
Pourquoi ces tueries ont-elles lieu surtout aux Etats-Unis ?
Un ex-étudiant de la Northern Illinois University, sur le campus de Delkab, a ouvert le feu jeudi dans un amphithéâtre, tuant cinq étudiants et en blessant 16 avant de se donner la mort. En avril 2007, après la tuerie de Virginia Tech (et avant le lancement de Rue89), Justin Vaïsse nous avait adressé la réflexion suivante sur les phénomènes de tueries aux Etats-Unis.
« Pourquoi de telles tueries n'ont-elles lieu qu'aux Etats-Unis ? “, s'interroge-t-on de nouveau.
Dans cette affaire, comme dans beaucoup d'autres, je suis un déterministe des moyens : je pense que ce sont les moyens qui déterminent les fins, et non l'inverse. Je pense que l'outil dont quelqu'un dispose conditionne sa vision du monde et ses actions possibles -à travers ses projections, son imaginaire. Je pense que l'administration Bush a envahi l'Irak parce qu'elle le pouvait. Je pense que c'est la disponibilité des armes à feu qui prédispose à des tueries de ce genre, avec évidemment toutes sortes d'effets induits qui se renforcent avec le temps, comme les phénomènes d'imitation voire d'émulation (en France, on connaît ça avec les profanations de cimetières et les incidents racistes ou antisémites).
Moi qui suis si mauvais cinéphile, je vais prendre deux illustrations tirées du cinéma.
A un moment d'Arizona Dream, le film d'Emir Kusturica de 1993, Johnny Depp, découvrant un long pistolet qu'il tient dans ses mains, dit quelque chose comme : ‘Quand un flingue apparaît dans la première partie d'une histoire, quelqu'un finit toujours par s'en servir dans la seconde partie.’
Mon deuxième exemple : dans ‘Le Couperet’, de Costa-Gavras (2005), José Garcia joue le rôle de ce cadre supérieur au chômage qui élimine (physiquement) ses concurrents potentiels pour retrouver un travail. Ce qui m'intéresse dans ce cas, ça n'est pas l'arme qu'il utilise -un pistolet allemand de la Seconde Guerre mondiale, trouvée dans les malles de son père- mais la réponse que lui font deux personnes, un garagiste et le cadre sup” qu'il souhaite précisément remplacer, à qui il demande comment ils réagiraient en cas de licenciement : tous deux affirment sans hésiter qu'ils monteront à l'étage de la direction et flingueront tout le monde (José Garcia, lui, pense qu'ils feraient mieux de flinguer leurs concurrents pour conserver leur poste…).
Evidemment, quand on dispose d'un pistolet mitrailleur, parce qu'il est en vente libre dans une foire aux armes, ce genre de paroles en l'air est beaucoup moins éloigné de la réalité que lorsqu'on ne dispose que d'un vieux fusil de chasse (ça marche aussi très bien, mais ça n'incite pas à zigouiller 30 personnes).
Plus sérieusement, la singularité des États-Unis à cet égard est un objet d'étude passionnant : je recommande la lecture de l'article de Didier Combeau, “Une démocratie à l'épreuve des balles ? ‘, dans la revue Le Débat n°143 de janvier-février 2007 (p. 139-149). Didier Combeau a fait sa thèse sur la question du contrôle des armes à feu aux États-Unis de 1911 à 2000, dans les Etats de New York et du Texas. Après avoir rappelé la longue liste des déterminants culturels et historiques habituellement invoqués -l'héritage de la frontière’ et du monde des cow-boys ; le caractère sacré de la liberté individuelle (même si les pouvoirs publics peuvent très bien réguler la consommation d'alcool ou les pratiques sexuelles par exemple, ajoute-t-il) ; l'influence du lobby des armes ; le second amendement à la constitution ; etc.- il insiste sur les deux assises idéologiques profondes de la légitimité de porter des armes : le droit à l'insurrection et le droit à l'autodéfense. Dans le débat, ce sont là deux armes de choix, si j'ose dire.
