
Les maths quantiques jouent au casino avec des atomes

Vous n'avez jamais rien compris aux maths ? Vous êtes convaincus qu'elles ne servent qu'à dégoûter de l'école des générations d'élèves ? Pourtant, notre quotidien en dépend largement, et les scientifiques font souvent appel à eux. Exemple avec un jeune chercheur qui manipule les équations comme des jouets d'enfant.
Il s'appelle Thomas Bouabça et achève sa thèse au laboratoire de chimie et de physique quantique, à Toulouse. Il a passé l'examen oral la semaine dernière. Je suis allé écouter, à commencer par le titre de sa thèse : « Introduction d'orbitales corrélées dans les approches Monte-Carlo quantiques. »
Titre incompréhensible, Thomas le sait. Il a donc un sous-titre qui se veut éclaircissant : « Comment rendre les approches Monte-Carlo quantiques opérationnelles en chimie ? » Là encore, même pour un lecteur assidu de Science&Vie ou de Rue89, le flou règne en maître.
L'équation de Schrödinger, gourmande en calculs complexes
Peut-on faire encore plus clair ? Je relève les manches et le défi.
Dans la conception classique de la matière, un atome c'est un noyau avec des électrons qui tournent autour. Trop simple pour être vraie, cette vision a été profondément modifiée par une théorie apparue au début du XXe siècle : la mécanique quantique.
Dans ce nouveau monde, les particules sont aussi des ondes, leur position et leur vitesse ne peuvent être connues en même temps avec la même précision, et elles ne peuvent renfermer que certaines doses d'énergie. Comme un four que vous pouvez chauffer à thermostat 4 ou 5 mais jamais à 4,734.
Lorsqu'on étudie un atome ou un assemblage d'atomes (une molécule), il est important de connaître avec le maximum de précision l'état des électrons et notamment ce qu'on appelle leur « niveau d'énergie », c'est-à-dire à quel thermostat ils sont chauffés.
Pour cela, le mécanicien quantique utilise une formule : l'équation de Schrödinger, proposée par l'Autrichien du même nom en 1925.
Avantage de cette équation, à partir de quelques infos sur les électrons, elle vous décrit leur évolution dans le temps et l'espace avec l'aisance d'un Casanova dans un harem perse gardé par seize eunuques.
Inconvénient : obtenir la carte d'identité d'un électron isolé gravitant autour d'un noyau demande de nombreux calculs mathématiques. Pour deux électrons, c'est pire.
Et pour décrire un atome comme le cuivre, qui contient 29 électrons, même un stock de Doliprane devient inutile. Finalement, sauf pour l'atome d'hydrogène (un électron + un proton) tous les calculs doivent être pris en charge par un ordinateur. Lui seul est capable d'effectuer les milliards de calculs nécessaires.
Des calculs approchés, mais attention à la marge d'erreur
Mais voilà que certains rêvent de décrire avec l'équation de Schrödinger la structure d'une molécule entière. Plusieurs atomes, donc plusieurs dizaines, voire centaines d'électrons ! De la folie pure. D'ailleurs, c'est impossible à l'heure actuelle. Les chercheurs arrivent seulement à trouver une approximation de la solution. Et rien que pour ça, je vous dis pas le boulot.
L'idée est la suivante. Au lieu de se liquéfier le cerveau à résoudre une vacherie d'équation qui résiste à tout bombardement calculatoire, on prend une autre équation, qui lui ressemble le plus possible et qu'on sait résoudre.
Les calculs gentiment exécutés par l'ordinateur servent alors à « optimiser » cette équation, c'est-à-dire à trouver une solution la plus proche de la vraie. Au lieu de bâtir un fragile château de cartes, on en fait un pareil avec des planches de bois. Moins esthétique, mais ça tient debout.
Cette méthode introduit un nouvel inconvénient. En cherchant une solution approchée, on commet toujours une erreur, un écart par rapport aux valeurs réelles.
Si vous cherchez à distinguer deux électrons dont l'un est à 10 mètres du noyau et l'autre à 15 mètres (les chiffres sont faux bien sûr), et que votre équation approchée vous dit « ton premier électron est à 10 mètres… à 7 mètres près », comment faites-vous pour le distinguer du second ? Vous ne pouvez pas.
