Ce que la science nous réserve pour 2008
Biologie, physique, chimie, informatique : le magazine Science a fait la liste des programmes de recherche les plus prometteurs.

Le magazine américain Science offrait récemment à ses lecteurs un bilan de l'année scientifique, dressant une liste des découvertes les plus révolutionnaires en 2007. De quoi imaginer dès aujourd'hui les belles surprises que l'année 2008 et les suivantes ne manqueront pas de nous apporter. Tour d'horizon.
BIOLOGIE
Le génôme humain livre peu à peu ses mystères. Sept ans après avoir déterminé la première séquence complète d'un ADN humain, les généticiens disposent maintenant de nombreux génomes entiers d'hommes et de femmes de toutes origines. Des milliards de données savamment torturées jusqu'à ce qu'elles avouent : oui, les génomes humains sont tous différents, et oui on peut tirer des informations passionnantes en étudiant ces différences.
Elles pourraient expliquer certains caractères humains comme la couleur des cheveux, les taches de rousseur et pourquoi pas l'amour incontrôlable pour le chocolat. Les Japonais ont même été heureux d'apprendre que, grâce à leur régime à base de riz, ils possèdent plusieurs copies d'un gène impliqué dans la digestion de l'amidon, quand l'européen moyen n'en a qu'un.
La médecine espère pouvoir s'appuyer sur ces recherches génétiques pour prévoir et soigner quelques maladies génétiques. Dans un ordre plus philosophique, laissons-nous imaginer que la comparaison des génomes nous aide à comprendre pourquoi chacun est comme il est et pas autrement…
Produire des cellules souches à la demande. Les biologistes ont poursuivi leurs travaux sur les « cellules souches », capables de se métamorphoser au pied levé en n'importe quelle autre cellule d'un organisme. Alors que l'embryon en possède des millions, que le petit bébé en garde quelques-unes sous le coude, l'adulte les a toutes perdues.
Ces cellules sont pourtant d'un intérêt médical de premier ordre : à partir d'un petit stock de cellules souches, on pourrait soigner le diabète en les transformant en cellules de pancréas, ou réparer des maladies cérébrales en fabriquant des neurones.
Problème : comment obtenir des cellules souches ? Jusqu'ici on les prélevait chez des embryons, ce qui ne manquait pas de soulever des débats violents. Or en 2007, deux équipes sont parvenues à former des cellules souches, chez la souris puis chez l'homme, à partir de cellules adultes. Il leur a suffi d'y introduire quatre gènes seulement. Une fois mise au point, cette technique ouvrirait de nombreux espoirs et mettrait fin à beaucoup de débats !
Des lymphocytes avec une mémoire d'éléphant. Restons en médecine, avec les producteurs de vaccins, qui aimeraient développer de nouveaux produits à partir de cellules spéciales : des lymphocytes « mémoires », ainsi nommés car ils gardent une trace des microbes qui ont infecté l'organisme afin que celui-ci déclare le branle-bas de combat très vite, dès que le dangereux microbe repointe le bout du nez. Et ce même des années après.
Les chercheurs ont mieux compris cette année comment naissent les « mémoires », à partir d'un simple lymphocyte qui se coupe en deux parties inégales : une partie donne un nouveau lymphocyte « normal », l'autre un « mémoire ». Il suffisait d'y penser.
Les protéines humaines décryptées. Après vingt ans de travaux, deux équipes travaillant ensemble ont identifié la structure exacte d'une des plus importantes protéines humaines. Elle fait partie d'une famille d'environ 1 000 protéines situées dans la membrane des cellules et chargées de revoir puis de transmettre une foule de messages : lumière, odeur, goût, hormones, neurotransmetteurs, etc.
Qualifier ce résultat d'exploit n'est pas exagéré, d'autant que les implications médicales sont là encore formidables : beaucoup de médicaments agissent justement sur cette famille de protéines. Courage, amis chercheurs. Vous avez trouvé la première, et il en existe plus de 1000 !
