatique…
Sachez également que chez nous des meurtres à l'arme à feu ne sont pas couverts par les grands médias français nous laissant supposer que ces derniers seraient absents de notre société. Je me souviens en particulier il y a une dizaine d'années de ça dans mon village d'origine (petit bled de Saône et Loire) du cas d'un passionné d'arme à feu ayant tué en pleine rue au révolver sa femme sous les yeux de leur gamin de 2 ans. L'homme s'est suicidé dans les heures qui ont suivi. Cette affaire plutôt remarquable même si nous n'avons pas eu un grand nombre de victimes n'est apparu à ma connaissance dans aucun média national.
Enfin les carnages américains sont la marque d'une société malade d'elle même. L'interdiction des armes à feu ne changerait rien à l'affaire. Si en Europe ces massacres sont moins fréquents c'est tout simplement que nos sociétés n'en sont pas encore arrivés au niveau de décomposition de la société américaine. Répétons-le en France quiconque déterminé à se procurer une arme le peut très facilement. Quand un individu a décidé de faire un massacre (acte rappelons-le en lui même totalement illégale) il en a strictement rien a faire que l'achat ou le port d'arme soit légal ou non !
à FdT
De Utop
09H28 | 16/02/2008 |
Si certains de vos arguments sont intéressants, je ne crois pas qu'on puisse comparer une disponiblité d'armes à feu légale ou chacun peut aller faire ses emplettes tranquillement et une disponibilité « underground » en france que vous évoquez. La seconde demande une vraie démarche auprès d'un milieu que tout le monde (loin de là) ne fréquente pas. Il est donc moins question d'obtenir une arme sur un simple coup de tête passager. Et puis, nous sommes tous humains et lors de coup de colère (ou de pétage de plomb), je pense que la non-disponibilité immédiate d'armes à feu peut être salvatrice. La symbolique de la voiture lancée dans une foule que vous évoquez n'est, à mon humble avis, pas comparable à celle des armes à feu, glorifiées par cent ans de cinéma, de guerres et autres… Une voiture n'est qu'une arme par destination et non par nature.
Ceci dit, il est évident qu'un profond malaise persiste aux EU et que la prédominance (et non l'exclusivité) de ce type d'acte laisse à réfléchir sur l'inconscient collectif là-bas.
à FdT
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H22 | 16/02/2008 |
Une simple voiture lancée à plus de 100 km/h dans la foule dense de badauds d'un jour de marché par une belle matinée de printemps ensoleillée peut avoir des effet tout aussi dévastateur qu'une arme automatique…
C'est plus possible de faire ça , ils ont mis des ralentisseurs partout a notre époque ..
Il va falloir trouver autre chose ..
à FdT
De kevangel
Chercheur | 11H37 | 16/02/2008 |
Votre raisonnement est incroyable. Vous comparez un système où on peut se procurer des armes dans n'importe quelle boutique avec un système où l'on se procure des armes « illégalement ». Et bien déjà le fait que ce soit illégal en France ca diminue considérablement le nombre d'armes en circulation ! Il suffirait de compter les nombre d'armes par habitant en circulation ici et aux USA. En effet en France il y en a, mais énormément moins. Et justement le nombre de meurtres et suicides par arme à feu rapporté à la population en France est infiniment plus faible (et le nombre de meurtres tout court d'ailleurs). Alors ne comparez pas ce qui est un événement exceptionnel en France avec un événement banal aux USA.
Une autre preuve de ce que je dis ce sont les émeutes de 2005. Malgré plusieurs semaines de violences et beaucoup de dégâts matériels, on n'a compté aucun mort. A votre avis, si cela était arrivé aux USA, combien de morts aurions-nous compté ? Et n'y a-t-il pas un lien avec le fait que beaucoup moins d'armes circulent en France ?
à FdT
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 11H59 | 16/02/2008 |
Et qu'en disaient les mères fondatrices ?
Juste une question comme ça en passant : Combien de filles sont-elles l'auteur de telles tueries ?
Pour mes recherches personnelles sur la violence chez les femmes.
Merci.
à moulinette
De g-e. d.
16H32 | 16/02/2008 |
brenda spencer, 16 ans, qui tua deux adultes et blessa huit enfants en janvier 79.
la seule raison qu'elle donna pour son geste : « I don't like mondays ».
De huggo
02H09 | 16/02/2008 |
Conclusion : en libéralisant l'usage des armes à feu en France, on obtiendrait le même résultat. Voilà une piste que le rapport Attali aurait pu explorer : enfin une évaluation concrète des professeurs par les élèves.
à huggo
De FdT
En pleine décroissance | 02H27 | 16/02/2008 |
Non, non et non ! Les armes à feu sont déjà largement disponibles en France ! De plus il n'y a pas que les armes à feu pouvant aider quelqu'un déterminé à faire un massacre !
