
Le prochain Einstein, un Africain ?
Est-il fou d'imaginer qu'un savant d'envergure historique peut naître et émerger sur un continent volontiers considéré comme à la dérive, dont le taux d'analphabétisme est le plus élevé au monde et où de nombreux enfants, victimes de guerres au long cours, sont sous-alimentés ? Si la réponse à cette question est « oui », l'on peut considérer que le président rwandais Paul Kagame, le ministre des Sciences sud-africain Mosibudi Mangena, le célèbre cosmologiste anglais Stephen Hawking et l'acteur américain Forest Whitaker sont fous.
Ces quatre hommes ont en effet pour point commun de soutenir financièrement l'initiative Next Einstein. Objectif de cette initiative : créer les conditions nécessaires à l'émergence, en Afrique, de scientifiques de très haut niveau qui ne s'exileront pas en Occident, mais participeront à la résolution des problèmes du continent. Car la vision des promoteurs de Next Einstein est claire : seuls les Africains peuvent résoudre les problèmes de l'Afrique.

L'initiative Next Einstein, qui a déjà réussi à impliquer des firmes internationales comme Nokia ou Google, se fait fort de réunir des fonds au profit de l'Institut africain des sciences mathématiques (AIMS), créé par le cosmologiste Neil Turok, né en Afrique du Sud. Le campus de cet institut est situé à Muizenberg, une petite banlieue du Cap en bord de mer, qui n'est pas loin des trois universités locales, du centre-ville et de l'aéroport international du Cap. L'AIMS recherche des étudiants déjà assez avancés, et veut également attirer des enseignants qui veulent se perfectionner. Dès sa première année, cet institut a accueilli une promotion de 30 étudiants, avant de monter à 45.
L'objectif de son cours diplômant est d'ouvrir l'esprit des étudiants, choisis pour leurs capacités exceptionnelles, à diverses disciplines scientifiques – bio-informatique, biologie moléculaire et structurale, démographie et épidémiologie, astronomie et astrophysique, mécanique des fluides, géophysique, etc…– tout en développant en eux de fortes capacités à effectuer des calculs et des recherches mathématiques.
Bref, l'AIMS –qui ambitionne de participer à la création d'instituts similaires dans quinze pays d'Afrique, dont le Nigeria (où l'activité a déjà commencé), l'Ouganda, le Soudan et le Ghana– se veut une école de savants. Sa vision se veut militante et pragmatique, comme elle l'explique sur son site Internet : « En étant situé en Afrique, et en offrant d'excellents cours qui nourriront les initiatives africaines dans les domaines de l'éducation et de la recherche, l'institut s'efforce de bâtir une culture commune d'engagement en faveur de l'Afrique. L'exil des cerveaux hors d'Afrique est en effet un problème majeur de ce continent. En travaillant à élever le niveau de l'éducation et de la recherche en Afrique, l'IAMS aide à contrecarrer cette tendance. Un avantage supplémentaire de sa situation en Afrique est que le coût de fonctionnement d'un tel institut est seulement environ le quart de ce qu'il serait en Europe de l'Ouest ou aux Etats-Unis. »
Bien entendu, l'initiative « Next Einstein », qui porte en elle l'idéologie de la Renaissance africaine chère à l'Afrique du Sud et à son président Thabo Mbeki, prête à débat sur les priorités du continent africain. Faut-il dépenser des sommes importantes au profit d'un projet ouvertement élitiste dans des pays où le minimum manque souvent, au lieu d'assurer une mise à niveau pour le plus grand nombre ? En tout cas, en Afrique émerge de plus en plus un courant de pensée dont le cœur est la promotion de l'excellence académique, vue comme un moyen de se mettre d'accord au-delà de l'éthnicité et du nationalisme, mais aussi comme une forme d'autoguérison pour des peuples tétanisés par un complexe d'infériorité nourri par des siècles de discours racialistes. Ce courant de pensée pense également qu'une élite née d'une stricte méritocratie saura participer à tirer vers le haut le continent entier.
