
George Bush, Nicolas Sarkozy et le programme nucléaire iranien
Conséquence immédiate : l'option d'un bombardement américain de l'Iran disparaissait soudainement, comme l'a noté Fred Kaplan.
C'était précisément l'un des deux objectifs de cette NIE, le second étant de redorer le blason de la communauté du renseignement après les fiascos des dernières années, et de démontrer son indépendance face au pouvoir politique, contrairement à 2002-2003.
Et cet objectif a été atteint de façon magistrale : rarement un rapport de renseignement aura changé les termes du débat stratégique de façon si radicale et si abrupte -changeant aussi, en passant, les termes du débat des primaires, et du débat présidentiel dans son ensemble.
Le problème, c'est que ces deux objectifs ont été atteints au prix d'un effet d'optique qui fait songer à la distorsion des estimations du programme irakien en 2002-2003, mais dans l'autre sens, évidemment. Peut-être est-ce que ça en valait le coup : les conséquences d'un bombardement de l'Iran seraient si catastrophiques qu'on peut, d'un côté, remercier les agences de renseignement américaines d'en avoir écarté la possibilité pour plusieurs années.
Mais d'un autre côté, il serait dangereux d'oublier que la préoccupation de la communauté internationale à l'égard du programme nucléaire iranien n'était pas fondée sur des spéculations de la CIA, mais sur des éléments tangibles, établis par l'AIEA, et pris au sérieux par tous ceux qui dépassent la lecture conspiratoriale de la situation stratégique au Moyen Orient.
Alors, que penser de cette affaire ? Pour éclairer le débat, je propose d'apporter des éléments de réponse à sept questions sur cette NIE et sur le dossier iranien.
1. La nouvelle NIE dit-elle que l'Iran n'a plus de programme nucléaire ?
D'abord, un rappel historique : la CIA s'est toujours trompée soit dans un sens, soit dans l'autre, réagissant excessivement à ses erreurs de la veille. A peine créée, elle sous-estime de deux ans l'avancée de la bombe soviétique (premier test dès 1949 et non en 1951), puis surestime le programme de bombardiers et de missiles balistiques russe (années 1950), puis sous-estime la montée en puissance des ICBM construits par Moscou dans la décennie 1962-1972, puis la surestime (fin des années 1970 et années 1980). Elle sous-estime l'avancée du programme nucléaire irakien (jusqu'en 1991) puis surestime la reconstitution de l'arsenal d'armes de destruction massive de Saddam, etc. Bref, le renseignement en matière stratégique est une science inexacte… et surtout très politisée.
La récente NIE du 3 décembre 2007 est fidèle à cette politisation, et il serait facile de procéder à un petit exercice de réécriture pour le démontrer. En reprenant l'intégralité des informations qu'elle contient, mais en les présentant différemment, on pourrait peindre un tableau de la situation qui reste préoccupant, voir alarmiste.
En effet, l'élément mis en avant est la cessation, à l'automne 2003, d'un programme militaire donné de construction de la bombe, mais pas de la quête de la bombe atomique en général. La NIE donne en note de bas de page la définition de ce qui est entendu par » programme d'arme nucléaire » , ici au sens strict le design final de la bombe, sa » militarisation » , c'est-à-dire sa transformation en arme utilisable. Et dans la note de bas de page, il est précisé qu'on ne parle pas de » l'enrichissement déclaré « civil » » . Or, non seulement cet enrichissement n'a pas d'application civile logique (l'uranium enrichi de cette façon ne peut servir de combustible dans une centrale comme celle de Bushehr), mais il constitue une étape indispensable à la construction d'une bombe atomique.
Résumons ce point : c'est comme si l'on disait qu'un ingénieur qui veut construire une voiture avait suspendu la recherche sur son design final, mais faisait des progrès accélérés dans la construction d'un moteur à explosion qui ne peut servir… qu'à une voiture.
Ce faisant, la NIE confirme que l'Iran a bel et bien eu un programme actif de construction d'une bombe atomique utilisable jusqu'en 2003, qui a été suspendu, et que cette suspension a sans doute duré au moins jusqu'à la mi-2007 (un jugement avec » moderate to high confidence » ).
Bref, les Iraniens ont cherché à acquérir une bombe, puis ils ont suspendu l'un des programmes pouvant y conduire. Les trois questions logiques sont donc :
- Ont-ils renoncé pour autant à acquérir la bombe atomique ? (Si oui, pourquoi pousser la recherche sur l'enrichissement de l'uranium à plein régime, à un coût diplomatique très élevé ? )
- Leur vision stratégique a-t-elle changé au point d'avoir décidé qu'ils n'avaient finalement pas besoin de la bombe atomique -et alors qu'on sait que la quête de cette arme par l'Iran remonte au Shah dans les années 1970 ? (Réponse : à mon avis non, pour les raisons expliquées plus bas.)
- Enfin, pourquoi ont-ils suspendu un programme à l'automne 2003 ?
Intéressons-nous à cette dernière question.
2. Le régime de Téhéran est-il sensible aux pressions diplomatiques… ou aux menaces militaires ?
C'est ce qu'avance la NIE pour expliquer la suspension d'un programme militaire en 2003 : ce serait la révélation de l'existence de ce programme en 2002 et surtout » l'attention (scrutiny) et la pression » qui ont suivi qui auraient persuadé Téhéran de suspendre. Message politique on ne peut plus clair : pas besoin de bombarder, les pressions internationales et la diplomatie suffisent, les Mollahs ne sont pas fous, ce sont des calculateurs rationnels.
Je crois que ce point est vrai (même s'il simplifie la prise de décision au sein du régime iranien), mais qu'il laisse de côté la question de savoir quels sont les » arguments » qui peuvent convaincre Téhéran. Ainsi, que s'est-il passé en 2003 pour conduire à la suspension de ce programme ? Est-ce simplement la révélation de son existence et la réprobation internationale ?
