
En Israël, deux partis arabes interdits d'élections

Le 12 janvier, la commission électorale centrale israélienne a décidé de ne pas autoriser les partis Balad et Liste Arabe Unifiée-Taal, à participer aux élections du 10 février prochain. Cette décision, passible de recours devant la Cour suprême, a été motivée par le fait que ces formations ne reconnaissent pas formellement l'Etat israélien et « appellent à la lutte armée » contre celui-ci.
La décision a été acquise à l'issue d'un vote de la commission, qui avait été saisie par le parti ultra-nationaliste de droite Israël Betainou, dirigé par l'ancien ministre Avigdor Libermann, et par le parti ultra-nationaliste Ha Bayit ha Yehoudi.
Balad, dirigé par Jamal Zahalka, a été écarté des élections par un vote de 26 voix contre 3. En 2003 déjà, une décision similaire avait été prise, mais elle avait été invalidée en appel par la Cour suprême. Surtout connu par la figure de Azmi Bishara (qui a démissionné de la Knesset pour se réfugier à l'étranger), Balad a remporté trois sièges de députés en 2006.
Un des principaux reproches qui lui sont faits par les autorités israéliennes sont de rejeter la notion d'Israël comme Etat juif (sans pour autant nier ouvertement son droit à l'existence) et d'avoir des élus qui ont plusieurs fois voyagé en Syrie sans autorisation administrative. Balad a décidé de faire appel.
Le cas du parti Liste Arabe Unifiée-Taal a été réglé par un vote de 21 voix pour l'interdiction et 8 contre. La Liste Arabe Unifiée-Taal est un parti fondé en 1996 par l'alliance d'une fraction de la gauche laïque et une partie du Mouvement islamique (branche du sud).
La fraction islamiste, désormais dominante, est issue des Frères musulmans et refuse effectivement le cadre étatique israélien, les éléments nationalistes laïques admettant la solution à deux Etats. Depuis les élections de 2006 où elle a remporté quatre sièges, cette coalition est surtout connue par le biais de Ahmed Tibi.
La Commission Electorale Centrale israélienne étant un organisme composé de représentants des partis politiques, la décision a incontestablement été influencée par le climat créé par l'intervention à Gaza. Le fait que les dirigeants de Balad aient admis être en contact régulier avec Bishara, inculpé depuis Avril 2008 de crime contre la sécurité d'Israël et de collaboration avec le Hezbollah pendant l'opération israélienne de 2006, a également joué, notamment dans le vote des représentants travaillistes.
Le seul parti représentatif de l'électorat arabe restant en lice est actuellement Hadash (trois députés), qui se définit comme « parti juif et arabe », inclut notamment le Parti communiste israélien (Maki). Bien qu'ouvertement non-sioniste, Hadash ne nie pas le droit à l'existence de l'Etat israélien dont il demande le retour aux frontières de 1967.
► A lire également : Les Arabes israéliens : comment les appelle-t-on déjà ?
Photo : protestation en janvier 2003 devant la Haute cour de justice de Jérusalem après l'interdiction faite à Hadash et Balad de participer aux élections générales (Gil Cohen Magen/Reuters).
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Je suis politologue et travaille à la fois sur les radicalités politiques et les cultures de marge. Je suis chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).






















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De fidal
guide de tourisme | 14H43 | 15/01/2009 |
Les fils d'alcooliques les enfants battus,et pourqoui pas les fils
de diamentaires de barbiers ou d'imprimeurs ? C'est génétique ?
Plus sérieusement n'est il pas normal qu'un état se défende de mouvements ou partis qui se déclarent contre sa propre exixtence ?
Serai t il logique de voir 1 liste ETA aux prochaines législatives dans le 64(chez Bayrou…) ?
à fidal
De malatrie
22H32 | 15/01/2009 |
1) ETA sévit en Espagne, ce n'est pas un mouvement français.
2) Ce n'est pas un parti, même en Espagne.
