
Badge olympique : « Les athlètes se sont fait rouler dans la farine »
Sur le site Tibet-info.net, le journaliste Jean-Paul Ribes, Président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain, réagit violemment à l'annonce, par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), que les athlètes qui se relaieront pour porter la flamme olympique, lundi, porteront un badge avec l'inscription » pour un monde meilleur » . Pour Jean-Paul Ribes, il s'agit ni plus ni moins de lâcheté et il appelle les Parisiens à manifester place du Trocadéro, lundi 7 avril à partir de 11 heures à l'occasion du passage de la flamme olympique :
» Les athlètes français viennent de se faire rouler dans la farine avec ce badge lamentable et écœurant de lâcheté, reprenant un slogan utilisé par Staline ! (…) Alors qu'on meurt au Tibet et que les tribunaux chinois jettent en prison pour » subversion » des dissidents pacifiques, nos courageux athlètes envoient aux victimes le mot d'ordre « de tous les régimes totalitaires », comme le souligne Lionnel Luca, président du groupe Tibet à l'Assemblée nationale (143 membres). Mussolini, Staline, Hitler, Pinochet et les Khmers Rouges prétendaient tous construire un « monde meilleur'. On a vu comment ils s'y sont pris.
» Est-ce là défendre la « dignité humaine » et les « valeurs éthiques universelles », comme l'affirme la charte olympique ? Le CSPT appelle tous les amis de la liberté au Tibet et de la démocratie en Chine à manifester leur désapprobation en se rassemblant au Trocadéro lundi 7 avril dés 11 heures et à accompagner sans violence et dans le calme la flamme olympique tout au long de son parcours avec drapeaux tibétains et pancartes. Le CSPT appelle les Parisiennes et les Parisiens à pavoiser aux couleurs du Tibet. »
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De cooper59
pour la decroissance ! | 09H54 | 05/04/2008 |
bravo rue 89 de relayer le CSTP . j'espere qu'il y aura du rififi sur le parcours de la flamme , n'en deplaise aux « pragmatiques » effrayés par l'idée meme de contrarier les chinois et de voir s'eloigner leurs fonds souverains ! Quand au judoka « pieces jaunes » no comment , je risquerais de m'emporter .
à cooper59
De Bambou sans frontière
12H51 | 05/04/2008 |
Quelques faits sur le Tibet depuis 1960 :
1) Les réformes faites par le gouvernement chinois au Tibet au début des années soixante ont signifié pour les masses populaires tibétaines un accès aux droits de l'homme auparavant complètement inconnus. Il suffit de se renseigner sur ce qu'était le système de la théocratie tibétaine avant 1959 pour en convaincre.
2) En 50 ans, la population tibétaine a triplé (de 2 millions à 6 millions) grâce aux soins de santé et aux améliorations dans les domaines agricole, économique et autres. L'espérance de la vie des Tibétains est passée de 35 ans à 67 ans aujourd'hui.
3) L'enseignement de la langue tibétaine est obligatoire à l'école dans la Région Autonome du Tibet. Les documents officiels et législatifs sont bilingues.
4) Depuis les années quatre-vingt, la culture et la religion du Tibet s'exercent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts à l'intention des jeunes Tibétains, plus de 1700 temples / monastères tibétains ont été restaurés et re-ouverts (53 millions RMB pour la restauration du Potala, per exemple, 64 millions RMB pour la construction du tombeau pour le dixième Panchen Lama), et les monastères regorgent de lamas (environ 46000).
5) Dans la Région Autonome du Tibet, 70 % des fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine ; la pratique du bilinguisme prévaut, même si la politique officielle de la Chine demande que l'accent soit mis désormais sur la langue tibétaine.