L'hippocampe, le passé et l'avenir. Une équipe britannique a montré que des malades atteints dans une zone du cerveau appelée hippocampe, haut lieu du traitement de la mémoire, sont perturbés dans leur capacité à retenir de nouveaux souvenirs, mais aussi dans leur capacité d'imagination, de projection dans l'avenir.
Ce résultat signifie que pour imaginer les événements futurs, le cerveau utilise ceux dont il a déjà une trace, et en suivant partiellement les mêmes circuits de neurones. Une découverte d'importance pour l'étude de la phénoménale complexité du cerveau humain, dont les réseaux de neurones sont aussi indémêlables qu'une coiffure en dreadlocks. Intéressant aussi d'un point de vue philosophique : l'homme aurait donc besoin d'un passé pour se construire un avenir…
PHYSIQUE
Des particules surpuissantes, résidus de trous noirs.Deux découvertes marquantes en physique. Dans la famille « Particules très énergétiques » qui encombrent l'univers, les physiciens demandent le père. C'est-à-dire la particule la plus puissante jamais observée et qui frappe de temps à autre l'atmosphère terrestre, chargée d'une énergie 100 millions de fois plus grande que les particules obtenues dans les plus grands laboratoires.
Les physiciens aimeraient bien savoir qui peut produire de tels monstres. Et une équipe de chercheurs de l'observatoire Pierre Auger, en Argentine, prétend avoir trouvé : ces particules viendraient de gigantesques trous noirs planqués au cœur de certaines galaxies situées à environ 250 millions d'années-lumière de la Terre.
L'hypothèse relance, une fois de plus, le débat sur l'existence, la localisation et la structure des trous noirs. Qu'on ne peut justement pas mettre en lumière !
Des sandwichs avec des oxydes de métaux. Les physiciens des matériaux se sont penchés sur les oxydes de métaux de transition, des composés aux propriétés très amusantes, notamment lorsqu'on en fait des sandwichs.
Par exemple, si vous glissez une couche assez épaisse d'aluminate de lanthane entre deux couches de titanate de strontium, un courant électrique apparaît. Mais si la couche que vous glissez est trop fine, vous n'obtenez rien.
L'espoir issu de ces découvertes est de créer des matériaux dont les propriétés dépassent celles des semi-conducteurs actuels. Entre autres, on commence à imaginer des matériaux qui ne seraient conducteurs que dans certaines conditions magnétiques.
CHIMIE
Des médicaments modelés à l'atome près. Pour fabriquer une molécule, par exemple un médicament, les chimistes se basent sur une molécule qui lui ressemble, et dont ils modifient certaines parties sans toucher aux autres. Afin d'atteindre cette précision plus que chirurgicale (nous sommes à l'échelle de l'atome ! ), ils doivent « cacher » les zones à protéger et fragiliser les régions qu'ils veulent attaquer.
Or, ces étapes intermédiaires rallongent le temps, le coût et l'impact écologique de l'industrie chimique. Les chimistes explorent donc les voies qui leur permettraient de se passer des étapes intermédiaires. Cette année, plusieurs équipes y sont enfin parvenues. Là aussi, c'est un véritable exploit : la tâche demandait de relever à la fois ses manches et de nombreux défis techniques. Une étape de plus vers une industrie plus écologique.
INFORMATIQUE
Aux dames, l'ordinateur joue le nul. De son côté, une bande d'informaticiens canadiens a montré que le jeu de dames, avec ses 500 milliards de milliards de configurations possibles, se termine invariablement par un match nul lorsque aucun des joueurs ne commet d'erreur.
Le résultat a été obtenu à l'aide d'un programme de calcul des plus sophistiqués qui devrait dans les mois à venir faire avancer les recherches sur l'intelligence artificielle. Au jeu de dames, l'ordinateur est incontestablement plus fort que l'homme car il a une mémoire plus importante. Il obtient donc systématiquement un match nul, ce qui pour le jeu est absolument sans intérêt.
