Univers : les Grecs avaient vu juste, et vint ce bêta d'Aristote…
Près de mille ans avant Copernic, les savants Thalès, Anaximandre ou Parménide avaient une vision plutôt pertinente du cosmos.
Le big bang a-t-il eu lieu ? Ou alors faut-il que Dieu, par son doigt magique, ait créé l'espace, le temps et la matière ? Et si le big bang a vraiment existé, qu'y avait-il avant ?
Rien, c'est impossible. L'idée du vide, du néant absolu est déroutante, voire inacceptable. A l'opposé, l'éternité est un refuge trop facile : l'univers a toujours été là, point final, n'en parlons plus. Comme un échappatoire face à une question trop complexe.
Entre ces deux extrêmes, l'origine de l'univers est-elle résolue par les théories scientifiques modernes ? Loin de là. Le sera-t-elle un jour ? On conseille à celui qui mettrait ses mains à couper qu'il peut le prédire de vite apprendre à écrire avec les pieds.
L'idée d'un univers éternel, finalement, pourrait sembler la plus séduisante. C'est en tous cas celle qu'adoptèrent les premiers savants « modernes », ceux qui ont développé la science hypothético-déductive, pleine de théorèmes et de raisonnements logiques : les Grecs de l'Antiquité.
Etait-ce une façon de louvoyer entre les problèmes pour mieux les éviter ? Que nenni. Les Grecs n'étaient pas si peureux devant l'adversité. Simplement, comme ils ne pouvaient imaginer le néant qui aurait précédé une quelconque création, la seule explication logique était un univers éternel. Ce qui ne leur posait pas le moindre souci existentiel. Et à partir de là, ils ont fondé une astronomie pas piquée des hannetons cosmiques.
Dès l'Antiquité, Thalès estime la distance Terre-Lune avec une grande précision
Thalès ouvrit le feu, au VIe siècle avant J.-C. Cher Thalès, qui donna son nom à un théorème dont les collégiens sont frénétiquement adeptes (certes, on les force un peu) et qui permet des calculs fascinants avec deux triangles en même temps.
Grâce à cette ingénieuse géométrie, Thalès permit à ses successeurs d'évaluer la distance Terre/Lune comme valant 110 fois le diamètre de la Lune. Un calcul vieux de presque 2 500 ans, on se dit qu'il fut réalisé à moitié au pif… mais paf : il était rigoureusement précis, à une virgule près.
La forme de la Terre selon Thalès se révéla moins exacte : un disque flottant sur la mer, sous une voûte céleste où les étoiles étaient plantées. Il ne pouvait pas être fort partout, ce brave homme. Mais en géométrie, avouez, il valait bien son pesant d'huile d'olive.
Anaximandre, contemporain de Thalès, proposa que la Terre ne soit plus au fond d'une cloche à fromage, mais au centre du cosmos qui l'entoure totalement. Léger progrès, même si notre planète gardait une forme rigolote : un bout de cylindre…
Le suivant fut un autre producteur de théorèmes : Pythagore. Avec sa quasi-secte vouant un culte béat aux « Nombres », il affirma que les astres, forcément parfaits, ne pouvaient avoir que la forme géométrique parfaite : une sphère. Quant à leurs mouvements, ils devaient aussi être impeccables : des cercles, obligé.
Si la Lune est ronde, pourquoi pas la Terre aussi ?
Mais Pythagore n'a rien démontré à ce sujet. Pour cela, il fallut attendre Parménide, au Ve siècle avant J.-C. Il commença par expliquer les phases de la Lune comme le résultat d'un éclairage à orientation variable sur une sphère. Et après tout, si la Lune était ronde, pourquoi pas la Terre aussi ?
Il faut dire qu'au Ve siècle, des faits troublant pointent le nez et froncent les sourcils des Grecs. Lors des éclipses de Lune, on observe sur l'astre sélène une ombre, celle de la Terre. Or cette ombre est toujours courbe, depuis des dizaines et des centaines d'années, à chaque éclipse. Et seule une sphère a la propriété de former, quelle que soit la façon dont on l'éclaire, une ombre courbe.