Il y a évidemment une autre hypothèse : après la rapide défaite des Talibans puis celle de Saddam, et les bruits de bottes des faucons sur le thème » Next Stop, Teheran » ou » Everybody wants to go to Bagdhad. Real men want to go to Teheran » , bruits devenus soudain crédibles, les Iraniens se sont dit que ce n'était pas une très bonne idée de continuer ce programme. Ce qui est amusant, c'est qu'on (y compris moi) défend souvent la thèse inverse : c'est le spectacle du renversement de Saddam qui aurait accéléré la quête de la bombe, seul sésame à même d'offrir une protection absolue contre une intervention américaine.
Bref, il faudrait créditer la guerre en Iraq, jointe à la pression internationale et à la main tendue des trois ministres européens (voyage de Villepin, Straw et Fischer à Téhéran en octobre 2003) de cette suspension et des autres gestes, ceux-là publics et non secrets, de bonne volonté. En d'autres termes, un mélange de menace militaire et de pressions diplomatiques. Du coup, la question est de savoir si les pressions diplomatiques toutes seules peuvent suffire ? Aujourd'hui, en termes pratiques, la question ne se pose plus, puisque l'option militaire a disparu… à cause de cette NIE. Ce constat nous fait déboucher sur les deux questions suivantes :
- La menace de bombardement de l'Iran était-elle » pour de vrai » ?
- La posture de pression et de menace, y compris militaire, sur l'Iran renforce-t-elle les durs ou les modérés du régime (cette terminologie étant, je le note, insatisfaisante) ?
3. La menace de bombardement de l'Iran au cours des dernières années était-elle » pour de vrai » ?
Il n'y a pas de réponse à cette question, pour une raison simple : cet élément faisait partie d'une négociation. Si vous voulez convaincre votre voisin réticent de tailler sa haie qui est beaucoup trop haute et qui vous dérange, et le menacez d'appeler la police, ou même de couper ses arbustes vous-même à ras de sol pendant la nuit, vous n'allez pas lui dire : » Au fait, ces menaces c'est juste un élément de notre discussion, je compte pas le faire pour de vrai, c'est trop risqué. » Au contraire, vous le laissez dans l'incertitude, et lui faites croire que vous êtes prêt à passer à l'action (pour le dossier iranien, c'était le rôle de » bad cop » de Dick Cheney et, à l'insu de son plein gré, du journaliste Seymour Hersh).
Seulement voilà : le résultat de cette incertitude, c'est qu'il est impossible également… aux observateurs extérieurs de savoir si c'est » pour de vrai » ou si c'est » un élément de pression dans la négociation » . D'où deux écoles de pensée en France et en Europe ces dernières années :
- Celle qui, avec le précédent iraquien en tête, estimait que cette ambigüité calculée était beaucoup trop dangereuse, qu'accepter d'envisager une frappe militaire en accompagnement des sanctions et pour les besoins de la négociation laissait la voie ouverte à… une frappe militaire, qu'en mettant le doigt dans l'engrenage les Européens se retrouveraient solidaires de facto d'une possible frappe aux conséquences désastreuses, et que par conséquent il convenait de se désolidariser complètement de Washington.
- Et d'un autre côté celle qui acceptait que cette menace soit brandie, car elle contribuait à accroître considérablement les chances de réussite de la négociation, en estimant ou au moins en espérant que cette négociation rendrait inutile le bombardement. Quelques remarques sur cette école de pensée de » la troisième voie » vers laquelle je penchais personnellement :
1. Si la nouvelle NIE suggère -ce qu'elle ne fait pas explicitement- que la guerre en Iraq a contribué, en 2003, à la décision de suspendre un programme nucléaire militaire iranien, alors l'utilité d'inclure dans la négociation une menace de frappe se trouve vérifiée.
2. Cette école de pensée était celle de Sarkozy et Kouchner quand ils ont évoqué » la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran » et » la guerre » en août-septembre. Le raisonnement était à mon avis le suivant : l'alternative face à laquelle la France ne veut en aucun cas se trouver (et Nicolas Sarkozy encore moins que Jacques Chirac), c'est justement » la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran » , en d'autres termes le choix entre la solidarité avec les Etats-Unis et la condamnation que réclamerait avec force l'opinion française et internationale. Adresser à Téhéran un message de solidarité française avec Washington même en cas de bombardement, c'est rendre un bombardement plus crédible, et donc une solution diplomatique plus urgente, plus désirable et plus probable. Seulement, la réaction de l'opinion a été si vive que le Président et le ministre des Affaires étrangères ont dû revenir sur le langage guerrier, l'atténuer, envoyant par là-même à Téhéran, au bout du compte, un message de faiblesse et non de résolution.
3. Les équilibres internes à l'administration Bush ont changé au cours des dernières années, et la probabilité de voir se matérialiser un bombardement avait, de mon point de vue, très nettement diminué, tout particulièrement en raison de l'opposition de plus en plus forte et explicite d'une large partie du commandement militaire, préoccupé par la situation en Iraq. (La publication de cette NIE est un indice de cette tectonique des plaques : elle aurait été inimaginable il y a encore deux ans.)
Quelle que soit l'école de pensée à laquelle on appartenait, force est de constater que cette nouvelle NIE, en faisant disparaître l'option militaire, ce dont on peut se réjouir, retire de la table un élément important même si implicite de la négociation, ce qui pourrait rendre plus difficile un règlement de cette question (et donc, en poussant le raisonnement plus loin, qui pourrait rendre plus probable, à l'avenir, une éventuelle frappe israélienne, mais c'est un autre débat).
4. La pression et la menace, y compris militaire, sur l'Iran renforcent-elles les durs ou les modérés du régime ?
(NB : je suis conscient des limites de cette présentation ; dans ce régime si compliqué, il n'y a pas d'un côté les gentils modérés pro-occidentaux et de l'autre les méchants faucons anti-occidentaux, la victoire d'un clan entraînant un changement de posture radicale. Il y a bien, cependant, des modérés calculateurs et des durs jusqu'au-boutistes.)
