Croissance verte : vers un monde sans déchets ?

Un enfant joue sur une décharge de New Dehli (Buddhika Weerasinghe/Reuters).

1% seulement des matières produites et transformées sont encore en usage dans les six mois qui suivent leur vente, en Amérique du Nord, soit un taux de déchet de 99%. Le chiffre, avancé par Paul Hawken, Amory et Hunter Lovins dans « Natural Capitalism », est effrayant et renvoie aux images apocalyptiques de la montagne d'ordures d'Aterro de Gramacho à Rio -la plus grande décharge d'Amérique Latine- qui menace de s'effondrer.

Dans son film d'animation ludique et pédagogique, « The Story of Stuff » (« L'Histoire des choses »), la militante écolo américaine Annie Leonard dénonce l'absurdité de notre chaîne de production et de consommation qui conduit à surexploiter les ressources naturelles de la planète pour les envoyer presque aussitôt à la poubelle ! Au passage des tonnes de pollution sont produites…

Même le recyclage a ses limites

Le recyclage est indispensable mais il ne suffit pas : il a ses limites, dans la mesure où l'objet qu'on recycle n'est pas conçu pour être transformé. L'exemple du papier recyclé est instructif. En partant d'une fibre de cellulose « vierge », tirée du bois, on peut espérer sept cycles de recyclage avant que la fibre ne devienne si cassante qu'on ne puisse plus rien en faire. Et chaque étape de recyclage pose la question du traitement des résidus toxiques, chlore et encres. Au livre en papier recyclé, on peut opposer le « durabook » (livre durable) fait à partir d'un polymère entièrement réutilisable, sans perte de ses propriétés.

Le « durabook » est un objet durable : il n'a pas vocation à être jeté. Le « duraordinateur » reste encore à inventer. L'écodesign -qui conçoit des objets faits pour être réparés, recyclés, transformés- est en pleine expansion. Faut-il en conclure à l'avènement imminent d'un monde sans déchets ? Pas totalement mais les tenants de la croissance verte nous invitent à repenser entièrement nos modes de production et de consommation, selon deux axes. D'une part, il faut concevoir des objets destinés à avoir plusieurs vies. D'autre part, il faut valoriser les déchets, inévitables dans le processus de production.

A chaque lieu ses solutions. Dans les fermes-écoles Songhaï au Bénin, les déjections animales, les déchets végétaux et les eaux usées (douches, toilettes) servent à produire du biogaz -du méthane- qui alimente les cuisines en énergie. Dans son restaurant londonien, le chef anglais Arthur Potts Dawson utilise les épluchures pour faire du compost qui fertilise le potager adjacent. Une évidence, certes, mais Potts Dawson propose aussi de réutiliser de l'huile de friture comme combustible dans les taxis qui raccompagneront les clients chez eux.

Il s'agit de s'orienter vers le ré-emploi, la transformation d'objets et de ressources renouvelées, autour de circuits courts, de réparations et de réseaux sociaux plus denses et plus solidaires. La croissance verte suppose de revenir à des productions locales, limitant le coût financier et l'impact environnemental du transport. Chaque produit est alors défini en fonction des ressources et possibilités locales. Par exemple, on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge, cultivée sur des friches industrielles en proche banlieue parisienne, en créant au passage des filières d'emplois d'insertion.

Loin d'être une utopie, la croissance verte est un véritable défi en termes d'innovation et de créativité.

Photo : un enfant joue sur une décharge de New Dehli (Buddhika Weerasinghe/Reuters).

124 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Di

De Di

mère déchlorurée (papotable) | 07H43 | 28/06/2009 | Permalien

« on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge »

Et comme dit le dicton : si la femme savait ce que la sauge fait à l'homme elle en planterait de Paris jusqu'à Rome. ; -)

Aussi, nos grands-parents achetaient le lait, les boissons gazeuses etc., dans des bouteilles consignées, qui étaient ensuite stérilisées et servaient indéfiniment. Tellement de choses pourraient être vendues au kilo ou au litre dans des conteneurs consignés. Tout ce packaging, y en a vraiment marre - ça nous fait trop de poubelles.

Portrait de ZonZon la MouChe

à Di Portrait de Di De ZonZon la MouChe

ni dieu ni maître ! | 08H20 | 28/06/2009 | Permalien

Bonjour Di
Un doute m'habite (et ça me rend dubitative)
mouarf.

