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Les grandes vacances, cause de retard pour les élèves pauvres

"Karate kids" (David Mathieu/Flickr).

C'est la rentrée ! Les petits Français viennent tout juste de profiter des vacances d'été parmi les plus longues des pays développés et s'apprêtent à entamer des journées de travail les plus chargées des jeunes écoliers. Car là aussi, la France détient le record du nombre d'heures travaillées, avec selon les âges entre 131 et 61 heures supplémentaires par rapport à la moyenne des pays de l'OCDE.

Serait-il préférable de réduire le rythme scolaire en allongeant le nombre de jours travaillés ? Face à ce traditionnel débat, une étude récente de trois chercheurs de l'Université de Johns Hopkins apporte un éclairage surprenant. Celui-ci a pu comparer les résultats à un test standard des jeunes écoliers américains juste avant et juste après les grandes vacances et décomposer les résultats par catégorie sociale des parents.

Le premier résultat, largement observé dans d'autres études, est que, si les différences sont modestes à la fin du CP, l'écart de points obtenus au test entre les enfants venant de foyers riches et ceux de foyers pauvres a plus que doublé à la fin du CM2.

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Faut-il accuser l'école d'accroître les inégalités ? Etonnamment non. Le gain de points entre le test effectué en septembre et celui en juin est plus grand pour les enfants défavorisés que pour les autres. L'école joue donc son rôle dans la réduction des inégalités scolaires. Voilà de quoi espérer !

Mais les choses sont nettement moins roses si l'on regarde l'évolution entre juin et septembre. Alors que les scores progressent pour les enfants venant de foyers aisés, les enfants défavorisés perdent des points entre juin et septembre. En quatre ans, l'écart se creuse, au point que plus de la moitié des écarts entre les enfants de foyers aisés et les enfants défavorisés peut s'expliquer par ce phénomène ! Sur l'ensemble des années, les enfants aisés auront gagné plus de 52 points, tandis que les enfants défavorisés n'en auront pas gagné.

Les enfants défavorisés auront beau rattraper le retard pris sur leurs petits camarades durant l'année, les vacances d'été viennent largement annuler cet effort. La raison est simple. Alors que les enfants vivant dans des milieux aisés sont régulièrement stimulés, encouragés à lire, peuvent accéder facilement à une bibliothèque, ou sont envoyés dans différents camps d'été, ce n'est pas le cas des enfants défavorisés.

Leurs vacances n'en sont pas moins désagréables pour autant, mais le retard s'accentue, d'année en année. Dommage que l'école gâche son travail réussi de la sorte…

Photo : « Karate kids » (David Mathieu/Flickr).

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Portrait de daniel

à nicogé Portrait de nicogé De daniel

10H05 | 11/09/2009 | Permalien

Pas de conclusions hâtives certes, mais il est indéniable que les vacances sont trop longues en France.

Deux mois et demi, voire trois si par malheur l'établissement est centre d'examen, on a largement le temps de tout oublier.

Un mois, allez un mois et demi, suffit largement. Une année scolaire plus longue : des journées plus courtes, tout cela me semble relever du bon sens au lieu de « refléchir » à la semaine des 4 jours.

Mais quelles ont les réticences : le lobby touristique ? Le refus de certains enseignants d'avoir dix semaines de vacances au lieu de 5 comme tout le monde (la compensation se ferait par une charge hebdomadaire allégée) ? Parmi les réticences, où se trouvent l'intérêt de l'enseignement et surtout des enfants ?