L'homme, lui, commet des erreurs, mais il garde une capacité d'analyse bien supérieure à celle du plus grand ordinateur. Ce qui empêche la réussite des projets visant à rendre un ordinateur aussi « intelligent » que le plus idiot des humains. Pour le moment. Car 2008 commence, et tout peut arriver !
D'ici là, je vous propose d'approfondir un des neuf sujets retenus par Science, que vous pouvez choisir vous-mêmes en votant pour votre préféré. Je développerai le thème qui a reçu le plus de voix… dans mon prochain article.
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De france renouveau
17H39 | 18/01/2008 |
et pour le sida et le cancer ? rien ?
De napakatbrax
18H07 | 18/01/2008 |
Et pour le rhume ?
Ca me perturbe toujours ce genre d'article… combien de fois, au cours des 30 dernières années, on a pu entendre aux divers JT « les implications médicales sont formidables »… la génétique doit révolutionner notre vie d'ici 5 ans… depuis 30 ans !
En attendant on connait le génome du VIH depuis plus de vingt ans… et toujours rien.
Franchement, je préfèrerais que la science se penche sur les effets de la « modernité », par exemple les ondes électro-magnétiques GSM ou autres pollutions généralisées des eaux ou des sols.
Une science qui promet en permanence des miracles (« exploits », pardon…) à 20 ans, qui ne viennent jamais… et qui oublie de s'occuper de l'être humain d'à côté qui meurt en silence, ça me dérange…
http://lesmots.freelatitude.net
à napakatbrax
De ambra Mari
19H32 | 18/01/2008 |
Bon c'est facile de dire ça,
Mais il y a 30 ans, mon père est mort à cause d'une cirrhose du foi, aujourd'hui on l'aurais sauve avec une transplantation.
Il y a 30 ans, il n'y avait pas les CD, les DVD, la télévision digitale, le téflon, INTERNET ! ! ! ! ! , la fécondation in vitro, l'épidurale, le taxol (pour soigner le cancer du sein), enfin….
Quand on dit qu'il n'y a as eu de progrès en 30 ans, on ne regarde pas le monde de la bonne façon. Évidemment, la recherche peut prendre du temps, mais c'est aussi parce qu'il n'y a pas assez d'argent pour la soutenir. Quand je pense qu'il y a des gens qui veulent réduire l'argent pour la recherche et, au même temps, ils demandent des avancées… ils veulent le beurre et l'argent du beurre…
à ambra Mari
De jimmyb
21H20 | 18/01/2008 |
Je vais peut-être vous étonner, mais internet est né il y a plus de 30 ans ! Mais c'est vrai que la technologie avance de plus en plus vite, sauf en France ou les chercheurs sont obligés de pleurer pour avoir quelques sous que l'on préfère mettre dans les salaires de nos hommes politiques ou dans des vaches en plastique sur des rond-points.
à ambra Mari
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 22H33 | 18/01/2008 |
A quand le vaccin anti-troll ?
http://www.mouton5pattes.org/
à ambra Mari
De mrleon
Chanteur Country | 23H47 | 18/01/2008 |
Il y a 30 ans, il n'y avait effectivement pas de CD, mais les disques sonnaient dix fois mieux que maintenant. Il n'y avait pas de DVD, mais on pouvait aller au cinéma voir des films dotés de scenarios, en copies 35 mm sur des écrans de 10m de base.
Le progrès, c'est super, mais pour quoi faire ?
à mrleon
De Pimpampoum
08H55 | 19/01/2008 |
Ah, c'était mieux avant… : )
à Pimpampoum
De mrleon
Chanteur Country | 10H38 | 19/01/2008 |
Concernant ces deux exemples, en tous cas, c'était certainement mieux avant, oui.
(j'ai toujours préféré Sergio Leone à Luc Besson). ; )
à mrleon
De eklipse
14H08 | 19/01/2008 |
…dans certains cas je ne vois qu'une invention : la machine à remonter le temps. Et je vous laisse ma place. ; )
à napakatbrax
De Pierre Vandeginste
Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 21H38 | 18/01/2008 |
« En attendant on connait le génome du VIH depuis plus de vingt ans… et toujours rien. »
Vous n'êtes pas au courant ? Les trithérapies, ça ne vous dit rien ?
