Les RG s'inquiètent du renouveau de l'extrême gauche « autonome »
On l'avait remarqué depuis les manifestations qui avaient immédiatement suivi l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy : il existe en France un renouveau de la mouvance « autonome » d'extrême gauche, qui avait aussi fait parler d'elle lors des mobilisations contre le CPE en 2006 et contre la loi LRU, en 2007.
Les Renseignements généraux, qui ont travaillé sur ces groupes, ont interpellé ces derniers mois, à Toulouse, à Bourges, en Bretagne et en région parisienne, plusieurs jeunes d'une vingtaine d'années, dont certains en possession d'explosifs artisanaux, et qualifiés un peu rapidement par les enquêteurs « d'anarcho-autonomes ».
Faut-il réellement ranger, comme de nombreux médias l'on fait en reprenant intégralement et sans recul des informations policières, cette « nouvelle autonomie » parmi les dangers terroristes ? C'est aller un peu vite. Car, si dans une interview au Figaro du 1er février, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot- Marie, met en garde contre la « résurgence violente de l'extrême gauche radicale » en invoquant le danger de voir resurgir des clônes d » « Action directe, des Brigades rouges ou de la Fraction armée rouge », la situation est bien différente de celle de la fin des années 70, qui voyait s'écraser la queue de comète du mouvement maoïste.
Effectivement, on a vu émerger ces dernières années une mouvance de quelques centaines de militants radicaux, partisans de l'action violente dirigée contre les symboles de l'appareil d'Etat (police et gendarmerie ; bâtiments officiels). De quels textes théoriques s'inspirent-ils ? A quelle mouvance idéologique les rattacher ? L'enquête policière a mis en avant un texte, « L'Insurrection qui vient », publié par un « Comité invisible ».
Cela peut faire peur, sauf que, loin d'être un brûlot clandestin, il s'agit…d'un livre publié en 2007 aux éditions la Fabrique, le comité invisible étant, pour éclairer la référence historique, un organisme lyonnais de propagande républicaine, dans les années 1830. Egalement mis en avant, le fait que certains interpellés ont été trouvés en possession de documents signés « Organe de liaison au sein du parti imaginaire », lequel « parti imaginaire » a préfacé, toujours aux éditions la Fabrique, un livre titré « Maintenant, il faut des armes ». Certes, mais l'ouvrage en question est l'œuvre… d'Auguste Blanqui ! Les déçus des mouvements antifascistes et altermondialistes
Rien de bien neuf donc. La seule réelle continuité avec l'autonomie des années 80 réside dans la présence, pour encadrer et former des militants souvent arrivés sans aucune culture théorique d'extrême gauche, d'une ou deux dizaines de militants « historiques » qui ont commencé à s'engager voici un quart de siècle.
L'irruption de la mouvance autonome n'est pas, contrairement à ce qu'affirme la ministre de l'Intérieur, le résultat de « l'affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d'exprimer les frustrations sociales ». Elle est le résultat de la crise du mouvement antifasciste, elle-même consécutive à la marginalisation du Front national. Elle est surtout la conséquence de l'institutionnalisation de l'extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral et qui génère donc des déçus.
D'où l'émergence d'une vague de très jeunes militants, partisans de la « propagande par les faits », et qui sont en rupture avec les organisations anarchistes constituées, telle Alternative libertaire et la CNT.
L'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme
La première apparition visible des « nouveaux autonomes » date de l'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme, à Paris, en mars 2006 : outre des slogans violents graffités sur les murs (« CRS blessé, achève-le »), on avait alors remarqué la présence, comme dans plusieurs squatts politisés de Paris et de la banlieue, de militants allemands ou italiens d'ultra-gauche.
Les occupants de l'Ehess, regroupés sous le vocable « AG en lutte », ont d'ailleurs produit une longue brochure expliquant leur démarche, sous le titre « Une expérience d'assemblée en France au printemps 2006 ». A la même époque, le 23 mars 2006 place de la Nation, les « autonomes » ont également durement affronté les CRS, en fin de manifestation contre le CPE.