► A voir :
- Le site Internet de l'initiative Next Einstein
- Le site Internet de l'AIMS
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Journaliste depuis mai 1999, je suis éditorialiste et aussi chroniqueur indépendant, après avoir été reporter à L'Autre Afrique, correspondant du Monde à Abidjan, grand reporter à Fraternité-Matin, rédacteur en chef du Temps et du Courrier d'Abidjan. 




















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De cheng
Etudiant en gestion des territoires... | 14H38 | 11/08/2008 |
La méritocratie comme locomotive du développement africain : admirable, et enfin durable.
Ce projet va bien évidemment à l'encontre de notre politique d'immigration choisie, et c'est tant mieux !
à cheng
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 14H59 | 11/08/2008 |
Bonjour cheng,
Je ne suis pas d'accord, ce projet trouve toute sa place dans le projet d'immigration choisie cher à Nicolas Sarkozy. Projet que je trouve honteux d'ailleurs.
En Afrique, ils existent déjà des élites, mais ne vouloir que ça ne va pas aider la population.
Je ne dis pas que ce projet veut consciemment aider l'immigration choisie ou qu'il n'est pas bien. Mais dire que ça va à l'encontre me paraît déplacé.
à le _grand_clown_malade
De quetzal2012
enseignant précaire | 15H08 | 11/08/2008 |
Cela va à son encontre par le fait que cela réoriente la réfexion sur la situation africaine !
à quetzal2012
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 15H20 | 11/08/2008 |
Je reste sceptique sur ce point, mais c'est sûr que réorienter la réflexion sur la situation africaine est une nécessité absolue.
Ça peut en effet être un bon support.
à le _grand_clown_malade
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H13 | 12/08/2008 |
Bien sûr il peut naitre des génies en Afrique, mais il ne se révèleront et ne produiront qu'hors d'Afrique. La structure qui s'est mise en place en Afrique est fatale. L'Afrique ne s'en sortira que dans le cadre d'une collaboration étroite avec l'Occident… ou l'Orient.
http://nouvellesociete.org/414.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 11H58 | 12/08/2008 |
« Bien sûr il peut naitre des génies en Afrique… »
Alors, comment se fait-il que les deux derniers millénaires n'en aient produit aucun ? Que ce soit en Afrique ou dans un des nombreux pays – dont la France – où vivent des descendants d'Africains ?
Votre affirmation est un vœu pieux et une profession de foi politiquement ultracorrecte… Le cas échéant, à combien estimez-vous le nombre nécessaire d'années pour l'établissement d'un constat d'échec ? Vingt, trente, cinquante ?
Par ailleurs, je pense que c'est une pure imbécillité que de prétendre faire surgir un génie par une démarche délibérée :
« Léonard de Vinci est né le samedi 15 avril 1452 “ à la troisième heure de la nuit ”, c'est-à-dire trois heures après l'Ave Maria, soit 22 h 308, au château de Vinci près de Florence (…). Il reçoit une instruction et acquiert ainsi la lecture, l'écriture et l'arithmétique. Néanmoins, il n'étudie pas sérieusement le latin, base de l'enseignement traditionnel et une orthographe chaotique montre que cette instruction n'est pas sans lacunes : en tout cas elle ne fut pas celle d'un universitaire. »
Voilà comment ça naît un génie, un vrai, sans passer par les cases Kagame, Mosibudi Mangena, Stephen Hawking et Forest Whitaker, dont on se demande d'ailleurs quelles sont les compétences dans le domaine de l'éclosion des génies.
