
De Nicolas le Turc à Coca : la véritable histoire du Père Noël

[De nos archives] Le Père Noël est américain. Enfin… presque. Sous sa forme moderne, Petit Papa Noël nous vient en effet d'outre-Atlantique. Mais au départ de l'action, les Etats-Unis n'étaient absolument pas concernés. D'ailleurs, ils n'existaient même pas.
Le 25 décembre, date officielle
Au commencement, il n'y avait rien. Puis, il y eut Jésus-Christ, apparu on ne sait quel jour car les Evangiles ne disent rien sur le sujet. Dans les premiers instants du christianisme, d'ailleurs, on fêtait la naissance du Christ selon le bon vouloir du Pape du moment, entre les premières dents du petit et les semailles des graines d'artichaut.
Mais au IVe siècle, il devint urgent de se mettre d'accord : dans l'Empire romain, le christianisme se trouvait en concurrence avec des centaines de religions, dont certaines très influentes. Parmi celles-ci figurait le mithriacisme, culte du dieu Mithra, venu de Perse plusieurs siècles avant J.-C. et dont la fête officielle était fixée au 25 décembre. En 274, l'empereur Aurélien s'était inspiré de Mithra pour inventer le culte de Sol Invictus (Soleil invaincu), dieu auquel il attribua ses victoires militaires en Orient, et dont il décida, lui aussi, que la célébration officielle tomberait le 25 décembre.
Afin d'assoir leur domination en Orient et pour clouer le bec à tous les petits cultes, le Pape Libère décréta finalement en 354 que la célébration de la naissance du Christ tomberait, elle aussi, le 25 décembre ! Depuis plus de 1600 ans, nous fêtons donc la naissance du petit Jésus à cette date jamais remise en cause. Et comme il s'agissait d'arroser la venue au monde de l'enfant de Dieu, la fête de Jésus est rapidement devenue la fête de tous les petits enfants, à qui on racontait des histoires merveilleuses au coin du feu. Le 25 décembre est ainsi devenu, au fil des siècles, une des fêtes religieuses les plus populaires et les plus gaies : la fête de la famille et des enfants.
Comment Saint-Nicolas devint Santa Claus
Toujours au IVe siècle, nous rejoignons maintenant la côte sud de la Turquie, dans l'ancienne ville de Myre. Là-bas, comme dans toutes les villes chrétiennes, un bon petit évêque faisait régner la paix perpétuelle de Dieu. Il se nommait Nicolas et il devint malgré lui un martyr, puis une légende, et finalement un Saint. L'évêque Nicolas est mort vers l'année 345, très certainement un 6 décembre et peut-être tué par les Romains. On le considéra donc comme un martyr, à qui on attribua des dizaines de légendes et de miracles, grâce auxquels l'Eglise le canonisa.
Le jour de sa mort devint l'occasion d'un véritable culte : le 6 décembre, on fête la Saint-Nicolas. Et comme par hasard, les principales légendes qui lui sont associées concernent des enfants, qu'il aurait sauvés de morts affreuses ou de prostitutions infâmantes. La Saint-Nicolas est donc une fête des enfants, à qui l'évêque rend visite dans la nuit du 6 décembre pour leur offrir des cadeaux. S'ils ont été sages.
Les reliques de Nicolas furent conservées à Myre pendant des siècles. Mais, vers 1087, une bande d'Italiens attirés par la légende n'hésitèrent pas à voler les restes de Saint-Nicolas pour les ramener chez eux, à Bari, sous prétexte que celui-ci y était passé au cours de sa vie. Puis, vers 1090, le lorrain Charles Aubert, chevalier de Varangéville, qui passait par Bari, récupère à son tour un morceau du Saint et le ramène chez lui : dans ce qui deviendra la basilique de Saint-Nicolas le Port, près de Nancy.
L'ancien évêque turc, après plus de 700 ans de voyages, atteint la Lorraine. De là, son culte se répand dans tout le Nord et l'Est de la France, puis dans les actuels Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Et voilà comment les Chrétiens du Nord de l'Europe ont appris à faire la fête, avec leurs enfants, le 6 décembre.