Portrait de Marie-Hélène

De Marie-Hélène

fout rien al païs | 21H24 | 10/09/2009 | Permalien

Je n'aime pas ce genre de classification, pauvre d'un côté, et forcement ignare, illettré, etc… et riche, donc forcément curieux de tout, très cultivé, etc…
Ne pensez-vous pas que c'est un peu simpliste tout celà ?
Je pense que la société est bien plus complexe, d'autant plus qu'il y a, avec le chômage de masse, des gens qui perdent leur emploi, n'en retrouvent pas ou ne retrouvent que des emplois précaires, et donc sont catégorisés comme « pauvres » alors qu'il peuvent avoir un haut niveau culturel….
d'autre part, je pense que c'est bon pour des enfants de passer des vacances insouciantes : jouer dans la rue ou dans les bois, construire des cabanes, faire du vélo… Tout celà fait partie de son apprentissage de la vie et les vacances sont faites pour ça.
Lisez ou relisez les Souvenirs d'Enfance de Pagnol : il passait ses vacances dans la campagne,à jouer dehors, et il a bien réussi sa vie !
Je pense que s'il y a un fossé entre riches et pauvres, c'est bel et bien dans les différents niveaux des écoles qu'ils peuvent fréquenter ainsi que de pouvoir bénéficier d'un soutien scolaire de qualité ou non…

Portrait de Marie-Sophie Keller

à Marie-Hélène Portrait de Marie-Hélène De Marie-Sophie Keller

Rue89 Eco89 | 21H47 | 10/09/2009 | Permalien

Marcel Pagnol vivait dans une petite ville de Provence et partait dans la maison de famille à la campagne. Il était fils de classe moyenne et c'étaient des vraies vacances. Les enfants pauvres dont parle cet article me font plus penser à ces gamins qui vont passer tout l'été dans leur cité à s'ennuyer. Ils n'ont pas de « dehors » où s'amuser, où apprendre les scarabées et les abeilles, les rivières et les pibales, les lance-pierres et les cabanes… Où s'enrichir et se cultiver, quoi.

Portrait de Marie-Hélène

à Marie-Sophie Keller Portrait de Marie-Sophie Keller De Marie-Hélène

fout rien al païs | 21H55 | 10/09/2009 | Permalien

C'est vrai ce que vous dites au sujet des gamins des cités et même certains gamins de mon village qui ne s'interessent à rien car leur parents ne s'interessent pas à grand-chose non-plus… Et ne sont pas forcément très pauvres.
Ce que je voulais dire, c'est dans la catégorie des « pauvres », il y a plusieurs sortes de milieux culturels, et les aléas professionnels que l'on peut voir de nos jours (perte d'emploi par exemple) vous précipite dans la pauvreté même si vous étes issus d'un milieu relativement favorisé d'un point de vue culturel.
Je voulais dire aussi que Marcel Pagnol (ou bien d'autres), ont enrichi leur personnalité avec des jeux très simples et je ne pense pas que des enfants qui sont constamment poussés à potasser leur cours sans pouvoir s'aérer sont les mieux armés à affronter l'existence…

Portrait de Ishtar

à Marie-Hélène Portrait de Marie-Hélène De Ishtar

02H40 | 11/09/2009 | Permalien

Les vacances sont faites pour s'aérer,c'est incontournable.Mais l'ambiance dans laquelle évolue l'enfant se révèle aussi importante que l'activité.
Que dire d'un enfant qui serait contraint par ses parents à potasser seul des manuels de vacances sans pouvoir poser des questions ?
Sûrement défavorisé par rapport à celui qui pourra interroger des parents disponibles et attentionnés au cours de vacances où les bouquins n'auront pourtant qu'une place modérée.
Le manque de disponibilité des parents en difficulté a sûrement un impact non négligeable sur la scolarité des enfants mais aussi sur leur épanouissement personnel et leur culture générale,deux concepts qui ont perdu prestige et importance dans une société avide de compétences essentiellement professionnelles.

Portrait de tweesty

à Marie-Sophie Keller Portrait de Marie-Sophie Keller De tweesty

Polytechnicien de surface | 01H24 | 11/09/2009 | Permalien

C'est pas toujours vrai. Moi j'ai appris le motocross….

Portrait de balala

à Marie-Sophie Keller Portrait de Marie-Sophie Keller De balala

08H17 | 11/09/2009 | Permalien

Je raconterai à cet égard une anecdote personnelle qui m'a profondément surprise. J'ai passé mon enfance dans une famille aisée et l'été nous partions à la campagne. Mes cousins, mes soeurs et moi passions notre temps à « explorer » les environs. Notre « territoire » s'élargissait de jour en jour, et je croyais que c'était normal, instinctif.

