
Les nanotechnologies ont aussi leur côté obscur
Le hasard fait bien les choses ! J'ai assisté à une conférence, vendredi matin, dont le sujet donnera du grain à moudre aux riverains qui regrettaient l'absence de critique des nanotechnologies dans mon dernier article.
La conf » était donnée par Laury Gauthier, du laboratoire d'écologie fonctionnelle à la fac de sciences de Toulouse. Ce dernier est « écotoxicologue », c'est-à-dire qu'il étudie l'impact des produits chimiques sur la santé des écosystèmes. Parmi les produits étudiés par ce labo : les nanotubes de carbone (NTC).
On produit autour de 500 tonnes par an de nanotubes, qu'on retrouve notamment dans les vêtements et équipements sportifs (battes de baseball, cadres de vélo…), les pneus, les écrans d'ordinateur. Il paraît qu'on veut éviter les mêmes crises, les mêmes scandales du genre amiante, vache folle ou OGM.
Mais on voudrait se remettre exprès dans la mouise qu'on ne s'y prendrait pas autrement. C'est presque plus inquiétant avec les nanos : on sait déjà, au moment même où on les fabrique, qu'ils nous péteront au nez un jour ou l'autre !
Les nanotubes de carbone intoxiquent la grenouille xénope
C'est ce qu'indiquent les résultats obtenus au labo de Laury Gauthier. Chez le xénope, grenouille fétiche des chercheurs, c'est clair : les NTC sont toxiques à fortes concentrations, et des NTC modifiés chimiquement (comme cela pourrait leur arriver une fois rejetés dans la nature) le sont encore plus. Entre autres inconvénients, ils bousculent le développement des larves et ont tendance à s'agglomérer dans leur intestin.
Des essais menés sur des cellules humaines en culture suggèrent aussi un risque potentiel. Impossible bien entendu de faire des essais sur un humain entier, à moins que certains d'entre vous se portent volontaires. Ce que je déconseille vigoureusement.
Les risques liés aux nanos ne sont donc pas oubliés par les scientifiques. Le magazine Nanotoxicity ne publie même que des articles sur le sujet. Mais ce ne sont pas les mêmes qui inventent et qui utilisent, et les scientifiques, on l'a vu, sont régulièrement dépossédés de leurs travaux pour des utilisations catastrophiques.
Problème : tant qu'on n'a pas mis la main au feu, on ne sait pas si ça brûle. Alors que faire ? Entre principe de précaution et course à l'innovation, entre risque annoncé et espoir technologique, le débat est immense et ne se résoudra pas de sitôt.
D'ici là, les études restent indispensables, la réflexion aussi. Mais tout cela ne servira à rien, je suis sûr que vous en conviendrez, tant que l'homme verra dans le progrès technique un moyen de s'enrichir en jouant avec la vie de ses semblables.
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► Le site du laboratoire d'écologie fonctionnelle de la fac de sciences de Toulouse
► Le site du magazine Nanotoxicity
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De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H39 | 27/01/2009 |
Que faire ? Tout simplement tester !
On s'assure bien qu'un pont ne va pas s'écrouler avant de l'ouvrir à la circulation, qu'un programme ne va pas perdre ses milliards, qu'un engin électrique ne va pas frire ses utilisateurs ou qu'un médicament ne va pas empoisonner son patient.
Le but de le science est de découvrir et expliquer, pas de vendre, et on ne devrait jamais lui prendre ses jouets avant d'en comprendre les risques. C'est à ça que sont destinée les souris blanches.
En plus, si on laisse les cupides faire n'importe quoi, ça va recommencer comme pour Monsanto et ses OGM, et les ignares vont sortir les fourches dès qu'ils entendront les mots génétiques ou nanotechnologie, et on va passer à coté d'une des plus phénoménales avancées technologiques du moment.
à Keldan
De Moundy
13H42 | 28/01/2009 |
Si vous considérez les OGM comme une avancée phénoménale, je vous conseille de vous documenter un peu plus largement sur le sujet. Je crois que les OGM destinés à être cultivés en plein champ seront la pire invention de l'humanité, pire que la bombe atomique. Voyez déjà en Inde où la culture du coton BT est en place depuis 3 décennies, les ravages que cela cause.