Mais alors déjà, le renouveau de l'autonomie violente était perceptible notamment à travers l'action des « Black Blocks » lors des sommets du G8 à Evian, à Gênes et l'année dernière en Allemagne. Et là encore, les Black Blocks sont idéologiquement hétérogènes : si l'autonomie domine dans les BB français, en Suisse, l'impulsion vient des marxistes-léninistes du Revolutionäre Aufbau.
L'autonomie est donc une nébuleuse éclatée. Elle se construit sur la base de petits groupes locaux et de petites publications irrégulières dont beaucoup sont visibles sur le site Infokiosques.net. Internet d'ailleurs, devient un vecteur important de circulation d'informations de la mouvance, en particulier sur le site Indymedia Paris, où sont postés nombre de messages avertissant d'une mobilisation ou d'un rassemblement, pratiquement en temps réel.
Des textes aux relents d'extrême droite
Il est une dernière question qu'on peut de poser, à la lecture de certains textes de cette mouvance : anarchiste, l'est-elle vraiment ? Certains passages en effet, ont des réminiscences curieuses. L'utilisation du concept d'Occident par l'AG en lutte, par exemple, pour décrire l'Europe et l'Amérique, n'a pas grand-chose de libertaire. Et pour conclure, lisons les phrases suivantes :
« Qui grandit encore là où il est né ? Qui habite là où il a grandi ? Qui travaille là où il habite ? Qui vit là où vivaient ses ancêtres ? Et de qui sont-ils, les enfants de cette époque, de la télé ou de leurs parents ? “La vérité, c'est que nous avons été arrachés en masse à toute appartenance, que nous ne sommes plus de nulle part, et qu'il résulte de cela, en même temps qu'une inédite disposition au tourisme, une indéniable souffrance.”
C'est un extrait de “L'Insurrection qui vient” (pp.19-20). Et cela sent bigrement le “retour aux racines”, voire “la terre et les morts”, thèmes chers à l'écrivain d'extrême-droite Maurice Barrès.
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Je suis politologue et travaille à la fois sur les radicalités politiques et les cultures de marge. Je suis chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).





























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à Bardamu
De moravagine
Observateur désabusé | 23H44 | 07/02/2008 |
Bardamu dans le roman de Céline, il a plus d'envolées lyriques que toi !
Moi j'dirais qu'y a tromperie sur la marchandise….des qui se croient autorisés à donner des leçons…qu'en ont pas eu assez sûrement dans leur enfance…et qui se croyent assez forts pour donner des leçons… à nous les branleurs de l'infini…
Pas évident d'écrire avec le style de Céline et son esprit !
à moravagine
De Bardamu
difficile | 23H46 | 07/02/2008 |
Effectivement.
à moravagine
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H55 | 07/02/2008 |
Je dois dire qu'assister à un colloque entre Bardamu et Moravagine… je n'aurais pas cru que ça m'arriverait de mon vivant !
à thierry reboud
De moravagine
Observateur désabusé | 00H36 | 08/02/2008 |
Rires…
Effectivement c'est un peu l'alliage du feu et de l'eau si on peut dire !
Un humaniste curieux des cultures et des hommes et un médecin misanthrope ! Va t en savoir avec tout cela !
Mais je n'arrive pas à démêler mes penchants pour
« En ce temps-là j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou, dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares »
et le début de ce fabuleux voyage « ça a commencé comme ça… »
Mais là vous me faites m'éloigner du fil de la discussion et les lecteurs vont me prendre pour un zèbre ! et ils n'auront pas tort !
De cooper59
pour la decroissance ! | 23H13 | 07/02/2008 |
j'ecoutais un ancien directeur des RG dire a la tv que les RG n'etait plus une police politique , vaut mieux entendre ça qu'etre au GUD ! lol !
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H42 | 08/02/2008 |
Pour infos, voilà ce qu'on lisait il y a quelques mois dans « Courrier International » qui relatait une étude prospective du ministère de la Défense britannnique :
« Le monde en 2035 : surpeuplé, marxiste et infesté de groupes violents »
et encore…
« une classe moyenne révolutionnaire prenant la relève du prolétariat de Marx »
On sait que ce genre d'étude ne vaut pas tripette. Et bien sûr, on peut les soupçonner d'agiter à dessein le spectre de la violence révolutionnaire.
