
Des particules gavées d'énergie qui excitent les chercheurs

Lors du vote proposé à la fin de mon dernier article, 21% d'entre vous ont choisi le thème des particules à haute énergie. Obéissant à vos désirs, je m'étends aujourd'hui sur le sujet.
Toute la matière connue de l'univers est composée de particules. Ce terme un peu fourre-tout désigne en réalité un vaste ensemble d'objets minuscules mais dont les tailles, les propriétés et les quantités dans l'univers sont très variables.
Selon les théories actuelles, chaque particule peut ainsi être décrite par sa masse, sa charge électrique (positive ou négative), éventuellement son diamètre si on est suffisamment intime avec elle, l'énergie qu'elle porte, le nombre de millions ou de milliards de tonnes de ce type qu'on peut trouver dans l'univers, etc.
Parmi les plus célèbres particules, vous connaissez peut-être le photon, qui véhicule la lumière, porteur d'un peu d'énergie mais dont la masse est absolument nulle. Vous connaissez, c'est sûr, les électrons, protons et neutrons qui portent également de l'énergie mais aussi un chouïa de matière.
D'ailleurs, une fois assemblés dans des proportions adéquates, ils forment tous les atomes qui composent la Terre, le Soleil, mais aussi l'oeil grâce auquel vous lisez ce texte et la chaise sur laquelle votre séant est posé.
Des quantités d'énergie qui défient l'imagination
Pour quantifier l'énergie d'une particule, on utilise une unité appelée « électron-volt » (eV) sous l'excellent prétexte qu'elle correspond à l'énergie portée par un électron lorsqu'il est soumis à une tension de un volt. Le photon, par exemple, porte une énergie de 2 eV. Les électrons qui forment l'image de votre écran de télé sont porteurs d'une énergie d'environ 50 000 eV.
Quant aux meilleurs accélérateurs de particules, construits dans les grands laboratoires de recherche, ils permettent de grimper à des énergies de l'ordre de 1012 eV (un 1 suivi de 12 zéros, soit mille milliards d'eV). Avec une telle charge énergétique, les physiciens éprouvent quelques soucis à tenir leurs particules en laisse…
Jusque dans les années 90, on pensait qu'aucune particule de l'univers ne pouvait dépasser les 1019 à 10 20 eV, soit déjà 100 millions de fois mieux que l'énergie atteinte dans les accélérateurs. Mais une série d'événements incongrus balaya cette idée : en octobre 1991, un détecteur américain identifiait une particule dépassant officiellement les 1020 eV, ce qui était théoriquement impossible ! Deux ans plus tard, une équipe de physiciens japonais remettait le couvert en détectant une nouvelle particule porteuse d'une énergie colossale. Car au-delà de 1020 eV, franchement, une particule décoiffe à un point qui défie l'imaginable.
Comment détecter ces minuscules bombes volantes ?
Les hommes ont donc relevé le défi imposé par la nature et se sont lancés dans une nouvelle conquête : celle des particules à « très haute énergie », expression qualifiant ces petites bombes qui osent dépasser les 1020 eV. Ils eurent vite fait de les identifier : ce sont souvent de simples électrons ou protons, parfois des objets un peu plus gros.
Mais le vrai problème est ailleurs. Car pour être chargés d'une telle énergie, ces particules sont forcément produites par des objets célestes d'une puissance gigantesque. Oui mais voilà : lesquels ? Pour répondre à cette question, les chercheurs suivent une stratégie en deux étapes. D'abord, trouver de ces petites bombes en nombre suffisant ; puis remonter leur trajectoire dans l'univers jusqu'à repérer leur point de départ. Or, des particules à très haute énergie, il n'en tombe pas tous les jours.
Certes, chaque mètre carré de notre planète est bombardé chaque seconde par environ 200 particules de 106 eV, mais cette dose d'énergie un peu faiblarde est aussi fascinante qu'un éternuement de phoque dans l'océan Arctique. En revanche, il ne tombe qu'une particule à très grande énergie par siècle et par kilomètre carré ! On recommande à ceux qui veulent les attendre de prévoir une solide réserve de café.
Avec une si faible fréquence d'apparition, un détecteur placé sur Terre ne peut pas être touché par un nombre de particules suffisamment grand pour qu'une étude sérieuse soit possible. En revanche, les physiciens peuvent observer l'atmosphère toute entière et y détecter des collisions entre une de ces bombes intergalactiques et les molécules qui composent l'air.