En ville où le loyer des petites boutiques est élevé, je ne sais pas si un petit commerçant voudra consacrer des m2 juste pour stocker les bouteilles vides consignées. Dans les grandes surfaces, le directeur objectera le coût de la maintenance lié à la dé-consignation.

Ecologique ? Je ne sais pas car il faut utiliser des produits chimiques pour retirer les étiquettes de papier, solidement collées à la bouteille. Par ailleurs il faut penser aussi à la pollution au CO2 liée au transport des bouteilles vers le centre de lavage

Bref, transporter, laver les bouteilles consignées et leur recoller des étiquettes est aussi polluant que d'utiliser du verre recyclé en vrac.

Quant au verre pollué en vrac, il y a un problème lié à la valeur du verre. Pour fabriquer du verre, on utilise de la silice (trouvée dans le sable). Donc il ne coûte pas cher. Si le verre recyclé ou consigné coûte plus cher que du verre fabriqué, je vous laisse imaginer la conclusion que beaucoup en retireront.

Portrait de Di

à ZonZon la MouChe Portrait de ZonZon la MouChe De Di

mère déchlorurée (papotable) | 08H59 | 28/06/2009 | Permalien

Pour fabriquer du verre, il faut faire monter la température très haut - c'est pas top non plus, beaucoup d'énergie utilisée. Ça pollue aussi, en dégageant des gaz nocifs pendant la fonte. Autant le fabriquer une fois pour toutes.

http://www.infovitrail.com/verre/fonte.php

Il faut pas coller des étiquettes sur les bouteilles, les étiquettes peuvent être simplement sur les bouchons. Regardez les anciennes bouteilles de coca, par exemple, la marque était moulée dans le verre, il n'y avait aucune étiquette. Tout ce packaging moderne, c'est juste pour attirer l'oeil et ça coûte cher - nous le payons avec le produit et nous le jetons aussitôt.

Demandez à votre grand-mère, vous verrez, à son époque les enfants allaient gaiement se faire leur argent de poche chaque semaine en rendant les consignes - parfois pour leurs voisins aussi. Si le petit commerçant du coin ne pouvait pas stocker les consignes, il les reprenait un jour par semaine par exemple, le jour où le camion venait le débarrasser. C'est juste une question d'organisation. La Terre le vaut bien, hein ? ; -)

PS : et tout ce verre cassé que nous mettons dans les poubelles à verre, faut bien un camion pour venir le prendre, aussi, non ?

Portrait de ZonZon la MouChe

à Di Portrait de Di De ZonZon la MouChe

ni dieu ni maître ! | 12H19 | 28/06/2009 | Permalien

Pas besoin de demander à ma grand-mère : j'allais moi même chercher le lait à la ferme (en ville oui il y avait des petites fermes au carré à l'époque) avec deux pots à lait tous les matins à pieds (avant 7H) en chouinant, puis je surveillais le lait sur le feu puisqu'il fallait le faire bouillir (depuis je déteste l'odeur de lait).

Et je me tapais les consignes vides à rendre à la boutique du coin. A pieds. Non je n'y allais pas gaiement ! Et les voisins pouvaient toujours se gratter pour que je porte les leurs en plus des miennes.

Quant à l'argent de poche, faut pas rêver : l'argent des consignes allait dans le porte-monnaie de mes parents, pas dans ma poche …

Ceci dit je suis contre les emballages à rallonge (pot plus carton plus plastique) mais pour le verre bof (j'habite au dernier étage sans ascenseur et ça pèse)

Et les habits et sous-vêtements qui passaient de l'ainé jusqu'au petit dernier, quand ils ne venaient pas des parents, voire des grands-parents eux mêmes parce que i-nu-sa-bles … Et les chaussettes reprisées … Non décidément non, plus jamais !

Portrait de InitiativeDharman

à ZonZon la MouChe Portrait de ZonZon la MouChe De InitiativeDharman

Merde in France. | 16H54 | 28/06/2009 | Permalien

Rabat-joie !

Portrait de kawouede

à InitiativeDharman Portrait de InitiativeDharman De kawouede

19H54 | 28/06/2009 | Permalien

Le plus rabat-joie c'est de se dire que même si on trie, dans certaines agglomérations comme l'Ile-de-France (Paris + banlieues à quelques exceptions près) seuls 15% des déchets sont recyclés, autrement dit le reste est porté directement aux dizaines d'incinérateurs que les collectivités territoriales ont fait construire et qu'il faut bien utiliser.