Et puis les Grecs mènent leur barque de plus en plus au Sud, jusque sur le Nil où les marins voient apparaître de nouvelles étoiles au-dessus de l'horizon.
Où se cachaient-elles donc ? Sous la Terre ? Et si elles apparaissent au fil de l'eau, est-ce à cause de l'horizon qui a lui aussi une forme courbe ? Si la Terre était plate, les étoiles devraient surgir toutes ensemble, ou bien jamais…
Parménide en conclut que la Terre est sphérique. C'est la seule façon d'expliquer les observations. Et les astres font bien des ronds comme le disait Pythagore. Ce qui, au passage, était une erreur : les orbites des planètes ne sont pas des cercles mais des ellipses.
Aristote, un cador en philo, mais un nul en astronomie
Environ un siècle après Parménide, on rencontre ce grand bête d'Aristote. Immense philosophe toujours actuel, fondateur incontestable d'une certaine forme de pensée et de science. Mais en astronomie il se révéla assez nul, bien que son raisonnement fût tout à fait logique.
Pour lui, la Terre était une sphère totalement immobile et les astres tournaient autour. Normal. La philo d'Aristote plaçant l'homme au centre de tout, fatalement la Terre devait être plantée au milieu du cosmos. Rien de moins. Et Aristote, à l'époque (il vécut entre -384 et -322) était un grand, un immense monsieur. Précepteur d'Alexandre le Grand, s'il vous plait. Elève de Platon, qu'il s'est même autorisé à critiquer.
Le plus convaincant des astronomes, le plus beau des calculs pouvaient alors venir, aucun espoir d'être entendus s'ils contredisaient la parole du Maître. Même si le Maître marchait complètement à côté de ses sandales.
Héraclide, contemporain d'Aristote, montra que la Terre n'était pas immobile mais faisait un tour sur elle-même en une journée. Mercure et Vénus devaient, selon lui, tourner autour du Soleil. Pas pour Aristote. Hop, aux oubliettes Héraclide !
Aristarque réalisa ensuite une série de calculs éblouissants. A partir d'observations d'éclipses de Lune, il estima que celle-ci était environ trois fois plus petite que la Terre. Pas si mal, le chiffre réel est d'environ 3,7. La Lune étant plus petite, elle devait donc tourner autour de nous. Logique : le petit est soumis à l'influence du gros.
Avec les éclipses solaires, Aristarque estima ensuite que la Terre était elle-même six fois plus petite que le Soleil. Là, d'accord, ils commit une erreur importante, le Soleil n'est pas six fois plus large que la Terre, mais Cent fois.
Qu'importe, l'ordre de grandeur et la logique sont corrects : le Soleil est plus grand, donc la Terre devrait tourner autour. Obligé. Mathématique. Aristote le croyait-il ? Non. Il pensait exactement le contraire. Et zou, flanquez-moi cet Aristarque à la porte !
Un monde oublié, puis redécouvert
C'est ainsi que les Grecs bâtirent, entre les 6ème et 3ème siècles avant notre ère, des conceptions de l'Univers pleines de géométrie et de logique, de raisonnements et d'intuitions, parmi lesquelles se trouvait un modèle assez proche de la réalité. Mais ce modèle fut étouffé par la toute puissance d'Aristote, dont les détracteurs étaient presque taxés d'hérésie.
La Terre au centre de tout, idée séduisante pour la jeune église chrétienne qui, dès le Ier siècle, fut bien heureuse de récupérer Aristote. Sacrée référence qui tombait bien : Dieu était justement censé avoir créé la Terre et l'Homme pour les placer au centre de l'univers.
Ce modèle « géocentrique » (complété par l'astronome Ptolémée au IIe siècle) devait tenir le devant de la scène pendant 1700 ans. Jusqu'à ce que Copernic…
Mais là on change d'histoire, on passe à la Renaissance. J'en ai parlé dans une précédente note, inspiré comme cette histoire grecque par une conférence donnée par Jean-Noël Sarrail, vulgarisateur en astronomie, à Labège (près de Toulouse).