Ce genre de choc déclenche une explosion de particules fortement chargées en énergie, qui entrent à leur tour en collision avec d'autres molécules, etc. Au final, la réaction en chaîne provoque ce que les physiciens, grands poètes, nomment une « douche d'air », c'est-à-dire une grande gerbe de particules observable depuis la terre ferme.
Et tenez-vous bien, c'est là que la science est merveilleuse : en étudiant les énergies et les trajectoires des particules de la douche d'air, les chercheurs peuvent retrouver la trajectoire, l'énergie et même l'origine de la première particule, celle qui a déclenché tout le bastringue.
Un observatoire à cheval entre deux hémisphères
Afin d'observer les douches d'air, il a fallu mettre les petits télescopes dans les grands. On a construit pour l'occasion un tout nouvel observatoire, nommé Pierre-Auger en l'honneur de ce physicien français qui a notamment travaillé sur les rayonnements cosmiques.
L'Observatoire est constitué de deux immenses centres, situés l'un dans l'hémisphère sud (en Argentine) et l'autre dans l'hémisphère nord (dans le Colorado, encore en construction) afin qu'ensemble ils puissent observer tout le ciel. Pour vous donner une idée de la taille de ces observatoires, le centre argentin couvre une surface au sol de 3 000 kilomètres carrés, rien de moins que dix fois la superficie de Paris. Et le centre américain sera encore plus grand…
Après quatre ans d'observation, l'équipe argentine a détecté plusieurs dizaines de collisions entre des particules à très haute énergie et l'atmosphère. Une étude couronnée de succès puisque les premiers résultats ont fait l'objet d'un article dans le magazine Science du 9 novembre.
Dans cet article, les chercheurs expliquent qu'ils ont peut-être identifié le lieu de naissance des particules : leurs points de départ semblent correspondre avec la localisation supposés des trous noirs « supermassifs ».
Lieu de naissance supposé : les trous noirs
Un trou noir est un objet céleste aux propriétés assez incroyables : sa force de gravité est d'une telle puissance qu'il attire à lui tout ce qui a le malheur de lui frotter les oreilles d'un peu trop près. Matière, poussières, gaz, et même la lumière ! Tout ce qui approche un trou noir disparaît, happé par la grande gueule de la bête, et comme la lumière fait partie de ses proies, un trou noir est par conséquent inobservable directement.
On pense qu'un trou noir se forme lorsqu'une grosse étoile meurt et s'effondre sur son propre centre, comme un soufflé qui retombe après avoir donné le meilleur de lui-même. Il existe plusieurs tailles de trous noirs, selon la taille de l'étoile dont ils sont la relique.
Les plus gros, appelés supermassifs, se trouveraient au centre de certaines galaxies dont ils forment des « noyaux actifs ». Et ils sont actifs, en effet : après avoir avalé des milliards de tonnes de matière et de lumière, ces trous noirs finiraient par rejeter de l'énergie par bouffées gigantesques, comme un organisme qui éructe un grand coup après avoir fini son dîner.
Les trous noirs supermassifs étant capables d'avaler puis de rejeter les plus colossales quantités d'énergie qui existent dans l'univers, ils sont de bons candidats comme source des particules détectées sur Terre.
C'est ce que tendent à confirmer les observations réalisées en Argentine. Mais les auteurs de l'article admettent eux-mêmes la nécessité de prendre ce résultat avec précautions. Notre connaissance de la structure de l'univers est encore trop floue pour qu'aucune affirmation indiscutable ne soit autorisée.
En tous cas, l'étude de ces particules exceptionnelles et des trous noirs supermassifs alimentent les rêves les plus fous, les théories les plus délirantes et les plus géniales sur l'univers, et finalement remettent un peu d'eau dans le moulin de la réflexion existentielle de l'homme : mais nom d'une pipe, il y a quoi, là-haut ?
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De nahera
13H35 | 31/01/2008 |
MERCI
à nahera
De louie
16H38 | 31/01/2008 |
whaou ! c'est clair :
Merci Monsieur.
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 13H43 | 31/01/2008 |
Ah la science ! ! Mais c'est pas Sarko qui va aider les chercheurs français à trouver les réponses et les nouvelles questions de cette thématique captivante !