Conclusion : la solution est collective à deux titres 1) réduction des déchets à la source (pression sur les producteurs) 2) choix politique d'amplifier le recyclage effectif des déchets.

Rendez-vous aux régionales de 2010 pour faire gagner une gestion plus écologique de nos ressources et de nos déchets…

Portrait de christobal0094

à Di Portrait de Di De christobal0094

citoyen du monde | 10H26 | 28/06/2009 | Permalien

vous avez bien raison.
et l'article est fort bien fait.

les principes du traitement des ordures menageres doivent etre guides par :
- reduire c'est le principal sujet de l'article
- re-utiliser idem
- recuperer ca concerne tout materiaux qui retravaille pourra a nouveaux servir comme matiere premiere. Generalement on accepte que la transformation en electricite est une recuperation d'energie.
- recycler, a ce titre verre si non melange, papiers avec une forte proportion de fibre neuves, tissus ( une des plus vieilles recuperation) et plastiques recyclables mais rarement pour le meme usage.

Les USA enfouissent ( landfills) les Francais incinerent, les pays pauvres entassent.

Environ 5 millions de tonnes d'ordures menageres sont jetees chaque jour dans le monde.

Portrait de valdere

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De valdere

| 18H43 | 28/06/2009 | Permalien

En france, on recycle (environ 25%), on enfouit dans des Centres d'enfouissement Techniques et on incinère.

A titre de comparaison les pays-bas recyclent à plus de 60%

Les CET sont une catastrophe pour notre environnement, les nappes phréatiques, l'agriculture…

Portrait de christobal0094

à valdere Portrait de valdere De christobal0094

citoyen du monde | 19H09 | 28/06/2009 | Permalien

petite precision :

en france avec le tri selectif ( pleonasme connu) les citoyens recuperent gratuitement verres, papiers et plastiques.
que Veolia revend en Asie , Chine principalement :
- 250 USD la tonne de bouteilles plastiques en balle de 250 kgs, environ 5000 bouteilles.
- 160 USD la tonne de vieux papiers non souilles.

d'apres la Mairie de Paris sur les zilions de tonnes incinerees la recuperation en electricite est 5 % + eau chaude.

veolia et consorts vous remercient de votre participation.

Portrait de valdere

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De valdere

| 20H47 | 28/06/2009 | Permalien

Jusqu'au 18 juillet, sur toute l'Ile-de-France, une enquête publique sur le Plan Régional d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PREDMA).
C'est le moment pour nous de prendre notre plume et de donner notre avis.
Plus d'infos sur le site http://www.ordif.com
A savoir également que la part des déchets ménagers représentaient en 2004 4% des déchets ; à comparer avec :

BTP : 40%
Déchets entreprises : 10%
Agriculture et syviculture : 43%

Bonne soirée

Portrait de Sarko...file

à Di Portrait de Di De Sarko...file

Grossiste a l'anpe | 09H31 | 29/06/2009 | Permalien

Tout a fait, surtout que c'est relativement simple a mettre en place. Je vois aux Pays-bas, des qu'ont achete des boissons en bouteilles plastiques ou verres, on paye une consigne en plus, 0,15e pour le plastique et 0,10 pour le verre, et puis quand on retourne faire ses courses au supermarche, on vient avec ses bouteille vide, hop on met les bouteilles dans une sorte de machine qui les scan et vous donne un avoir, c'est tellement simple !

Ce qui est formidable c'est qu'on en arrive a aller chercher ses bouteilles de bieres vides chez les potes pour « completer son panier » !

Portrait de Weatherboy

De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 09H14 | 28/06/2009 | Permalien

Voilà un cas d'école qui permet d'expliquer à quel point pour nos amis « écologistes », il suffit d'un petit coup de peinture sur tous les concepts capitalistes nous seulement pour les réinjecter et les recycler, mais mieux, pour en faire là une solution d » « avenir ».