Néanmoins, les tensions inégalitaires ne faisant que croitre, le risque de radicalisation d'une proportion croissante de la population me semble réel.
J'ai personnellement le sentiment que le phénomène est bel et bien amorcé.
Citons rapidement le dangereux révolutionnaire Waren Buffet, 2e fortune mondiale :
« Aux Etats-Unis, les riches mènent bel et bien la lutte des classes. Et ils sont en train de la gagner. »
Il n'est pas exclu que les perdants se lassent. Là-bas et ailleurs.
--------------------------------------------------
P.S. :
L'article en question c'est là -->
http://blog.e-mergences.net/archive/2007/04/14/le-monde-en-2035-surpeupl…
Un complément indispensable sur le site « Observatoire des inégalités » :
« Mais de quelles “réformes” la France a-t-elle besoin ? »
http://www.inegalites.fr/spip.php ? article732
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H08 | 08/02/2008 |
doublon
De scrapp
23H55 | 07/02/2008 |
par contre cela ne géne pas les rg que sarko ai été a la péche aux voix a l'extréme-droite ?
et cela ne géne pas non plus sarko que le fn soit aussi tolérer , alors que c'est un parti intolérant .
je suis un vrai démocrate , mais il faut bien avouer que la radicalité de la droite ne peut qu'engendrer aussi une radicalité de gauche .
et sarko ne pourra pas s'empécher de jouer avec le feu avec ce sujet là au détriment de la plus grande majorité des français .
De jac le rat
aventurier | 00H05 | 08/02/2008 |
Ca roule…La colère est là…
A suivre…
De jac le rat
aventurier | 00H18 | 08/02/2008 |
Ca gueule de tous les côtés ? ? ?
Il n'y a peut-être pas de raison…
De jac le rat
aventurier | 00H21 | 08/02/2008 |
Quel et le salaire d'un RG ?
Au moins un salaire…
De figure
00H25 | 08/02/2008 |
La droite est de plus en plus forte dans ses actions d'entrisme au sein de la gauche ! Il se trouve ainsi aujourd'hui une série de penseurs ou d'auteurs d'articles (comme celui-ci) dits de gauche (socialistes) qui parviennent à s'infiltrer dans les recoins les plus reculés de cette gauche pour préserver la droite d'une opposition plus radicale. On peut par exemple observer la même manoeuvre de séduction chez ce bouffon de BHL http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/HALIMI/15356
mais tout cela fait sans doute partie de la politique d'« ouverture » qui ferme bien à double tour d'autres verrous… On a définitivement condamné les sorties de secours de quelques penseurs qui se demandaient si l'on était bien en démocratie…
Moi qui ai lu ce livre dangereux « Organe de liaison au sein du parti imaginaire » mentionné dans cet article, je vous invite à le lire, à en apprécier le souffle d'utopie intelligente généreusement inspirée de merveilleux penseurs comme Spinoza, Deleuze et Guattari…
Quelques extraits pour contrecarrer les manipulations de sens (finalement assez maladroites de Mr J-Y Camus) :
« Il n'y a de communauté que dans les rapports singuliers. Il n'y a jamais LA communauté, il y a de la communauté qui circule. »
« La souveraineté impériale consiste en ceci qu'aucun point de l'espace, du temps, ni aucun élément du tissu biopolitique n'est à l'abri de son intervention. La mise en mémoire du monde, la traçabilité généralisée, le fait que les moyens de production tendent à devenir inséparablement des moyens de contrôle, la subsomption de l'édifice juridique en simple arsenal de la norme, tout cela tend à faire de chacun un suspect. »
Le parti imaginaire (le vôtre, le mien, le sien…) reste une lueur au sein de l'obscurantisme actuel (ce trop-plein de lumière médiatique qui nous aveugle toujours plus)…
»… jette des roses dans l'abîme et dis : « Voici mon remerciement pour le monstre qui n'a pas réussi à m'avaler ! » - Frederic Nietsche - Fragments Posthumes
à figure
De x
02H12 | 08/02/2008 |
Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes
Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère
Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours
Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme
à figure
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 21H09 | 10/02/2008 |
Tiens, ca rappelle aussi Jean-Luc Nancy et Blanchot (« Le communisme : ce qui exclut (et s'exclut de) toute communauté déjà constituée. »)…
« La communauté est révélée dans la mort d'autrui : elle est ainsi toujours révélée à autrui.