Ce que la « science » a déjà fait contre le Sida, c'est un miracle. Un vrai.
à Pierre Vandeginste
De Argos
11H40 | 19/01/2008 |
Sauf que personne ne me fera croire que c'est la nature qui a créé le sida, qu'il est venu tout seul, comme ça, tout d'un coup.
Je serai toujours convaincu que c'est le fruit d'une erreur humaine … et là ce n'est CERTAINEMENT PAS un progrès.
à Argos
De Pierre Vandeginste
Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 22H53 | 19/01/2008 |
« Je serai toujours convaincu que c'est le fruit d'une erreur humaine »
On dirait que je ne peux rien pour vous. Mais comme je suis de bonne humeur, je vais quand même essayer.
Commençons par une question, histoire de montrer où pêche votre vision des choses. Les autres maladies, alors, vous acceptez l'idée qu'elles soient venues toutes seules, comme ça » ?
L'histoire du Sida est désormais passablement balisée. De mémoire, on sait à quelle époque (début du siècle) un virus de Sida simien est passsé du chimpanzée à l'homme. Ensuite, il s'est mis à muter. Bref, une histoire de virus banale, genre grippe aviaire.
Autrement dit, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'arrivée d'un nouveau virus n'est pas anormal. C'est au contraire « business as usual ». Simplement, à notre échelle de temps, nous avons du mal à nous en rendre compte. C'es un peu comme la chute des météorites.
à Argos
De VyGER
Ingénieur informaticien | 00H39 | 20/01/2008 |
C'est ça qui est bien avec les amateurs de théories du complot : on ne peut pas leur « faire croire » autre chose.
Donc on va éviter une longue discussion en pur perte sur la virologie en général, le VIS/VIH en particulier.
De toute façon les études sur le sujet ou les dépêches les citant sont à la portée de toute personne voulant se renseigner.
http://blog.paven.fr/
De Pictulo
18H03 | 18/01/2008 |
Je pense que les labos travaillent aussi très dur sur ces deux maladies tragiques. Cet article signifie peut-être que dans ces domaines, les avancées n'ont pas été aussi importantes que dans les domaines exposés. Cela peut-être très décevant pour les malades et leur entourage, mais pour autant les performances listées dans l'article restent très intéressantes.
De Néwick
Etudiant en médecine | 20H37 | 18/01/2008 |
Pour le SIDA et le cancer, les sujets sur la synthèse chimique et la compréhension de la structure des protéines me semblent tout à fait adaptés…
De ligeoli
17H57 | 18/01/2008 |
Ca se reduit a cela la science selon vous ?
Quid du climat, de l interaction terres et enveloppes superficielles ? De debats aussi passionnes que houleux que ceux agitant l'IPGP et notamment V. Courtillot ces temps-ci ? Provocateur l article c'etait cela ?
De sauvant
Biologie-BOP | 18H09 | 18/01/2008 |
MERCI ! je vous remercie infiniment pour ce résumé. Je ne suis qu'une étudiante de deuxième année de licence Biologie (spé BOP) et cela me fait vraiment plaisir, quand des personnes aussi savantes que vous, me permette de me plonger plus avant (ce sera ma lecture du week-end) dans l'évolution des sciences. Je n'oublie pas Rue 89 qui est ma lecture favorite de l'actu. (J'ai peu de temps libre ! )
PS. Je trouve les commentaires tres « grognons » Moi, je trouve génial que quelqu'un prenne la peine et le temps de nous informer. Je n'ai que 20 ans…et je ne sais rien.
à sauvant
De pablico
18H31 | 18/01/2008 |
Te fait pas de bile Sauvant. Moi j'en ai 60 et j'en sais pas plus. On croit savoir, mais ça évolue tout le temps.
La vie n'a rien d'une science exacte.