« Par exemple, on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge, cultivée sur des friches industrielles en proche banlieue parisienne, en créant au passage des filières d'emplois d'insertion. »

Dis de façon plus claire, en se proposant de faire perdurer le même système d'exploitation économique à la seule condition qu'il se vante de « protéger » l'environnement, on aboutit donc à une solution tout à fait acceptable.
Rien sur la remise en cause du terme de « croissance » lui-même (depuis longtemps démonté par des gens comme Galbraith et Baudrillard de puis 40 ans comme étant fonction de l » INEGALITE), rien sur la remise en cause du terme environnement (au dépend du terme Nature), rien sur les raisons qui poussent à produire tout un tas de marchandises complètement inutiles dont on se propose simplement de réformer la façon de les produire, rien sur le salariat, rien sur la finance et surtout absolument rien sur l'analyse du phénomène de pauvreté en général et de précarité, qui n'existe pour la seule raison que puisse exister des « riches ».
Et que ceux-là, soient vert ou non, cela n'y changera strictement, rien.

Vraiment j'admire la propension de nos écologistes à promouvoir ce monde idéal où l'on passerait devant les sans-abris en bicyclette pour aller produire son liquide vaiselle bio, tout en renvoyant les immigrés chez eux aller construire leurs héoliennes.
A quand les produits Bio de L'Oréal soutenus par les chars de Dassault respectueux de l'environnement ?

La bourgeoisie a définitivement trouvé ses nouveaux mythes, la nouvelle forme de sa propagande, et peut-être bientôt ses nouveaux prédicateurs.

Portrait de karlM

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De karlM

09H40 | 28/06/2009 | Permalien

le bien-être de l » humain doit guider nos choix, exemple du fachisme vert :
l'europe subventionne le maintient de poumons verts (piège a co2) en Afrique pour l'on continu à rouler on vire des tribus de leur environnement séculaire.

Portrait de kazhkoad

à karlM Portrait de karlM De kazhkoad

- | 10H44 | 28/06/2009 | Permalien

comment subventionne t elle les poumons verts ? et le maintien de forêts n'est il pas justement l'inverse de « virer des tribus de leur environnement séculaire » par l'exploitation forestière non réglementée ?

Portrait de ysengrimus

à kazhkoad Portrait de kazhkoad De ysengrimus

11H55 | 28/06/2009 | Permalien

L'écologie à grand déploiement mégalo, j'ai toujours eu mes doutes…

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/lenvironnement-bien-cest-ce-q…

Ici, par exemple, l'objectif néo-colonial caché est patent.
Paul Laurendeau

Portrait de christobal0094

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De christobal0094

citoyen du monde | 10H11 | 28/06/2009 | Permalien

contrairement au grand reve d'un monde anti-capitaliste pour des lendemains qui chantent, l'ecologie propose aujourd'hui des changements acceptables et etayes par de solides etudes.

- changement des habitudes de consomation
- ca veut dire creation de produits durables, reparables, recyclables.
- ca implique changement des methodes de production
- ca aboutira aussi a un changement des methodes de distribution : des usines a vendre les produits de l'agro-industriel a des circuits directs de proximite.
- ca permettra a ceux qui ne veulent pas/plus etre exploites et aussi a ceux dont personne ne veut de creer leur propre activite economique : fringues, savon, meubles, etc…

pour faire simple l'ecologie analyse le futur et essaie d'une part d'enrayer les degats, d'autre part de batir une societe alternative.

vous etes trop jeune pour rever aux splendeurs revolutionnaires passees et trop avide de lecture pour rester un integriste.

amicalement

Portrait de siegfried

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De siegfried

10H36 | 28/06/2009 | Permalien

c'est bien joli ce que vous nous racontez en réponse à Weatherboy que vous taclez un peu au passage, mais pour que ce que vous décrivez devienne réel, l'anticapitalisme est une condition sine qua non.

faire en sorte que l'industrie fabrique des produits réparables, quand bien même au jour d'aujourd'hui elle fabrique des produits qui ne le sont pas, et ce sciemment (à moins de payer plus cher le service après vente qu'une nouvelle machine), comment vous comptez vous y prendre ?

vos idées, toutes celles énoncées dans votre post, sans l'appui de ces anticapitalistes que vous dénigrez, ne pourront pas devenir opérationnelles.

un sparadrap sur un arbre.

EDIT/ Biofredo, vous le dites mieux que moi : ) : pas d'écologie sans sortir du capitalisme.