Les calculs approchés sur l'équation de Schrödinger ont exactement le même souci. Le but de certains travaux de recherche est donc de minimiser les écarts, de trouver la solution approchée la plus approchée possible.
C'était le sujet de la thèse de Thomas : comment réduire ces saloperies d'erreurs quand on veut résoudre l'équation de Schrödinger pour des molécules complexes.
Faire confiance au hasard, c'est scientifique !
Pour cela, il a utilisé une méthode originale de calcul, appelée « Monte-Carlo » en l'honneur du casino de la ville du même nom. Elle repose en effet sur des calculs de probabilités, les mêmes que dans les jeux de hasard dont étaient friands les inventeurs de ladite méthode.
La Monte-Carlo est utilisée depuis longtemps dans les calculs économiques (fixation des prix) ou dans les télécoms (traitement du signal) et, depuis peu, en chimie. Avec son traditionnel lot d'ennuis.
Pour appliquer Monte-Carlo, vous devez étudier trois équations proches -dont l'équation de Schrödinger et sa version approchée- et les optimiser afin de les rendre rigoureusement égales. Superposables.
Mais vous savez dès le départ qu'elles ne pourront jamais être égales à zéro en même temps. Dans ces conditions, impossible de superposer, impossible d'optimiser à 100% l'équation approchée. Vous tapez autant de fois que vous voulez dans la balle de golf, elle frôlera le trou sans jamais tomber dedans.
Agaçant, non ? C'est pourquoi Thomas a essayé une nouvelle technique. Plutôt que d'optimiser son équation d'un bloc, il l'a découpée en morceaux pour s'attaquer à chacun séparément.
Il a aussi obligé son équation à obéir à des règles simples de physique sur le comportement des électrons. Ce qui lui a permis de superposer le plus parfaitement possible ses équations, à grands coups de maths qui m'ont fait, je l'avoue, un peu décrocher lors de son exposé oral : les variances, Jastrows, matrices hessiennes et opérateurs hamiltoniens m'ont laissé un peu froid.
Là n'est pas l'essentiel. Le côté le plus passionnant de ce travail reste son utilité future. La nouvelle technique d'optimisation est encore imparfaite, elle marche bien sur des petits atomes mais laisse des doutes quand il y a trop d'électrons. Avec encore du travail, ça ira mieux.
On trouvera des équations de Schrödinger approchées qui permettront de décrire les centaines d'électrons d'une molécule simple, et pourquoi pas d'une grosse.
A quoi servent les maths ?
L'idée, à long terme, est de pratiquer de la chimie sur ordinateur. De connaître si bien la structure d'une molécule, électron par électron, qu'on pourra prédire si et comment elle interagit avec une autre ; où on peut la casser en deux et lui recoller un autre morceau ; si elle peut changer de forme, etc. Tout ça à partir de calculs mathématiques.
On pourra, grâce à ces modèles informatiques, chercher des médicaments, décrypter certains mécanismes biologiques, trouver des procédés de synthèse chimique plus simples, étudier des molécules étranges (comme O4, qui se forme dans l'atmosphère) ou inventer de nouveaux écrans.
Les recherches sur ordinateur sont déjà légion dans ces domaines car elles permettent de belles économies de temps, d'argent, de consommation et de pollution.
Il reste encore des progrès à faire sur toute la chaîne, depuis les calculs au fond du labo jusqu'à l'application concrète.
Ces progrès viendront de l'association de plusieurs disciplines en chimie, biologie, mathématiques et informatique. Nouvel exemple, s'il en fallait, que la recherche scientifique n'avance que si chacun y met du sien. Sans compter la volonté politique, le contrôle citoyen et la diffusion médiatique comme celle que je viens d'essayer.
Voilà. Je vous laisse avec ça sur les bras, en espérant que c'est plus clair à la fin qu'au début, et que vous avez au moins compris le sous-titre de la thèse de Thomas…
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à mamane
De adrieng
Informaticien libre | 17H05 | 27/05/2009 |
mais les maths ce n'est pas du calcul numérique !