Tout se passe merveilleusement pour Nicolas jusqu'à la Réforme. Luther dont l'influence devint immense en Europe du Nord, trouvait en effet cette célébration par trop catholique. certains continuèrent malgré tout à la célébrer discrètement et, aux Pays-Bas, un groupe de supporters acharnés parvint à le maintenir quasi officiellement sous le nom de Sinter Klaas (traduction de Saint-Nicolas, en flamand dans le texte).
C'est un siècle plus tard que l'Histoire rejoint l'Amérique. Nous sommes alors en pleine période d'explorations du nouveau continent, sur lequel les Hollandais fondent, à partir de 1614, la colonie de la Nouvelle Amsterdam. Qui deviendra en 1667, après plusieurs années de guerres anglo-hollandaises… New York. Anglais et Hollandais entament alors une période de cohabitation durant laquelle des échanges en tous genres s'opèrent. Les Hollandais refilent notamment à leurs vainqueurs l'idée d'une bonne grosse fête le 6 décembre, en l'honneur de Sinter Klaas. Les Anglais, incapables de prononcer un nom pareil, le renomment à son tour pour lui donner une sonorité plus familière : Santa Claus.
Le gros bonhomme en rouge et blanc
L'histoire moderne du Père Noël peut commencer. Pendant longtemps, les Anglais continuent de fêter Santa Claus le 6 décembre, puis la naissance de Jésus le 25. Mais après tout, ce sont deux fêtes consacrées aux enfants à trois semaines d'intervalle. Autant n'en faire qu'une… Peu à peu, les Anglais transportent donc Santa Claus au 25 décembre et le laissent libre de venir offrir des cadeaux aux bambins. Ils conservent aussi la vieille tradition religieuse qui voit en Nicolas un ancien évêque des débuts de la chrétienté, vieux et famélique, transporté par une pauvre mule décharnée. Rien de très joyeux a priori.
Mais aux Etats-Unis d'Amérique, on comprend très vite que, pour plaire aux enfants, il faut les faire rêver. C'est pourquoi, ce 23 décembre 1823, le journal Sentinel de la ville de Troy (état de New York) publie un joli petit conte de Noël tout mignon, d'abord anonyme puis attribué à Clement Clarke Moore. Dans ce poème, intitulé « A visit from Saint Nicholas », Moore présente ledit Saint comme un bonhomme joufflu, l'air gentil et bien nourri, habillé en fourrure, portant barbe soyeuse et véhiculé par un traîneau tiré par huit rennes.
Une image un tout petit peu plus enthousiasmante que celle du pauvre vieux traîné par sa mule agonisante… D'ailleurs, le poème devient rapidement célèbre, se propage à travers les Etats-Unis puis, après traductions multiples, se disperse dans le monde entier. La légende internationale du Père Noël prend forme. Un des premiers pays touchés sera l'Angleterre, qui associera le Santa Claus américain à ses anciennes traditions pour créer un Father Christmas dès les années 1850.
L'apparence physique décrite par Moore est ensuite concrétisée par une série de dessins signés par Thomas Nast, caricaturiste pour le Harper's Illustrated Weekly de New York. Dès le premier dessin, réalisé le 3 janvier 1863, Santa Claus ressemble bien plus à un lutin qu'à un évêque. Au cours des quarante ans qui suivent, Nast produit des centaines de dessins similaires qui s'exportent à tour de crayon. L'image du bonhomme joufflu pénètre les esprits et, progressivement, on invente tous les détails de sa vie : dans un dessin de 1885, Nast décide que Santa Claus habite le Pôle Nord, et ainsi de suite.
Dans les années 1920, la société Coca-Cola se lance dans une campagne de pub afin d'encourager les consommateurs à se désaltérer en toute saison. Pour les arguments d'hiver, on choisit le personnage le plus représentatif de la saison : Santa Claus. A l'origine, il est représenté dans sa tenue traditionnelle de lutin, conforme aux dessins de Nast. Puis, à partir de 1931, la société fait appel à l'illustrateur Haddon Sundblom, à qui on demande de remodeler l'image du Santa Claus publicitaire. Et ce bon Haddon nous dessine un bonhomme gras et joufflu, rougeaud, barbu, sympathique et forcément assoiffé. Il est habillé de rouge et blanc, les couleurs… de Coca-Cola. Et voilà. Le Père Noël moderne est là. Officiel.
