
Les ancêtres de l'homme marchaient-ils sur leurs doigts ?

Comment les prédécesseurs d'Homo sapiens ont-ils commencé à marcher sur leurs deux pattes arrière ? Comment leurs descendants ont-ils façonné des outils de plus en plus élaborés ? Deux grandes questions sur l'évolution humaine auxquelles une paire d'études publiées mi-août apportent leurs lumières.
Dans les années 80, le paléontologue français Yves Coppens consolide une théorie sur l'apparition de l'homme moderne, bipède et presque les baskets aux pieds : des populations vivant en Afrique de l'est se sont retrouvées isolées par la formation d'un rift, qui taillade depuis 10 millions d'années le continent, de l'Ethiopie au Mozambique.
Le phénomène s'accompagne de changements climatiques : moins de pluies à l'est du rift où s'installe un climat plus sec, donc moins de forêts pour jouer à Tarzan et construire des cabanes. Les primates restés sur place ne survivent qu'en se redressant peu à peu, histoire d'y voir clair au milieu de la savane.
Patatras : un ancêtre bipède retrouvé dans un milieu forestier
Mais en 2000, l'équipe de Brigitte Senut, du Muséum de Paris, découvre au Kenya quelques morceaux d'os vieux de 6 millions d'années qu'on identifie comme des restes d'un membre de la lignée humaine.
Il s'appelle Orrorin Tugenensis, et problème : il vivait sûrement en milieu forestier (d'après les restes d'animaux et de végétaux trouvés avec lui) mais se tenait déjà un peu debout (ce sont les os qui le disent).
Voilà qui ne colle pas avec le modèle « bipède = savane ».
L'année suivante, nouvel accroc : une équipe menée par Michel Brunet, professeur au Collège de France, désensable des morceaux de Sahelanthropus tchadensis, dit Homme de Toumaï. Comme son nom l'indique, l'animal vivait au Tchad, c'était il y a 7 millions d'années, et lui aussi était probablement en partie bipède.
Point noir pour la théorie en vogue, puisque Toumaï vivait… à 2 500 km au nord-ouest du rift, très loin du lieu de naissance supposé de la marche sur deux jambes !
La marche debout a-t-elle débuté sur des branches ou sur la terre ferme ?
Coppens a reconnu que sa théorie battait de l'aile, preuve qu'un grand savant doit aussi être capable de reconnaître ses erreurs. Mais elle n'est pas définitivement enterrée, car en paléontologie le moindre nouveau fossile peut tout faire basculer.
Deux hypothèses sont donc aujourd'hui en concurrence :
- soit les premiers hominidés ont commencé par déambuler à terre et à quatre pattes avant de se redresser
- soit ils ont d'abord appris à marcher en équilibre sur des branches d'arbres, avant de se lancer dans les épreuves au sol.
Cette dernière idée n'est pas saugrenue. Aujourd'hui encore, les orangs-outans se déplacent régulièrement à deux pattes sur les branches. Mais ils vivent en Asie, alors que les premiers hommes sont apparus en Afrique.
Il est donc préférable de chercher des comparaisons avec les espèces locales : chimpanzés et gorilles. C'est ce qu'ont fait Tracy Kivell et Daniel Schmitt, chercheurs à l'université de Durham, en Caroline du Nord. Dans leurs derniers travaux publiés dans la revue Pnas, ils se sont attentivement penché sur les os du poignet.
« La marche sur les articulations des doigts »
Pourquoi le poignet ? Parce que gorilles et chimpanzés, non contents de marcher de temps en temps sur les branches, ont une autre technique de déplacement, celle-là unique au monde : le « knuckle-walking ». Littéralement, la « marche sur les articulations des doigts », qui consiste à s'appuyer sur ses doigts repliés contre la paume avant de s'élancer vers l'avant.
La technique, traumatisante pour des bras et des mains inadaptés (essayez, pour voir ! ) a forcément nécessité des adaptations dans cette articulation cruciale : le poignet.