En réalité la responsabilité des armes à feu dans ce qui se passe aux USA est un prétexte pour occulter un mal beaucoup plus profond. Cette société est à l'agonie ! Et ceci c'est ce que beaucoup d'américains ont dû mal à admettre préférant rejeter la responsabilité des problèmes sur les armes. Mais que croyez-vous que ces gars qui ont péter les plombs respecteraient une loi sur l'éventuelle interdiction du port et de la vente d'arme ? Croyez-vous aussi que cela empêchera des gens de vendre des armes ? Et même en admettant l'impossible, que du jour au lendemain les armes disparaissent des USA, croyez-vous que les gars au bout du rouleau ne trouveront pas une alternative meutrière ? Car nous voyons bien que l'une des marques de ces massacres n'est pas la spontanéité, le fait d'un coup de sang…mais ont bel et bien été planifiés. Certains auteurs ont réfléchi à leur acte dément pendant des mois avant de passer à l'acte. Je ne suis pas un meurtrier et je pourrai néanmoins vous citer à l'instant même 4 ou 5 moyens différents pour éliminer physiquement une dizaine de personnes sans arme à feu ni bombe et ceci en l'espace de quelques secondes ou minutes, je ne le ferai pas afin de ne pas susciter de mauvaises vocation…donc imaginez ce pourrait faire un malade en réfléchissant longuement à son acte…
à FdT
De huggo
02H47 | 16/02/2008 |
En fait, je crois que l'abondance d'armes à feu joue un rôle important. Passer des mois à caresser une idée comme celle-ci, voire à la planifier, ça peut relever du fantasme. Qui n'a pas rêvé de trucider ses patrons ou ses collègues de bureau, un soir de déprime ? Personne… Ah… Bref, lorsque vous avez un fusil d'assaut entre les mains, ça risque de rendre beaucoup plus concrètes les choses. Et un fusil d'assaut, on n'en trouve pas à la Redoute.
Mais ça n'explique pas tout, je suis d'accord avec vous. J'ai évoqué plus bas la tuerie de Cuers (15 morts), qui a bel et bien eu lieu en France…
à huggo
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 21H07 | 16/02/2008 |
J'ai été élevé dans une famille de résistant après la guerre, il y avait pratiquement une arme derrière chaque porte dans tout le village et pourtant , pas un blessé par balle !
Par contre vous avez mis le doigt sur un phenoméne bien particulier aux USA qui est l'acces aux soins et aux anti-depresseurs, beaucoup de gens ne se soignent pas aux USA et les Francais sont les plus grand consomateurs d'anti-depresseurs.
Pour ce qui concernes les quelques tueries dans les bars ou les cercles de jeu, c'est du domaine du grand banditisme qui aura TOUJOURS des armes
De huggo
02H47 | 16/02/2008 |
Au fait : quid de la « Tuerie de Cuers » ? Le 23 septembre 1995, en France, dans ce petit village varois sans histoires, un adolescent tue avec une banale carabine 22 long rifle 15 personnes…
« Pourquoi de telles tueries n'ont-elles lieu qu'aux Etats-Unis ? » Le postulat est donc, semble-t-il erroné.
> Est-ce que ces massacres ne correspondent pas plutôt à un ressort profond de l'adolescent contemporain (besoin de notoriété, de reconnaissance, fascination morbide) plus large que le cas (commode) des Etats-Unis ?
De Justin Chaumeur
02H23 | 16/02/2008 |
Il est rare que les tueurs tuent aveuglement au hasard. Généralement, il y a une raison (de leur point de vue) : soit c'est prémédité (appat du gain, vengence,calcul d'interêts,…),soit c'est une malversation qui tourne mal(vol, viol…), soit pour assouvir une haine contre une ou des personnes, voire un système à qui il attribut ses souffrances (n'oublions pas non plus dans ce cas les champs de batailles).
Force est de constater que ce genre de tuerie, échappe à tous raisonnement, on peut se trouver en face d'un coup de folie( bien que le meurtre dans tous les cas est déjà un acte de folie), mais la répétition de ces scènes peut nous amener à nous poser d'autres questions, et si, c'était orchestré pour un but qui nous échappe ? Et si ces tueurs étaient des personnes fragiles ou déséquilibrées qui ont été victimes de manipulations de l'esprit( contrôle du cerveau ou mind control). Les buts pouvant être une justification pour le retrait des armes ou un renforcement de la sécurité ou autre chose encore. Ca laisse peut-être rêveur, mais ça arrivera. Et si c'était déja arrivé ?
De pom7848
étudiant/chargé de cours | 02H32 | 16/02/2008 |
Désolé mais je ne trouve que cet article ne nous apprend pas grand chose et me laisse sur ma faim.
Il y a beaucoup d'armes au Canada, en Finlande ou en Suisse et ce genre bien spécifique de tueries de campus arrivent bien moins souvent - la Finlande en a connu un en 2007 mais il faut bien avouer que ce n'est pas la même fréquence ni la même ampleur qu'aux US. Il doit quand même y avoir pas mal d'autres facteurs que la simple disponibilité des armes.
