Après vingt-cinq ans de recherche, le sida court toujours

Dans une usine de fabrication de préservatifs, à Taijin, en Chine (Jason Lee).

En juin 1981, le centre de contrôle des maladies d’Atlanta (Etats-Unis) annonçait le décès suspect de cinq jeunes hommes des suites d’une même maladie : une infection pulmonaire d’une forme assez rare en temps normal. Oui mais voilà, le Centre avait bien senti qu’on n’était plus en temps normal. En effet, après quelques recherches on comprit que les cinq décès étaient tous liés à une maladie inconnue jusqu’alors, en tous cas pas précisément identifiée.

Chez tous les malades, on notait une chute vertigineuse des cellules du système immunitaire, c’est-à-dire les cellules qui montent la garde contre toutes sortes d’invasions (virus, bactéries, parasites). Les malades se retrouvaient quasiment sans défense, et le moindre microbe, inoffensif pour un individu en pleine possession de ses moyens, leur devenait fatal. A la fin de la même année 1981, les Américains proposèrent donc l’abréviation AIDS (version anglaise de notre Syndrome d’immuno-déficience acquise) pour décrire la maladie.

Ainsi débutait un combat vieux de plus de vingt-cinq ans maintenant entre le puissant Etre Humain et le minuscule VIH (Virus d’immunodéficience humain), responsable du sida. Entre David et Goliath, finalement, rien n’a changé : le bilan de la guerre est de 25 millions de morts et de 40 millions de contaminés.

Le VIH a été identifié et officiellement tamponné au début des années 80 par deux équipes de chercheurs. A ma gauche, l’équipe française du professeur Luc Montagnier, de l’Institut Pasteur. A ma droite, celle de l’Américain Robert Gallo, du National Cancer Institute. Les deux équipes se sont savamment étripées pour savoir laquelle des deux avait découvert le virus en premier, et le débat ne sera probablement jamais tranché.

Remarquez qu’on s’en fout, nous autres pauvres mortels pour qui une seule chose compte : comment se débarrasser de cette saloperie de bestiole ? La question reste à la fois primordiale et sans réponse, malgré les millions de dollars investis presque sans compter, malgré les nuits blanchâtres et les litres de sueur que les savants ont fait perler à leur front. Pour comprendre les raisons de cet insuccès, il va falloir tripoter un peu l’intimité du VIH.

La parfaite machine à tuer mesure un dixième de micromètre

Le monstre mesure à peine 0,1 micromètre ; il est donc un tout petit peu plus grand qu’une tête d’épingle coupée en 25 000. A cette taille-là, un virus est à peine considéré comme un être vivant. Et pour cause : il n’est même pas fichu de se reproduire tout seul. Pour faire ses petits, il a besoin d’envahir une cellule vivante et de détourner à son profit l’outillage dont celle-ci dispose pour sa propre reproduction. Considérons l’acte comme une sorte de viol microscopique, afin de bien comprendre que par nature, le virus est un type franchement louche.

Le VIH, comme tous les virus, est formé de très peu d’éléments. Son composant central est une molécule d’ARN : de la même famille que l’ADN, cette molécule sert de support à l’information génétique du virus. Mais l’ARN ne peut pas être utilisé tel quel, car en matière de mémoire génétique, seul l’ADN constitue un langage compréhensible. Le virus possède donc un outil spécial qui permet de transformer l’ARN en ADN : l’engin s’appelle « transcriptase inverse », tout bonnement parce qu’il transcrit l’ARN en ADN, exactement l’inverse du processus naturel qui fait passer de l’ADN à l’ARN.

L’ARN du virus et sa transcriptase inverse sont isolés de l’extérieur par trois couches protectrices. La première couche, la plus interne, est constituée d’un assemblage de protéines appelées p24gag (qui est tout sauf drôle, comme son nom ne l’indique pas). La deuxième couche est formée d’un autre assemblage à partir des protéines p17gag. La couche externe, enfin, est constituée de matières grasses parsemées d’autres protéines aux doux noms de gp41 et gp120.

