Un nouveau parti naît des divisions au sein du Front national

La crise interne au Front national commence à avoir les conséquences prévues : les mauvais résultats électoraux de 2007, la ligne politique  » modernisatrice » de Marine Le Pen et le non-règlement de la question de la succession de son chef, génèrent des départs et des scissions. Un processus qui risque de remettre en cause, à terme, une des principales réussites du FN entre le milieu des années 80 et celui des années 2000, à savoir sa capacité à maintenir réunies les différentes tendances antagonistes du  » camp national » , toujours prompt à se déchirer sur des questions de personnes ; de stratégie ou d’idéologie.

Un nouveau mouvement est donc né le 29 mars à Paris, selon l’hebdomadaire  » Minute » . A la réunion de lancement de cette nouvelle formation, qui n’est pas un parti mais qui a vocation à le devenir, une fois la base élargie, participaient le directeur de la revue Synthèse nationale, Roland Hélie ; le président du mouvement régionaliste Alsace d’abord, Robert Spieler et Bruno Mégret, toujours à la tête d’un Mouvement National Républicain (MNR) maintenu en survie artificielle.

La particularité de ce regroupement est de déjà pouvoir compter sur des élus dans les conseils régionaux : deux en Lorraine (le catholique traditionaliste François Ferrier et Jean-Philippe Wagner) ; un en Ile-de-France (Jean-François Touzé) et un dans le Nord-Pas-de-Calais (François Dubout, qui vient d’être suspendu du FN pour avoir retiré la liste qu’il présentait aux municipales de Calais, afin de favoriser la victoire de l’UMP sur le maire sortant communiste).

Deux sous-familles d’extrême-droite qui s’opposent

La nouvelle structure devrait adopter son nom le 27 avril, se doter d’une direction en juin et tenir son premier congrès en décembre. La démarche à peine lancée suscite déjà des remous : le Bloc identitaire a en effet démenti la participation de sa représentante dans le Nord, Isabelle Crépin, à la nouvelle formation, alors que son nom figurait parmi les initiateurs de la démarche.

Les grands axes idéologiques du mouvement sont le  » refus de l’immigration-invasion et de l’islamisation » ,  » la défense des valeurs fondamentales de notre civilisation » et  » la construction d’une Europe de la puissance » . Un triptyque qui confirme que l’extrême-droite, dans toute l’Europe, se divise désormais en deux sous-familles opposées : l’une, qui reste fidèle au nationalisme de l’Etat-nation et peut évoluer vers une conception multiethnique de celui-ci (c’est l’orientation de Marine Le Pen) ; et l’autre, qui se réclame d’un nationalisme européen, fondé sur l’Europe des régions et des ethnies, totalement anti-intégrationniste et islamophobe.


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Par le soudanais
12H12    07/04/2008

La famille nationaliste dans son ensemble se déchire sur quelques points qui de l’extérieur peuvent apparaitre comme secondaires, mais qui revêtent là une importance primordiale: nationalisme européen ou français? c’est pourquoi les identitaires (feu unité radicale) ne sont pas acceptés par une grande partie des groupuscules nationalistes qui les considère comme des traitres. A leur décharge les identitaires usent de manière violentes et radicales envers leur propre camp.

Pour plus d’infos: http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article323&var_recherche=identitai…

En son temps, le FN avait réussi à mettre sous la même bannière des cathos intégristes, des païens, des pro-serbes, des pro-croates, des nostalgiques du IIIème Reich, des anciens résistants, des royalistes, des révolutionnaires… Mais Le Pen et le paquebot partant à la dérivent, l’édifice FN suit inéluctablement…

 
Par le soudanais
14H08    07/04/2008

En plus de Soral (qui fait les frais d’une vaste campagne de désinformation dans les milieux natios depuis quelques mois concernant un supposé livre de l’intéressé, c’est assez drôle de les voir d’entre-déchirer…!), il faut ajouter le facteur Dieudonné et dans une moindre mesure Kemi Seba qui tous deux divisent grandement la petite famille natio/NS française.

Certains, partisans d’un nationalisme internationaliste trippent sur leur antisionisme extrême et leur pardonnent leur couleur de peau en raison de leur engagement nationaliste (pro-noir notamment ou anti-Israël) et partent du principe qu’un nationaliste doit être soutenu à tout prix. D’autres s’arrêtent à une lecture ethnique du problème et ne peuvent soutenir un noir ou un arabe par principe devrait on dire.

La ligne ni keffieh/Ni kippa soutenue par les identitaires divise tout autant, le GUD pour mémoire recevait des subsides du pouvoir syrien et plusieurs de ses membres se sont retrouvé qui en Serbie, qui en Thaïlande au côté de la guérilla Karen à combattre pour un idéal nationaliste et chrétien.

On a les martyres qu’on mérite…

 
Par sushi_destroy
14H15    07/04/2008

je me souvient surtout que 4 ans après la dernière baston au sein du FN il y avait un candidat d’extrème droite au second tour de la présidentielle.

méfiance. l”extrême droite c’est l’inverse des communistes : ils ont pas de partis mais ils ont un électorat.