Déroutant, quand tu apprends bien quelque chose, la technologie et les connaissances changent, tes connaissances deviennent obsolètes.. Et on réapprend, cela ne fini jamais.
à sauvant
De france renouveau
18H38 | 18/01/2008 |
perds pas de temps alors ! ! ! va plancher si tu n'as pas bcpde temps, ne le perds pas ici : ) car il faut trouver pr le sida et le cancer en 2008 ! rends toi compte le sida a ete decouert en 1983 « 25ans ! » un quart de siecle ! ! ! ! c'est enorme et on se dit moderne ? pffffiou tu parles ! a part faire des porcs fluo et abandonner monsento on fait quoi rien ? on vient de decourir que les neurones du cerveau ne disparaissent pas come on le croyait depuis 100 a ! !
quon cherche et vite avec le fric quon donne on devrait trouver non ? ou alors vous changer de pc et de bureau toutes les semaines ? on mavait dit que lon depensant on gacheait le fric ds les labos ! : ) cern, inra inserm etc…
De Néwick
Etudiant en médecine | 20H41 | 18/01/2008 |
Parce que tu penses que la science n'a pas fait de progrès sur ces domaines en 25 ans ? Compare un peu les médianes de survies entre 1985 et maintenant, tu verras la différence. Puis regarde ensuite les effets secondaires des traitements, ça n'a rien à voir !
De Sebly
Intermittent de la recherche | 22H49 | 18/01/2008 |
peut-on connaitre vos références pour tenir des arguments pareils svp ? Avez-vous la moindre idée de la complexité du virus du SIDA ? avez-vous déjà pensé à la difficulté expérimentale pour l'étudier ? Savez-vous que pour y comprendre quelque chose (et donc envisager une pharmacologie) nous en sommes au niveau moléculaire et atomique ? Savez-vous que la droite au pouvoir réduit les crédits de recherche sur le SIDA depuis des années ?
bref, concernant le VIH, pour que vous puissiez voir que rien n'avance, je vous propose de vous rendre sur la base mondiale de publications de biologie/médecine qui se trouve à cette adresse : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez
ensuite vous tapez « HIV », vous obtiendrez environ 18000 citations qui correspondent à autant d'articles scientifiques sur ces dernières années. Prenez-en un au hasard et instruisez vous, avant de tenir des propos ridicules, pour ne pas dire totalement abrutis.
Enfin quand vous voulez je vous invite à venir faire un stage en laboratoire (CNRS, INSERM, au choix). Tiens, par exemple je vous ferai manipuler un bon flacon de virus bien infectieux, juste pour que vous rendiez compte du travail de fainéants que font les scientifiques. Nous vous regarderons ensuite nous expliquer comment fonctionne la bête. Je serai personnellement très intéressé si vous pouviez m'expliquer par quels mécanismes moléculaires la protéine de nucléocapside assiste la transcriptase inverse lors de l'infection. Ca fait 25 ans que des centaines de personnes de part le monde essaient d'y voir clair, donc nous attendons toutes nouvelles propositions.
PS : peut-être que les neurones ne disparaissent plus, mais méfiez-vous vous semblez un cas à part.
à Sebly
De france renouveau
11H56 | 19/01/2008 |
quel egocentrisme ! en t les cas vous etes pas trop pris par la recherche pour faire des posts ici et condescendant ! ja un ami qui est biologiste et « est notamment occuper des mitochondries, je vous touve egocentique ds vos propos, je sais que ds les instituts cnrs iserm il ya d'enormes achis d'argent c tout ne le niez pas on le sait ! apres que cela soit dur avec les transcriptses invers nuleosidique non nucleo ca je me doutes bien ! pas besoin de se la peter chacun son boulot !
De VyGER
Ingénieur informaticien | 01H00 | 20/01/2008 |
Vous devriez vous abonner à une revue de vulgarisation scientifique. Pour ma part je lisais « Science & Vie » quand j'étais lycéen et maintenant « La Recherche » et « Pour la science ». Il y aussi « Science & Avenir » qui a l'air pas mal et très abordable.