Et vous allez voir comme le VIH est bien gaulé. En effet, parmi les quelques gènes portés par l’ARN du virus, on en trouve trois qui servent justement à fabriquer les trois familles de protéines les plus indispensables au VIH :

  1. le gène gag pour les protéines formant les 2 couches internes
  2. le gène pol pour la transcriptase inverse et pour la protéase, une protéine très importante qui gère la mise en forme définitive de toutes les autres protéines du virus. Sans elle, pas de virus fonctionnel, et vous verrez pas plus tard que bientôt combien la protéase intéresse la médecine.
  3. le gène env pour les protéines de l’enveloppe externe.

Le virus se reproduit chez les autres

Avec ces informations en main, nous pouvons maintenant suivre les étapes de l’infection d’une cellule par le VIH. Tout commence lorsque le petit monstre rencontre une cellule du système immunitaire. Le VIH infecte surtout des lymphocytes T, mais il peut aussi, selon son bon plaisir, jeter son dévolu sur des macrophages ou d’autres cellules encore.

La reconnaissance se fait par l’intermédiaire de deux protéines, l’une à la surface du HIV (la gp120), l’autre à la surface de la cellule-bientôt-infectée (la CD4). Les deux protéines s’emboîtent littéralement l’une dans l’autre, comme un oeuf dans son coquetier. Une fois assurée la liaison VIH-cellule, la phase suivante est celle du « en joue... feu ! : les protéines gp41 se plantent à travers la membrane de la cellule, permettant au virus de s’ouvrir complètement pour déverser son ARN et sa transcriptase inverse dans la cellule.

La transcriptase se met très vite au turbin et transforme l’ARN du virus en ADN en moins de temps qu’il n’en faut à une ombre pour rattraper un type qui vient de faire demi-tour. L’ADN viral est alors pris en charge par la cellule, qui est absolument incapable de faire la différence entre l’ADN d’un virus et le sien. Et la cellule, en toute innocence, de fabriquer à partir de l’ADN toutes les protéines du virus : p24gag, p17gag, gp41, gp120, transcriptase inverse, protéase, etc.

Tout ce petit monde se rassemble, s’organise, et finalement forme des centaines de petits virus qui, enfermés dans la cellule, ne demandent qu’à sortir. Ils sont d’ailleurs très vite exaucés : à force d’accumuler des virus, la cellule finit par exploser et libère son trop-plein dans la nature.

A partir d’un seul virus, la cellule en a fabriqué des centaines, se conduisant elle-même à la mort. Et le cycle infernal peut recommencer, jusqu’à la disparition presque totale des cellules immunitaires sensibles au VIH. C’est alors que le malade est en grave danger…

La lutte est inégale, mais l’homme garde espoir

Un des avantages de l’homme sur le virus réside dans la simplicité de ce dernier : une dizaine de protéines différentes, qui sont autant de cibles sur lesquelles on peut déverser toute notre puissance médicale. Car, peut-être ne le saviez-vous pas, l’immense majorité des médicaments ont pour cible des protéines. Les scientifiques ont donc torturé les protéines du VIH pour trouver un moyen de les détruire, ou au moins de les inactiver. Et ils y sont parvenus.

Dès 1985, les Américains essayaient de soulager leurs malades à grands coups d’azidothymidine, mieux connue sous le nom d’AZT. Cette petite molécule se fixe sur la transcriptase inverse du VIH et empêche son action : plus question pour le virus de transformer son ARN en ADN.

Mais l’AZT n’est que partiellement efficace, et par la suite les chercheurs ont mis au point d’autres molécules ciblant la transcriptase inverse. Utilisées conjointement avec l’AZT, ils furent à la base des dithérapies.

Puis, en 1996, on réussit à cogner un grand coup sur la protéase du VIH à l’aide d’une famille de médocs toute neuve, celle des antiprotéases. Une fois la protéase amochée, ce sont toutes les autres protéines du virus qui ressortent cabossées et la reproduction du virus est mise à mal. Les trithérapies proposées aujourd’hui aux malades sont donc constituées de trois médicaments : deux contre la transcriptase inverse et un contre la protéase.

Mais cet arsenal ne suffit toujours pas à couler le VIH. Car il sait se défendre, le petit. Tout ça parce que sa transcriptase inverse sait à peine lire : elle n’arrive pas à recopier l’ARN deux fois de suite sans se tromper, et ne fabrique jamais deux exemplaires du virus exactement identiques.