Mon passage préféré, c'est lorsqu'il explique la différence culturelle d'approche du concept d'autodéfense, qui nous semble beaucoup moins désirable à nous Français qu'aux Américains, chez qui la coupure entre intérêts particuliers et intérêt collectifs n'est pas aussi nette -en se défendant, on apporte son concours au bien public tel qu'il est conçu outre-Atlantique… ‘Ainsi, tout au contraire d'un acte d'égoïsme suprême, le fait de s'armer peut-il être conçu comme une forme d'engagement citoyen.’ Vivement qu'il publie sa thèse ! ► Titre modifié le 16/02/2008 à 02h50 : suppression de ‘ne…que’, sur une remarque d'un internaute.
- 19689 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque
► Histoire 




















114
(Pour réagir, connectez-vous)
De Pascal Riché
Rue89 | 01H20 | 16/02/2008 |
Lorsque Justin nous avait envoyé cette réflexion, je lui avais fait cette remarque : si les moyens expliquaient toujours la fin, il y aurait aussi des massacres en Suisse, où pullulent les armes automatiques (service militaire permanent oblige) ou au Canada, où les fusils de chasse ornent de très nombreux foyers…
Sa réponse :
Pour nos lecteurs, je signale également cette interview de Amaya Bloch-Lainé, directrice du bureau parisien du German Marshall Fund of the United States (GMFUS), réalisée en avril. Elle relevait que ces tueries ont toujours lieu dans de petites villes désœuvrées.
à Pascal Riché
De myotard
04H16 | 16/02/2008 |
Bug : votre message est remplacé par « sans objet » quand il apparait en tant que « sélection rue89 ». Probablement une couille avec la vidéo.
à myotard
De Ehim
ehim.over-blog.com | 09H22 | 16/02/2008 |
Le vrai problème est que les Américains sont le seul peuple à être passé de la Préhistoire à la décadence sans passer par la civilisation.
Et leur comportement, qu'il soit individuel, ou collectif en tant que nation, montre que ce peuple violent et les individus qui le composent n'ont qu'une seule règle : toujours tirer le premier. Leur Président lui-même s'en fait une ligne de conduite avec son concept de « guerre préventive ».
Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que leurs jeunes soient incapables de supporter les frustrations et les compensent par la violence.
Un peuple d'enfants gâtés dirigé par des adultes immatures ne peut pas produire autre chose.
http://ehim.over-blog.com
à Ehim
De Pierrrrre
14H26 | 16/02/2008 |
==> alors que chez nous, en France, nous sommes la pays des des lumières d'un alternatisme progressiste, citoyen, populaire et tout et tout…(sauf pour Sarko, bien sur)
à Pierrrrre
De Ehim
ehim.over-blog.com | 20H06 | 16/02/2008 |
Il est vrai que l'américanisation à marche forcée de la Société française depuis une quinzaine d'années a fait son oeuvre, mais il ne faudrait pas désespérer d'échapper à cette crétinisation systématique qui aboutit à ce que l'on voit aujourd'hui aux Etats-Unis.
à Ehim
De Pierrrrre
22H21 | 19/02/2008 |
»…..cette crétinisation systématique qui aboutit à ce que l'on voit aujourd'hui aux Etats-Unis….. »
==> une crétinisation qui affecte même certains antiaméricains prEhimaires
à Ehim
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 20H49 | 16/02/2008 |
J'ai une idée, on devrait distribuer des armes a tous les habitants de Neuilly , juste pour vérifier les dires ! !
à Ehim
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H38 | 17/02/2008 |
J'ai écrit deux articles sur le sujet il y a des années, après Colombine. Rien à y ajouter :
http://nouvellesociete.org/5083.html
http://nouvellesociete.org/5084.html
Pierre JC Allard
à myotard
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H14 | 16/02/2008 |
Ha ben oui , ca doit etre ca . Je me demandais pourquoi un message « Pascal Riché sans objet » etait mis en avant par l » equipe de Rue89 .