POur quelques euros par moi ça permet de se tenir au courant de l'actualité scientifique qui ne passe ni dans les dépêches AFP ni au journal télévisé.
http://blog.paven.fr/
De Sebly
Intermittent de la recherche | 22H28 | 20/01/2008 |
écoutez vous critiquez, je combat avec mes armes. Désolé pour vous si vous n'avez pas assez de munitions. Ce n'est pas parceque je sais de quoi je parle que je fais preuve d'égocentrisme.
Sinon venez aussi dépouiller les comptes des labos Inserm ou CNRS, on rediscutera ensuite de vos affabulations.
à Sebly
De jean.pierre
20H22 | 19/01/2008 |
» » » » » » »« si vous pouviez m'expliquer par quels mécanismes moléculaires la protéine de nucléocapside assiste la transcriptase inverse lors de l'infection » » » » » » »
je ne m'en souviens plus mais mon garagiste me l'avait expliqué.
De 1900
15H23 | 19/01/2008 |
Apprends à écrire, ça aide pour la lecture.
à sauvant
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
21H38 | 18/01/2008 |
Bonne chance pour tes études ….
Bonne réussite.
De efji
18H46 | 18/01/2008 |
Ne pouvant parler que de ce que je connais, contrairement au rédacteur de l'article, je trouve le 9e point sur le jeu de dames particulièrement crétin.
Le chapitre « physique » me semble vraiment très réducteur aussi.
Si tout le reste est de la même eau…
à efji
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 23H21 | 18/01/2008 |
C'est vrai que les sujets ont été choisis et rédigés par les responsables éditoriaux d'un des plus grands journaux scientifiques du monde. Et dont je n'ai fait que reprendre les thèmes pour les « adapter » à un public non spécialiste. Je pense qu'ils seraient très heureux de se faire traiter de « crétins », et je vous supplie de bien vouloir leur en faire part. Ca les intéressera surement.
à Damien Jayat
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 23H58 | 18/01/2008 |
Où est passé le post précédent sur le clônage :
Faut-il manger de la viande issue d'animaux clonés ?
Par Chloé Leprince (Rue89) 14H17 16/01/2008
La FDA américaine autorise la commercialisation de produits issus du clonage. L'agence européenne émet un avis favorable.
?
C'est bien gentil de reprendre une discussion en page de garde sur les commentaires mais ayez au moins la délicatesse de permettre aux gens de pouvoirs poursuivre la discussion plus loin :
http://www.rue89.com/2008/01/16/faut-il-manger-de-la-viande-issue-danima…
Je reprends, vous mettiez donc en page de garde le post de Bragon qui lui-même répondait à un de mes post hier 13h.
bilou.
18H13 16/01/2008
Pourquoi donc les chercheurs ne disent pas la vérité, à savoir qu'il est plus sain de se nourir dans la diversité génétique plutôt qu'une même population dans un environnement donné mange systématiquement le même individu ! Si la nature rend trés difficile et rare qu'il y aie deux individus ou plus identiques, c'est qu'il y a une raison. Lorsqu'on est chercheur et scientifique on ne peut pas affirmer que le clônage et les OGM sont des inventions utiles pour l'alimentation, non c'est faux, point barre.
Dolly est morte depuis bien longtemps sans qu'on sâche vraiment pourquoi elle est morte prématurement. Alors chouette l'emballage est superbe, la bête est musclée, le poil est drû, mais le code génétique ce n'est pas seulement l'emballage. Il est facile d'infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre.
Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c'est qu'il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour, c'est à dire l'utilisation d'outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu.
Comment dés lors évoquer le risque zero, on peut être pour le progrés, mais pas ça, manger du dolly, ou du maïs transgénique tels qu'ils ont été mis au monde, ça n'est pas le progrés, au contraire c'est de la regression à grande échelle. Le progrés, c'est le patrimoine génétique du vivant, c'est nos gênes qui traversent le temps et qui y résistent victorieusement !