Si les chercheurs étaient payés comme des traders, peut-être qu'on comprendrait mieux comment marche les trous noirs, celui de la SoGé étant assez déroutant !
à Ziadinho
De machinchose
14H29 | 31/01/2008 |
merci pour le fou rire.
à Ziadinho
De timoth
16H59 | 31/01/2008 |
Mais c'est pas croyable ! !
J'ai lu cet article passionant jusqu'au bout en me disant qu'on pourra enfin trouver des commentaires de ses « intelligents et cultivés » internautes qui ne se retourneraient pas une fois de plus sur Sarkozy !
Par pitié, il a été élu et vous n'y changerez rien avant 5 ans. Arrêtez de lui faire sa pub et arrêtez de vous essuyer sur le concept de « journal libre » de Rue89.
à timoth
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 22H28 | 31/01/2008 |
@ Timoth
Rien de personnel contre Monsieur Sarkozy, mais cette article montre bien la nécessité de la recherche fondamentale ! A court terme, comprendre d'où viennent les particules à hautes énergies ne vont pas aider à soigner le Cancer. A long terme, cette recherche est à mon sens primordiale (ce qui ne veut pas dire exclusive).
Je considère que la France a toutes les capacités pour mener, en collaboration avec l'Europe, ce type de recherche. Malheureusement, je considère que les mesures du Président, élu comme tu le soulignes, ne vont pas dans cette direction. (cf. www.sauvonslarecherche.fr).
Mais j'admets que je peux me tromper, d'où l'envie d'écrire sur ce concept libre de rue89 que j'adore, pour peut-être lire et comprendre que j'ai tort, ou raison !
à Ziadinho
De Benjamin_paris
12H00 | 01/02/2008 |
On s'en fou ! Arretez seulement de parler de lui tout le temps !
à Benjamin_paris
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 12H59 | 01/02/2008 |
Ben je suis d'accord que l'overdose récurrente de son nom devient lassante… mais il vient d'annoncer un nouveau plan pour la recherche. Je trouve pertinent d'en parler sous ce topic ! ! ! ! Serais je le seul ?
à Ziadinho
De chicheok
cel | 20H14 | 01/02/2008 |
Exactement, je bise. Merci pour le fou rire.
Une exellente réplique qu'il ferait plaisir d'entendre en direct dans une bonne émission TV ou au journal du soir….que oui !
De cinghiale
13H56 | 31/01/2008 |
Comment, 300 visites et personne n'a encore trouvé moyen de critiquer Sarkozy, genre microparticule bourrée d'énergie ou trou noir absorbant les lumières du PS ? ! ? N'empêche, il y a des moments où la science flirte avec la philosophie et génère de la poésie et les journalistes « vulgarisateurs » qui nous élèvent ainsi honorent leur mission.
à cinghiale
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 13H58 | 31/01/2008 |
Si, t'inquiète, j'ai du mal à écrire sans tenter de critiquer notre cher empereur… et pourtant j'suis loin ! ! Mais bon, pourquoi dit-on vulgarisateur en france et populariseur en anglais… Je trouve ça dommage ! Qui pour changer ce mot de vulgarisateur par quelque chose de bien plus jolie et méritée ?
à Ziadinho
De Oodini
15H23 | 31/01/2008 |
Pourquoi changer le mot ?
Le sens premier de « vulgaire » n'est nullement péjoratif.
à Oodini
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 04H12 | 01/02/2008 |
Le sens premier oui, le sens commun, je suis moins sûr ! Je pense tout de même que l'image de la science n'est pas aux mieux en France, à l'instar de la Science-Fiction ! Les gens ne pensent qu'aux livres avec des fusées pour ado pré-pubères ! Jules Verne étant bien sûr pour ces gens là un écrivain respectable…
à cinghiale
De pesta
SDF dans l'est | 18H00 | 31/01/2008 |
J'osais pas, si un trou noir peut avaler et recracher une boule d'énergie, y'a intérêt à fermer les fenêtres du « chateau »
De fanch
13H57 | 31/01/2008 |
Aussi captivant qu'une (bonne) série américaine ; -) !
Mais alors quand même une question d'âne bâté : comment un trou noir, fut-il supermassif, rejette t'il des particules puisque sa masse devrait les ré-attirer illico aussitôt éructées ? Ou alors il éructe à distance raisonnable ? Comment est-ce possible ?