C'est pas parce qu » il y a des dissenssions internes ..
J » avais peur que ça se termine par un massacre ..
à myotard
De Yann Guégan
Rue89 | 13H20 | 16/02/2008 |
Oui, on dirait que le système de publication est fâché contre Pascal Riché. J'ai contacté le service informatique de Rue89, qui va tenter une réconciliation. D'ici là, Justin, si tu nous lis, rien de personnel !
à Pascal Riché
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 12H10 | 16/02/2008 |
Il y a aussi la culture de la violence et de la mort qui est omniprésente (cinéma, jeux vidéos, musique). Ça entretient ce genre d'héroïsme où c'est celui qui tue qui est le héros du film, le gagnant du jeu vidéo, le protagoniste des paroles de la musique, etc… Nous sommes bercés à journée entière par ce climat négatif et on banalise la mort et la violence. Ajoutons à ça une société extrèmement invidualiste unie par la course au matérialisme où se mèlent travailleurs pauvres, sans-emplois, nouveaux riches, bourgeois, et puis des médias exposant des richesses indécentes d'hommes d'affaires, d'hommes politiques, de stars vivant sur la Croisette, alors que le téléspectateur touche le RMI et vit dans sa cité…Et vous avez un cocktail explosif.
Je ne vois pas ce problème résolu du jour au lendemain. On peut supprimer les armes, ça va améliorer un peu la situation, mais si les révoltés n'utilisent pas une arme à feu, ils utiliseront une machette, n'importe quel objet pouvant servir d'arme. Le problème est plus profond, il faut résoudre aussi ces problèmes-cis :
- Culture de la violence et de la mort
- Inégalités sociales
- Individualisme, manque de ciment social
Si on résout ces problèmes-cis, on va réduire ce phénomène de manière significative à mon avis. Mais la vérité c'est qu'ON N'EST PAS PRÊTS à de tels changements.
à Dominique MAMERE
De pablico
14H19 | 16/02/2008 |
Je ne peut pas juger, seulement me poser des questions.
Pourquoi dans un pays si religieux, ils ne respectent pas au moins le Cinquième commandement : Tu ne tueras point.
merci rue89, je m'instruis tous les jours, je viens lire les commandements. : -)
C'est super les post ! !
à pablico
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 15H19 | 16/02/2008 |
En effet, c'est assez curieux. Les États-Unis tuent au nom de Dieu (Oh, Nom de Dieu ! ). Il est pourtant écrit « Tu ne tueras point ». Les Républicains sont les plus religieux, les plus moralisateurs, ce sont pourtant ceux qui sont en faveur de la guerre en Irak, de la libre circulation des armes dans leur propre pays, et qui élisent des politiques qui font financer tout ce mal. Bref, faîtes comme je vous dis mais ne faîtes pas comme je fais.
à Dominique MAMERE
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 16H52 | 16/02/2008 |
Mais Dominique, les anges ex terminators étasuniens tuent des infidèles, des fanatiques qui vivent dans l'erreur et la folie.
Rappelez-vous la Bible et comptez le nombres invraisemblable de braves gens occis au nom des commandements. Les puristes US sont autant de moimoiistes se prenant pour Moïse.
à Dominique MAMERE
De Jefff
19H12 | 16/02/2008 |
Et de la peine de mort…
à pablico
De Alain Provist
15H24 | 16/02/2008 |
Je rappelle cette info paru il y a quelques mois et dont j'avais fait une petite synthèse sur mon blog : ….
TUEURS (NOUVEAUX) NES : A dix mois, dans l'Illinois, Bubba Ludwig a pu obtenir un permis de port d'armes offert par son père Howard. La licence, agrémentée de sa photo et d'une signature improbable du bébé n'a coûté que 5 dollars. Le grand-père, lui, a payé le fusil Beretta à douze coups tout en précisant qu'il ne pourrait s'en servir qu'à… quatorze ans !