Brulé sur les grilles de la cathédrale de Dijon
En France, il faudra attendre la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour que les soldats américains introduisent, avec le chewing-gum, les histoires d'amour sur grand écran, le Coca et leur Père Noël. Qui mettra d'ailleurs du temps à s'installer : le 23 décembre 1951, un prêtre bourguignon un peu à cheval sur les principes brûla une effigie géante du Père Noël sur les grilles de la cathédrale de Dijon. Car l'église catholique continua de voir d'un mauvais œil ces représentations grossières d'un Saint très respectable.
Mais elle avait tort. Une tradition se doit d'évoluer sous peine de s'éteindre, surtout quand elle n'est pas très affriolante. S'il s'agissait de glorifier un vieux Turc mort depuis presque 1700 ans et même pas un 25 décembre, qui accepterait aujourd'hui de s'user les nerfs pendant des heures de courses effrénées pour les enfants ? Un vrai Père Noël, c'est quand même plus encourageant !
► Mise à jour : Il existait des Père Noël en rouge et blanc avant sa popularisation par Coca Cola. En 1875, Louis Prang éditait déjà des cartes postales
représentant un Père Noël en rouge et blanc.

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De riverain désinscrit
13H13 | 26/12/2007 |
Le Sol Invictus est Celte au moment du solstice d'hiver (20/22 décembre). Le soleil est au coeur de la nuit et renaît à cette période (la durée du jour augmente).
Comment l'église s'est-elle débrouillée avec le remplacement du calendrier Julien par le Grégorien qui n'a été que très lentement adopté à partir de octobre 1582 ?
Noel se fêtait-il à des dates variables selon les pays puisque le 25/12 des uns n'était pas celui des autres.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H38 | 26/12/2007 |
Oui , il y a deux avantages pour la religion Catholique ( et pour les precedentes religions ) a recuperer des dates et des lieux particuliers
1) ce sont des lieux ( Cathedrale de Chartes construite sur un ancien site druidique etc) et des dates ( Noel au solstice, Paques au printemps …) propice a la contemplation , a la grace etc
2) Ca permet de pas changer les habitudes des anciens croyants pour en faire des nouveaux.
Quand aux americains, ils ont fini par recuperer le Noel chretien pour un faire un temple de la consommation par l » intermediaire du Pere Noel, donc .
Et le pere Fouettard ?
De Damien Jayat (auteur)
Médiateur scientifique | 15H09 | 26/12/2007 |
Merci à tous pour vos commentaires et précisions, qui complètent ma petite histoire forcément non exhaustive par manque de place.
C'est vrai que Saint Nicolas était géographiquement turc (dans la terminologie moderne) mais politiquement byzantin.
Concernant le père fouettard, il semble qu'il ait été introduit dans la légende de Nicolas comme compensation aux cadeaux donnés aux enfants sages : pour leur mettre la pression, on leur a donné le Fouettard en pâture en cas de bêtise. Il est resté collé à la tradition pendant des siècles, et dans certaines familles on en parle encore. Dans les contes américains du 19ème, il a cependant disparu (Clarke n'en parle pas dans son conte fondateur de 1823). Certainement pour ne garder que l'aspect jovial de la chose…
à Damien Jayat
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
15H15 | 26/12/2007 |
Ce n'est pas que je veuille mettre les mouches par derrière, mais la Turquie n'existait pas dans ce temps-là, c'est le nom qui est faux. Il y avait plusieurs royaumes mais point de Turquie du tout.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De La prof
14H09 | 27/12/2007 |
Damien Jayat répond déjà à votre objection dans son courrier de 15h09…
à Damien Jayat
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 15H41 | 26/12/2007 |
Il semble que Nicolas de Myre ne fut pas un martyre. En effet, s'il combattit le paganisme (représenté dans sa ville par le temple de Diane) et l'arianisme (il fut d'ailleurs présent au premier concile de Nicée), il ne faut pas oublier que l'Empire Romain avait vu publié en 313 un édit de tolérance religieuse (appelé « édit de Milan ») par Constantin et Licinius, les deux co-empereurs. De fait, la religion chrétienne prend à cette époque de l'ampleur et ce sont les autres religions qui vont commencer à connaître des « martyrs » dans leurs rangs, la religion chrétienne ayant fait ce qu'il fallait pour s'assurer la domination de l'empire.