6) La politique officielle de la Chine comporte une série de discriminations positives en faveur des Tibétains et des autres minorités nationales, en ce qui concerne l'admission à l'université (le niveau requis pour l'entrée de l'université est moins élevé pour les candidats issus des groupes ethniques minoritaires y compris les Tibétains que pour les candidats Han – groupe dominant), la promotion des charges publiques, et la planification familiale (la politique de l'enfant unique s'applique aux couples Han alors que les couples Miao, Yao, Dong, etc. peuvent avoir deux enfants, et que les couples Tibétains peuvent avoir trois enfants).
7) L'épopée du roi Gesar : épopée tibétaine transmise de génération en génération. En 1979, un groupe de travail a été établi par la Région autonome du Tibet pour collecter et rassembler les différentes versions de l'épopée (plus de 3000 cassettes d'enregistrements, presque 300 anciennes versions collectées). Aujourd'hui on peut lire l'épopée en 70 volumes (3 millions de copies ont été publiées).
à Bambou sans frontière
De félicité-mafoi
13H24 | 05/04/2008 |
quelles sont vos sources ?
à Bambou sans frontière
De Infovite
Plébéien. | 14H02 | 05/04/2008 |
8)La répression !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De NuklearCocroach
22H18 | 05/04/2008 |
9)les lois qui ne sont jamais appliquées quand elles n'arrangent pas le pouvoir central chinois(et ce,même à Pekin).source : Temps présent sur le site de la TSR,reportage sur les J.O et les dissidents
à Bambou sans frontière
De MAGENTA
Pesteux génétique | 17H46 | 05/04/2008 |
Quels ingrats ces Tibétains ! ! !
à Bambou sans frontière
De ogareff
23H30 | 05/04/2008 |
Oui il me semble aussi que sous prétexte que le bouddhisme est à la mode à Hollywood et que le dalaï lama a l'air sympa avec ses petites lunettes, on idéalise complètement le Tibet, qui avant l'occupation chinoise était, si j'ai bien compris, une théocratie dans laquelle les moines vivaient au crochet de la population paysanne. Ceci dit, cela n'enlève rien à la brutalité politique et économique du régime chinois mais il me semble qu'en se focalisant sur le Tibet, on est à côté de la plaque. Le fait que des petits chinois de 5 ans cousent des ballons Nike me paraît autrement plus intéressant. Limiter la critique du régime chinois à ce qui est somme toute une question régionale me semble vraiment réducteur, sans compter qu'avec nos Pays basque, Corse, Irlande du Nord etc on est quand même mal placés pour donner des leçons dans ce domaîne…
à ogareff
De jpatrice
08H20 | 06/04/2008 |
ogareff, le Tibet ne serait qu'« une question régionale » ? Les Chinois ont en tout cas réussi à vous le faire avaler …pendant que vous y êtes, parlez d'un « point de détail »… il était temps que ce soit à la mode, Le Tibet, non ? Vous préfèreriez qu'il se fassent sauter avec une ceinture d'explosifs pour qu'on prenne au sérieux leurs souffrances ?
à jpatrice
De ogareff
15H14 | 06/04/2008 |
Non d'accord mais il faut bien constater que les questions nationalistes sont vachement plus porteuses médiatiquement que les questions économiques et ça, à mon avis, c'est pourri. Le Tibet en deux semaines semble avoir complètement occulté le scandale de l'esclavagisme capitaliste qui sévit en Chine, avec la complicité très intéressée des grandes multinationales du monde entier. C'est sûr que pour Nike, le scandale du Tibet est beaucoup plus inoffensif que celui des enfants qui fabriquent leurs chaussures de sport à 5 centimes la paire (100 euros en bout de chaines pour engraisser les actionnaires.) Je ne veux pas méconnaître les revendications sans doute légitimes des tibetains, mais je déplore amèrement qu'elles servent de paravent à des atrocités plus vastes que l'on préfère hypocritement oublier, sponsors obligent.