Une hypothèse couramment acceptée, et vous admettrez qu'elle est logique : à position spéciale, morphologie spéciale, que l'on doit retrouver chez tous les animaux pratiquant le knuckle-walking et pas chez les autres.
A l'inverse, une espèce qui ne présente pas l'anatomie « typique » de ce mode de déplacement doit être considérée comme incapable de knuckle-walking. D'où la question : les ancêtres de l'homme avaient-ils cette configuration du poignet caractéristique, oui ou non ?
Style tendu pour le gorille, fléchi pour le chimpanzé
Premier résultat, les poignets des chimpanzés et gorilles sont effectivement différents de ceux des orangs-outans, des autres singes et des hominidés. Mais pour ce qui est des structures significatives du knuckle-walking, notamment celles limitant l'étirement des articulations, ça ne marche plus !
Certaines structures se retrouvent chez des singes et des hominidés qui ne pratiquent pas du tout la marche sur les doigts, et même entre gorilles et chimpanzés les faits ne se ressemblent pas. Par exemple, et sans entrer dans une ostéologie absconse, le poignet peut se plier au maximum de 58° chez les gorilles, contre 42° chez les chimpanzés.
Pour les auteurs de l'étude, de telles surprises obligent, d'une part, à distinguer non pas une mais deux techniques de knuckle-walking : bras tendu chez le gorille, plus fléchi pour le chimpanzé, d'où leurs morphologies différentes.
Surtout, les structures que l'on pensait caractéristiques de cette technique se retrouvant chez bien des singes, elles seraient en réalité le résultat du déplacement… dans les branches, où le poignet subit aussi de violentes contraintes (essayez encore, pour voir).
Le moindre bout d'os peut remettre tout en cause
D'où un retournement complet de situation : leurs os du poignet prouvaient jusqu'à présent, on en mettrait sa propre main à couper, que nos ancêtres avançaient à quatre pattes.
Désormais, il faudra être convaincu que leurs fossiles démontrent l'exact contraire, c'est-à-dire un développement de la bipédie à partir d'une vie arboricole, les deux jambes sur les branches et les bras en appui pour ne pas se vautrer dix mètres plus bas.
Je vous avais prévenu : en paléontologie, le moindre bout d'os peut remettre une théorie en cause, et selon qu'on le regarde le jour ou la nuit, à jeun ou après seize verres de Ricard, on pourra lui faire dire tout ou son contraire.
C'est d'ailleurs l'argument avancé par les tenants de la théorie du knuckle-walking, qui ne manqueront pas d'exposer bientôt leurs propres analyses prouvant, juré craché, que nos ancêtres ont commencé par marcher les poignets au sol et les fesses en l'air.
Pour l'apparition du feu, on a moins de doutes
Tout cela se passait voilà plusieurs millions d'années, puisque même les Australopithèques, qui vécurent entre -4 et -2,5 millions d'années, n'étaient pas encore tout à fait bipèdes. Par la suite, les hominidés ont réalisé d'autres avancées majeures.
La taille d'outils a commencé vers -1,8 million d'années puis s'est améliorée, diversifiée, spécialisée. Le feu a été maîtrisé, la date officielle des premiers foyers est encore fluctuante mais tourne autour de -500 000 ans.
Le feu a offert aux hommes sa chaleur, sa lumière et son pouvoir de cuisson. Des aliments ? Oui, mais aussi des outils ! Car entre les premières flambées, juste bonnes à se réchauffer sommairement en attendant les centrales nucléaires, et les technologie très élaborées pour cuire des céramiques ou fondre des métaux, les hommes ont dû passer par un long apprentissage de la maîtrise du feu.
Les chercheurs tentent de reproduire la fabrication des bifaces
Si l'on en croit les recherches d'une équipe d'archéologues menée par l'université du Cap, en Afrique du Sud, et publiés dans le magazine Science, le feu a notamment été utilisé pour améliorer les propriétés des pierres dans lesquelles ils taillaient leurs outils. Et ce dès -72 000 ans, peut-être même -164 000, les analyses ne sont pas assez concluantes pour cette dernière date.