De rayhan
boomrang | 14H44 | 15/01/2009 |
« En Israël, deux partis arabes interdits d'élections »
Israel a utilisé tous les artifices pour cachaient la nudité de la pseudo démocratie
qui s'effondre a la face du monde
maintenant ils craignent peut-être que la paix arrive enfin…….
et sans eux, ? ?
que leur business de mort s'écroule, ? ?
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 15H09 | 15/01/2009 |
Comment voulez vous qu'un peuple qui n'a pas de gouvernement, pas d'« état », et peu de territoires et de plus que ces territoires sont occupés puisse reconnaître ce même état qui les occupe ?
Pourquoi ne pas faire un geste et retourner aux frontières de 67, cela serait une belle preuve de démocratie et de volonté de sortir de ce conflit ?
De le soudanais
ici et là | 15H11 | 15/01/2009 |
Mr Camus, il serait peut être intéressant d'expliquer pourquoi Azmi Bishara est en fuite. Ce député originaire d'une famille chrétienne palestinienne estime ainsi être persécuté par les autorités israéliennes. Il défend il est vrai l'option d'un « État de tous les citoyens » et la laïcité par opposition au concept d'« État juif ». Bouh, le méchant…
Israël, une démocratie où tout n'est pas bon à dire. Le problème des pays nationalistes/fascistes, c'est leur incapacité à accepter une opposition parlementaire. En France, les nationalistes corses ou savoyards, les royalistes, les léninistes ou les marxistes sont autorisés, et tout anti-parlementaires que soient ces partis, ils n'en jouent néanmoins pas moins le jeu.
A force d'interdire, on pousse les gens à la clandestinité et à l'action radicale…
http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51040.asp
à le soudanais
De le soudanais
ici et là | 15H48 | 15/01/2009 |
En complément, une interview donnée au Los Angeles Times en Mai 2007 :
http://articles.latimes.com/2007/may/03/opinion/oe-bishara3
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 15H21 | 15/01/2009 |
Personnellement je ne suis pas choqué qu'un Etat qui se trouve en guerre décide de ne pas autoriser des partis à participer aux élections sachant que ces formations ne reconnaissent pas formellement ledit Etat et « appellent à la lutte armée » contre celui-ci. En revanche, ce qui me choque au plus haut point, c'est la photo de propagande qui accompagne cet article. Il faut vraiment que le Hamas méprise les Européens pour croire que cette mise en scène grossière va émouvoir les esprits éclairés que nous sommes. Rien n'y manque : les bâillons, les lunettes noires, le climat de préfascisme que l'on prétend dénoncer. Quelle manipulation bouffonne ! Quel traficotage de la réalité ! Les Arabes Israëliens bénéficient des mêmes avantages que les autres citoyens israëliens en matière de liberté d'expression, de droits civiques, de niveau de vie, de droit à la santé,de formation, etc… D'ailleurs, aucun d'entre eux ne veut quitter le pays d'Israël pour aller vivre en Palestine. Cessons de mordre à tous les hameçons du Hamas !
à désinscrit à sa demande
De moon33
15H27 | 15/01/2009 |
Qui souhaiterait vivre aujourd'hui a Gaza a part des colons fanatiques protégés par une armée d'occupation ?
à désinscrit à sa demande
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 15H38 | 15/01/2009 |
des manipulations bouffones et des traficotage de la réalité il y en à d'autres et à partir de quels arguments pouvez vous certifier que l'énnoncé de cet article est une mascarade ? comme je le dis souvent : comment voulez vous qu'un peuple qui n'a pas d » « état » , pas de gouvernement et que le peu de territoire qu'il possède soit occupé puisse reconnaître l'état qui les occupe ? ? ?
à désinscrit à sa demande
De Lugi
15H55 | 15/01/2009 |
« D'ailleurs, aucun d'entre eux ne veut quitter le pays d'Israël pour aller vivre en Palestine. “
Jusque là c'était crédible. Tombe le masque, ça ne fait rire personne.
à désinscrit à sa demande
De Ermite
Consultant IT | 16H04 | 15/01/2009 |
Est-ce que quelqu'un peut me donner un lien vers un document officiel de Balad (ou sa traduction) prouvant que ce parti appelle à la lutte armée contre Israël ?