J'ai toujours été sensible au risque de renforcement mutuel des faucons de Washington et de Téhéran, à l'instar de ce qu'on avait vu parfois entre les Etats-Unis et l'URSS, bref à l'argument selon lequel des pressions accrues sur l'Iran donnent des arguments aux durs et poussent Téhéran à l'union sacrée, renforçant donc Ahmadinejad et son camp (voir une variante ici).
Seulement, je ne suis pas sûr du tout que cela fonctionne ainsi. Après tout, l'argument d'Ahmadinejad, c'est que la communauté internationale est un tigre de papier, qu'il suffit de faire monter les enchères pour qu'elle cède, et que le bluff paie. La publication de la NIE et la disparition de la menace militaire est, de ce point de vue, une victoire pour lui. A l'inverse, les modérés- et, concrètement, certains conservateurs -dénoncent la politique d'Ahmadinejad comme casse-cou, dangereuse pour les intérêts du pays, et porteuse d'isolement international.
Donc, d'une part la disparition de l'option militaire affaiblit le camp des prudents, et d'autre part les appels à la négociation directe entre Washington et Téhéran doivent être soigneusement étudiés, qu'ils viennent des néoconservateurs ou des réalistes. S'il s'agit simplement d'entamer un dialogue direct, sans contrepartie iranienne, ce sera une victoire pour Ahmadinejad et une défaite pour les modérés. S'il y a une contrepartie (gel de l'enrichissement, comme Téhéran s'y était engagé en 2003 et en 2004, et comme le Conseil de Sécurité lui en fait obligation légale), on pourrait alors avoir une perspective de règlement sérieuse.
5. Quel est l'impact diplomatique de cette NIE ?
Les conséquences diplomatiques de la publication de cette NIE sont paradoxales.
D'un côté, l'exagération calculée de ce document, qui visait à faire disparaître la perspective d'une frappe militaire, a abouti à une démobilisation des efforts de sanction de l'Iran, tant au niveau de l'ONU (tentative d'obtenir une troisième résolution) -c'est ce que l'on a vu avec le changement d'attitude de la Chine- qu'au niveau de l'UE (sanctions unilatérales défendues par la France). Le message reçu par le monde, c'est » Les Iraniens ont arrêté leur programme nucléaire en 2003, en fait ils ne présentent aucun danger, ne posent aucun problème. » Pourquoi alors les sanctionner ?
Mais la publication de la NIE ouvre par ailleurs une autre perspective, celle-là dans le sens d'une pression accrue sur l'Iran, et d'une meilleure coopération transatlantique. Maintenant que l'option militaire a disparu, les tenants de la première école de pensée présentée plus haut, ceux qui ne voulaient s'engager ni dans des sanctions automatiques, ni dans une politique intégrant la menace de bombardement, en craignant de se retrouver embarqués contre leur gré dans des hostilités qu'ils ne souhaitaient pas, bref de cautionner un engrenage menant à la guerre, sont maintenant rassurés. Ils peuvent se rallier à un durcissement des sanctions, sachant qu'elle ne conduiront pas à la guerre. A mon avis, c'est ce qui s'est passé avec l'Allemagne ces derniers jours : Angela Merkel, tout en se déclarant en faveur des sanctions, était méfiante, hésitante, jusqu'à la NIE. Depuis, à rebours de l'impression générale, elle a semblé durcir le ton, déclarant que l'Iran continuait à poser un danger.
Reste à savoir lequel de ces deux effets -démobilisation générale ou cohésion accrue- va l'emporter. Chez certains partenaires européens (Italie, Autriche par exemple), les considérations économiques et commerciales sont déterminantes, et si la NIE dit qu'il n'y a pas à s'en faire, pourquoi se mobiliser ?
6. Cette NIE représente-t-elle un revers pour la politique étrangère de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ?
D'abord, notons qu'elle ne change pas grand-chose au point de vue français sur cette affaire. Non seulement Paris a ses sources de renseignement propres, mais surtout, comme le rappelle la porte-parole du Quai, Pascale Andréani, ici :
» Depuis 2003 la communauté internationale fonde son action sur des faits, et en particulier les faits tels qu'ils sont rapportés par l'AIEA, et non sur une appréciation des intentions de l'Iran [NB : ce que fait, peu ou prou, la NIE]. Comme l'indique le dernier rapport de l'AIEA, nous constatons que l'Iran n'a toujours pas répondu à toutes les questions posées sur ses activités passées et présentes. Nous constatons avec l'Agence que l'Iran poursuit ses efforts visant à maîtriser la technologie de l'enrichissement. Dans ces conditions, il apparaît que l'Iran ne respecte pas ses obligations internationales et notre position demeure donc inchangée. »
Dans les faits, il est incontestable que la NIE constitue un revers pour tous les alliés des Etats-Unis qui ont essayé de construire un régime de sanctions plus dur, accompagné d'une offre de coopération plus alléchante, pour Téhéran, afin d'éviter le fameux dilemme » bombe iranienne ou bombardement de l'Iran » . Ils se trouvent pris à contre-pied, non seulement par la retombée de la tension autour du programme nucléaire, mais également par la disparition de la menace militaire, qui était l'un des motifs objectifs de mobilisation des Européens (empêcher Washington de bombarder).
A plus long terme, cependant, on voit bien que le scénario le plus cauchemardesque pour Nicolas Sarkozy -devoir choisir entre le soutien ou la condamnation d'une frappe militaire américaine sur l'Iran- s'éloigne pour de nombreuses années. Et avec la disparition de cette option militaire, de nouvelles conditions plus propices à la cohésion européenne et transatlantique apparaissent, au moins en théorie (cf. supra).
Il reste qu'on a là, une fois de plus, le produit habituel des hoquètements et plus précisément des déchirements internes de la machine politico-administrative américaine. La publication de cette NIE, et la façon dont elle a été rédigée, s'expliquent entièrement par des raisons internes à Washington, et se sont faites sans aucune concertation et aucune considération pour les alliés. Rien que du classique, en somme.