Mais alors que sont les math ?
Ensuite en quoi le calcul numérique n'est pas mathématiques ?
Commençons par définir les termes… c'est important les définitions en mathématiques n'est-ce pas ? ; -)
à adrieng
De mamane
Ingénieur | 17H49 | 27/05/2009 |
Vaste question que la votre !
Mais après c'est juste de la sensibilité personnelle. A mes yeux le calcule numérique est aux mathématiques ce que le dindonneau en barquette est à la gastronomie ; p.
Après chacun ses gouts.
à mamane
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 02H47 | 28/05/2009 |
Forcément, le calcul numérique ne donne que des résultats numériques. Ce ne sont donc pas des maths en tant que tel, mais ça n'empêche qu'ils sont basés sur des maths et que c'est très très utile. Les maths formels ne peuvent pas tout résoudre, c'est comme ça…
à mamane
De plesn
procrastinateur | 16H10 | 27/05/2009 |
Je ne peux que vous conseiller de lire « Les Métamorphose du Calcul » de Gilles Dowek, un ouvrage très abordable et une lecture passionante pouvant vous éclairer sur les rapports plus complexes entre raisonnement et calcul que vous ne semblez imaginer.
Vous semblez en effet porter des jugments émotionnels et confus sur plusieurs points :
- les mathématiques ne sont pas l'utilisation d'un compas et l'informatique n'est pas l'utilisation des ordinateurs.
- le fait que vous utilisiez 2+3=5 dans une preuve n'implique pas que vous soyez idiot. Les calculs sont des règles, et certains calculs sont longs, très longs (théorie de la complexité).
- il existe des théorèmes n'admettant pas de preuves courtes (découle du théorème de Church).
- les preuves par cas existent malheureusement.
- une démonstration n'est pas synonyme d'explication.
- le positivisme du dix-neuvième siècle où tout semblait simple et explicable n'est plus…
à plesn
De mamane
Ingénieur | 18H26 | 27/05/2009 |
- les preuves par cas existent malheureusement.
de là a testé je ne sais combien de milliers ou millions de cartes et dire que au bout de X jours de calcul « c'est vérifié »… ne rend effectivement pas plus intelligent.
- une démonstration n'est pas synonyme d'explication.
C'est quoi alors ?
- le positivisme du dix-neuvième siècle où tout semblait simple et explicable n'est plus…
Qui a dit que c'était simple ?
- les mathématiques ne sont pas l'utilisation d'un compas et l'informatique n'est pas l'utilisation des ordinateurs.
d'accord mais je vous avoue que je n'ai pas parlé d'informatique mais de calculateur.
- le fait que vous utilisiez 2+3=5 dans une preuve n'implique pas que vous soyez idiot. Les calculs sont des règles, et certains calculs sont longs, très longs (théorie de la complexité).
je dis simplement qu'une machine qui ne fait que cracher « oui » ou « non », ça vole pas haut. Le fait de confier des démonstration à une machine, qui est incapable de créer une nouvelle théorie puisque répondant à un code déterministe, rend les choses fade est sans saveurs.
à mamane
De plesn
procrastinateur | 20H05 | 27/05/2009 |
>> une démonstration n'est pas synonyme d'explication.
> C'est quoi alors ?
Effectivement je vois que c'est de là que viens votre méprise, tous les autres points en découlent. D'où le bouquin que je vous conseille vivement (ou aussi un livre plus spécifique sur Turing comme le suggère un autre commentaire).
Qu'une preuve ne satisfasse pas notre besoin d'explication ou notre intuition, c'est une chose, elle n'en est pas moins une preuve. Certaisn mathématiciens sont génés par les preuves par l'absurde, et refondent tout sur des preuves constructives. Très bien, c'est même intéressant. mais les démonstration par l'absurde n'en sont pas pour autant « fades », et les démonstrations du théorème des 4 couleurs non plus (les algorithmes et leurs preuves en sont l'essentiel, allez voir du côté de l'assitant de preuves Coq). Et, comme dit, même en supposant que vous soyez satisfait par l'ensemble {déductions+calculs} certains théorèmes n'ont *pas* de preuves courtes même dans ce cadre… enfait la plus part des théorèmes, même ! …
Et puis pour information, personne ne fait que « confier des démonstrations à une machine », tout comme vos élèves ne font pas que les applications numériques des problèmes que vous leur posez. Et puis le fait qu'il y'ai ces « machines » est bien la preuve que certains réfléchissent à leur fondements.