à Moundy
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 14H45 | 28/01/2009 |
Il s'agit de Monsanto. Pas des OGM. Le problème se pose lorsqu'une entreprise commercialise un produit qui n'est pas sûr et dont il en prend le monopole. On pourrait aussi se demander si un OGM peut être commercialisé, certains scientifiques pro-OGM, déclarent que cela devrait être de l'ordre de la recherche fondamental et les découvertes liées, des connaissances à partager. Il ne faut pas du fait de notre mauvaise expérience condamner ce domaine à jamais.
à siko
De Moundy
15H36 | 28/01/2009 |
Je ne parlais pas des problèmes socio-économiques liés à Monsanto en Inde mais de la destruction irréversibles des sols, de la résistance de certains insectes qui demandent d'avantage de pulvérisation, de la fertilité du sol appauvri qui demande des quantités faramineuses d'engrais et autres amendements qui au final coutent plus chers. Le rendement des cultures OGM s'épuise en quelques années (conséquence du sol appauvri) et le bilan global pour tenir un rendement correct est désastreux après quelques années. Les sols improductifs sont pollués d'avantage pour terminer à l'abandon car plus rien ne peut pousser dessus.
à Moundy
De Tyrian
Informaticien | 16H50 | 28/01/2009 |
Le problème est encore une fois Monsanto. Une technologie en elle-même est neutre. De ces OGM, on peut faire des saloperies comme de l'humanitaire. Mais faire de l'humanitaire, ça ne rapporte rien. Faire les saloperies, ça rapporte, car ça inféode les clients. Et bien sûr, en bonne entreprise moderne, Monsanto n'a qu'une vue à court terme.
à Tyrian
De Shevek
petit jedi bondissant | 10H06 | 29/01/2009 |
Comment peut-on dire qu'une technologie est neutre ? Puisqu'elle est conçue par l'homme ; c'est absurde, même les plus durs des scientifiques savent que l'objectivité n'existe pas.
Par ailleurs, la dimension d'intrication entre le technologique et le biologique, que ce soit pour les OGM ou les NTC exclut toute idée de neutralité, l'impact est évident sur la nature, sans que nous en sachions déinitivement ni la nature ni l'étendue.
Qui a dit que le progrès technologique était le salut de l'humanité ? Pas moi en tout cas, qui dit que c'est bien pratique au quotidien, mais que pour le reste c'est un outil de domination économique ou politique/et ou mieux encore de meurtre de masse.
à siko
De pierrot123
21H46 | 28/01/2009 |
Mais c'est Monsanto qui a inventé et mis au point les OGM…
(Au départ,c'était juste pour créer des plants résistants au produit-phare de Monsanto, qui a fait leur fortune : le désherbant « Round-Up », pour vendre plus de ce désherbant …C'est seulement après qu'il ont vu que les OGM étaient un Jackpot…)
à pierrot123
De Illuminati
insurgé | 01H36 | 29/01/2009 |
Ne pas confondre « plante OGM » et OGM… OGM, ça veux dire plein de chose.
A DIFFUSER LARGEMENT !
http://video.google.fr/videoplay ? docid=-875413616197118497&ei=0PmASa6FLq…
De rino le chamo
15H47 | 27/01/2009 |
Salut,
article intéressant et préoccupant à la fois.
J'ai assisté à une conférence de J.M Hermann (chercheur à l » IRCE de Lyon) il y a quelques mois. Cela fait des années qu'il travaille sur les processus photocatalytiques ( basé sur l'activation du dioxyde de titane par la lumière U.V).
Pour améliorer l'efficacité de ce procédé l'idée est de réduire la taille des particules de TiO2, donc de faire des nanoparticules. Hermann nous a soutenus que si des nanoparticules sont libérées de leur substrat (et peuvent donc agir sur les écosystèmes). Ces particules s'agglomèrent alors, ce qui limite les risques de pénétrations dans les organismes…
A l'heure où l'on parle de pénétration directe dans le sang (nanoparticules de carbone via les alvéoles pulmonaires) je ne sais pas si cette vision du phénomène est toujours d'actualité.
Avez vous des infos sur les nanoparticules de TiO2 en particulier, mais également sur la manière dont sont réalisés les tests d'écotox ?