7. Au fait, pourquoi s'inquiéter du programme d'enrichissement nucléaire iranien ? A leur place, vu le voisinage, moi aussi j'essaierais d'avoir la bombe ?
Oui, moi aussi -enfin, c'est une expression. Car la situation présentée de cette façon abstraite (un pays entouré d'ennemis, qui veut garantir son indépendance dans une posture gaullienne, qui n'a jamais envahi ses voisins ou lancé de guerre) est trompeuse.
D'abord, l'Iran avait pris des engagements au titre du Traité de Non-Prolifération de 1968. En gros, cela consiste pour les pays non-détenteurs de la bombe de s'engager à ne pas chercher à la développer, en échange a) de la garantie que les autres ne la développeront pas non plus, ce qui serait évidemment une motivation logique pour en acquérir ; et b) d'un droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles (mais pas d'un droit à l'enrichissement). Certains Etat n'ont jamais signé et ont construit leur bombe : Inde, Pakistan, Israël. Un autre, après avoir triché quelques années, s'est retiré du TNP en 2003 : la Corée du Nord. Et l'Iran a signé mais, on l'a vu, n'a pas fait la lumière sur son programme auprès de l'AIEA -bref, elle est très fortement soupçonnée de tricher. Alors bien sûr, il y a du » deux poids, deux mesures » , notamment vis-à-vis de l'Inde, ici, mais après tout chacun est libre d'adhérer à un traité, de ne pas adhérer… ou de s'en retirer.
Surtout, la question n'est pas seulement celle du respect de la parole donnée, elle est aussi celle du régime de non-prolifération dans son ensemble. Si l'Iran triche et obtient un jour la bombe, ses voisins signataires du TNP (Arabie saoudite, Egypte notamment) pourront protester à bon droit… et l'imiteront bien vite (s'ils n'ont pas déjà commencé), lançant une course à la bombe catastrophique. Si au bout du compte l'Iran doit finalement réussir à se procurer la bombe sans sanctions sérieuses, sans aucun coût réel, qu'est-ce qui dissuaderait les signataires du TNP de l'imiter ? Ajoutons que l'Iran a également violé les engagements pris auprès des Européens en 2003 et 2004, d'où l'intervention du Conseil de Sécurité de l'ONU qui lui a enjoint, à travers deux résolutions en 2006 (résolution 1696) et 2007 (résolution 1747), de cesser l'enrichissement. Bref, cette affaire n'est pas un caprice des Occidentaux, mais un sujet de préoccupation pour toute la communauté internationale. C'est, à proprement parler, une question de droit international.
D'un point de vue économique, l'Iran a le droit de bénéficier des bienfaits de l'énergie nucléaire (le fait qu'elle dispose de réserves gigantesques de pétrole et de gaz ne me semble pas déterminant ici). Et ses accords avec les Russes lui permettent de le faire concrètement, sans violer le TNP. Elle pourrait aussi accepter l'offre des Européens de 2006, qui l'aideraient à développer sa propre industrie nucléaire civile en échange de garantie que celle-ci resterait pacifique. Dernière possibilité : acheter quelques réacteurs à AREVA, c'est la mode, et Nicolas Sarkozy en a fait un axe important de sa politique vis-à-vis du Maghreb et du Moyen Orient… à condition de respecter les obligations du TNP. mais l'Iran ne veut accepter aucune de ces solutions -c'est ce qui nourrit les soupçons que la bombe atomique est son véritable objectif.
D'un point de vue stratégique enfin, je pense que l'Iran nucléaire serait certes » endigable » et accessible à la logique de dissuasion, comme l'a dit Jacques Chirac off the record (et sans modifier sa ligne politique dure vis-à-vis de l'Iran, notons-le bien).
La question n'est pas de savoir si Téhéran lancerait une bombe atomique sur tel-Aviv un beau jour sans prévenir. Elle est de savoir dans quelle mesure le rapport des forces ne deviendrait pas considérablement plus favorable à l'Iran, ainsi protégée par l'arme nucléaire, dans une région où son action n'est pas spécialement constructive, pour employer une énorme litote. Après tout, voilà un pays qui lutte de façon acharnée contre toute tentative de paix israélo-palestinienne depuis plus de quinze ans, qui concourt à la déstabilisation du Liban, qui fournit des armes sophistiquées aux extrémistes et à certains terroristes du Proche-Orient, ainsi qu'à divers groupes armés en Iraq -pays qu'elle entend bien maintenir aussi longtemps que possible dans un état de demi-chaos sanglant- et qui concourt à l'instabilité de l'Afghanistan en soutenant certains groupes Talibans.
Je ne dis pas que la politique des Occidentaux, à son égard ou dans son voisinage, a toujours été sage et coopérative, ni que des occasions d'entente pragmatique avec Téhéran, qui auraient pu changer la donne, n'ont pas été bêtement gâchées. Je dis simplement qu'en l'état actuel des choses, notre intérêt n'est pas de laisser Téhéran progresser vers la maîtrise subreptice des technologies nucléaires. Et à ce jugement, la NIE du 3 décembre 2007 ne change rien.
► Mise à jour, Jeudi 16h32
Sur la position de Nicolas Sarkozy et AREVA, je ne croyais pas si bien dire : grâce au blog d'Arthur Goldhammer (traducteur de Tocqueville et des grands historiens et intellectuels français en anglais), blog qui ajoute des élements très intéressants au débat, je découvre cette interview du Président de la république au Nouvel Observateur :
» Nicolas Sarkozy :
« Tout le monde est d'accord pour dire que ce que font les iraniens n'a pas d'explication civile. Le seul débat, c'est de savoir s'ils parviendront dans un an ou dans cinq ans à une capacité militaire. Je n'ai jamais été pour la guerre. Le problème pour nous, ce n'est pas tant le risque que les Américains se lancent dans une intervention militaire mais que les Israéliens considèrent que leur sécurité est vraiment menacée. Le danger d'une guerre existe.