Pour l'instant, tout ce que je sais c'est que la décision de refuser la participation de ce parti a été motivée par cette accusation… mais cette accusation est-elle fondée ?
à Ermite
De La Vérité
libre | 17H20 | 15/01/2009 |
Si ce parti appelait à la lutte armée contre Israel , il y a longtemps que ses membres seraient emprisonnés et même torturés dans les geoles israeliennes ?
Allons, soyons sérieux 5 minutes !
A ce propos, me viens à l'esprit le sort du franco palestinien Salah Hamouri, complètement abandonné par l'état fançais (contrairement à G. Shalit).
Voici un article à ce sujet :
Salah Hamouri condamné à 7 ans de prison ferme
lundi 21 avril 2008 - par l'Union Juive Française pour la Paix
Salah Hamouri est-il un citoyen de seconde zone ?
Alors que le gouvernement français cherche à démontrer qu'il défend ses citoyens où qu'ils se trouvent dans le monde, il abandonne Salah Hammouri à l'arbitraire de la justice coloniale des tribunaux militaires d'exception, dans les Territoires Occupés Palestiniens. Salah Hammouri a en effet le tort d'être à la fois citoyen français et palestinien. Or la politique de soutien inconditionnel à Israël adoptée par le gouvernement français fait qu'il refuse d'agir pour la défense de Salah, jouant justement sur cette double nationalité. De la même manière il refuse d'intervenir et de condamner les innombrables violations des droits humains commises par Israël.
Salah Hammouri a déjà effectué 3 ans de prison pour un seul délit d'intention ! Il aurait fait partie d'un groupe cherchant à attaquer une personnalité religieuse israélienne. Aucune preuve n'a été apportée sur cette intention ni pendant ses trois ans de détention administrative ni lors de son procès le 10 avril. Le délit d'intention n'existe dans aucun paysdémocratique. Salah a du accepter le « plea-bargain »* lui proposant 7 ans de prison, pour éviter le verdict plus dur encore qui lui était promis. Il vient d'être condamné à 7 ans de prison ferme plus deux ans de mise à l'épreuve.
Il lui reste donc 4 années de prison à effectuer, pour quel délit ? Ce type de procès est un déni de droit. Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner que l'UJFP a plusieurs fois saisi, s'est jusqu'ici contenté de regretter que son procès soit toujours remis, et de promettre d'agir pour qu'il ait lieu. Il n'a jamais exigé auprès de ses interlocuteurs israéliens la libération de Salah. Le résultat, c'est une condamnation très lourde et totalement injustifiée. Le sous-entendu de cette position étant que s'il y avait procès ce procès serait juste, Israël étant un Etat de droit. Tel n'est pas le cas : Aujourd'hui des milliers de Palestiniens, hommes femmes et enfants sont aujourd'hui retenus dans les prisons israéliennes, le plus souvent sans preuve, sans acte d'accusation, donc sans procès parfois pendant des années.
Beaucoup parmi eux sont ou ont été soumis à la torture… Leur seul tort, comme Salah, est d'être Palestiniens. A une justice israélienne à deux vitesses, correspondrait-il ainsi une politique française à deux vitesses : intervenir pour des soldats de l'armée israélienne d'occupation faits prisonniers lors d'opérations militaires, parce qu'ils sont franco israéliens, et abandonner le civil Salah Hamouri parce qu'il est franco –palestinien ? Tous les hommes et les femmes engagés dans le combat pour le respect des droits doivent exiger -au nom des principes du droit- égalité de traitement et protection de tous les citoyens français par leur gouvernement. Ensemble, nous devons agir pour que le gouvernement français défende Salah Hammouri contre l'arbitraire comme il défend d'autres citoyens français pris en otage dans le reste du monde.
Jamais le gouvernement français n'a rendu public le fait qu'un citoyen français croupisse dans les geôles israéliennes. La conspiration du silence dont se rendent complices les media français doit cesser. Le cas de Salah Hammouri doit être évoqué au même titre que ceux de tous les otages français. Nous voulons voir le portrait de Salah Hammouri devant les mairies de France et l'hôtel de ville de Paris à côté des autres otages français à l'étranger. Il doit être clair pour le gouvernement français qu'être franco- palestinien n'est pas un crime passible de 7 ans de prison.