Pour ceux qui habitent dans le coin, le 10 novembre une nouvelle conf » revient sur la Renaissance. Puis le 24 novembre on se penche sur la vie et la mort des étoiles, avant une dernière séance le 8 décembre -avec concert à la fin- sur l'exploration du système solaire. Ces rencontres sont organisées par l'association Delires d'encre.
Pardon pour l'annonce un peu locale, mais après tout il n'y a pas qu'à Paris qu'on organise des choses passionnantes. Déjà, en Grèce, il y a 2 500 ans, on inventait un monde extraordinaire : le nôtre…
Vidéo : le générique de la série « The Big Bang Theory », ou l'histoire de l'Univers résumée en 20 secondes.
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De BILOU
12H25 | 23/10/2009 |
Belle synthèse de vulgarisaation scientifique donnant envie d'approfondir.
Et aujourd'hui, nous redécouvrons les théories de l'Antiquité et que celles-ci étaient relativement précises au regard des outils à leur disposition.
Si, nous redécouvrons la roue, cela vient du fait que les scientifiques ont été progressivement mis à l'index car trop dérangeant pour les dirigeants de l'époque.
de plus, vous pourriez ajouter l'influence des religions qui contredisaient ou condamnaient leurs théories.
De Enki
Alchimiste | 12H51 | 23/10/2009 |
(N'oublions pas Hipparque et Aristarque de Samos.)
On sous-estime probablement la part des apports extérieurs au génie grec, notamment des civilisations qui ne faisaient pas ou que peu usage de l'écrit.
Une part du génie grec est la valorisation sociale du savoir dans ses sociétés.
Heron d'Alexandrie connaissait la force motrice de la vapeur et la bielle, il aurait pu inventer la machine à vapeur, le chemin de fer ou l'automobile, mais ce qui éclatait ses contemporains, c'était la production d'automates de spectacle.
Pythagore, aujourd'hui, passerait pour ce qu'il était: Une sorte de gourou du 1, inspiré par des philosophies exotiques.
Kaï Elge Wirdt (ou Viert, navré, de mémoire phonétique) est un historien de l'art norvégien. Ni géographe, ni astronome, il a néanmoins relevé la correspondance de la carte astrologique zodiacale avec les voies maritimes et fluviales du globe, par projection. Il corrèle en outre les légendes et symboliques rattachées aux constellations avec des données concernant les régimes de vent et les courants.
D'où la théorie de ce qu'il s'agirait d'une cartographie de la navigation circumplanétaire antérieure aux grecs.
Dans les caves du musée de Bagdad, dans les années soixante, un ingénieur allemand travaillant à l'élaboration du réseau d'égouts s'interpella d'un objet remisé et classé comme "objet de culte" . Daté à 2000 ans avant JC, ledit objet de culte était un empilement alterné de cuivre et de zinc, c'est à dire: La pile de Volta.
Non, la progression du savoir n'est pas linéaire.
(Délicieux article, encore une fois!)
De dudesque
généralement sur mon séant | 12H54 | 23/10/2009 |
En tout cas, c'est un des articles de vulgarisation historico/astronomique le plus interessant que j'ai lu!, je ne connaissait pas du tout la moitier de ces brave grecs qui ne cesseront de m'impressionner!
Zetaient fort ces grecs!
De Crainquebille
13H36 | 23/10/2009 |
« La Terre au centre de tout, idée séduisante pour la jeune église chrétienne »
Du coup, pauvre Aristote, vous l'accusez injustement ! car c'est l'Église qui a engloutit l'Europe dans un obscurantisme dont Aristote est devenu malgré lui un faire-valoir.
Il nous a fallu plus de 1000 ans pour nous en relever et revenir au niveau des écoles scientifiques de l'Antiquité (tel que le scepticisme méthodologique et autres pensées presque positivistes). Mais le fait est que les écrits d'Aristote ont été quasi-totalement oubliés et ce peu de temps après sa mort, jusqu'à ce que la scolastique en fasse Le Philosophe, l'autorité indiscutable.