Si l'Iran laisse l'AEIA faire ses contrôles, je serais prêt à venir à Téhéran et examiner une collaboration sur le nucléaire civil. J'ai la confiance des Israéliens et des Américains sur cette question. Les Américains ne sont pas, là, des va-t-en-guerre.Et on ne doit pas refuser le nucléaire civil aux pays qui respectent les règles. Je me suis engagé auprès de Bouteflika pour signer le premier accord de coopération nucléaire civil. Ce n'est pas simplement une question de contrats à engranger. Je suis persuadé que beaucoup va se jouer sur la capacité que nous aurons à assurer le développement de la partie sud de la Méditerranée : Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte et sans doute Mauritanie. Vous le savez, je tiens beaucoup au projet de l'Union de la Méditerranée. J'y crois contre les sceptiques. »
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► Histoire 



















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De Rimbus
07H01 | 13/12/2007 |
Peut être faudrait-il aussi s'interesser au Pakistan qui est un pays dont le régime totalitaire est issu d'un coup d'Etat militaire, qui possède l'arme nucléaire (ainsi que son belligérant principal, l'inde), et qui est miné par l'intégrisme sunnite.
Le droit ne demande-t-il pas de punir en premier celui qui commet la faute plutôt que celui qui voudrait la commettre ? Il est vrai que vous le mentionnez timidement une fois, comme de manière anecdotique.
Hélas il semblerait que vous soyez sous l'influence des idéologues comme Laurent Murawiec.
http://rimbusblog.blogspot.com/
Votre article est long et détaillé, certes, comme le rapport concluant que l'irak avait des armes de destruction massive.
De Rimbus
07H07 | 13/12/2007 |
je suis assez étonné de voir que les chiites iraniens soutiennent les talibans sunnites ! Merci de référencer cette affirmation qui me parait surréaliste.
à Rimbus
De El Fredo
09H35 | 13/12/2007 |
Je me suis fait la même remarque…
à Rimbus
De riverain désinscrit
09H57 | 13/12/2007 |
@ Rimbus
s'il n'y avait que cela de surréaliste dans cette propagande, ce serait risible. Mais là on est devant du n'importe quoi ! !
à Rimbus
De Justin Vaïsse
(auteur)
Chercheur à la Brookings Institutio... | 14H29 | 13/12/2007 |
La coupure Sunites-Chiites n'est pas un mur étanche, et les considérations stratégiques priment. Ainsi l'Iran soutient le Hamas, qui n'est pas chiite, et certains groupes talibans (voir par exemple ici - ou les récentes déclarations de Gates sur l'Afghanistan), l'objectif étant de s'assurer, comme c'est la tradition, une zone d'influence à l'Ouest de l'Afghanistan, et de ne pas laisser le gouvernement de Karzai aller « trop bien ».
à Justin Vaïsse
De riverain désinscrit
17H17 | 13/12/2007 |
ce serait bien si vous n'omettiez pas de dire que les Talibans ont été soutenus par le EU (au travers du Pakistan ISI ou directement) contre la Russie, pendant que l'Iran aidait la ligue du Nord de Massoud…
Tout comme le Hamas a été « aidé » en son temps par Israël et la Cia pour mettre des bâtons dans les roues du Fatah..
alors, qui aide qui est très fluctuant et ne donne pas l'image du bon et du méchant comme vous voudriez le vendre.
ps : du temps du Shah qui a commencé à donner l'atome à l'Iran ? cherchez bien…
à Justin Vaïsse
De Claude Lebrun
11H38 | 15/12/2007 |
Votre excellent article, même s'il semble ne pas être apprécié sur ce site à sa juste valeur, aura eu au moins l'avantage de faire sortir du bois les pasdaran inscrits à Rue89…
De zorbek
07H14 | 13/12/2007 |
Article très complet et interressant mais d'un parti pris un peu trop unilateral à mon gout car il laisse sciemment de coté la seule bombe atomique qui existe au Moyen Orient, à savoir celle d'Israel. S'il n'est effectivement pas souhaitable que l'Iran accède à la bombe atomique, il n'en reste pas moins tout aussi souhaitable qu'Israel se defasse de la sienne, ce qui n'apparait nulle part dans l'article. Et c'est pourtant bien ce qui fait problème aux yeux de tous ceux qui habitent le Moyen Orient…
à zorbek
De C. Creseveur
D'actualité | 10H11 | 13/12/2007 |
Assez d'accord.
Soit tout le monde en dispose, et cela créé un équilibre par la dissuasion. C'est d'ailleurs bien, ce principe de dissuasion qui a guidé la logique de défense française depuis l'après-guerre, non ?
Soit personne. Ce qui serait sans doute préférable, mais qui ne rendrait pas nécessairement la zone plus stable. Quoiqu'il en soit, tant qu'il y aura là des matières premières à se disputer, je crains que le Proche et le Moyen Orient ne soient pas près de connaître la paix, sinon le calme.
Aussi, alors que les révélations des services de renseignements américains mettent un frein aux orientations hostiles de Bush, elles devraient logiquement avoir un second impact en France.
Or étrangement on n'entend pas réagir Sarkozy à cette révélation, qui met forcément le même frein à ses velléités guerrières, puisque selon lui et ses boys l'Iran et la bombe devenaient un danger insupportable.
Jusque là Sarkozy et ses va-t'en-guerre calquaient sans trop se fatiguer le plan américain de préparation (de l'opinion publique et du pays ennemi) aux hostilités. Mais là on dirait qu'ils sont sortis du plan.
Serait la confirmation d'une véritable politique suiviste ? Si Bush lâche la laisse, allons nous divaguer ?
à zorbek
De ZAD
12H48 | 13/12/2007 |
Bonjour à tous,
Je pense aussi et surtout qu'il y a des raisons plus terre-à-terre pour cette volte-face de la politique américaine.
C'est tout simplement qu'elle n'a pas du tout les moyens humains ni financiers pour attaquer l'Iran et que c'est le seul moyen qu'elle a trouver pour ne pas perdre la face.