Ce qui est sûr, analyses microscopiques à l'appui, c'est que les pierres ont été chauffées à environ 300°C avant d'être taillées en outils, probablement en les insérant sous les braises des foyers. Et le chauffage a été volontaire, puisque là où on a retrouvé les vieux outils seuls ces derniers portaient des marques de cuisson.
Les spécialistes qui s'amusent à tailler des pierres à l'ancienne, comme les premiers hommes, sont formels : un caillou chauffé est bien plus facile à travailler, on obtient avec lui des bifaces plus fins, plus délicats, avec une surface de coupe plus grande. Le bonheur !
Les chercheurs sont décidément de grands enfants. Les uns font joujou avec des galets pour s'en faire des couteaux suisses, les autres observent, fascinés, les singes qui marchent sur leurs doigts…
Et l'homme dans tout ça ? Une chose est sûre : il ne pouvait pas à la fois se tenir à quatre pattes et prendre des pierres dans ses mains, ses cloisons nasales n'auraient pas survécu. Voilà qui fera sûrement avancer le schmilblick !
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De kubilai
en vacances | 15H41 | 30/08/2009 |
Comme le montre l'article chaque découverte remet en cause la loi établie précédemment. Finalement rien n'est figé et ce n'est pas un mal. Coppens l'a appris a ses dépends et a fini malheureusement en faisant de la pub.
à kubilai
De Amphigourique
1959 | 19H51 | 30/08/2009 |
« Ce que l'on peut imaginer ; dans les limites des connaissances actuelles »
Dixit Coppens
De Ratmanoff
Libre | 16H00 | 30/08/2009 |
oui t'as raison kubilai, et moi il me fait suer Copens, en tous cas il en raconte des sornettes ! Après on s'étonne de la résurgence des groupes et des sectes !
De sinclair
16H34 | 30/08/2009 |
Question passionante. La paleantologie depuis ces dernieres decennies a fait d'immense progres a cote les experte a machinchose sont d ela roupie de sansonnet.
Les dates d'apparitions de la marche reculent de meme que celles de l'usage du feu et a chaque fois rien de definitif n'est avance.
Ainsi la bipedie aurait pu preceder la marche sur les doigts qui ne seraient qu'une recession ou etre parallele on ne sait pas
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1621_bipedie_6_millions_an…
La forme du corps aussi est un indice
http://www.hominides.com/html/dossiers/bipedie-caracteristique-station-d…
Une seule chose « sure » autour de -3.5 millions d'annees on trouve des traces de bipedie
http://www.hominides.com/html/dossiers/bipedie.html
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesac…
La date du début de l'utilisation du feu aussi recule régulièrement
http://www.hominides.com/html/dossiers/feu_domestication.htm
Tout cela est passionnant et les découvertes et analyse de sites reculent chaque fois les dates et bousculent les certitudes.
De Liger
liger.amsud.net | 16H40 | 30/08/2009 |
Ben moi, j'aime bien Copens, qui nous a fait plaisir avec ses séries télévisées.
J'ai un questionnement qui me tarabuste sur ce qui est dit là :
La plupart des théories sont bâties sur des bouts d'os, et s'appuie donc uniquement sur l'aspect physiologique des choses. Notamment, elles considèrent que pour une période données, les physiologies, les habitudes motrices et l'aptitude à s'adapter sont uniformes.
Or, au fur et à mesure que le science avance, on s'aperçoit que nos ancêtres n'étaient pas si « primitifs » que l'on pouvait le penser, quelques décennies plus tôt.
Aussi, ne peut-on pas considérer qu'à une même époque, il existât plusieurs modes de motricité, parce qu'une certaine forme de diversité fût déjà en place ?
Auquel cas, avoir un seul échantillon sur une époque considérée pourrait induire en erreur, voire inverser une certaine chronologie.
à Liger
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 17H35 | 30/08/2009 |
Oui on sait aujourd'hui que pour une même époque (sauf depuis 30.000 ans environ) la lignée humaine n'était pas unique mais multiple : plusieurs espèces cohabitaient, avec chacune sa spécificité et sa façon de se déplacer.