à Bambou sans frontière
De jpatrice
08H07 | 06/04/2008 |
formidable…mais alors pourquoi les tibétains n'ont pas l'air si contents ? quel manque de reconnaissance ! quelle ingratitude ! mais j'y pense, peut-être souhaitent-ils tout simplement ne pas être bilingues… Personnellement, je n'aimerais pas être bilingue allemand-français et vivre sous le régime nazi, même si celui-ci, dans sa générosité extrême, aidait les Français à recueillir leurs légendes nationales ou favorisait l'entrée à l'université des pauvres Français sous-développés… la culture tibétaine n'a pas besoin des Chinois, juste de liberté. Toute entreprise de colonisation (comme les français en Algérie, oui) comporte forcément des points positifs, c'est inévitable, mais ça ne la justifie en rien…
à jpatrice
De Bambou sans frontière
11H19 | 07/04/2008 |
Aujourd'hui quand on est bilingue, on a plus de chance d'avoir accès au marché du travail, ce qui aide à réduire l'inégalité économique et sociale entre les Han (groupe dominant) et les 55 différents groupes ethniques minoritaires vivant en Chine.
Ne trouve-t-on pas plus facilement du travail quand on parle anglais, italien ou japonais en France, et français, allemand ou espagnol en Angleterre ?
D'ailleurs, l'enseignement de l'anglais est obligatoire dans toutes les écoles secondaires chinoises, au Tibet comme dans les autres régions.
à Bambou sans frontière
De jpatrice
08H13 | 06/04/2008 |
à « bambou sans frontières » : ah oui, j'oubliais, vus avez complètement raison : les Tibétains ont eu un « accès aux droits de l'homme complètement inconnu » ! ! ! mais aller en taule parce que leur opinion n'est pas la même que celui du gouvernement Chinois, ce pas forcément ce qu'ils auraient espéré ! ! ! d'autre part, si vous vous étiez mieux renseigné vous-même, vous auriez constaté que le « régime théocratique » n'était pas parfait (mais quel régime l'est) mais pas si mauvais que ça, en tout cas bien moins mauvais que l'actuel ! ! ! je crois que vous êtes sourd et aveugle et il n'y a pas pire sourd que celui quine veut pas entendre.
à jpatrice
De Bambou sans frontière
10H27 | 07/04/2008 |
Le mythe du Tibet (extraits - quelques faits historiques)
par Michael Parenti,Mondialisation.ca, Le 17 mars 2008
Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)
Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que « bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d'immenses richesses…. De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent. » (6) Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.
Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme « une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma. » (8) En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et traquer des serfs fugitifs.
De jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour être formés comme moines. Une fois là, ils étaient internés à vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu'il était courant que des enfants de paysans soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol répété à partir de l'âge de neuf ans. (9) Les domaines monastiques enrôlèrent de force des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme domestiques, danseurs et soldats.
Dans le vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d'autres étaient des mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance naissait dans l'esclavage. (10) La plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 sur une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement un peu mieux que les esclaves. Ils n'avaient pas de scolarité ni de soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie foncière séculière. Leurs maîtres leur disaient quelle culture produire et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Et ils pouvaient facilement être séparé de leur famille s'il plaisait au propriétaire de les envoyer travailler dans un endroit éloigné. (11)
Une femme de 22 ans, elle-même une serve fugitive rapporte : « De jolies filles de serfs étaient habituellement emmenées par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait ». Elles « étaient juste des esclaves sans droits ». (12) Les serfs devaient avoir une permission pour tous leurs déplacements. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer ceux qui essayaient de fuir. Un serf fugitif de 24 ans a accueilli l'intervention chinoise comme « une libération ». Il affirmait que pendant le temps où il était un serf, il était soumis à un travail dur incessant, à la faim et au froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Après sa troisième tentative de fuite ratée, il fût impitoyablement battu par les hommes du propriétaire terrien jusqu'à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche ; puis, ils ont versé de l'alcool et de la soude caustique sur les blessures pour augmenter la douleur. (13)
Les serfs étaient dans l'obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande. (14) Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d'un nouvel arbre dans leur terrain et sur la possession d'animaux. Il y avait des impôts pour les festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyés en prison et quand ils en sortaient. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être sans emploi et s'ils allaient dans un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées du père au fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d'être réduits en esclavage, parfois pour le reste de leur vie. (15)
Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient cet ordre de classe. Le pauvre et l'affligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs mauvaises manières dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une rédemption karmique et en prévision de ce que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense, et une preuve tangible de leur vertu dans les vies passées et présentes.
