Pourquoi « la rue africaine » conspue la France

Jamais deux sans trois. Au commencement était la Côte d'Ivoire, où le long bras de fer entre Laurent Gbagbo, ancien « opposant historique » arrivé au pouvoir en octobre 2000, et Jacques Chirac, défenseur acharné du parti unique en Afrique accusé de soutenir la rébellion armée déclenchée en septembre 2002, s'est notamment caractérisé par ce que l'on a appelé des « violences antifrançaises ».

Puis il y a eu le Togo, où une bonne partie de la jeunesse urbaine a exprimé dans la rue, en 2005, à la fois son refus de la succession monarchique représentée par l'arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé et sa haine de la France officielle, coupable à ses yeux d'avoir sanctifié au point de vue international le « coup d'Etat électoral » du fils du général Gnassingbé Eyadéma.

Aujourd'hui, c'est au tour du Gabon de s'enflammer après la mort du président Omar Bongo Ondimba et « l'intronisation » de son fils Ali Ben Bongo sous un grossier masque démocratique. Les coupables désignés ? La nomenklatura du PDG (Parti démocratique gabonais, au pouvoir) et… la France, dont les symboles ont été incendiés et pillés à Port-Gentil, capitale économique du pays et dont les ressortissants sont montrés du doigt.

Les médias français occultent le principal : les causes de la haine

Chose curieuse : les médias parisiens semblent considérer ces poussées de fièvre d'un simple point de vue logistique, et insistent largement sur la sécurité et les probables évacuations des Français, en occultant une question fondamentale. Celle que les Américains se sont posée après le 11-Septembre à propos d'un grand nombre de personnes dans le monde arabo-musulman : pourquoi nous détestent-ils tant ?

Quant aux gouvernants français, ils manient à merveille l'art de la litote, de la dénégation sans conviction, voire du mépris. Bernard Kouchner estime que « ce n'est pas au Gabon » que le sentiment antifrançais, « s'il existe », est « le plus fort ». « Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage ! », ironise-t-il, sachant que le cliché des Africains notoirement incapables et accusant les autres de tous leurs maux est répandu dans l'Hexagone.

Ce cliché simpliste n'est pas le seul à prospérer et à faciliter la compromission des dirigeants français dans des aventures ambiguës en Afrique. « Si nous partons, les Américains et les Chinois nous remplaceront », entend-on de manière récurrente à Paris, y compris dans des milieux éclairés. Comme si l'idée de pays africains indépendants, commerçant comme ils veulent et avec qui ils veulent, était totalement extravagante… Ce serait donc un nom d'un intérêt national d'autant plus facile à faire accepter en période de crise mondiale et de crainte de déclassement que « certaines choses » continueraient à avoir cours.

« Ces pays sont indépendants depuis cinquante ans mais ne cessent de nous accuser de leurs malheurs », affirme-t-on ça et là sur les bords de la Seine. Mais l'indépendance du Gabon et celle du Ghana, ancienne colonie britannique se ressemblent-elles ? Le bilan d'Omar Bongo, qui laisse à son fils un « émirat pétrolier » où les infrastructures routières et sanitaires de base laissent à désirer peut-il être dissocié de celui d'une certaine continuité de la colonisation française ? La question mériterait d'être posée au chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui a longtemps arrondi ses fins de mois en livrant à Bongo des « études » et des « conseils » grassement rémunérées sans résultat évident sur le terrain…

Le Gabon, un des dernieres coffres-forts à la disposition des politiques français

La vérité est que le Gabon reste un des derniers coffres-forts à la disposition d'une classe politique française échaudée par les scandales politico-judiciaires des quinze dernières années, mais qui continue de manier quotidiennement de l'argent liquide à provenance douteuse. La liberté de parole de Robert Bourgi, sorte de « nouveau Foccart » encombrant mais indéboulonnable ne s'explique-t-elle pas par sa capacité à lever, en Afrique, d'importants « fonds politiques » ? Et si les « idées reçues » du commun des Français étaient en réalité au service d'intérêts privés, voire mafieux, d'un certain nombre de « réseaux » ?

Le désamour d'une grande partie de la jeunesse d'Afrique francophone envers une France qui n'a pourtant jamais été aussi proche au point de vue linguistique et culturel, notamment en raison des migrations, doit être pris au sérieux. Si les éruptions de violence se sont vite calmées jusqu'ici, la profonde amertume qui en est la base demeure pendant des années, voire des décennies.

