
Les maths quantiques jouent au casino avec des atomes

Vous n'avez jamais rien compris aux maths ? Vous êtes convaincus qu'elles ne servent qu'à dégoûter de l'école des générations d'élèves ? Pourtant, notre quotidien en dépend largement, et les scientifiques font souvent appel à eux. Exemple avec un jeune chercheur qui manipule les équations comme des jouets d'enfant.
Il s'appelle Thomas Bouabça et achève sa thèse au laboratoire de chimie et de physique quantique, à Toulouse. Il a passé l'examen oral la semaine dernière. Je suis allé écouter, à commencer par le titre de sa thèse : « Introduction d'orbitales corrélées dans les approches Monte-Carlo quantiques. »
Titre incompréhensible, Thomas le sait. Il a donc un sous-titre qui se veut éclaircissant : « Comment rendre les approches Monte-Carlo quantiques opérationnelles en chimie ? » Là encore, même pour un lecteur assidu de Science&Vie ou de Rue89, le flou règne en maître.
L'équation de Schrödinger, gourmande en calculs complexes
Peut-on faire encore plus clair ? Je relève les manches et le défi.
Dans la conception classique de la matière, un atome c'est un noyau avec des électrons qui tournent autour. Trop simple pour être vraie, cette vision a été profondément modifiée par une théorie apparue au début du XXe siècle : la mécanique quantique.
Dans ce nouveau monde, les particules sont aussi des ondes, leur position et leur vitesse ne peuvent être connues en même temps avec la même précision, et elles ne peuvent renfermer que certaines doses d'énergie. Comme un four que vous pouvez chauffer à thermostat 4 ou 5 mais jamais à 4,734.
Lorsqu'on étudie un atome ou un assemblage d'atomes (une molécule), il est important de connaître avec le maximum de précision l'état des électrons et notamment ce qu'on appelle leur « niveau d'énergie », c'est-à-dire à quel thermostat ils sont chauffés.
Pour cela, le mécanicien quantique utilise une formule : l'équation de Schrödinger, proposée par l'Autrichien du même nom en 1925.
Avantage de cette équation, à partir de quelques infos sur les électrons, elle vous décrit leur évolution dans le temps et l'espace avec l'aisance d'un Casanova dans un harem perse gardé par seize eunuques.
Inconvénient : obtenir la carte d'identité d'un électron isolé gravitant autour d'un noyau demande de nombreux calculs mathématiques. Pour deux électrons, c'est pire.
Et pour décrire un atome comme le cuivre, qui contient 29 électrons, même un stock de Doliprane devient inutile. Finalement, sauf pour l'atome d'hydrogène (un électron + un proton) tous les calculs doivent être pris en charge par un ordinateur. Lui seul est capable d'effectuer les milliards de calculs nécessaires.
Des calculs approchés, mais attention à la marge d'erreur
Mais voilà que certains rêvent de décrire avec l'équation de Schrödinger la structure d'une molécule entière. Plusieurs atomes, donc plusieurs dizaines, voire centaines d'électrons ! De la folie pure. D'ailleurs, c'est impossible à l'heure actuelle. Les chercheurs arrivent seulement à trouver une approximation de la solution. Et rien que pour ça, je vous dis pas le boulot.
L'idée est la suivante. Au lieu de se liquéfier le cerveau à résoudre une vacherie d'équation qui résiste à tout bombardement calculatoire, on prend une autre équation, qui lui ressemble le plus possible et qu'on sait résoudre.
Les calculs gentiment exécutés par l'ordinateur servent alors à « optimiser » cette équation, c'est-à-dire à trouver une solution la plus proche de la vraie. Au lieu de bâtir un fragile château de cartes, on en fait un pareil avec des planches de bois. Moins esthétique, mais ça tient debout.
Cette méthode introduit un nouvel inconvénient. En cherchant une solution approchée, on commet toujours une erreur, un écart par rapport aux valeurs réelles.
Si vous cherchez à distinguer deux électrons dont l'un est à 10 mètres du noyau et l'autre à 15 mètres (les chiffres sont faux bien sûr), et que votre équation approchée vous dit « ton premier électron est à 10 mètres… à 7 mètres près », comment faites-vous pour le distinguer du second ? Vous ne pouvez pas.