à Marc Gelone
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H00 | 12/08/2008 |
Mark Galone : Je ne suis pas souvent politiquement correct… : -) J'ai surtout foi aux statistiques ; même si vous supposez un écart considérable entre le Q I des Occidentaux et celui des Noirs - idée, je le souligne, que je ne défend pas ! - il est inévitable que des individus à 3 ou même 4 écarts type de la moyenne apparaîront. Le défi est de les identifier et de leur permettre un développement correct… ce qui présentement n'est pas possible pour un échantillon suffisant d'entre eux.
Le défi est là. Il ne s'agit pas de faire éclore des génies, mais de les transplanter et de les arroser…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5176.html
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H48 | 11/08/2008 |
Rien n'est impossible , tout est relatif !
L » ennui c'est juste que d » apres certains blancs haut placés l » homme Africain gnié rentré dans l » histoire a reculons alors que l » homme blanc a foncè dedans comme dans une motte de beurre , mais ce ne sont pas des blancs tres intelligents qui disent ça ..
à Numerosix
De quetzal2012
enseignant précaire | 15H10 | 11/08/2008 |
Non, il n » y a rien de fou là-dedans, mais au delà de cette question rhétorique, il y a évidemment de grands esprits partout (aussi bien de la science que de la Libre-pensée) et numéro six a raison, il y a hélas aussi des mous du gris partout, c'est une très bonne initiative en ce qu'elle pourrait participer à contrecarrer la politique des pays à la sclérose cérébrale développée !
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à Numerosix
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H05 | 16/08/2008 |
sauf, N6, que certains se sucrent (pas forcément dans le beurre) :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/104/article_70598.asp
De Triquoise
rouge de honte | 14H54 | 11/08/2008 |
Louable idée…, en théorie.
Je réserve mon jugement à l'épreuve du temps, car à mon modeste niveau, je vois au moins trois écueils :
1 - « L'initiative Next Africa, qui a déjà réussi à impliquer des firmes internationales comme Nokia ou Google… » : si cette implication est incontournable, le vers n'est-il pas déjà dans le fruit ?
2 - Y aura-t-il l'assurance que les étudiants ainsi formés restent et exercent effectivement en Afrique, ce qui suppose qu'ils restent sourds aux chants des sirènes du nord ?
3 - Toute velléité africaine antérieure visant à acquérir une certaine indépendance dans quel que domaine que ce soit, n'a pas pesé lourd face aux enjeux économiques que représentent les ressources naturelles de ce continent (voir l'histoire de Thomas sankara).
Cependant, une telle initiative doit ête soutenue et on ne peut que se réjouir à l'idée de l'éclosion d'un véritable courant réellement indépendantiste de l'Afrique.
De Marcusiano
Etudiant | 14H58 | 11/08/2008 |
Je trouve cette initiative très intéressante. La création d'un pôle universitaire pour le développement scientifique africain fait effectivement partie d'une approche cruciale vers la construction d'un continent africain plus autonome en matière de recherche et développement. Toutefois, la question du financement de ce pôle scientifique est capitale. On trouvera les fonds nécessaire ? Seront ils couplés de certaines conditions, comme les pays occidentaux ont tendance à mettre en place.
Un autre point important est la question du futur de ces scientifiques. Deux des raisons principales de l'exode des cerveaux africains vers l'occident sont le manque d'infrastructure moderne de recherche sur le continent, ainsi que le niveau de rémunération des ces scientifiques. Tant que l'Afrique ne trouvera pas de solutions pour rénumérer ces scientifique, ils préfèreront aller à l'étranger. Ce développement scientifique se retrouve donc intégrer à un projet développemental plus large africain, dont l'industrialisation de certains poles qui permettront le financement direct de ses centres.
Si ce projet est prometteur, son évolution au long terme reste incertain. A suivre.
à Marcusiano
De Fraise des Bois
Buveur | 17H11 | 11/08/2008 |
N'y a-t-il pas d'autres priorites sur ce continent ?
à Fraise des Bois
De destribat
anti-corruption | 10H49 | 12/08/2008 |
Encore une réaction du style il meurt de faim, pourquoi penser à la science. C'est la réaction du colon depuis 3 siècle, ce qui fait que les colonie n'ont été que des zones de production de matières premières.