D'autre part, une autre justification pour le transport de ses reliques à Bari au XIe siècle serait leur protection face aux Musulmans.
Sinon, très bon article, très intéressant et très bien documenté !
Allez, j'ose : Damien Jayat, du lycée Berthelot à Châtellerault ? Si oui, on se connait, alors ! ^_^
à Xa_chan
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 17H36 | 26/12/2007 |
de berthelot, en effet. et toi ?
à Damien Jayat
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 18H22 | 26/12/2007 |
De même ! ^_^ Et tu te souviens sans doute d'une certaine prof de bio, qui se trouve être ma mère… Alors, sur la piste ? ^_^
à Damien Jayat
De saturnin nodboudain
agent de l'état privatisé | 22H46 | 26/12/2007 |
Est ce que ce monsieur hortefeux sait que St Nicolas est turc ?
A-t'il des papiers cadeaux en règle au moins ! ! ! ! !
à riverain désinscrit
De pablico
13H54 | 27/12/2007 |
hymne à la crédulité. Faire croire à un enfant ce genre d'histoire, c'est travailler en profondeur la crédulité qu'on a tous en nous.
Après quand le mal est fait, il n'y a plus qu'à ! !
On a des risques énormes à rester crédule tout le reste de notre vie, devant toutes les histoires merveilleuses, les bobards, les « mise 4 euros, tu en récolteras 8' ! ! sans parler de la pub (contes de noel) etc, enfin on fabrique des futurs gogo à tour de bras.
Je dis cela, car on m'a fait croire au père noël, mais mes copains juifs et musulmans n'avaient pas de cadeaux à noël, ils avaient les cadeaux de l'aïd ou de khaluka, et heureusement qu'ils m'ont vite affranchi.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
13H17 | 26/12/2007 |
Mais il n'était pas Turc, il était Byzantin ! ! Et même en fait, si ma mémoire est bonne, il est Russe, c'est du moins ce que mon père m'a appris. En tout cas, il était orthodoxe donc byzantin. Arrête, tu vas te brouiller avec du monde sur ce coup …
De plateforme_s
13H21 | 26/12/2007 |
Très intéressante chronologie d'un pauvre hère venu faire bronzette à Antalya, devenu après de multiples influences (celtes, scandinaves, hollandaises, anglo-américaines, …) notre bon gros Père Noël boosteur de chiffres d'affaires des grands magasins.
Lui manque plus que la paire de Ray-Ban, le jet prêté par un bon poto et la chanteuse au nom plein de voyelles pour encore mieux faire rêver les enfants… : )
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 13H30 | 26/12/2007 |
« Au commencement, il n'y avait rien. “ ? ? ? C'est faux. Au commencement il y a la fete de la lumiere, le solstice d'hiver, la date a partir de laquelle les jours sont plus long, la renaissance de la lumiere, fete ou l'on se faisait des cadeaux. L'église c'est contenté de mettre une fete religeuse sur une fete païenne.
à Gallifrey
De PCM
X | 14H22 | 26/12/2007 |
Exact. Rome connaissait les fêtes des Saturnales du 17 au 24 décembre : deux références trouvées sur la toile (http://www.nouvelleacropole.org/articles/article.asp ? id=242 et http://www.teteamodeler.com/culture/fetes/origine-date-noel.asp).
De Adicie
www.adicie.com | 00H41 | 27/12/2007 |
Exact, je confirme que les Saturnales était bien la fête païenne d'origine romaine que le Pape Jules 1er a incorporé à la tradition catholique en l'an 306.
D'ailleurs, il y a des éléments communs entre les Saturnales et la fête de Noël actuelle : le sapin décoré, le partage et le pardon, la célébration des enfants, etc.
Pour le reste, je suis totalement contre le Père Noël qui est un mensonge psychologiquement déroutant pour les enfants.
Mon billet qui dénonce les mensonges de Noël : http://www.adicie.com/archives/63
à Adicie
De marabbeh
09H27 | 27/12/2007 |
Les germains célébraient aussi la fête de la lumière à cette époque de l'année, indépendamment de la fête romaine. Et probablement la plupart des peuples de la région, pour célébrer le moment où les jours commencent à rallonger.