Mon fils, qui faisait du cirque dans une activité de loisir est allé, avec son cirque faire de l'animation un été dans une cité de la « banlieue » d'une ville si petite que je ne savais même pas qu'elle pouvait avoir une banlieue ! Le quartier en question était en arc de cercle, avec une grande étendue au milieu où le cirque était dressé.

Les immeubles étaient coquets, 3 étages, séparés par des rues n'allant nulle part mais probablement prévues pour une extension du quartier. Au bout de ces rues, à 50 m les champs et la forêt. Lors d'une de mes visites, je parlais avec plusieurs adolescents et demandant s'ils allaient souvent en forêt,ils m'ont tous regardé comme si je disais une incongruité… ça leur semblait aussi incroyable que de leur demander s'ils allaient en week-end sur la Lune. Je leur ai aussi demandé s'ils allaient « en ville » (à 2km, et avec des bus toutes les 1/2 heures) il y a une belle piscine et quelques chefs d'oeuvre architecturaux… ils ne connaissaient pas.

J'étais effarée par ce que je considérais alors comme une perte de « l'instinct des enfants à explorer leur territoire » avant de réaliser que pour que cet instinct s'épanouisse des conditions sont nécessaires… des parents qui ont suffisamment confiance parce que ce monde ne leur est pas étranger, qui vous poussent et vous rassurent.

Or je comprends maintenant que ces mômes, intrépides par ailleurs dans certains de leurs jeux, aient été paralysé devant cet inconnu là. Comment une Maman, elle même élevée au bled, pourrait-elle se sentir assez en confiance devant nos forêts, pour pousser ses enfants à aller les explorer ? Est-ce que moi, dans un territoire totalement étranger, j'aurais laissé mes enfants partir seuls à la découverte ? sûrement pas !

Portrait de Marie-Hélène

à balala Portrait de balala De Marie-Hélène

fout rien al païs | 14H16 | 11/09/2009 | Permalien

J'habite dans un petit village et je peux vous assurer que bien des gamins ne vont pas non-plus dans la campagne alentour, ils n'ont absolument aucune curiosité et leurs parents non-plus… Parents qui sont du coin et non pas du bled comme vous dîtes, je suis désolée il y a des gens qui sont d'une pauvreté intellectuelle et culturelle absolument désolante. Il y a quelques temps, j'ai entendu l'une d'elle s'extasier car le vétérinaire lui avait appris que les chiens aiment ronger les os !
Et là, pas d'immigrés ne parlant pas ou mal le français, pas de décor sordide faite de barre en béton armé, même pas de pauvreté matérielle évidente…

Portrait de Lictor

à balala Portrait de balala De Lictor

informaticien | 14H18 | 11/09/2009 | Permalien

Oui, j'ai connu aussi…

Par exemple, au collège avec une camarade qu'on a amené pour la première fois de sa vie voir les grands magasins. Pourtant, notre collège était à Anvers, pas vraiment très loins…

Ou le frère de ma compagne, qui a fait une partie de son collège à Bondy dans le 9-3. Là, il avait des camarades de classe qui n'avaient jamais mis les pieds à Paris. Et pour les plus aventureux qui poussent jusqu'à la capitale, ça se résume souvent aux stations de RER : les Champs-Elysées, les Halles…

C'est peut-être une différence essentielle. A ce même âge, je connaissais Paris de fond en comble. J'allais me promener dans pleins de quartiers avec mon père ou ma mère. Voire, en fin de collège ou au lycée, j'allais trainer un peu partout dans la capitale pendant mon temps libre.

Quand un gamin n'a même plus la curiosité ou les moyens d'aller voir ce qui se passe à 5 minutes de son école, il y a un vrai problème… En plus, il y a actuellement un délire sécuritaire de la part des parents qui n'aide vraiment pas…

Portrait de yalienx

à Marie-Sophie Keller Portrait de Marie-Sophie Keller De yalienx

un passant | 14H41 | 11/09/2009 | Permalien

Exact ! Concernant Pagnol, j'ajouterais que son père est instituteur. Il baignait donc dans une stimulation perpétuelle avec un papa qui ne manquait pas l'occasion de lui apprendre des choses.