à fanch
De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 13H59 | 31/01/2008 |
J'adore, quoi que les gens fassent, y aura toujours plus de questions que de réponses ! ! ! C'est passionnant….
à fanch
De machinchose
14H44 | 31/01/2008 |
faudrait faire un petit article sur les trous noir. parce qu'en lisant l'article je me suis mis à les imaginer « solide » (genre comme un gros aimant sur lequel se colle tout ce qui passe mais qu'on ne voit pas parce que les trucs qui « portent » la lumnère sont attirés aussi et hop ! ne me jetez pas des pierres ! j'ai été nul en physique pendant toute ma scolarité qui est bien loin) ce qui est, si je comprends bien, complètement absurde… arf.
à machinchose
De Ryuu
Informaticien parisien | 15H22 | 31/01/2008 |
Ce n'est pas absurde. Un trou noir est probablement une masse solide hyperconcentrée (vu que l'on en a jamais observé, on ne sait pas vraiemnt ce que c'est, moi j'imagine le soleil contenu dans un ballon de basket). Le terme de « trou » vient du fait que l'on observe jamais… qu'un trou dans la lumière reçue.
Je me demande par contre ce sui se passerai si deux trous noirs se rencontrait ? ils s'attireront l'un l'autre, puis formeront une masse encore plus grande donc plus attractive ? vont-il a terme absorber tout l'univers de cette facon ? Le point originel du Big Bang n'etait-il pas qu'un trou noir ayant tout absorbé qui, d'un coup, a tout recraché ?
Tant de questions, tant de questions, et si peu de réponses…
à Ryuu
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 11H19 | 01/02/2008 |
Merci pour cet article subtile et d'une profondeur encore jamais atteinte ! Selon la formule desormais célèbre E=mc², comme dirait l'autre, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, en ce sens, plus une particule a une masse insignifiante, moins elle a de l'énergie. Cette particule ultra énergétique selon cette formule devrait avoir une masse conséquente bien que infiniement petite, sinon, c'est que la formule n'est pas vérifiable en tout point de l'espace. Autrement dit, s'il existe une particule avec une masse trés faible et une énergie démesurée, le coefficient c², qui est la vitesse de la lumière au carré ne serait donc pas suffisant pour expliquer l'observation de ces particules.
Peut-on donc parler de particule lourde, concentré de matière, comme si des forces démesurées compressaient d'innombrables particules en une seule minuscule infime particule ? Comme si finalement les éléments du tableau de Mendeleiev que l'on touche du doigt sur terre n'étaient qu'un enchevêtrement de milliers de particules obéissant aux lois d'un équilibre remarquable dans notre environnement stellaire proche. Et que donc ses lois seraient sensiblement différentes d'un systéme à l'autre ce qui engendrerait un tableau de mendeleiev différent selon que l'on soit placé dans la constellation A ou la constellation B.
En effet si l'infiniement petit est aussi lointain que l'infiniement grand (sinon plus puisque l'on admet que l'univers bien qu'en expansion ou « depression », a une fin) alors on n'est pas prés de mesurer à bon compte les conséquences d'une modification génétique à proprement parler !
En ce qui concerne l'attraction du trou noir central de la galaxie sur ce qui l'entoure, il doit y avoir un équilibre stable qui permet à la matière dans tous ces états de tournoyer autour du point central comme la lune tourne autour de la terre en lui tombant dessus sans jamais l'atteindre puisqu'elle tombe à côté, s'éloigne et retombe à côté indéfiniement …
Sur le dernier science et vie on évoque l'idée que les galaxies proches se rapprochent plus qu'elles ne s'éloignent selon leur force gravitationnelle. Un équilibre qui tendrait à démontrer que les amâts de galaxies s'éloignent entre eux et du point originel du big bang, mais se contractent sur eux-mêmes permettant à des galaxies de fusionner. Dans ce cas effectivement ça doit faire un beau feu d'artifice vu de notre balcon « terre » que deux trous noirs qui se rencontrent.
D'autres scientifiques cherchent à expliquer ce qu'il s'est passé avant le big bang en tentant de démontrer que l'univers pourrait se contracter à nouveau en stoppant sa depression, ce qui entrainerait tout l'univers à se rassembler pour exploser de nouveau plus loin. Et si notre univers n'était en fait qu'un univers parmi d'autres qui se déplace dans un univers encore plus grand comme une balle qui rebondit ou comme l'économiseur d'ecran de windows où l'on voit une boule qui explose puis se reforme d'une autre couleur. Dans ce cas que se passerait-il si deux univers venaient à se rencontrer ?