Les calculs approchés sur l'équation de Schrödinger ont exactement le même souci. Le but de certains travaux de recherche est donc de minimiser les écarts, de trouver la solution approchée la plus approchée possible.
C'était le sujet de la thèse de Thomas : comment réduire ces saloperies d'erreurs quand on veut résoudre l'équation de Schrödinger pour des molécules complexes.
Faire confiance au hasard, c'est scientifique !
Pour cela, il a utilisé une méthode originale de calcul, appelée « Monte-Carlo » en l'honneur du casino de la ville du même nom. Elle repose en effet sur des calculs de probabilités, les mêmes que dans les jeux de hasard dont étaient friands les inventeurs de ladite méthode.
La Monte-Carlo est utilisée depuis longtemps dans les calculs économiques (fixation des prix) ou dans les télécoms (traitement du signal) et, depuis peu, en chimie. Avec son traditionnel lot d'ennuis.
Pour appliquer Monte-Carlo, vous devez étudier trois équations proches -dont l'équation de Schrödinger et sa version approchée- et les optimiser afin de les rendre rigoureusement égales. Superposables.
Mais vous savez dès le départ qu'elles ne pourront jamais être égales à zéro en même temps. Dans ces conditions, impossible de superposer, impossible d'optimiser à 100% l'équation approchée. Vous tapez autant de fois que vous voulez dans la balle de golf, elle frôlera le trou sans jamais tomber dedans.
Agaçant, non ? C'est pourquoi Thomas a essayé une nouvelle technique. Plutôt que d'optimiser son équation d'un bloc, il l'a découpée en morceaux pour s'attaquer à chacun séparément.
Il a aussi obligé son équation à obéir à des règles simples de physique sur le comportement des électrons. Ce qui lui a permis de superposer le plus parfaitement possible ses équations, à grands coups de maths qui m'ont fait, je l'avoue, un peu décrocher lors de son exposé oral : les variances, Jastrows, matrices hessiennes et opérateurs hamiltoniens m'ont laissé un peu froid.
Là n'est pas l'essentiel. Le côté le plus passionnant de ce travail reste son utilité future. La nouvelle technique d'optimisation est encore imparfaite, elle marche bien sur des petits atomes mais laisse des doutes quand il y a trop d'électrons. Avec encore du travail, ça ira mieux.
On trouvera des équations de Schrödinger approchées qui permettront de décrire les centaines d'électrons d'une molécule simple, et pourquoi pas d'une grosse.
A quoi servent les maths ?
L'idée, à long terme, est de pratiquer de la chimie sur ordinateur. De connaître si bien la structure d'une molécule, électron par électron, qu'on pourra prédire si et comment elle interagit avec une autre ; où on peut la casser en deux et lui recoller un autre morceau ; si elle peut changer de forme, etc. Tout ça à partir de calculs mathématiques.
On pourra, grâce à ces modèles informatiques, chercher des médicaments, décrypter certains mécanismes biologiques, trouver des procédés de synthèse chimique plus simples, étudier des molécules étranges (comme O4, qui se forme dans l'atmosphère) ou inventer de nouveaux écrans.
Les recherches sur ordinateur sont déjà légion dans ces domaines car elles permettent de belles économies de temps, d'argent, de consommation et de pollution.
Il reste encore des progrès à faire sur toute la chaîne, depuis les calculs au fond du labo jusqu'à l'application concrète.
Ces progrès viendront de l'association de plusieurs disciplines en chimie, biologie, mathématiques et informatique. Nouvel exemple, s'il en fallait, que la recherche scientifique n'avance que si chacun y met du sien. Sans compter la volonté politique, le contrôle citoyen et la diffusion médiatique comme celle que je viens d'essayer.
Voilà. Je vous laisse avec ça sur les bras, en espérant que c'est plus clair à la fin qu'au début, et que vous avez au moins compris le sous-titre de la thèse de Thomas…
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à Keldan
De loufock
étudiant | 18H26 | 27/05/2009 |
Je vais t'aider à caser i²=-1 dans une conversation si tu veux.
C'est 1 et -1 qui sont en boite de nuit.
1 s'éclate et tout, -1 est tout seul dans son coin personne ne veut s'amuser avec lui, pourquoi ?
….
Parce que -1 est hideux ………………….( i²)
….