La communauté est ce qui a lieu toujours par autrui et pour autrui.
Ce n'est pas l'espace des “ moi ” - sujets et substances, au fond immortels – mais celui des je, qui sont toujours des autrui (ou bien, ne sont rien).
Si la communauté est révélée dans la mort d'autrui, c'est que la mort elle-même est la véritable communauté des je qui ne sont pas des moi. Ce n'est pas une communion qui fusionne les moi en un Moi ou un Nous supérieur. C'est la communauté des autrui.
La véritable communauté des êtres mortels, ou la mort en tant que communauté, c'est leur communion impossible.
La communauté occupe donc cette place singulière : elle assume l'impossibilité de sa propre immanence, l'impossibilité d'un être communautaire en tant que sujet.
La communauté assume et inscrit – c'est son geste et son tracé propre – en quelque sorte l'impossibilité de la communauté.
Une communauté n'est pas un projet fusionnel, ni de manière générale un projet producteur ou opératoire – ni un projet tout court (c'est là encore sa différence radicale avec “ l'esprit d'un peuple ”, qui de Hegel à Heidegger a figuré la collectivité comme projet et le projet, réciproquement, comme collectif – ce qui ne veut pas dire que nous n'ayons rien à penser de la singularité d'un “ peuple ”). »
(Nancy, La Communauté désoeuvrée, 1986, p.42)
De tarim
00H29 | 08/02/2008 |
bien dit
De albin
journaliste, écrivain & éditeur | 01H21 | 08/02/2008 |
Il faut pas être d'extrême-gauche ou d'extrême-droite pour entendre dire qu'on vient de nulle part et que le tourisme est devenu (malheureusement) une belle saloperie.
Ca me paraît bien mince tout cela.
De ker
01H23 | 08/02/2008 |
Si les menaces n'existaient pas, les Rg se devraient de les inventer. Car les RG ne sont pas des precaires mobiles pret a changer d'activite des que la nation sera pacifie mais de veritables rentiers de la peur.
Quand a la derniere phrase, il n'y a rien de choquant a ce que des etres delocalise de force, plonge dans l'isolement et la solitude, reve d'un autre monde ou les gens se connaitrait a nouveau, se frequenterait, un monde plus fraternelle. Ceci passe peut etre par une relocalisation des rapports humain, c'est a dire un rapport plus direct moins gobal. C'est tout le probleme de la chute de Babel. Avant de vouloir construire un universum, il faudrait etre capable de se comprendre et de se frequenter humainement. Rien de choquant ni de raciste a discuter de ce probleme ouvertement. Et si Barres l'a evoque avant nous(avec d'autre valeur en surimpression) pourquoi pas. Je me sens personnellement deracine et nostalgique du village de mon enfance ou les gens se connaissaient et pouvais se rassembler pour faire la fete et entretenir une culture (c'est a dire un mode de communication). Tout cela a disparu pour le plus grand malheur de tous excepte Bouygues television et consort. Ce n ; est pas un probleme de couleur ni de race, mais simplement de preferer un mode de communication a un autre.
La derniere phrase de l'article releve d'ailleurs d'un procede intellectuel un peu malhonnete (meme si le reste de l'article est interessant). L'amalgame. Ce n'est pas parce qu'hitler raffolait du poulet que je vais arreter d'en manger.
à ker
De timmy
(écrivain public) | 11H24 | 08/02/2008 |
Il était pas végétarien-aryen ?
De jac le rat
aventurier | 01H38 | 08/02/2008 |
Pour des RG autonomes ! ! ! !
(jac le lièvre)
De Bastian
Bretagne | 02H51 | 08/02/2008 |
Ayant vécu très jeune les années de plomb en Italie, je ne suis pas surpris de ce gene de résurgences même « modestes ».
Qui peut ne pas faire le parallèle historique ?
Qui a préparé le terrain de cette résurgence ?
Les bénéfices scandaleux d'entreprises qui délocalisent, condamnant du jour au lendemain des centaines, des milliers de familles à la précarité ?
Qui peut accepter de voir les affronts permanents d'un certain patronat à l'égard de la dignité humaine ?