Les Africains qui, aujourd'hui, scandent des slogans anti-Français sur des barricades ou sur Internet, sont les plus jeunes et parfois les plus éduqués. D'une manière ou d'une autre, ils « prendront le pouvoir » bientôt dans leurs pays. Les désespérer aujourd'hui, c'est faire de la politique à la petite semaine, à mille lieux des vrais intérêts de la France à long terme.

113 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De Quixano David

xénophile errant | 18H42 | 07/09/2009 | Permalien

Cette démonstration serait séduisante si la « rue africaine » ne s'en prenait qu'aux Français et à Total. Mais comment expliquer les exactions contre les petits commerçants originaires des pays voisins :

Voir un article d'Afrik.com

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De clausius

18H49 | 07/09/2009 | Permalien

En 1793, nous avons coupé la tête à notre tyran, en prenant les armes.
Aux africains de le faire. On ne va pas servir de victime expiatoire.

Portrait de Joe Liqueur

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Journaliste | 22H15 | 07/09/2009 | Permalien

Et si le tyran était financé et entretenu par la Françafrique ?

Portrait de clausius

à Joe Liqueur Portrait de Joe Liqueur De clausius

08H10 | 08/09/2009 | Permalien

Ca ne rend pas son cou intranchable, pour commencer.

Ensuite, je ne crois pas que c'était des français qui tenaient les bureaux de vote. Si il y a eu manipulation électorale, c'est d'abord par le clan Bongo, qui a largement assez de pognon pour s'entretenir tout seul et payer ses milices, et qui n'a pas besoin des français pour survivre. Les chinois, américains ou brittaniques sont là aussi pour extraire du pétrole là bas et les rémunérer grassement.

Si le Gabon ne veut plus des Bongo à leur tête, c'est aux gabonais de les virer.

Portrait de Yvon le Zébulon

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L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H27 | 09/09/2009 | Permalien

Ça ne rend pas son cou intranchable, pour commencer.

Cela me fait penser à la conversation entre deux chauve-souris vampires :

L'une d'entre elle dit à sa copine, « Salut ma belle, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vues..et si on allait boire un cou … ?

Portrait de clausius

De clausius

18H53 | 07/09/2009 | Permalien

J'étais au Kenya cet été, j'entendais un discours bien différent. Les Kenyans apprécient les français mais n'aiment pas les anglais. Pas vraiment dans le sens de ce que dit cet article.

Portrait de Hélène Quénot

à clausius Portrait de clausius De Hélène Quénot

vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 19H59 | 07/09/2009 | Permalien

Je vis au Kenya et je crois que, profondément, les Kenyans se tamponnent des Français. J'explique d'ailleurs régulièrement - et pas plus tard que ce matin - où est mon pays d'origine, parce que c'est assez confus pour beaucoup de Kenyans. On est très peu nombreux à y vivre, comparé aux Américains et au Britanniques. Et il est plus facile « d'apprécier » des gens peu visibles et qui n'ont pas de « contentieux colonial » avec eux. Ce qui est parfaitement compréhensible.

Ceci étant, j'ai aussi vécu en Afrique de l'Ouest francophone et là, il y a vraiment des jours où on voudrait avoir un passeport suisse ou canadien et ne pas avoir à dire qu'on est Français… C'est extrêmement pénible d'être systématiquement stigmatisé pour une identité qu'on a pas choisie. Mais c'est de bonne guerre… Au Burkina, on a pas été particulièrement élégants avec Sankara… Et puis ça fait faire l'expérience du racisme ordinaire, ce qui est très instructif. On comprend en particulier du coup assez bien ce que vivent les Africains en Europe…

Portrait de clausius

à Hélène Quénot Portrait de Hélène Quénot De clausius

21H18 | 07/09/2009 | Permalien

Ce qui veut dire une chose toute simple : En France, au Kenya ou ailleurs, il y des cons partout, qui ne peuvent s'empêcher de faire des amalgames et d'être raciste.