Torture et Mutilation
Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant l'énucléation, l'arrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et l'amputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs. En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir l'utiliser. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : « quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n'y avait rien de bon dans la religion ». (16) Bien qu'il était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite « abandonnés à Dieu » dans la nuit glaciale pour y mourir. « Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes », conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet. (17)
En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer.
(18)L'exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer. Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images d'activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles d'une femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches.
(19)D'anciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la « tyrannie intolérable de moines » et les superstitions diaboliques qu'ils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme « une machine d'oppression ». À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que « les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel », tandis que les gens sont « opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses ». Les dirigeants tibétains ont « inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition » parmi le peuple. En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, « le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer…. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse. » (20)
Occupation et révolte
Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 prévoyait l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais confiait à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire les relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi d'un rôle direct dans l'administration interne « pour promouvoir des réformes sociales ». D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion comme tentative pour effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu'ils ont appliquées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et de routes. « Contrairement à la croyance populaire à l'Ouest », écrit un observateur, les Chinois « prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines ». Aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés. » (21)
Les seigneurs et les lamas tibétains avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient joui de bonnes relations avec le Generalissimo Chiang Kaishek et son pouvoir réactionnaire sur la Chine avec le Kuomintang. (22) L'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhassa, c'était avec une escorte armée des troupes chinoises et un ministre chinois conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles. Ce qui contrariait les seigneurs et lamas tibétains, c'était que ces derniers chinois étaient des communistes. C'était seulement une question de temps, ils en étaient sûrs, avant que les Communistes ne commencent à imposer leurs solutions collectivistes égalitaires au Tibet.
En 1956-57, des bandes armées tibétaines tendirent une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement reçut un appui important de la Central Intelligence Agency américaine (C.I.A.), comprenant un entraînement militaire, des camps d'appui au Népal et de nombreux ponts aériens. (23) Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement fait la publicité de la cause de la résistance tibétaine avec le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, qui jouât un rôle actif dans ce groupe. Le second frère aîné du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, mis sur pied une opération de renseignements avec la C.I.A. en 1951. Il remit ça plus tard dans une unité de guérilla entraînée par la C.I.A. dont les recrues furent parachutées à nouveau au Tibet. (24)
Beaucoup de commandos et d'agents tibétains que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils des chefs. Pour nonante pour cent d'entre eux, on n'en entendit jamais plus parler, selon un rapport de la C.I.A. elle-même, signifiant en cela qu'ils avaient probablement étaient capturés ou tués. (25) « Beaucoup de lamas et de membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, ce qui entraîna son échec », écrit Hugh Deane. (26) Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : « Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhassa et de la campagne attenante ne rejoignis pas le combat contre les Chinois, aussi bien quand il commença qu'au cours de son déroulement. » (27) Finalement, la résistance s'effondra.
à Bambou sans frontière
De aïtos
08H30 | 06/04/2008 |
bambou, t'es un sous-marin chinois ! ! ! !
Tu pourrais aussi faire un point sur la situation chinoise aux mêmes époques, mais ce n'est certainement pas ton propos.
à aïtos
De Bambou sans frontière
11H38 | 07/04/2008 |
Hahaha… Pourquoi pas un sous-marin français ou anglais ?
Sachez que…
Soutenir le renversement de la vieille théocratie féodale par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par les adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.