Bon ok, je connais la sortie…
à loufock
De argiope
verte jusqu'au 18 décembre | 22H05 | 27/05/2009 |
Dans le même registre (peut-être un poil plus vulgarisé) il y a aussi cette équation démontrée depuis longtemps :
3aboqphie = 3qbc
De monisme
clm | 15H21 | 27/05/2009 |
Pour l'instant les atomes n'ont pas de mémoire. Et demain ?
De sobriquet
Courageux anonyme | 15H50 | 27/05/2009 |
C'est chouette de pouvoir faire de la chimie par ordinateur, d'espérer pouvoir utiliser des supercalculateurs pour développer de nouvelles molécules.
Je n'ai rien contre, mais au fond, ces développements coûteux (et une thèse, ça coûte) ne serviront-ils pas juste à faire des innovations rentables, à proposer des solutions à des problèmes de riches ?
C'est déjà trop le cas actuellement, en pharmaceutique ou ailleurs. Alors oui, cela apportera des progrès certains à ceux qui auront les moyens d'en bénéficier, et qui manquent déjà de peu de choses, mais c'est complètement inutile pour ceux qui manquent déjà de choses simples.
La techno-science n'est-elle pas la science des riches ? Innovation est-elle synonyme de haute technologie ?
à sobriquet
De tlaloc
Retraité | 17H37 | 27/05/2009 |
C'est les politiques qui décident si les résultats scientifiques serviront aux plus pauvres et non pas seulement aux riches vous vous trompez de cible Exprès ou non ?
à tlaloc
De setori
retraité | 18H40 | 27/05/2009 |
Pas toujours les politiques .Les industriels aussi : téléphones portables ,écrans à cristaux etc..etc…
à tlaloc
De sobriquet
Courageux anonyme | 22H14 | 27/05/2009 |
Les politiques ne décident que pour la recherche publique.
Une part croissante de la recherche est privée, et donc motivée par les bénéfices. Les exemples à la mode : informatique, pharmaceutique, agrochimie.
Les laboratoires publiques ont bien des financements publiques, mais sont de plus en lus contraints à trouver d'autres financements pour survivre ; pour ce faire, ils font de la recherche pour des comptes privés.
Enfin, les politiques sont souvent intéressés par les résultats scientifiques qui favoriseront l'activité, les fonds de commerce. Là encore, l'affaire est de séduire les groupes privés qui détiennent certaines formes de pouvoir.
Evidemment, ce n'est pas ainsi partout ; on trouve des contre-exemple partout. Mais c'est la tendance générale, et la tendance à la privatisation n'arrange pas les choses.
On pourrait éviter la tuberculose à des centaines de millions d'individus, mais on préfère investir massivement dans le développement un vaccin qui protégèrait les riches d'une hypothétique épidémie grippe porcine qui fait plus de peur que de mal.
à sobriquet
De tlaloc
Retraité | 10H44 | 28/05/2009 |
Les politiques font les lois, s'ils subissent le lobbying ils ne mériteraient pas d'être élus.
à tlaloc
De sobriquet
Courageux anonyme | 14H00 | 28/05/2009 |
Ce n'est pas tellement une question de lobbying, plutôt une question de pragmatique et de priorités. Permettre aux pauvres de vivre aussi longtemps que les riches, c'est juste, mais c'est une politique du court terme. Attirer les capitaux privés permet de s'assurer des revenus sur le long terme, et donc éventuellement, plus tard, de s'occuper des plus pauvres. Ou de s'assurer d'autres revenus pour le long terme pour éventuellement, encore plus tard, …
De tecole74hs
passe repasse trépassera... | 15H54 | 27/05/2009 |
« En cherchant une solution approchée, on commet toujours une erreur, un écart par rapport aux valeurs réelles. »
Pourquoi se prendre la tête puisque quand on réalise une suite de calculs approximatifs les écarts se contrarient au point que plus ils sont répétés plus ils se corrigent d'eux mêmes. Par exemple vous voulez savoir combien de twingos bleues circulent en France ? Perso je n'en ai aucune idée, mais vous dites il y 30 millons de véhicules, dont 20 particuliers répartis sur 8 fabricants principaux donc il y a 2,5 millons de Renault, qui produit 10 modéles soit 250 000 twingos réparties en 6 couleurs soit 42000 Twingos bleues. Je ne peux pas affirmer que le nombre est exact, mais si vous vérifier, vous serez surpris de la précision du résultat.