Sur les enfants pauvres, c'est vrai. Mais pas seulement de ceux qui restent dans leur cité. Il y a aussi des enfants qui partent en vacances, mais dont les parents ne s'occupent pas vraiment (les vacances c'est plage, repas, télé, et basta ! ). La stimulation n'est guère meilleure. Certes, il y a le dépaysement, les vacances, etc. Mais le reste (la stimulation intellectuelle) n'est pas là…

Portrait de William Tel

De William Tel

à Lille | 21H30 | 10/09/2009 | Permalien

Les économistes feraient bien mieux de s'occuper d'économie, et d'en faire enfin une science (qui nous donnerait enfin un moyen d'action sur le réel au lieu de subir les crises comme des fléaux divins).
Le Groupe DESIR quant à lui, imite ses aînés bien installés dans leur confort idéologique en apprenant à parler comme eux : « créativité individuelle », « innovation », etc.

Mais que font-ils sur Rue 89 ?

Portrait de Piyoun

à William Tel Portrait de William Tel De Piyoun

Etudiant | 16H41 | 11/09/2009 | Permalien

Encore faudrait-il que vous nous disiez ce qui est (ou n'est pas) une science… A en juger selon le caractère expéditif de cet éternel poncif (« Les économistes feraient bien mieux de s'occuper d'économie, et d'en faire enfin une science… »), on ne peut que se convaincre que vous ne savez même pas vous-mêmes de quoi il en retourne.

La raison pour laquelle cet étudiant de l'Ecole d'Economie de Paris nous fait part de travaux sur la question scolaire est pourtant assez évidente (de nous jours) : l'économie ne se borne plus à étudier les phénomènes purement économique. En réalité, les économistes et les sociologues (quantitativistes) font de plus en plus de travaux communs, et ce du fait de la méthode et des concepts méthodologiques communs aux sciences sociales…

Portrait de William Tel

à Piyoun Portrait de Piyoun De William Tel

à Lille | 17H09 | 11/09/2009 | Permalien

Parmi toutes les définitions que l'on peut donner au mot science, je vous propose « savoir-faire que donne la connaissance », or, à part produire un discours idéologique (qui repose sur une représentation toute faite du réel), il me semble que ceux-là ne font pas grand-chose.
Cela dit, ce sont les économistes eux-mêmes, et non moi, qui ont des prétentions scientifiques : je me contente de les prendre au mot, et je vois que ça fait mal.

Portrait de Piyoun

à William Tel Portrait de William Tel De Piyoun

Etudiant | 18H18 | 11/09/2009 | Permalien

Non, la science n'est pas un savoir-faire, elle n'est pas utilitaire. Elle est une fin en soi : elle se donne ses propres fins. Et c'est en quoi votre définition est à côté de la plaque. Par contre, je vous accorde la pertinence de votre définition de l'idéologie, et effectivement la science économique, dans certains de ses courants de pensée peut être idéologique et raisonner à partir de l'idée des faits et non des faits eux-mêmes…

Mais, pour être un peu plus précis, la scientificité d'une discipline relève d'un critère de confrontation au réel, en tenant compte des limites méthodologiques et techniques d'une telle confrontation (« Le réel est l'incontournable. » Heidegger : nous n'en ferons jamais le tour, mais nous ne pouvons pas non plus le contourner).

Passons, ce que j'essaye de dire c'est que les sciences (par-delà une dichotomie sciences dures/sciences molles qui perd son sens lorsqu'on prend acte du fait que la physique moderne accepte également cette incapacité à établir une fois pour toute une théorie) se trompent et c'est parce qu'elles se trompent et sont capables de l'intégrer, d'erreur en erreur qu'elles s'appellent sciences.

Ce qu'il en est des crises économiques : hélas la science économique n'est qu'une science… ! Et pas une absolue et parfaite connaissance. Les débats sur l'efficacité du marché ne sont pas clos… et il est erroné de dire que les économistes n'avaient rien vu venir. Certains, assez nombreux même, pensaient rationnellement que le système était bancal, mais malheureusement pour eux, ils ne constituaient et constituent encore une minorité relative, ou hétérodoxe.