L'UJFP demande immédiatement à rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour exiger une intervention urgente du gouvernement afin que cesse cette mascarade de justice et que notre concitoyen Salah Hammouri soit libéré.
*plea bargain : procédure de compromis proposé avant le verdict, héritée du droit anglo-saxon
à La Vérité
De malatrie
22H37 | 15/01/2009 |
Une réponse de Denise Hamouri sur Rue 89 :
www.rue89.com/2008/12/27/la-reponse-de-la-mere-de-salah-hamouri-a-lambas… -
à désinscrit à sa demande
De Rick75
restaurateur | 19H37 | 15/01/2009 |
les esprits éclairés…………
Quelle suffisance !
à désinscrit à sa demande
De Compte bloqué
polyandrie | 23H28 | 15/01/2009 |
Vous avez parfaitement raison !
De JSMM
retraité | 15H23 | 15/01/2009 |
z'avez rien compris : Israël est une démocratie virtuelle gouvernée par des théocrates réels.
De moon33
16H45 | 15/01/2009 |
Monsieur Jean-Yves Camus, qui est fasciné par l'extreme droite francaise et le monde juif, semble cependant peu dissert sur l'extreme-droite israélienne…
De A Serbe
15H40 | 15/01/2009 |
Israel, « laseuledémocratieauprocheorient » et bla, bla, bla …
De A Serbe
15H43 | 15/01/2009 |
Camus, pourquoi vous ne dites pas les raisons exactes pour lesquelles Azmi Bishara s'est réfugié à l'étranger. On pourrait croire qu'il a fait un hold up ou quelque chose de ce genre.
Dites-nous exactement pourquoi il a quitté « laseuledémocratie… ».
De Anastaze 53186
☺ | 15H58 | 15/01/2009 |
Les dirigeants israéliens annoncent l'apartheid total en Palestine pour 2010
publié le dimanche 12 mars 2006
à Anastaze
De andriouchka
00H01 | 16/01/2009 |
vous avez un texte en appui de vos dire ?
à andriouchka
De Anastaze
53186
☺ | 00H31 | 16/01/2009 |
Vous cliquez sur le texte.
C'est ce qu'on appelle un « hyperlien »
De Ermite
Consultant IT | 16H00 | 15/01/2009 |
Israël, une démocratie ?
Visiblement, ça se discute…
Empêcher un parti qui n'appelle pas à la disparition de l'Etat israélien mais qui dans son programme refuse sa restriction à la seule dimension d'« état juif » de présenter des candidats (si j'ai bien compris cet aspect du programme de Balad), ça me parait être une atteinte profonde aux droits politiques que doit respecter une démocratie pour pouvoir se prétendre telle…
Ça rue beaucoup plus dans les brancards médiatiquement parlant (et tout à fait à raison dans ce cas) quand, par exemple, l'Iran retoque des candidatures avant ses propres échéances électorales…
Deux poids, deux mesures ? ? ?
De La Vérité
libre | 17H24 | 15/01/2009 |
Israël : l'unique démocratie au Proche-Orient ?
mardi 13 janvier 2009 - par Dr. Anat Matar, Sharon Weill et Anat Guthmann
Liberté de la presse - l'accès à la bande de Gaza refusé aux journalistes
Reporters Sans Frontières a placé Israël au 149e rang sur 160 pays en ce qui concerne le respect de la liberté de la presse. Cela fait plus de deux ans que les journalistes israéliens n'ont plus le droit d'entrer dans la bande de Gaza. Amira Hass et Shlomi Eldar, deux reporters réputés, qui avant le début de l'offensive avaient bravé l'interdiction et fait une série de reportages depuis Gaza, ont été arrêtés dés leur retour en Israël.