Les politiques qui acceptent de gérer ces situations, car ils ne peuvent plus faire autre chose ! ! !
Dans un bureau bien haut, au x ième étage, un pays peut être ruiné , des populations confrontés à des violenes sociales, des conflits ouverts. Le scandale de la Dette …
Des jeunes de 20 ans ou environ, condamnés à la précarité, à l'intérim, aux CDD, ne pouvant plus rêver …
Alors oui, le terrain est près pour des « nouvelles Brigades rouges », plus que jamais … Mais qui a préparé le terrain ?
à Bastian
De robindesfoix
cherche une issue | 18H04 | 08/02/2008 |
les terroristes tueront toujours moins d'innocents sur cette terre que n'en tue journalièrement le système capitaliste mis en place actuellement sur cette terre.
Il y a mille et une façon de tuer les gens celle du capitalisme est dissimulé et sournoise mais le résultat est mille fois plus dévastateur.
eux ne posent pas une bombe de temps en temps ,mais milles bombes chaque jour , ces bombes là n'explosent pas à coup d'explosifs mais à coups de licenciements de délocalisations ,de pots de vin ,d'armement vendus aux nations pour s'entretuer sous le regard de leur dirigeants ventrus d'opulences planqués dans des banque suisses et autres paradis fiscaux créer spécialement pour eux et par eux.
oui les plus grands terroristes de la planète sont aujourd'hui toutes ces multi nationales qui se moquent bien de tous ces peuples qu'elles exploitent sans aucun état d'ames,elles assassinent des milliers de gens tous les jours à travers le monde en tout impunité.
De Mehdi Djebbari
03H46 | 08/02/2008 |
Je trouve la fin de l'article bâclée. L'interprétation des citation n'est pas convaincante. Je ne vois pas le rapport avec avec Barrès. D'abord, les citations tombent hors contexte, ce qui, de la part d'un chercheur, me semble faible quant à la méthode. Ensuite, l'idée de RACINES n'est absolument pas validée par ce texte :
« Qui grandit encore là où il est né ? Qui habite là où il a grandi ? Qui travaille là où il habite ? Qui vit là où vivaient ses ancêtres ? etc… »
j'ai plutôt l'impression d'une réaction contre les récentes politiques anti-immigration qui résument l'individu à son lieu de naissance sous couvert d'« identité nationale » : après tout, la France à un ministère portant ce titre.
Ensuite, résumer l'« indéniable souffrance » liée au manque d'origines, en plébiscite pour une France vichyste de « la terre qui ne ment pas » me semble relever de la magie : dire que l'absence de « racines » cause une souffrance, ce n'est pas forcément appeler à une régénération des origines culturelles ou ethniques. C'est peut être souhaiter une plus grande tolérance.
Il y a peut-être une contradiction dans le texte. Mais un examen du propos dans son contexte est de toute évidence nécessaire. Les éléments (fragiles) de culture politique mis ici en œuvre sont sans rapport avec Barrès. L'équation la plus évidente ici est individu [n'est pas égal à] origines.
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 06H36 | 08/02/2008 |
Je voudrais rappeler qu'une loi anti-terroriste a été votée et qu'on peut grâce à elle, surveiller, enfermer des gens que l'on soupçonne de terrorisme.
Et qu'avec cette loi, on a arrêté, en Allemagne des alter mondialistes avant le G8 et confisqué leur matériel informatique.
Le tribunal, après coup, jugea la méthode abusive.
Après-coup.
Et les policiers ne furent pas inquiétés, ils ont le droits de se tromper.
Le matériel (adresses,…) fut sans doute, entre temps, scanné minutieusement.
Cette loi, qui existe aussi ici, est très efficace pour museler l'opposition.
De Compte supprimé le 23 janvier 10
en territoire apache | 06H55 | 08/02/2008 |
salut les intellos , yaurait donc un peuple ?
yep il ne sait pas ou il a mal encore , brun , rouge,
noir le camp n est pas encore défini mais il sait
déja qu il a un camp , patientez il vas identifier
l ennemi le peuple et ce jour la dans nos ZUS
se leveras une revolution ? surement pas :
une belle jaquerie plutot !
le dormeur s eveillera disais l autre ,ça vient
il a bougé
De Pentelique
consultant biotechnologie | 08H25 | 08/02/2008 |
Je suis pret a parier que ce qui inquiete les RG n'inquiete pas beaucoup Nicolas Sarkosy,dans la cure d'amaigrissement qu'il a impose au P.S.