On peut donc d'ores et déjà penser que les prochains massacres aux Etats-Unis n'auront pas lieu dans une université ou dans un lycée mais à la maternelle ou à la crèche
… pour alimenter le débat. En ajoutant que c'est bien souvent l'échec de la communication qui entraîne le passage à la violence (à mains nues, par l'invective ou par le déclenchement d'une arme de poing)
à Alain Provist
De pablico
16H13 | 16/02/2008 |
On m'a souvent dit :
moins on a de vocabulaire, plus on est violent, car il manque des mots pour exprimer le mal-être, donc on l'exprime physiquement, et pas verbalement.
Quant à déduire que les violents sont incultes, je n'irais pas sur ce terrain.
à pablico
De Alain Provist
16H20 | 16/02/2008 |
Assurément car des esprits extrêmement cultivés et supérieurement intelligents peuvent faire un usage délibéré et calculé de la violence à des fins individuelles ou collectives et le résultat est souvent proportionnel aux moyens intellectuels mis en oeuvre. Et les êtres cultivés ne sont pas totalement immunisés contre les débordements de l'impulsivité. Mais a priori toute l'éducation va dans le sens de la socialisation et la culture contre l'état de nature (qui est souvent la loi de la jungle).
à pablico
De petit pain
17H51 | 16/02/2008 |
.
« Pourquoi dans un pays si religieux, ils ne respectent pas au moins le Cinquième commandement : Tu ne tueras point. »
Parce que les commandements - déjà à l'époque - c'est d'la com », c'est des formules pour le spectacle, c'est pour occuper les moutons.
.
à petit pain
De TonyMo
22269
fils d'immigré avec casquette | 21H19 | 19/02/2008 |
L'Amérique religieux se référe avant tout à « Oeil pour Oeil » dans la bible. Cela leur renforce l'idée qu'un homme NIRA qu'il doit s'armer pour combattre un éventuelle tueur en série…
Rappel que Ni Obama ni Clinton ne veuillent de changer l'américain qui prétend chasser des petits lapins et des cerfs avec un Ak47. Rest in Peace
à Pascal Riché
De Alain Provist
15H13 | 16/02/2008 |
Il faut revoir le film de Michael Moore « Bowling for Columbine » et notamment le rôle de la National Rifle Association (puissant lobby des marchands d'armes) qui s'appuie sur le second amendement de la constitution : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. » Cette constitution date du XVIIIe siècle à une époque où les armes n'avaient pas la puissance dévastatrice des pistolets automatiques modernes. cette constitution n'a pas changé depuis.Et toute la mythologie nord-américaine s'est construite autour des armes : conquête de l'Ouest, deux guerres mondiales, guerres de Corée, du Vietnam et d'Irak,mafias et flics des séries et des films… (les épopées européennes sont plus centrées sur l'épée du chevalier, l'arc de Robin des Bois…). A voir ou revoir : « A History of violence » de David Cronenberg. Peut-être aussi faut-il considérer la fondation de la nation américaine comme la cohabitation plus que comme le mélange des communautés ? Au mieux, ces communautés, ces groupes ethniques, sociaux, économiques, s'ignorent, au pire ils s'affrontent avec tous les moyens d'exacerbation de la violence (à ce titre on peut reconnaître que la Suisse a une plus grande pratique du débat démocratique). N'oublions pas que les Etats-Unis ont élu président un ancien acteur de western et comme gouverneur de Californie l'archétype du héros « terminator » bodybuildé et décérébré…
à Alain Provist
De marabbeh
23H13 | 16/02/2008 |
Je ne défends pas du tout les armes à feu. Mais du point de vue états-uniens ça a un avantage en matière de sécurité nationale. Si on se souvient de la résistance en France pendant la dernière guerre, où peu de maquisards possedaient des armes ; il fallait les parachuter de Grande-Bretagne. Au contraire, si un jour les Etats-Unis étaient envahis (pourquoi pas ? ), les envahisseurs devraient se défendre contre des millions de patriotes détenteurs d'armes à feu. Ca fait réfléchir…
De Cluster
01H44 | 16/02/2008 |
« Pourquoi de telles tueries n'ont lieu qu'aux Etats-Unis ? »
C'est 100% faux, donc de la désinformation, bravo.