L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal et nier ce que l'autorité chinoise fait de positif au Tibet et plus largement en Chine.
à Bambou sans frontière
De ced25
Misérable Etre Humain | 09H43 | 07/04/2008 |
Mais explique moi ce que tu fais ici Bambou ?
Un paradis pareil sous une tutelle tellement démocratique… moi je serais aussi CONvaincu que toi j'irais vivre au Tibet ou mieux encore à Pekin avec un passeport Tibetain : )
Et dans quelque temps, quand tu seras sorti (car aucun doute tu seras enfermé car les fous sont dangereux même en Chine)tu viendras nous en parler de ton merveilleux modéle ! ! ! !
Pour le Boycott des produits Chinois (et pas que les Jo).
à ced25
De Bambou sans frontière
11H47 | 07/04/2008 |
Je ne fais qu'à introduire un peu de « gris » dans le tableau complètement « noir » que pas mal de gens ont tendance à brosser en ce moment…
Le mythe du Tibet (extraits)
par Michael Parenti
Mondialisation.ca, Le 17 mars 2008
Bon nombre de Tibétains ordinaires souhaitent le retour du Dalaï-lama dans leur pays mais il apparaît que relativement peu souhaite un retour à l'ordre ancien qu'il représente. Une histoire publiée en 1999 dans le « Washington Post » note qu'il continue à être révéré au Tibet, mais …
peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres reviennent au pouvoir.
« J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant », a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, « je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave. » (42)
Kim Lewis qui a étudié les méthodes de guérison avec un moine bouddhiste à Berkeley en Californie a eu l'occasion de parler longuement avec plus d'une dizaine de femmes tibétaines qui vivaient dans le bâtiment du moine. Quand elle demanda comment elles se sentaient à l'idée de retourner dans leur pays d'origine, le sentiment était unanimement négatif. Au début, Lewis pensait que leur répugnance avait un rapport avec l'occupation chinoise mais elles l'informèrent vite qu'il en était tout autrement. Elles dirent qu'elles étaient extrêmement reconnaissante « de ne pas avoir du se marier à 4 ou 5 hommes, de ne pas devoir être enceinte presque tout le temps », ou de devoir supporter des maladies sexuellement transmissibles contractées par un mari errant. Les plus jeunes femmes « étaient enchantées de recevoir une éducation et ne voulaient absolument rien à voir avec une quelconque religion, et se demandaient pourquoi les Américains étaient si naïfs ». Elles racontèrent les histoires des épreuves de leur grand-mère avec des moines qui les utilisaient comme « épouses de sagesse », leur disant « qu'elles gagneraient énormément de mérites en fournissant les “moyens de l'éblouissement” – après tout, Buddha avait besoin d'être avec une femme pour atteindre l'illumination ».
Les femmes interviewées par Lewis parlèrent avec amertume au sujet de la confiscation de leurs jeunes garçons par les monastères au Tibet. Quand un enfant criait après sa mère, il lui était dit « Pourquoi la réclames-tu, elle t'a abandonné – elle est juste une femme. » Parmi les autres problèmes, il y avait notamment « l'homosexualité endémique dans la secte Gelugpa. Tout n'était pas parfait au Shangri-la », opine Lewis. » (43)
à cooper59
De NuklearCocroach
21H35 | 05/04/2008 |
ils prévoient de mettre 3000 flics au Trocadero et un tous les 100m sur tout le parcours d'après France Inter.Trocadero- Tien an men même combat…
à cooper59
De re-belle
mère au foyer | 00H04 | 06/04/2008 |
quand les athlètes se sont fait rouler dans la farine ? ? ? ! ! ! …pendant que les JO se font leur beurre et l'argent du beurre ! ! ! …
à cooper59
De marie 75
08H53 | 06/04/2008 |
les JO importe en France la « non démocratie ».
Dans les rues de paris :
12 cars de CRS avant la flamme , 12 cars après !
encadrés de plusieurs rangs de crs, eux mêmes encadrés de plusieurs rangs de pompiers….