Au final, si deux individus sont contaminés par le même virus, au bout de quelques mois ils porteront des formes différentes de celle de départ et différentes entre elle ! Chaque individu atteint fabrique une forme nouvelle du virus

Bilan des courses : chaque individu porteur du virus est quasiment porteur d’une forme unique, contre lesquels les médicaments ne marchent pas toujours très bien. Et pour trouver un médicament qui soit efficace contre toutes, absolument toutes les formes de virus, les chercheurs rament comme des kayakistes qui remonteraient l’Isère à la fonte des neiges.

D’ailleurs, les trithérapies sont aujourd’hui devenues des multithérapies : on n’utilise plus trois, mais parfois quatre ou cinq médicaments en même temps... En parallèle, on cherche de nouvelles cibles pour de nouvelles familles de médicaments. Notamment, les chercheurs se penchent avec beaucoup d’attention sur la liaison entre la protéine gp120 du virus et la protéine CD4 des cellules cibles. L’objectif est de couper la liaison entre les deux et d’empêcher ainsi le virus d’entrer. On lui claque la porte au nez, et il peut bien crever de faim, de froid, de soif, de ce qu’il veut du moment qu’il disparaît ! Samedi 1er décembre, on célébrait tristement la 20e Journée Mondiale contre le SIDA. Tristement, car malgré ces connaissances approfondies à disposition de l’homme sur le VIH, malgré les essais cliniques par dizaines, malgré les espoirs et les luttes, il reste beaucoup de chemin à parcourir avant d’éradiquer le monstre.

D’ici là, que chacun reste sur ses gardes et note en rouge dans sa mémoire ces trois informations primordiales. D’un, on ne guérit pas du SIDA, on ne peut au mieux que le contenir. Deux, le SIDA est une maladie mortelle. Trois, un seul moyen de protection efficace existe contre sa propagation : le préservatif. Il reste aussi l’abstinence, vous me direz. Mais avouez que c’est moins drôle.


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Ashanti
13H00 11/12/2007

Bonjour
Comment expliquez-vous le phénomène de résistance particulier de certaines prostituées d’Afrique contre le virus du SIDA ? Est-ce une piste pour la recherche future ?

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
23H50 11/12/2007

Attention, la « résistance » au VIH qu’on observe chez certains humains n’est pas une « vraie » résistance en ce sens que les types (ou les nanas) sont quand même contaminés par le VIH. Simplement celui-ci ne se développe pas et reste à un niveau très bas dans le corps. Cela n’empêche pas les individus d’être contaminés, et donc porteurs du virus!

Les chercheurs n’expliquent pas encore avec certitude pourquoi certains résistent mieux que d’autres au virus. Ce dont ils sont presque sûrs d’être certains (le doute fait partie des obligations professionnelles du savant), c’est que le phénomène vient d’un système immunitaire particulièrement costaud. Par exemple, en avril 2007 une équipe de chercheurs français a mis en évidence que certains lymphocytes de patients résistants étaient capables de détecter puis d’exterminer les cellules contaminées par le VIH. Celui-ci n’a donc pas le temps de faire le méchant avant d’être dégommé par ces espions internes bien vigilants.

Pourquoi ces lymphocytes sont-ils particulièrement vigilants? Excellente question. Il semble qu’ils sont porteurs d’un patrimoine génétique particulier, qui rend leur surface très sensible au VIH et capable de renifler la moindre trace du monstre. Ce qui intéresse bien sûr la médecine, qui aimerait bien reproduire en médicament les lymphocytes détecteurs. Mais il reste de nombreux problèmes à éliminer. Entre autres, le faible nombre d’humains résistants au départ (moins de 1% des séropositifs), et surtout le fait que chaque patient est porteur de ses propres lymphocytes bien étiquetés et qui ne marchent presque jamais sur un autre patient.

En conclusion, le phénomène de résistance est très intéressant et porteur de beaucoup d’espoirs. Mais comme tout traitment éventuel contre le VIH, son efficacité est encore très hypothétique.

 
Thorgal46 | Informaticien dans le Lot
15H03 11/12/2007

Bonjour,
une question mille fois posée certes, mais pour une fois qu’un scientifique me parle du Sida et que j’ai l’impression de comprendre (un peu) quelquechose, j’en profite :
Comment est né ce putain de virus ??