Portrait de kayen

à Hélène Quénot Portrait de Hélène Quénot De kayen

09H38 | 08/09/2009 | Permalien

Comparaison n'est pas raison , le français en Afrique francophone ne subit pas le racisme ordinaire , mais les conséquences de 50 ans de néocolonialisme de la part de ses dirigeants (qu'il a élu librement) dans ces pays et de la politique de la France , expl : l'africain est largement « persona non grata » en France (politique d'immigration mal ressenti).
En France .
L'africain subit un racisme de rejet , qui n'a rien à voir avec la politique mener face à la France(et les français) par des dirigeants africains.
C'est sa nature(homme noir) et les préjugés qui l'accompagne qui en sont la raison , peut » il s'y soustraire en changeant de nationalité ? ?
Ce que tu dis , c'est ce que disent nombre d'américains en France (surtout du temps de Bush) , en Europe et dans le monde arabe ! CQFD

Portrait de clausius

à kayen Portrait de kayen De clausius

13H29 | 08/09/2009 | Permalien

Désolé, mais le racisme est débile quel que soit son origine. Stigmatiser les noirs parce qu'on est bourrée de préjugés, sans distinction, c'est débile.
Stigmatiser les blancs parce que leurs dirigeants ont fait des choses pas bien, c'est débile aussi, ils n'y sont pour rien. C'est un peu comme les actions violentes qu'il y avait eu à l'égard des arabes aux Etats-Unis après le 11 septembre, ou lorsque on brûle une sinagogue en France pendant le conflit Israëlo Palestinien : Pas de distinction « T'es de la même race, donc t'es aussi coupable ».

Débile aussi, et tout aussi non-excusable. C'est une immense erreur d'excuser plus certains racismes que d'autres, car c'est le meilleur moyen de ne pas luttter contre.

Portrait de Hélène Quénot

à kayen Portrait de kayen De Hélène Quénot

vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 14H39 | 08/09/2009 | Permalien

Je ne suis pas d'accord avec vous parce que le « racisme ordinaire » dont je parle, je le vis aussi au Kenya, qui n'est justement pas lié à une histoire coloniale avec la France.

Pour moi, le racisme commence quand on considère qu'une personne représente une catégorie. Et je suis désolée de vous dire que, pour moi, être interpellée par « nassara », « toubabou » ou « mzungu » toute la journée par des gens qui me voient (ou voyaient) tous les jours, c'est une forme de catégorisation. Il est possible que le racisme envers les Africains soit un racisme « de rejet » mais, dans les faits, les conséquences sont les mêmes : être stigmatisé d'une manière ou d'une autre pour sa couleur de peau.

Je le déplore, mais si vous avez bien lu mon précédent post, je ne m'en plains pas. C'est comme ça et j'ai choisi d'habiter là en Afrique, j'en tire les conséquences. Et comme je le disais, ça m'a beaucoup appris sur ce que peuvent ressentir les Africains d'Europe et me fait comprendre aussi leur colère d'être toujours identifiés par leur différence.

Pour terminer, je ne vois pas bien ce que vous voulez justement démontrer. Par ailleurs, je tente de me battre comme je peux contre une des catégorisations que vous faites, c'est à dire mettre au singulier « l'Africain ». Pour moi, c'est un peu comme « la Femme ». Ca ne dit rien de la variété des situations. Et c'est très dommage.

Portrait de clausius

à Hélène Quénot Portrait de Hélène Quénot De clausius

16H19 | 08/09/2009 | Permalien

« Pour moi, le racisme commence quand on considère qu'une personne représente une catégorie. Et je suis désolée de vous dire que, pour moi, être interpellée par “ nassara ”, “ toubabou ” ou “ mzungu ” toute la journée par des gens qui me voient (ou voyaient) tous les jours, c'est une forme de catégorisation. Il est possible que le racisme envers les Africains soit un racisme “ de rejet ” mais, dans les faits, les conséquences sont les mêmes : être stigmatisé d'une manière ou d'une autre pour sa couleur de peau. »

Tout à fait d'accord avec vous.

« Je le déplore, mais si vous avez bien lu mon précédent post, je ne m'en plains pas. »

Je ne prétend pas que vous vous en plaigniez. Je faisait une remarque générale qui avait pour but de signifier que le racisme est un phénomène qui existe dans tous les coins de la planète. Au fond je suis d'accord avec ce que vous dites.

« je tente de me battre comme je peux contre une des catégorisations que vous faites, c'est à dire mettre au singulier “ l'Africain ”. “

Euuuuuh, excusez moi, mais je n'ai jamais écrit cela, et ce n'est absolument pas mon genre. Ne confondez vous pas avec quelqu'un d'autre ?

Portrait de Hélène Quénot

à clausius Portrait de clausius De Hélène Quénot

vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 17H40 | 08/09/2009 | Permalien

Je crois qu'il y a eu un bug parce que, effectivement, la mise en page indique que je vous réponds alors qu'il est en revanche écrit « HQ à kayen ». C'est bien à lui que je répondais, et non à vous, puisque nous sommes d'accord sur le sujet. J'ai lu votre post un peu vite et du coup le mien fait relativement doublon !