L'Irak et l'Afghanistan lui coute une petite fortune (comme en « capital sympathie ») chaque jour et aussi puissant qu'ils soient, ou plutôt aussi puissant qu'ils disent être…les USA ne peuvent se permettre de financer trois guerres en même temps.
Cette histoire c'est juste du bluff.
Par contre il est vrai que la bombe Israélienne pose de vrai problèmes au Moyen-Orient. Lui retirer est impossible mais vouloir empêcher les pays voisins de se la procurer est impossible aussi, car comment justifier cela ?
Les tensions dans cette région ne sont pas prêtes de retomber, cela au moins, on sait que c'est vrai.
à ZAD
De C. Creseveur
D'actualité | 13H52 | 13/12/2007 |
Pas si sûr d'autant que la guerre les US la financent en partie par la dette (et probablement une dégringolade du dollar opportune), et que ce dollar est lui même soutenu par les grandes banques centrales qui ne peuvent pas trop le laisser filer pour des raisons économiques (le commerce mondial se fait toujours en dollars). Autrement dit nous participons que nous le voulions ou pas à l'effort de guerre américain, au moins pour son financement.
à C. Creseveur
De ZAD
15H46 | 13/12/2007 |
Bonjour C.Creseveur,
C'est vrai ce que vous dites, je ne voulais tous simplement pas trop rentrer dans les détailles sur le financement de la guerre, mais vous serez surement d'accord avec moi si je dis que cela coute tout de même plus aux USA qu'aux autres nations et que c'est, aussi et surtout, pour cette raison que les USA ne peuvent agir en Iran.
à ZAD
De C. Creseveur
D'actualité | 16H53 | 13/12/2007 |
Naturellement.
Je m'interroge toutefois sur le fait qu'ils font un usage assez immodéré de la dette, ce qui a pour effet de dématérialiser fortement l'argent, et de rendre ainsi la notion de coût de la guerre très superficiel.
D'ailleurs ces révélations ont semble t'il coupé l'herbe sous le pied de Bush qui serait bien allé au conflit malgré tout.
Ce qui me laisse penser que l'argent n'est pas le problème majeur.
à ZAD
De M.T
19H10 | 13/12/2007 |
Rappellez vous une petite chose
L'Iran était prévue par Bush juste aprés le début des bombardement sur l'Irak
Je mes souviens avoir lu que les USA avait de source hyper sûre repéré la cache de Ben Laden en Iran à ce moment là je me suis dit ( et même écris sur un forum) que Bush voulait faire la guerre à l'Iran
Ce qu'il n'avait pas prévu c'est l'enlisement.
N'oublions pas aussi que Ben Laden est un produit mad in USA
Controler le pétrole mondial je crois que là est le but
le pétrole et l'eau sont devenus la monnaie pour avoir la main mise ( je parle d'eau potable tirée aux sources et pas d'innondations)
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 07H21 | 13/12/2007 |
En fait, tout ces programmes anti-nucléaires, de l'ONU ou d'ailleurs sont des utopies. Ce ne sont que des alibis qui permettent de menacer un état qui se dresse « en ennemi » Comme le dit si bien Rimbus pourquoi le Pakistan, n'a jamais été menacé ? qui soutien Musharaf ? L'ONU s'est totalement discrédité avec cette lamentable histoire ! Tous ces accords en fait ne servent a rien, seule la PAIX et la non-ingérence peut éviter la catastrophe nucléaire ! Il est impossible d'empêcher un etat qui se sent menacé, de se doter de l'arme nucléaire ou d'autres armes aussi dangereuses, ce n'est qu'une question de temps. Par contre dans un monde en paix (on en est très loin) la tentation serait beaucoup moins grande. Sachez que le premier humain qui a pris un caillou pour casser la tête de son voisin avait probablement « ses raisons » ?
Actuellement des « bombement de torses et exhibitions » se dessinent en mer de chine entre la Chine qui lorgne sur le pétrole Vietnamien, les USA, la Russie, le Japon qui rode aussi dans les parages et personne n'en parle pourtant cela pourrait bien se terminer en véritable catastrophe nucléaire ?
De freddysun
07H38 | 13/12/2007 |
Je suis fatigué d'entendre ce genre d'ineptie.
Pourquoi l'Iran, à l'instar de l'Inde, du Pakistan, d'Israël n'aurait pas droit au nucléaire.
L'équilibre d'une région, à fortiori le moyen-orient, doit se baser sur des forces d'oppositions équilibrées. La révolution démocratique est en marche en Iran. Laissons à ce peuple le droit à l'autodétermination. A l'émancipation de ces religieux d'un autre âge. Personne n'est en mesure de prouver, je dis bien prouver que la finalité de ces recherches n'est autre que de posséder l'arme nucléaire.
Comment peut-on écrire,
« voilà un pays qui lutte de façon acharnée contre toute tentative de paix israélo-palestinienne depuis plus de quinze ans, qui concourt à la déstabilisation du Liban, qui fournit des armes sophistiquées aux extrémistes et à certains terroristes du Proche-Orient, ainsi qu'à divers groupes armés en Iraq ».
Mon cher Justin, qui vous souffle ? ? ? Israël ne veut pas la paix. Les USA ne veulent pas de cette paix.
Soyons sérieux monsieur, la guerre du Liban était planifiée depuis belle lurette. Par Israël et le gouvernement états-uniens.
Il est tard et je vais dormir. Pas sur mes deux oreilles.
Freddysun
à freddysun
De k@rine
citoyenne | 08H26 | 13/12/2007 |
Je suis tout à fait d'accord avec vous Freddysun.
Beaucoup parle de l'Iran sans connaître ce pays et ce peuple.
Un peuple qui n'est pas antisemite, d'ailleurs beaucoup de juifs vivent en Iran et il ne se sentent pas en insecurité.
Mais volà, Israel, ne veut pas reconnaitre l'etat palestinien ni faire la paix, mais cela il ne faut pas le dire ni dire que les israeliens n'ont jamais appliqué les resolutions de campdavid et de l'onu.