à Fraise des Bois
De Marcusiano
Etudiant | 12H42 | 12/08/2008 |
Lesquelles ? Il en existe des milliers des priorités en Afrique. Réforme des institutions d'Etat pour reduire la corruption, intégration de l'agriculture à l'industrie, développement de l'éducation, etc.
Mais je pense clairement que ce projet scientifique réponds bien à une priorité spécifique : créer un main d'oeuvre scientifique pour un innovation africaine, pour réduire la dépendence du continent sur les connaissances du monde extérieure.
Et puis ca ne sert à rien de tous de jeter sur la réduction de la faim. Ce problème est intégrer à tous le reste : politique, économique, sociologie, agriculture, industrie. C'est pas en donnant de la bouffe qu'on incite les gens à cultiver.
à Marcusiano
De Fraise des Bois
Buveur | 15H28 | 12/08/2008 |
J'ai vote pour vous 5 pastilles. Oui, il y a bien plus de priorites, dont celles que vous citez. je suis parfaitement d'accord quand vous dites « C'est pas en donnant de la bouffe qu'on incite les gens à cultiver ».
Mais croyez vous que l'Afrique veuille se developper ? (au sens ou nous l'entendons en occident).
Apres tout : ils n'ont pas a s'imposer un modele qui ne serait pas le leur.
à Fraise des Bois
De Marcusiano
Etudiant | 14H41 | 13/08/2008 |
Merci pour votre vote !
A la question, l'Afrique veut elle se développer, je pense que la réponse est oui. Comme tout peuple, les peuples africains veulent sûrement s'en sortir, se débarrasser des problèmes de la malnutrition, du combat, de santé et de subsistence. Après, veulent t-ils se développer en suivant les modèles proposés, et imposés dans certains cas, par les fonds internationaux comme le FMI, la banque mondiale, et autres fonds au développement occidentaux, cela est une autre question.
Le monde est de plus en plus intégré selon un certain système : marché, diplomatie à l'occidentale, pensée libérale, mondialisation, etc. Pour se développer dans le monde d'aujourd'hui, tous pays du « tiers monde » doivent plus ou moins prendre en compte ce système. Certaines alternatives sont mise en place, avec plus ou moins de succès. Je ne suis pas sur que le modèle chinois, par exemple, soit beaucoup plus approprié au long terme. D'une manière ou d'un autre, l'Afrique va devoir s'intégrer au système dominant. On ne leur donne pas trop le choix. A nous d'empecher une exploitation de l'Afrique par ce système, et de leur donner de réelle chance, comme par exemple réduire nos aides européenes à l'agriculture, pour leur permettre d'accéder à nos marchés comme nous pénétront le leur, donc leur donner plus d'opportunités…
De taverna
15H07 | 11/08/2008 |
Premiere condition : que tout le monde puisse manger à sa faim.Donc maitriser l'irrigation (là ou il y a de l'eau),et acquerir le sens de l'épargne productive.Par exemple ne pas manger toute la récolte,mais garder le minimum à replanter.
à taverna
De Jean-François@Carenton
19H30 | 11/08/2008 |
C'est vrai, s'ils mangent tout ce qu'ils récoltent, il ne leur restera plus rien à semer. Ah, ces Africains, quels enfants : ils pensent qu'à manger. C'est comme chez nous : les pauvres dépensent TOUT CE QU'ILS GAGNENT, sans souci d'épargner. Etonnez vous après qu'ils soient dans le besoin à la moindre tuile… Ce ne sont pas des gens comme nous, ils sont irrécupérables.
Sorry, taverna, mais qq. qui passe le mur du çon, on peut pas le louper…
JFT_Charenton
à Jean-François@Carenton
De TARPON
21H50 | 11/08/2008 |
C'est vous qui etes irrecuperable,Taverna parle d'une situation connue et repetitive qui a engendre les famines africaines.