Portrait de clausius

à Hélène Quénot Portrait de Hélène Quénot De clausius

20H07 | 08/09/2009 | Permalien

Pas de pb. I screwed up.

Bien à vous.

Portrait de savane

De savane

Anti-sarko (facho & xénophobie) | 19H06 | 07/09/2009 | Permalien

Bonsoir,
Une information que je partage avec vous, elle est révélatrice de la françAfrique :

http://www.lagazette.sn/spip.php ? article693
Nous annoncions la semaine dernière sur le site de La Gazette.sn que les pouvoirs publics, jusqu'ici restés silencieux face aux révélations de l'auteur du livre « Contes et mécomptes de l'Anoci », allaient recourir aux services de la presse internationale, en particulier à ceux de l'hebdomadaire Jeune Afrique pour tenter de faire face aux vagues soulevées par l'ouvrage dans l'opinion sénégalaise.

C'est parti, sauf que les premières salves sur le journaliste écrivain ont été tirées par d'autres mercenaires de la plume, ceux rassemblés autour du barbouze Antoine Glaser qui publie depuis Paris ce qu'on appelle la « Lettre du Continent ». En fait, un véritable instrument de chantage, dont se sert le groupe de pseudo-journalistes regroupés autour du chasseur de primes en chef, Antoine Glaser qui sévit auprès des chefs d'Etat africains qui pillent et spolient leur peuple. Le résumé de l'article publié par Antoine Glaser donne ceci : le livre du journaliste sénégalais est un missile éditorial destiné à venger l'ancien Premier ministre Idrissa Seck et Bara Tall.

Les Sénégalais qui ont lu ce texte qui ne traduit nullement le sentiment de celui qui l'a écrit savent à quoi s'en tenir. Ce texte est la marque du profond mépris dans lequel Antoine Glaser, qui prétend être un fin connaisseur de notre continent, tient les populations africaines qui sont quotidiennement pillées et humiliées par les gouvernants au service desquels Antoine Glaser travaille et prend sa part des biens volés et transférés chez lui par les voyous qu'il défend. Le seul souci de cet ancien des Services secrets français est de s'enrichir auprès de nos dirigeants qui ont perdu la confiance de leurs peuples et ne se maintiennent que par la ruse, la tyrannie et le mensonge.

Les mensonges qui lui ont été servis par nos dirigeants lui suffisent pour considérer que le livre du journaliste Abdou Latif Coulibaly est un instrument de vengeance contre Karim Wade. Il a été payé pour écrire une telle contrevérité, mais qu'il sache que le peuple sénégalais qui est concerné a déjà donné réponse à ses allégations mensongères en achetant massivement le livre qu'il tente ainsi de discréditer. Mieux, les Sénégalais en ont fait un livre de chevet et une référence absolue pour la lutte impérative qu'il convient de mener avec vigueur contre la corruption et pour l'instauration définitive de la bonne gouvernance dans la gestion des comptes de l'Etat au Sénégal.

En réalité, les « journalistes » de l'acabit d'Antoine Glaser souvent installés en France et opérant en direction de nos pays, ne souhaitent absolument pas la fin des régimes tyranniques et la disparation des chefs d'Etat cleptomanes qui pillent et volent les ressources de leurs peuples. Des publications comme celles qu'offre de façon confidentielle un homme comme Antoine Glaser ne peuvent prospérer et espérer vivre qu'en profitant des offres que leur font des responsables comme ceux qu'elles défendent dans le cadre de la gestion de l'Anoci. A coup sûr, si demain le Sénégal ouvre un procès contre ceux qui ont géré l'Anoci, Antoine Glaser pourrait se retrouver sur le banc des accusés, pour « recel de biens volés à la nation sénégalaise. » Il s'épanouit et trouve son compte dans ce qu'on pourrait considérer comme étant une association de malfaiteurs transnationale à la tête de laquelle se trouvent les chefs d'Etat corrompus du continent et leurs affidés.

Le journaliste Abdou Latif Coulibaly a été informé de la teneur du texte de la « Lettre du Continent » par une journaliste de l'hebdomadaire parisien, l'Express avec qui il s'entretenait au sujet de son livre. Celle-ci n'a pas manqué d'évoquer avec lui cette vaste campagne de presse hexagonale en cours de préparation et qui devrait être engagée contre lui, dans les semaines à venir, pour tenter de dissiper les effets du livre en Occident.