Portrait de christobal0094

à siegfried Portrait de siegfried De christobal0094

citoyen du monde | 11H20 | 28/06/2009 | Permalien

je tacle un peu, mais en chaussettes.

si vous posez comme condition la fin du capitalisme, pour penser au sort de la planete (air, sols,eau, etc…) on va attendre longtemps.

si vous pensez que le changement vers le respect de l'environment induira ces nouveaux modes dont je parle il s'agira d'une fantastique revolution industrielle et mondiale.

par exemple le transport par containers du produit pas cher vers le acheter cher ( de 1 euro la casquette Nike au SL a 25 en boutique) ne sera plus acceptable.
et avec le pic de production du petrole probablement pas rentable.
Fin du marche global.

par exemple les banlieues source d'une nouvelle culture, pourraient devenir des lieux de creation et production rien que pour eux.

dans ce genre de bouleversements a venir vous pourrez creer et produire en cooperative, co-gestion, partager travail et ressources et echapper a la loi du capital.

c'est un leger souffle de Proudhon pour remettre l'Etat a sa place et l'individu au centre.

Portrait de siegfried

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De siegfried

13H29 | 28/06/2009 | Permalien

pour être honnête, vos propos me font l'effet d'un joli dépliant publicitaire.

vous parlez de coopératives, de co-gestion, d'échapper à la loi du capital …. mais vous dénigrez les positions anti-capitalistes, votre discours ne me paraît pas très cohérent.

( à tâcler en chaussettes, vous allez vous faire mal, surtout que je vous y reprends un peu plus bas, attention )

je crains qu'avec vos propositions, et votre position, conserver le capitalisme (= recherche du profit, importance du capital, spéculation ….. ) on attende longtemps ….

ceci étant, moi qui ne lis jamais les prospectus, j'ai pris la peine de lire le vôtre : )

Portrait de christobal0094

à siegfried Portrait de siegfried De christobal0094

citoyen du monde | 13H59 | 28/06/2009 | Permalien

Attention ?

a ne pas denigrer les positions anti-capitalistes ?
je ne pense pas les denigrer, j'ai tendance a les ignorer.

sur, j'ai l'impression d'avoir a dialoguer avec un club de congratulation reciproque.

desole je ne peux pas prendre au serieux le NPA.
c'est aussi desuet pour moi que le catalogue Manu-France.

mais si il y a quelque chose de nouveau je suis tout a fait ouvert a l'information.

Portrait de JGorban

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De JGorban

proletaire | 11H06 | 28/06/2009 | Permalien

c'est de l'écologisme pour autruche ; vous savez la tête dans le sable.

le capitalisme est un système économique qui produit des PROFITS et rien d'autre : la preuve les maladies endémiques du sud n'interessent pas les multinationales pharmaceutiques.

Donc qui dit profit dit acte d'achat : tant que le capitaliste n'a pas vendu sa camelote il n'a pas récupéré son profit.

en clair développement durable, croissance verte, …. c'est de l'habillage de marketing pour continuer à soutenir l'acte d'achat.

des améliorations il va y en avoir car certaines idées sont profitables mais le pire est devant nous : un écologisme fascisant car les nantis ne voudront jamais changer leur style de vie …..

Portrait de christobal0094

à JGorban Portrait de JGorban De christobal0094

citoyen du monde | 11H27 | 28/06/2009 | Permalien

la vie doit etre tres dure pour vous.
chaque fois que vous achetez votre paquet de nouilles ou de clopes vous donnez de l'argent a des capitalistes.

Quelle horreur !

et les riches et encore plus les ultra-riches vous echaperont toujours.

et justement l'ecologie vous propose et vous proposera encore plus de sortir de ce systeme.

a vous de voir : agir ou subir ?

Portrait de kestendi

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De kestendi

sur notre Planète | 17H01 | 28/06/2009 | Permalien

Tout à fait d'accord avec vous. Il ne s'agit pas de faire la guerre des capitalistes contre les anti-capitalistes… d'autant qu'on sait déjà qui va gagner. En revanche, on peut s'arranger pour que les capitalistes utilisent des méthodes plus raisonnables pour faire du profit. Puisque leur but c'est d'engranger toujours plus d'argent, pourquoi ne pas leur proposer des alternatives afin de réduire l'impact environnemental. Tout le monde y serait gagnant.