à mamane
De eXistenZ
Arracheur de dents | 20H03 | 27/05/2009 |
Votre mépris affiché des machines n'a d'égal que votre méconnaissance du rôle fondamental que joue le calcul dans la recherche mathématique et ceci avant même qu'un modèle physique de machine ait pu être conçu. Vous n'avez manifestement pas bien compris ce qu'est une preuve en mathématique et votre argumentaire sur la « longueur » des calculs est d'une naïveté confondante. A quel moment l'algorithme d'Euclide devient-il stupide ? Après 10 opérations, 100, 1000 ?
Je vous suggère la lecture de l'excellent livre « Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence » écrit par Andrew Hodges, mathématicien lui aussi.
à mamane
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H31 | 28/05/2009 |
N'importe quoi !
A votre avis, qui les ecrit les programmes qui font les calculs ?
Pendant que sa machine tourne, le scientifique a le temps de reflechir a la physique et aux equations qu'ils met dans son code. Il peut se concentrer sur leur sens, plutot que sur les valeurs. Et le reste du temps, il elabore son code.
Quand a la fin de la semaine il analyse ses resultas (en fait, l'analyse des resultats prend souvent beaucoup plus de temps que le calcul : dans mon cas 5ans de these et peut etre quelque semaines de calculs), ceux-ci peuvent orienter sa reflexion et l'aide a ameliorer son modele mental et sa theorie.
Par ailleurs, les codes de calculs reposent sur des maths tres complexes et leur developpement est alle de pair avec le progres des thoeries mathematiques : avez vous entendu parler de la theorie des ondelettes ? De la transformee de Fourier Rapide ?
Pour un amoureux des maths, je suis desole, mais vous n'avez vraiment pas l'air de savoir de quoi vous parlez.
à mamane
De albertbob
ingenieur | 12H44 | 28/05/2009 |
Je vous poserai seulement une question : est ce que vous avez un jour lu un ouvrage de statistiques, et si oui, l'avez-vous compris ?
Vous opposez les méthodes calculatoires, qui serait en quelque sorte de fausses mathématiques, impures, au reste, qui serait la vraie essence des mathématiques.
Vous dites que vous êtes ingénieur… Or votre propos est exactement l'opposé de la vision classique de l'ingénieur.
Le fait que vous ne voyiez pas le raisonnement et la réflexion derrière un algorithme ou une méthode numérique ne vous autorise pas à affirmer qu'il s'agisse de paresse de l'esprit.
Vous n'avez pas pris le temps de vérifier quoi que ce soit avant de dire les choses.
Les ordinateurs ne font rien de plus que ce qu'on leur dit de faire. Il y a donc un humain, et un raisonnement, derrière chacune de leurs actions. De plus, la preuve formelle, que vous placez sur un piédestal, est réalisable par ordinateur (Par exemple, la méthode B)
Bref, vous n'avez pas lu la preuve des quatre couleurs dont vous parlez, mais vous la jugez inacceptable. Magnifique comportement pour un scientifique, encore plus pour un enseignant et un ingénieur…
Les méthodes de monte-carlo ne sont pas juste une accumulation d'additions et de soustractions. Il s'agit de tirages aléatoires qui s'appuient sur des théories comme celle des grands nombres et qui permettent de vérifier des phénomènes. Il s'agit donc de vérifier si en tenant compte de certaines contraintes, nos hypothèses sont acceptables, et donc notre modèle peut être bon.
car là est tout la subtilité : on travaille sur des modèles, qu'on vérifie à partir d'expériences. Les simulations de monte-carlo permettent de guider les recherches, en donnant des indications sur les directions qui sont probablement les bonnes, et permettent de vérifier les modèles, en observant rapidement et dans un nombre de cas très diversifiés, si les hypothèses sont bonnes.