Demain on produira à grande échelle dans l'espace ou pourquoi pas sur la lune des céréales et du bétail, ce sera techniquement possible ! Vous verrez on y arrivera, et on en n'est plus trés loin, c'est formidable …
Bragon
13H14 17/01/2008
« Si la nature rend trés difficile et rare qu'il y aie deux individus ou plus identiques, c'est qu'il y a une raison. »
Si je vous l'accorde, il est difficile de trouver deux infdividus animaux identiques, je ne suis pas du tout d'accord que la nature empêche qu'il existe deux individus identique. Prenons un simple bactérie, le mixage gnétique n'existe que rarement puisque sa reproduction se base sur la division cellulaire et que donc une bactérie mère donnera « naissance » à deux bactéries filles strictement identiques.Leur diversité génétique sera plus fondée sur la mutation de certains individus que le croisement.
On peut aussi retrouver des individus identiques dans les plantes, entre autre avec le bouturage ou même dans leur reproduction.
La fixation des caractères génétiques est un élément fondamental de toute sélection génétique. On en vient ainsi à votre seconde affirmation : « Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c'est qu'il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour »
Pensez vous que les premiers blés étaient comestibles ?
Pensez vous que les premiers épis de maïs étaient si gros et si prolifiques ?
Pensez vous que les première vache pouvaient produire plus d'un litre de lait par jour ?
Non, bien évidement, si on en est actuellement aux productions telle qu'on les connait c'est que l'homme est intervenu depuis l'invention de l'agriculture pour améliorer ses productions à travers la sélection. Bien sur il y a deux milles ans, cela ne passait pas par « l'utilisation d'outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu. » Mais l'Homme a modelé le vivant à ses besoin. Votre « premier jour » de manipulation du vivant ne remonte donc pas aux premiers OGM, mais dans les environs du néolithique.
Bien que le débat des OGM ne soit pas le sujet ici, je voudrait aussi répondre à votre affirmation « Il est facile d'infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre. »
ARRETEZ LA PSYCHOSE ! De l'ADN, vous en avalez tous les jours, pourtant il ne vous est jamais poussé des fleurs dans les cheveux des sabots ou des abricots au bout des doigts. Si les OGM peuvent avoir des conséquences potentiel sur l'envrionnement, des questions éthiques sur la manipulation du vivant ou qu'encore les protéines synthétisées (car faut-il le rappeler, ajouter un bout d'ADN, c'est « seulement » synthétiser une nouvelle protéine) peuvent agire sur notre corps, le génome ne pourra pas se transmettre du produit à l'Homme.
Ainsi je suis d'accord que les nombreuses manipulations actuelles peuvent parfois être effrayantes et mérites qu'on s'intéresse non seulement aux risques qu'elles comportes mais aussi à leurs conséquences à toutes les échelles de temps. Ce n'est pas pour autant qu'il faut rejeter en bloc toutes ces technologies qui cherchent (en bien ou en mal) à répondre à un problème toujours plus important de l'accroissement de la population mondiale.
Voici donc ma réponse
bilou.
07H21 18/01/2008
Tout d'abord, merci de m'avoir répondu et peut-être mieux noté qu'auparavant ce qui aura permis de faire resurgir mon post d'outre tombe, je vous assure que j'ai fait le maximum pour que le votre le soit aussi.
Vous êtes d'accord que la seule façon pour que deux animaux soient identiques en tout cas sur la grille de départ, c'est qu'il ait de vrais jumeaux, la cellule de départ mélant une partie du génôme des deux individus parents se divise à l'identique en autant de fois qu'il y a de jumeaux. C'est exactement ce qu'il se passe pour les clônages d'un même individu de départ sauf que l'on vide cette primocellule de son contenu pour y mettre les informations de l'individu clôné par n'importe quelle autre contenu de cellule intègre de cet individu. Déjà comment peut-on affirmer que l'utilisation du contenu d'une cellule d'un organe soit strictement identique en tout point à celui d'une cellule d'un autre organe ? Le choix du type de cellule pour le clônage est déjà bien cornellien.