à tecole74hs
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 19H45 | 27/05/2009 |
Votre chaîne de calculs est petite comparée au nombre d'itérations pour une optimisation même basique. il suffit de multiplier 1 millions de fois un même nombre qui a une erreur ridicule pour qu'elle deviennent énorme.
K.
De pinokio
Etudiant.Enchainé | 16H27 | 27/05/2009 |
« on pourra prédire si et comment elle interagit avec une autre ; où on peut la casser en deux et lui recoller un autre morceau ; si elle peut changer de forme, etc. Tout ça à partir de calculs mathématiques.
On pourra, grâce à ces modèles informatiques, chercher des médicaments, décrypter certains mécanismes biologiques, trouver des procédés de synthèse chimique plus simples, étudier des molécules étranges (comme O4, qui se forme dans l'atmosphère) ou inventer de nouveaux écrans. “
Et pourquoi pas une nouvelle bombe ? =)
De loloetalex
De plus en plus en colère | 17H31 | 27/05/2009 |
Merci pour cet excellent article.
De Tom Roud
19H18 | 27/05/2009 |
Certes, c'est important de trouver des approximations des solutions de l'équation de Schrodinger. Et ça, c'est des maths.
Mais Schrodinger était un physicien, et il me paraît important de faire une distinction entre maths et physique, car en physique, presque par définition, toute équation est une approximation de ce qui se passe en réalité. Approximation plus ou moins exacte (clairement la mécanique quantique « marche » très bien) mais approximation quand même. L'équation de Schrodinger n'est pas la réalité, elle n'en est qu'une description mathématique très précise. Et à d'autres échelles, il est beaucoup plus intelligent d'utiliser une autre description que l'équation de Schrodinger pour décrire les phénomènes. Par exemple, si on s'intéresse aux mouvements des planètes, on utilise la mécanique newtonienne ou la relativité générale, qui sont des descriptions de la réalité plus « pratiques » à ces échelles.
Il y a une histoire sur le fait que le Monte Carlo ne s'appelle pas le Las Vegas, avec des vrais morceaux de projet Manhattan dedans :
http://tomroud.com/2007/12/29/vacances-v-2/
De A-A
En perdition (comme la planète) | 18H26 | 27/05/2009 |
Sympa d avoir un article sur les maths
Meme si je ne suis pas sur d avoir compris 50 % de ce que l auteur à exprimer.
En fait, j ai tjr eu du mal avec les maths et la physique.
Je suis peut etre complétement abruti mais ce qui me désesperait le plus en cours, c est que les profs n avaient qu une seule maniere d expliquer.
Si vous aviez compris, tant mieux, sinon tant pis pour vous.(et dès le college)
et donc, très rapidement, j ai laché toutes les matières scientifiques (pas parce que ca ne m interessait pas, mais parce que j avais l impression que je ne parlais pas la meme langue que le prof, et que lui n arrivait pas à parler la mienne)
et cela m a tres vite braquer contre ces profs qui n ont jamais appris la pédagogie ou qui s en foutaient royalement
j ai quitté l ecole il y a 10 ans, et j ai tjr eu l impression d etre passé à coté de plein de choses à cause de ce manque en « sciences »
à A-A
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 02H37 | 28/05/2009 |
Je suis bien d'accord, mais peut-être que le problème avec les profs de math, c'est qu'ils ne font pas assez de parallèles avec les autres matières scientifiques. D'autre part, ayant suivi des cours de math un peu plus poussé qu'à l'école, j'ai découvert que les maths, c'est loin d'être ce que l'on pense lorsque l'on sort de l'école, où l'on a bien souvent fait que des maths pratiques. Les maths, ce n'est pas ca :

mais plutôt ça :

à siko
De vinz13
bisounours gauchiste | 08H40 | 28/05/2009 |
C'est mignon, c'est la démonstration d'un théorème sur la dérivations des fonctions composés.