* A ça je vous rejoins sur l'action locale. Utiliser les ressources de proximité, manger des produits de saison, favoriser la fabrication nationale. En bref changer nos habitudes de consommation.

* Recycler et réutiliser au maximum. Le papier pour des questions évidentes de déforestation, coût de production et de transport, le verre pour baisser la facture énergétique et aussi le volume de la décharge. Les déchets organiques doivent être collectés pour créer du compost.

* Trier, car nous sommes cernés par les déchets électroniques, piles, téléphones portables, écrans LCD, ordinateurs… avec des durées de vie toujours plus réduite. Il ne s'agit pas de jeter ses produits jetables à la rue pour que l'éboueur s'en débarrasse à la décharge : tous ont des substances chimiques toxiques qui pollueraient les sols, des eaux et au final se retrouveraient dans notre assiette.

Et en adoptant certaines mesures, on déplace l'activité économique, on réduit des emplois dans certains secteurs (design, marketing, transport…) pour en créer dans d'autres (entreprise de recyclage, recherche scientifique pour développer technologie, agriculture… ). Mais biensur, il s'agit avant tout d'une volonté politique et de moyens économiques pour lancer la machine.

Portrait de Fnork

à christobal0094 Portrait de christobal0094 De Fnork

| | 20H49 | 28/06/2009 | Permalien

Votre commentaire est risible, et basé sur des exemples posés là, devant nous, sans la trace même de la moindre référence à quoi que ce soit, la grandeur de votre cause humaniste écologique vous octroyant j'imagine les pleins pouvoirs en la matière (alors que de « solides études » nous sont promises ! ). Sérieusement, on dirait un discours de Guaino. L'écologie telle que vous nous la vendez est donc l'éco-capitalisme fraîchement créé par les think-thank : arrimons bien quelques bobos paumés sur le concept du « mais la fin du capitalisme, c'est la fin du monde ! » et rajoutons donc à notre système de croissance perpétuel un joli emballage bio : les riches auront les mains propres, les pauvres auront un désert, mais durable.

Et ainsi voyons nous sous nos yeux verts ébahis des thèses proprement ahurissantes, et pourtant admises en toute bonne fois par des défenseurs de la nature qui depuis leur tour d'ivoire n'y voient pas grand chose, mais aimeraient quand même bien aider la Terre, histoire de pas léguer un désert nauséabond aux mioches.

1 : Changement des habitudes de consommation. Je suis d'accord. Problème : nos sociétés occidentales (le mot poli pour « capitalistes ») œuvrent depuis quarante ans à changer ladite consommation, et elles le font scientifiquement, techniquement, méthodiquement (marketing-pub-tout ça). Du coup, un changement énorme a été induit de force sur le peuple, à qui on dit maintenant qu'il faut qu'il trie ses déchets, ce gros porc, parce que la Terre crame et c'est de sa faute. Perdu. La faute n'est pas de lui. Inverser des tendances de consommation qui ont été artificiellement implantées dans les cerveaux occidentaux prendra du temps, à peu près autant que pour les y mettre. Et quand bien même, ça ne changera pas la mentalité du marketeur qui est là pour créer des nouveaux besoins, ni celle de l'industriel qui est là pour faire du fric, etc.

2 : Création de produits durables, réparables, recyclables. Cf l'article, donc, et sinon un moyen pour calmer les déchets serait de briser le cercle du toujours plus, rester à notre niveau de vie qui est plus qu'acceptable dans nos pays pour ensuite pouvoir parler de cette histoire de produits durables. Parce qu'avec toujours plus d'innovation et de progrès, on crée toujours plus de masse de déchets, mais aussi de nouveaux types de déchets, toujours plus polluants. Les 3 mètres cubes de terre pollués par une toute petite batterie Li-ion de notre portable, par exemple, pourraient ne pas exister, si à la base ce produit défiant tous les principes de précaution était resté un gentil fantasme de Star Trek.
Aujourd'hui, la création de ces produits durables ne pourrait de plus être imposée qu'aux fabricants, qui rendent des comptes à de plus grosses multinationale, qui ne voient que l'argent et cracheront sur cette idée saugrenue et contre-productive en plaçant 140 millions d'euros de plus sur leur budget comm » qui a plutôt intérêt à amortir les pertes en bourrant le crâne des consommateurs.