Les journalistes étrangers sont également interdits d'entrée, malgré la décision de la Haute Cour de Justice israélienne d'autoriser (seulement) huit représentants des médias du monde à accéder à Gaza, sous la stricte supervision de l'armée - et même cette décision ridicule n'a pas été respectée par l'Etat. En revanche, il y a actuellement plusieurs dizaines de journalistes présents à Sderot et dans d'autres villes proches de la frontière sud d'Israël. Ce fait produit un déséquilibre dans la couverture des évènements, ce qui est exactement le but que cherche à atteindre Israël dans sa lutte pour gagner la guerre médiatique - le monde ne voit que ce qu'Israël veut bien lui faire voir.
Des journalistes étrangers ont été détenus, et des forums online se sont vu requis d'enlever des textes que l'IOF considérait comme « dangereux pour le moral ou la sécurité ». Le parlement s'est volontiers joint au mouvement, avec par exemple un député important de la Knesset qui a proposé de « bloquer la diffusion d'Al Jazeera et Al Arabiya à cause de leur effet démoralisant sur la population arabe ». Ces actions placent Israël dans la catégorie des dictatures militaires avec des pratiques semblables à celles de l'Iran, la Chine, la Birmanie ou le Zimbabwe.
La répression des manifestations en Israël - arrestations de masse, enquêtes et menaces
Depuis le début de l'offensive à Gaza, les Israéliens qui ont protesté ont du faire face à des brutalités policières et militaires dans la plupart des manifestations pacifiques quotidiennes. Plus de 600 citoyens israéliens ont été arrêtés lors de manifestations non-violentes contre la guerre, pour les faits de troubler l'ordre public, brandir des drapeaux palestiniens, et affecter le moral de la nation. D'autres ont été convoqués pour interrogatoire par les services de sécurité, avertis de ne pas prendre part à des manifestations, parfois placés en résidence surveillée et interdits de séjour dans certaines villes.
La grande majorité des personnes arrêtées sont des citoyens arabes ; à peu près 30 autres appartiennent à la gauche juive antisioniste. Un tiers a moins de 18 ans. Enfin, plus de 80 personnes ont déjà été inculpées. Des manifestants palestiniens, israéliens et internationaux, participant à des manifestations non-violentes en Cisjordanie, ont subi une brutale répression militaire, l'armée tirant à balles réelles, tuant 4 manifestants palestiniens.
Le véritable degré de démocratie se mesure en temps de conflit. Les évènements récents ne sont que les derniers d'une longue liste dans l'oppression exercée par Israël sur ses citoyens juifs et palestiniens, ainsi que sur les habitants palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie. En leur refusant les droits démocratiques de base, comme la liberté de la presse et le droit à manifester, Israël s'est une nouvelle fois révélé bien éloigné des valeurs démocratiques qu'il prétend défendre.
Source Oumma.com
De jean breton
républicain laïque | 18H05 | 15/01/2009 |
Encore une preuve qu'Israel n'est qu'une démocratie de façade.
De jean breton
républicain laïque | 18H13 | 15/01/2009 |
Cette guerre signe l'arrêt de mort de l'idéal sioniste sous l'angle du socialisme démocratique.
http://www.protection-palestine.org/spip.php ? article6846
De bidule
18H37 | 15/01/2009 |
Je ne comprends même pas ce débat…..si quiconque et quel que soit le pays , veut se présenter à une élection dans ce même pays alors qu'il ne le reconnait pas, et bien qu'il aille se faire foutre et qu'il se présente ailleurs !
On marche vraiment sur la tête ! !
à bidule
De A Serbe
23H14 | 15/01/2009 |
Et toi sur quoi tu marches ? Sur la propagande ? Tu courres même ! Quelqu'un peut-il me dire où sont les chiottes ?
De Basile Dewez
Doctorant à l'EHESS | 19H12 | 15/01/2009 |
La Cour suprême israélienne, protectrice du libre jeu démocratique
La « démocratie d'autodéfense » israélienne n'a jamais interdit qu'un seul parti politique arabe et trois partis juifs (issus de la nébuleuse « kahaniste » d'extrême droite) dans son histoire politique. Il revient à la Cour suprême, en dernière analyse, de statuer sur la légitimité de tel ou tel parti à concourir aux élections du 10 février prochain. Sa jurisprudence libérale sur ces questions l'a conduite, par le passé, à laisser concourir des partis qui niaient fondamentalement le caractère « juif et démocratique » de l'Etat. Ainsi, en 2003 et 2006, aucune procédure d'interdiction de partis politiques arabes n'a abouti, la Cour, sous la présidence d'Aharon Barak s'y étant opposée. On peut s'attendre à un nouveau veto de la Cour dans les prochaines semaines.