De Nitrogen
Chimiste | 18H32 | 27/05/2009 |
Tout d'abord, j'ai une petite précision à apporter : l'équation de Schrödinger ne permet pas réellement de décrire l'évolution d'un électron d'un niveau d'énergie donnée dans le temps. D'ailleurs, on doit abandonner l'idée de trajectoire : ce n'est pas l'équivalent du trajet d'un planète autour du soleil… On parle en fait de « densité de probabilité ». Traduction, cette équation ne permet « que » de savoir les zones où il est probable de trouver un électron. Et ce n'est pas forcément une simple shère autour du noyau de l'atome…
J'en profite pour rebondir sur les commentaires de nos amis mathématiciens : comme eux, je préfère avoir une belle démonstration qu'une résolution par la force brute. Sauf que dans notre cas (Schrödinger), je confirme que la résolution de l'équation se fait dans la douleur rien que pour un malheureux électron… Et encore, on a dû faire des approximations en cours de route ! Je laise les curieux faire un tour sur Wikipedia pour regarder cette équation de plus près.
Enfin, Monte-Carlo n'est certes pas une façon élégante de procéder, mais c'est celle qui permet d'obtenir des réponses approchées dans un temps raisonnable. Solutions qui sont souvent confirmées par des mesures expérimentales.
à Nitrogen
De V.B.
Doctorant | 08H17 | 28/05/2009 |
L'équation de Schrödinger, la vraie, est dépendante du temps et permet donc de décrire l'évolution des fonction propres et valeurs propres d'un hamiltonien en fonction du temps (désolé pour le jargon), à savoir les fonctions d'ondes des éléctrons et l'énergie qui leur est associé.
Dans le cas générale, l'équation que l'on appelle par abus de language « équation de Schrödinger » est en réalité sa variante indépendante du temps, qui permet de décrire des états stationnaires. C'est cette équation qui est résolue de manière approchée par la plupart les codes de calculs quantique. Sauf ceux qui travaillent explicitement sur des versions « dépendante du temps ».
à V.B.
De Nitrogen
Chimiste | 12H28 | 28/05/2009 |
Tout à fait d'accord. Je voulais juste recentrer le débat sur le fond de l'article car la méthode de Monte-Carlo est peut-être discutable dans son principe mais c'est celle qui permet d'obtenir très intéressants en chimie ou en biochimie. Entres autres résultats, cette méthode permet de trouver rapidement la conformation d'une molécule (càd l'arrangement des atomes dans l'espace, la séquence de ces atomes étant fixée).
Par conséquent, le travail réalisé dans cette thèse permettra aux chercheurs des gains de temps ou en précision appréciables.
Sinon, effectivement, j'étais directement passé à la forme indépendante du temps pour l'équation de Schrödinger puisque que c'est la plus utilisée ou en tout cas la plus montrée aux étudiants. Et les valeurs propres de l'opérateur hamiltonien me laissant encore des frissons dans le dos 6 ans après mes études, je n'avais pas voulu utiliser le « jargon ». Cordialement.
De setori
retraité | 18H37 | 27/05/2009 |
Effectivement cela parait plus clair à la fin .Au fond ,essayer de comprendre l'incompréhensible n'est-ce pas l'éternel travail du chercheur ? Merci pour l'exposé.
à setori
De Matmat
19H52 | 27/05/2009 |
Parfaitement et j'ajouterai (après promis j'arrete avec mes citations) :
« Si tu ne peux pas expliquer clairement un concept à un enfant de sept ans, c'est que tu ne l'as pas bien compris »
Albert Einstein
De monenvolue
Ailleurs, dans l'Onde... | 22H55 | 27/05/2009 |
Et Newton croqua la pomme !
http://www.lacosmo.com/croque.html
http://www.lacosmo.com/Pomme155.html
De vortex
abonné au gaz | 19H52 | 27/05/2009 |
La prédominance des sciences a L'école ? ? ? alors qu'on tue dans l'oeuf des centaines de vocations scientifiques uniquement parce qu'il faut une rigueur orthographique de tous les instants, qu'on passe pour un imbécile au premier s oublié et pour un intellectuel pour ne pas savoir faire une division et s'en flatter….la langue, l'écriture, l'orthographe sont des petits morceaux hétérogènes et insignifiants des peuples, les mathématiques sont un langage universelle, que la nature elle même,parle, Des langages ont disparues, des langues sont mortes, y a t il des chiffres qu'on n'utilisent plus ?
Qu'elle genre de complexe d'infériorité pousse souvent les littéraires à se demander à quoi servent les mathématiques ?