 
Sexus Empiricus
18H10 11/12/2007

En attendant la réponse, je me permets juste de rappeler le livre très instructif Histoire du sida: début et origine d’une pandémie actuelle paru en… 1990.
La question qui vous intéresse est abordée, mais la réponse est pour le moins incertaine et nébuleuse comme toutes les origines (si je me souviens bien). En 17 ans, y voit-on plus clair que Mirko D. Grmek (1924-2000)?
(Je trouve, entre parenthèses, que les ouvrages sur l’histoire des maladies et de la médecine qu’on doit à Grmek sont très stimulants: je suppose qu’on en trouve dans les bonnes bibliothèques municipales - peut-être à Cahors?)

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
00H12 12/12/2007

Et bien personne n’en sait fichtre rien! Les deux formes principales du virus humain (VIH-1 et VIH-2) sont très proches de celles infectant des singes, et notamment le chimpanzé ou le mangabey. D’où plusieurs hypothèses qui tournent autour d’une transmission du singe à l’homme, mais dont on ne sait rien avec précision. Le singe a-t-il refilé son virus à l’homme au cours de relations sexuelles un peu honteuses? L’homme a-t-il bouffé du singe contaminé? sont-ce des mutations successives du virus de singe qui lui ont permis de passer ensuite à l’homme? L’homme est-il porteur d’une forme de VIH depuis très, très longtemps, et celle-ci aurait muté peu à peu au point de nous rendre malades? Allez savoir…

En tous cas, beaucoup d’animaux sont infectés par des virus entrainant des déficiences immunitaires (il existe par exemple une maladie proche du SIDA chez les matous). Le virus qui touche l’homme est probablement dérivée d’une forme qui infectait nos ancêtres ou des singes plus modernes. Comment la transmission s’est-elle faite? Mystère. Je préfère donc ne rien avancer de plus que ces quelques question. Ce dont on peut être sur, en tous cas, c’est que l’épidémie est partie d’Afrique de l’ouest, avant de s’étendre au reste du monde en passant probablement par Haïti puis les USA. Le transport moderne est donc vachement pratique pour le tourisme, mais aussi pour diffuser une épidémie quelques années…

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
15H36 11/12/2007

Merci pour un article très pédagogique et non dénué d’humour!

N’oublions pas, nous qui ne sommes pas spécialistes, les aspects politiques de la question, notamment le refus des grandes firmes pharmaceutiques opposés à la production de génériques, seuls moyens de lutter efficacement contre ce virus dans les pays non solvables (en Afrique, en Asie, en Amérique latine…), et la nécessité de remettre en cause le droit absolu du brevet et de la propriété intellectuelle face à une réelle urgence humanitaire et tout simplement sociale & politique…

 
Ashanti
15H49 11/12/2007

En Août dernier, Novartis a perdu un procès en Inde concernant la frabrication d’un médicament contre le cancer. Cette décision de justice ouvre une voie importante à la fabrication d’antirétroviraux moins chèrs et un espoir immense pour les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud.

http://www.afrik.com/article12265.html

 
babakchit
01H42 12/12/2007

Merci pour la clarté de l’article, comme pour les précédents, et pour les précisions apportées par la suite. Cependant, vous dîtes : « Ce dont on peut être sur, en tous cas, c’est que l’épidémie est partie d’Afrique de l’ouest, avant de s’étendre au reste du monde en passant probablement par Haïti puis les USA. » ; c’est une certitude ou alors « le doute fait partie des obligations professionnelles du savant ». Sinon, l’origine de l’épidémie ne veut pas dire origine de la maladie ?
Il est vrai que beaucoup de questions restent sans réponses pour vous scientifiques, alors pour nous !!!

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
11H18 12/12/2007

La question de « l’origine » d’une maladie est une question d’ordre biologique: quel est l’élément responsable de la maladie? Un virus pour le sida ou pour la grippe, une bactérie pour la légionellose, une protéine mal foutue pour l’ESB, etc. L’origine du VIH est donc la question: d’où vient ce virus, de quelle autre forme est-il le bébé? Car les virus, comme tous les êtres vivants, existent et ont évolué depuis des millions d’années.

La question de « l’origine » d’une épidémie est par contre d’ordre davatange sociologique: il s’agit maintenant de savoir où, comment et pourquoi une maladie, qui existe partout dans le monde mais de façon très « diluée », va se concentrer et toucher en un minimum de temps, dans un espace réduit, beaucoup de gens. Puis se disperser à grande échelle.