Sur le concept de l'autodéfense, je confirme. Sur mon campus dans le Michigan, un groupe d'extrême-droite - notoirement célèbre pour être la première association étudiante à être classifiée comme « hate group » - demande que les étudiants ou au moins les instructeurs puissent avoir le droit de porter des armes en classe pour pouvoir mettre rapidement fin à toute tragédie de ce type si elle devait se produire.
Pour ma part, je ne suis pas sûr d'être d'une grande utilité pour mes élèves, même armé, si je devais les défendre contre un forcené.
De milodragovitch
02H35 | 16/02/2008 |
Je veux pas faire l'emmerdeur,mais « le Couperet » est avant tout un excellent roman de Donald Westlake,qui met en relation la violence du monde de l'emploi et une réponse pragmatique à cette violence ( : la violence).Dans un contexte réaliste,du genre : l'horreur et la difficulté de tuer quelqu'un avec sa voiture..
Pour ce qui est des « mass murders » aux USA,bizarrement,je pense à leur slogan « bigger is better »,ce culte de la performance..après,que la population puisse s'armer comme j'achète du pain,ça doit pas arranger les choses..
De re-belle
mère au foyer | 02H44 | 16/02/2008 |
attention ne pas piquer la sucette de ce bébé ! ! ! …
il a déjà son port d'arme à feu ! ! ! …
http://fr.youtube.com/watch ? v=4V6Pa5JHW60&NR=1
les parents completement ZINZIN ! ! ! …
De aymthe
03H00 | 16/02/2008 |
Pourquoi ne pas parler des tueries qui ont eu lieu dans d'autres pays, comme en Finlande récemment ? On aimerait connaître la législation de ces pays pour comparer.
à aymthe
De Pierrrrre
10H48 | 17/02/2008 |
»…..Pourquoi ne pas parler des tueries qui ont eu lieu dans d'autres pays, comme en Finlande récemment ? ….. »
==> elle est ultra libérale la Finlande ?
Sinon, pourquoi en causer ?
Ca ferait diversion.
De FdT
En pleine décroissance | 03H03 | 16/02/2008 |
Enfin bref une chose semble évidente : la société américaine est différente de la nôtre et il ne suffirait pas qu'en Europe les armes à feu soit tout aussi disponibles qu'aux USA pour que nous vivions exactement les mêmes phénomènes. Ce qui se passe là-bas va bien au-delà d'un simple problème de port et de vente d'arme.
Il est tellement facile de faire porter la responsabilité des dysfonctionnements d'une société sur les armes plutôt que sur les structures même de cette société…ne soyons pas naïfs, que les armes soient en vente libre ou pas cela ne changera strictement rien au problème de société des USA.
De re-belle
mère au foyer | 03H33 | 16/02/2008 |
visionnez zapping du 12/02/2008, vous verrez un père qui apprend à tirer avec une arme à feu à un gosse de 2 ans ! ! ! …
pour moi c'est déjà de la maltraitance, quand on lui fait faire cela ! ! ! …
plus tard fera-til parti de ces jeunes qui un beau jour rentre dans une école et… BANG ! ! ! …
De hamer
05H33 | 16/02/2008 |
ce comportement est à l'image des usa dans le reste du monde ultraviolent
De Pierrot287
07H00 | 16/02/2008 |
On ne cesse de nous montrer à la télévision, ces américains, fiers de posséder des armes, de s'en servir, et même d'apprendre à leurs gamins de les utiliser, en présentant l'attitude comme un symbole de liberté ! ! ! !
Je n'ose pas dire, non je n'ose pas,…qu'ils le cherchent vraiment ces tueries…. !
Je ne connais vraiment qu'un seul grand malade qui adore ces crétins, le plus triste c'est qu'il est président de je ne sais plus trop quoi dans un pays d'Europe de l'Ouest…..
à Pierrot287
De machinchose
10H20 | 16/02/2008 |
traiter globalement les américains de cretins n'est pas très intelligent non plus. Ils sont aujourd'hui aussi ceux qui offrent souvent le meilleurs. leur culture alternative est souvent bien plus vive que la notre, leurs gauchistes auraient beaucoup à apprendre aux notres. réduire l'amérique à Bush c'est justement ce que fait Sarkozy et c'est absurde. Sarkozy ne connait pas l'amérique de Mallick, de Kerouac, de Thoreau, de Basquiat, de Jarmush, de Burroughs, de Whitman, de Crumb ou de Spiegelman.
à machinchose
De Tyb
(par ici, par là) | 13H11 | 16/02/2008 |
L'amerique de Bush, Fox News, et CNN ne connait pas l'Amerique de Mallick, de Kerouac, de Thoreau, de Basquiat, de Jarmush, de Burroughs, de Whitman, de Crumb ou de Spiegelman non plus malheureusement…
Certes l'amerique ne se réduit peut être pas à un pays de crétin, mais force est de constater que les personnes que vous citez ont une présence médiatique quasi nulle dans l'amérique de ce début de troisième millénaire… et par chez nous aussi bientot, ne nous faisons pas d'illusions.