A tel point que, selon les bouts d'os que l'on considère, la classification des espèces et leur position par rapport à nous peuvent varier. L'histoire de nos ancêtres est encore bien floue… Notamment parce que des os, on n'en trouve finalement pas tant que ça !
à Damien Jayat
De Liger
liger.amsud.net | 18H06 | 30/08/2009 |
Merci.
Je voulais aussi souligner le fait qu'un os ne nous dit rien sur la « psychologie » du spécimen, et peut-être pas grand chose sur son intelligence.
Ce que je veux dire par là, c'est qu'une espèce peut s'adapter à tel ou tel environnement à la fois par sa morphologie et par son « astuce ».
Et donc son évolution morphologique peut être freinée par un développement intellectuel qui la mettrait plus à l'abri de la sélection naturelle « physique ».
Après tout, si nous sommes au bout de la chaine, nous ne sommes pas si « terribles » que ça, physiquement. Course lente, nage médiocre, escalade médiocre…
Mais nous avons pallié à ce handicap en créant des outils, ou des méthodes.
Aussi, bâtir une hypothèse à partir d'un os relève toujours d'un pari d'autant plus incertain que l'intellect du spécimen n'est pas pris en compte, faute d'indices.
à Liger
De Erg
Citoyen malgré lui | 10H03 | 31/08/2009 |
« Nous ne sommes pas si “ terribles ” que ça, physiquement. »
L'humain dit « moyen » non, mais ceux ayant subie un entrainement sont capable de grimper sur le K2, des nager des kilomètres, de courir des dizaine de kilomètres. Je crois me souvenirs qu'en terme d'endurance à la course, les humains étaient les imbattables des mammifères.
Cette époque est révolue, mais nous ne devons pas non plus, au cours de notre histoire de « conquête mondiale », tout à notre intellect.
à Erg
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 10H40 | 31/08/2009 |
Les humains ne sont effectivement les « champions » en pas grand chose, si ce n'est dans l'endurance. Par contre nous sommes d'excellents mammifères « généralistes » qui n'avons presque aucun point faible : nous savons nager, grimper aux arbres, sauter, courir en sprint ou non, etc. Et ça, peu d'autres animaux savent le faire…
De pablico
16H53 | 30/08/2009 |
peut-être marchaient-ils sur leurs doigts,
nous, on a tellement progressé que l'on marche souvent sur notre tête…
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H09 | 30/08/2009 |
Yves Coppens reconnait son forfait.Ce n'était pas Lucy, mais Alice …Wouh ouh wouh !
De nono le simplet
gardien de phare en intérim | 17H53 | 30/08/2009 |
Je ne vois pas où est la question , petit j'ai longtemps marché à quatre pattes avant de me redresser !
Université d'été du PS : merci pour cet article !
De cardiolipine
Étudiant en médecine | 19H39 | 30/08/2009 |
Avant toute capacité (la bipédie par exemple), il faut que nous soyons formés pour : dans notre ADN, nous avions les gènes qui ont contribué à former des os différemment.
Il s'est trouvé que de manière fortuite, un bipède s'est mis à marcher comme nous le faisons, mais ce n'est que parce que sa constitution le permettait.
Grossièrement : si nous nous mettons à battre des bras, comme les oiseaux le font avec leurs ailes, nous ne volerions pas.
Mais si un homme y arrive, c'est que soit il a une mutation significative qui affecte sa morphologie, soit, si rien n'est changé, c'est que nous le pouvions naturellement mais que nous n'en connaissions pas la technique.
En fait, ce qui, je pense, serait une erreur, serait de considérer que la bipédie a façonné notre corps (notre ADN) qui aurait pu être transmis à nos descendants (il aurait fallu affecter les cellules germinales). C'est un processus tellement complexe qu'il est plus probable que le hasard nous ait donné la bipédie au travers des nos gènes, puis que nous l'avons, un jour, découvert.