3 Changement des méthodes de production : à fond d'accord, allez-y on vous suit. Voir paragraphes précédents.

4 : « ça aboutira aussi a un changement des méthodes de distribution ». Et oui, dans le monde écolocapitaliste de demain, le paysan du coin vous vendra en quasi-direct votre bouffe, le berger direct votre laine pour le tricot, et le derrick du coin vous fournira votre pétrole bio, alors que votre ipod-green sera fourni par l'apple store terroir de votre canton. Soyons réalistes : ce système de circuit direct nécessiterait tout de même un certain changement dans notre modèle de consommation, a.k.a. le capitalisme.

5 : « ca permettra a ceux qui ne veulent pas/plus etre exploites et aussi a ceux dont personne ne veut de creer leur propre activite economique “.
Alors, d'une, je ne pense pas que quiconque sur Terre ne veuille à l'heure actuelle être exploité. De plus, c'est pas notre impact sur l'environnement qui est responsable de cette exploitation humaine en constante progression, mais… (réfléchissons…) le modèle économique, la recherche de toujours plus de profit et de confort pour nos peuples au détriment des 2/3 de la planète qui eux prennent de plus en plus cher niveau sanitaire, famine, soif, pauvreté, etc… Cette histoire de circuit direct de consommation serait effectivement pas un mal pour les populations, SI ET SEULEMENT SI on change de système, parce que là on se dirige plutôt vers un schéma du genre : certains pauvres gens occidentaux seront sauvés et intégrés au système, pour tout le reste… Ben tant pis pour eux, on va pas se mettre à sauver des africains (bêêêrk, des noirs) non plus. Z'avaient qu'à rentrer dans l'histoire aussi.
Deuxièmement, ceux dont personne ne veut pourront donc selon vous créer leur entreprise. Mais ils le peuvent déjà, le truc c'est que sur un marché concurrentiel à outrance et mondialisé, leur boîte ne serait pas rentable avec de fortes plus-values, terme synonyme d'existence pour une entreprise de nos jours. Donc ils ne le font pas, parce qu'ils s'y ruineraient pour rien.
Qu'est-ce qui changerait leur situation si le système économique reste le même ? ? ? Avoir une aide du gouvernement si ils sont sages et qu'ils font du bio ? Voyons, nous autres jeunes avons tout un tas d'aides pour le seul prétexte qu'est notre âge, et la situation peut pas vraiment à l'heure actuelle être décrite comme admirable.

L'écologiste n'analyse pas le futur. Confronté au dégâts du passé, l'écologiste doit par conviction faire tout ce qui est en son pouvoir pour changer la situation le plus rapidement possible.
Je crains qu'à l'heure actuelle, considérant tous nos gouvernement, qui ont déjà dû faire ce qu'ils pouvaient pour rester la tête dans le sable le plus longtemps possible, puis faire des ‘leurres’ (Kyoto, grenelle…), puis ne pas respecter les maigres engagements qu'ils y ont formulé… Je crains que des pays dirigés par des gens pour qui la sécurité financière de leur pays passe avant la sécurité écologique du monde ne saura jamais relever le défi auquel nous faisons face. Qui est, je le rappelle pour ceux du fond, la disparition pure et simple de la majeure partie du vivant sur Terre. Les changements doivent être brutaux, et doivent toucher non pas la seule conception de la vie que le peuple doit avoir, mais aussi les conceptions de l'économie mondialisée et de la technique en paix avec la nature.

Pour vous paraphraser un dernier p'tit coup, je dirais que vous êtes trop vieux pour être combatif mais trop avide de lecture pour rester un ignorant béat.

Amicalement…

PS : je n'ai jamais voté NPA, mes choix sont plus verts, mais néanmoins beaucoup plus sociaux que chez les verts.

Portrait de bozox

à Fnork Portrait de Fnork De bozox

21H25 | 28/06/2009 | Permalien

En général, on peut arrêter la lecture d'un post quand on y voit le mot « bobo ». Dommage, on le trouve très tôt dans votre long post… Tant pis !

Portrait de Fnork

à bozox Portrait de bozox De Fnork

| | 23H39 | 28/06/2009 | Permalien

C'est noté. Je vois à quoi vous faites allusion, effectivement depuis quelques temps utiliser « bobo », est strictement prohibé sous peine de sanction voire de débat à rallonge sur le sens des mots.
Cela dit j'aurais bien remplacé ça par 2-3 termes marketeux bien sentis, mais je peux plus éditer mon post, tant pis.
Va falloir que je m'y fasse, j'ai pas trop l'habitude d'exclure des éléments de mon vocabulaire.