Encore hier les chars israeliens ont envahi et tiré dans les rues de gaza au moment même où les enfants se rendaient à l'école, et apres on dit qu'Israel est une victime ! ! !
Ce n'est pas parce que les juifs ont ete victimes de genocide en 39/45 que cela doit conferer blanc seing à Israel.
Aujourd'hui, ce qui pourri tout c'est la politique Israelienne soutenu par les USA et maintenant Sarko qui affirme que le risque d'une guerre avec l'Iran existe (cf site du figaro).
NB : il existe different partis en iran et les representants politiques y sont élus. Le système est bien plus democratique qu'en Russie, Tunisie, Pakistan ….
Mais bon, aujourd'hui c'est la ta tique d'hitler qui prime celle qui consiste à dire au peuple un enorme mensonge de le faire relayer un maximum et surtout de le repete repete et le peuple le prendra pour verite absolue.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 08H40 | 13/12/2007 |
Ce qui est clair pour tout le monde, c'est que l'intervention en Irak était illégale puisque non autorisée par l'ONU.
Les USA s'estiment au-dessus des lois internationales, de l'ONU, du protocole de Kyoto, des tribunaux internationaux, bref de tout ce qu'ils ne contrôlent pas. Ils ne changeront pas sur ce point.
Il est plus probable qu'après l'humiliation qu'ils subissent en Irak, l'armée et les services secrets ont choisis de couper l'herbe sous le pied à Bush afin de l'empêcher de lancer une nouvelle guerre avant les prochaines élections.
Lorsqu'un nouveau président sera élu, en espérant qu'il le soit sans trop de fraudes (des observateurs étrangers seront-ils invités ? ), tout reprendra son cours normal. Les rapports publiés seront conformes aux intérêts bien compris des groupes militaro-industriels.
De citoyensly
08H43 | 13/12/2007 |
Malheureusement les USA ET Israel ont comme objectif d attaquer l Iran qui est la menace centrale pour Israel !
Le président Americain sait que dans 12 mois les elections americaines ont lieu et que la victoire va revenir au camps des démocrates ! Ainsi vu que les democrates sont contre une guerre contre l iran , les choses s accelerent afin que ce conflit surgisse rapidement ! C e qui n est pas maitrisé ce sont les consequences de celui c i en effet la russie la chine et l inde se sont ranges du cote iranien….
Quant a la France , nous sommes tributaire de notre président qui s est allié fortement avec les Usa.
Vous pouvez retrouver toutes les infos sur cette probalble guerre sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
De freddysun
08H48 | 13/12/2007 |
On appelle ça de la propagande Karine. Je voulais me coucher, mais je sens poindre un débat intéressant sur cette article partisan. Je vis à Los Angeles. Il n'est pas si tard après tout. 23h38.
Ce système de diabolisation fait parti du quotidien ici. Si tu as besoin de te rendre dans une quelconque administration, tu attends ton tour (tu prends ton numéro en arrivant), mais tu connais, et bien tu peux regarder la télé dans la salle d'attente en regardant … Fox news ! ! ! La chaine des conservateurs. Tu n'as malheureusement pas le choix. Les images sont celles de glorieux soldats américains enlaçant des enfants irakiens etc…… Le président iranien y est présenté un peu comme un ben laden. Le diable personnifié. Ils ne te parlent jamais du peuple. Ses aspirations, ses convictions politiques. Bon, là je vais vraiment me coucher et te souhaite une agréable journée.
A te lire
Freddysun
De Ehim
ehim.over-blog.com | 08H48 | 13/12/2007 |
Un beau laïus pour justifier les vélléités guerrières de Bush, Sarko et Kouchner derrière Israël.
Commençons par le commencement : qu'est-ce que c'est que cette Brooking Institution ?
De SB68
08H55 | 13/12/2007 |
Monsieur Vaïsse travaille pour la Brookling Insitution, think tank néo-con pro sioniste (heu, c'est un pléonasme, mais bon…). Comment peut-on croire une seconde à ce ramassis de sornettes.
à SB68
De Pascal Riché
7
Rue89 | 11H26 | 13/12/2007 |
Néocon ? Ce n'est pas exact. La Brookings Institution est l'un des plus sérieux Think Tank de Washington, dont les chercheurs -aux opinions variées- sont souvent issus de l'administration Clinton.
La Brookings penche donc vers les démocrates.
à Pascal Riché
De SB68
14H41 | 13/12/2007 |
Mais l'administration Clinton ne vaut pas mieux que celle de Bush.
De madrid
09H51 | 13/12/2007 |
Bonjour
1) L'Iran n'est pas seulement un pays, mais une nation.
Le peuple iranien mérite un autre regard, une autre considération.
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2) Les voisins de l'Iran possèdent l'arme nucléaire, donc pourquoi pas l'Iran ?
Quels sont les critères pour qu'un pays possède ou non l'arme nucléaire ? Qui fixe ces critères ? Qui vérifie, ou contrôle le respect de ces critères ? Qui et comment et par quels moyens une sanction peut être prise en cas de non respect des règles ?
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3) Quels sont les pays hostiles à la possession de l'arme nucléaire pas l'Iran, quels sont les pays qui ne voient pas l'inconvénient ou/et ceux qui sont pour ?
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4) Dans l'histoire du nucléaire, un seul pays a utilisé cet arme, no comment.
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5) Sarko et Kouchner sont très hostiles à la politique Iraniennes mais les contrats de vente d'arme en tout genre sont signés entre les deux pays depuis les années 70 et récemment renouvelés pour des années.
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6) La Corée du Nord, l'axe du mal comme dit l'autre, possède officiellement depuis peu cet arme nucléaire.
Quelle est l'attitude des nations unis et d'autres pays à l'égard de la Corée, les états unis n'envisagent plus une attaque militaire, au contraire il y a négociations actuellement.
Bush a t-il peur d'un coup de bambou géant sur la tête ?
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7) L'Iran a un rôle important au moyen orient, on peut penser ce que l'on veut, mais c'est une évidence.
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Je termine par une petite remarque concernant le volet Iranien, la présence du Houzb'allah au sud du Liban.