Un Badge à la con : faites confiance à Douillet pour avoir aider les athlètes à la recherche et « propagande du slogan »….
(je viens de voir le « plan » militaire affiché sur BFMTv)
De Malaparte
09H59 | 05/04/2008 |
Bah ! tu sais un petit badge, ça fait pas de mal et puis ça donne bonne conscience. La « Bônne Conscience », ç'est tellement nous, Occidentaux, face aux malheurs du monde.
Quand on compile les réactions après l'indignation, on a toujours les mêmes équations :
un malheur = un défilé avec banderolles et perucssions
une maladie = un concert
une injustice = un concert, voire un festival
une souffrance = un défilé avec banderolles et perucssions + un concert
Et plus le malheur, la maladie, l'injustice ou la souffrance est globale ou lointaine, plus grandes sont les réjouissances. Elles ne changent rien, et puis sur le moment, on a bien rigolé. Les organisateurs, les médias et le confort intellectuel se sont chargés de donner du sens aux récurrentes bacchanales, avec en partant, un petit souvenir pas cher, la Bônne Conscience. Le petit badge des athlètes n'est qu'un accessoire pour customiser cette bônne conscience (oups, j'ai oublié les majuscule ! ).
à Malaparte
De VM
12H24 | 05/04/2008 |
C'est vrai qu'on se donne facilement « bônne conscience », mais il vaut tout de même mieux manifester, signer des pétitions, inonder de lettres les gouvernants de tous pays… que de rester affalé dans son fauteuil devant la télé, non ?
à VM
De ogareff
14H57 | 06/04/2008 |
L'un n'empêche pas l'autre, ceci dit.
à Malaparte
De marie 75
10H33 | 06/04/2008 |
Media
JO : RSF veut mener des actions « spectaculaires » lundi à Paris
L'organisation de défense de la presse Reporters sans Frontières (RSF) prévoit de mener des actions « symboliques, spectaculaires » à l'occasion de l'arrivée à Paris lundi de la flamme olympique, a annoncé son secrétaire général Robert Ménard samedi devant la presse.
Le secrétaire général de RSF Robert Ménard, lors d'une conférence de presse sur les JO de Pékin, à Paris le 5 avril 2008.
) - 06 avril 2008 | 09H54
« On va faire deux choses », a-t-il expliqué en se déclarant « abasourdi » par les mesures de sécurité prises à cette occasion par la préfecture de police de Paris : « on appelle tous les Parisiens à venir massivement lundi sous la Tour Eiffel à partir de 12H00 pour dire que, certes il y a la flamme olympique, mais il y a aussi la réalité chinoise ».
« On fera aussi une ou des actions symboliques, spectaculaires, mais respectueuses des jeux, des porteurs de l'olympisme, mais suffisamment spectaculaires pour que cela se voit », a-t-il ajouté.
« On avait prévu d'intervenir sur le parcours, on ne le fera pas, on fera d'autres choses », a-t-il indiqué, précisant que RSF avait dû modifier ses projets en raison de l'importance des mesures de sécurité autour du parcours de la flamme olympique à Paris.
« On ne s'approchera pas directement de la flamme », a-t-il précisé. « Pour être proches de la flamme, cela nous entraînerait à des actions qu'on ne veut pas », a-t-il expliqué.
« On ne veut pas qu'il y ait un geste mal interprété, on ne veut pas que l'on puisse dire que la violence est de notre côté, » a-t-il ajouté.
« Nous ne sommes pas des trublions, ni des provocateurs. Nous essayons d'attirer l'attention de l'opinion publique sur ce qui se passe en Chine », a souligné M. Ménard.
« Nous avons en partie gagné : il y a une prise de conscience sur ce qui se passe en Chine », a-t-il estimé.