Merci
à rino le chamo
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 17H58 | 27/01/2009 |
Je n'ai pas acquis de compétences spécifiques, au cours de mes recherches, sur les particules d'oxyde de titane. Si ce n'est comme vous des infos sur leur toxicité potentielle, et le fait qu'on en retrouve dans la plupart des produits cosmétiques…
Pour les recherches en écotoxicologie, un des principes est de mettre en présence, à des concentrations croissantes, le produit que l'on veut tester et des êtres vivants sur lesquelles on effectue alors un suivi sanitaire. Cela donne une idée de la toxicité : plus les effets sur la santé arrivent à des concentrations faibles, plus c'est dangereux. On cherche aussi à savoir quel type de toxicité est mise en oeuvre, et notamment si des modification génétiques sont induites (risques de cancers et de transmissions plus fortes). Ces expériences sont en général réalisées en labo.
D'autres expériences sont réalisées à des échelles essayant de mimer un milieu naturel, et là on teste comment le produit réagit avec l'écosystème et l'environnement qu'on a reconstitués en partie. Enfin, l'écotoxicologue fait des études de terrain et va ramasser dans la nature des échantillons d'être vivants pour faire le point sur leur santé. Et j'en oublie peut-être…
à Damien Jayat
De Melinster
Pédant galvanisé | 21H45 | 27/01/2009 |
Très bonne explication.
Une seule chose que je rajouterai : La toxicologie n'est absolument pas quelque chose de linéaire. C'est très important, trop souvent mal compris, et parfois pas pris en compte par les modèles statistiques. Comme on dit, c'est la dose qui fait le poison, et il n'y a pas de proportionnalité.
à Melinster
De Moundy
13H50 | 28/01/2009 |
Ce n'est pas toujours la dose qui fait le poison. L'exposition à répétition ou la synergie entre différentes molécules forment aussi le poison.
à Damien Jayat
De rino le chamo
00H30 | 28/01/2009 |
Merci pour vos précisions sur l'élaboration et les protocoles des tests.
En appoint de mon baratin sur le dioxyde de titane…
le lien de la fédération française de photocatalyse :
http://www.efp-fep.com/
on a uniquement le point de vue pro-TiO2, mais ce sont toujours des sources d'infos intéressantes.
à Damien Jayat
De Entre_Deux-1-Continents
Franco-Québécois... et de + en + Qu... | 20H20 | 28/01/2009 |
C'est un double post et je m'en excuse, mais l'autre est au fond de la derniere page invisible.
Donc voici ce que j'ai déjà écris :
La nanotechnologie est également utilisé pour réduire la consommation des moteurs de voitures :
http://www.eefuel.fastforyou.ca/
Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, il existe d'autre marque proposant plus ou moins la même chose.
Que pensez-vous de cela ?
Quelle est l'impact sur l » environnement, l » homme et la voiture ?
Je n'ai trouvé que peu de critiques objectives sur ces produits.
Quelqu'un en a t il entendu parlé d'un point de vue scientifique, étude à l'appuie car on trouve surtout de la propagande marketing et peu d'étude sérieuse la-dessus.
Merci et au plaisir.
De ginkoland
Ginkologue | 17H41 | 27/01/2009 |
Et oui surtout qu'avec les nanothecnologies on nous ressert la meme soupe qu'avec les OGM : Mais mon bon monsieur, on va vous en faire des médicaments miracle, c'est fantastique ! Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides. Meme arnaque pour les nanothecnologies ! Qu'ils fassent ce qu'ils veulent dans les laboratoires tant que toutes ces saletées ne se retrouvent pas dans mon assiette ou dans l'air que je respire.
à ginkoland
De Hulk
Gros con de droite | 17H58 | 27/01/2009 |
Obscurantisme…
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
12H18 | 28/01/2009 |
Il s'appelle Hulk, il l'a cherché…
à Hulk
De ginkoland
Ginkologue | 19H18 | 27/01/2009 |
C'est celui qui dit qui y est !
à ginkoland
De Melinster
Pédant galvanisé | 21H48 | 27/01/2009 |
Je cite : « Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides »
Faux, faux et refaux ! Soyez-contre les OGM si c'est là votre conviction, mais essayez au moins de vous baser sur des choses vraies. C'est dingue quand même d'en arriver a raconter n'importe quoi …
à Melinster
De Moundy
13H54 | 28/01/2009 |
Pour les cultures commerciales en plein champ, c'est généralement des OGM BT ou Rundup ready. La masse cultivée de mais, coton ou soja doit confirmer la part des 98%. Je ne connais pas le chiffre exacte mais ça me parait plus que crédible.