Habitant le sud du Liban dans les années 70, cette partie est née et installée suite aux injustices commises dans ce pays qui est le Liban.
TOUT LE MONDE a contribué du près ou du loin à cette situation de conflit, de guerre et du misère.
Aujourd'hui le Houzb'allah fait ce que le gouvernement Libanais et son armé ne sont pas capables de faire, il défend le sud du Liban, il construit des écoles, des hôpitaux etc …HELAS
Les attaques Israéliennes sont inadmissibles et ne font que renforcer la position de cette partie de Dieu, chaque bombe israélienne est une voix pour le houzb'allah.
l'ONU ..le FINUL ..BOF …
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Bonne journée
Madrid
à madrid
De mlrocap
21H23 | 14/12/2007 |
Je fais court, et en répond qu'à une question :
2) Les voisins de l'Iran possèdent l'arme nucléaire, donc pourquoi pas l'Iran ?
- Parce que l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire, ce qui n'est le cas ni d'Israël, ni du Pakistan, ni de l'Inde. Ce ne sont donc pas des critères imposés de l'extérieur, mais un libre engagement de Téhéran. Qui n'a officiellement aucune intention de le rompre et proclame au contraire : que la bombe atomique est contraire à l'islam, et que le TNP reste le cadre de sa politique nucléaire. Mais qui ne répond pas aux questions que l'AIEA (une agence onusienne, prix Nobel de la paix 2005, dirigée par un Egyptien très critique sur la politique américaine en Iraq lors des débats onusiens de 2002-2003) lui pose légitimement dans le cadre de sa mission de garantie du respect du TNP : à quoi sert cet uranium enrichi ? pourquoi l'Iran a-t-il acquis des plans d'armes dans les années 1980 auprès du réseau proliférateur pakistanais d'A.Q. Khan ? pourquoi a-t-il acquis des sphères d'uranium dont le seul usage possible est militaire ? etc.
De riverain désinscrit
09H53 | 13/12/2007 |
sous des aspects documentés, ce très long article (la longueur ne fait pas la pertinence) laisse de côté bien des paramètres.
Ne pas évoquer un sujet c'est déjà désinformer.
Quand on lit ce genre de jugement :
< Après tout, voilà un pays qui lutte de façon acharnée contre toute tentative de paix israélo-palestinienne depuis plus de quinze ans, qui concourt à la déstabilisation du Liban, qui fournit des armes sophistiquées aux extrémistes et à certains terroristes du Proche-Orient, ainsi qu'à divers groupes armés en Iraq -pays qu'elle entend bien maintenir aussi longtemps que possible dans un état de demi-chaos sanglant- et qui concourt à l'instabilité de l'Afghanistan en soutenant les Talibans. >
on se dit que les mensonges volent bas…
Qui fait plus contre la paix qu'Israël lui-même, en cultivant ses colonies ? Qui concourt à la déstabilisation du Liban ? Souvenons-nous des milices chrétiennes embarquées avec Israel…
L'Iran fournit des armes ? La belle affaire ? que font les EU avec Israel ? Qui reçoit 3 milliards de dollars d'aide par an ?
Quant au chaos sanglant d'Irak il faut être un fieffé coquin qui tente de manipuler pour prétendre ce genre de chose.
Il serait trop long d'énumérer les mensonges et omissions de ce papier, qui ressemble fort à de la propagande mal ficelée.
De Beeks
09H55 | 13/12/2007 |
il colle à l'actualité cinéma Nicky Luke il tire plus vite que son ombre, sa femme (calamity Cécilia) se tire plus vite que son ombre .heureusement qu'il y a Kouchner fidele Rantanplan qui ne le lache jamais contre Kadhafi et marées
De Lechat
esprit critique | 10H42 | 13/12/2007 |
Cela ne me pose aucun problème que l'IRAN ait une arme nucléaire militaire
pourquoi ne l'aurait il pas ?
Parce qu'ils ont signé le TNP
Les USA l'ont également signé mais ils continuent a developper des mini-nukes….
Israel l'Inde et le Pakistan ont cette arme ils en auraient le droit parce qu'ils n'ont pas signé le TNP
Il me semble que BUSH a déclaré une guerre illégitime à l'IRAK
Résultats
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_en_Irak
Que penser de cette parole de KISSINGER
Le pétrole est une chose trop sérieuse pour
qu'on la laisse aux arabes
L'Iran comme l'Irak a également beaucoup de pétrole
Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d'experts
http://www.clean-auto.com/spip.php ? article1928
L'uranium appauvri est bien pire que le 911
http://www.alterinfo.net/L-uranium-appauvri-est-bien-pire-que-le-911_a12…
Guantanamo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_de_Guantanamo
Je dirais donc que le diable ce n'est pas le président Iranien
De Domkishoot
Utopiste médiatique | 10H51 | 13/12/2007 |
« C'était précisément l'un des deux objectifs de cette NIE, le second étant de redorer le blason de la communauté du renseignement après les fiascos des dernières années, et de démontrer son indépendance face au pouvoir politique, contrairement à 2002-2003. »
L'objectif second que vous décrivez est, pour moi, incompréhensible.
Fallait-il pour être crédible contredire le rapport de 2005 ?
Peut-on rédiger un rapport, de cette importance, au seul motif de « redorer le blason de la communauté du renseignement » ?
Si le rapport, produit par ce NIE, avait conclu le contraire, auriez-vous eut la même réaction ?
Ou, auriez-vous pensé que la communauté du renseignement était à nouveau décrédibilisée ?
Pour le reste, je partage l'avis des commentaires qui suivent votre propagande.
J'ajouterai que, comme d'habitude, si l'Iran n'avait pas de ressources fossiles naturelles, les problèmes se poseraient beaucoup moins.
Grâce aux votes de 53% des Français, le monde a un nouvel indicateur. Nicolas Sarkofric ne s'intéressant qu'au pognon, si l'Iran le motive tant c'est qu'il y en a à ramasser ! CQFD