« History of school shootings » (2002)
http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/1953425.stm
« 18 dead in German school shooting » (2002)
http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/1952869.stm
A noter que l'Illinois est un des états américains ou la réglementation sur les armes à feu est la plus contraignante, étant l'un des deux seuls états qui n'autorise pas le port d'armes « http://en.wikipedia.org/wiki/Concealed_carry).
à Cluster
De Pascal Riché
Rue89 | 02H56 | 16/02/2008 |
Vous avez raison, et nous atténuons la question du titre, qui se voulait un peu provocatrice (suppression du « ne…que… »). Voici quand même la liste complète des tueries en milieu scolaire ou universitaire :
http://en.wikipedia.org/wiki/School_shooting
Vous conviendrez qu'il y a bien une spécificité américaine.
à Pascal Riché
De kawouede
09H36 | 16/02/2008 |
Changer un titre après coup, pardonnez-moi mais c'est nul. Internet permet tout, mais il faut aussi assumer. L'article de M. Vaïsse n'est qu'un compte rendu de thèse intéressant mais pas franchement nouveau. Attention à ne pas toujours chercher à faire du spectaculaire avec du très banal (et à mieux sélectionner vos chroniques ? )
à kawouede
De Pascal Riché
Rue89 | 09H44 | 16/02/2008 |
Bienvenue sur Rue89, Kawouede. Le principe de notre site participatif, c'est justement d'être à l'écoute de nos riverains. Et nous n'hésitons pas à modifier parfois, sur leur suggestion, nos contenus, à condition de toujours le signaler. J'ajoute que c'est la rédaction qui choisit les titres, Justin Vaïsse n'y est pour rien.
à Pascal Riché
De kawouede
17H16 | 16/02/2008 |
Mes excuses pour la brutalité de mon propos, mais franchement je préfère dans ces cas-là qu'on laisse la bourde ou la maladresse initiale ; être à l'écoute - c'est en effet important : donner un droit de réponse et tenir compte des petites bourdes passées.
à kawouede
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 11H50 | 16/02/2008 |
Internet ça a cet avantage. Quand on fait une erreur, on corrige. Logique, nan ? En plus les auteurs de Rue89 assument puisque la correction est mentionnée au bas de l'article. Allons, allons, vous faîtes une tempête dans un verre d'eau, jeune homme.
à Pascal Riché
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 20H57 | 16/02/2008 |
Une spécificité et surtout une antériorité. Ce genre de « spectacle a commencé il y a bien longtemps aux USA et gagne peu a peu les pays qui calquent “cette civilisation” , la France y viendra aussi……..malheureusement.
De Dixit
Ex Courageux anonyme | 01H50 | 16/02/2008 |
Une autre « illustration » tirée du cinéma : « Elephant » de Gus Van Sant (Palme d'or à Cannes en 2003).
Ce film invite le spectateur à s'interroger : la démission des parents, la place des jeux vidéos guerriers, la crise d'identité de l'adolescence, la facilité érigée en seule règle de vie, la vente libre des armes…
Déterministe des moyens également, je me pose la question du rôle des jeux vidéos guerriers, leurs règles de fonctionnement, et leurs impacts chez un ado « en crise ».
Le réalisateurs de ce film nous suggère ce rôle du jeu dans la vie de ces jeunes, en positionnant visuellement le spectateur du film de façon identique à celle d'un joueur d'un jeu de « tuerie » (cad, l'acteur est filmé de dos et nous le suivons à la trace tous au long de son massacre, en un long plan séquence).
Le passage à l'acte, aux US, est possible par la facilité qu'ils ont à se procurer des armes, et « grâce » à d'autres influences citées dans l'article de Didier Combeau. Mais la part de responsabilité des jeux vidéos guerriers dans le nombre de victimes observée dans ces massacres me semble être de premier plan.