Portrait de William Tel

à Piyoun Portrait de Piyoun De William Tel

à Lille | 11H21 | 12/09/2009 | Permalien

On peut dire que l'économie est une science au même titre que que la critique littéraire, ou la « science politique » mais pas que l'agronomie ou les sciences physiques (or c'est plutôt à ce genre de disciplines que le mot renvoie couramment)
Pour les définitions du mot science, je vous conseille quand même d'ouvrir le dictionnaire, vous serez surpris de tout ce que vous y trouverez « d'à côté de la plaque »
Au mieux les économistes font de la sociologie ou de la philosphie (voire F. Lordon), au pire ils se font passer pour des experts et sont des agents politiques.
D'accord pour les différents courants donc mais le blog DESIR ne me paraît précisément pas « hétérodoxe » et c'était là ma critique.

Portrait de Piyoun

à William Tel Portrait de William Tel De Piyoun

Etudiant | 18H53 | 12/09/2009 | Permalien

Un dictionnaire ne fait que reprendre l'usage courant… et l'usage courant n'est quasiment jamais un usage adéquat. Pour savoir ce qu'est une science lisez des épistémologues.

Portrait de William Tel

à Piyoun Portrait de Piyoun De William Tel

à Lille | 17H23 | 13/09/2009 | Permalien

Puis-je vous conseiller d'étudier un peu la lexicologie ? Qui est une science, elle aussi…

Portrait de Gudule

De Gudule

21H37 | 10/09/2009 | Permalien

« Dommage que l'école gâche son travail réussi de la sorte… »

moi pas comprendre le raccourci

même absents les profs ont encore tort ?

les profs ont trop de vacances ?

où voulez-vous en venir ?

Portrait de tweesty

De tweesty

Polytechnicien de surface | 01H21 | 11/09/2009 | Permalien

« Faut-il accuser l'école d'accroître les inégalités ? Etonnamment non. “
Ca vous étonne vous ?
S'il y a une institution qui fait ce qu'elle peut pour combler les inégalités, c'est bien l'école et ça, c'est presqu'universel.
Après on peut chipoter sur les différences de qualités de l'enseignement mais même dans les coins où toutes les autres institutions ont laché le morceau, l'école reste ouverte, à moins d'une volonté contraire de l'état dirigeant.
Pour les USA, je ne connais pas la réalité des choses mais, en France, il y a des instits à la retraite dans les régions rurales où les écoles ont été fermées qui reprennent du service en aide aux devoirs.
C'est gratuit et de meilleure qualité que les cours à domicile des grosses boites ‘spécialisées’
L'école ne fait pas tout, on en apprend beaucoup en vacances…

Portrait de Ishtar

De Ishtar

02H18 | 11/09/2009 | Permalien

Mes parents tous deux enseignants ont toujours constaté ce phénomène.A la rentrée certains élèves avaient « perdu“une bonne partie des connaissances de l'année précédente mais cela se vérifiait aussi le lundi où les plus défavorisés passaient le week-end au mieux dans une ambiance non studieuse au pire devant la télé jusqu'à minuit le dimanche soir,pour les rendre totalement hermétiques à tout apprentissage en début de semaine.
Le travail accompli en semaine était parfois annulé en deux jours.

Portrait de Jerry Golay

De Jerry Golay

curieux ... | 02H33 | 11/09/2009 | Permalien

C'est vrai qu'on aurait bien aimé en savoir davantage sur cette prétendue étude américaine surtout qu'il me semble qu'il n'est pas forcément évident de comparer l'équivalent de leurs cours préparatoires aux nôtres.

Cela dit je fais aussi parti de ceux qui ont largement souffert de ces emplois du temps concentrés du système français. Cependant je me suis aussi souvent posé la question de notre pédagogie basé en grande majorité sur les cours magistraux et finalement dispose peut être une forme d'enseignement qui ressemble davantage à du bourrage de crâne qu'à l'épanouissement intellectuel et personnel des élèves. Ainsi, il n'est pas rare de constater qu'on juge souvent les élèves à leur volume de connaissance plutôt qu'à leur réelle compétence. Il me semble qu'aux US, si un enfant de 12 ans ne connait ni Flaubert, ni Molière, cela ne signifie pas pour autant qu'il doit être catalogué comme parmi les mauvais contrairement à ici. Aussi je me demande si notre façon d'enseigner est vraiment conçu pour stimuler la curiosité et l'autonomie de nos enfants. De là découle aussi peut être le fait qu'on ai du mal à leur offrir davantage de temps libre dans leur emploi du temps pour d'autres activités extra scolaires.