à taverna
De destribat
anti-corruption | 14H55 | 12/08/2008 |
Encore des réflexions d'un autre âge. L'Afrique a faim donc elle n'a pas droit aux nouvelles technologies. l'Afrique n'est pas un seul pays comme certains semblent le croire en Afrique. Il y a plusieurs Afrique, plusieurs pays. Même dans un même pays il y a plusieurs Afrique.
Les USA vont sur Mars et pourtant tous les Américains n'ont pas encore le minimum vital. La Russie a un vaste programme spatial et pourtant des clochards meurent e de froid à Moscou en noyant leur détresse dans la vodka.
à destribat
De Panca
raleur qui aime les débats | 13H21 | 13/08/2008 |
Vous faites une confusion commune, et courante chez les Sarkozystes, entre sciences et techniques (les nouvelles technologie). Ainsi tout ce qui a trait à l'informatique et aux OGM par exemple sont des technologies industrielles et non des sciences :
Les sciences sous-jacentes sont les mathématiques les théories du langage et de la calculabilité et les réseaux pour l'informatique, la génétique et la biologie moléculaire pour les OGM. Avec ce genre de confusion les pionners de l'électro-magnétique (et donc de ce qui sert à l'industrie de l'énergie)
que sont les divers Volta Ampère et bien d'autres, auraient dû si la « politique scientifique » « moderne » s'appliquait devoir être payés à améliorer… L'éclairage à la bougie. Mais puisque la recherche publique est, dit-on, « politisée » et n'applique pas les critères des industriels (qui ont si peu fait pour leur propre R & D), c'est le sort qui échoit aux chercheurs publics pas encore virés (c'est à dire ceux qui ne sont pas en CDD).
De J-BILLAUDEL
Retraité | 15H08 | 11/08/2008 |
Comme Einstein est mort depuis belle lurette et que sauf erreur de ma part il n'avait pas de compagne Africaine il n'y aura pas d » « Einstein » africain descendant de l'illustre personnage.
Je ne doute pas qu'un savant de grande rénommée puisse être africain. La question me semble tellement saugrenue qu'elle exige une mise au point.
Ils existent les savants Africains même s'ils ne sont pas « actuellement » résidents sur leur continent. Ils aimeraient certainement avoir des moyens pour mener leurs travaux au milieu des leurs.
La couleur et la nationalité ne font pas le savant même quand les ricains achètent les « cerveaux » hors normes et conservent « la couleur de peau » pour « blanchir » l'intérieur.
Amis africains, c'est vous qui savez ce que valent « les pays qui pillent l'Afrique ». Ne rêvez pas Google et Nokia et de leur business. Souvenez-vous que NOBEL qui décerne des « prix » depuis des lustres, dont celui de la PAIX est un fabricant d'explosifs.
Il serait stupide d'être contre l'initiative Next Africa. Quant à être la dupe… non merci.
à J-BILLAUDEL
De fermtag
16H54 | 11/08/2008 |
On dit que Nobel décida de créé sa fondation en souvenir de son petit frère Emil, qui fût tué lors d'une expérience sur un nouveau type d'explosif en 1864.
Il n'a jamais été fabricant d'armes, il a juste inventé la dynamite puis le collodion (plus puissant), formes très stables d'explosifs, nécessitant l'usage d'un détonateur pour exploser.
Avant, on avait que la nitroglycérine hautement instable et la nitrocellulose (fulmicoton) stable si saturé d'eau, mais très instable à sec (donc, in fine, tous deux très dangereux car de mise à feu plus ou moins aléatoire).
Et encore avant… la poudre noire !
Que l'usage de la dynamite ait été détourné et amélioré par les militaires, c'est indéniable, mais sa vocation première était en génie civil, afin de rendre les chantiers et mines moins dangereux, grâce des explosions parfaitement contrôlées et coordonnées (on l'utilise encore pour « souffler » les incendies de puits de pétrole car son souffle demeure plus important que celui des explosifs modernes, qui fournissent essentiellement de fortes ondes de choc).