Les leçons tirées de l'expérience de Weimar
C'est Karl Loewenstein qui a, lors de la montée des fascismes européens, énoncé le principe d'une « démocratie militante » qui reposerait sur une législation volontaire en terme de défense du régime, moins attachée au seul principe de souveraineté du peuple (in « Militant Democracy and Fundamental Rights », American Political Science Review, 1931) . Les principes qu'il dégage ont été mis en oeuvre de façon archétypale en Allemagne fédérale dont la Loi fondamentale (1949), tirant leçon de l'expérience traumatique de la République de Weimar (mise en possession légale du pouvoir au parti nazi), dispose : « Les partis qui, d'après leurs buts ou d'après l'attitude de leurs membres, cherchent à porter atteinte à l'ordre constitutionnel libre et démocratique, à le renverser ou à compromettre l'existence de la République fédérale d'Allemagne sont anticonstitutionnels » (article 21-II). C'est ainsi que furent interdits le parti néo-nazi (SRP) et le parti communiste (KPD) dans les années 1950 et 60 en RFA.
La démocratie d » « auto-défense » israélienne
Cette expérience du retournement des armes démocratiques par les partis contre la démocratie elle-même inspira significativement les premiers juges israéliens à la Cour, dont le juge d'origine allemande Witkon, dans une décision de 1964 :
« Il n'est pas rare dans l'histoire des démocraties de voir des mouvements fascistes et totalitaires se radicaliser contre elles, utilisant la liberté d'expression, de la presse et d'association garanties par l'Etat, en vue de mener leurs activités destructrices sous ses auspices. Quiconque a été témoin de cela durant les derniers jours de Weimar ne saurait oublier cette leçon ».
Confrontée à l'apparition de partis politiques ultra radicaux, la Knesset dote le pays des instruments d'une « démocratie d'autodéfense », à l'instar d'autres démocraties européennes. En 1985, elle amende l'article 7 de la Loi Fondamentale (Knesset) - autorisant la Commission centrale des élections (CCE) à interdire à un parti de concourir « s'il apparaît, soit dans ses buts, soit à travers ses actions, explicitement ou implicitement, l'un des éléments suivants : la négation de l'existence de l'Etat d'Israël comme Etat du peuple juif, la négation du caractère démocratique de l'Etat, l'incitation au racisme ». Une nouvelle hypothèse d'interdiction est introduite (2002) en cas de « soutien par le parti candidat à la lutte armée menée par une organisation terroriste ou un Etat hostile ». Il vise directement certains membres de partis politiques arabes soupçonnés de soutenir des mouvements terroristes palestiniens ou arabes (Hizbullah). A cette période, la seconde Intifada secoue violemment le pays. Par leurs discours publics tenus en Israël et à l'étranger, certains députés arabes et des membres de partis arabes représentés à la Knesset semblaient apporter une certaine caution au déchaînement de la violence (V. l'affaire Bishara). Ces députés et leurs partis firent l'objet de différentes demandes d'interdiction de participer aux élections à la Knesset du 28 janvier 2003.