à Adicie
De keta
14H28 | 28/12/2007 |
Au fait je suis vraiment désolée que vous soyez contre le père noel et que vous pensiez que c'est « psychologiquement déroutant pour les enfants ». Mais permettez-moi de vous dire que ce sont ces histoires « psychologiquement déroutant pour les enfants » qui leur permettent de s'epanouir, de prendre goût à la vie, en gros de se retrouver et de tracer leur repere. Nous avons besoin de croire en quelque chose pour tenir debout. Que voulez vous ? leur devoiler la réalité dès leur plus jeune age, d'ailleurs quelle réalité ? le cime ? ! la violence ? ! la famine, les gens qui meurent de faim et de froid ? les bébés morts nés, les femmes qui perdrent leur vie en donnant une ? ! …..
avec tout le respect que je vous dois, j'aimerais bien moi aussi en ma personne d'adulte trouver quelque chose de merveilleux en laquelle je pourrais croire.
à Gallifrey
De Photine
12H51 | 27/12/2007 |
Si vous lisez l'article, vous verrez que c'est ce qu'écrit l'auteur (lui parle du culte de Mithra).
Il a existé beaucoup de cultes autour du 21 décembre, avec le « retour » du soleil et effectivement les Chrétiens ont récupéré ces fêtes.
cf. aussi la Sainte Lucie, date à laquelle le soleil se couche le plus tôt de l'année (Lucie = lumière)
à Photine
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H27 | 28/12/2007 |
Et « Lucifer », « celui qui porte/apporte la lumière » ?
http://nouvellesociete.org
PJCA
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 14H06 | 26/12/2007 |
C'est la saison des contes, des belles histoires au coin du feu. Et là nous sommes gâtés.
Merci Damien Jayat, merci Père-Noël-89 !
De skalpa
actif et militant ? | 14H06 | 26/12/2007 |
http://kprodukt.blogspot.com/2007/12/seins-nicolas.html
De lamichael
14H16 | 26/12/2007 |
et pendant ce temps la
des millions de parents « dit » responsable continus de punir leurs enfants a chaque petit mensonge…
il serait bien qu'un jour l'adulte soit punit a son tour pour avoir continué de propager cet énorme imposture.
à lamichael
De xfan
13H58 | 28/12/2007 |
il faudrait bien de temps en temps punir ces adultes qui empechent les enfants de rever
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 15H05 | 26/12/2007 |
La plus ancienne représentation du père noel serait celle-ci de 1848 :
http://de.wikipedia.org/wiki/Bild : Schwind_winter.jpg
Le culte de St. Nicolas n'est pas mort.
Déja en 1844 il avait cette apparence dans le Struwwelpeter :
http://de.wikipedia.org/wiki/Bild : H_Hoffmann_Struwwel_10.jpg
Dans le nord de l'Allemagne, autour de la ville de Brême, St.Nicolas est toujours à l'honneur. Le 5 au soir les enfants placent leurs chaussures devant la porte. La nuit St. Nicolas, qui s'appelle ici Sünnerklaas, vient apporter des cadeaux, qu'il laisse dans les chaussures des enfants qui ont été sage.
Le soir du 6 décembre les enfants se déguisent en Sünnerklas et vont de porte en porte, de magasin en magasin.
Après avoir présenté un poeme ou une chanson, ils recoivent des friandises.
Voila ce qu'on chante :
Sünnerklaas de grode man,
kloppt an alle dören an.
Lüttje kinner gifft he wat,
grode kinner steckt he in'n sack.
Halli, Halli, Hallo,
So geiht nah Bremen to.
Ce qui veut dire :
St. Nicolas le Grand
frappe à toutes les portes
il donne aux petits enfants
il met les grands dans son sac
Halli, halli, hallo
ainsi font ils à Brême.
Et encore :
Bin en lüttjen könik,
geeft mie nich to wenig,
Loat mie nich to lange staan,
denn ik mut noch wiedergaan.
Halli, Halli, Hallo,
So geiht nah Bremen to.