 
Sybillin
06H29 12/12/2007

Un condensé microscopique de simplicité et de létalité. Comme une leçon d’humilité pour l’Homme qui nous rappellerait que la Nature a une beauté à elle, mais qu’elle ne tend certainement pas vers le bien.
Reste à espérer que la science trouvera un jour la clé de la porte que cet « ARN égoïste » emprunte pour nous infecter. Mais je suis déjà bien optimiste en présumant que cela ne dépend que de l’évolution des connaissances et techniques scientifiques. Sans vouloir donner de l’eau au moulin de paranoïaques criant à la conspiration devant chaque zone d’ombre qu’ils ne savent éclairer : Quelqu’un aurait-il une idée de ce que serait le manque à gagner pour l’industrie pharmaceutique si un traitement curatif venait à être découvert ?

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
11H25 12/12/2007

A mon avis, vu l’état de délabrement et de pauvreté d’innovation de l’industrie pharmaceutique mondiale, toute entreprise qui trouverait un moyen efficace de lutter contre le sida serait très, très, contente. Cela dit, étant donné que l’épidémie touche surtout les pays pauvres mais concerne finalement tout le monde, qu’on trouve un vaccin (préventif) ou un médicament (curatif) n’aura pas les mêmes effets. Les médicaments seront surtout intéressants pour les pays les plus touchés, mais ils n’auront pas les moyens de se les payer. Le vaccin, au contraire, concernerait le monde entier. Et donc plus rentable.
Ce qui est surtout emmerdant pour l’industrie, et la source de son manque à gagner (c’est d’ailleurs pour ça qu’ils gueulent!) c’est quand certains pays, avec leurs propres entreprises, proposent des médicaments moins chers. Mais ça, messieurs les industriels, il fallait s’y attendre. A force de vanter la libéralisation totale des marchés, il faut bien que de temps en temps elle vous retombe sur la gueule…

 
Sinouhé
10H10 12/12/2007

Bonjour,

Et la thése qui consite a dire que le virus du SIDA a été rendu trensmisible a l’homme par le truchement des vacinations « Humanitaire » dans les années 60 et particuliérement en Afrique de l’ouest, Ces vacins qui avait été cultivé sur des cerveaux de singe vert par exemple?
Qui a des infos a ce propos?

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
11H29 12/12/2007

Il existe des milliers de théories sur l’apparition du VIH. Probablement toutes aussi farfelues les unes que les autres. Mais l’incertitude laisse la porte ouverte à toutes les possibilités! Et après tout, pourquoi pas? Mais alors, aucune théorie n’est a priori plus valide que les autres…

 
Sebly | Intermittent de la recherche
12H48 12/12/2007

déjà il faut savoir que même la date « d’arrivée » du virus sous sa forme connue a été remise en question il y a quelques années. Les premières contaminations dateraient de la fin des années 60.

Sinon sympathique article didactique, malgré plusieurs erreurs et inexactitudes. Pol code pour 3 enzymes virales : la protéase, la transcriptase inverse et l’Intégrase. Cette dernière est essentielle car c’est elle qui permet d’insérer l’ADN viral dans l’ADN de la cellule hôte, afin de transformer les gènes du virus en gènes lisibles par la cellule.

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
12H54 12/12/2007

Merci pour ce rappel. Je n’en avais pas parlé car je pense qu’il est parfois bon de ne pas donner toutes les informations au lecteur, afin qu’il ne se perde pas trop dans les méandres de la vie et des ses mécanismes…

 
Sebly | Intermittent de la recherche
14H33 12/12/2007

certes !
Mais bravo, bel effort !
d’autres infos sont trouvables sur wikipédia pour qui veut creuser. La page en Français commence à prendre du poids.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VIH

 
Jean-Jacques Louis
10H18 13/12/2007

Vraiment un bon article. Mieux : un cours de biochimie qui reste rigoureux tout en étant compréhensible.

Je comprends que vous vous soyez orienté vers le soutien scolaire à domicile. Vous devez être un bon professeur.

Et pas mauvais non plus en vulgarisation scientifique. Allez plus loin que « quelques tentatives d’écriture ». On attend toujours des successeurs de Martin Gardner et de Carl Sagan.

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
11H18 13/12/2007

Merci beaucoup pour vos encouragements! Pour « aller plus loin » comme vous dites, j’ai déjà écrit un bouquin de vulgarisation pour lequel, comme des milliers d’êtres humains, je cherche toujours un éditeur…