à Moundy
De ginkoland
Ginkologue | 18H21 | 28/01/2009 |
Merci d'avoir rectifié, j'avais fait un racourci. C'est le bon chiffre.
à Moundy
De Melinster
Pédant galvanisé | 19H19 | 28/01/2009 |
Je maintien, et avec certitude puisque cela fait partit de mon métier, que ce n'est pas 98% des OGM qui produisent des pesticides ou sont résistant. Et vous venez de le prouver.
OGM= « Plante qu'on cultive pour manger » ? Non …
Revoyez vos termes, c'est à l'opposé de la réalité. Vous parlez en surface de champs, où est le reste ?
Pour reciter tout le message histoire de bien le lire dans son contexte :
« Et oui surtout qu'avec les nanothecnologies on nous ressert la meme soupe qu'avec les OGM : Mais mon bon monsieur, on va vous en faire des médicaments miracle, c'est fantastique ! Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides. Meme arnaque pour les nanothecnologies ! Qu'ils fassent ce qu'ils veulent dans les laboratoires tant que toutes ces saletées ne se retrouvent pas dans mon assiette ou dans l'air que je respire. »
Vous parlez donc d'OGM pour « les médicaments » et annoncez un chiffre imprécis « OGM végétaux de consommation cultivés plein champs ».
Quand bien même vous auriez voulu comparer les 2, comment vous y prendre pour comparer la production médicale de milliards de milliards de Bactéries en cuve avec la production végétale de consommation ? Au passage, la première application des OGM fut médicale (production d'insuline, l'insuline de porc se révélant allergène et difficile a produire en masse). Application commerciale médicale donc. C'était il y a 25ans, bien avant que l'on parle du Maïs BT. Depuis … ce sont toujours ces bactéries GM qui produisent l'insuline utilisée en médecine, et ce en quantités extrêmement importantes.
Donc dire « xx% des OGM sont … »
Et dire « xx% des OGM cultivés plein champs pour l'alimentation sont … »
C'est loin, très très loin d'être la même chose. Réflechissez-y.
Sinon, pour le Soja ou le coton, effectivement on ne doit pas être loin des 95-98% de plantes OGM cultivés résistantes.
Rien de personnel contre vous, mais les gens ayant tendance a croire tout ce qu'ils lisent … je ne pouvais pas vous laisser dire ça.
à Melinster
De Moundy
11H47 | 29/01/2009 |
Je suis 100% contre les OGM en culture mais je suis 100% en accord avec vous concernant la technologie des micro-organismes OGM. La différence est de taille. Les fermenteurs sont confinés et le risque de dissémination environnementale est quasi nulle. La problématique des végétaux est toute autre. Ce sont deux sujets totalement distincts. Dans le cas d'un fermenteur, vous faites l'extraction et la purification de la molécule que vous cherchez à produire. Le reste est éliminé.
Dans le cas d'un végétal, vous consommez l'entièreté de la plante. Si cette plante se met à fabriquer une molécule x, toxique mais inconnue vous l'absorberez avec. Cela est possible car lorsqu'un génome est interrompu pour y insérer un gène extérieur, on ne sait pas exactement comment vont se comporter les gènes adjacents. Quelle fonction acquièrent-ils ?
Et pour terminer, le génome d'un E.coli est vachement plus simple que celui d'une plante.
à ginkoland
De Tyrian
Informaticien | 08H16 | 28/01/2009 |
Je rejoins Hulk sur la qualité du commentaire. Ces technologies ne sont pas destinées à rester en laboratoire, ça serait idiot. Comme le décrit l'article, il faut tester, analyser, comprendre. Les OGM peuvent réellement apporter quelque chose. Le problème est la main mise de certaines entreprises dessus qui en font n'importe quoi, pas la technologie elle-même. Réagir violemment à cette technologie, en mettant toutes les applications dans le même sac, c'est effectivement de l'obscurantisme, le degré zéro de la réflexion, malgré pourtant des commentaires intéressant et très clairs juste au-dessus. Mais il devient de plus en plus à la mode de taper sur la science.