Tout ce blabla pour dire qu'il n'est pas étonnant, à mon - très - humble avis d'avoir retrouvé plusieurs individus bipède à des endroits différents, dans des environnements différents (l'effet de l'environnement ne serait donc pas si important… Mais ça amène d'autre hypothèses tout aussi plausibles…).
à cardiolipine
De Erg
Citoyen malgré lui | 10H16 | 31/08/2009 |
« En fait, ce qui, je pense, serait une erreur, serait de considérer que la bipédie a façonné notre corps (notre ADN) qui aurait pu être transmis à nos descendants (il aurait fallu affecter les cellules germinales). »
C'est bien une erreur car un processus impossible puisque c'est la vision de l'évolution de Lamarck, depuis longtemps invalidé scientifiquement.
Enfin, le changement progressif de notre bassin à permis le passage d'une position quadrupède à une bipède. C'est une évolution graduelle extrêmement lente à notre échelle et (à moins de donner du crédit au design intelligent) uniquement due aux hasard des recombinaison génétiques lors des divisions des cellules germinales. Évolution graduelle vers la bibédie qui permit à l'individu de se remonter un peu plus hauts et un peu plus longtemps que ses congénères, ces un peu plus hauts et un peu plus longtemps qui lui permis d'avoir un avantage sur ces même congénères, que cela se soit passé dans les arbres ou dans la savane.
Mais je doute, excusez moi si cela n'était pas ce que vous sous entendiez, que d'une génération à l'autre le bassin se soit entièrement redressé et que l'animale, souffrant très probablement d'une position quadrupède avec un bassin inadapté, ai mis plusieurs génération à soigner ses mal de dos en marchant enfin à deux pattes.
De yoni
18H48 | 30/08/2009 |
A voir sur France 5 : Le chaînon manquant…
http://www.france5.fr/programmes/index-fr.php ? affnum=010165&prgnum=0&num…
De John Lénine
20H15 | 30/08/2009 |
La planète des singes n'auraient rien inventé , c'est le singe qui descendrait de l'homme .
Cela me rassure , sur le genre humain , et m'enlève quelques angoisses métaphysique .
De Erg
Citoyen malgré lui | 10H18 | 31/08/2009 |
Encore mieux pour vos angoisses : imaginer l'homme descendant avec le singe, mains dans la main, de la même chose.
à Erg
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 10H41 | 31/08/2009 |
J'ai encore mieux : l'homme EST un singe !
à Damien Jayat
De Erg
Citoyen malgré lui | 17H00 | 31/08/2009 |
Singe n'est pas le nom qu'a donnée l'homme aux autres primates pour ne plus en être un ?
à Erg
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 08H09 | 01/09/2009 |
Scientifiquement parlant les « singes » (monkeys en anglais) c'est une catégorie de primates, dont nous faisons partie. Mais une 2ème distinction rassemble les « grands singes » ou singes anthropoïdes (apes an anglais) : chimpanzés, bonobos, gorilles, orangs-outans. Libre à chacun de placer l'homme où il veut là-dedans !
à Damien Jayat
De Erg
Citoyen malgré lui | 09H51 | 01/09/2009 |
Les souvenirs de classification remonte à loin, merci je mourrais moins bête, mais plus singe !
De Vuedechezmoi
utopiste | 20H26 | 30/08/2009 |
La particularité de l'homo sapiens sapiens modernus c'est qu'il veut absolument, obsessionnellement, rationnellement, avec un entêtement limite pathologique démontrer que ces hypothèses sont LA vérité. Pour cela, il irait excaver le moindre millimètre d'os à partir duquel, sans rire, il projette la totalité d'un squelette (humble le bonhomme, non ? ), de préférence en rapprochant ses crobards de ce dont il rêve depuis des lustres et après, hop ! il annonce par voie de presse que ça y est, on y est presque ! le chaînon manquant, on le tient ! ! ! !