C'est dire que les dirigeants de ce pays ne se sentent nullement concernés par ce que peuvent penser les Sénégalais. Ils semblent plus préoccupés par l'appréciation qui pourrait être faite à l'extérieur que par les demandes des Sénégalais qui souhaitent que la lumière soit faite sur l'Anoci et sa gestion. En tout état de cause, les pouvoirs publics pourront toujours trouver en Occident et en France en particulier des journalistes à l'image du barbouze Antoine Glaser pour faire tourner leur machine de propagande qui ne pourra jamais amener les Sénégalais à considérer l'ouvrage « Contes et mécomptes de l'Anoci » comme un condensé de haine et l'instrument d'une vengeance quelconque contre le fils du chef de l'Etat.

C'est une réponse facile que de chercher à passer par une pirouette en considérant que le livre du journaliste, directeur de La Gazette est un combat éditorial par procuration. Ce n'est pas une insulte faite à l'auteur mais plutôt au peuple sénégalais dont les deniers ont été dilapidés en plus de servir maintenant à payer les prestations honteuses du barbouze Antoine Glaser et son équipe. En attendant la prochaine sortie d'autres mercenaires recrutés à coup de millions de FCFA pour tenter de tirer d'affaire les mis en cause dans l'ouvrage !

La Gazette.

Pour mieux comprendre, lisez ceci :

http://www.blogs-afrique.info/senegal-politique/index.php/2009/08/26/216…

Portrait de Ishtar

De Ishtar

19H49 | 07/09/2009 | Permalien

« ce n'est pas au Gabon que le sentiment anti-français s'il existe est le plus fort »
encore une répartie de l'ineffable Kouchner qui est bien silencieux par ailleurs sur la situation post électorale du Gabon alors qu'il éructait des invectives à sa façon sur la situation au lendemain des élections en Iran.
Les Gabonais seraient-ils moins dignes de sa compassion que les Iraniens ? Ou le régime de l'Iran qu'il exècre était la raison de son ire bien plus que le sort peu enviable des manifestants emprisonnés ?

D'autre part il semble connaitre le palmarès des pays qui nous détestent le plus : le bon docteur au sac de riz en connait un rayon sur les sentiments que lui et ses collègues suscitent en Afrique.
En vérité en France il commence à susciter exaspération et dégoût..

Portrait de Louis B

De Louis B

journaliste | 20H00 | 07/09/2009 | Permalien

Omar Bongo, ex Albert-Bernard Bongo, n'était attaché à la France qu'à travers ses relations privilégiées avec nos hommes politiques, hier Chirac, aujourd'hui Kouchner, relations qui lui permettaient de placer discrètement dans l'immobilier parisien les sommes colossales qu'il a détournées des revenus pétroliers de son Pays.
Il ne faut pas oublier une donnée importante, le Gabon est un tout petit pays au regard de sa population, qui tourne autour d'un million d'habitants. Avec les milliards volés par Bongo depuis quarante ans, il y aurait eu largement de quoi construire tous les hôpitaux, écoles et autres équipements nécessaires pour faire du Gabon un pays qui serait aujourd'hui développé et heureux… et accessoirement une vitrine de ce que la France peut apporter à l'Afrique.
Au lieu de cela, nous allons assister à toutes violences dont est capable une république pétro-bananière pour réprimer les cris de désespoir d'une population sacrifiée, pour ne pas dire maintenue volontairement dans le sous-développement.
Une suggestion : ressortez les premiers CD de Pierre Akendengue, chanteur gabonais censuré dans les années 70, et écoutez ses textes attentivement. Grand poète, grand musicien, grand messager.
Louis B

Portrait de trotter

De trotter

20H40 | 07/09/2009 | Permalien

Yaurait des choses à dire à propos de Madagascar aussi d'après un pote malgache…

Portrait de obey

De obey

:| | 21H51 | 07/09/2009 | Permalien

Encore un peu et on va nous dire que c'est la faute de la colonisation.

Portrait de Alt-Z

à obey Portrait de obey De Alt-Z

Jeune délibéral. | 22H09 | 07/09/2009 | Permalien

Plutôt du leurre que fut la décolonisation, pour le coup.
Mais tu peux toujours passer les rattrapages.

Portrait de Frère bien aimé

De Frère bien aimé

Enclumier | 22H35 | 07/09/2009 | Permalien

La majorité des Américains n'ont pas compris pourquoi eux si gentils , si religieux et débordants d'amours se sont pris des avions dans la gueule .

La France devrait profiter de la leçon .