Portrait de shillom

à Jerry Golay Portrait de Jerry Golay De shillom

15H27 | 11/09/2009 | Permalien

C'est peut-être le cas pour le primaire, mais en revanche c'est l'inverse pour le reste des études où on pousse les élèves à réfléchir en France, et à apprendre et répéter aux USA.
Du coup ça métonne que la tendance s'inverse…

Portrait de Ishtar

De Ishtar

03H20 | 11/09/2009 | Permalien

« dommage que l'école gâche son travail réussi de la sorte… »

L'article explique plus haut que le retard accumulé durant les vacances est atténué par le travail tout au long de l'année.Cette incohérence veut-elle en fin de raisonnement rebondir sur un argument non-dit ? Curieux….

Portrait de shillom

à Ishtar Portrait de Ishtar De shillom

15H33 | 11/09/2009 | Permalien

atténué, pas rattrapé. Et d'année en année la différence s'accentue.

Portrait de mickafrench

De mickafrench

Ecossaise, un physique de rêve avec... | 04H21 | 11/09/2009 | Permalien

Des nouvelles de l'Ecossaise…
La semaine de quatre jours est parfaite pour les enfants. Cela leur permet entre autres, de consacrer leur samedi et leur mercredi à d'autres activités comme faire dela musique ou voir leurs parents quand ils existent…..

Le problème le plus important est surtout celui des vacances.
A notre époque, le rythme des vacances n'était pas soumis aux lois de l'hôtellerie et des vendeurs de loisirs la sauvette.

Il est très difficle de « récupérer » des élèves qui ont eu quinze jours de vacances au bout de sept semaines de classe.

Nos vacances commençaient fin juin / début juilet et nous recommencions une année scolaire complète le 1er octobre.
L'année scolaire, hors Noël et Pâques, ne présentait aucune interruption, comme dans la vraie vie donc et l'attention des jeunes était beaucoup plus soutenue…

Avec les compliments de Micka FRENCH…
http://mickafrench.unblog.fr

Portrait de désabusée

De désabusée

06H40 | 11/09/2009 | Permalien

ici (Suisse romande) nous avons un système autre qu'en France, les enfants ont cours 4 jours et demi par semaine en primaire, ils commencent à 8 h pour finir à 15h30 sauf le mercredi, où ils n'ont classe que le matin, et surtout pas de classe le samedi matin. Au cycle d'orientation (équivalent collège) même rythme sauf cours le mercredi après midi en plus. ils ont 1 mois et demi de congés pour l'été.

Venant de France où mes enfants en primaire avaient cours pas le mercredi mais le samedi matin 3/1, je ne peux que constater une nette amélioration de leur santé depuis. Ils sont moins fatigués, les emplois du temps et les matières enseignées sont étudiés de façon à respecter leur rythme et les programmes ne sont pas bâclés voire pas terminés comme j'ai pu le constater pour mes aînés en France.

Ils sont libres dès 15h30, donc tous ceux qui ont des activités sportives ou autre le font après. Personnellement, je n'ai pas les moyens de leur payer un sport, mais il y a pas mal d'autres occupations pour les petits revenus.

Bilan, mes enfants ont progressé, mieux et largement moins fatigués. Pourquoi de ne pas instaurer un tel système en France ? ah ben tout simplement parce que certains ne veulent pas rogner leurs congés ! j'ai pas dit tous, mais une bonne majorité.

Je n'incrimine pas les enseignants, mais bien le système imposé par certains lobbies.

Portrait de loiclh

De loiclh

chercheur | 08H31 | 11/09/2009 | Permalien

Pardon aux auteurs pour l'intrusion, mais voici quelques informations sur l'étude citée :

Alexander, Entwistle, Olson (2001) « Schools, achievement, and inequality : a seasonal study » Education Evaluation and Policy Analysis, 23 (2) : 171 - 191.