à Tyrian
De Moundy
13H57 | 28/01/2009 |
Pouvez-vous apporter un argument concret et irréfutable confirmant un progrès réel de la culture OGM. Attention, cet argument doit être vérifiable à long terme.
à Moundy
De Tyrian
Informaticien | 17H03 | 28/01/2009 |
La plupart de notre agriculture provient de croisements empiriques, que ce soit animale ou végétale. Les OGM permettent d'accélérer cette phase et bien plus. Des médicaments peuvent être produits par les OGM. Certaines variétées ont également été développées pour une plus grande résistance à la sécheresse. Le problème est encore une fois, qu'à l'heure actuelle ça ne rapporte rien. Ca n'intéresse donc pas l'entreprise qui en produit.
De plus, comme toutes recherches, on ne peut pas savoir tout ce qu'on pourrait en faire. C'est un vaste champ d'étude. Donc condamner tout un champ d'étude parce qu'une entreprise (à vocation non-humanitaire, et à l'éthique douteuse) ne produit qu'un moyen d'arnaquer ses clients sur du court terme, c'est réducteur et simpliste.
à Tyrian
De ginkoland
Ginkologue | 18H45 | 28/01/2009 |
Mais bien sur, vive la recherche sous toutes ces formes ! dire le contraire serait débile…..Pour le reste : « Certaines variétées ont également été développées pour une plus grande résistance à la sécheresse », depuis quand, hier ? , lesquelles ? . « Des médicaments peuvent être produits par les OGM », parfait mais ça ne justifie pas le reste ! Quel modèle d'agriculture veut on ? , c'est ça la question. Pour l'intant les OGM sont dévelorppés pour l'agro -industrie qui on le sait bien va resoudre la crise alimentaire ….. Le jour ou ce sera différent on en reparlera.
à ginkoland
De Tyrian
Informaticien | 18H57 | 28/01/2009 |
Je n'ai jamais dit que les capacités potentielles des OGM justifiaient les usages qu'en fait Monsanto. Contrairement à beaucoup ici, je fait le distinguo entre la branche générale d'une recherche et ses usages en pratiques. Chaque usage est différent. Certains seront positifs, d'autres négatifs. Un scalpel peut tuer, mais il sert bien souvent à sauver des vies. Alors oui, les variantes de Monsanto sont des immondes saloperies particulièrement dangereuses. Comme certaines nanotechnologie donneront probablement des résultats désastreux si utilisé de manière inconsciente… et ils seront. Mais ce n'est pas la technologie qui est en cause. Ce sont et se seront des hommes.
Pour les OGM au sujet de la sécheresse : http://www.inra.fr/genomique/communique10.html (un exemple).
Pour le modèle d'agriculture, ce n'est pas la question. La question est combien d'humains peuvent vivre confortablement sur notre planète pendant une très longue durée. La réponse est clairement : un nombre largement inférieur au nombre actuel.
à Tyrian
De ginkoland
Ginkologue | 19H16 | 28/01/2009 |
Pour les OGM au sujet de la sécheresse : j'ai raison y'en a pas encore. Pour le reste on est globalement du meme avis. Pour le modèle agricole je parle est celui de monsento et consort ……Pour le reste, vive la science ! ( je suis un grand fan)
à Tyrian
De Shevek
petit jedi bondissant | 10H25 | 29/01/2009 |
Je cite « Pour le modèle d'agriculture, ce n'est pas la question. La question est combien d'humains peuvent vivre confortablement sur notre planète pendant une très longue durée. La réponse est clairement : un nombre largement inférieur au nombre actuel. » Voila un commentaire bien dangereux, que proposez-vous, M Malthus ? Une suppression du surplus humain ? Le problème avec la posture de scientifique, c'est que dès qu'elle se mêle d'autre chose, ça fait tout de suite peur, par ailleurs, il y a dans cette assertion une imposture énorme : d'une part, le confort dont vous parlez, s'agit-il du vôtre, de celui d'un Etatsunien, de celui d'un éleveur Mongol ? S'il s'agit de celui d'un Mongol, on peut tous vivre confortablement. Second point, comme le niveau de « confort » détermine l'impact écologique, ceux dont le confort est le plus élevé sont bel et bien ceux qui constituent le danger pour notre espèce… soyez aussi exigeant pour tous vos raisonnements, ça évitera les bévues…