Portrait de Godzilla

à Frère bien aimé Portrait de Frère bien aimé De Godzilla

Lézard géant | 00H08 | 08/09/2009 | Permalien

Ce type de commentaire m'inspire un coup de gueule. Surement hors de propos, mais qu'importe. Soyez tous prévenu. Je reprend mon souffle, et on y va…

J'en ai absolument ras le bol que l'on me demande sans cesse à moi et à ma génération née dans les années 80, d'assumer le passé des autres, de porter dans mon esprit la responsabilité des actes d'anciens réactionnaires qui ont aujourd'hui le courage d'être (au choix) mort ou trop incontinent pour être jugé, formuler des excuses ou faire face à leur bêtise.
J'en ai marre de devoir me sentir concerné par une Histoire qui n'est pas la mienne, par des valeurs et par les événements d'un passé dont je renie les motivations.
Je suis le produit conscient d'une histoire, je réclame donc le droit de pouvoir la refuser.
Je n'ai pas vécu pendant la colonisation. N'ayant jamais participé à de tel actes, je demande donc à ne pas avoir à les assumer. Ni dans un discours, ni dans une manifestation, ni dans une commémoration.
Je n'ai pas vécu pendant la seconde Guerre Mondiale, je n'ai pas dénoncé de juifs, ni même été résistant, je demande donc à ne pas avoir à me sentir concerné par la Shoah ou à me sentir proche de Jean-Moulin.
Je ne suis pas non plus responsable de près comme de loin de la traite negrière. Je honnis l'esclavage ancien comme moderne, je demande donc à ne pas être vu comme le descendant d'un chef de plantation de canne à sucre, de la même façon que je ne reconnais aucun petit fils d'esclave dans mes concitoyens venu d'Afrique et d'ailleurs.

Dans ma famille il y a eu des traitres et des lâches, il y a eu des braves et des courageux, mais qu'importe, aucun d'entre eux ne m'inspirent car ils sont morts, c'est tout ce qui compte.

Il serait temps que la jeune génération cesse de se faire manipuler par la reprise d'événements historiques à des fins politiques. Je refuse de déterrer les cadavres pour justifier une fois de plus une « différence culturelle », transformée en ressentiment communautaire, érigée comme une barrière entre les personnes, qui ne sert qu'a inscrire dans le temps et dans les mœurs la condescendance et les pires restrictions faites à l'individu (souvent en plein territoire démocratique).

Que les gens se révolte, mais qu'ils ne cherche pas d'autres responsables à leurs malheurs qu'eux même maintenant.

Portrait de solalbe

à Godzilla Portrait de Godzilla De solalbe

08H12 | 08/09/2009 | Permalien

Où voyez-vous qu'on parle du passé ? Le pillage du Gabon par TotalElf et par la COGEMA c'est maintenant avec la corruption et le mépris des populations qui vont avec sans oublier notre belle armée française qui veille au grain sur place. Maintenant !
Le soutien armé au dictateur tchadien (tiens et le Darfour, comment vont-ils ? ) et à quelques autres avec son cortège de soutiens au truquage des élections (lire « noir silence » verschave), de soutien à la persécution des oppositions, etc. c'est maintenant.
Si vous avez un heure de votre vie à consacrer à la compréhension de l'Afrique, lisez « de la françafrique à la mafiafrique »…

Portrait de kayen

à Godzilla Portrait de Godzilla De kayen

08H45 | 08/09/2009 | Permalien

Comme tu dis , ton commentaire est hors propos , mais si français , ça fait rire un peu partout , la manière dont la plupart des français aiment l'amnésie , quand l'histoire les dérangent !
Les allemands ont encore sur le dos , le poids de la 2ème GM , pourtant fini en 1945 et peuvent encore se voir rappeler par les français ou autres , au moindre « dérapage » nationaliste , les années nazies , pourtant le règime a été balayé depuis longtemps . y » a t » il une différence de régime entre avant 1960 et maintenant en France ? de cet ordre d'idée ? NON !
Nier une partie de son passé , c'est se nier ! l'histoire de France , ce n'est pas seulement Vercingétorix , Versailles , la révolution et la résistance..pas plus que l'histoire de l'Allemagne se limite au nazisme !
..Mais comme tu dis , c'est vraiment hors propos , puisqu'on parle du présent
L'histoire est la matrice du monde actuel , le nier , c'est être INCAPABLE de comprendre quoi que ce soit au monde d'aujourd'hui !