Il est vrai que c'est une étude américaine, mais il se peut qu'il y ait des éléments de réflexion a considérer. Cette publications et d'autres ont stimule la création d'un réseau d'écoles aux Etats unis, connues sous le nom de KIPP (Knowledge is Power Program) (http://www.kipp.org/). Ces écoles proposent un programme intensif pour enfants issus de milieu défavorisés, ou moins favorises. Les journées sont longues (typiquement de 07.25 a 17.00 la semaine, et de 09.00 a 13.00 le samedi), les vacances réduites (3 semaines de moins en été), pour des résultats surprenants : 80% des élèves se voient offrir une place a l'université.

Il y a bien sur plein de choses a dire sur cette vision de l'éducation, mais il se pourrait que les élèves n'aient pas besoin de plus de moyens matériels, mais tout simplement d'être plus présents a l'école.

Les références a la publication de Johns Hopkins et KIPP sont tirées du livre de Malcolm Gladwell (Outliers : the story of success, Penguin 2008).

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 08H58 | 11/09/2009 | Permalien

On a échappé, mais de peu, à une étude sur le rapport entre le bronzage estival et le niveau en maths.

Quelle méconnaissance de l'élève… Le fait que des résultats soient mauvais en début d'années scolaire ne présage rien pour la suite. Ce n'est pas parce qu'un moteur met longtemps à chauffer qu'il n'est pas performant.

En revanche, la répartition dans le temps des périodes de concentration est un paramètre essentiel. Et le soutien scolaire, entre midi et deux par exemple, n'arrange pas les choses.

La semaine de 4 jours est un scandale, d'origine démagogique bien sûr. Elle prive les élèves du fameux samedi matin, moment privilégié qui échappait un peu au scolastique, et permettait d'obtenir des enfants une attention de qualité, plus détendue et moins angoissée. Avec des vertus socialisantes, en plus.
On a remplacé ça par 3 heures de télé (ou de console) supplémentaires, après une semaine essoufflante, qui a multiplié les moments où l'élève ne se sent pas à la hauteur. Ça laissera des traces.

Encore une fois, les décisions sont prises par ceux qui n'ont pas tenu une classe depuis des années, souvent parce qu'ils n'aimaient pas ça.

Portrait de balala

à Liger Portrait de Liger De balala

09H40 | 11/09/2009 | Permalien

Pardon,mais je ne comprends pas : « . Elle prive les élèves du fameux samedi matin, moment privilégié qui échappait un peu au scolastique, et permettait d'obtenir des enfants une attention de qualité, plus détendue et moins angoissée. Avec des vertus socialisantes, en plus. »

Pourquoi le samedi est-il plus détendu, moins angoissé que le mardi ou le vendredi ?

Il y a là quelque chose qui m'échappe.

Le samedi était-il consacré à des jeux et bavardages ? ou une demi-journée de travail comme les autres ?

Dans le premier cas, on ne voit pas pourquoi il serait plus utile qu'une visite au musée ou une balade en campagne en famille, dans le second, on ne voit pas pourquoi on ne saurait enseigner de manière détendue et décontractée que le samedi.

Pouvez-vous préciser ?

Merci

P.S. Qu'est que la scolastique a à voir là-dedans ? voulez-vous dire « scolaire » ?

Portrait de Liger

à balala Portrait de balala De Liger

liger.amsud.net | 11H00 | 11/09/2009 | Permalien

J'ai dit « au » scolastique, pas « à la », autrement dit l'adjectif :
- Pratiqué, usité dans les écoles ; scolaire.
http://www.cnrtl.fr/definition/scolastique
Avec bien sûr un côté péjoratif sur le formel et le traditionnel.

Le samedi n'est qu'une demi-journée, et se termine à midi. Ce jour là, la famille est plus détendue, car la semaine se termine.
C'est une bonne occasion de « debriefing », et on revisite de manière plus ludique ce qui a été appris pendant la semaine qui a précédé, laquelle avait dans son ensemble un certaine cohérence.
C'est aussi un créneau permettant de rattraper le temps perdu pour des raisons diverses, sans pour autant charger davantage une journée.

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