Portrait de christobal0094

à Fnork Portrait de Fnork De christobal0094

citoyen du monde | 15H57 | 29/06/2009 | Permalien

vous vous enfermez un peu dans un systeme de raisonnment ou rien n'est possible si l'affreuse loi du profit perdure.

a part ca vous parphrasez gentiment tout ce que j'expose et qui est un scenario assez raisonnable pour votre avenir.

En gros vous etes d'accord mais il faut commencer par changer le systeme economique. C'est deja ca.

A propos de gens desirant etre exploites.
Excusez un peu de cynisme desabuse mais malheureusement les demandeurs d'emplois, chomeurs, cherchent un boulot et un salaire, et donc demandent a etre utilises, c'est a dire, dans les normes actuelles : exploites.

A propos des pays pauvres.
Ce sont eux qui sont les premiers frappes par les desastres ecologiques, notamenent le rechauffement climatique : dans les iles du Pacifique et Ocean Indien ou maintenant ils perdent du territoire, en Afrique avec les secheresses, par le rencherissement des energies.

A propos de changements doivent etre brutaux.
et malheur au vaincu ?
ou bien on imagine maintenant les problemes et solutions de demain.

Un conseil :
ne parlez jamais de « nos peuples ».

il y a un livre « le desert des tartares », je l'ai lu j'avais 12 ans.
allez vous passez vos prochaines 40 annees a attendre la fin du capitalisme ?

Portrait de Edilyon

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De Edilyon

Décroissant au beurre et anti-capit... | 11H07 | 28/06/2009 | Permalien

Oh mon dieu, enfin quelqu'un de raisonné, ça change !

Pour l'auteur de l'article : expliquez moi comment un système de production « écolo » (c'est à dire où les objets durent vraiment longtemps) est compatible avec un système capitaliste ? On crée - et on garde - des emplois comment ?

Tout ça pour dire que si l'on veut vraiment vivre en harmonie avec la Nature (et non avec l'environnement, concept aussi bidon que développement durable ou capitalisme vert, enfin bref…), c'est en changeant de fond en comble de système, pas en vivant dans une économie de marché verte…

Portrait de bozox

à Edilyon Portrait de Edilyon De bozox

21H36 | 28/06/2009 | Permalien

Vous confondez capitalisme et économie de marché. On vit en économie de marché depuis bien avant l'invention de la monnaie métallique, au 7ème siècle avant J-C par les Grecs. Avant on utilisait des coquillages, ou autres breloques. Ca doit donc bien faire 5000 ans que l'économie de marché existe sur la planète, sans jamais avoir dégradé massivement celle-ci.

Quand au capitalisme, caractérisé par la levée publique de financement par la bourse, il n'existe que depuis la fin du moyen age sous forme embryonnaire, et s'est massivement développé à partir du 18ème siècle. C'est là que commencent nos problèmes écologiques à l'échelle de la planète.

Autant je comprends la remise en cause du capitalisme, autant j'ai du mal quand j'entends des arguments anti-économie de marché… Ou étiez-vous le 9 novembre 1989 ? Vous proposez quoi ? La dictature prolétarienne ? Vous pensez vraiment qu'une Trabant pour tous sera plus écolo qu'une Prius pour tous ?

Portrait de Biofrédo

De Biofrédo

travaillons moins, vivons plus ! | 09H19 | 28/06/2009 | Permalien

Et voilà, vous mélangez « capitalisme vert », ou comment continuer à faire du business en polluant un peu moins, mais surtout sans remettre en cause nos modes de développement, de consommation, et le vrai discours écolo qui critique et remet en cause le capitalisme qui est le réel problème….

Il n'existe pas d'écologie sans sortie du capitalisme ! !

L » écologie des auteurs consiste à ce que les pays du Nord continue de vivre grâce aux richesses des pays du sud….
Ce n'est pas en réduisant les emballages (et pas packaging….nous sommes en France ! ! ) que nous ferons de l'écologie mais en consommant moins, beaucoup moins ! !

Bref, un article bidon pour bobos en retard d'une guerre….

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code