De setaregan
flâne dans la vie | 14H48 | 23/10/2009 |
On fait des Grecs des génies en science et on va jusqu'à leur attribuer toutes les découvertes et inventions de l'antiquité ou presque . Bien évidemment , ce sont des Européens les Grecs , donc on les couvre d'éloges .
Je ne peux que constater le mépris dont les Orientaux sont l'objet puisque les Européens leur volent toutes leurs inventions et découvertes .
Qui a inventé l'écriture ? Les Sumériens .
Qui a inventé l'alphabet ? Les Phéniciens .
Qui a inventé le raisonnement ( concret ) ? Les Sumériens .
Qui a inventé les sciences ? Les Sumériens .
Qui a inventé l'astrologie et l'astronomie ? Les Sumériens .
Qui a inventé les dictionnaires ? Les Sumériens .
Qui a inventé les encyclopédies ( mot grec qui signe le vol éhonté ) ? Les Sumériens .
Qui a inventé les premières lois écrites ? Les premières lois publiés PUBLIQUEMENT ( 1er grand pas vers la démocratie ) ? Les Mésopotamiens ( allez voir le code de Hammurabi au département des antiquités orientales du Louvre , code diffusé publiquement 10 siècle avant que le Grec Ulysse de l'Iliade ne houspille Thersite , le représentant de la populace grecque qui avait osé être d'avis contraire que ses rois ) .
Les Sumériens ont vécu dans le sud de la Mésopotamie . On parle aussi de civilisation suméro-akkadienne car les Sumériens se sont assimilés avec les peuples sémites de la région , les akkadiens .
Lisez les études menées par l'assyriologue Jean Bottéro , facilement accessible , mais vous pouvez lire les recherches de n'importe quel assyriologue si vous désirez connaître la VERITE , c'est-à-dire l'ampleur de la dette intellectuelle que les Européens doivent aux peuples mésopotamiens .
Seulement c'est une chose que beaucoup d'Européens ont du mal à reconnaître , persuadés d'être une civilisation supérieure .
On pouvait le pardonner il y a de cela 3 siècles car on n'avait pas encore retrouvé les vestiges de la plus ancienne civilisation de l'humanité connue à ce jour . Aujourd'hui , c'est impardonnable de continuer à taire l'héritage que les Grecs ont recueilli du Moyen-Orient . c'est TRAHIR LA VERITE .
Qu'on inventé les Grecs de fondamental ? Le raisonnement ABSTRAIT . PAS LE RAISONNEMENT , PAS LES SCIENCES .
Je veux rapporter comme exemple la plus odieuse calomnie , diffamation que les Grecs aient jamais faite envers les peuples mésopotamiens en qui ils ne voyaient qu'une race inférieure comme les Européens considéraient naguère les Africains : Sardanapale , LE débauché d'après la tradition grecque , a véritablement existé . Mais c'était un roi érudit , fait rarissime à l'époque , il savait lire et écrire le sumérien et l'akkadien ( écriture cunéiforme , bien plus complexe que l'alphabet ) et il a fait bâtir la plus ancienne bibliothèque connue de l'humanité , la bibliothèque de NINIVE où les archéologue ont découvert les plus anciens livres de l'humanité , antérieurs à la BIBLE .
Le cd-rom "l'aventure des écriture" de la réunion des musées nationaux livre le témoignage de la relation que les Mésopotamiens entretenaient avec la connaissance ; c'est Sardanapale lui-même qui écrit sur une tablette ( retrouvée donc ) :
" Le dieu Nabû , le scribe de l'univers m'a fait présent de sa sagesse ; j'ai acquis les trésors cachés du savoir des scribes ( ...) j'ai résolu les divisions et les multiplications compliqués qui défient l'entendement , j'ai lu l'ingénieux sumériens et l'obscur akkadien , difficile à maîtriser , je sais déchiffrer les pierres inscrites avant le Déluge , qui sont hermétiques , sombres et embrouillées ."