Opposer la preuve formelle et la preuve expérimentale est à mon avis une erreur.
Et on pourrait continuer pendant des heures sur la théorie mathématique qui sous-tend ce qu'on appelle les méthodes numériques, ou la résolution d'équations différentielles.
Enfin, dernier point qui m'intrigue, si vous êtes vraiment ingénieur : vous préférez donc ne pas avoir de solution théorique et bloquer pendant des années sans progresser, plutôt que d'avoir une preuve approchée, qui permettrait d'avancer, d'acquérir une meilleure compréhension du problème, puis de revenir sur les bases pour les prouver ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H26 | 27/05/2009 |
Si les opérateurs hamiltoniens vous laissent froid, ça veut sans doute dire que vous n'êtes pas vraiment convaincu par la logique du flou, professeur..
De bloozmarch
14H33 | 27/05/2009 |
Si ce genre de communications scientifiques, et l » article ci-dessus, pouvaient rappeler à la majorité d » entre nous qu'il n'y a pas de Vérités sur lesquelles nous pourrions construire un monde totalement contrôlable, mais des approximations, avec des marges d » erreur, supportables pour construire des structures viables, qui devraient rester présentes chez tout le monde, de façon à être capables de garder l » esprit vigilant et critique, et de faire plus confiance à la réalité qu'aux équations et aux théories de tout poil, politiques et économiques comprises.
De komakino
antimégalo | 14H35 | 27/05/2009 |
Article trés pédagogique. Merci.
P.S. Je suis prof de maths en collège ZEP et ai effectué mon mémoire professionnel lors de la formation IUFM sur le thème : « A quoi servent les maths ? “ …
à komakino
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 02H50 | 28/05/2009 |
Et vous en avez tiré quelles conclusions ?
De Malware
www.ripostelaique.com | 14H37 | 27/05/2009 |
Lien commercial *** :
http://mmath.maxicours.com/W/
Logiciels gratuits :
http://www.logitheque.com/logiciels/windows/education/maths_calculs/
De lapin
étudiant | 14H40 | 27/05/2009 |
Merci bien pour cet article. Je suis étudiant en maths et c'est bien délicat de répondre à la question qui tue (Mais à quoi servent les maths fondamentales ? ) aux non - scientifiques.
Votre exemple à partir d'un problème difficile n'est pas simple, mais accessible. Un bel essai de vulgarisation.
à lapin
De mamane
Ingénieur | 15H26 | 27/05/2009 |
Mais à quoi servent les maths fondamentales ?
à rien et c'est pour cela que c'est géniale !
à quoi sert la vie ? l'art ? l'amour ? l'amitier ? …
Les choses qui ne servent à rien sont les meilleurs choses qui sont.
à mamane
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 16H29 | 27/05/2009 |
Dire que les mathématiques fondamentales ne servent à rien, c'est un peu fort…
K.
à Korchkidu
De Matmat
19H34 | 27/05/2009 |
Et encore un peu de Bourbaki :
»« la mathématique apparait en somme comme un réservoir de formes abstraites -les structures mathématiques ; et il se trouve- sans que l'on sache très bien pourquoi- que certains aspects de la réalité expérimentale viennent se mouler en certaines de ces formes, comme par une sorte de préadaption »
Et c'est bien là, la magie des mathématiques (fondamentales ou pas), une théorie peut se révéler « utile » dans le champ de réel bien après sa conception.
Ex : spin, théorie des groupes, chaos, etc….
à Matmat
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 06H28 | 28/05/2009 |
Il y a aussi une grosse différence entre dire que ça n'a pas d'application pratique et dire que ça ne sert à rien. Un autre exemple de « choses » inventées pour la beauté du sport sont la quaternions il me semble. Maintenant, ils sont indispensables dans beaucoup de domaines.
K.
De vinz13
bisounours gauchiste | 14H40 | 27/05/2009 |
Excellent article !
Un modèle mathématique pour prévoir la réactivité des molécules. En voilà un domaine intéressant, qui démontre bien qu'une fois de plus la frontière entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée n'existe pas.