Portrait de xerox

à kayen Portrait de kayen De xerox

busy | 10H26 | 08/09/2009 | Permalien

Un peuple qui cherche des coupables à sa propre déchéance est un peuple qui va dans le Mur.
La france n'est pas amnésique, bien au contraire elle va de l'avant et n'essaie pas de mettre tel problème ou tel probleme sur le dos de l'allemagne alors que qu'elle a été occupé par celle-ci.
Tu parles de l'histoire mais tes notions semblent être bien pauvre tant tu mélange tout avec ta mentalité anarcho gauchiste.

Portrait de kayen

à xerox Portrait de xerox De kayen

10H41 | 08/09/2009 | Permalien

Tant de parole pour dire du vent !
La France est amnésique , et tu le prouve , et tu ne sais pas ce que veut dire histoire , d'ou ton impression que tout ça c'est confus(« Tu parles de l'histoire mais tes notions semblent être bien pauvre tant tu mélange tout “)
_‘La france n'est pas amnésique, bien au contraire elle va de l'avant et n'essaie pas de mettre tel problème ou tel probleme sur le dos de l'allemagne alors que qu'elle a été occupé par celle-ci.’ …ah OUI ?
_L” Allemagne a occupé la France combien d'années ? et quand ! heureusement que la France ne met pas ses problèmes sur le dos de l'Allemagne(quoi que , la BCE à francfort) !
La France ne met pas ses problèmes sur le dos d'autrui ? comme par exemple le grand satan américain ? ou maintenant la Chine… voleuse de “colonies” ! LOL

Portrait de vaugoubert

à kayen Portrait de kayen De vaugoubert

14H45 | 08/09/2009 | Permalien

La France a enterré la hache de guerre avec l'Allemagne depuis 60 ans. L'UE nous a apporté du bon et du moins bon, il est logique que ses institutions soient parfois critiquées (personnellement, je serais fédéraliste, avec une Europe restreinte).

La France a assez peu recours au grand satan américain, en revanche, il est évident que la France essaie, contre les USA et la Chine, de maintenir son influence sur le continent africain, quoi de plus normal pour une puissance moyenne qui prétend encore jouer dans la cour des grands ? Mais ça, ce sont des problématiques dont j'ai tendance à croire que l'homme de la rue n'a pas grand chose à foutre.

Portrait de savane

De savane

Anti-sarko (facho & xénophobie) | 00H35 | 08/09/2009 | Permalien

Bonsoir,
Une information que je partage avec vous, elle est révélatrice de la françAfrique :

http://www.lagazette.sn/spip.php ? article693
Nous annoncions la semaine dernière sur le site de La Gazette.sn que les pouvoirs publics, jusqu'ici restés silencieux face aux révélations de l'auteur du livre « Contes et mécomptes de l'Anoci », allaient recourir aux services de la presse internationale, en particulier à ceux de l'hebdomadaire Jeune Afrique pour tenter de faire face aux vagues soulevées par l'ouvrage dans l'opinion sénégalaise.

C'est parti, sauf que les premières salves sur le journaliste écrivain ont été tirées par d'autres mercenaires de la plume, ceux rassemblés autour du barbouze Antoine Glaser qui publie depuis Paris ce qu'on appelle la « Lettre du Continent ». En fait, un véritable instrument de chantage, dont se sert le groupe de pseudo-journalistes regroupés autour du chasseur de primes en chef, Antoine Glaser qui sévit auprès des chefs d'Etat africains qui pillent et spolient leur peuple. Le résumé de l'article publié par Antoine Glaser donne ceci : le livre du journaliste sénégalais est un missile éditorial destiné à venger l'ancien Premier ministre Idrissa Seck et Bara Tall.

Les Sénégalais qui ont lu ce texte qui ne traduit nullement le sentiment de celui qui l'a écrit savent à quoi s'en tenir. Ce texte est la marque du profond mépris dans lequel Antoine Glaser, qui prétend être un fin connaisseur de notre continent, tient les populations africaines qui sont quotidiennement pillées et humiliées par les gouvernants au service desquels Antoine Glaser travaille et prend sa part des biens volés et transférés chez lui par les voyous qu'il défend. Le seul souci de cet ancien des Services secrets français est de s'enrichir auprès de nos dirigeants qui ont perdu la confiance de leurs peuples et ne se maintiennent que par la ruse, la tyrannie et le mensonge.