Je suis un petit roi
ne donnez pas trop peu
ne me laissez pas attendre
car je dois allez plus loin
Halli, halli, hallo
ainsi font ils à Brême.
puis :
Mien vadder is zigarrenmaker,
mien mudder kaut toback.
Un wenn ji dat nich glöben wüllt,
dann steck ik jo in'n sack.
Halli, halli, hallo, So geiht nah Bremen to.
Mon pere est fabricant de cigars
ma mere mache du tabac
et si vous ne me croyez pas
je vous mets dans mon sac
Halli, halli, hallo, ainsi font ils à Brême.
Les Néerlandais, en gens civilisé, ont poussé le perfectionisme rituel jusqu'à la la création d'une normalisation en toute forme :
http://nl.wikipedia.org/wiki/NEN_0512
http://nl.wikipedia.org/wiki/Afbeelding : NEN-0512-voorblad.jpg
De peredespeuples
15H07 | 26/12/2007 |
C'est le moment de ressortir du placard « le saint patron » de Jochen Gerner chez L'association, même si on est pas lorrain.
http://www.lorrainetv.net/artsetlettres/050207_gerner.htm
De coujou
16H02 | 26/12/2007 |
Pour varier les sources, je signale que Snopes à publié un article sur les liens entre le Père Noël et Coca
http://www.snopes.com/cokelore/santa.asp
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 17H12 | 26/12/2007 |
Depuis ma tendre jeunesse (années 60) et encore aujourd'hui, Saint-Nicolas et le père fouétard sont toujours bien vivants à Nancy.
Pauvre père fouétard, victime de la vengence des petits qui n'ont pas été sages, il est souvent leur cible favorite…
à manu2005
De vincentg1
Journaliste à Nancy | 19H42 | 27/12/2007 |
Je suis bien d'accord. Maintenant que l'on en sait plus sur le Père Noël (ou plutôt que l'on a confirmation qu'il s'agit au départ de Saint-Nicolas, jusqu'à ce que nos amis anglo-saxons le modifient à leur sauce avant de nous le renvoyer), et que la date du 25 décembre est finalement arbitraire, je propose que l'on généralise la date du 6 décembre pour offrir des cadeaux aux enfants et que l'on réhabilite ainsi le bon Saint-Nicolas sur l'ensemble du territoire français (il n'est fêté qu'en Alsace et en Lorraine)
Au besoin, écrivons à l'Elysée, pour une fois son locataire fera quelque chose d'utile
De Anarchosaurus
18H12 | 26/12/2007 |
Très bon article, effectivement. Bien que je ne sois guère attiré par l'abdomen des mouches : attention à certains anachronismes cependant. « Comptecourant » se trompe en parlant de l'évêque Nicolas comme d'un Byzantin. A sa mort, vers 345, l'Empire romain n'était pas encore divisé en 2 parties orientale et occidentale. Cette division intervient en 395, à la mort de l'empereur Théodose. Nicolas était donc un Romain d'Asie Mineure.
De plus, les habitants de l'Empire romain d'Orient ne se sont jamais qualifiés eux-mêmes de Byzantins. C'est un terme qui a été utilisé par les érudits occidentaux bien après la chute de Constantinople en 1453.
Entre 395 et 1453, ceux que nous appelons aujourd'hui Byzantins se sont toujours désignés eux-mêmes comme Romains, les Occidentaux les appelaient les Grecs et les musulmans parlaient de Roums (donc Romains).
à Anarchosaurus
De Damien Jayat
(auteur)
Médiateur scientifique | 18H29 | 26/12/2007 |
Je viens de relever un 2ème anachronisme de ce cher comptecourant : nicolas ne pouvait pas etre orthodoxe, car l'Eglise orthodoxe a vu le jour… en 1054. Et en effet l'empire byzantin n'existait pas encore en 345. Et ce même si l'empereur Constantin a fait déplacer son gouvernement de Rome à Constantinople vers 330 (si je ne m'abuse).
Je suggère donc qu'on conclue que Nicolas est né dans l'actuelle Turquie, qui était à l'époque une province de l'empire romain. La province s'appelait alors Lycie et était chrétienne (la religion sera officielle pour tout l'empire, si je ne m'abuse toujours pas, vers 390).