Mais oui, malgré toutes les médisances et les ragots qui ont courus sur lui, Nobel était profondément pacifiste…
Enfin, ce n'est pas NOBEL, qui décerne les prix, mais un jury désigné par la « fondation NOBEL » !
à fermtag
De J-BILLAUDEL
Retraité | 18H17 | 11/08/2008 |
NOBEL mais pas à n'importe quel prix.
Ma phrase sur NOBEL vous a manifestement chagriné. J'ai évoqué NOBEL parce que « la fondation » comme vous l'écrivez décerne des prix DIVERS et le « NOBEL de la PAIX » est un symbole. Malheureusement les choix du « jury » sont parfois curieux.
Jean-Paul SARTRE n'est pas allé chercher son prix.
Comme je ne souhaite pas vous peiner en polémiquant inutilement je ne vais pas m'étendre sur Alfred.
Vous avez consacré une très longue remarque sur une phrase et les lecteurs de nos commentaires peuvent consulter la biographie d'Alfred NOBEL sur WikiPédia. Elle n'est certainement pas faite de « ragots et médisances… sur ce pacifiste méconnu ».
à J-BILLAUDEL
De fermtag
20H07 | 11/08/2008 |
** doublon **
à J-BILLAUDEL
De fermtag
18H23 | 11/08/2008 |
Ah ben non, il n'est pas méconnu du tout ! La preuve.
Et c'était un pacifiste, raison pour laquelle il a demandé à décerner un prix « pour la paix ».
Quant aux Nobel de la paix, de nos jours, ils ne valent pas plus cher qu'une légion d'honneur : (
à J-BILLAUDEL
De Jean-François@Carenton
20H18 | 11/08/2008 |
@J-BILLAUDEL
Un aparté qui n'a rien à voir. Quand JP. Sartre a refusé le Prix, c'est parce qu'il a bien vu qu'en ces temps de Guerre Froide, se voir attribuer le Prix c'était se faire annexer par les US. C'est Albert Camus qui l'a eu. Réaction de Sartre : « Bien fait pour lui ».
OK, Sartre, Camus, ça n'évoque plus rien pour personne ici, c'est dommage parce que dans ce débat, qui ne date pas d'hier ils avaient 2 ou 3 trucs intelligents à dire.
Et si on SE METTAIT A LIRE DES BOUQUINS avant de sauter sur son clavier et dire des conneries ? (moi compris)
JFT_Charenton
à Jean-François@Carenton
De TARPON
21H59 | 11/08/2008 |
Sarte n'a jamais refuse le nobel pour cette raison minimaliste. Il ne voulait pas que son nom soit attaché à une institution quelle qu'elle soit.
à fermtag
De impertinent3
19H03 | 11/08/2008 |
@fermtag qui dit :
« Il n'a jamais été fabricant d'armes, il a juste inventé la dynamite puis le collodion (plus puissant), formes très stables d'explosifs, nécessitant l'usage d'un détonateur pour exploser. »
Le collodion n'est pas un explosif, c'est la dissolution de nitro-cellulose dans de l'éther. C'est inflammable, mais pas explosif. À été très utilisé en photographie comme support d'à
d'émulsion. En plus, ce n'est pas Noble qui a inventé le collodion, mais un chimiste français L. Ménard au milieu des années 1800, vers 1850-55, je ne sais plus au juste.
Ce que Nobel a inventé, c'est de mélanger de la nitro-glycérine (fortement instable et détonnant au moindre choc) avec de la terre de Sommière, ce qui donne la dynamite, infiniment plus stable.
Si effectivement il n'a pas fabriqué d'armes à proprement parler, c'était par contre un très important industriel fabricant des explosifs. Il possédait de nombreuses usines dans beaucoup de pays, on peut dire que ses entreprises étaient un ébauche de la mondialisation.