à bilou.
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 12H10 | 01/02/2008 |
Sacré Bilou, encore occupé à écrire des dizaines de lignes pour pas grand chose…
L'idée que rien ne se perd, etc. vient du chimiste Lavoisier, et elle permet d'expliquer les phénomènes chimiques de transformation. Elle n'a cependant rien à voir avec l'équation d'Einstein, qui décrit le fait que l'énergie d'une particule AU REPOS (c'est-à-dire immobile par rapport au point depuis lequel on l'observe) est égale au produit de sa masse et de la vitesse de la lumière au carré. Et en effet, cela veut dire que si l'énergie est énorme, alors la masse doit être énorme aussi.
MAIS il y a un mais : cela ne concerne qu'une particule immobile. Dès que celle-ci prend de la vitesse, la formule qui permet de calculer son énergie n'est plus la même. Et dans ce cas son énergie peut devenir très grande, sans que sa masse ne change d'un chtouille : il suffit pour cela d'augmenter sa vitesse.
Le phénomène est exactement le même que celui d'une bagnole qui, bien qu'ayant toujours la même masse, prendra 10 mètres pour s'arrêter à 30 km/h mais 50 mètres à 150 km/h. Je prends des chiffres au hasard, bien sûr. Cette énergie, qui s'ajoute à l'énergie propre de la particule, s'appelle l'énergie cinétique, qui n'intervient pas dans l'équation de base d'Einstein.
Bref : une particule peut sans problème avoir une masse peu importante mais une énergie démesurée. Il suffit pour cela qu'elle aille vachement vite.
J'ajoute que l'équation d'Einstein, comme toutes les théories de la physique, sont pas mal remises en causes en ce moment. Et dans tous les cas, ne prenons jamais les affirmations scientifiques comme argent comptant. Les chercheurs eux-mêmes ont parfaitement conscience de ne pas être sûrs de leurs résultats. Ne leur prêtons pas des certitudes lorsqu'elles nous arrangent, pour mieux les jeter au bûcher lorsqu'ils nous déçoivent.
Ceci dit, cher Bilou, vous pouvez reprendre votre raisonnement depuis le début. Et en plus court, si vous pouvez…
à Damien Jayat
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 12H39 | 01/02/2008 |
Merci de cette éclairage fort reluisant, en effet ces particules ne sont pas plus lourdes que les autres donc elle emmagasinent de l'énergie cinétique comme le dit si bien plus bas un internaute, l'attraction du trou noir est telle qu'elle accélère la vitesse des particules qui s'en approchent, leur permettant donc d'être propulsées dans tous les sens, voilà qui est plus clair. Vous dîtes d'ailleurs dans votre article qu'il s'agirait de vulgaires électrons ou de protons, c'est bien ça ?
à Damien Jayat
De Nicotine
16H22 | 01/02/2008 |
Là, on voit les références ( ; ) : l'univers invisible (arte), « e=mc2 une biographie de l'équation », « ce qu'einstein ne savait pas encore »…
à Damien Jayat
De titote1
14H49 | 02/02/2008 |
bonjour et merci ! J'ai moi meme rencontré un chercheur du nom de Thibault Damour (ca ne s'invente pas ! )en avion en 81 et ce monsieur , menbre du club Einsten revenait d'un colloque en Inde , ou il soumettait sa theorie sur le moyen de tirer de l'energie des trous noirs ! …Bien que je ne sois qu« un simple amateur , ces qq explications d'alors m'ont fait comprendre qu“il n'est pas saugrenu d'imaginer dans le futur ce nouveau moyen ecologique s'il en est, de recuperer et domestiquer l'energie gratuite issu du cosmos …Il est vrai aussi qu'a un certain niveau de reflexion , chez les grands astrophysiciens , l'univers ne serait pas issu d‘une serie de hasads heureux ou malheureux , mais desiré par une idée(de base resoluement constructive …donc avec une direction recherchée … cette vision supra humaine sera sans doute , dans sa globalité , incomprehensible a notre niveau , cependant je pense qu'il serait envisageable qu'avec une meilleure apprehension de cette mecanique’ nous puissions assurer notre perénité sans pour cela nuire , voir detruire (pollution , fission atomique, etc..)l'environement …trouvez vous cette theorie farfelue ? pourtant que ce reve est beau !