Les mensonges qui lui ont été servis par nos dirigeants lui suffisent pour considérer que le livre du journaliste Abdou Latif Coulibaly est un instrument de vengeance contre Karim Wade. Il a été payé pour écrire une telle contrevérité, mais qu'il sache que le peuple sénégalais qui est concerné a déjà donné réponse à ses allégations mensongères en achetant massivement le livre qu'il tente ainsi de discréditer. Mieux, les Sénégalais en ont fait un livre de chevet et une référence absolue pour la lutte impérative qu'il convient de mener avec vigueur contre la corruption et pour l'instauration définitive de la bonne gouvernance dans la gestion des comptes de l'Etat au Sénégal.

En réalité, les « journalistes » de l'acabit d'Antoine Glaser souvent installés en France et opérant en direction de nos pays, ne souhaitent absolument pas la fin des régimes tyranniques et la disparation des chefs d'Etat cleptomanes qui pillent et volent les ressources de leurs peuples. Des publications comme celles qu'offre de façon confidentielle un homme comme Antoine Glaser ne peuvent prospérer et espérer vivre qu'en profitant des offres que leur font des responsables comme ceux qu'elles défendent dans le cadre de la gestion de l'Anoci. A coup sûr, si demain le Sénégal ouvre un procès contre ceux qui ont géré l'Anoci, Antoine Glaser pourrait se retrouver sur le banc des accusés, pour « recel de biens volés à la nation sénégalaise. » Il s'épanouit et trouve son compte dans ce qu'on pourrait considérer comme étant une association de malfaiteurs transnationale à la tête de laquelle se trouvent les chefs d'Etat corrompus du continent et leurs affidés.

Le journaliste Abdou Latif Coulibaly a été informé de la teneur du texte de la « Lettre du Continent » par une journaliste de l'hebdomadaire parisien, l'Express avec qui il s'entretenait au sujet de son livre. Celle-ci n'a pas manqué d'évoquer avec lui cette vaste campagne de presse hexagonale en cours de préparation et qui devrait être engagée contre lui, dans les semaines à venir, pour tenter de dissiper les effets du livre en Occident.

C'est dire que les dirigeants de ce pays ne se sentent nullement concernés par ce que peuvent penser les Sénégalais. Ils semblent plus préoccupés par l'appréciation qui pourrait être faite à l'extérieur que par les demandes des Sénégalais qui souhaitent que la lumière soit faite sur l'Anoci et sa gestion. En tout état de cause, les pouvoirs publics pourront toujours trouver en Occident et en France en particulier des journalistes à l'image du barbouze Antoine Glaser pour faire tourner leur machine de propagande qui ne pourra jamais amener les Sénégalais à considérer l'ouvrage « Contes et mécomptes de l'Anoci » comme un condensé de haine et l'instrument d'une vengeance quelconque contre le fils du chef de l'Etat.

C'est une réponse facile que de chercher à passer par une pirouette en considérant que le livre du journaliste, directeur de La Gazette est un combat éditorial par procuration. Ce n'est pas une insulte faite à l'auteur mais plutôt au peuple sénégalais dont les deniers ont été dilapidés en plus de servir maintenant à payer les prestations honteuses du barbouze Antoine Glaser et son équipe. En attendant la prochaine sortie d'autres mercenaires recrutés à coup de millions de FCFA pour tenter de tirer d'affaire les mis en cause dans l'ouvrage !

La Gazette.

Pour mieux comprendre, lisez ceci :

http://www.blogs-afrique.info/senegal-politique/index.php/2009/08/26/216…

Portrait de elarips

De elarips

07H55 | 08/09/2009 | Permalien

CFA veut dire :

1/ colonies françaises d'Afrique
2/ communauté financière d'Afrique
3/ coopération financière d'Afrique

…je pense que c'est le premier choix qui demeure…

Portrait de Françaisehélas

De Françaisehélas

08H27 | 08/09/2009 | Permalien

la comparaison entre l'attitude de la France actuelle et celle de l'amérique-de-l'après-11-septembre se tient bien, je trouve.
Mais peut-on comparer les actions au Gabon de celles du 11 septembre ? peut-être pas, j'aurais tendance à penser que ce n'est que le début. Peut-être payerons nous cher cette volonté de transformer les autres en vaches à lait, sous couvert de « c'est pour ton bien »…
Nous verrons, mais le vieil adage va se vérifier je pense… qui sème le vent, récolte la tempête… et il ne faudra pas venir se plaindre et traiter les pays d'ingrats, quand on voit l'incroyable arrogance de nos dirigants, et leur politique destructrice d'un pays qui ne les a même pas élu. Quelque part, je souhaite qu'il leur arrive un peu plus de bricoles. Ce serait justice.

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