« C'est invraisemblable », s'est-il indigné, évoquant les mesures prises pour sécuriser le parcours de la flamme olympique : « 400 personnes pour protéger la flamme sur 200 mètres, 32 fourgons de CRS, 65 motards, un hélicoptère, des bateaux sur la Seine … Même un chef d'Etat n'a pas cela ».
« Il ne manque plus qu'à demander aux Parisiens de ne pas être dans la rue », a-t-il commenté.
à marie 75
De Bambou sans frontière
11H13 | 07/04/2008 |
Pourquoi l'Unesco ne peut pas s'associer à Reporters sans frontières ? (extraits)
par Salim Lamrani, Mondialisation.ca, Le 24 mars 2008
Le 11 mars 2008, l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, a décidé de retirer son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée par Reporters sans frontières (RSF), prévue le 12 mars. Marcio Barbosa, directeur général adjoint de la Division de la liberté d'expression, de la démocratie et de la paix de l'institution onusienne, a refusé d'associer l'Unesco aux campagnes politisées de RSF.
RSF a établi une liste de quinze pays « ennemis d'Internet » dont font partie l'Arabie saoudite, le Belarus, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Egypte, l'Ethiopie, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam et le Zimbabwe, dont la principale caractéristique est d'être des nations du Tiers-monde. Pas un seul pays occidental ne figure sur cette liste. Mais rien n'est bien surprenant puisque Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation parisienne depuis 1985, a affirmé que seuls les pays sous-développés l'intéressaient : « Nous avons décidé de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse en Bosnie et au Gabon et les ambiguïtés des médias algériens ou tunisiens…mais de ne pas nous occuper des dérives françaises ». Pour quelle raisons ? « Parce que, ce faisant, nous risquons de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique », explique Ménard2.
à Malaparte
De marie 75
11H08 | 06/04/2008 |
tsr ch
Monde dimanche 6 avril 2008
Pékin veut « éduquer » les moines tibétains
Pékin veut éduquer les moines tibétains au patriotisme. [Reuters]05.04.2008 21 : 19
Après un mois de troubles au Tibet, les autorités chinoises ont décidé d'intensifier une campagne « d'éducation patriotique » des moines tibétains. En France, Rama Yade a vivement critiqué la politique chinoise au Tibet.
« Il faut renforcer l'éducation patriotique », a déclaré le chef adjoint du parti communiste du Tibet, Hao Peng, cité par le Quotidien du Tibet. Il a tenu ces propos jeudi, jour où éclataient de nouvelles violences dans un district peuplé de Tibétains, Garzé, au Sichuan, voisin du Tibet.
Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, une émeute a éclaté et la police a été « contrainte d'effectuer des tirs de sommation ». Les autorités chinoises ont délivré 16 nouveaux mandats d'arrêt à l'encontre de personnes soupçonnées d'avoir été impliquées dans cette émeute.
Selon les organisations Campagne internationale pour le Tibet et Campagne pour un Tibet Libre, les événements ont été déclenchés par l'irruption des autorités chinoises au monastère de Tongkhor, « jusque là épargné par les troubles ».
Des moines patriotes
L'équipe chinoise a notamment demandé aux moines de dénoncer le dalaï lama, bête noire de Pékin, qui l'accuse d'être responsable des événements actuels, selon ces groupes.
L'intervention s'est soldée par l'arrestation de deux moines, contre laquelle plusieurs centaines de personnes - moines et civils - ont manifesté, ont-ils raconté. Huit manifestants ont été tués dans la répression qui s'est ensuivie, selon les mêmes sources.
Pour les autorités, il s'agit aujourd'hui d'amener les moines « à voir le vrai visage du dalaï lama » et « devenir des patriotes ».
Aux responsables du monastère Tashilunpo de Shigatse, Hao Peng a déclaré qu'il fallait « guider les moines pour qu'ils continuent à nourrir la tradition de l'amour de la religion et de l'amour du pays et portent haut l'étendard du progrès patriotique », selon le « Quotidien du Tibet ».