De Malware
www.ripostelaique.com | 14H51 | 27/05/2009 |
http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2009/02/04/la-teleportation-un…
http://www.techno-science.net/ ? onglet=news&news=3265
De A.V.
tamagotchi89 | 14H59 | 27/05/2009 |
« Ce qui lui a permis de superposer le plus parfaitement possible ses équations, à grands coups de maths qui m'ont fait, je l'avoue, un peu décrocher lors de son exposé oral : les variances, Jastrows, matrices hessiennes et opérateurs hamiltoniens m'ont laissé un peu froid. »
Mais qu'est-ce que c'est que ce travail de journaliste à moitié fait, Damien ? ! … Tu vas me faire le plaisir de retourner illico voir Thomas Bouabça pour couvrir Jastrows et les matrices hessiennes.
Par contre, bien vu le coup du thermostat.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H10 | 27/05/2009 |
Je sais bien à quoi servent les maths et surtout à qui ils servent, mais il n'empêche que j'ai jamais encore réussi à placer dans la conversation i²=-1 : D
Je crois que c'est les maths qui m'ont légèrement refroidi pour continuer des études en physique… enfin ça, et surtout le fait que l'informatique c'est plus facile et plus lucratif : D
Quoi que j'ai beau avoir fui les maths, je me retrouve aujourd'hui dans des tonnes de calculs statistiques…
En tout cas bravo pour l'article, j'ai tout compris à cette histoire de Monte-Carlo.
à Keldan
De vinz13
bisounours gauchiste | 15H49 | 27/05/2009 |
oah arrête. i²=-1, si ça c'est pas un bon point de départ pour une conversation philosopho-scientifique de haute tenue, alors je sais pas ce qu'il te faut. Le monde des nombres complexe est absolument fabuleux.
je trouve ça d'une beauté quasiment métaphysique. Sans rire. Ca m'as plus ému que le Procès verbal de Le Clézio…
Je pourrait parler des heures rien que des formules d'Euler. je t'assure mais moi
à vinz13
De mamane
Ingénieur | 16H01 | 27/05/2009 |
c'est la même mais avec :
exp(i*pi)=-1
c'est encore plus beau je trouve.
à mamane
De Yann Guégan
Rue89 | 21H45 | 28/05/2009 |
Ah, ça m'embête, si ça se trouve tous vos commentaires sont hors charte, et je ne peux pas le savoir vu que je ne les comprends pas
à vinz13
De nono le simplet
dilétante adèle | 16H37 | 27/05/2009 |
tiens Vintz est matheux , en fait ça ne me surprend pas , il est logique dans ses commentaires ( sauf pour l'OM -) …)
pour moi les intégrales c'est vieux , 1974, alors les intégrales triples … ( car, sauf mémoire déficiente,Schrodinger en est une, non ? )
à vinz13
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 03H04 | 28/05/2009 |
C'est vrai que c'est assez incroyable ce machin et dire que tout (dans beaucoup de domaines) part de là. Mais, je me demande un truc, si j'écris e^i*o et e^x, est-ce que l'on parle du même e=2,718 ?
Je ne crois pas… Du coup, c'est beaucoup moins sympa. Par contre, ce sont des e qui ont la même propriété : d(e^(k*i*o))/do = i*k * e^(i*o*k) et d(e^(k*x))/dx = k * e^(k*x)
Du coup, est-ce que l'exponentiel complexe a une valeur ? Je dirais que non, qu'il s'agit d'une sorte d'artifice, mais là, j'ai quelques doutes…
à siko
De sobriquet
Courageux anonyme | 13H40 | 28/05/2009 |
Si si, c'est bien le même e ! L'extension de la fonction exponentielle aux nombres complexes est assez intuitive, quand on passe par les développements limités, par exemple
à siko
De loufock
étudiant | 13H01 | 30/05/2009 |
Pour l'idée de la valeur de l'exponentionel complexe, c'est juste que elle est à valeur dans C et pas uniquement dans R.
(Elle est à valeur dans R pour des cas particuliers, tout ce qui annule le sin de la formule de moivre)