De admin
08H33 | 08/02/2008 |
Pour en savoir plus sur L'insurrection qui vient (Comité invisible)
cf
http://www.lafabrique.fr/article_livres.php3 ? id_article=215
http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/L-insurrection-qui-vient.html
http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/01/14/7562245.html
Aussi en vente sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Linsurrection-qui-vient-Comit%C3%A9-invisible/dp/29…
à admin
De Prolo du livre
13H18 | 08/02/2008 |
Vous ne connaissez pas de vrai librairie ?
La lecture est un acte militant, acheter un livre est donc un acte militant. Que dis donc votre militantisme amazonien ?
De JRCW
09H19 | 08/02/2008 |
Je me souviens de Mai 68 où, lors des défilés, les autonomes étaient là pour provoquer les CRS ce qui permettait à ceux-ci de charger les ouvriers et les étudiants qui défilaient pacifiquement. Après coup il s'est avéré que ces fameux autonomes étaient des flics deguisés en voyous (faut-il vraiment qu'ils se déguisent ? ). Méfiez-vous toujours des RG. Ils sont au service des gouvernants et non au service du peuple.
Cordialement vôtre
De Lavrenti
09H37 | 08/02/2008 |
Je ne suis pas sur qu'il y ait quelque chose de nouveau ici.
J'ai le souvenir d'un militant qui avait décidé, il y a une quinzaine d'années de cela, de financer la cause revolutionnaire en attaquant une station service. Ce type était actif au sein de deux ou trois organisations distinctes mais il aurait été absurde de qualifier son action de mouvement. Il doit être possible de trouver d'autres exemples de ce type en fouillant les archives judiciaires.
Il ne s'agit jamais que d'activités individuelles ou ultra-groupusculaires limitées à de petites chapelles. Et ces activités n'ont probablement jamais cessé completement.
Imaginer une action terroriste coordonnée à partir de ces cas est donc absurde. Il y a et il y aura toujours des illuminés prets à mourir et à tuer pour des idées mais même avec un socle ideologique solide et largement partagé cela ne suffit pas à constituer une organisation terroriste efficace.
Quand aux informations distillées par les rg, même lorsqu'elles sont vraies, elles sont toujours destinées à remplir un objectif qui n'est pas l'information du public mais son conditionnement.
Pas beaucoup d'interet à tout cela en somme.
De Putt Bill
09H47 | 08/02/2008 |
Les RG s'inquiètent ? ? ?
Pour s'inquiéter, encore faudrait-il cette digne représentaion de la gente policière puisse ressentir, penser, réfléchir, analyser…
Les RG reniflent les odeurs, font là où on leur dit de faire !
S'agissant de J-Y. Camus, on pourra interpréter son appel du pied à plus de prudence…
Quand aux jeunes, jamais le terreau social n'a été plus favorable à la naissance d'agitations plus musclées.
Quand les « vieux » défilent gentiment serrés en rang d'oignons lors de manifs truquées, scandant de « vieux » sloggans usés jusqu'à la corde sous le fallacieux label de « rapport de force » sans que jamais rien ne change, on ne s'étonnera pas de voir notre jeunesse utiliser d'autres méthodes.
Ca ne m'enchante guère de les savoir prendre de tels risques sachant ce qu'ils encourent. Mais dans le pire des scénarios que risquent-ils au fond, une peine d'emprisonnement ? De devenir des assassins ? Pire encore, d'être tués eux-mêmes ?
Pour cette jeunesse, le pire est sans aucun doute dans le regard qu'ils portent à leurs parents. Leurs « vieux » : des machines à travailler, à produire des richesses dont jamais ils ne bénéficient, des machines à consommer, à se contenter d'un quotidien dont le rythme est imposé par d'autres…
Des machines à voter, à pleurnicher, à faire des enfants qui à leur tour prendront leur place dans les rangs d'oignons à l'école, à l'usine, et au bureau de vote…
En temps que parent, jamais je ne les encouragerai à s'engager dans cette voie, pas plus que je ne les en dissuaderai !