De tregnirutuf
? | 20H35 | 27/05/2009 |
On dit merci qui ? Merci les informaticiens ! !
De s3b
sofa surfeur | 22H27 | 27/05/2009 |
Pour la petite histoire, c'est cette méthode ( dite « Monte Carlo » ) comme solution numérique à des équation insolubles qui, par le biais de physiciens reconvertis (les fameux « quants »), permet d'évaluer des structures financières complexes. Des milliards sont valorisés quotidiennement avec cette méthode, par ailleurs très couteuse en temps de calcul. Les progrès sur la résolution numérique en physique quantique ont été directement appliqué à la finance, on peut voir une certaine corrélation entre l'augmentation de la puissance des processeurs ces vingt dernières années et les progrès de l'innovation financière qui nos amenée dans la m… dans laquelle nous sommes actuellement, les produits dérivés complexes sur crédit n'existeraient pas sans Monte-Carlo (quelle ironie ce nom ^_^) et la puissance de calcul associée.
De curieuxdetout
ingenieur | 22H46 | 27/05/2009 |
Deja bravo pour avoir oser ecrire un article sur ce sujet rarement discuté. Certains ont releve la confusion deja, entre le calcul et les mathematiques. Le calcul, c'est pour les machines, l'homme doit juste savoir les bases pour verifier que la machine ne fait pas d'erreur. Mais le raisonnement mathematique, seul l'homme peut le faire, directement lui-meme, ou indirectement en programmant une machine pour qu'elle raisonne en utilisant les criteres d'observations et de decision qu'on lui a inscrites au coeur de sa programmation.
Et ce raisonnement mathematique est partout, dans la vie de tous les jours quand vous voyez des articles a different prix et differentes quantite. Quand il s'agit de ne pas se faire escroquer par un banquier qui ose vous dire qu'en remboursant un pret immobilier a mi-chemin, vous n'aurez paye que la moitie des interets du total du pret…. et la liste est longue. Ne pas savoir ces bases vous expose au gachis, a la confusion, a l'arnaque, mais plus simplement au fait de subir la vie et non de la diriger.
La majorite qui pense qu'ils sont nuls en maths ne le sont pas en fait. Mais ils ne s'en rendent pas compte, ils appellent ca bon sens ou encore intuition ou encore experience. Sur des sujets simples, ca va encore mais quand c'est plus complexe, poser le probleme de facon plus abstraite (mathematique donc) permet de voir clair.
Reste que cela reste un moyen et non une finalite, comme une bonne condition physique est indispensable a un bon joueur de football mais ca ne suffit pas bien evidemment.
Mon domaine (electronique) a ete revolutionné en quelques annees par l'arrivee de simulateur qui ont permit de predire les choses sans les essayer en les modelant mathematiquement. Cela permet de sortir des nouveaux produits a une cadence infernale, meilleurs, plus fiables, etc…
Le jour ou la biologie en sera la, on verra des progres enormes aussi en biologie. Sauf que la ou mon domaine ne necessite pas de code d'ethique (pour concevoir des telephone ou des satellites), il en faudra pour la biologie car a l'etape de conception la difference entre vaccin et maladie ravageuse est faible…
Le but est d'asservir la science au service de l'humanite et non d'asservir l'homme au service de la science.
De pKp
23H52 | 27/05/2009 |
Bravo à l'auteur. C'est une de ces rares articles qui font qu'on se sent plus intelligent à la fin.
De flixp
00H17 | 28/05/2009 |
bon les maths ça sert à des trucs vachement concrets !
déjà calculer après un résultat d'élection le nombre de sarkozystes en france
ensuite
savoir à partir de combien de personnes présentes dans un bar la probabilité qu'une personne soit née le même jour de l'année que vous soit supérieure à 0,99 c'est à dire 1.
On peut ainsi déduire le nombre d'intervenants pour que sur un sujet sur l'immigration le point godwin soit atteint sur la base d'une intervention par protagoniste.
à flixp
De Humain
11H51 | 28/05/2009 |
Schrödinger et les séries Monte Carlo servent aussi à démontrer à nos amis financiers que prévoir l'avenir d'un placement financier n'est absolument pas possible ! !
Les banquiers ont appris ceci ! ! Récemment !
Mais pas à leurs dépens, car c'est vous et moi chers lecteurs qui payons les pots cassés.