Un mois d'agitation
Le responsable a estimé nécessaire de cibler « les jeunes moines », « renforcer leur éducation sur le système légal pour qu'ils deviennent des patriotes aimant la religion et des moines qui observent la discipline et la loi ».
Les autorités ont affronté près d'un mois d'incidents dans les zones tibétaines, depuis des marches le 10 mars pour commémorer le soulèvement de 1959 contre l'occupation chinoise.
Les manifestations ont dégénéré en émeutes le 14 mars à Lhassa et en affrontements qui se sont propagés les jours suivants à des provinces voisines, faisant 20 tués selon Pékin, plus de 150 tués, selon les Tibétains en exil.
agences/cer/ant
De Malaparte
10H21 | 05/04/2008 |
Petit rappel géopolitique qui n'est pas sans importance pour comprendre l'attitude de la Chine(comprendre n'est pas cautionner) :
L'un des problèmes majeurs de la Chine, en ce moment et pour les années à venir, est l'eau. La Chine manque d'eau. Et le Tibet en possède. (Problème identique mais attitude différente : les Etats-Unis ont besoin d'eau et veulent en pomper dans les lacs canadiens.) Il y a quelques décennies la Chine aurait déclencher une guerre d'annexion pour récupérer les ressources du Tibet. Aujourd'hui la communauté internationnale n'admet pas ce genre de politique. Seulement la conservation ou le besoin en ressources naturelles est un moteur très puissant (A ce titre, que font les Etats-Unis en géorgie et bien sûr en Irak ? ) pour justifier telle ou telle politique. Que pèsent les JO là-dedans ? On sait tous les enjeux financiers qui sont derrière, alors…
à Malaparte
De andycap
photographe | 11H01 | 05/04/2008 |
On appelle ça la realpolitik avec un k ça prend toute sa dimension. On commence à l'apprendre dans les écoles, les lycées, à ce niveau on l'appelle le racket, tu es gros et fort, tu repères un petit avec un beau blouson, tu lui casses la tête, le lui fauche et son fric en prime. La mafia pratique également ce sport avec succès. Et il y a plein de gens dans votre genre qui sautent au plafond, crient au scandale quand ils lisent tournante, racket dans le journal, mais qui lorsqu'il s'agit de leurs intérêts, mettre de l'essence dans leurs bagnoles, acheter toujours moins chers, faucher les ressources naturels des autres sont tout à coup beaucoup plus compréhensif et ouvert d'esprit.
à andycap
De Malaparte
16H07 | 05/04/2008 |
Ne confondez pas mafia, qui est un système qui ne prospère qu'en se greffant sur des systèmes « sains » (la mafia est une forme de parasite), et gestion d'un pays, avec des structures politiques et administratives, une population et une économie.
La Chine est en proie à une pollution impensable en Europe.
En Chine, je me répète, l'eau est un problème majeur, de l'ordre du stratégique, pas de l'ordre du blouson.
Quant à l'essence, donc le pétrole, il est clair qu'à un moment donné, il y aura plus de demandes que de barils. A votre avis, comment on coupera le gâteau ? Avec générosité ? Je n'ai pas inventé la realpolitik, pas plus que la solidarité, seulement notre bon vieux système ultra-libéral, que personne ou presque ne conteste ou alors les conséquences, nous apprend et légalise que c'est la loi du plus fort qui s'appliquera en cas de crise.
à Malaparte
De re-belle
mère au foyer | 18H31 | 05/04/2008 |
@ malaparte
dans un rapport du WWF a conclu que 67% des glaciers de l'himalaya reculaient ! ! ! …
20 lacs glaciaires au Népal et 24 au Bhoutan, un danger pour les habitants, sans parler des conséquences écologiques et humanitaires dans un très proche avenir ! ! ! …
cela va couter cher leur petit verre d'eau aux chinois ! ! ! …