à bilou.
De Nicotine
15H00 | 01/02/2008 |
YES ! ! J'en arrive aujourd'hui à croire qu'il n'existe pas qu'un seul univers (plat ou courbe ? ) mais plusieurs univers ! Au même titre qu'il existe plusieurs dimensions (pour expliquer la masse de l'univers connu ? ), au même titre qu'une galaxie fait partie d'un ensemble. La simple idée, non pas celle d'un univers en expansion infinie, mais d'une infinité d'univers, chacun enveloppé d'une « membrane noire » (masse/énergie en extension) et dont les trous noirs seraient les couloirs espace-temps pour naviguer entre eux. Ca file le vertige. Il existe une théorie selon laquelle le frottement (la collision) de deux univers provoquerait un Big Bang, donnant naissance à un nouvel univers. Et qu'après une période d'expansion, il existerait un crash-bang (effondrement d'un univers à l'identique d'une explosion de nova donnant naissance à un trou noir).
ps : j'ai rien fumé, j'ai rien bu.
De Grandchef
formateur | 14H00 | 31/01/2008 |
Comme le premier commentaire, je tenais à vous remercier. Le discours est clair, efficace et teinté d'une pointe d'humour fort agréable. Si toute la science, astrophysique, biologie moléculaire ou autre encore, pouvaient être présentées de la sorte, je crois qu'effectivement, le budget de la recherche ne friserait pas le ridicule. Comment est impliqué le CNRS ? Quelle est la part française dans ces recherches ? Malheureusement, je ne crains que les reportages de TF1 sur la sécurité à Sartrouville, ou les prostituti albnanaises intéressent bien plus que les nouvelles découvertes… A quand « un vis ma vie de chercheur » ? « le droit de savoir sur le CNRS » ? pardon un droit de savoir sur la CRS…
à Grandchef
De cinghiale
16H18 | 31/01/2008 |
Beh non, le vrai enjeu de la culture et de ses porteurs c'est d'intéresser ceux qui n'y ont pas spontanément accès en ne se prenant pas a priori au sérieux, en faisant la moitié du chemin. Un jour, les télespectateurs de TF1 seront lassés de voir du foot, du Julie Lescaut ou de la Star Ac et un programmateur courageux passera Turandot en prime time… et les gens seront d'excellente humeur d'accéder à autre chose. Regarde l'ambiance des commentaires autour de cet article !
à Grandchef
De Nicotine
04H14 | 02/02/2008 |
…. ? ? ? ? ? Sarko n'est qu'un trou noir qui traverse une zone de turbulences. Je sais, c'est physiquement impossible, mais avec lui, tout devient possible, même l'innomable dans une autre dimension. Il faudra un temps de rotation de 4 ans pour que les peignes-cul du cnrs, dont j'étais, retrouvent une gravitation sereine pour bosser en paix sous peine de finir en camp de rétention.1936 : Einstein a fuit, Stephen Sweig a fuit, Th. Mann a fuit. Je méprise notre président.
De bbbenoit
14H04 | 31/01/2008 |
Excellent ! ! !
bravo et merci pour cet article. J'ai l'impression pour la première fois de commencer à comprendre quelque chose sur ce type de sujet….
De lordcyfer
14H57 | 31/01/2008 |
Bonjour Grandchef,
le CNRS est tres impliquer dans l'experience auger.
Beaucoup de chosess tres tres interessante a lire sur la physique et je trouves GENIAL de voir que la physique soir « gagnante » de ce choix a faire pour les lecteurs.
Je suis en poste au CENR ou l'on construt le plus gros accelerateur de particule imaginer par l'homme (pour autant que l'on puisse considerer un physician dans le domaine des houtes energies comme un etre humain).
La homepage est pas tres sexy mais les documents tres interessant :
http://lpnhe-auger.in2p3.fr/
De plus je recommande fortement le portail physique de wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail : Physique
BRAVO
à lordcyfer
De peuapeu
19H58 | 01/02/2008 |
« (pour autant que l'on puisse considerer un physician dans le domaine des houtes energies comme un etre humain). »
Elle est formidable, j´ai bien ri !
Merci !