Après ça, re-hop ! médias à tour de micro et d'articles, bourse (enfin… budget ! ) en rab pour faire mousser l'équipe et son drapeau, livres en veux-tu en voilà, épais comme des annuaires où l'on nous re-explique le « look » du chaînon en question et bla bla bla bla…
Et ça fait des lustres qu'on nous serine cette théorie ! et si on changeait de cap ? ? ?
à Vuedechezmoi
De Liger
liger.amsud.net | 21H21 | 30/08/2009 |
La science cherche le vrai… et se trompe.
Mais elle, admet qu'elle se trompe.
C'est pour ça que même si elle a faux, elle a « raison ».
à Vuedechezmoi
De asozial
aus Berlin | 21H25 | 30/08/2009 |
il va falloir se renseigner un peu sur la méthode scientifique et éviter de se recommander de sa propre ignorance pour donner des leçons…
à Vuedechezmoi
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 21H28 | 30/08/2009 |
Pour aller où ? Dans le mur ?
De parousnik
20H28 | 30/08/2009 |
Si nous redressons n'est ce pas culturel ? Si un bébé n'a que les références dans sa croissance par exemple d'animaux libres comme les loups se redressera t il ? Sa morphologie deviendra t elle comparable à la notre ?
à parousnik
De LeLapin
Infopigiste | 23H32 | 30/08/2009 |
Le célèbre « Victor de l'Aveyron », dont Truffaut avait même fait un film, était bipède exclusif alors qu'il n'avait pas dix ans. Pourtant, il avait certainement commencé sa vie sauvage avant l'age où l'on commence à parler (a fortiori à se mouvoir comme un bipède) vu ses difficultés à utiliser un langage articulé par la suite.
à parousnik
De Erg
Citoyen malgré lui | 10H20 | 31/08/2009 |
Les animaux en cages marchent ils sur deux pattes ?
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 21H07 | 30/08/2009 |
Ah ! Un article scientifique savant mais pas pédant, que du bonheur !
Je me demande si la vallée du Rift mérite vraiment son appellation de « berceau de l'humanité » ou bien si on en fait pas tout un flan parce que les conditions géologiques ont permis d'y retrouver beaucoup de matériel préhistorique mieux conservé qu'ailleurs.
Est-ce qu'on a pas fait du Rift une rock star qui a fait éclipsé le fait qu'il y a de multiples foyers de « redressement » de nos ancêtres ?
Pour le reste, j'aime bien l'idée que les paléontologues soient de grands enfants. Faire de la science avec passion et enthousiasme, c'est très sympa ! Et ils se sont bien débrouillés parce que le Kenya, il y a pire, comme destination de travail !
J'aime aussi décidément l'idée qu'on ne puisse faire que des théories. C'est ça être scientifique : être toujours ouvert à la réfutation : -)
à Hélène Quénot
De Schtroumpf perplexe
physicien | 10H37 | 31/08/2009 |
« Je me demande si la vallée du Rift mérite vraiment son appellation de “ berceau de l'humanité ” ou bien si on en fait pas tout un flan parce que les conditions géologiques ont permis d'y retrouver beaucoup de matériel préhistorique mieux conservé qu'ailleurs. »
Votre question soulève un biais bien connu pourvu qu'on s'intéresse aux statistiques. Je présume que les paléoantropologues connaissent ce problème, mais ce serait intéressant de savoir comment ils en tiennent compte.
D'un autre coté, j'ai appris que l'appellation « Afrique berceau de l'humanité » ne repose pas seulement sur la découverte d'ossements, mais aussi sur des études de la diversité génétique. En gros, plus le patrimoine génétique (actuel) d'une population en un lieu donné est diversifiée , plus cela fait longtemps qu'elle s'est implantée. Or c'est en Afrique que ce patrimoine est le plus divers (du moins pour les marqueurs étudiés). Donc notre espèce trouverait ses ancêtres les plus anciens en Afrique.
Néanmoins, je ne suis pas certain que cette méthode soit très précise géographiquement ; elle ne dit pas forcément (je n'en sais rien) pourquoi il faudrait plus chercher au Kenya qu'en Mauritanie.