Pour ce qui est des mutations, vous savez comme moi qu'elles peuvent intervenir dés la deuxième division cellulaire qui formera l'individu final. Au nom de cet affirmation on peut dors et déjà convenir que le clône d'un clône ne sera jamais identique à l'individu de départ puisqu'il aura forcément évolué dans un environnement différent sous des contraintes différentes de son « jumeau ».
Ainsi, si l'on considère que l'environnement dans lequel on évolue façonne de manière intrinsèque et perpétuelle le génôme final de chaque individu, il est pratiquement impossible, même pour des bactéries que deux individus se voient attribués un génôme parfaitement identique.
Pour ce qui est de mon affirmation comme quoi des gênes modifiés pourraient se confondre avec le notre, je suis d'accord que cette affirmation est exagérée, voire fausse, les choses ne se passent pas tout à fait comme cela, la nourriture qu'on mange se décompose dans nos organes sous formes d'acides aminés, cad des structures chimiques bien précises que l'on assimile et transforme en notre chaire en reproduisant le contenu supposé identique de chacun de nos cellules.
Dés lors qu'un gêne modifié se retrouve dans notre estomac, il sera de toute façon décomposé sous une forme que l'on pourra assimiler naturellement et donc transformer en une partie de nous même. La seule protection dont on dispose, c'est notre remarquable capacité à identifié les bons morceaux pour reproduire nos cellules. (et ça on ne le fait pas payer à MONSANTO, c'est tout benef)
Mais tout cela n'est que supposition, comment en effet affirmer que la structure moléculaire d'un gêne issued'une animal donné est parfaitement compatible d'une espèce à l'autre ? Enfin un gêne, ce n'est pas une molécule, c'est des milliers voire des centaines de milliers d'atomes assemblés entre eux. Lorsque l'on introduit un gêne dans un magma génétique, c'est des milliards d'informations que l'on introduit dans le génôme. Or vous savez comme moi qu'une partie seulement de ce génôme s'exprime dans « l'unicité » de l'individu, une bonne partie constituant une réserve pour les générations suivantes, le patrimoine, la richesse qui constitue l'espèce à laquelle appartient l'être vivant. C'est pourquoi même si le clône ou l'OGM parait en bonne santé, rien ne prouve que sa descendence soit viable tout autant. Ca pourrait d'ailleurs expliquer pourquoi Monsanto diffuse des OGM non reproductibles, ce qui obligent les cultivateurs à acheter chaque année de nouvelles semences, sans quoi ça serait trop dangereux, ou tout simplement pourrait nuire à sa réputation en cas d'apparition d'anomalies génétiques dans la descendance.
Mais voilà, vous voyez bien que ce qu'il se passe, c'est quand même assez grâve, chaque année Monsanto distribue le même individu à quelques détails prés dans le monde entier, alors que la selection naturelle qu'on a opéré pendant des millénaires a fait qu'on a aujourd'hui plusieurs espèces d'un même légume ou d'un même fruit, de toute façon même sans l'homme, la nature fait que ce sont les espèces les plus resistantes qui survivent et se pérpétuent. Regardez ce qu'il s'est passé il y a plusieurs années en Inde, Monsanto a vendu des tonnes de semences de riz modifiées aux indiens qui n'étaient pas si performantes au début de leurs manipulations. Des milliers de paysans ont vite abandonné ces semences et un gigantesque programme de classification des différents riz indiens a été orchestré par le gouvernement de sorte que les différents problèmes auxquels été confrontés les paysans soient réglés autrement que par des OGM, aujourd'hui la production de riz indienne se porte à merveille et ouf les différents riz sélectionnés pendant des millénaires par les paysans indiens ont été sauvegardés. Voilà pourquoi le riz indien a su rester un des meilleurs riz du marché mondial, mais heureusement que le riz de monsanto n'était pas tout à fait au point, sinon le basmati n'existerait peut-être plus …