L'interprétation libérale qu'en donne la Cour suprême
A la veille des élections de janvier 2003, la CCE recevait des demandes, provenant de députés de droite, en vue de l'interdiction de participer aux élections touchant trois députés arabes (Azmi Bishara, Malik Dehamshe et Ahmad Tibi) en tant que candidatures individuelles et de trois partis politiques arabes et judéo-arabe (le Rassemblement national démocratique ou Balad, la Liste arabe unie, et la liste commune Hadash-Ta'al). Ces demandes d'interdiction se fondaient sur les alinéas 1 et 3 de l'article 7 (a) de la LF Knesset : « déni de l'existence de l'Etat d'Israël comme Etat juif et démocratique » (al. 1) et « soutien à la lutte armée menée par un Etat hostile ou un groupement terroriste » (al. 3). La Commission comprenait 41 membres représentant l'équilibre politique de la Knesset sortante (15è), dont cinq étaient arabes. Si elle a approuvé la candidature de Malik Dehamshe et du parti la Liste arabe unie, ainsi que de l'alliance Hadash-Ta'al, elle a en revanche bloqué la candidature individuelle du député Ahmad Tibi, celle du Rassemblement national démocratique et du député Azmi Bishara (22 voix en faveur de l'interdiction et 19 contre). Significativement, le président de la Commission, Michal Sheshin, s'était opposé aux décisions d'interdiction.
Appel de ces décisions avait été formé. La Cour a entendu tous les requérants le 7 janvier 2003 et a censuré, le 9, les décisions d'interdiction prononcées par la CCE et autorisé tous les candidats à participer aux élections du 28 janvier 2003.
Cette décision met en lumière la composition très différente de la Commission et de la Cour suprême. La Commission apparaît clairement comme un organe politique soucieux de questions partisanes (ses membres de droite votent pour l'éviction de partis de gauche et inversement), tandis que la Cour passe pour « une juridiction plus sensible aux intérêts à long terme d'Israël en faisant prévaloir les valeurs démocratiques de l'Etat sur le jeu politicien » (Mordechaï Kremnitzer).
Dans sa décision, la Cour énonça que la procédure d'interdiction d'un parti représentait le « sommet » de la démocratie d'auto-défense israélienne. Une grande importance devait donc être attachée aux objectifs que s'assignent les partis politiques. Certes, « aspirer aux changements politiques par le soutien à la lutte armée contre l'Etat est contraire aux principes démocratiques et la démocratie a pour mission de se défendre contre de tels objectifs ». Néanmoins, la Cour, par une interprétation stricte de la loi, exigeait que la preuve soit démontrée qu'un parti agissait de façon actuelle pour réaliser ses objectifs et les concrétiser. D'après son président Aharon Barak, un parti ne saurait être évincé du seul fait de ses objectifs :
« Une démocratie ne doit pas prendre de mesures contre une personne qui ne s'en prend pas à elle directement. La “ démocratie d'autodéfense ” ne s'oppose pas à la libre candidature aux élections du seul fait des objectifs d'une liste, mais se protège contre les actes dirigés contre elle ».
En pratique, « la démocratie israélienne d'autodéfense est un concept valide de jure, mais non de facto » (Suzie Navot). En tout état de cause, en quarante ans (depuis la décision Yeredor) la Cour a interdit à un seul parti arabe et à trois partis juifs radicaux (émanation de la même nébuleuse « kahaniste » d'extrême droite) de participer aux élections. En ce sens, il est permis de penser que la liberté d'expression politique ne fait pas l'objet de restriction majeure. Soulignons – pour s'en féliciter – le rôle de filtre modérateur que joue la procédure d'interdiction dans les débats politiques souvent très houleux ici. Malgré le refus de la Cour de voir les discours politiques arabes radicaux sanctionnés par leur exclusion de la Knesset, l'éventualité d'une telle sanction freine leur exacerbation, fait peser un doute sur leur légitimité, trace une ligne entre ce qui relève du champ de la contestation démocratique tolérée du régime et ce qui doit en demeurer exclus. En identifiant les menaces pesant sur la démocratie israélienne, la Cour a fixé des bornes au combat idéologique. Ces bornes ont irradié la culture politique et constitutionnelle israélienne : ce sont celles d'un « Etat juif et démocratique ».
à Basile Dewez
De A Serbe
23H20 | 15/01/2009 |
Texte trop long pour noyer le bébé dans l'eau du bain pseudo-démocratique.
Tout ça pour nous faire croire qu'on « réfléchit dur dans la “seuledémocratie … etblablabli etblablabla” pour savoir si un parti doit être exclu pour non conformité à la doxa sioniste. C'est dire comme ça va être très difficile .. pour les autres !