Sardanapale n'a jamais été ce débauché mais les Grecs , si mesquins que les Romains les surnommaient les "Graeculi " , les " petits Grecs " n'avaient -ils pas quelque intérêt politique , propagandistes à souiller la réputation de peuples qui leur avaient été supérieurs ? Bien sûr .
Les Grecs et tous les peuples à leur suite n'ont fait qu'améliorer des inventions antérieures à leur civilisation ou continuer à marcher sur un chemin ouvert par les Mésopotamiens .
Et on pourrait aussi parler du génie de la Chine .... 3000 ans de découvertes et d'inventions .. titre d'un ouvrage qui rend plus humble l'orgueil du génie européen ....
Voilà ce que j'avais à dire .
De Dominique52
(technicien salarié) | 14H57 | 23/10/2009 |
"ben oui il se gonfle, mais dans quoi, qu'est-ce qu'il y a autour ?"
Ca c'est pour la taille, il est aussi ardu de répondre à :
"y avait il quelques chose avant ?"
Rien ? mais rien par rapport à quoi ? C'est la conscience "de" qui révèle l'existence; y a t il toujours eu une conscience ?
( ça y est j'ai la tête qui tourne....)
De D_Collin
16H02 | 23/10/2009 |
Je passe sur les petites et grosses erreurs dont cet article n'est pas avare. C'est surtout cette manière décontextualisée de présenter l'histoire des sciences qui est proprement anti-scientifique. Il n'y a jamais eu de doctrine aristotélicienne officielle qui aurait écrasé les autres (on se demande bien qui l'aurait fait appliquer!). L'Église n'a pas récupéré Aristote dès le premier siècle mais en gros au XIIIe siècle - Augustin n'était pas aristotélicien du tout ... Etc., etc. Quant à ceux qui défendaient l'héliocentrisme, ils avaient peut-être raison mais étaient incapables de le prouver et ne savaient quoi répondre à cette évidence empirique que la terre est immobile. La réponse vient avec le principe de relativité de Galilée, donc au début du XVIIe siècle. De plus l'astronomie ptolémaïque (nettement postérieure à Aristote!) s'est révélée longtemps un bon outil de calcul pour les choses importantes (calendrier, navigation).
Tout cela n'enlève rien au génie de la science grecque antique. Mais lui rendre hommage, c'est faire de l'histoire des sciences, par raconter des histoires à la recherche du scoop.
De V.B.
Doctorant | 16H58 | 23/10/2009 |
C'est déjà bien que quelqu'un prenne la peine de vulgariser un domaine qui n'est jamais abordé par les médias généraliste malgré le fait que, manifestement, il intéresse beaucoup de monde (cf. le nombre de commentaires).
La vulgarisation est un exercice difficile. Essayez donc de proposer quelque chose de rigoureusement exact en autant de ligne et on en rediscute ?
De evariste.lyon
Antidoxeur | 18H00 | 23/10/2009 |
Aristote, nul en astronomie ??? on croit rêver !
1. Aristote a complété de façon très subtile le système des sphères concentriques, qui expliquait beaucoup des mouvements célestes. Les théories non géocentriques (Philolaos pythagoricien par exemple) ne donnaient aucun modèle prédictif mathématique, contrairement aux théories des sphères homocentriques qui "sauvaient" très bien les phénomènes, sauf les variations d'éclat.
2. Aristote a donné une démonstration (dans "Traité Du Ciel") tout à fait étonnante et cohérente de la sphéricité de la Terre.
3. Le système de Ptolémée mettait certes la Terre au centre de l'univers, mais sa théorie décrivait avec une précision incroyable l'ensemble de tous les mouvements des astres, et c'est pour ça que ça a tenu autant de temps.
4. Il faut arrêter d'imputer à Aristote la psychorigidité de l'Eglise Catholique : Aristote était un génie, y compris en astronomie, n'en déplaisie à notre rubriqueur !